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Traduction de Waterhouse34
Tu nous as vendu !
Ouvrez cette porte !
- Vous êtes Mark Cobden ? - Oui.
Vous avez déjà été en prison ?
Non.
Il y a une première fois à tout.
- J'ai pris 4 ans. - Pour quoi ?
- Conduite dangereuse. - Tu as tué quelqu'un ?
Je suis le gardien-chef. En cas de problème, tu viens me voir.
Votre fils est à la prison de Lowood, chef.
Mon fils ?
David.
Tu es sûr que c'était une menace ?
C'était une menace.
Je t'ai dans le pif maintenant.
Tu aurais dû répliquer.
Je suis prof.
Ta vie va être un enfer maintenant.
Vous êtes un minable par rapport à lui.
Vous êtes un minable par rapport à lui.
Pourrissez en prison.
Vous êtes un minable par rapport à lui.
Putain d'ivrogne !
Putain d'ivrogne !
Jour 20
- Tu n'es pas à l'atelier ? - Je ne me sens pas très bien, chef.
Ah bon ?
Je voulais écrire une lettre, chef
à la femme de l'homme que j'ai tué.
Et ça dirait quoi ?
Que je ne passe pas une journée sans penser à lui.
Elle se dirait : "C'est normal, tu l'as tué."
Je pense que ça l'aiderait si elle le savait quand même.
Qu'elle n'est pas la seule à se réveiller
et à penser à lui immédiatement.
Ça m'arrive à moi aussi.
Tu lui demanderais pardon ?
Je n'arrive pas à me pardonner moi-même.
On doit d'abord la contacter
pour savoir si elle veut recevoir une lettre de toi.
Ça risque de la replonger dedans, non ?
Non, c'est toujours là.
OK.
Disons qu'elle est d'accord.
Elle attend cette lettre pendant des jours ou des semaines.
La lettre arrive enfin, c'est une belle lettre, tu es prof après tout.
Mais il y a quelque chose dedans.
un peu d’apitoiement qui la rend furieuse.
Non, non, je ne m'apitoierai pas sur moi-même, pas du tout.
Alors, écris-la.
On la lit et on voit si elle veut la lire aussi.
Merci, chef.
Alors, tu te sens patraque ?
Oui, chef.
Tu te fais harceler, Cobden ? Tu ne veux plus quitter ta cellule ?
Non, chef.
Ces brutes sont des salopards.
Il n’y a pas de honte à les dénoncer.
Personne ne me harcèle, chef.
OK.
Alors je te ramène à l'atelier, d'accord ?
Oui, chef.
Oui, chef.
Alors tu es la petite chérie d'Eric McNally ?
Non.
Tu sais ce qu'il arrive aux balances.
Ça baigne ?
Oui, ça va.
- Je suis ton nouveau voisin. - Voisin ?
Codétenu.
En haut ou en bas ?
- Je suis en haut. - Parfait.
J'étais dans ta classe.
- A Bellbridge ? - Ouais, Daniel Smithson.
Ah oui, je me souviens de toi.
Non je ne crois pas, je ne suis resté que 2 mois
et je suis parti pour déménager.
J'étais bon ?
Non, à chier.
Ne le dis à personne, hein ?
Mais tu sais quoi ? Il y a eu un cours excellent.
C'était un vendredi après-midi.
Tu sortais d'un pub et tu as arrêté le cours
et on a fait un débat à la place.
Sûrement parce que tu étais à moitié beurré.
Si seulement tu m'avais eu à la fin des 80's, début 90's.
Là, j'étais bon.
Il s'est passé quoi ?
On se fatigue avec le temps.
Un thé ?
Non, ça va, merci.
- Excusez-moi, chef. - Oui.
Ma fille m'a envoyé un dessin qu'elle a colorié.
Ah oui ?
Et ils m'ont donné une photocopie noir et blanc.
C'est ça.
Ça n'a pas de sens. Une photocopie N&B pour un dessin en couleur ?
- C'est le règlement. - Le règlement ?
Oui, on peut faire passer de la drogue dans la peinture.
J'ai braqué une boutique de paris.
Je suis là parce que j'ai braqué une boutique de paris.
Je n'ai jamais touché à la drogue.
Ça, on n'en sait rien.
Mais si, j'ai été testé et je suis clean.
Complètement clean.
Je peux avoir le vrai dessin, svp chef ?
Il a été détruit.
Quoi ?
On photocopie l'original, on le détruit ensuite.
Désolé, Paul.
Un instant, chef...
Examinons ça une minute, d’accord ?
Ma petite fille m'envoie un dessin de lapin qu'elle a colorié.
Elle veut que je l’admire, non ?
- Hé, chef ! - Et je ne peux pas parce que...
Chef, j'attends toujours mon changement de cellule.
Tu vois pas que je parle ? Attends ton tour, connard !
C'est à moi que tu causes ?
Reculez !
Je vous ai dit de reculer, bordel !
Ça va ?
Chef ?
Désolée Eric mais ton fils a été attaqué à Chapel Grove.
Il est dans un état critique.
Tu devrais y aller, on va se débrouiller.
- Vas-y. - Sûr ?
Oui, vas-y.
Mr et Mme McNally pour voir David McNally.
- Allez-y. - Merci.
Mon Dieu...
Mon Dieu... David.
- Ça va aller. - Dans quel état il est ?
Je suis là.
Ça va aller, maman est là.
Papa ?
Il est là, chéri.
J'ai toujours détesté ton boulot.
Depuis toujours mais je ne pensais pas en arriver là.
Tout allait bien avant que David aille en prison.
Avant, ça allait.
Non, même avant je détestais.
- Il ira mieux. - On fera quoi sinon ?
Hein, on fera quoi ?
Tu disais qu'à Chapel Grove il serait en sécurité.
tu vas l'envoyer où maintenant, Eric ?
Il faut que tu quittes ton travail.
Si tu quittes ton travail, tu ne leur sers plus à rien.
Si tu ne leur sers plus à rien,
alors David ne leur sert plus à rien, terminé.
Il le tueront de toutes façons.
Fais-le entrer dans ta prison.
Là tu pourrais le surveiller, tes collègues aussi.
- Ce n'est pas autorisé. - Et pourquoi pas ?
C'est interdit.
Et ça ne servirait à rien.
Il suffit d'une seconde, Sonia.
Ils peuvent le choper dans les douches,
dans la cour, sur les coursives.
Tu vois ce que je veux dire ?
S'ils m'approchent encore...
..ou s'ils le menacent à nouveau, je...
je ferai ce qu'ils voudront.
Vraiment ?
Oui.
Je t'aime.
Ça va les gars ?
Allez, on se bouge !
- Fromage ou poulet ? - Fromage, stp.
Tu veux de la soupe ?
Allez les gars, avancez.
Fastoche...
Allez viens, je suis là.
Vendu !
J'étais dans cette boutique de paris,
juste après la paye et je perds 40 Livres.
J'aurais du partir tout de suite
mais je ne voulais pas ce regard de ma femme,
quand elle aurait vu qu'il manquait de l'argent.
Je voulais regagner ces 40 £ mais je perds 50 £ ensuite.
Puis 60.
Tiercé, machine,
Tiercé, machine,
de la fin de l'après-midi au début de la soirée.
Et là, je suis à sec.
Toute ma paye...envolée.
J'ai 3 options.
1 : me tuer.
2...
..tuer ma femme.
3, braquer la boutique.
J'ai choisi la boutique de paris.
De la folie, je sais.
Mais mieux que...
...j'ai préféré l'arrestation et quelques années de tôle,
plutôt que la maison...
ce regard dans les yeux de ma femme.
Lui dire que j'avais tout perdu.
Encore.
Merci, Paul.
Ce n'est jamais simple d'affronter ses démons.
Allez Strevens, dans ta cellule.
Chef, j'ai la lettre ici.
La lettre ?
Pour la femme de l'homme que j'ai tué.
Ça peut aller ?
Oui.
Et maintenant ?
On va lui dire qu'on a une lettre et de qui elle vient.
On va lui demander si elle veut la lire et si elle dit oui,
et bien, on lui envoie.
Si elle dit non, on te retourne la lettre.
Bien, ça prendra du temps ?
Comme je t'ai dit,
des jours, des semaines, peut-être des mois.
Tu as bien fait.
Merci, chef.
Retournez dans vos cellules !
Comment va votre fils, chef ?
- Bien. - Il sort bientôt de l'hosto, hein ?
Oui.
Il va retourner en cellule.
Ah bon ?
C'est ce qu'on nous a dit.
J'attendais cette conversation, Flanagan,
mais je ne pensais pas l'avoir avec toi.
- Ah non ? - Non.
Tu vas me dire qu'il a besoin de quelqu'un pour sa protection ?
- Oui, chef. - Qui par exemple ?
Avant de vous le dire, je dois m'assurer que vous êtes sérieux.
Je suis sérieux.
Sinon, ça ne serait pas bon pour votre fils, chef.
Je suis très sérieux.
C'est Jackson Jones.
Rentrez tous maintenant.
Bougez vous le cul !
Vous voulez que je fasse quoi ?
Mr. McNally ! Je vous attendais.
Vous étiez le gardien-chef de Bernard, non ?
Oui, c'est vrai.
Donc vous savez bien à quel point il était malade ?
Désolé mais je n'ai pas le temps maintenant.
Et pourtant vous l'avez mis en isolation.
En dernier recours, Mme Hughes.
Bernard se faisait du mal, on devait le surveiller de près.
Vous avez isolé un garçon très malade
et ensuite il a décidé de se tuer.
Il n'y avait pas d'autres endroits pour lui.
Vous dites qu'il aurait dû être à l'hôpital
et je suis d'accord, Mme Hughes,
mais c'est vrai aussi pour la moitié des homme ici.
Ils devraient être en psychiatrie, pas dans cette tôle,
mais il n'y a pas de place pour eux.
Alors on les met là et on fait ce qu'on peut.
Franchement, on fait notre maximum pour eux
et souvent c'est insuffisant.
Je suis désolé pour vous.
Bernard était un bon gars, il n'avait rien à faire ici.
Foutue prison !
Allez vous faire foutre !
Merde.
Vous devriez avoir honte !
- Tu as une minute ? - Oui.
Je suis Kav, Kavanagh.
Tu es bien prof, non ?
Oui.
La semaine prochaine, on fête nos 20 ans de mariage et j'ai...
Je lui ai fait une petite carte.
D'accord.
Je veux que tu écrives quelque chose.
Qu'est-ce que tu veux que j'écrive ?
Je ne sais pas.
Tu sais écrire, Kav ?
Non.
Tu sais lire ?
Non.
Bon, tu aimerais apprendre ?
Ouais.
Très bien, disons que c'est notre première leçon, d'accord ?
Ouais.
Bon alors...
C'est pour qui, Kav ?
Jane.
OK. "Pour..." P-O.
"..Jane..."
J-A-N-E. Jane.
Bon, ensuite ?
Je ne sais pas, je ne suis pas bon avec les mots.
Ça c'est bon déjà.
"Je ne suis pas bon avec les mots."
Oui ?
Oui.
"I'm" est l'abréviation de "I am",
on met donc ceci : une apostrophe,
ce qui indique une abréviation, d'accord ?
"..pas..." P-A-S.
"..bon...
"..avec...
"..les mots."
Donc...
"Pour Jane, je ne suis pas bon avec les mots.
"..mais il ne m'en faut qu'un."
Et lequel ?
Amour ?
Oui.
"Amour."
AMOUR. Ça s'écrit presque comme "A mort",
mais c'est bien de l'amour.
- OK ? - Oui.
On met une signature ?
K.
L'abréviation de Kavanagh, donc un K, bien sûr.
K. On met un bisou ?
Oui ? Très bien.
Et voilà.
"Pour Jane,
je ne suis pas bon avec les mots. Mais il ne m'en faut qu'un :
Amour. K."
Je t'en dois une.
- Allô ? - Eric McNally ?
Lui-même.
Vous connaissez le pont de Runcorn ?
Oui, je connais.
Vous y serez demain matin pour prendre quelque chose.
- OK. - 6 h, soyez à l'heure.
Oui.
Je dois aller prendre quelque chose sous un pont.
Quand ?
Demain matin à 6h.
Oui, si tu veux.
Oui je te l'amène plus tard, OK ?
Pas de problème, je suis arrivé.
Oui, bientôt, bientôt.
- Tout va bien ? - Oui.
Mais c'est Mr. Mac !
Vous étiez mon gardien.
Je ne me souviens pas de toi.
Kenny Meadows. Le roi des nettoyeurs, ça vous revient ?
Ah, oui, oui.
Je n'aurais jamais pensé vous trouver là, chef.
C'est une longue histoire.
Vous devez prendre ça.
C'est quoi ?
Une veste avec des poches.
C'est quoi dans les poches ?
Un peu de tout.
Portez-la aujourd'hui, OK ?
Oui ?
C'était un plaisir, chef. Vous avez l'air en forme.
C'est quoi comme drogues ?
Je ne sais pas.
- Du cannabis ? - Non.
Ça reste dans le sang trop longtemps.
- Héroïne ? - Possible.
- C'est ça le "spice" ? - Probable.
Non, on voit que tu as quelque chose dessous.
C'est juste parce que tu le sais.
Avec ma veste, on ne le verra pas.
- Ça va ? - Oui.
Tu pourrais ne pas dealer ça ici ?
Non.
- C'est tout ? - Pour le moment.
Ne laisse pas traîner ça ici.
Allez mec, vas-y.
Continue, continue.
Encore, encore, encore...
Retiens, retiens...
Tu te sens bien, là ?
3,2,1...
Touchez pas à la drogue !
Mathews, tu m'entends ?
Qu'est-ce qu'il a pris ?
Je sais pas, chef.
Spice ?
- Je sais pas, chef. - Je le mets en position de sécurité.
- Tu en as pris aussi ? - Non, chef.
Il est en position de sécurité latérale. Même s'il vomit, ça ira, d'accord ?
- D'accord ? - Oui, oui, oui.
Allez, viens avec moi.
Sarfraz ? Sarfraz, tu vas bien ?
Toi ! Rends-moi la casquette !
Magne !
Ça va ? Allez, je te ramène.
Paul, rends-moi service. Ramène le dans sa cellule, stp.
Je dois téléphoner.
Non, tu le ramènes et tu le mets en position latérale de sécurité.
Aile B. Demande une assistance.
Demande d'aide urgente sur l'aile B.
Jour 63
Vous attendez quoi ?
Ton frère ? Ça fait longtemps que tu l'as pas vu ?
Asseyez-vous. Mettez tout dans le plateau, svp.
Avancez et levez les bras.
Un an de plus ? J'attendais 5 ans de moins et tu te débrouilles
pour me rajouter un an de tôle ?
- - Tu te fous de ma gueule ?
Ils ont fait de leur mieux ? Tu plaisantes ?
A quoi vous servez ? Je me démerdais mieux seul.
- Calmez-vous ou je vous ramène. - De quoi je me mêle ?
Fin de la visite, laissez-moi partir.
Ouvrez la porte !
Vous servez à quoi ? Vous êtes conne ou quoi ?
On se calme.
- Un problème ? - Mais non.
C'est Tom ?
Tom va bien.
Je dois te dire quelque chose.
- Du chocolat ? - Oui.
Tu n'as pas l'air en forme.
Oui, quelqu'un me pique les repas.
Arrête-le, alors.
Ouais.
- Tu as l'air en forme. - Merci.
- C'est nouveau ça ? - Non.
Quelque chose a changé.
Les cheveux.
Ah, oui.
Alors ?
Je voulais te le dire en face.
Je te dois bien ça.
Je veux divorcer, Mark.
Je ne remets pas en question ton choix,
je sais que je n'ai pas été très fiable, mais...
..pourquoi maintenant, c'est pressé ?
Parce que je ne veux pas être mariée à toi
pendant une seconde de plus que nécessaire.
Tu as rencontré quelqu'un ?
Oui.
C'est sérieux ?
Il m’a demandé d’emménager avec lui.
Il connaît Tom ?
- Oui. - Ils s'entendent bien ?
Oui.
Tom ne m'en a jamais parlé.
Il ne voulait pas te blesser.
D'accord.
Et tu vas le faire ?
Emménager avec lui ?
Oui.
Ça durait depuis combien de temps ?
La boisson ?
Combien de temps ?
Je n'ai jamais arrêté.
- Jamais ? - Non.
Même après l'histoire du taxi ?
Non.
- Mais tu disais... - Je sais ce que j'ai dit,
mais en fait, je n'ai jamais arrêté.
Voilà pour toi.
Merci.
Je t'envoie les papiers dès demain matin.
- Tu me préviens quand tu les as ? - Oui.
Tu...reviendras ?
Non.
Au revoir, John.
Au revoir, Alicia.
Un an de plus ?
Ouais.
Ça fait combien en tout ?
21.
Ah, merde.
Si tu voulais...
..te rendre ces 21 ans aussi agréables que possible,
je peux t'aider.
- Ah oui ? - Oui.
Thé, café, bonbons.
Une plus grosse part à la cantine,
un peu d'héro...
Et je devrai faire quoi ?
Garder des affaires personnelles.
Quel genre d'affaires ?
Le genre qui a besoin d'être gardé.
Il faut que je demande à Mark.
Le prof ?
Oui.
Pourquoi ?
Si on trouve tes affaires dans cette cellule, on morfle tous les 2.
Laisse tomber.
Salut.
Je viens d'apprendre.
Quoi ?
Ton appel a été rejeté.
Ouais.
Tu veux en parler ?
Non.
Ils attendaient la fin de la procédure
avant de te demander quelque chose.
Qui "ils" ?
Les parents de Gerard Wilson.
Ils voudraient savoir si tu veux leur parler.
De quoi ?
Ils veulent savoir pourquoi.
Pourquoi tu as tué leur fils.
Non, jamais de la vie.
Est-ce que tu peux y réfléchir ?
Non, ça n'arrivera jamais, point-barre.
OK, je leur dirai.
Bonne nuit.
- Bonne nuit, Mark. - Bonne nuit.
Tu devrais les voir.
Ils l'ont demandé, tu devrais leur parler.
C'est la moindre des choses.
Une chance de demander pardon.
Je donnerais mon bras droit pour ça, tu vois ?
- Tu regrettes ? - Oui.
Alors va leur dire.
Tu peux venir avec moi ?
Oui.
Jour 88
Ça va ?
Non, tout ira bien.
Nous serons de chaque côté de la table.
Asseyez-vous.
On commence par une petite présentation ?
Je suis l'officier superviseur Eric McNally.
Je suis aussi médiateur de justice
mais c'est Marie-Louise qui dirigera la session,
puisqu'elle connaît les 2 parties,
et moi, une seule.
Je suis Marie-Louise, aumônière de la prison.
Je suis Mark Cobden et je partage la cellule de Daniel.
Je ne sais pas trop comment, mais je suis là pour le soutenir.
Je suis Daniel.
Je suis Frank Wilson...
..le père de Gerard Wilson...
..assassiné par Daniel.
Je suis Helen Wilson, la mère de Gerard.
Je pourrais commencer par vous demander ce que vous attendez de cette réunion ?
Frank ?
Comprendre...
...je pense.
Comprendre ce qu'il s'est passé.
Et pourquoi.
Et toi, qu'est-ce que tu voudrais, Daniel ?
C'est quoi ?
Je veux dire que je suis désolé.
Autre chose ?
Dis-le nous.
Je n'y arrive pas.
Le pardon ?
Tu te souviens que la première fois que j'ai parlé
de cette réunion, tu y étais opposé, Daniel ?
Oui.
Pourquoi ?
Je ne voulais pas les voir.
Pourquoi ?
J'avais honte.
Autre chose ?
Je ne voulais pas voir leur douleur.
Alors elle me rend la monnaie.
£1.20.
Ensuite je prends les 3 pintes comme ça
et je bois une gorgée en repartant.
Je me dis "merde !", c'est pas de la blonde ça,
c'était pas ma commande.
C'était sûr que les gars à côté m'avaient vu.
Gerard m'avait vu aussi.
C'était sa commande.
Je lui dis que j'en avais juste pris un peu
et il me dit : "C'est pas le problème,
mais ta bouche a touché ma pinte."
Je sais ce que j'aurais dû faire.
J'aurais dû lui payer une pinte
mais il ne me restait plus que £1.20
et je ne voulais pas que tout le monde soit au courant.
Alors je commence à lui dire qu'il était hors de question que je le rembourse
Pourquoi lui payer une autre pinte, j'avais à peine bu une gorgée.
Il m'a dit :"Soit tu me payes une pinte ici,
soit on va dehors et on s'explique."
Je jette un œil mais je ne vois pas mes 2 potes.
Alors c'est soit aller dehors avec Gerard,
soit avouer que je n'ai que £1.20 sur moi.
Il n'était pas plus costaud que moi alors on va dehors.
En fait il était boxeur et les coups pleuvaient,
alors j'ai sorti mon couteau.
Je ne comptais pas m'en servir.
D'accord ? Je ne voulais pas.
Je voulais juste arrêter de prendre des coups et ça a marché.
Il a arrêté de me frapper.
Ça aurait dû s'arrêter là.
Il aurait dû me traiter de connard, retourner dans le bar
et me laisser partir avec mes £1.20, mais non.
Il n'est pas parti.
J'ai mon couteau dans la main.
Je passe déjà pour un bouffon avec cette raclée,
et si je ne n'en sers pas...
..si je range encore une fois ce couteau,
je vais passer pour le roi des bouffons.
Je pense que Gerard le sait,
mais il a décidé d’être intrépide, n’est-ce pas ?
Ni lui ni moi ne pouvons faire marche arrière.
Alors je m'en suis servi.
Une fois mon couteau sorti,
le plus dur était de ne pas m'en servir.
Vous l'avez donc tué pour ne pas perdre la face ?
Oui.
Frank pensait à la colère.
Je pensais à de la jalousie.
Mais pour ne pas perdre la face...
c'est impardonnable.
Bien joué.
Je le ferai pour toi, contre un peu d'héro.
- Tu fermeras ta gueule ? - Oui.
Et tu ne dis rien au prof ?
- Oui ? - Oui.
On va passer dans ta cellule.
Tu veux jouer ? Tu prends le vainqueur.
Elle ne veut pas la recevoir. Elle ne veut pas la lire.
Désolé.
J'ai lu pas mal de lettres de prisonniers à leurs victimes.
La tienne était vraiment très bien.
Merci.
Ne baisse pas les bras.
Il y a un problème ?
- Le chouchou d'Eric McNally, hein ? - Lâchez-moi !
Tu ne sors plus de ta cellule
..sans lui tenir la main, ça veut dire que tu es sa petite chérie, hein ?
Mais non, je ne suis pas le chouchou d'Eric McNally's
Tu sais ce qu'il arrive aux chouchous des matons ?
On s'arrange pour qu'ils ne remarchent plus jamais.
Ils ne peuvent plus marcher puisqu'ils n'ont plus de pieds.
Nous y voilà, sens-moi ça, sens !
C'est sent quoi d'après toi ?
C'est sent quoi ?
La térébenthine.
Exactement de la térébenthine.
Et tu en as partout sur les pieds.
Et quelle est la dernière chose que tu veux qu’il arrive
quand tu as de la térébenthine sur les pieds, Mark ?
Moi je dirais que c'est ça, non ?
Un briquet, exactement.
Et maintenant, qu'est-ce qu'il va t'arriver Mark ?
- Pitié, non ! - On fait quoi ?
- Je vais foutre le feu à tes pieds ! - Non, stp !
Voilà ce qu'il va t'arriver.
- La chérie du maton. - Je n'ai rien fait.
Tais-toi !
Je le fais ?
Je fous le feu à tes pieds ?
Lequel en premier ?
Le gauche ou le droit ?
Disons le gauche, alors. Allez !
Ou plutôt le droit ? Voilà ce qu'on fait...
Qu'est-ce qui se passe ici ?
Laissez-le maintenant.
Ou je déclenche l'alerte et vous filez tous au placard.
Tu te trompes, on ne faisait que plaisanter.
Mark, dis-lui qu'on ne faisait que plaisanter.
- On faisait semblant. - On plaisantait.
Alors dégage, pipelette.
Il faut que je réagisse, hein ?
Ouais.
Tu connais quelqu'un ?
Oui.
Jackson Jones ?
Oui ?
J'ai un problème.
- Avec Johnno ? - Oui.
Tu peux lui parler ?
Ouais.
Mais il y en aura d'autres.
Ils doivent savoir qu'on ne peut pas te marcher dessus.
Oui.
Comment faire alors ?
Tu sais te battre ?
Non, pas vraiment.
Si je t'aide...
...tu m'en devras une, OK ?
OK.
Je pourrai donc te demander de renvoyer l'ascenseur ?
Oui, d'accord.
Entre donc dans mon bureau.
Je reviens.
La térébenthine ?
Oui.
- Il a menacé de te brûler les pieds ? - Oui.
C'est une brute, Johnno.
Il te suffit de le frapper une fois et il arrêtera.
J'empêcherai sa bande de connards d'intervenir, OK ?
Oui.
Frappe.
Encore, j'ai dit : cogne.
Ça remonte à quand ta dernière baston ?
Je ne sais pas, 40 ans peut-être.
Tu as gagné ?
Non.
Regarde-moi, je ne suis pas Goliath.
Mais je pourrais lui faire mal. Facilement.
Parce que je suis prêt à tout.
Toi aussi ?
Essaye encore.
L'autre main.
C'est ça.
C'est ça, continue.
Un comme ça !
Ça te suffira !
Tu le mettras KO.
Allez, encore.
Bougez-vous !
Balance.
Mon oreille ! Mon oreille !
Espèce de vendu !
Tu as une visite.
Je ne veux pas qu'ils me voient comme ça.
Je leur dis quoi ??
On peut ne plus être sur la liste ?
Oui.
Vous pourriez leur dire ça ?
OK.
Merci.
Mr. et Mme Cobden ?
Pas de visite aujourd'hui.
Et pourquoi ?
Il n'est pas sur la liste.
- Il devrait. - Je sais.
- Vous pouvez quand même aller le chercher ? - Non.
- Pourquoi. - C'est interdit.
- Il lui est arrivé quelque chose ? - Non.
On part, alors ?
Oui.
Je suis désolé.
Mon collègue va vous ramener.
Vraiment désolé.
Par ici, svp.
Je n'étais pas sur la liste...
Je ne te crois pas..
Je me suis demandée pourquoi tu ne voulais pas nous voir.
Il n'y a pas de raison.
Donc, tu ne voulais pas qu'on te voit.
Donc, tu dois être blessé, d'une façon ou d'une autre.
Mais non.
Je t'ai dit qu'ils ne voulaient pas que je quitte ma cellule.
Je ne te crois pas, mon fils.
Écoute maman, les 10 minutes sont passées, ça va couper.
On ne faisait que jouer, chef.
Ça a un peu dégénéré.
Oui c'est vrai, chef.
On ne faisait que jouer et ça a un peu dégénéré.
Je pense que Cobden est harcelé par Milner.
C'est vrai ?
Non, chef. On déconnait, c'est tout.
Une semaine à l'isolement, Milner.
Un avertissement pour Cobden.
Merci.
T'en veux ?
Non.
Ce qu'il y a de marrant,
c'est qu'avant la prison, je n'y touchais jamais.
Il faut bien s'évader d'une façon ou d'une autre, non ?
Que tu pourrisses en prison...
Dix fois plus de valeur que toi...
Enfoiré d'ivrogne...
...
- Ça va, Mr. Mac ? - Oui.
Vous avez ramené la veste ?
Je ne savais pas que je devais.
Pas grave, n'oubliez pas la prochaine fois, OK ?
Il y aura une prochaine fois ?
Oui.
Je dois vous donner ça.
C'est quoi ?
300 Livres.
Je n'en veux pas.
On m'a dit que vous diriez ça, Mr. Mac,
mais je n'accepte pas les refus, alors voilà.
Si c'est pas pour le pognon, pourquoi vous faites ça ?
Mon fils est en tôle.
Ils l'ont attaqué, je fais ça pour que ça n'arrive plus.
Ouais.
Je pensais à un truc du genre.
Vous avez toujours été réglo vous, hein ?
Bon, n'oubliez pas la veste la prochaine fois, OK ?
Merde.
Un homme blanc, j'approche.
Désolé monsieur, mais je devais vous arrêter.
Pourquoi ?
Vous avez un feu arrière cassé.
Merde, c'est vrai...
Oui, désolé.
Je m'en occupe dès demain matin.
Pas de problème, vous vous en occupez dès demain, hein ?
Merci.
Traduction de Waterhouse34
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