Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
English
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
I made it to the city lights Before they took over my life And that's the only
one we got They wanna make you believe And then
Something tells me Everybody hates me What you gotta do to be
right When you know When you know When you know
Numéro 71.
Nous vendons une école hollandaise du XVIIe siècle, attribuée à Monany.
Petit enfoncement au centre de la toile, facilement restaurable.
Mentionné au catalogue.
Commençons à 1000 euros.
1200 pour madame.
1200. 1400 devant.
3000. 3000 au téléphone.
3500 pour monsieur.
4 500 pour madame. 5 500.
5 500 au téléphone.
6 000.
6 000 au téléphone.
6 500 pour monsieur à l'écharpe mauve. 7 000 pour madame. 7 000. 7 000 contre
vous. Vous n'en voulez plus ? Le 26 mois.
Vous n'avez pas précisé que 16 ans, c'était dans la forme de Chillon, comme
je vous l'avais demandé ? Je comprends pas, j'étais pourtant sûre que... Il est
réprochable. Vous devez être réprochable, mademoiselle.
Je vous présente mes excuses, maître. La prochaine fois, j'essaierai de... Non, n
'essayez pas. Faites.
Commandant Luciani.
Fais-nous cet honneur.
Une vente sur votre surveillance ? C'est vous que nous venons voir, Maître
Pellier. Je vais vous demander de me suivre.
Un problème.
J'ai un rendez-vous extrêmement important à 15... Oui ? Je crois qu'il
va falloir amener là.
Je vous expliquerai plus tard. Allez.
Il s'appelle Sébastien Pellier, commissaire priseur. Une pointure dans
le milieu.
C'est son avocat qui nous a contactés.
Il a volé des abandons ? Non, mais pas loin.
Il aurait utilisé ses ventes aux enchères pour écouler des tableaux issus
de cambriolages.
Du blanchiment, quoi.
Sauf qu'il nie.
Il y a eu des mois d'instructions.
Et son procès est dans cinq jours.
Qu'est-ce que vous avez ? Qu'est-ce que j'ai quoi ? Vous me regardez comme si...
Comme si quoi ? Rien. On y va.
On y va où ? Bonjour.
Bonjour.
Je vous remercie d'être venu.
Mes déplacements sont devenus quelque peu compliqués.
C'était ça ou la préventive.
Bon, pour que les choses soient claires, vous êtes la troisième agence que mon
avocat sollicite.
Les autres n'ont rien trouvé.
Si vous échouez, vous ne serez donc pas les premiers.
Mais on procède débutant dans cinq jours, vous aurez l'honneur d'être les
derniers.
Et donc, qu'est-ce que vous attendez de nous ? Mon avocat se concentre sur le
vice de procédure.
À vous de prouver mon innocence.
Vous n'avez donc pas participé à la vente de ces tableaux volés ? C'est plus
compliqué.
L'an passé, à l'issue d'une vente qu'il avait remportée, un soi-disant Christian
de la ville est venu me voir pour me questionner sur une œuvre.
Un vrai passionné d'art. Un collab sur le baroque néerlandais, flamand, avec
une passion pour les vanités.
Vous savez, c'est... C'est nature morte qui nous questionne sur la finitude de l
'existence humaine.
Oui, oui.
Bref. Alors quand il est venu en disant qu'il avait fait un héritage de toile
dont il souhaitait se défaire, j'ai pas pensé une seule seconde qu'il pouvait s
'agir d'œuvres volées.
Mais il y avait bien des certificats d'authenticité ? Des faux.
J'ai manqué de discernement.
Où j'ai vu et je voulais pas voir, je sais plus.
Et c'est une grave négligence, je suis prêt à payer pour ça.
Mais pas pour le bol.
Et ceux de la ville ? Disparus, envolés.
Comme s'ils n'avaient jamais existé.
Comme si je l'avais inventé pour minimiser mon rôle dans Starfleet.
L'homme invisible, quoi.
Malheureusement, j'ai passé l'âge de m'inventer des amis imaginaires.
Ma femme est enceinte, elle accouche dans trois semaines, quand je serai
probablement en prison.
À moins que vous ne retrouviez de la ville.
7 000 euros pour un dessin sur un bout de nappe en papier ? Franchement.
Pellier est ruiné. C'était ça ou il nous payait encore d'histoire de l'art.
Donc d'après Pellier, Delaville est un receleur.
Passionné, érigué, il rachète des œuvres d'art volées lors de cambriolages et
doit les remettre sur le marché pour leur redonner leur valeur. T'as un
problème de cervicale, toi ? Quand on regarde comme ça, on dirait un pingouin.
Et c'est là qu'il a besoin de Pellier.
Il lui présente les œuvres sur la foi de faux certificats d'authenticité. Une
fois vendues par Pellier, les œuvres d'art retrouvent la légalité et
Delaville encaisse la marge. Si on a un client qui travaille dans la
puriculture, je viens de payer en layette. Ça coûte un bras ces trucs-là !
Et c'est à ce moment-là qu'on incorpore les blancs en neige à la préparation et
qu'on verse dans le moulberet.
C'est clair pour tout le monde ? Ben oui.
Dans cette version-là, Pellier est le pigeon parfait.
Et dans l'autre version, celle que préfère la police, de la ville n'existe
même pas. Et Pellier devient un malfrin en relation directe avec les trafiquants
d'armes.
Je dois filer. J'ai appelé mon contact à l'OCBC.
On a travaillé sur l'affaire Pellier.
Parfait. Ça va nous éclaircir avant d'attaquer les dossiers de l
'instruction.
Je prends les dossiers de l'avocat et vous, les comptes rendus de nos
prédécesseurs.
Vous demandez si gentiment.
Alors voilà, en fait...
Je viens d'avoir mon diplôme.
Expert comptable.
Bravo.
Mais... Vous venez ici pour nous proposer vos services ? Non, non, pas du
tout, non. Non, non, c'est juste qu'avant, j'étais... Juste... Enfin, j
'étais comptable, quoi.
J'ai toujours préféré les chiffres aux lettres.
Tout petit, déjà.
Les mots, c'est plus compliqué pour moi.
Mais bon, maintenant...
Je gagne bien ma vie.
Je suis content. Ah, c'est bien, enfin.
Et donc ? J'ai une dette.
Une vieille dette.
Quand j'avais 13 ans, je me suis mis à fumer.
Des cigarettes.
Enfin, bon, je fumais, quoi.
Et puis un jour, j'ai jeté un mégot.
Ça a mis le feu à une poubelle et ça a déclenché un incendie dans le collège.
Oh, merde.
Pardon. Il y a eu des victimes ? Heureusement, non, mais...
Quelqu'un d'autre a pris pour moi.
Caroline Duroy.
Une fille à problème.
Pas méchante, mais bon.
Toujours à part.
Elle a été virée de collège et placée en institution.
J'ai gâché sa vie.
Alors maintenant que je peux me le permettre, je voudrais me racheter.
Je ferais...
Je ferai ce qu'il faut pour l'aider.
Et donc vous voulez qu'on la retrouve ? La maison de ses parents a été vendue
et... Elle est retrouvée, une Caroline du Roi... Tout est là.
Alors, ton contact ? Rien.
La police n'a aucun doute.
De la ville n'existe pas et Pellier a tout inventé.
De toute façon, on perd notre temps.
S'il y avait quoi que ce soit là-dedans, quelqu'un l'aurait déjà trouvé, non ?
Une négligence, ça existe.
Café ? Non, j'y vais.
Pourquoi ? Pour vous faire plaisir.
Vous avez quelque chose à me demander, c'est ça ? Pure galanterie.
Tout accuse Pellier.
Il nous reste quand même une zone d'ombre.
Le mobile.
Il a toujours le même, l'argent.
Il a très bien pu empocher l'argent des ventes, les placer à l'étranger.
Il nous engage pour valider la thèse du type désespéré, purge quelques mois de
prison et ressort tout frais, tout neuf pour en profiter. Avec sa femme
enceinte, sa carrière foutue en l'air, il y a un truc suicidaire là-dedans qui
colle pas.
Tenez ! Par contre, c'est sans crème, pas touillé et c'est une sucrète.
Bon, je retourne voir Pellier, je vous tiens au courant.
Bonjour. Bonjour.
Entrez. Merci.
Je vous en prie, mon assistante va vous recevoir.
Bonjour. Bonjour, je suis Irène Pellier. Je suis Nora Abadie, son associée.
C'est Maître Martigny, l'avocat de mon mari, qui m'a donné vos coordonnées.
Je me suis dit que ce serait bien qu'on se parle.
Bien sûr.
Vous voulez quelque chose à boire ? Un verre d'eau ? Ça ira, merci.
Votre mari nous a engagés pour retrouver ceux de la ville qu'elle, la police,
refuse de croire.
Vous en pensez quoi, vous ? Je ne l'ai jamais rencontré. Il se voyait qu'à l
'extérieur.
Monsieur Bastien revenait toujours très enthousiaste de leur discussion.
L'art est plus qu'un métier pour lui.
C'est comme l'air que vous et moi respirons.
Pas de problème financier ? Pas dont il m'ait fait part, non.
Vous savez...
Il a beau évoluer dans un milieu où les millions sont monnaie courante, l'argent
ne l'intéresse pas.
Maintenant, jusqu'à quel point peut-on connaître une personne ?
Faut le penser coupable.
C'est mon mari.
Je le défendrai quoi qu'il se passe.
Mais vous, si vous avez accepté cette mission, c'est que vous le croyez
innocent, non ?
C'est que vous croyez en lui ou c'est juste parce qu'il vous paye, comme les
autres avant vous ? Ce que je pense, malheureusement, n'a aucune importance.
Ce qui compte, c'est ce que nous pourrons prouver devant la justice.
Et sur ce point, oui, nous ferons tout ce que nous pouvons pour vous aider.
Vous avez bien conscience que fuir serait une forme d'aveu ? Vous avez reçu
des menaces de Delaville ? Des menaces de votre famille ? Vous ne comprenez
pas. Eh bien expliquez-moi. J'ai peur de l'enfermement, la promiscuité, libre des
serrures qui rythment les journées.
C'est ridicule.
Je risque de perdre ma famille, mon boulot, tout ce que j'ai construit
pendant des années. Et ce qui me terrifie le plus, c'est dormir avec des
inconnus et manger dans un...
Un réfectoire.
Vous me croyez ? Ouais.
Alors venez témoigner à mon procès.
Tu peux pas me faire témoigner.
Je veux dire quoi ? Juste ça, que vous me croyez.
Vous sentirez moins seul.
Attention !
Je crois qu'on a retrouvé ton balançateur.
Ils vont peut-être te faire déclencher. Ah non, non, non. On a choisi une
maternité très nature. Il ne se passera rien tant que le terme n'est pas passé.
Ah, ma nièce.
Je prends ça pour elle. Tiens, mon amour.
La bière.
Sans alcool, la fête est plus folle.
Oui, on est très à cheval sur les recommandations du ministère de la
Santé. T'as besoin d'un joint ? J'ai rencontré le patron du centre. Tu sais
où Caroline Duroy, la soi-disant pyromane, elle a été placée ? Et il s'en
souvient ? Apparemment, c'était un ovni là-bas.
Famille à problème, bosseuse.
Son père, il n'a jamais été la voir, et sa mère, quelques fois seulement.
Bref, elle est sortie du centre trois ans plus tard, toute seule. Tu veux pas
un petit coup de main pour ton enquête ?
Ouais, à l'école, j'essaye juste de soutenir un peu la jeunesse, non ?
Alison.
Comment ça vous allez témoigner à son procès ? On n'a rien.
On a quatre jours.
D'après Pellier, Delaville lui aurait confié 14 toiles à vendre, c'est ça ? C
'est ça. Sauf qu'il n'en a vendu que 12. Alors où sont passées les deux restantes
? Deux lithographies de Matisse.
La police a dû les saisir. Non, ils n'ont rien trouvé.
Pas vendu, pas en dépôt.
Volatilisés, comme Delaville.
Vous croyez qu'ils les auraient récupérés avant la saisie de la police ?
Oui, mais pourquoi ? Pour les vendre ailleurs.
Cela dit, c'est hyper sécurisé les salles des ventes, non ? Seuls les
commissionnaires ont accès aux entrepôts.
Des spécialistes du transport d'œuvres d'art entre le domicile du vendeur, les
entrepôts et la salle des ventes.
Et comme Delaville n'a pas pu les sortir tout seul ? Ça nous met sur la piste d
'un éventuel complice. Un commissionnaire avec qui Delaville aura
été en contact et qui pourrait nous aider à prouver son existence.
Oh, ça a l'air...
Donnez-moi ça.
Allez. Ça va, lâchez-moi maintenant.
Il faut que ce soit crédible aussi.
Et ça, c'est crédible ?
Ça
va ? Tenez.
Merci.
Allez, venez, je vous paye un verre.
Je vous dois bien ça.
Ah, j'aime bien, ouais.
Le notaire qui s'occupait de la vente de la maison des Duroy, tu sais, après la
mort du père, il n'a aucune trace de Chantal Duroy à la mère de Caroline.
Mais j'ai vérifié, il n'y a aucun acte de décès à son nom dans la région.
Attends, elle a peut-être été mourir ailleurs.
Ou alors elle est encore vivante.
Ouais mais où ? Attends, vu les trucs avec sa fille, je la vois mal vivre avec
elle.
Maison de retraite ! Tu fais une recherche dans la région et ses
alentours, je m'occupe de la région PACA.
Pourquoi la région PACA ? C'est une vieille dame, les personnages, j'adore
le show.
Pourquoi ? Ça va, il marche ?
Troisième fois qu'on essaye de me le tirer.
Si ça continue, je vais me le faire greffer.
En même temps, c'est plus vif sans ces machins.
Moi, je vois mes parents en Savoie, ils captent pas.
Bon, bah, tout va bien.
T'es Savoyard ? Ouais, ma famille est de la Chavanne.
C'est un petit blé de... Sur la route d'Albert Ryd.
Tu connais ?
Je suis une bourse à Maurice. Mais non, compatriote.
Ça fait longtemps que t'es sur Paris ? Voilà, trop.
Mon père m'avait dit, un Savoyard, ça vit en Savoie.
Tu fais quoi ? Ça, c'est le problème.
En ce moment, pas grand-chose. Pour tout dire, c'est même un peu la galère.
J'ai peut-être un truc pour toi.
Tu connais les salles des ventes ? Non.
En même temps, on s'en fout.
Je bosse comme commissionnaire, on transporte des œuvres d'art.
Figure-toi qu'avant, c'était un nid à Savoyard.
C'est-à-dire qu'il n'y avait que des Savoyards.
Oui, il y a longtemps.
On essaye de garder la solidarité.
Que des Savoyards. Que des Savoyards.
Elle a dit quelque chose ? Non, pas encore.
Qu'il interroge.
Bertrand, c'est la femme de ton associé. Tu es encore sous couverture. Je ne veux
pas que tu interviennes.
On se fout de ma couverture. Plus on attend, plus on met Alex en danger.
Bertrand sait très bien ce qu'il fait.
Tu suis l'affaire de loin.
C'est toi qui décide.
Je vous ai déjà dit que je sais absolument pas où Alex peut se trouver
ni qui a pu l'enlever. Ça fait des mois que les rebelles et les forces
gouvernementales s'affrontent.
Vous avez quitté votre famille du jour au lendemain.
Pourquoi ? J'ai rencontré mon mari au lycée.
On était jeunes, on était idéalistes, on voulait changer le monde, alors on
est... Partie pour une mission humanitaire au Mali, on avait 18 ans.
Xenia est née à Bamako.
On s'est mariés et puis... J'ai attendu Hugo, c'est devenu un peu trop
compliqué.
Alors on est rentrés en France, on s'est posés, on a été heureux comme ça, avec
les enfants, famille.
Moi j'ai toujours su qu'à un moment j'allais repartir.
Pourquoi au Mali ? À nouveau ? Mais gardez-les.
Ça va ? Ça va très bien.
Vous parlez au nouveau commissionnaire Savoyard.
J'ai rendez-vous avec eux demain matin à 9h.
Parfait. Je vais aller faire un tour chez Pellier demain.
Des fois que la police aurait omis un indice. D'accord.
On va passer à l'agence ? Non, je crois pas, non.
Ça va ? Vous vous sentez un peu absente ? Oui, oui, tout va bien, rassurez-vous.
À demain.
Monsieur Pellier ?
Irène ?
Vous êtes qui ? Lieutenant Corona.
Et vous êtes ? Laurence Benahim, je suis l'assistante de Maître Pellier. C'est
encore une perquisition ? Qu'est-ce que vous faites là ? Je travaille toujours
pour lui.
Vous vous entendez bien avec lui ? J'ai déjà répondu à vos collègues. Mais pas à
moi.
C'est un homme... très professionnel, très exigeant.
J'ai beaucoup appris à son contact.
Et avec vos mots à vous ?
C'est un sale con.
Je ne vais pas pleurer sur son sort. Mais il aurait préféré s'arracher un
rein à main nue plutôt que de mentir sur une vente.
Il aurait vu une insulte à l'art.
Avec un grand A.
Attends, attends, attends. Coup de main.
Ça me dirait que tu fracasses 300 000 euros comme ça.
Pourquoi les 300 000 ? Nation de départ.
Ça doit finir par donner des idées à certains, non ?
Je vois pas de quoi tu parles. Bah quand tu as beaucoup d'oeuvres en transit, t
'imagines que... Bah t'imagines rien, t'oublies direct et tu fermes ta gueule.
On a eu un souci y'a pas longtemps, une histoire de commissaire priseur véreux.
Les flics ont cherché un complice chez nous.
Et alors ? Bah alors rien du tout, y'a pas de mouton noir chez nous. Allez.
De toute façon, si on en trouvait un, on réglerait le problème entre nous.
Agent Chachabadi ? Comment un détective préféré ? Ça avance les maisons de
retraite ? Bah écoute, on a appelé tous les établissements du département et de
la région PACA. Hein ? Pourquoi la région PACA ? C'est une artificielle
comme ça.
Bref, on n'a rien trouvé, aucune Chantal Duroy. Il doit y avoir quelque chose
pourtant. Trace quelque part, non ? Dis-moi, elle n'a aucune passion ? Je ne
sais pas, le crochet, les chevaux ? La crapette ! Les vieux adorent la crapette
! La crapette ? Oui, s'embrasse.
Bisous papy.
Bon, on fait quoi ? Il y a forcément un élément qui nous a échappés.
Tiens, tu sais le notaire que j'ai eu au téléphone qui a vendu la maison ? Il m'a
parlé d'une crise religieuse. Il m'a dit qu'il y avait des crucifix partout dans
la baraque.
Mais si elle était rentrée au couvent ? Mais non, sans aller jusque-là.
Mais attends, regarde, tiens, là j'ai un mât de l'espérance, maison de retraite,
avec messe quotidienne à 200 km de son ancienne adresse.
J'ai mieux.
Le domaine des Capucins.
Et en quoi c'est mieux ? Bah, c'est des franciscains.
C'est vrai.
Quoi, ça va pas ? Je déteste ces endroits.
Avec des vieux.
Pourquoi tu m'as appelé ? T'aurais pu te débrouiller toute seule, non ? J'ai déjà
dit, papy, attends, y a plus de chance qu'une femme de l'âge de Chantal Duroy
se confie à toi. Eh oui, ça commence comme ça.
Tu vois, papy, les gens sont gentils, tu verras, c'est bien.
Bonjour, madame.
Bonjour.
Oui, vous êtes qui ? Maxime et Xenia Roche.
Nous sommes des agents de recherche privée. Enfin, détectives, comme on
disait à l'époque.
Vous permettez ? Oui.
Nous sommes à la recherche de votre fille.
Ma fille ? Pourquoi vous la recherchez ? Vous vous souvenez de l'incendie de ton
collège ? Oui. Eh bien, après enquête, il s'avère qu'elle est innocente.
Elle est innocente ? Non.
Ma fille est innocente ? Oui.
J'aurais dû le savoir.
Malheureusement, je n'ai plus aucun contact avec elle depuis sa majorité.
Mais pourquoi ? Parce que c'est comme ça.
C'est loin tout ça.
Je regrette de ne pas pouvoir vous être utile. Au revoir, monsieur.
Au revoir, mademoiselle.
Bon.
Bonne journée, madame.
Au revoir. Pardon de vous avoir dérangé.
Dire qu'on finira tous comme ça.
En même temps, elle a trois ans de moins que toi.
Bon ben, c'est mort.
Tu le fais exprès ? L'enquête.
En même temps, c'est super beau ici, non ? Sauf pas ? Oui, ça doit coûter une
petite fortune.
Elle travaillait, ta Chantal Duroy ? Non.
Fortune personnelle ? La vente de sa maison, mais c'était pas grand-chose.
Mais qui paye, alors ?
Un décontractant ? Un massage ? Non, ça ira, merci.
Alors, ces commissionnaires ? Ils n'allaient pas tout me déballer comme
ça.
Plutôt de genre taiseux, le Serge.
Le procès est dans trois jours. Ça ne vous laisse pas vraiment le temps de
fraterniser.
Qu'est-ce que vous allez dire au jury ? Aucune idée.
Et vous, quoi de neuf ? J'ai trouvé des photos de famille.
J'ai appelé l'épouse de Pellier pour aller lui souhaiter.
Faites quoi, là ? Prenez ça.
Vous savez que c'est un geste de compassion et d'humanité, ça.
Vous voyez, je peux encore vous surprendre.
On n'a jamais essayé le taille au coin de la rue.
Une autre fois, peut-être.
Reposez-vous bien.
Et mon massage ?
Pareil que j'ai la peau hyper douce.
C'est bien, vous avez de la chance.
Toujours rien ? Je vais finir par croire qu'elle ne sait vraiment rien.
Je peux ? Fais-toi plaisir.
Vous allez me reposer les mêmes questions que votre collègue ? Non ? Je
pense que vous êtes une femme intelligente.
Alors je vais mettre carte sur table.
Alexandre n'est pas un simple humanitaire.
C'est un agent d'ADGSE.
Mais qu'est-ce que tu fais ? Quoi ? Mais qu'est-ce que vous racontez ? Il avait
pour mission de récupérer des informations sur les différentes forces
en place dans la région.
Complicité dans l'enlèvement d'un agent gouvernemental, c'est grave.
Mais j'y suis pour rien. Pour l'instant, l'important n'est pas de savoir qui est
responsable, mais de le retrouver.
Et vite.
Écoutez, vous connaissez très bien la situation là-bas.
Il n'y a pas des gentils et des méchants, il y a juste une grande zone
grise où tout le monde essaie de survivre. Et ce qui est arrivé à Alex
aurait pu arriver à n'importe qui. Sauf que c'est à lui que c'est arrivé.
Et je ferai ce qu'il faut pour le retrouver.
C'est une habitude chez vous d'abandonner les gens ? Comme votre
mari, Philippe, c'est ça ?
Moi, je n'abandonne pas les miens, quelles qu'en soient les conséquences.
Il devait juste prendre des médicaments, il n'a jamais été question d'un
enlèvement.
Le chef des rebelles avait menacé de faire un raid sur notre camp de réfugiés
si je ne lui fournissais pas des médicaments pour soigner ses blessés.
Je lui ai juste donné l'itinéraire qu'Alex devait emprunter au retour de l
'aéroport, avec un des derniers envois sanitaires.
Ils ont un camp fixe ?
Tiens, prends-le.
Il faut que je te parle.
Je t'écoute.
Je suis emmerdé, il y a un mec qui est venu me poser des questions sur le
commissaire Prisor dont tu m'as parlé à Pellier.
Quel type ? Apparemment un détective engagé par l'avocat.
Il m'a demandé ce que je savais.
Il t'a dit quoi ? Rien, parce que je ne sais rien.
Alors tout roule.
Qu'est-ce qui s'est passé exactement ? Pellier s'est fait embrouiller par un
escroc, c'est ça ?
Un certain de la ville ? Le gars a voulu truander, il a perdu, voilà.
Ah ouais ? C'est que sa femme est enceinte. Si ça se trouve, elle va
accoucher pendant qu'il est en prison.
À quoi tu joues, là ? Bah rien, c'est juste que... Qu'est-ce qui prouve que c
'est pas toi le détective ? Tu sors de nulle part, tu poses des questions.
Si ça se trouve, t'es même pas de la chavane.
Arrête.
En fait, t'as raison, je suis pas de la chavane.
Je suis détective privé.
Et j'enquête sur l'affaire Pellier.
Espèce d'enfoiré. Je suis désolé, j'avais pas le choix.
Le procès a lieu dans deux jours. Le seul petit bout de pisse qui peut m
'aider à sauver un innocent est entre tes mains.
Écoute, je sais que deux tableaux ont disparu. De l'étonnatie, ça te dit
quelque chose ? J'ai rien à te dire.
Mais je sais que c'est de la ville qui les a récupérés. Avec la complicité de
qui ? Je m'en fous, je veux pas le savoir. Je veux juste prouver que de la
ville existe. Mais arrête de m'embrouiller. La seule raison pour
laquelle je t'ai pas encore foutu mon poing dans la gueule, c'est que t'as
attrapé ce membre avec mon portable. Ce membre, c'est mon associé.
Donc tu voyais plus d
de la vie n'existe ? Tu veux rien dire, c'est toi qui vois.
T'étonnes pas si dans quelques jours, les flics repassent vous voir.
C'est votre belle-mère, c'est ça ? Je sais pas, je l'ai jamais connue.
C'est Sébastien qui vous l'a donnée ? Votre mari ne vous a jamais montré de
photo de son enfance ? Sébastien n'aime pas revenir sur le passé.
Surtout le sien.
Son père est parti avant sa naissance et sa mère est morte quand il avait trois
ans.
Il a été élevé en institution.
Pas vraiment le genre d'enfance dont on garde la nostalgie.
Et rien d'autre ? Pas de date, pas de nom ? Pour votre mariage, vous avez bien
dû fournir une copie intégrale d'actes de naissance.
Vous pourriez me retrouver la sienne ? Je pense, oui.
Mais pour quoi faire ? Pour commencer par le début.
La maison de retraite de Chantal Duroy, je sais qui la paye. Un certain Lionel
Tokarski. Il fait un virement chaque mois depuis dix ans.
Et devine comment se prénomme son épouse ? Caroline ? Caroline Tokarski,
psychanalyste dans le 18ème, voilà l'adresse.
Je trouve pas ça bizarre, non ? Couper tous les liens avec sa mère et continuer
de payer la maison de retraite. Ouais, ça mérite une bonne psychanalyse.
Allô, papy ?
Tu fais quoi demain ? Que puis-je pour vous, monsieur Roche ? D'abord, c'est
très gentil de me recevoir tout de suite.
Vous avez parlé d'urgence ? Oui.
Vous savez que c'est la première fois que je suis face à un psy.
Ça fait curieux, ça. Vous savez, ma fille est psy aussi, mais on n'en parle
pas beaucoup pour ne pas créer de secrets professionnels. Vous voyez ? Ah,
c'est curieux. Alors, les gens s'assoient comme ça en face de vous et
puis parlent de leurs problèmes. Oui, c'est à peu près ça, oui.
Et le divan ? Vous préférez ? Ah non, non, pas du tout, non.
Je m'allonge et je m'endors.
Lâche. Oui.
On dit que ça n'arrive qu'aux autres, et puis tout d'un coup, on a un problème de
prostate, et puis on se retrouve sur un banc en train de donner à manger aux
pigeons.
Vous savez, si vous souhaitez un rendez-vous pour une consultation, mon
assistante peut peut-être... Pardon, madame, non, non.
Je voulais vous parler d'un certain Thomas Le Guenec. Ça vous dit quelque
chose ? Thomas Le Guenec ? Oui.
Thomas Le Guenec qui a déclenché un incendie il y a 25 ans dont vous avez
été accusé.
Si jamais un flic débarque et me pose des questions sur ce qu'on se dit là...
Ça n'arrivera pas.
Je dirais pas qui, mais ouais, pour Lilito, c'est un de mes gars qui les a
sortis. Ils ont besoin d'argent, la mauvaise proposition au mauvais moment.
Mais c'est pas un voleur.
Et il est pas prêt de recommencer.
Et il a vu le type ? Moi, je les ai pu discuter, mais... Un grand type
grisonnant, élégant, limite aristo.
Quand j'ai été parler avec mon gars, je lui ai demandé qui c'était.
Christian de la Ville.
Il faudrait que tu témoignes.
Je dirais rien sur mon gars.
Alors je dirais quoi ? Je comprends.
Merci quand même.
Tu sais même pas pourquoi je te raconte tout ça.
T'es sûr que t'es pas un petit peu savoyard, toi ? Sûrement.
Je peux avoir la même chose, s'il vous plaît ?
Réjouissez-vous, j'ai la confirmation que Delaville existe.
Comment ? Par un témoin. Bon, qui pour l'instant refuse de témoigner, mais on
avance. Et vous ? Irène Pellier m'a fait parvenir l'acte de naissance de son
mari. Il est bien né à Versailles, et j'ai vérifié l'adresse.
Alors aujourd'hui, ce sont des bureaux, mais à l'époque, c'était un centre
pénitentiaire pour femmes.
Pardon ? Sébastien Pellier est né en prison.
D'accord.
Donc si je résume, Delaville existe et il a embobiné Pellier pendant des mois
avant de lui refourguer des tableaux volés. Il a récupéré les litons invendus
avant la saisie de la police.
On ne peut rien prouver.
Mais il faudra faire avec.
Bon, ben, au lit, on a procès demain.
Mais non, vous n'allez pas témoigner ces ridicules, on n'a aucune preuve. Mais on
a des éléments.
S'ils sont bien présentés... Ça s'appelle mentir et c'est puni par la
loi. Non, ça s'appelle avoir des convictions et les partager au tribunal.
Non, mais rassurez-vous, quand j'étais au lycée, j'étais membre de la ligue d
'improvisation. Non, ben alors pourquoi je m'inquiète ?
On est sauvés ? Oui.
Le taille au coin de la rue ? Toujours pas.
Et maintenant, nous allons entendre M.
Roche-Philippe en qualité de témoin.
Veuillez donner votre nom, prénom, âge et profession.
Philippe Roche, 44 ans, agent de recherche privée.
Nous vous écoutons.
Merci Madame la Présidente.
Alors, on a dit beaucoup de choses sur Christian Delavigne.
Existe-t-il ou pas ? Est-ce qu'il a abusé de l'accusé ? Ou au contraire, est
-il son complice ? Moi, je sais pas.
Moi, je voudrais vous parler d'un autre homme.
Un homme beaucoup plus important dans cette affaire.
Je voudrais vous parler de Sébastien Pellier.
Car même si les éléments matériels ne plaident pas en sa faveur, qu'est-ce qu
'on sait de Sébastien Pellier, l'homme ? N'importe qui peut faire n'importe quoi
selon les circonstances. Mais s'il y a une chose dont je suis sûr, c'est que
jamais Sébastien Pellier aurait fait quoi que ce soit qui puisse l'envoyer en
prison.
Pourquoi ? Parce que c'est là qu'il est né.
Sa mère a accouché en maison d'arrêt, il y a passé les trois premières années de
sa vie.
Jusqu'au décès de sa mère.
Et il n'a jamais su qui était son père.
Toute sa vie a été construite dans le but de s'affranchir de ce passé honteux.
Et soudain, il aurait pris le risque de retourner en prison. Pourquoi ? Pour de
l'argent ? Le dossier d'accusation pointe la crédulité extrême de Pellier
face à Delaville.
Mais plutôt que de se demander si cette confiance aveugle est répréhensible ou
pas, je voudrais m'interroger sur ses motivations.
Que représentait Delaville pour Pellier ? Un confident ? Une sorte d'âme sœur ?
De père spirituel ?
Voire de père tout court.
Le père qu'il n'a jamais connu.
Le père qu'il a toujours cherché.
Tout.
Dans le parcours de Sébastien Pellier, faisait de lui la proie idéale pour un
escroc de haut vol comme de la ville.
Qui a su appuyer sur les bons boutons pour parvenir à ses fins.
Alors voilà.
Vous avez du côté de l'accusation, des faits bruts qu'on peut interpréter à
volonté.
Et du côté de la défense, la vérité.
La vérité certes trouble.
certes complexe, mais la vérité d'un homme.
Bien.
Merci, monsieur Roche.
Je tiens à préciser qu'il s'agissait bel et bien d'un témoignage et non de la
plaidoirie de la défense.
Je comprends qu'elle ne veuille pas me parler, mais vous lui avez bien expliqué
le sens de ma démarche.
Et elle dit qu'elle n'a pas besoin de votre aide ?
Elle vous remercie, mais elle a tourné la page.
Alors, je vais devoir vivre avec ça sur la conscience toute ma vie ? Mais non,
au contraire. Elle vous remercie.
D'après elle, vous lui avez sauvé la vie. Sans vous, elle n'en serait
probablement pas là où elle en est aujourd'hui.
Elle a passé trois ans au centre à cause de moi et elle me remercie de l'avoir
sauvée.
De quoi ? Elle n'a pas voulu nous sentir plus.
Faut que je la vois. Faut que je lui parle.
Je suis désolée mais elle préfère en rester là.
J'aurais tellement voulu faire quelque chose pour elle.
Il y a peut-être un truc.
Encore vous ? Vous avez pris une chambre ? Vous avez raison, on est bien ici.
Oh, alors pas du tout, non.
Je suis venu vous parler de votre fille.
Je vous ai déjà dit, on ne se voit plus.
Je l'ai rencontrée.
Vous devez être fière.
Elle a un très beau cabinet.
Elle est psy.
Je sais.
Enfin, on m'a dit.
Alors pourquoi vous ne me voyez plus ? La colère.
Pour elle.
Pour moi, la honte.
La honte de ne pas avoir si protégé mon bébé.
Et votre mari ? Il était violent.
Il nous frappait.
Toutes les deux.
Et vous n'avez rien fait ? Combien de fois j'ai voulu le dénoncer.
Mais je n'y arrivais pas.
J'avais peur.
Elle ne me l'a jamais pardonné, je la comprends.
Son arrestation pour cette histoire d'incendie a été pour elle une
libération. Enfin, elle échappait à ce cauchemar.
Et vous ? Moi ? On ne quitte pas un mari violent comme ça.
Puis je l'aimais.
S'il n'était pas mort, j'y serais encore.
Et c'est elle qui paie votre séjour ici ? J'imagine.
La pitié pour une pauvre pécheresse.
C'est peut-être pour ne pas perdre complètement le contact.
La revoir ? Maintenant ? Ah non, ça serait pour elle la pire des choses.
Comme à l'époque de l'incendie ? Mais qu'est-ce que vous voulez ?
Messieurs-dames, la cour !
L'audience est reprise, vous pouvez vous asseoir.
Monsieur Pellier.
Le pire, c'est que ça se tient.
La relation père-fils autour de l'art, la confiance aveugle.
J'ai parlé de ça ? Après en avoir délibéré, le tribunal vous déclare
coupable d'effet de vol et vous condamne à une peine de 12 mois d'emprisonnement,
dont 9 mois avec sursis.
Madame le greffier, audience.
Sous-titrage ST'
501
Vous pensiez tout de même pas que votre petit numéro allait suffire ? Il va bien
y avoir un moyen de faire sortir de la ville.
Je vous souhaite que ce soit plus facile qu'avec les bébés.
Pourquoi ? Votre femme n'arrive pas à accoucher ? Pellier tiendra pas le coup.
Il est anéanti.
Il a même refusé de faire appel.
C'est comme si tout ce qu'il avait fut le rattrapait. Je sais ce qu'il
faudrait.
Il faut retrouver Delaville.
Merci, Marie.
Bon, on reprend depuis le début.
La prison. Non ! Delaville.
Ils se sont rencontrés au cours d'une vente, c'est ça ? Oui, où Delaville a
remporté une vanité de... Strik ? Strek ? Strik.
C'est du baroque flamand.
La spécialité de Delaville, selon Pellier.
Mais je vois pas trop le lien avec les litots de Matisse. Non, non, non, on
oublie les litots de Matisse.
Admettons qu'il les ait récupérés pour les revendre, comme vous disiez. Non,
non, on se concentre sur le domaine de prédilection de Delaville.
Le baroque, en particulier le vanité.
T'as compris ? Ouais, ouais.
Non, parce que là, officiellement, l'affaire est bouclée.
Pellier est déclaré coupable. Delaville pense qu'il est hors de cause et donc
que les affaires peuvent reprendre.
Il suffit de trouver une vente où on puisse introduire une vanité.
Un paylier devrait bien avoir un ami qui pourra nous aider en salle des ventes.
Je vois que visiblement vous avez les choses bien en main. Je vous laisse.
Ah, il est pas compris.
Monsieur Roche, auriez-vous pris coup à la chose psychanalytique ?
Je ne suis pas venu pour moi.
Je vous l'ai déjà dit, je n'ai aucun désir de rencontrer ce monsieur Thomas
Le Guenec.
C'est au sujet de votre mère.
Oui.
C'est un vieil homme qui vous parle.
Voilà, je l'ai dit.
Vous avez combattu, vous avez fait un travail remarquable pour vous
reconstruire.
La violence est un enfer, mais la colère en est un autre.
Je croyais que c'était votre fille, la psy.
Et vous savez, c'est bien plus compliqué que vous ne le croyez.
Non, c'est beaucoup plus simple.
Ma voiture est en bas, Et je vous emmène voir votre mère.
Mais de quel droit vous vous permettez comme ça de rentrer dans ma vie ?
Madame, fichez-moi dehors et vous n'entendrez plus jamais parler de moi.
On est arrivés au domaine.
Et là, elle est descendue et... Elles sont restées là, au moins, à se regarder
comme ça.
Sans rien se dire.
Juste comme ça.
C'était hyper beau.
Ça va pas ? Fais pas attention à moi.
Au cinéma, je pleure même devant les pubs.
Qu'est-ce qu'elles se sont dit ? Rien.
Rien.
Elles se sont prises dans les bras, elles se sont embrassées.
850 900
Monsieur, 50, 1000, 1050 au téléphone, 1200, 1300, 1400,
1500, 1600, 1700 à ma gauche, on est plus à droite, 1700, 1800, 1800 voulez
-vous encore madame, non ? 1800, vous n'en voulez plus ? Personne au
téléphone, à 1800 j'adjuge, c'est ici par vous madame.
Adjugé, 1700.
Et nous vendons maintenant cette très belle peinture, vanité, donc école
française du XVIIe siècle, huile sur toile, quelques réparations au verso
ancienne. Et commençons pour cette vanité à 20 000 euros.
20 000 au téléphone,
24 000 derrière, en voulez-vous encore, 25 000 devant, 26 000, 27 000, 30 000
ici au téléphone, 34 000.
35 000.
36 000 au premier rang.
37 000.
En voulez-vous ? Non ? 37 000, c'est ici.
37 000 par monsieur ici.
38 000.
38 000. En voulez-vous encore ? 40 000.
42 000 à ma droite. 45 000. 45 000, en cher ici à ma gauche.
45 000.
En voulez-vous, monsieur ? 46 000.
48 000. 48 000 à ma gauche.
Cinquante mille.
Cinquante mille. Cinquante-cinq.
Cinquante-cinq mille, l'enchère est ici à ma gauche.
Cinquante-cinq mille. Soixante mille.
Soixante mille à droite par la pochette rouge. Madame et monsieur, vous êtes
ensemble ? Oui ? Vous n'en voulez pas ? À soixante mille, l'enchère est à
droite, ce n'est pas par monsieur ? Non ? Terminé ? Je vais adjuger à soixante
mille, c'est par monsieur ici à ma droite. À soixante mille, j'adjuge. Plus
nous.
Adjuger soixante mille à monsieur avec une pochette rouge.
Et nous vendons maintenant...
Une bonbonnière ou une boîte à bijoux.
Félicitations.
Merci. Vous m'avez fait faire une jolie folie. Vous ne pourriez pas s'y mettre.
Qu'est-ce qui vous prend ?
Michel Argençon, c'est votre vrai nom ? Ou c'est encore un pseudonyme, comme de
la ville ? Je vois pas que vous êtes mal en droit. Ah si ? Vous êtes suspect dans
une affaire criminelle et comme tout citoyen, nous avons le droit de vous
menotter pour vous emmener à la police.
Il n'y aura pas loin.
Laissez-moi passer, vous comprenez bien que c'est général.
Oh non,
malheureusement. Elles sont bien cachées.
Je lève mon verre à mes sauveurs.
Merci pour tout.
Il y a de la ville qui a pris votre place en prison.
Sa tentative de fuite après votre petite mise en scène n'a pas joué en sa faveur.
D'autant que la police a retrouvé ses empreintes sur les toiles qui m'avaient
fait rebondir.
Ah oui ? Alors à ce qu'il parlait, il a fait son foufou. Tu rêves. Non, non,
mais attendez, c'est parce que c'était comme un vertige. J'arrivais plus à m
'arrêter. Non, non, mais c'est vrai.
Il m'est arrivé exactement la même chose un jour au casino à Deauville.
Moi, je vais y aller. Tu vas où ? Bah, tu sais, j'ai des trucs en dehors de l
'agence. Ah, des potes. On va faire la fête.
Ok. Ils font quoi, ces parents ? Eh ben, va falloir mener l'enquête.
Philippe !
As the joke is now on them Soon there won't be
any money left to spend
Well, I'm happy
Yes, I'm happy And I'm perfectly
content Oh, I'm happy Yes
Sous-titrage ST'
501
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.