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I made it to the city lights before they took over my life And that's the only
one we got They wanna make you believe Something
tells me everybody hates me What you gotta do to be
right When you know, when you know, when you know
Notre rendez-vous est là.
Très bien.
J'aimerais juste qu'on se parle avant.
S'il vous plaît.
Poudre de ténébrion meunier.
22%. Des gâteaux au verre de farine.
Ça se mange, oui. Mais ça se vend ? Ça commence.
Savez-vous combien de viande de bœuf on peut produire avec 10 kilos de végétaux
? 1 kilo.
Avec la même quantité, on récolte 9 kilos d'insectes. Nos enfants n'auront
pas le choix.
Bouffons des verres avant qu'ils ne nous bouffent.
Un peu comme une vengeance par anticipation.
Pas idiot.
Revenons-en à votre problème.
Pourquoi voudrait-on saboter vos recherches ? Tout le monde ne partage
pas mon enthousiasme pour ce projet au sein de l'entreprise. Le sabotage est un
délit. Vous pouvez porter plainte directement. Pourquoi faire appel à nous
? Ça m'ennuierait de porter plainte sans preuve. Il s'agit tout de même de ma
famille. Tous vos collègues sont de votre famille.
Non mais ça c'est très connu. On est vraiment bien trahis que par ses
proches. Sinon ça perd de son charme.
Il reste toujours l'hypothèse de l'incendie accidentel.
C'est ce qu'a conclu l'expert des assurances, mais c'est impossible.
Je vérifie toutes les installations chaque soir, et là, comme par hasard,
juste avant le conseil. Quel conseil ? Le prochain conseil d'administration.
Nous devons accepter ou pas l'offre de rachat de Global Food, et les avis sont
partagés. Vous imaginez toutes ces années de recherche ? Et pourquoi ? Pour
faire la fortune d'un géant industriel ? Qu'en veut Canot Brevet, en plus ? Moi,
je m'abattrai jusqu'au bout.
En quoi un sabotage favoriserait l'offre de rachat par Global Food ? Deux années
de recherche parties en fumée.
Une offre qui tombe à pic.
Si je suis actionnaire, je liquide mes parts et j'encaisse la monnaie. C'est
quand même l'entreprise familiale.
Oui, il faut savoir reconnaître quand on s'est trompé et que ça ne marche plus.
Adeline Emens, 62 ans, PDG de la société depuis la mort de son mari Louis il y a
5 ans.
Absente le soir du sabotage.
Bérangé. 33 ans, directeur des recherches. A la fin de ses études
scientifiques aux Etats-Unis, il a été directement embauché dans un grand
laboratoire californien. Mais enfin, ces larves, elles ont pu être victimes de l
'accident, non ? C'est ce que pensent la famille et les assurances. Un mauvais
réglage de la couveuse, à vérifier.
Le premier à être arrivé sur les lieux était son frère, Nils.
32 ans, directeur financier et administratif. Il intègre Émence Bio en
sortant d'HEC.
Solange Destivelle, la sœur d'Adeline, 60 ans.
Elle supervise la gestion commerciale.
Pardon, excusez-moi.
Trois heures par nuit, je ne veux pas tenir.
Tous seront présents au grand week-end familial comme chaque année avant le
conseil d'administration. Ça doit être trop chelou de faire un sublénage à
famille. Pas du tout chelou. Moi j'ai mis une caméra dans ta chambre, c'est
hyper pratique, je vois tout ce que tu fais. N'importe quoi.
Et bien évidemment, Béranger n'a averti personne de notre enquête. Ça sent bon l
'infiltration, qui s'y colle ?
Bah en tout cas pas toi, parce qu'à part une infiltration chez les zombies...
Non, Béranger est célibataire, donc je pense que ce week-end est l'occasion
rêvée pour présenter sa nouvelle moitié à sa famille, non ? Non, je crois pas
que ce soit une très bonne idée. C'est une excellente idée.
C'est vous qui voyez.
Juste un petit détail pour qu'on soit raccord. Comment il faut que je vous
appelle ? Béranger, c'est mon nom chez Frégo. Vous avez pas un petit surnom, un
truc tendre, genre mon chéri, mon doudou ? Mais laissez parler votre cœur comme
avec les femmes.
Non, ça répond mieux pas.
Bon, je commence par vous montrer le laboratoire.
D'accord.
Béranger !
Béranger, avant d'entraîner notre hôte dans ton antre, tu pourrais au moins
venir nous le présenter.
Allons-y.
Bébé, c'est pas mal, comme Béranger.
Ça, on verra.
Adeline, la maman.
Philippe, le Philippe, quoi. Le seul. L'unique.
Le vrai.
Nous sommes ravis de vous avoir pour le week-end.
C'est une très jolie maison.
Elle date de quand ? Oh, de 1875, je crois.
Elle a été refaite il y a 30 ans, il y a eu un début d'incendie, alors quitte à
faire des travaux.
Venez, je vais vous montrer votre chambre. Tu veux dire ma chambre ? Bien
sûr.
Il est
sage. Oui, quand il dort.
Ça va Isa ? Crevé, elle se repose.
J'ai dormi quatre heures consécutives cette nuit. Ce qui fait de moi un sale
égoïste qui refuse d'assumer sa paternité.
Merci, merci.
Quand Agnès m'a parlé de son problème, j'ai tout de suite pensé à toi.
Je vous écoute.
Je suis en dernière année de socio à la Sorbonne.
Et Paris, côté études, c'est hyper bien. Mais pour se loger... Du coup, j'ai pris
une chambre chez l'habitant. Une coloc intergénérationnelle. Ils ont parlé dans
le journal.
Voilà, c'est ça.
Et mon coloc à moi, c'était un petit jeune de 85 ans.
Au début, ça devait être que pour quelques semaines et finalement, c'est
hyper bien entendu.
J'ai jamais connu mon grand-père, alors... Et il a disparu ? Il est mort.
Je suis partie tout l'hiver en stage au Canada et quand je suis rentrée, je l'ai
retrouvé dans le salon.
Il était mort depuis deux jours.
Personne s'en était aperçu. Je suis désolé.
Il avait de la famille ? Oui, il avait des enfants et des petits-enfants.
Il m'en parlait souvent.
Vous les avez rencontrés ? Non, jamais.
Ils se parlaient plus, mais je sais pas pour quelle raison.
Agnès ne sait pas quoi faire.
Rester là ou partir.
Les enfants d'Agnès ne doivent même pas être au courant de sa mort.
Mais non, elle sait que c'est qu'on était trois.
On va la retrouver, c'est bon, mais il faut juste que je m'occupe du gamin. Ne
t'inquiète pas, je m'en occupe.
Sûre ? Sûre.
Maxime, on fait équipe ? Allons, gamin, plaçons jeunes.
Je réserve mes folies pour d'autres aventures.
Par contre, j'en connais une à qui ça ferait le bien d'en reprendre une
affaire.
Berce !
Je vous en prie.
Bonjour. Bonjour Solange, la tante. Philippe, enchanté. Tu nous avais bien
caché le secret de sa venue et de son existence.
Toutes les familles ont leur petit secret.
Ma charmante belle-sœur, Maud.
Bonjour. Enchantée.
Eh, ça finit là.
Salut.
Nils, le frère, c'est ça ? Bienvenue à vous.
Bonjour.
Oh, pardon.
Bonjour. Notre oncle, Léandro. Enchanté. And last but not least.
Gustave, le grand-père.
Fondateur de la société.
Oh là là, c'est fou ce que tu lui ressembles.
Pérangé à ses yeux, mais Nils à sa bouche.
Tiens, puisque t'es là, tu peux pas venir m'aider ? C
'est pas fini, les baires du petit ? J'ai relancé à toute dignité
vestimentaire. Ça, c'est pas nouveau, hein ? Ouais, mais là, l'odeur s
'accroche.
T'as trouvé un studio ? Je sais pas.
Y'a qu'à garantir la pompe, ils demandent tout, ça.
Mais tu vois, au moins, je suis prête.
Dis, j'ai besoin d'une coéquipière pour une petite enquête tranquille, sans
pression. Pépère à la cool, quoi. Ça te dit ?
C'est pas Pius et papa qui t'envoient.
Il m'arrive de penser par moi-même.
Ouais, c'est très gentil, mais je t'ai déjà dit que l'agence c'était fini.
Juste pour cette fois, je me sens pas de la faire tout seul.
Allez, rien de tel qu'une bonne enquête pour retrouver la patate ! J'ai déjà
grave la patate.
Tu trouves pas que c'est un peu tard pour faire ta crise d'adolescence ? T
'appelles ça comme tu veux, mais au moins je respire.
Ah ouais.
Tirer des bières jusqu'à 2h du mat', laver des tasses, nettoyer des tables, c
'est ça ton grand bol d'air ? En tout cas, je fous pas la merde dans la vie
des gens.
Voilà.
Bienvenue sur le lieu du crime.
Ah, le saboteur, s'il existe, avait les clés.
Ou alors il s'est laissé enfermer à l'intérieur.
Tout ce qu'il reste de mes bombics mandarinats.
Ils ont dû être terrifiés.
Pourquoi ? Vous croyez qu'ils s'en sont rendus compte ? Bah oui, j'ai des êtres
vivants, comme vous et moi. Ah.
Mais bébé...
J'étais sur le point de valider une nouvelle méthode d'élevage.
Qui dans votre famille s'oppose à vos recherches ? Officiellement personne.
Tout le monde s'adore.
Mais l'offre de rachat les a fait réfléchir. C'est beaucoup d'argent.
Elle est où cette chaise d'habitude ? Devant la couveuse. J'ai du mal à rester
debout toute la journée.
Il vous arrive d'utiliser des produits inflammables ici ? Jamais.
Précisément pour éviter les incendies. Il faudra un cutter ou des ciseaux.
Merci.
Pour allumer un feu, il faut un combustible.
Et les combustibles, ça laisse des traces.
Bolle que ça ait pas foutu le feu à toute l'unité.
Comment ça va y prendre à bout ? En même temps, rien n'est au normal.
Tu es sûr de vouloir aller jusqu'au bout ? C'est peut-être pas le moment.
On en a déjà parlé.
Ça peut plus continuer comme ça.
C'est pas sans risque, tu sais.
Je les assumerai.
Nils était le premier sur les lieux. Il a très bien pu faire semblant de jouer
aux pompiers.
C'est possible, mais tout s'est passé tellement vite.
Vous entendez bien tous les deux ? Plutôt, les choses sont bien faites. On
n'a jamais dû se disputer pour une fille.
J'ai choisi la science.
Il est parti vers le business et il a la famille idéale avec Maud et Nina.
Des problèmes d'argent ? Ah non, la cigale, c'est plutôt moi. Sans jeu de
mots.
Quel jeu de mots ? La cigale ? Les insectes ? Je vois.
Débrouillez-vous pour occuper Niels et Maud pendant disons 30 minutes.
Sans jeu de mots.
Je suis
très contente que vous vous soyez trouvés avec Béranger.
J'espère qu'il ne vous bassine pas trop avec toutes ces histoires d'insectes.
Non, non, non.
C'est un passionné.
C'est aussi pour ça que je l'aime.
Voilà. Vas-y.
Oui, Philippe. Marc est là ? Non, il va falloir faire avec moi.
Y a même pas Santo ? Santo, c'est Philippe.
C'est pour vous.
Hein ? Quoi ? Allô, oui, Philippe ? Oui, bon, le sabotage est confirmé.
Sauf que l'incendiaire savait très bien ce qu'il faisait.
Juste un petit feu maîtrisé pour éviter la grande flambée. J'ai prélevé un
échantillon, ça serait bien que vous veniez le récupérer.
Et pour les dates sur l'agenda, ça donne quoi ? Quelles dates ? C'est les dates
qu'il m'a envoyées par texto tout à l'heure.
Alors, pour le stage des 12 et 28 février à Lyon, pour le moment, on n'a
rien qui correspond.
Alors, cherchez-moi le parking des eaux vives.
Je viens de trouver deux tickets dans son portefeuille aux mêmes dates. Ça
nous donnera au moins le quartier.
Excusez-moi deux secondes, je vais... Ah, et sur l'oncle, on a quelque chose ?
Bah, Léandro est mince, casier vierge, il vit pas père à Genève où il est
expert comptable.
Viens, je vais me prendre un café. N'abusez pas ! Aucun parking
des eaux vives à Lyon.
En revanche, t'en as un à Genève. À Genève ? Lyon, sur son agenda.
Il cherche à brouiller les pistes ou quoi ? Une petite magouille en
préparation avec son oncle ? Oh, genre un putsch lors du conseil ? Le siège de
Global Food.
La boîte qui a fait l'offre de rachat.
Elle est à Genève.
Il se montrait un coup pour dépouiller son frangin.
Bon. De rien.
Vous êtes là, vous ? Les autres sont déjà allés se coucher.
Je vais faire pareil, je suis claqué, moi.
Quoi ? Ah non, rien, si vous voulez, je peux prendre le canapé.
Non, ça va.
Pourquoi ? C'est parce que je vous sens un peu tendu, là.
Pas du tout, le matelas est excellent, les draps sentent bon, je suis pas du
tout tendu.
Tout va bien.
Bonne nuit.
Ça vous arrive souvent, vous, de vous faire passer pour quelqu'un d'autre
comme ça ? Ouais, ça peut m'arriver, ouais. Allez, bonne nuit.
Vous vous êtes jamais laissé emporter par votre personnage ? Non, jamais, non.
Allez, bonne nuit.
Allez, bonne nuit.
Entrez.
Voilà.
C'est là que je l'ai retrouvé.
Son poste de vigie, comme il disait.
C'était un vrai sniper.
Un sniper ? Ouais, enfin, le roi de la casse, si vous préférez.
Parfois, je restais avec lui pour regarder les gens dans la rue et il
pouvait être cinglant.
Je vais aérer, peut-être, non ?
Ah ouais, quand même.
Bah ouais, il jetait jamais rien.
Il disait tout ce qui lui tombait sous la main. La moindre pub, le moindre
prospectus. Ça rendait dingue.
Ses gosses ? Ouais.
Elisa et Yann.
Vu l'âge de la photo, ça fait longtemps qu'il n'a pas une nouvelle.
Bon, je vous laisse.
Bon courage.
Il va falloir.
On attaque ? Fais faire à la cool, hein.
Au moins, celui-là, il faudra pas la merde dans sa vie, il est mort.
Très drôle.
Santo ? Marc ? Personne ? Je voulais prévenir que j'allais être en retard.
Enfin, si ça intéresse quelqu'un.
Charles va pas être content de savoir que tu l'as désobéie.
Je fais plus partie du service.
J'ai d'ordre à recevoir de personne.
Comment il va ? Mieux.
Ça veut pas dire bien, il a des moments de lucidité, mais il faudra encore
quelques jours, d'après les médecins.
Charles a des pistes sur sa réhabilitation ? Charles ne me dit pas
tout.
Surtout en ce moment.
Pourquoi tu dis ça ? Parce que depuis le retour d'Anna et d'Alex, il garde tout
pour lui.
Et qui gère le dossier avec lui ? Personne.
J'aurais été le seul au courant de la mission d'Alex.
Ça, c'est pas la première fois.
Mais vu comment ça a tourné, le peu d'empressement qu'il a à faire parler
Anna, je sais pas, il y a... quelque chose qui va pas.
Ça va, bien dormi ? Super.
Vous avez filé ça à mon oncle, César.
Celui qui vous déteste ? Oui, voilà celui-là.
Mais juste, vous lui dites pas que c'est pour moi, ok ? Bon, quand il aura
identifié le produit, vous m'appelez.
Sur Global Food, on a quelque chose ? Nora a réussi à pénétrer le système
informatique, maintenant on est plus.
Toujours rien sur Neil, c'est vous ? Pas mieux, mais là je vais m'occuper un peu
de sa femme.
Sans tour, je suis en couple.
Allez, je retourne.
À quoi ça sert de garder tous ces trucs, franchement ?
Au point, c'est jamais.
Tiens, regarde.
Si tu veux t'offrir le meilleur téléphone portable de 1998.
Stop. Quoi ? Tu vois, ma petite Xenia, rien de tel qu'une bonne enquête pour
retrouver la patate. D'abord, je parle pas comme ça.
Allez, rien de tel qu'une bonne enquête pour retrouver la patate.
Tu enregistres tout, tout le temps.
Tu enregistres tout, tout le temps.
C'est bizarre, quand même. Pas de cash, pas de chéquier.
C'est toujours pareil, tu bouges d'année, tu bouges d'année, tu comprends
un autre truc.
Tu n'es pas en état de conduire.
Tim,
tu essaies de comprendre.
Et alors ?
Ernest
Séverin, marié en 1966 avec une certaine Juliette Touls, à Saint-Firmin en Seine
-et-Marne. Juliette est morte deux ans après.
Pas d'enfant. Et il s'est peut-être remarié après ? On se sent pas ses
enfants.
Enfant ! Enfant ! T'inquiète pas. Ne bouge pas ma chérie, papa arrive. Ne
bouge pas ma chérie.
Surtout tu ne bouges pas Nina.
Ne regarde pas en bas.
Allez-y, qu'est-ce que vous faites ? Bon, descendez.
Donne-moi ta main, je vais t'aider.
Nina,
je suis là, je viens te chercher, d'accord ? Tu ne bouges pas, tu ne
bouges pas, d'accord ?
Regarde, je suis là.
Ah, tu étais venu récupérer ton ballon, d'accord.
Alors attends.
Le ballon, on va le faire revisser comme ça. Oh, il est parti le ballon.
Tu ne bouges pas.
On descend ? Très bien.
Doucement, voilà.
Allez, encore un barreau.
Voilà.
Et maintenant, tu peux lâcher.
Voilà.
Ça va ? Hop là.
Ça va ? C'est bon, toi ? Tu tiens bon ? Ça va, lâche-moi, je ne suis pas en
sucre.
Il est épileptique.
Il a moins de situations de gros stress.
Tout va bien ? Vous avez bien eu mon message ? Hein ? Ah ouais, pas de souci.
Alors, on a 1904, c'est vrai, dans l'annuaire réparti dans toute la France.
Ça va être chaud de trouver la famille d'Ernest.
Vous allez à Badi ? Vous voulez un café ? Pas de souci, ouais.
Et à Saint-Firmin, où il s'est marié ? Ah, aucun.
En même temps, c'est tout petit comme bledre.
Regarde.
309 habitants. On tombera bien sur quelqu'un qui le connaissait.
C'est où ? C'est... loin.
Ça va ? Désolé pour la petite scène.
Et merci pour Nina.
Oh bah y'a pas de quoi.
C'est Béranger qui a tout fait.
C'est bon ce qu'on dit, oui.
Dis pas ça.
C'était juste pour plaisanter.
Non, t'en as pas marre de jouer le pauvre Nils avec sa maladie ? S'il te
plaît. T'as une crise.
T'es resté bloqué sur une échelle et alors ? Y'a pas mort d'homme.
Ta fille va très bien.
Ça fait des années que t'aurais dû reprendre la direction de la société.
Ces gélules qui sont tombées de la poche de Nils.
C'est un wagon, oui. C'est juste un médicament préopératoire.
Nils va se faire opérer ? De quoi ? On a trouvé une clinique des eaux vives dans
les contacts de l'oncle Leandro.
On spécialisait en neurochirurgie, notamment en stimulation vagale. On
implante une électrode au contact d'une aire vague, ce qui permet un meilleur
contrôle des manifestations épileptiques. C'est une technique encore
expérimentale, mais très sympa.
D'après Doctissimo.fr.
Nils n'allait pas voir Global Food, mais un chirurgien que connaissait son oncle.
Pourquoi il cacherait à sa femme un truc pareil ? Bah y'a qu'une chance sur trois
que ça marche.
Avec des risques de séquelles graves, type... Perte de l'équilibre, de la
mémoire, migraine sévère... Bon bah le hacking sur Global Food, j'arrête. Non,
non, il reste deux jours, on arrête rien du tout.
Nils et Leandro sont en route, mais il reste tous les autres. Peut-être qu'avec
un renfort sur place, on gagnerait en efficacité, non ? Certainement pas, j'ai
trop besoin de Santo à l'extérieur.
Je pensais pas à Santo.
Mais je sais.
Mais alors, racontez-nous. On sait rien, nous.
Vous vous êtes rencontrés quand et où et comment ? Oui.
Oh bah vas-y, toi.
Ah bah non, toi.
Oh bah j'ai peur qu'on ait pas été très originaux.
Béranger m'a fait le coup de la panne.
T'as enfin eu ton permis ? Non, non.
Panne de portable.
Il avait un problème de portable, j'ai prêté le mien pour un coup de fil
urgent. Une copine avec qui j'avais rendez-vous. Une copine à moustache. Et
Philippe l'a rappelé pour avoir mon numéro. Voilà.
Elle a d'abord cru à un sex-addict. Ah bon ? Oui, tout à fait.
Elle avait pas tort d'ailleurs, la dernière fois, quand on était dans la
voiture, ça commençait à... Ouais, mais là, on est à table.
Enfin bon, en tout cas, ça a commencé comme ça.
Voilà. Un bébé.
Tu veux un petit bisou ? Non, c'est gênant, là.
Mais si, elle est un petit bisou ! Oh oui, un bisou. Un bisou ! Elle est un
bisou !
Et vous voilà dans la famille.
Philippe, vous avez de la visite. Votre sœur.
Demi-sœur.
Il dit toujours qu'une moitié, ça suffit largement.
Bonjour. Bonjour.
J'espère que je dérange pas. Je vous en prie.
Bonjour mon Philippe.
Et vous vous êtes bérangé ? Voilà, ça va.
J'en étais sûre. Mais qu'est-ce que tu fais là ? Eh ben j'ai un concert demain
soir, juste à côté.
Un concert où ça ? À l'Alburgo, du côté des Andalices. Ah oui.
Un très bel endroit.
Je vous en prie, prenez place.
J'ai chargé la voiture quand je suis tombée sur ton vieux pote Santo.
C'est lui qui m'a dit que t'étais ici, alors... me voilà.
C'est charmant, ce genre de surprise.
Donc, vous êtes musicienne ? Jazz.
Piano et chant.
Un peu de flûte aussi.
J'espère que vous voudrez bien nous interpréter un morceau. Le piano n'a pas
résonné depuis si longtemps.
Vous prendrez bien un café ? Oui.
Quelqu'un d'autre ? Non, merci.
Bravo, vous allez tout faire foirer. Ils ont eu l'air d'avoir copé.
Demi-soeur.
Vous cherchez quoi exactement ? Un incendie et rien de plus.
Ça y est.
Ça doit développer une certaine fibre voyeuriste, votre métier, non ?
Complètement. D'ailleurs, pour vous préserver, ce serait mieux que vous
sortiez. Ah, juste qu'on s'est donné intéressant.
Bon, je vais m'occuper de la ménagerie.
Vous êtes plutôt mignons tous les deux.
Aucune trace des enfants ? Rien, et on l'a fait tout le village.
Ernest, il a aménagé à 22 ans à Saint-Firmin.
Il a été embauché comme dessinateur industriel dans une boîte du coin.
Marietta, à 37 ans, il a quitté les lieux juste après la mort de sa femme,
après personne n'a revu.
Bon, s'il a eu des enfants, c'est après.
Non, mais ils doivent bien être quelque part.
Tenez, regardez, Elisa et Yann lui ont ramené ça d'une colla en Normandie.
Il était hyper fier d'eux.
Ils avaient sauvé des chevaux d'une écurie en flamme.
Normandie ?
Voilà, deux jeunes vacanciers parisiens remerciés par le maire de Trouville pour
leur acte de bravoure.
J'ai même leur prénom, Elisa et Yann. C'est oui, Elisa et Yann, c'est eux.
Mais attends, Casper Truc, c'est pas Sévrin ? C'est peut-être le nom de leur
mère. Mais en tout cas, tout le reste colle.
L'âge, le sauvetage des canaçons, le prénom.
Agnès avait raison.
Bon, je vais faire un tour. Je commence pas à s'imaginer des trucs.
Regardez.
Tu veux pas te poser deux minutes ? Ça m'occupe.
Et puis, j'aime ça.
Et Maud, elle va mieux ? Je veux lui parler.
Tout va bien.
Je ne sais pas ce qu'on ferait sans toi.
L'entreprise, la famille, tu gères tout tellement bien.
Je n'avais pas le choix.
On a toujours le choix.
C'était la meilleure chose à faire.
Pour nous tous.
Et pour Tim.
C'est tellement plus facile à vivre quand on réécrit l'histoire, non ?
Tenez.
Merci.
C'est votre mère qui a fait licencier votre cousin Tim ? Ouais.
C'est elle la grande chef.
En même temps, ça a surpris personne.
Tim faisait connerie sur connerie.
Genre quoi ? Genre coucher un camion rempli de sauterelles dans le fossé.
Il était tellement bourré, il s'en est à peine rendu compte.
Les sauterelles, elles s'en sont rendues compte, elles, j'imagine ? Elles sont
encore en train de courir dans les champs.
Votre cousin Tim, il aurait pas pu mettre le feu pour se venger de cette
février ? Il aurait pu, sauf que ce soir-là, il était en cellule de
dégrisement.
Pas sa première fois, en plus.
Et votre tante Solange ? Elle aurait pu en vouloir à votre mère de...
D'avoir fait licencier son fils, non ? Ouais, peut-être.
En même temps, c'est Maman qui a insisté au départ pour embaucher Tim pour lui
remettre les idées en place. Elle a créé un poste sur mesure pour lui. Même
selon, j'étais pas sûr que ce soit une bonne idée. Alors, se venger après
coup... Vous êtes où, les gars ? Ah, vous êtes là ? Venez, vous allez rater
quelque chose. Qu'est-ce qui se passe ? Venez.
C'est dommage parce qu'on s'amusait bien. Ah, vous avez dit, hein ?
Tu n'as jamais
à...
Sous-titrage ST'
501
c'est qu'un vieux...
Merci.
Vraiment magnifique, Nora.
Ça n'aura je n'y pas un petit souvenir.
Vous aussi, vous chantez ? Non, mais on a écumé les festivals de jazz quand on
était jeunes toutes les deux.
Et puis, elle a rencontré Louis, elle s'est mariée, et moi je suis partie
vivre dans le midi. Et c'est la vie, comme on dit.
Désolée de vous imposer nos vieux souvenirs.
Allez, mademoiselle.
Au lit.
Oui, et moi, il ne faut pas que je m'oublie, j'ai ma répétition pour
demain. Ah oui, le concert.
Et pourquoi vous ne reviendriez pas déjeuner avec nous demain ? Oui, avec
plaisir. Alors, à demain.
À demain.
À demain.
On dirait que vous vous êtes trouvé une nouvelle famille d'adoption.
Dommage que ce soit encore pour la trahir.
Ok, maintenant stop.
Je vous l'ai dit, je suis désolée.
Je suis désolée ? Vous croyez que ça suffit ? Apparemment non, mais j'ai pas
mieux.
Attendez !
Bon
alors, on fait quoi ?
A vous de me le dire.
C'est pas très professionnel d'arrêter une enquête en cours.
Donc ? Donc voilà ce que je pense.
Solange a toute la coupable idéale.
Son fils Tim est le honte de la famille.
Et d'un autre côté, Adeline se pavane avec ses deux fils qui sont brillants et
prêts à assurer la relève. Pour faire payer sa sœur, Solange s'attaque aussi
mon familial, la société émence.
Sans mariée, elle en possède 20% des parts.
Elle encaisse un joli pactole.
Mais ça reste à prouver.
Donc... Ses archives, son ordi, son smartphone, va falloir tout éplucher.
A demain on devrait y arriver, non ? A demain.
Attends, à 77 il avait combien ? Il avait genre 8 ans ? Il doit plus
ressembler au petit garçon sur la photo.
Bah en tout cas, il y a Casper Zak qui en a qu'un seul en France, alors... Ah
bah...
Ça doit être lui.
Yann Kaspersak ? Bonjour.
Bonjour.
Xenia Roche et Marc Duchesne.
Agent de recherche privé. C'est pour quoi ? Le sauvetage des chevaux en 77 à
Trouville, c'est bien vous ? Bah oui.
Nous avons hélas une mauvaise nouvelle à vous annoncer.
Quoi ? C'est au sujet de votre papa, Ernest Séverin. Comment ça ? Si ça peut
vous réconforter, il n'a pas souffert.
Qu'est-ce que vous racontez là ? Je sais, ça fait un choc. Il est mort.
Encore ? Comment ça, encore ? Quel nom vous avez dit ? Ernest Sévra. On est
désolés. Moi aussi, je suis désolé que vous soyez désolés, mais mon père à moi,
il s'appelait Romain de Caspersac.
Et ça fait 12 piges qu'il est mort.
Vous êtes sûr ? Mais plus tôt, oui.
Moi, c'est tout.
Oui, désolé. Attendez.
Vous avez bien une soeur qui s'appelle Elisa ? Si, mais du même père.
qui est toujours mort, on a la même tête, et elle aussi, elle a eu sa
médaille à Trouville.
Une médaille ? Bah ouais, pour la faire des choux.
C'est dingue ce que ça a pu remuer les gens, cette histoire.
On en a même fait une BDA.
Ah, merci.
Hé, alors là, bravo.
Non mais niveau enquête, on est sur du très très haut niveau, là.
Et donc, il y a 30 ans, vous êtes partis, comme ça ?
Qu'est-ce qui s'est passé ? Vous supportiez plus ? Mais on était toujours
collés l'une à l'autre, alors... Un jour, on décide de voler de ses propres
ailes.
Et pourtant, on ne s'est jamais vraiment quittés.
Même quand tu étais parti.
Mais du coup, Tim est né dans le Sud, alors ? Vous comptez vous lancer dans
une biographie de la famille ou quoi ? Vous avez raison, je suis trop curieux.
Toujours ce que me dit Béranger.
Il me dit, euh... T'es trop curieux.
Sol, la, sol, fa, mi. Eh oui, là, t'es embêtée. Regarde, si tu le fais avec ton
quatrième doigt, c'est plus simple.
Sol, la, sol, fa, mi.
Et hop, tu passes le risque en dos.
Elle est merveilleuse, votre soeur. Avec ton quatrième doigt.
Sol, la, sol, fa, mi.
Super.
J'ai connecté Santo au disque dur.
Rien pour l'instant.
Bon, on s'est planté.
Adeline a prétendu que le jour de l'incendie, elle était à 200 bandes ici
chez un fournisseur. C'était bidon.
Hello ma chérie.
J'ai Nina sur les bras.
Nils a fait une crise sévère. Peux-tu assurer le rendez-vous avec Micronutris
? Et la réponse de Solange ? Ok, bise à Nils.
Ça, ça veut dire que d'une, Solange ne pouvait pas être là à l'heure du
sabotage. Et de deux, Adeline pouvait y être, elle.
Pourquoi elle a menti ? Je sais pas.
Bon allez, dépêchez-vous.
Ce sont ceux à la nouvelle farine ? Euh, criquets et orges. On pourrait pas
manger normalement de temps en temps.
Estime-toi heureux, chez Heinz, c'est ketchup à tous les repas. Et vous allez
pouvoir reprendre l'élevage ? Les dégâts matériels, c'est pas grand chose, mais
il va falloir retrouver les spécimens.
Sans compter la rénovation intégrale des systèmes de sécurité.
C'est sûr que c'est un pari sur l'avenir.
Alors aujourd'hui, ça peut paraître un peu dingue, mais qui sait demain ?
Demain même.
Dans dix ans minimum.
Oui, puisqu'on en parle, mon frère est pas très chaud. Et franchement, j'ai moi
-même quelques réticences. Pourtant, elle tourne.
À votre avis, pourquoi Global Food veut nous racheter ? Une bonne œuvre
caritative, peut-être ? Ou un intérêt pour l'air vinifiant de la région ? Ces
grands groupes rachètent tout. Ils peuvent se permettre d'investir à perte.
Nous, non. Nous sommes à un tournant décisif.
Que l'idée de trouver une solution durable pour nourrir la planète ne vous
excite pas plus que ça, ok.
Mais le pire, c'est que vous êtes en train de passer à côté d'une montagne de
fric ahurissante. Je pense que Béranger n'a pas tout à fait tort. Ça suffit.
Gardez ça pour le conseil. Que les choses soient claires, Béranger.
Quoi qu'il arrive, nous respectons tous énormément ta passion et ton travail.
Tous ? Vous en êtes bien sûr ? Qu'est-ce que ça veut dire, ça ? Rien.
Bon, allez.
Un bon bol d'herbes frais va nous faire du bien.
Désolé. Sans tout.
Alco 25.
Voilà ce qu'on utilise pour le nettoyage des plaques.
Qui peut éventuellement servir de combustible. Ces deux bidons ont été
livrés le jour de l'incendie.
Je m'en suis pas encore servi.
Visiblement, quelqu'un d'autre s'est pas gêné.
C'est un cocon Bombix Mandarina.
C'est cette variété de larves qui a brûlé l'autre soir.
Et comment celle-là a pu atterrir ici ? Elle a pu se déplacer toute seule ? Non,
impossible. Elle a pu rester accrochée aux habits de l'incendiaire.
Et tomber ici quand il a reposé le bidon.
Donc si on en trouve d'autres...
Hum,
sympa la chambre de la mère immense.
Philippe ? Regardez.
C'est hyper moche.
Mais non, là ! Je crois qu'on tient notre incendiaire.
Salut bonhomme ! Salut ! Yeah ! Ça va ? Ouais !
La progine n'est pas arrivée ? Nope !
Vous faites le concours de l'appartement le plus bordélique ? Hugo
! C'est relou, on avait dit que c'était à ton tour de ranger. Mais c'est relou
de ranger.
C'est relou, mais c'est comme ça.
Pourquoi maman, elle est repartie alors ? Je vois pas le rapport, là.
C'est ta mère, pas ta bonne.
Ouais, j'aimerais bien que ce soit ma mère.
Il y a quelque chose à me montrer ? Voilà, viens.
Tiens, regarde.
Lise et Yann ? Lise et Yann.
À la campagne.
En vacances.
En naufrage.
T'as trouvé ça où ? Je suis en bouquini sur les quatre scènes. Tu vois, t'as ça
dans le sang. Non.
Bon, bah t'as plus qu'à appeler Agnès.
T'as trouvé ? Tu appelles.
Attends.
Bonjour, je... Bonjour.
Ouais, qu'est-ce que tu dis ? Sa beauté, sa propre boîte. Vous êtes sûr qu'elle a
toute sa tête, la mère Émance ? Bah, si y en a une, c'est bien elle.
Pardon, je vous coupe.
Bah, je vois ça, ouais.
Non, non, mais le hacking sur Global Food, là, on a du lourd.
Devinez qui sera le nouveau PDG de Émance Bio en cas de cession.
Tic-tac, tic-tac, tic-tac. Oh, ça va, c'est Nils.
Nils ? J'ai la copie de l'accord entre les deux parties, signée de la main d
'Adeline.
Elle saboterait des années de travail de Béranger juste pour... pour placer Nils
à la tête de la future structure.
Mais pourquoi Adeline mettrait l'avenir de la société en jeu ? Elle préfère Nils
? Elle en fait à Béranger de quelque chose ? Je viens de passer trois jours
avec eux, à aucun moment j'ai vu Adeline privilégier Nils en quoi que ce soit.
Bon, merci Santo.
On se rappelle.
À part ça, je vois que ça se passe bien.
Drôle, marrant.
Vous les avez retrouvés ? Tous les deux ? Une roche et une vraie. Mais vous leur
avez parlé, ils habitent où ? Venez. Pourquoi ils ne sont pas venus à l
'enterrement ? Et les voilà.
Attendez, vous voulez dire qu'ils n'ont jamais existé ? Ernest s'est inventé des
enfants ? Si, d'un côté, c'est vraiment leur père.
Vous connaissez Sterne Iverson ?
C'est l'anagramme d'Ernest Sévin, c'est son pseudo.
Et ben voilà.
Quoi ? Ah non, pardon, non, désolé, je me suis endormi.
Ernest, auteur, illustrateur. Mais c'est connu, ce BD ? Non, mais je suis pas
sûre que c'était le but.
Ernest, il a pas eu une vie facile, il a perdu sa femme super jeune, du coup...
Du coup, il s'est rêvé une vie.
Dans sa tête, sur le papier.
Il a dû se sentir tellement seul toutes les années.
Mais, attends, il t'a eu toi.
Toi, t'étais comme sa petite fille de substitution, t'es bien réelle.
Rien que pour ça, moi, je crois qu'il est mort heureux.
Vous vous foutez de moi ? Non, Béranger.
On a toutes les preuves du sabotage. Et celle de l'accord passé avec Global Food
pour placer Nils à la tête de la société.
Nils ? Et moi, alors, je perds tout ? Votre mère a une préférence pour Nils ?
Non.
Elle a toujours un peu couvé à cause de sa maladie, mais... Il y a forcément
autre chose ? Non, elle a toujours été là, présente, aimante.
Elle nous a même sauvé la vie.
Quand ça ?
L'heure de l'incendie, 1985.
Elle a failli mourir pour nous tirer des flammes, Nils et moi.
Nous deux, on était trop petits pour s'en souvenir, mais qu'est-ce qu'on a pu
entendre parler de cette histoire ? Il serait peut-être temps que vous vous
parliez.
Vraiment.
Alors vous n'êtes pas... Non.
Pourquoi t'as fait ça ? Qu'est-ce que je t'ai fait, moi ? Ça n'a rien à voir avec
toi.
Je t'aime infiniment, tu le sais.
Tu es fort, tu es brillant.
Tu vas t'en sortir.
Tandis que moi... Je voulais te protéger, Nils.
Me protéger ? En tout cas, moi j'en veux pas de ce poste de PDG, pas comme ça.
Pas sur le dos de Béranger.
Comment tu as cru que je pourrais accepter ?
À compter de ce jour, je me retire de toute fonction officielle au sein d
'Aimance Bio. Quoi ? Je cède toutes mes parts à mes fils, et il s'est bérangé.
Merci, mais on s'est très gêné, Ruth.
Et sinon, tu n'as rien d'autre à nous expliquer.
C'était il y a 30 ans.
Votre père était en voyage.
Vous aviez décidé de dormir dans le cornier.
À l'époque, c'était votre salle de jeu.
Et puis le feu s'est déclenché, on ne sait pas comment, probablement à un
court-circuit.
Vous vous êtes retrouvés piégés.
Je me suis précipitée.
La pièce était envahie par la fumée et là, je vous ai vus endormis tous les
deux.
C'était juste après mon opération de l'épaule.
Je ne pouvais pas vous porter tous les deux.
En une seconde, il a fallu choisir.
Je t'ai emportée, Bérangé, mais je me suis dit que j'allais revenir te
chercher.
Puis les flammes se sont multipliées, les fumées... Mais oui, mais j'étais là,
moi. J'ai eu le temps de mettre un chiffon humide sur ma figure, et puis je
t'ai récupérée.
Tu étais inconscient, et on a eu du mal à te réanimer.
J'ai cru que ça durait pendant des heures.
Et puis tu as ouvert les yeux.
Pardon, mais...
Enfin, Dean, pourquoi nous avoir caché ça ? J'ai abandonné un de mes fils, tu
comprends ? Abandonné ! J'aurais préféré mourir que d'avoir à choisir.
Pourquoi toi, au lieu de toi ? Je ne sais encore rien.
Béranger a laissé un message pour nous remercier à nouveau.
Ça va ? J'y arrive pas.
Je veux qu'on arrête.
Qu'on arrête quoi ? Je peux plus travailler avec vous.
J'ai essayé, mais je... Après tous ces mensonges... Je vous ai expliqué. Je
sais.
De toute façon, votre mission est terminée. Ça n'a rien à voir, ça.
Maintenant, on fait une bonne équipe, vous et moi ? On le faisait.
J'ai plus confiance.
D'accord.
On partira de l'agence d'ici la fin de la semaine, ça vous va ? Non.
Je vais dire non, c'est moi qui vais partir.
Vous pouvez garder les bureaux.
Dès que j'ai un nouveau bureau, j'enverrai Cento pour récupérer mes
affaires.
C'est dommage.
Sous-titres par Jérémy
Diaz
Sous-titres par Jérémy Diaz
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