All language subtitles for detectives 22 2026-10-13 18-39-07-961(1)

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Original subtitles

S'il vous plaît monsieur, mon fils est aux urgences, aucun taxi va me prendre,

je vous en supplie, emmenez-moi.

S'il vous plaît.

Félicitations pour votre score d'hier, monsieur le maire. Ça sent bon pour le

deuxième tour. Merci, mais n'oubliez pas d'aller voter dimanche.

T'en foutes.

Ça fait tellement chier, cette séance photo au régalet. On ne peut pas

annuler. Non, on ne peut pas. La presse est déjà sur place.

Je te rappelle que le renouveau de ce quartier est quand même au centre de ta

campagne.

Oh putain.

I made it to the city lights Before they took over my life And that's the only

one we got They wanna make you believe And then

Something tells me Everybody hates me What you gotta do to be

right When you know When you know When you know

Vous imaginez la réaction de ma femme, de mes enfants ? Et puis ce genre de

photos, ça se propage très vite.

On aboie dans le Grand Paris, Villemont, c'est un village.

Tonon, créateur d'emplois de bouffe.

Pardon, je ne juge pas, mais ça vous arrive souvent d'embarquer des filles

comme ça ? Vous vous foutez de ma gueule ou vous me prenez pour qui ? Pour un

homme qui a été pris en photo en train d'embarquer une fille comme ça.

J'ai eu des doutes, évidemment, mais quand je l'ai laissé aux urgences... Je

confirme, M. Tonon m'a appelé juste après.

Mon avance sur ma rivale est bien moins importante qu'on ne l'imaginait.

L'élection va se jouer à un cheveu, alors... Non, non, ces affiches-là,

forcément, ça tombe mal.

J'ai toujours accepté de prendre des coups.

En politique, c'est le jeu.

Mais là, c'est... C'est dégueulasse.

Et si c'est ce genre de guerre qu'elle veut... Et la police, elle dit quoi ? Qu

'est-ce que vous voulez qu'elle dise ? Elle mène l'enquête à son rythme, elle

étudie toutes les pistes, mais le second tour est dans six jours, ils vont pas s

'amuser à enquêter à charge.

contre une femme qui pourrait être le prochain maire. Qu'est-ce que vous

attendez de nous ? Que vous prouviez que c'est Debrie-Court qui a fait ça. Vite.

Avance, Cotin.

Et si c'était pas elle ? Vous briguez votre quatrième mandat. Depuis le temps,

vous avez dû vous faire un paquet d'ennemis. À qui profite le crime ? Là,

maintenant ? J'ai un déjeuner dans une maison de retraite, je vous laisse.

Michel est mon directeur de campagne, il vous enverra les éléments dont vous avez

besoin.

Pour vous ôter vos scrupules, c'est mon argent personnel que je mets sur la

table.

L'atelier, c'est la vérité.

Pour mon honneur, pour ma famille et pour ma ville.

Vive la République ! Vive la France ! Premier tournée municipale, Tenon

est en tête.

Le soir même, il prend dans sa voiture une prostituée qu'il dit avoir déposée à

l'hôpital.

Quoi ?

J'adore quand vous nous faites la maîtresse, avec vos petites

démonstrations.

C'est vachement bien, on visualise bien l'affaire comme ça.

Le lendemain, ses affiches sont placardées dans toute la ville. Tonon

pense que le coup vient de son adversaire du deuxième tour, Justine de

Bricourt. En tout cas, ça l'arrangerait bien que ce soit elle, qu'on l'aide à le

prouver devant ses électeurs.

Justine de Bricourt, mariée, un enfant, ex-sportive de haut niveau, elle a fait

le tour du monde à voile.

Très investie dans la défense de l'environnement depuis, conseillère

municipale dans l'opposition, c'est le premier mandat de mère qu'elle brigue.

Ça sent l'égaliste.

Les sciences sont les pires. Frédéric Rosen, son directeur de campagne et

fidèle bras droit. Bon Marc, vous vous occupez du voisinage, là où la photo a

été prise et si possible à l'heure où elle a été prise. Et vous vous rencardez

sur la prostituée. Faut aussi vérifier à l'hôpital si ils la reconnaissent.

Je prends.

Parfait.

Il ne nous reste plus qu'à infiltrer l'entourage de Justine de Bricourt.

Moi ? Elle a beau être une femme politique, elle reste une femme.

Ah oui d'accord, je vois.

Vous voulez que je laisse le charme agir.

Voilà, c'est ça.

Ça va bonhomme ? Tu as prévenu les yeux comme ça.

Ah, tu sais ce que ça coûte un emprunt de carbone ? C'est nouveau ça.

Tiens. C'est quoi ça ? Un sac réutilisable.

Cadeau.

Bon, tu vas rester avec ta soeur ce soir. Pourquoi ? Tu vas où ? Truc

passionnant. Une réunion de l'appartement.

C'est... Je sais.

Un homme politique vient chez toi et t'invite des amis pour parler avec lui.

Ouais, c'est ça.

Alors c'est qui ? Là, c'est Justine de Bricourt.

Oh, c'est géant ! Elle a fait le tour du monde à la voile. Et en plus, elle est

contre le réchauffement climatique.

Comment tu sais tout ça, toi ? On en a parlé en cours.

Elle est trop géniale.

Dis-moi, ça te dirait une petite sortie entre hommes ? Mais je refuse de me

faire élire sur des promesses que je sais impossibles à tenir.

Alors, évidemment, les propositions de mon programme sont plus modestes au

regard de celles de mon adversaire, mais au moins, elles sont tournées vers l

'avenir et surtout, surtout, elles sont réalisables.

Est-ce qu'il y a une autre question ?

Jeune homme.

Vous avez dit que si vous êtes élu, les bâtiments fonctionneront en énergie

renouvelable ? Oui, absolument.

Solaire ou géothermie ? Voilà une question d'avenir.

Alors l'idée est de mettre en place un système d'éthique.

Dis donc, je suis impressionné. Qui permet de ne jamais être à court d

'énergie.

Mais on ne peut pas faire l'économie d'une période de transition.

Tiens, passe-moi ton verre.

Bonsoir. Alors, quel est ton prénom ? Hugo.

Très concerné par l'écologie, mais félicitations. Merci.

Genre, il laisse tous les appareils en veille.

Alors voilà, vous leur offrez de l'amour, de l'attention, des valeurs, et

à la moindre occasion... Tiens.

Pardon, Philippe Kermadec.

C'est la première fois que vous venez ici ? Oui, j'avoue, parce que j'ai

toujours du mal à croire qu'un camp a complètement raison et l'autre a

complètement tort.

Je suis complètement d'accord.

Et en même temps, en lisant votre acte, je sais pas pourquoi je me suis senti

complètement concerné.

Ah.

Mais on a beaucoup travaillé pour arriver à des propositions concrètes. Et

ça se sent. Oh, ça me touche.

Ah.

Non, parce qu'en politique, on a encore tendance à attendre d'une femme qu'elle

soit simplement jolie, bien habillée, apprécie et réfléchie. Bon. Oh non. Ah

si. Non. Ah si.

Les gens ont dépassé ça. Non, pas tous.

Voyez-moi.

Cela dit, c'est un problème que votre adversaire n'a pas.

Remarquez, il en a d'autres.

Alors tôt ou non, on en pense ce qu'on veut, mais moi je ne peux pas admettre

qu'on le traîne dans la boue de cette manière.

Si je dois gagner, ce sera proprement sur le terrain des idées. Bien sûr.

Voilà, je dois y aller.

Bonne soirée, j'espère à bientôt.

À bientôt.

Elle est trop belle.

Elle est beaucoup trop vieille pour toi, surtout.

De toute façon, t'es pas son genre.

Ah bon, et pourquoi ? Pas que je veux dire, c'est quoi son genre ? Les gens

qui partagent ses idées.

Les gens qui veulent faire bouger les choses.

Les gens qui s'impliquent.

Tu sais quoi ? T'as carrément raison.

Viens.

Salut.

C'est bien ce que vous faites pour la vie.

Merci.

Et ça ? Pas.

Et ça ? Merci. Alors moi j'ai une semaine off, si jamais je peux aider.

Bah écoutez, toutes les bonnes volontés sont les bien sûrs.

Issa ? Qu'est-ce que tu fais là ? J'avais pas envie de manger toute seule,

alors je suis venue t'embêter.

Tu m'embêtes pas, mais comment t'es entrée ? Tu te rappelles que tu m'as

donné les clés au cas où tu les oublierais.

C'est comme ton code de carte bleue, ton numéro de sécu, enfin tout.

Comment ça ? T'as passé une bonne journée ? Maman a été sage ? Elle a pas

trop couru dans tous les sens ? Tu sais que si tu veux t'adresser à maman, tu

peux lui parler directement, parce que c'est déjà parlé, elle.

Alors, porc laqué au caramel, légumes sautés au gingembre.

Et ça, c'est pour moi.

C'est pas cuit, ça ? Eh ben non, c'est une salade. Les légumes sont bien lavés

? Alors, j'ai spécifiquement demandé à ce qu'ils me laissent plein de petits

bouts de terre dedans.

C'est pas drôle ? Eh ben si, ça l'est, mon amour.

Allez.

Mon pote des mœurs m'a filé le fichier des filles verbalisées pour prostitution

dans la Grande Couronne.

Tu sais, l'affaire du politique dont je t'ai parlé, j'en ai pour toute la nuit.

C'est peut-être une comédienne ? On cherche où on peut.

Attends, je vais t'aider.

Et hop ! Passe-moi mon plat.

Tu veux qu'on mange en regardant un fichier de prostituée ? On a déjà

regardé le pire à la télé.

Vous êtes proche de votre fille Manon ? Ben, elle a quitté la maison il y a un

an.

Mais elle continuait à venir dîner chaque semaine.

Et puis parfois, on allait faire un peu de shopping toutes les deux.

Puis du jour au lendemain, plus rien.

Elle nous évite.

Toujours une bonne excuse.

Une dispute peut-être ? Ben non.

Elle nous cache quelque chose.

S'il vous plaît, dites-nous qu'est-ce qui se passe.

Il faut d'abord que j'en parle, mais pas d'associer.

Vous avez la photo ? Qu'est-ce qui vous fait penser que

votre fille est embarquée dans une... dans une sale histoire ? La veste en

cuir.

La veste en cuir.

Ah oui, la veste en cuir, quand vous l'avez croisée dans la voiture haut de

gamme. Elle n'a pas les moyens de se payer tout ça.

Vous comprenez ? Ne m'en parlez pas ! Le chômage, les détenissons d'intérim, j'ai

connu ça.

C'est Lucine qui a tenu à s'installer ici, proche des gens.

Au cœur d'un quartier que le maire a laissé à l'abandon.

Il y a pire.

Il y a toujours pire.

En même temps, c'est quand même dommage de laisser tout ça vide alors qu'il y a

des gens qui crèvent de froid dehors.

Vous avez attrapé le virus de la politique ? On dirait que c'est

contagieux. Et puis, il paraît que toutes les bonnes volontés sont les

bienvenues, alors... Absolument. Merci pour votre soutien. Je me disais...

Pardon, excusez-moi.

Fred, on peut se voir ? Ça va ? Pardon. Pardon ?

Marc, du nouveau ? Aucun témoin là où la photo a été prise.

Il n'y a rien au fichier des mœurs.

Xenia ? Pas mieux, personne n'a vu cette fille aux urgences.

Bon, il n'y a plus qu'à espérer que Philippe ait eu plus de succès avec son

opération séduction.

En attendant ces affiches avec les photos, quelqu'un les a bien collées ?

On va aller interroger les habitants du quartier. Quelqu'un aura peut-être vu

quelque chose.

On en était où ?

Oui, demain, on distribue les tracts rue François Mitterrand à 14h, c'est ça ? Il

y aura la presse locale ? Et pour le reste, ça va aller ? Mais oui, tout va

bien se passer, ça va. Qu'est-ce que je voulais te dire, tout le monde ? C

'est quoi que t'es là, toi ? Nora et Philippe ont pris une

grosse mission.

Toute l'équipe est sur le coup.

Qu'est-ce que tu veux que j'y fasse ? C'est-à-dire que... Ça a bien marché,

notre collaboration, l'autre fois.

Le boulot détective, c'est sur le terrain que ça s'apprend, non ? Et puis

l'agence est encore fragile, si on continue à laisser filer des clients...

Eh ben voilà, tu me déconcentres.

Dis-moi, tu commençais par quoi dans cette affaire ? Manon a soué son studio

avant de disparaître.

On file la sous-locataire.

Carnet sans tout.

Répondeur.

Mlle Manon Beauclair ? Oui, Claude Simon, conseiller pour l'emploi.

Écoutez, il y a un petit problème sur votre dossier. Il faudrait qu'on se voit

assez vite pour régler la situation.

Vous pouvez me rappeler sur le numéro qui s'affiche ? Au revoir, mademoiselle.

Vous croyez vraiment ? Allô, madem... Ah, Alison, oui.

Oui, bien oui, sur le quai, au tête du train. Bien sûr, j'ai noté.

Ah, voilà.

Alison, elle rentre dans le notaire.

Eurostar.

Oui, allô ? Mlle Leclerc ? Oui.

Écoutez... Non, non, non, ça sera très court.

Ah, c'est possible demain, 11h.

Eh bien, à l'antenne de Bagnolet.

Voilà Mlle Leclerc. Au revoir, au revoir.

Santo, 50 ans de métier.

Elle a dû se douter de quelque chose.

Mais non !

Ça va être ça ? Mais oui !

Allez, à toi de jouer, gamin, vas-y ! À toi de jouer,

allez !

Maxime, vous m'entendez ? Impec gamin, tu me reçois ? Yes, Roger.

Elle se dirige par la bouche de métro là, je fais quoi ? Ok, t'as des tickets

? Mais vous êtes où ? T'as des tickets ? Bah non.

Oh bah tu te démerdes hein ! Je file gare du Nord, cherchez Allison.

Et t'as pas pu les suivre ? Mais la voiture l'attendait déjà sur le parking,

alors tout ce que j'ai pu faire, c'est prendre des photos.

Oh non, surtout pas de lait, ça tue les antioxydants.

Ça fait depuis des siècles que les Anglais glissent du lait dans leur thé.

Et je ne crois pas que nous manquions d'antioxydants. Ah mais c'était pas

contre l'Angleterre, hein, je... J'adore les muffins. Qu'est-ce qu'elle fichait

dans une maternité ?

Une visite ? Non, une échographie. J'ai demandé à l'accueil. Votre fugitif est

enceinte. Oui, elle connaît trois mois, tout est normal.

En fin de temps de récupérer les infos, elle avait filé.

Même si elle était une championne du 110 mètres haies, un enquêteur ne m'aurait

pas laissé filer.

Leçon numéro un.

Leçon numéro deux.

Un bon détective a une obligation de moyens, pas des résultats.

Mais encore si on voyait les plaques d'immatriculation sur tes photos.

Ah ben, je l'ai noté, hein.

Comme vous m'avez demandé, à l'ancienne, quoi, au cas où.

Mais pourquoi tu ne l'as pas dit tout de suite ?

Bonjour Charles.

Désolée, je suis en retard.

T'as du nouveau ? Anna n'a pas contacté sa famille.

Non, toujours pas.

Et elle n'a pris contact avec personne d'autre.

Je ne veux pas prendre le risque de la perdre. On se laisse encore deux jours

et on intervient.

Dès qu'on aura récupéré Anna, tu pourras mettre fin à ton association avec les

Roches. Non, tant qu'on n'en sait pas plus sur elle, on ne bouge pas. Il va te

falloir une bonne excuse.

Si tu veux que ton associé pose pas de questions, tu y as pensé ? Je pense qu'à

ça.

Tu veux qu'on dîne ensemble ? Non, j'ai du travail.

Oh, c'est mignon ! Regarde ! Oh là là ! Et avec le t-shirt, regardez !

Merci Alison ! Oh, génial ! Les Beatles, les Beatles, t'es un petit secoulet de

tes ancêtres. Quoi ? On est de la même famille que John Lennon ? Vous nous avez

caché votre talent de cuisinière. En gros, la recette c'est ? De la

blanquette avec des pâtes à douce. Ah oui, très très bon ! C'est excellent.

Merci, c'est pas grand chose.

Nora, c'est peut-être une blanquette pour vous ? Mais pour nous, ça veut dire

beaucoup !

C'est trop ! Pardon, mais vous vouliez être invitées.

Tout va bien.

Bon, en attendant, Dobricourt et Rosen, vous êtes sûrs ? Je sais reconnaître une

accolade amicale quand je revois une. En même temps, c'est pas votre job de

prouver qu'elle a trompé son mari. Non, mais ils complotent un truc, tous les

deux. De toute façon, demain, à 14h, rue François Mitterrand, il faudra les avoir

à l'œil. Dis-moi, Philippe, quelle tendance au second tour ? Ben, Tonon est

toujours en tête, mais il a perdu beaucoup d'avance.

Faut dire que le placardage des photos lui a pas fait que du bien. Je sais que

je suis partie une grosse semaine, mais rassurez-moi, je suis à l'agence ou bien

chez moi ? Pardon, c'est de ma faute.

Il nous faudrait des informations sur ce Rosen, mais je sais pas grand-chose. En

fait, le gars a pas d'internet, pas de téléphone fixe, pas de carte bancaire à

son nom... Pas de Facebook ? Pas de Facebook.

Et typique du gars qui veut pas laisser de traces, hein ? Vu le profil, je

dirais plutôt alter-mondialiste.

Anti-système, tu vois. Alors qu'est-ce que devrait courir lui, ma bouille ? Je

sais pas, en même temps, peut-être qu'il se la joue Bonnie & Clyde, on sait pas.

Bonnie & Clyde, c'est avant tout une grande histoire d'amour, non ? Et si

cette Justine était tout simplement amoureuse de votre Frédéric ? C'est trop

nul, l'amour.

Les petits problèmes avec ta chérie, toi ? Pas du tout. Mais l'amour, si c'est

comme maman et toi, franchement, je vois pas à quoi ça sert.

Ça va ? Oui.

Elle vous manque ? Qui ça ? Votre femme.

Elle est toujours là.

Même absente.

Et si elle revenait aujourd'hui ? Je savais que la famille, les enfants, le

mariage, tout ça, ça ne lui suffirait pas.

Mais ? Mais j'ai toujours pensé qu'elle reviendrait.

Et c'est ce que vous attendez ? Plus maintenant.

J'ai un scoop sur Justine de Bricourt.

C'était il y a 15 ans.

En s'opposant aux forces de l'ordre qui les empêchaient d'investir la

préfecture, des militants ont lancé des cocktails monotophes. Le bâtiment classé

a été complètement ravagé par les flammes.

Deux pompiers ont été légèrement blessés lors de l'altercation.

Voilà, Justine de Bricourt et Frédéric Rosen, ex-membre du Rassemblement

Libertaire. Et toujours liés 15 ans plus tard.

Elle tient la vitrine officielle et lui s'occupe de l'arrière-boutique.

Tout de suite, vous avez pas gardé contact avec des vieux potes avec qui

vous avez fait des conneries ? Des conneries ? Comme mettre le feu à un

bâtiment classé ? Non.

C'est feu ou classé qui vous gêne ? Non, c'est pote.

En fait, il s'appelle Frédéric Rosenthal.

C'est pour ça qu'on n'avait rien trouvé dans le stick.

Il a servi d'exemple à l'époque.

Première condamnation et premier séjour en prison.

Tenons, c'est le troisième message qu'il me laisse.

Il faut que je réponde.

Attendez, pour dire quoi ? On n'a aucune preuve contre Dobricourt, ni contre

Rosen. On a des éléments circonstanciels.

Comme quoi ? Ils ont été un peu turbulents dans leur jeunesse ?

Je comprends que Tonon n'ait pas la même aura que Dobricourt à vos yeux, mais s

'il y a une victime dans cette affaire, c'est lui.

Et donc ? On lui fournit de quoi ? Diffamer son adversaire ? Ça c'est votre

conception de la démocratie ? Je dis juste que Tonon est notre client et

que... Laissez tomber. Vous proposez quoi ? On revient à l'ordre de mission

initiale. On enquête sur Dobricourt pour savoir si c'est elle qui a ordonné à

Rosen de piéger Tonon. On connaît leurs antécédents, leur façon d'agir, alors

oui, ça éventuellement c'est possible. Et surtout, on cherche à savoir si c'est

Rosen qui a engagé cette fille. Et si c'est lui qui a pris les photos ? Oui.

Xenia, il faut continuer tes recherches sur internet.

Laura et moi, on lâche pas Rosane une semelle.

Maxime, j'ai du nouveau.

Et voilà un crème.

Déjà touillé ? Oui.

Demi-sucre ? Oui.

Merci.

Je vous en prie.

Ah d'accord.

Donc vous êtes à fond ? Ah oui.

Je n'ai absolument rien raté.

Il paraît que c'est dans les deux premières années que tout se joue.

Ah bon ? Oui.

Alors qu'est-ce qui s'est passé pour vous ?

Faudrait que je demande à mes parents.

Pourquoi ? Pour rien.

Je vais y aller. Non, non, laissez.

La jungle urbaine, c'est mon domaine. Non, attendez un peu.

Allez, c'est parti.

Bonjour. Tenez, pour une politique transparente et juste.

Bonjour, madame. Tenez, arrêtez pour le changement.

La politique, c'est du sérieux ! Bonne journée.

Je sais pas comment vous faites pour sourire tout le temps comme ça.

Je m'entraîne, figurez-vous. Bonjour, monsieur. Tenez, bonne journée.

Tous les matins, je me regarde dans le miroir, je m'insulte tout en souriant.

Alors, ce n'est pas évident, mais c'est très efficace, croyez-moi.

Bonjour, madame. Tenez.

Bonne journée. Merci.

Et puis, si tout le monde était d'accord avec moi, il serait le challenge.

C'est vrai que vous aimez ça, vous, le challenge.

C'est comme ce tour du monde à la voile.

C'est ce qui vous a lancé, non ? Ça n'a pas été trop difficile d'aller sur votre

famille comme ça ? Non.

Alors, si vous voulez dire que je suis prête à sacrifier mon mari et ma fille à

mes idéaux, la réponse est oui.

Et ils le comprennent très bien.

C'est pour ça que je les aime plus que tout.

Ce tour du monde était vital pour moi.

C'était l'occasion d'une véritable prise de conscience.

Je décidais de m'investir dans la politique.

Enfin, même si le prix a payé.

Et loin d'être négligeable, je vous l'accorde.

Je suis pas sûre que tout ça vous regarde.

Madame de Vricourt, s'il vous plaît, on peut vous poser quelques questions ?

Oui, bien sûr.

Je décidais d'être utile à mes concitoyens et je l'assume. Voilà.

Une petite photo, s'il vous plaît ? Bien sûr.

Vous m'avez beaucoup élu.

À votre avis, qu'est-ce que c'est ? Aucune idée, mais ça sent l'embrouille.

Quand même pas braqué à un immeuble vide.

Allez, allez, on y va.

C'est vocal ça.

Oh oui, et c'est pas le genre de truc dont De Bruycourt pourra se vanter en

période électorale.

Faut qu'on le dise à ton nom, non ? C'est une voiture de location, elle est

le dépôt et il nous loue qu'aux entreprises.

Appelez-le ! Je l'ai déjà fait, j'ai déjà appelé, ils auraient voulu me dire.

Santo, leçon numéro 3.

C'est la base de notre métier.

Le théâtre.

Téléphone.

Voilà. Numérotation.

J'ai appuyé sur bis.

Allô ? Oui, bonjour mademoiselle.

Oui, écoutez, j'ai un problème avec ma bagnole.

Oui, la climat a foiré.

Hein ? Au prix où je paie vos services ? Je ne sais pas ce qui me retient.

Oui, bon, quoi ? Le numéro du contrat ? En haut, à droite ? Je ne vois

rien, là.

Ah, oui, l'immatriculation. Oui, oui, bien sûr.

Alors, CF 026 RD.

Voilà, oui, bien sûr.

Ah ben oui, oui, cabinet de gestion, oui, RH cardinal.

Voilà, très bien.

Ah, je ne vous entends plus, madame.

Non, non, non, non.

Allô ? Non.

Non, madame, je ne vous entends pas.

RH cardinal.

Dimensionnement et redéploiement des effectifs, déclinaison opérationnelle de

la stratégie... Vous comprenez ce charabia ? C'est un cabinet de gestion

spécialisé dans le plan social et le licenciement.

Et les parents de Manon qui craignaient qu'elle se prostitue.

Et en même temps, ces types mettent les gens sur le trottoir.

Alors qu'est-ce qu'on fait, Santo ? On va aller faire un tour à la

sortie des bureaux. Hop ! Ah oui, pour trouver qui conduit la berline de la

photo.

Alors ? Ben vous voyez, Justine de Bricourt est impliquée dans une action

illégale.

J'aimerais bien savoir ce qu'elle est en train de raconter.

Ben mettez la radio.

98.3.

Et j'apporte tout mon soutien à ces gens-là.

Si la municipalité avait respecté ses engagements en matière de logement

social, de telles initiatives ne seraient pas nécessaires.

Bon, je vous remercie.

Elle est très forte.

Pour l'instant, elle fait plus Romain Desbois que Lady Macbeth.

Quoi ? Ça m'arrive de lire.

En tout cas, elle n'a pas peur de franchir la ligne jaune au nom du jeu

politique.

Qu'est-ce qu'elle fait là ? Elle s'est proposée pour

infiltrer les squatteurs.

Vous auriez pu m'en parler.

J'avais mis un mot sur son carnet de correspondance.

Vous ne l'avez pas lu ?

Monsieur Roche, en voilà un, en voilà un, c'est lui.

C'est lui, c'est lui, c'est pas lui.

Sincèrement, comment est-ce qu'on peut deviner qui c'est ? Ah oui, nous deux

là. Ils disent au revoir, c'est pas lui, c'est lui, c'est pas lui, c'est lui, c

'est lui.

C'est lui, c'est lui, c'est lui, c'est lui, qu'est-ce que je fais ? Arrête tout

de suite dans la voiture, dépêche-toi tout de suite.

Dépêche-toi avec ta ceinture.

Il arrive l'autre ? Oui. Il est là.

Foncez !

prototype du cadre subconsultant.

Parfois qu'ils sont coulés dans la même moule.

Manon Beauclair, yes ! Joli couple, hein ? Bon, là, tu vas acheter un œil.

Naturel, hein ? Vas-y.

Le type s'appelle Bastien Michala.

Avec Manon, c'est du sérieux, il y a même son nom sur la boîte aux lettres.

Manon est amoureuse d'un garde-sup.

Elle vit avec lui dans une jolie maison. Elle est enceinte, mais je ne comprends

pas pourquoi elle le cache à ses parents.

On dégage !

Choquée ? Oui, évidemment.

C'est totalement vain et stupide.

Encore quand on s'attaque à moi, je pourrais le comprendre, mais là, c'est

juste désolant.

C'est bien la preuve que mes idées ne sont pas si inoffensives que ça. Et ça

me donne encore plus de détermination pour ce dernier endroit.

Je ne lâcherai pas.

Ni les gens qui m'ont soutenue, ni mes convictions. Bonne journée.

C'est un acte odieux que je condamne fermement.

Et vous pouvez écrire que je laisse les électeurs répondre dimanche dans les

urnes à ceux qui prétendent que je puisse être mêlé à Paris Manœuvre.

Ah, une revenante.

On se demande pourquoi on vous paye, vous. Vous avez des nouvelles à m

'annoncer ? J'imagine que vous êtes au courant pour le QG de Debricourt ? Bah

évidemment, oui.

Ça commence à devenir tendu, cette campagne.

Ah non, mais vous me prenez vraiment pour un con.

Quel intérêt j'aurais à la victimiser, franchement ? Ce serait me tirer une

balle dans le pied, c'est ridicule.

Vous en pensez quoi, M. Gamay ? Moi, mais je pense que c'est un triste jour

pour la démocratie. Les électeurs se font couillonner et cette pétasse tire

les marrons du feu. Écoutez-moi bien, je vais vous dire un truc.

Vous allez me trouver un moyen de contre-attaquer avant dimanche. Avant

dimanche ! Sans ça, je vais vous faire une sacrée pub.

M. Tonon, nous avons quelques débuts de piste. C'est encore fragile, mais on

aimerait faire le point à l'agence avec M. Gamay.

Très bien, tu y vas, tu me tiens au courant. Allez.

Ça vous dit toujours rien ? Qu'est-ce que ça prouve ?

Votre patron a raison.

Les indécis vont prendre Justine de Bricourt en sympathie.

Pourquoi il vous aurait ordonné de jouer les vandales ? À moins que vous n'ayez

agi sur votre propre initiative.

Vous lui en voulez particulièrement, Madame de Bricourt ? Un truc personnel ?

Parce que vraiment, là, c'était pas très malin. Parce que c'est pas de Bricourt

qui était visé, c'était Tonon.

Et vous saviez très bien les conséquences que ça aurait sur la

campagne. Je vous remercie de m'accorder au moins ce crédit.

Ça fait 4 ans que je travaille nuit et jour un projet de réhabilitation à

Derigalais.

Derigalais, c'est mon quartier, c'est de là d'où je viens.

Au début, ton nom m'a reçu, il m'a écouté, il m'a soutenu, il m'a proposé

de m'impliquer dans le conseil municipal, plus près dans sa campagne.

Très vite, il s'est mis à m'exhiber partout, comme le parfait exemple du

petit gars des quartiers qui s'en est sorti.

Bon, moi je m'en foutais parce que... Il croyait en moi, il croyait en mon

projet, puis c'était pour la bonne cause.

Avant-hier, j'ai compris qu'il en avait rien à foutre des régalets.

Tout ce qu'il voulait, c'est un ancrage dans les milieux populaires. Y'aura pas

de projet de réhabilitation.

Le projet va être retoqué pour raisons budgétaires.

C'est déjà prévu.

Alors ouais, quand j'ai appris ça, j'ai pété un câble, ouais.

Et la fille ? Le tract ? Ben quoi ? Là aussi, vous allez me dégainer une faute

au piège ? Faut croire que je suis pas le seul à avoir été déçu par Tonon.

Vous avez dit que vous avez compris que Tonon vous utilisait.

Comment ?

Un enregistrement.

Une compensation téléphonique de ton nom.

Où ses intentions sont un peu plus claires.

Vous espionnez votre patron ? Non, on me l'a transmis. Qui ça ? Un membre du

bureau de Debré-Court.

Lui ? Oui.

Plus de 24 heures avant le deuxième tour.

C'est maintenant que jamais.

Vous le sentez comment ? Ben, je le sens, je le sens qu'on n'a pas vu.

Merci.

Monsieur Leclerc, je vous en prie.

Si vous avez de mauvaises nouvelles, j'aurais préféré que ma femme soit là.

Ne vous inquiétez pas, elles sont bonnes. Je vous en prie.

Votre fille va bien.

Elle habite une belle maison.

Elle vit avec un homme qui a une bonne situation. Ils ont l'air heureux.

Mais je me pose une question.

Pourquoi vous le cache-t-elle ? Qu'est-ce que vous insinuez ? Attendez.

Je prends mes précautions avant de vous dire où elle est. Monsieur Beclerc, on

cherche juste à comprendre.

Y a-t-il un événement qui aurait bouleversé quelque chose dans la famille

? Non.

Enfin, oui.

Il y a un peu plus d'un an, j'ai été licencié.

J'ai pris des médicaments pour tenir le coup, mais ça a été dur pour tout le

monde à la maison.

Manon m'a beaucoup soutenu.

C'est vrai.

Et vous avez travaillé dans quelle entreprise ? Meltex.

30 ans de bons et loyaux services, ils m'ont mis à la porte comme un chien.

Un plan social ? Oui.

Mais c'est du passé, c'est digéré maintenant.

Non, aujourd'hui, une seule chose compte.

Je veux retrouver ma fille.

Pourquoi on n'a pas donné l'adresse de Manon au Beuclair ? Réfléchis deux

secondes, gamin ! Bastien Michala s'est occupé du plan social de Beltex.

C'est lui qui, indirectement, a fait virer le père de Manon. Ah ouais, pas

cool. Ah oui, pas cool du tout.

Mais vous organisez une rencontre en terrain neutre, ça se le dit.

En tout cas, encore merci pour votre soutien à tous. Et puis j'espère qu'on

sera très vite récompensés, surtout dans tous nos efforts.

On sera, on sera. Au succès.

Merci, au succès.

L'important n'est pas de gagner, mais de faire tout son possible pour le

reste.

A la vôtre.

Pardon, à la vôtre.

Dites-moi, vous avez le droit d'espionner vos militants ?

La caméra de surveillance, là.

Qu'est-ce que c'est que ça ? Quoi, c'est pas vous ? Vous pensez que ça peut être

Tonon ? Y a un problème ? C'est toi qui a fait installer ça ? Bah non.

Ah bah ça, plus le saccage, là, ça va trop loin.

À mon avis, il faut porter plainte tout de suite.

On peut pas porter plainte une veille d'élection.

Vous croyez que Tonon irait jusqu'à vous accuser d'avoir placé vous-même une

caméra de surveillance pour le faire accuser lui ?

Écoutez, vous avez posé deux affiches et distribué trois tracts, alors vous allez

pas nous apprendre notre métier ? Fred, arrête, enfin.

C'est vrai, c'est pas normal, c'est même grave.

Apparemment pas tant que ça, puisque tout le monde le fait tout le temps.

Hein ? Si ça se trouve, vous aussi, vous placez des caméras chez ton nom ? Qu'est

-ce qui vous prend ? Écoute, c'est toi qui vois, c'est ton élection après tout,

vraiment. Fred ? Vous êtes qui, au juste ?

Pardon ? Vous êtes qui, vraiment ? Non, parce que Fred a raison.

Vous débarquez comme ça avec votre progéniture, vous devenez un quasi

-pilier de la permanence du jour au lendemain.

Alors vous avez juste vraiment très envie de moi ou c'est Tonon qui vous

envoie ? Vous avez raison.

C'est Tonon qui m'envoie.

Mais pas pour ce que vous croyez, je suis détective.

Il est persuadé que vous êtes derrière l'affaire de la prostituée et il en

voudrait la preuve.

Vous n'avez pas la trouvée, je n'ai rien à voir avec tout ça. Non, vous non.

En revanche, votre ami Rosen... Quoi Rosen ? Vous avez enquêté sur lui ?

Ah bah sur lui, sur vous.

Bah alors, qu'est-ce que vous attendez pour tout déballer ? Ah bah on n'a pas

été engagé pour ça. Ah, vous êtes un bon petit soldat en plus, c'est bien. Ouais.

Alors c'est quoi l'idée ? Il a fait de la prison alors il est forcément

coupable. Ah non, non, non, moi je cherche juste à comprendre.

Je sais qu'il y a quelques années, il s'est sacrifié pour vous.

Ouais, il a pris sur lui l'histoire d'un incendie, alors il a fait de la prison

et quand il est sorti, vous vous êtes sentis redevables.

Alors vous l'avez aidé.

mais j'ai un certain sens de la loyauté.

Apparemment lui aussi, parce qu'il est prêt à faire beaucoup de choses pour

vous. Il est prêt à piéger votre adversaire avec une fausse prostituée.

Si.

Et à pousser un membre de son équipe pour saccager votre QG.

Vous pouvez sortir, s'il vous plaît ? Oui, bien sûr.

Et donc, pourquoi vous m'avez fait venir ? Rassurez-vous, rien de grave.

En fait, ce sont vos parents qui ont fait appel à nous.

Ils ont engagé des détectives.

Ils s'inquiétaient pour vous, votre silence, vos secrets.

Bon, maintenant, nous savons tout.

Bastien, votre grossesse, le plan social.

Écoutez, leur dites rien, ça le tuerait.

Rien ne tue mieux que le silence.

Ils ont cru des choses insensées.

Drogue, prostitution, maladie.

Maintenant que vous êtes enceinte, attendez-vous pour le leur dire.

J'attendais que mon père retrouve du travail, vite.

Ils sont là.

Chantal, s'il te plaît, laisse-moi parler.

Manon, pendant des nuits entières, j'étais

imaginé sur le trottoir, en danger, blessé.

Des heures à me demander ce qu'on avait fait ou pas fait.

Pourquoi tu ne nous parlais plus ? Alors que toi, tu voulais simplement nous

protéger.

Tout ce que je veux, c'est que tu sois heureuse.

Pardon, je vous laisse.

Pardon madame.

Je trouve ça assez vexant que tu puisses croire ne serait-ce qu'une seconde ce

connerie. Quelle preuve vous avez ? Yamé vous s'est formellement identifié comme

étant l'homme qui lui a fourni les enregistrements de Tonon.

C'est sa parole contre la mienne. A moins qu'on ne retrouve les micros que

vous avez dû placer dans le bureau de Tonon.

C'est comme ça que vous les avez eus ces enregistrements, non ? Non mais je rêve,

et toi tu crois ça ? Je crois rien, je comprends rien surtout.

J'ai besoin de la vérité là.

Mais quelle vérité ? Tonon trompe sa femme depuis le début et tout le monde

fait semblant de ne pas le savoir. Si on me demande si un membre de mon équipe

est responsable de l'image de la prostituée, j'y réponds quoi ? Tu dis

que c'est faux !

Et si on lui demande si c'est elle qui a fait placer les micros dans le bureau de

ton nom à la mairie ? Ne te prends pas la tête avec ça, c'est pas important. Ce

qui est important, c'est son élection.

Comment t'as pu me faire une chose pareille ?

Ça cache des bureaux, c'est toi aussi.

Mais non, jamais de la vie. J'ai juste ouvert les yeux à Gamay sur son salaud

de patron.

Tu crois que c'est en faisant des visites de marché que t'aurais remonté

tes 10 points d'écart dans les sondages ? Tu le disais toi-même.

Il y a des causes qui méritent d'enfreindre la loi.

La loi, oui.

La confiance.

Merci, vous avez fait un très très beau travail.

Libre à vous de balancer tout ce que vous voulez à qui vous voudrez, ça m'est

égal, c'est mon équipe, j'assume.

Tu comprendras que je ne peux pas te garder dans l'équipe.

Je viens de voir Tonon.

Je lui ai confirmé que De Bricourt n'avait rien à voir dans les photos de

la prostituée.

Mais vous lui avez dit au sujet de Gamay ? On va nous attaquer pour dissimulation

de preuve.

Bien sûr que je lui ai dit.

Mais il lâche l'affaire.

C'est très bien que ça peut se retourner contre lui.

De toute façon, ça ne changera rien pour l'élection, donc c'est trop tard.

À tous, tenez-vous prêts.

Vous êtes où, là ? Vous n'êtes pas à l'agence ? Euh, non.

Non, je suis dans la rue. Je rentre, là.

Bon, ben, à tout à l'heure.

Ouais, c'est ça, à tout à l'heure.

Merci pour la discrétion.

Attention, on va y aller.

Non, non, attends, pas devant son fils.

Sans blague, elle a tabassé, j'ai le droit ou pas ? Maintenant.

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