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Non, Bill.
C'est pas la fille qui fort le quai.
Allez, va te faire foutre.
Merde ! Le voilà qui revient.
Bon, regarde.
Je devrais pas parler comme ça, Bertha.
On te verra un passage, tu sais.
Va, atterris !
Il
n'est pas question que je remonte. Ça m'étonnerait. C'est bien ce qu'on va
voir. Mais c'est pas possible, monsieur.
Mon coucou est à bout de souffle. Oui, mais il n'y a qu'une moitié de chant de
fête et mes clients ne vont pas l'entendre de cette oreille. Von, t
'aurais pas quelque chose à boire, s'il te plaît ? Je n'ai pas envie de faire un
alaissage au paradis. Quand on commence quelque chose, on va jusqu'au bout, gros
malin.
Qu'est-ce qui se passe, papa ? Je vais vous dire, moi.
À votre place, j'essaierai de le fourguer à la casse. Avec le peu que
vous en tirerez, je pense que vous pourrez tenir encore quelques temps.
Allez, Von.
Va boire un peu ce qu'il a dans le ventre.
Pourquoi tu laisses pas tomber, papa ? On s'en fiche de son fric.
Je faudrais bien, mais j'ai pas les moyens.
Je sais.
Elle a pas tort, tout compte fait.
T'en fais pas, ma chérie.
Je t'en rapporterai une étoile.
Espèce de salaud, tu peux être fier de toi.
Je suis pour rien, il volait trop bas.
On la touche pas, hein !
Je rabâche les oreilles avec la crise, vous êtes au courant ? En tout cas, moi,
c'est un mot qu'ils ont trouvé qui me remplit pas l'estomac.
Je sais pas, je vois rien de bon dans tout ça, et ça changera pas.
Il a toujours fallu que je me remue le cul pour bosser. Une fois que j'ai le
boulot, je suis licencié.
Mais patron et moi, ça va pas, on fait pas mon ménage.
Bon, d'accord, ça me concerne pas, moi, Big Bill Shelley, mais ouvrez les yeux,
mon Dieu.
Il y a personne, là, maintenant, pour nous protéger.
Les chemins de fer nous ont privés de tous nos droits.
Il faut les récupérer, il faut s'organiser.
C'est syndiqué.
On va quand même pas se laisser emmerder par Macjoie et ses pourris de flics, non
? Écoutez, ils ont trop pressé le citron, les gars. Faut réagir.
Le temps est venu de riposter. Vous m'entendez ? Écoutez, les gars, on va
leur montrer qu'on n'est pas d'accord, qu'on en a marre et qu'on va être
traités comme des hommes. On existe d'autres conditions de travail.
Sinon, on va se faire un plaisir de tout leur démolir pour qu'ils sachent qu'on
plaisante pas.
Ok ? Qu'est-ce que vous attendez pour vous occuper de ce fumier de McIvers,
là, et de sa milice ? On va leur montrer de quel bois on se sauve ! Faites pas de
conneries !
Comment
t'es arrivée jusqu'ici ? Par le train.
Et on dirait que t'as faim. Tu veux pas manger un petit quelque chose ? Ah non
merci, j'ai déjà mangé. T'as pas envie d'un petit dessert ? Ah, heureusement
que tu m'as rencontré.
Ça fait plus de six mois qu'on mange des faillots.
Ah, il faut s'y faire.
On est traités comme des bêtes.
Moi j'ai envie d'autre chose.
Ah oui ? Tu crois que tu vas y arriver ? Il suffit de vouloir.
La chance.
Parlons-en.
Si tu t'appelles pas Carnegie ou Vanderbilt, aucune chance.
Dans ce cas, il faut prendre les choses comme elles viennent.
T'as raison.
Et où tu veux aller ? Oh, j'en sais rien.
Alors fais gaffe à pas te faire piquer.
Je vois vraiment pas ce qu'on risque.
Peut-être, mais faut pacifier.
Allez, viens.
Je vais te porter comme une jeune mariée. Mais c'est un peu haut.
Allez, merci.
Bill, je voudrais te remercier.
Parce que t'es un mec bien.
Écoute, chérie, faut pas t'y fier, je suis pas si bien que ça.
En fait, tu m'as jamais vu à l'œuvre.
Hein ? Tu sais que je ferais n'importe quoi pour toi.
Mais je sais pas si t'es d'accord.
Réponds.
Je sais pas.
Faut éviter de porter quelque chose de mouillé.
Je le ferai pas.
T'attraperas le groupe.
T'as déjà eu le croupe ? Oui, quand papa travaillait à Big Spring, Texas.
Hein ? Big Spring, Texas ? J'ai entendu parler de ce coin-là, tu sais, Bertha.
Il a eu beaucoup de chance de s'en tirer.
Tu le sais ? J'ai bourlingué partout.
T'as déjà été avec un homme ? Oui, avec plein d'hommes.
C'est pas possible.
Comme ça ?
Non, c'était pas comme ça.
Alors autant que je sois le premier, il va falloir t'y faire.
Tôt ou tard.
Merci.
Allez, à toi, disous.
Allez, j'essaie un peu plus.
Neuf encore.
C'est pas possible.
On doit relayer.
Allez, vas-y.
Dix. Perdu.
OK ? Pas de problème. Allez-y.
Je peux jouer ? Allez-y, je te l'ai dit.
C'est pas mal, c'est pas mal du tout.
Je recommence ? Oui, recommencez.
Ah,
cette fois-ci, vous avez gagné. J'ai gagné ? Vous avez gagné.
C'est facile ? C'est facile.
Attendez, pas tout de suite. Il veut miser contre vous.
Ça veut dire quoi ? Il faut que vous laissiez votre argent sur le tapis. Il
va surenchérir.
Surenchérir ?
Encore une fois.
Vous avez gagné. Vous prenez tout.
J'aime y arrêter.
Vous voulez pas essayer ? On récupérera jamais notre truc.
Merci.
Vaut mieux tenir que courir.
Vous n'êtes pas très causant pour un jour. Un seul mot.
Vous n'êtes pas content parce que j'ai gagné ?
Ma parole, vous êtes
malade ? Sourd, muet ? Alors, pourquoi vous répondez pas ?
Vous savez que vous avez l'air gaudi. Je remue la tête comme ça.
Comment ça s'appelle, ça ? Votre tenue, parce que c'est ridicule.
Qu'est-ce qu'elle a qu'elle est ridicule ? T'as entendu cet accent ? J'en étais
sûr, c'est un Yankee.
T'as rien à faire ici, fous le camp.
Vous pouvez être fiers de vous, je vous avais rien demandé.
Allez, retourne d'où tu viens.
Hé, les gars, le temps de la guerre civile est fini. Tout le monde a le
droit de vivre. À propos, qu'est-ce que vous avez contre les Juifs ? En tout
cas, t'es signé.
Fous-moi le camp.
Vous êtes contente ? Vous ne pouvez pas remonter vers le nord ? Vous croyez que
je m'oisirais ici ? Vous n'avez pas à vous plaindre, je veux plus rien que
vous.
Pourquoi vous ne faites pas un effort pour régler votre problème ? Je pourrais
vous aider.
Quel problème ? Répétez après moi.
Chéri. Quoi ? Chéri.
Je ne vois pas du tout où vous voulez en venir.
C'est pas la peine de comprendre, il suffit de répéter après moi.
Chérie.
C'est pas mal.
Encore une fois.
Chérie.
Sans rouler le R, vous voyez que vous faites des progrès.
Je suis sûre que vous allez très vite perdre votre accent.
Ma chérie, chérie.
Non.
Ma chérie.
Excellent. Ma chère, je vous trouve ravissante.
Merci, Rick.
Pourquoi tu joues ? Pour le fric, chérie.
Avec un petit commerçant et un avocat payé au chemin de fer.
Je crois qu'il y a pas mal de fric à se faire.
J'espère que tu auras de la chance.
Tu comptes pas t'en servir, quand même ? Pas du tout, pourquoi ? En tout cas,
elle prête pas n'importe où.
Qu'est-ce que tu veux dire ? Je disais ça comme ça.
Monsieur Mandaret, voici Reg Brown, la personne dont je vous ai parlé. De
Louisiana Brown.
Dans ce cas, on doit avoir des connaissances communes. Les cox de la
Nouvelle-Orléans.
En fait, je monte très peu là-haut. Je préfère bâton rouge, personnellement.
C'est toujours dans le sud, un tout petit peu au-dessous de Bâton Rouge.
Quand je dis là-haut, c'est parce que je vis dans le quartier nord de la ville.
Je vous présente une amie à moi, Bertha.
Enchantée.
Bertha ? Puis-je vous offrir un cigare ? Merci.
Ils sont tous en grève sur la côte d'Est et sur la côte Ouest. Qu'est-ce qui va
se passer si tout le monde se met en grève ? Les pompiers, la police ? Et
savez-vous ce que ça veut dire ? L'anarchie, le chaos.
Il faut tenir compte de la montée du socialisme. Les rouges arrivent. Il y a
des rouges partout. Ils descendent directement de Washington.
Et qu'est-ce qui va se passer ? Qui sont ces rouges ? Depuis tout à l'heure, vous
ne parlez plus que de ça.
Big Bill Shelley est un rouge.
Chitley, oui. C'est un bolchevik. Regarde, s'il vous plaît.
C'est pas Chitley.
Shelley.
Shelley.
Il va avoir son compte demain.
Parce que demain, on va le dérouiller. Et ça fera un rouge de moins.
Vous êtes belles.
Vous êtes très belles.
Vous êtes remarquablement faites.
Merci. À quelle couleur vous jouez ? J'aimerais bien que vous annonciez la
couleur.
Vous vous foutez de ma gueule ? Oui.
Afflige-moi la paix.
Je déteste les tricheurs et les rouges.
Mais quand le tricheur est un rouge, c'est pire que tout. Et lorsque par
-dessus le marché il me nargue et qu'il est fagoté comme toi, j'ai des envies de
meurtre. Arrête ! Je vous insupplie, arrêtez ! Pourquoi ? Parce qu'il est de
bonne famille.
Non mais tu rigoles, j'en ai vraiment rien à foutre.
Allez, écarte-toi.
Tu l'auras cherché.
Vite, il faut se tirer.
Allez !
Qu'est-ce qu'il se passe ? Rien de grave.
C'est juste pour les impressionner.
Il tire dans le tas.
Il doit sûrement être des grévistes.
Bertha, je m'appelle Rake. Tu es d'accord ? Il faut que je...
Tu es un espèce d'idiote ! Il ne tire pas avec des armes à blanc.
Tu vois ce que je veux dire ?
On va rester ici jusqu'à ce que ce soit fini.
Après, on essaiera de sauter dans un train, mais pour l'instant, il n'est pas
question de sortir.
Hé, doucement ! Attends-moi ! J'arrive pas à le suivre.
Merde !
Je suis là.
Ne t'en fais pas.
Qu'est-ce que ça veut dire ? Qu'est-ce que c'est que ça ? Ça, c'est Bill.
Lui et moi, on est sortis ensemble.
Toi et moi, on est sortis ensemble aussi.
C'est pas pareil.
Pas du tout.
Lui, c'est Rec.
Oui, je suis Rec.
Décidément, aujourd'hui...
On joue beaucoup de veine.
Qu'est-ce que vous diriez d'un petit tour, là ? Histoire de passer le temps.
On y va ?
Et comme je disais, c'est mon jour de peine.
On ne gagne pas tous les coups.
Alors, Big Bill ? Alors, Bertha.
Comment ça ralentit ? On va bientôt arriver dans une grande ville.
Ça doit être Memphis.
D'après moi, c'est pas Memphis.
Si on n'est pas Memphis, c'est Memphis, non ? Je suis sûr que c'est Chicago.
C'est Memphis, oui.
Lève-toi.
Le train va pas tarder à rentrer en gare. Il faut que tu prépares à sauter.
C'est pas la peine que tu te fasses coffrer.
Préparez-vous ! Il faut absolument
pas quitter la rue.
Alors tu vas finir.
On se retrouvera quand je sortirai de prison.
Elle avait la jupe remontée jusqu'au menton.
Je m'étais comme un fou, sa vieille chatte.
Je l'ai raccompagnée chez elle.
Et là, elle m'a dit, je vous jure que c'est vrai, elle a dit, chérie, je ne
sais vraiment pas comment vous remercier.
Je lui ai dit, mais il n'y a pas de quoi, ma chérie, c'est normal.
Alors, je me suis installé sur le siège de derrière, elle s'est allongée, elle a
écarté les jambes. On aurait dit qu'elle avait fait ça toute sa vie, la salope.
Si tu veux jouer, tu joues Dixie.
Sinon, tu la fermes.
Que les communistes et les nègres.
Je suis content de te voir.
Alors, ça boume ? Ça peut aller.
Ils t'ont fait des misères.
C'est un coup de fumier pour déroyer le nez.
Qui c'est, ce fils de pute ? Je vois pas duquel vous voulez parler.
C'est pas la peine de te faire un dessin, celui qui sert la main aux
nègres. Ça fait heureusement plaisir de te revoir, vieux.
C'est Big Bill Shelley, un bolchévique nocevoir.
On l'a coffré hier soir.
Je sais pas s'il est bolchevique, mais je suis sûr qu'il aime les nègres.
Arrête.
Empêche-le de fricoter avec ce nègre.
Qu'est-ce qui se passe ? Allez !
Ne faites pas les choses à moitié.
Nettoyez-moi tout ça.
Ne vous arrêtez pas, les gars.
Je peux vous aider, madame ? Vous tombez bien.
Je ne sais pas comment on fait pour réparer une roue.
Vous allez être tranquille.
Harvey va vous régler ça vite fait.
Je suis pas très douée pour la mécanique, vous savez.
Vous en faites pas pour ça, madame.
Tant mieux, parce que j'ai un train à prendre.
Et où allez-vous comme ça, petite madame ? En Afrique.
En Afrique ? Oui, je suis missionnaire.
Je consacre ma vie aux tribus primitives noires.
Vous n'avez pas peur que ces cannibales vous dévorent toutes plus un de ces
jours ? Amène-toi, chérie.
Approche.
Assieds-toi.
Ferme les yeux et ouvre la bouche.
Tu sais que tu m'énerves.
Bouge plus.
Qu'est-ce que t'as fait avec ce type ? Allez, amène-toi.
On y va.
J'ai pas du tout fait pour cette vie-là.
Fais pas le dégoûter. Tu préfères la cavale au bagne ? Prends-moi cette
couleur. Alors, dis pas qu'en plus vous voulez remplir.
Eh, tourne, prends le chemin en terre.
Bah, prends le chemin.
Dis donc, ton lait, il est tourné, Bertha.
C'est du lait caillé.
Écoute, chérie, tu devrais prendre la poche. Alors, mon chou, maintenant que t
'as libéré les ennemis publics numéro un, quel est le programme des
réjouissances ? J'espère qu'il est chouette. Si t'es pas content. Pourquoi
tu me laisses pas conduire ? Je crois quand même pas que j'allais te laisser
moisir en prison ad vitam aeternam. T'aurais pas un bout de pain.
En tout cas, moi, j'ai pas l'intention de me rendre au shérif.
Tu peux me croire, et je te garantis qu'il va avoir du fil à retordre.
T'en fais pas, il a eu la plus belle claque de toute sa carrière. Tout ce qu
'on peut dire, c'est qu'il l'a eu dans le dos.
Je tiens à vous signaler que tout ça, c'est en train de rouler sur une
nationale. Mais calme, mon pote.
Ça serait pas la matière du shérif ?
Quel putain de salopard !
Je ne sais pas si tu vois très bien d'où tu es. Tu devrais faire le tour, là.
Réponds-tu, Bertha.
Tu n'aurais pas pu acheter une voiture qui marche ? Acheter ? Je crois que ce n
'est pas la peine d'insister.
On passe dans la catégorie des voleurs de voitures ? Ce n'est pas le moment de
rêvasser. Il va falloir prendre une décision.
On est dans l'Arkansas.
Qu'est-ce que tu fais, Bertha ? Puisque je te dis que ça ne marche pas.
Il faut qu'on attrape le train de 5h10. Allez ! C'est loin ?
Au bas de la route.
Elle est folle.
Je ne suis absolument pas fait pour cette vie-là.
Tu parles d'un fils de pute. C'est moi que tu traînes comme ça.
Eh, vous ! Salut ! Qu'est-ce qu'il y a ? Vous avez l'intention de nous voler
? Pourquoi ? Vous avez quelque chose à voler ?
Alors, si on divise 12 000 par 4, ça fait 3.
Et puis... Et puis tu rajoutes 1000.
Ah oui, ça fait 3.
Bon, alors ça fait 3 quoi ? Eh bien, ça fait 3000 par personne.
Tu vas mettre les billets de 100 dans cette bille.
Les billets de 50, deux ce côté-là.
Ça, c'est un dollar.
Bon, alors, tu vas trier tous les billets de 20 dollars.
Pourquoi les 20 dollars ? Oui, mais pourquoi les 20 dollars ? Mais il faut
bien ranger les billets, remplir pour pouvoir les compter.
Écoute, tu fais comme tu veux, chérie. L'essentiel, c'est de pouvoir les trier.
Alors, tu mets les 50 ensemble et ainsi de suite. Et il ne faut pas les
mélanger. Surtout que... Ah non, c'est les 20, ça ! Hé ! On y va ! Tu t'y
connais, en locomotive ? Pas de problème.
T'es sûr que tu vas y arriver ? En voiture ! Et en avant le train !
Sacré nom de Dieu, est-ce que tu sais que c'est la première fois en 40 ans que
le train de 5h10 est à l'heure ? C'est parce qu'il a été conduit par un
syndicaliste. Vous avez amené la locomotive, d'accord, mais vous vous
sont passé les wagons.
Qu'est-ce que tu crois, mon brave ? C'est pour ça qu'on est à l'heure. Eh
oui ! Lâchez !
Le très célèbre syndicaliste, travailliste et espion bolchevique Big
Bill Shelley s'est échappé de l'exploitation pénitentiaire du camp de
Shelby accompagné d'un groupe de confédérés désespérés lundi matin.
Ils ont agressé un garde.
Il n'y a vraiment pas de quoi rire.
C'est le mot espion que je trouve drôle.
Tu n'apprends pas la gueule d'un espion.
En général, ils ont des lunettes.
Ils ont agressé un garde et volé une locomotive.
Voici le signalement des acolytes de Shelley.
Un certain... Ray Brown, un joueur de cartes professionnel de forte piètre
envergure, bien connu de la police et qui s'est distingué dans les cercles de
jeu de la région.
Brown n'est pas considéré comme très dangereux. Il a la réputation d'être
très lâche.
Ils se contentent de déguiner, mais ça va pas plus loin.
J'essaie de leur faire peur.
Oui, mais c'est de la frime.
Ça change rien aux problèmes.
La vie de recherche et la police ne se limitent pas à Brown et Ashley, mais
aussi à une femme, Bertha Tompkins. Thompson.
Thompson. Bertha Thompson.
Une femme qui s'adonne à la prostitution dans toutes les villes où elle passe.
Il semblerait qu'elle ait pris une part importante dans l'évasion des détenus.
La Thompson serait aussi impliquée dans la fusillade qui a eu lieu contre un
procureur général très en vue.
Nous signalons que tous les autres prisonniers en cavale ont réintégré le
pénitencier, à l'exception d'un nègre.
C'est sûrement toi, Von.
Je suis pas d'accord avec ce qu'ils disent.
Bertha, qu'est-ce que c'est que cette histoire de fusillade ? Bouf ! C'était
un joueur marron. La ferme ! Un accident.
Tout le reste est faux.
Pourquoi ? Alors on est des criminels.
C'est comme ça qu'ils nous voient. Il va bien falloir qu'on s'y fasse. On arrête
tout et on file en Californie.
Non, moi je ne suis pas un criminel.
Je suis un syndicaliste.
D'ailleurs, je vais porter mes 3000 dollars au syndicat.
Quoi ? Oui, oui.
Bill ! Tu m'abandonnes comme ça ? Je te prends pas en ville !
Tu ne vas pas leur filer ce fric. On a notre mot à dire.
Rien à foutre, c'est ma part. Ils vont nous passer.
Si tu crois qu'on va t'attendre, tu te mets le poids dans l'oeil.
Moi, je l'attendrai.
Mon Dieu, dis-moi que je rêve, Shelley.
On m'a dit que t'étais mort.
C'est l'adjoint-chérif, le grand... Faut jamais croire ce que disent ces gens-là.
Même si c'est vrai.
En fait, est-ce que par hasard, on t'aurait pas vu venir au siège ? Dieu
soit loué, non.
Excepté mon histoire personnelle. T'as pas entendu les sirènes ? Un petit
conseil, je vous prends plus malin avec moi. Tu sais que ta tête est mise à
prix, et aussi celle des voyous qui t'accompagnent. Des putes et des nègres.
Bon Dieu, c'est sûrement pas ça qui va rehausser l'image de Marc du Syndicat.
Tiens, prends ça.
Ça te fera peut-être changer d'avis.
A défaut de rehausser notre image de marque, ça va la redorer.
Ils sont numérotés. Tu vois bien qu'ils sont numérotés. Ils le font
systématiquement. De cette façon, ils peuvent identifier les billets de chaque
liasse. Joe, je t'en supplie, arrête de faire tes simagrippes avec moi.
C'est du fric et puis c'est tout.
La recherche, ça n'a pas d'odeur.
Oui, mais tu risques de nous causer de graves préjudices.
Alors, sois gentil, oublie-nous, tu veux ?
Le syndicat veut rester en dehors de tout ça.
Qu'est-ce que t'attends pour le bien ? Mais j'ai pas dit ça. Cet argent est le
bien venu.
Il tombe très bien.
Monter, briser un piquet de grève, c'est une chose, mais voler l'argent d'un
convoi postal, c'est quand même autre chose.
Ouais, c'est ça, t'as raison.
Après, tout, je m'en fous. Faisant ce que tu veux.
Tu veux que je te dise ? Vous êtes tous pourris, vous autres socialistes.
Allez tous vous faire foutre ailleurs !
Qu'est-ce que tu fais avec ce cabot ? Comme tu peux le constater, je lui donne
à manger.
J'avais un chien quand j'étais à New York.
Qu'est-ce qu'il est devenu ? Tu l'as perdu au poker ? Non, j'ai pas perdu au
poker. Désolé de te décevoir.
Il a fondé son propre syndicat.
Allez, va, tu fais pas de mourons.
Bien sûr.
Le syndicat veut plus de moi.
Les chemins de fer continuent à exploiter les gars.
Rien ne changera.
Et personne ne réagit.
C'est la merde.
Maintenant que ta tête est mise à prix, laisse tomber le syndicat.
J'ai raison, hein, Rec ? T'as pas besoin de faire partie d'un syndicat pour aider
tes frères travailleurs.
Ouais, c'est pas bête ce que tu dis là. Ça me donne une idée.
Qu'est-ce qu'on va faire ?
Mets
10 dollars de plus dans chaque enveloppe.
Fais pas le con, mais tout se passera bien.
À votre bon cœur, monsieur.
Allez, mettez-vous sur le plateau.
Oui, madame, allez-y. Dieu vous le rendra au centuple. Vous avez bien
quelque chose à me donner, monsieur ? Oh, c'est un gentil. Merci que vous
étiez heureux. Vous verrez, Dieu vous le rendra.
La charité pour un pauvre nègre, à votre bon cœur, madame. Vous savez... Oh, oui,
joliment. Oui, c'est ça. Oui, enlevez-la bien gentiment.
Vous voyez, ceci, c'est facile que ça. Allez, allez, allez. À votre bon cœur,
merci. Vous avez quelque chose pour moi ?
Oh, mon Dieu, vous êtes heureux. C'est mon vieux père qui va être content.
Merci. Allez-y, madame. Merci, c'est gentil. Allez-y. Faites comme chez vous.
Quoi ? Qu'est-ce que tu dis ? Je n'entends pas. Je nique. Je pense qu'on
a fait une connerie.
Moi,
je prends les lunettes.
C'est pas le moment de s'arrêter.
On va le faire pendant qu'il est chaud.
Occupe-toi des autres, Ray.
Va ici.
Attention.
Jette ton arme.
Avancez, avancez.
Posez-les par terre.
Désolé, les enfants, mais je les confisque.
Face contre terre et vite.
Vous avez entendu ce que je viens de dire ?
Asseyez-vous.
Levez-vous.
Debout.
Asseyez-vous.
Plus vite.
Debout.
Vite ! Vous êtes sourd ? C'est pas le moment, Bertha.
Allez, debout ! Asseyez-vous ! Asseyez-vous !
Asseyez-vous ! Asseyez-vous ! Asseyez-vous ! Asseyez-vous ! Asseyez
-vous !
Bonclair,
ils sont combien ?
Et d'après ce qu'on a pu voir, ils ont quatre leaders.
Mais ils ont des tas d'hommes de main.
Parle-moi plutôt de ce communiste de Chelly. Il a passé son temps à m
'empester la vie avec le greffe sauvage. Que devient-il ? Il reçoit ses ordres de
l'étranger. Ah, je m'en doutais.
Nous sommes en face d'un problème grave et qui va au-delà de la sécurité.
Si on l'attrape, il aura droit à un traitement exceptionnel.
Parce que notre seigneur a dit, je vomirai désormais celui qui fera preuve
de trop d'indulgence.
Oui.
Nous... nous allons faire le nécessaire.
Bien sûr.
Parlez-moi de l'autre, vous savez, Brown.
Je suis sûr qu'il vous abuserait.
Vous voulez plutôt dire qu'il essaierait.
Mes amis, l'heure est grave. À ce rythme-là, les chemins de fer vont faire
faillite. J'ai fait beaucoup d'investissements dans la société.
Tant que ce Bill Shelly sévira, je ne sais vraiment pas comment j'arriverai à
m'en sortir.
Il a d'autres personnes avec lui ?
Non, juste un aigre.
Parlez-moi d'elle.
Qu'est-ce qu'elle a bien pu faire pour les endominer tous, la Bertha ?
Qu'est-ce qui se passe ? Tu es fatigué ? Je ne vois pas pourquoi je serais
fatigué. Je n'ai pas travaillé un seul jour honnêtement depuis un mois.
Je ne suis pas d'accord avec toi.
C'était du travail, mais par-dessus le marché, j'estime que c'était très
honnête. Après tout, on les a été.
C'était on ne peut plus honnête. Oui, c'est ça que tu sais pertinemment
maintenant.
De toute façon, je n'arrive pas à me faire assez de vie là.
C'est tout.
Je ferai ce que tu voudras.
Si tu veux arrêter, on arrête.
Et on fiche le camp. Non, je vais jusqu'au bout.
Si tu veux t'en aller, t'es libre, personne ne te retient.
Parce que je t'aime.
Ça veut dire quoi ? Que je reste avec toi.
Tu vois quelque chose ? Non.
Oh, merde, c'est pas vrai.
C'est vrai, Craig Vaughan.
Merde ! Oh, merde !
Des ennuis ? Non, pas le moins du monde.
Qu'est-ce qui vous a pris de tirer ? Vous savez bien qu'on a le shérif aux
trousses ? Un monsieur est allé s'acheter une paire de chaussures, c'est
ça ? Qu'est-ce que ça peut te foutre ? J'ai le droit de dépenser mon fouic.
En ce qui m'arrive, en ce moment, je supporte plus rien.
Alors, qu'est-ce qui se passe ? Tout ça, c'est pas grave, puisqu'on a la fortune
à porter demain.
Voilà, Sartori s'organise une grande réception avec le gratin de Memphis.
Qu'est-ce que ça peut nous foutre ? Réfléchis deux secondes.
Toutes les huiles du chemin de fer vont être là.
Alors, qu'est-ce que t'en dis ? Ça se présente plutôt bien.
Moi, j'ai hâte de voir la gueule qu'ils vont faire quand on va leur piquer leur
flèque. Si vous voulez mon avis, c'est un piège.
Oui, un piège.
Écoute-moi, ça vaut le coup d'essayer.
De toute façon, on va pas en faire de casse. Alors, il va falloir mettre au
point quelque chose.
Je suis pas un criminel, Reg.
Ce qui veut dire que le criminel, c'est moi, c'est ça ? En règle, t'es pénible,
tu prends tout mal.
Ce que je veux dire, c'est que si on veut frapper Sartoris, il faut cogner
fort, sinon c'est lui qui nous aura au bout du compte.
Hein ? J'ai l'impression que vous vous attaquez à un gros morceau.
Je pense pas que vous aurez le dernier mot. J'ai jamais pensé que ce serait
facile.
Tu m'as déjà entendu le dire ? Toi, t'as raison.
C'est pour ça que je veux que tu restes ici, alors on ira sans toi.
Non, mais tu m'as regardé ?
Il faut bien que je descende. Non, moi la première, les femmes d'abord.
D'accord, alors qu'est-ce que t'attends ? Dépêche-toi de descendre, Bertha ! T
'énerve pas, bonne.
Est-ce que ça va ? Tu es parfaite. Par contre, je viens de voir un type en cul
-de-pie, là.
Et je suis en smoking, j'aurais dû acheter une cul-de-pie.
Qu'est-ce que tu peux être bête. Je vois vraiment pas ce qu'il y a de bête là
-dedans. Je vais être le seul à porter un smoking.
Je vais avoir la main con. Mais non.
Vos invitations, s'il vous plaît.
Je crois que... C'est vous qui les avez prises, Bertha ? Je vous dis que je ne
les ai pas.
Je crois bien que je les ai oubliées sur mon bureau. Henri, je suis sûre que vous
les avez. Je vous assure, madame, que vous ne m'avez rien remis.
Ça y est. Je crois que le problème est réglé. Voilà nos trois invitations.
Mais qu'est-ce que c'est que ça ? Regardez bien.
Oui, ça va, ça va.
Amène-toi, Bertha.
Donne-moi ton flingue.
T'avises pas de faire le con.
La société de chemin de fer rideur a pu surmonter de nombreuses épreuves, telles
que les guerres, les grèves et l'indignité. Elle se voit dans l
'obligation d'affronter les groupuscules de communistes et de putains.
Pardonnez-moi, madame, sans oublier les nègres.
Ceci étant dit, j'ai pris les dispositions qui s'imposaient et mes
agents sont... Ficelés dehors et dans la cuisine.
Alors mettez-vous contre le mur, madame.
J'espère que j'ai pas trop serré.
Eh, ça ne brille pas trop.
Ah, eh bien c'est parfait.
Les amis, puis-je avoir votre attention, s'il vous plaît ? Les amis ? La
dame a quelque chose à dire.
Vas-y, je t'en prie. Merci.
Oui, je voudrais vous dire que c'est un hold-up. On veut votre fric et vos
bijoux. Si vous vous mettez bien gentiment contre le mur, Bill, Rick et
Von n'auront pas à tuer. Allez, allez, mettez-vous contre le mur, c'est bien.
Allez !
Hé, vous !
Vous prenez entre vos mains ce qu'on appelle un crachoir.
Dieu a dit, n'accumule pas les biens terrestres... Que les voleurs pourraient
enlever. Vous avez une façon particulière d'interpréter la Bible.
Qu'est-ce que vous voulez dire ? Vous avez omis un passage.
Je vais vous le réciter en entier. Dieu a dit, n'accumule pas les biens
terrestres... que les mythes et la rouille risquent d'entamer et que les
voleurs te prendront un jour.
Au contraire, sois en quête des valeurs spirituelles. Voilà ma Bible, à moi.
Ah, c'est très joli, ma chérie.
J'arrive pas à la faire tenir.
Tiens, Von.
J'arrive.
Votre bon cœur ! Posez-les dans la coupelle.
Allez ! Pas
mon
diadème.
Il n'a vraiment rien de spécial.
J'en ai des plus beaux à la maison.
Ne perds pas de temps, Bertha.
Mon cher Dieu !
Vous êtes vil, chéri.
Disons que j'avais une sorte de respect pour vous.
J'ai toujours cru que vous étiez un bolchevik illuminé.
Et je constate que vous n'êtes ni plus ni moins qu'un vulgaire escroc.
Vous ne comprenez rien.
Tenez, reprenez votre montre. Je n'ai jamais eu l'intention d'abeler. Je vais
tout juste démolir votre chemin de fer.
Allez, on se tire.
Pas un geste.
Restez où vous êtes.
Vous entendez ? Pas un geste.
Je fais un rapport à Washington.
On va bien voir ce que le FBI va penser de tout ça.
Merci beaucoup.
En tout cas, j'espère que John Edgar va agir au plus vite.
Sinon, je vais être obligé de faire appel aux fédérés.
Oui, monsieur.
Je les entrerai, bien entendu.
Salut. Espèce de fils de pute, tu vas bien gentiment nous suivre. On va vous
prendre en otage et vos amis devront verser une rançon.
T'as entendu ? Qu'est-ce que tu dis de ça ?
Pas grand-chose.
Pose ton flingue, Billy. Ne m'oblige pas à te tuer.
On pourrait porter un toast à l'occasion. Qu'en pensez-vous ?
Laissez-moi l'aider à mourir. Ne bouge pas, Shelley.
Laissez-moi y aller.
Sauve-toi, Bertha ! Elle ne va pas filer comme ça.
Toi, tu restes avec Chédin.
Salope ! Je t'en fais pas !
Alors, c'est dimanche, ma jolie ? Oui, mais pas pour moi.
Ah, c'était histoire de poser.
Alors, ma fille, on rêvasse ? Non, pas du tout.
Circulez, sinon je vous embarque.
Je vois pas pourquoi, j'ai rien fait.
Un petit conseil, ferme ta grande gueule.
Pourquoi tu fermes pas ta grande gueule ? C'est pas une façon de parler à un
maton.
Ça te fait mal quand tu ris.
Tu vas t'en sortir, j'en suis sûr.
Peut-être.
Pas de problème.
Je voudrais que tu fasses quelque chose pour moi.
Si jamais tu retrouvais Bertha, dis-lui que je ne la
reverrai certainement jamais.
Je suis un homme fini.
N'oublie surtout pas de lui dire que je l'aime.
Elle sait bien que tu l'aimes, Bill.
Tu n'auras pas besoin de te chercher une femme quand tu sortiras. Elle viendra
tout de suite, si elle est dans le coin.
Ma fille, vous avez un endroit où loger ? Non, madame, j'ai rien.
Je suis pas d'ici.
Écoutez, vous allez venir avec moi. J'ai un endroit pour vous, vous pourrez vous
reposer, faire un peu de toilette.
Dis-moi, il va faire son cercle longtemps ? Un peu de silence,
mesdemoiselles, et regardez-moi.
Je suis le seul capable de vous montrer ça.
Mais qu'est-ce que vous en dites ? Pas la peine de te faire un dessin, t'as
compris ? Quand le vieux sera plein, il va... C'est dégoûtant.
Regardez, les filles.
Ne vous en faites pas cette tête-là.
Le verre n'a jamais tué personne.
À votre place, j'arrêterai. Il va vous arriver quelque chose, à vous.
Non, pas à moi.
Maintenant, je vais vous montrer le reste.
Madame Mellert, regardez-le, voilà qui recommence.
Madame Mellert.
Madame Mellert.
Excusez-moi. C'est pas grave, entrez.
Non, je passerai tout à l'heure.
Qu'est-ce que... Oh, j'ai pas fait attention, je me suis trompée de porte.
Vos parents sont en vie ? Vous êtes flic ? Non.
Non, comme Mme Mailer vous l'a expliqué en bas, je suis anthropologue.
Vos parents sont-ils toujours en vie ? Vous êtes sûre que vous êtes pas de la
police ? Absolument. Vous mentiriez pas ? Non.
Bon, revenons à vos parents.
Non.
Bon.
Passons à autre chose. Est-ce que vous êtes tombée amoureuse ? Bien sûr.
Actuellement, je suis amoureuse.
Est-ce qu'il s'agit d'un jeune homme de la région ? Non.
Ah, je vois.
Quand vous étiez enfant, vous alliez à l'église ? Non.
Et vous ?
Oui, j'y allais.
Ça ne m'étonne pas.
Merci.
Votre mère se prostituait-elle ? Non.
Et la vôtre ? Non.
Non.
Quelles sont les zones de votre corps qui vous procurent un maximum d
'excitation, de stimulation ? Les zones érogènes ? Partout pareil.
Attendez. C'est 2 dollars si vous voulez me tripoter.
Eh bien... C'est 10 dollars pour cet endroit-là.
Puisque vous le prenez sur ce ton... D'accord.
Tu ferais mieux de poser ton crayon.
Excuse-moi.
Si je te donne 15 dollars, est-ce que je peux rester ? Je n'ai pas envie de
dormir seul ce soir. Si tu veux.
A bientôt ma jolie.
On ferait bien de se dépêcher.
Si on n'avait pas réagi, on n'aurait jamais eu de jour de repos. Elle nous
ferait bien toutes crever si elle pouvait.
Oh Tilly, regarde la poupée. Papa m'en avait offert une comme ça.
Elle a perdu sa tête. Je parie que c'était à cause d'un homme.
Berthard !
Je suis content de te voir.
Où étais-tu ? Comment va Bill ? Je t'en prie, dis-moi.
Au dernier Noël, il n'allait pas fort.
Il s'est échappé de la prison il y a un mois.
Tu en as entendu parler ? Non.
Non ? Non, j'étais pas au courant.
J'ai pas lu un journal depuis des mois.
Assieds-toi.
Allez, viens.
Oh, mon Dieu.
Je suis tellement content de te voir. Je me demandais ce que tu étais devenu.
Tu veux vraiment savoir ce que je faisais pendant que vous étiez en prison
? Je veux pas te savoir.
J'aurais pas dû te demander.
Il faudra que Bill le sache.
Tu fais ce que tu peux pour vivre, on n'a pas le droit de juger.
J'ai envie de le voir, tu m'emmènes ? C'est pas dur.
Tu as vu les rails de Chemin de Fer ? Oui, je les ai vus.
Si t'es prête, on peut y aller tout de suite.
En voiture, ma jolie !
Je vais à trouver cette petite maison.
Au fond de la cour.
Et par les temps qui courent, il dort mal.
Alors je préférerais qu'on y aille doucement. Pas la peine de lui faire
peur.
Bill ? Hey, Bill ? Il y a quelqu'un
? Qui est là ?
Qu'est-ce que vous voulez ? Qui est là ? C
'est moi, Bill.
et du charme.
Alors maintenant, tu n'as plus besoin de te battre ? Non, pas du tout.
Je lutterai jusqu'à la mort.
Tu as tout le temps, mon amour.
Personne n'échappe à la mort.
Ni au jugement dernier.
Tu as tout le temps, mon amour.
Quand je pense à tout le mal qui t'en fait.
Viens, partons d'ici.
Je veux m'occuper de toi.
et de ce qu'on va faire de lui.
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