All language subtitles for méfiez-vous-fillettes-1957

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Original subtitles

Allô ? Allô ?

C'est toi, Stella ? Oui, ici ton ami Raven.

Je peux pas te parler maintenant.

Il va rentrer d'une minute à l'autre.

Tout à l'heure, en bas, si tu veux.

Dis donc, Joe.

Stella est ravie de me savoir dehors.

Sans blague.

Elle veut me rencontrer.

Et t'as de choses à me dire dans le creux de l'oreille.

Cher mignonne.

Elle a les fois.

Je vous rendez à minuit.

Oui, monsieur Palmer.

Dis donc, Jaco, qu'est-ce que tu attends ? La corbeille de fruits.

C'est la prime au client ? Il est très en forme, mon mari, ce soir.

J'espère que je ne te dérange pas.

Vas-y, Jaco, c'est du travail de célibataire. Tu permets.

Merci.

Voilà, mademoiselle, gardez tout.

Merci. Gardez tout.

C'est pas exigeant, toi.

Par contre, toi, tu l'es trop.

Une autre bouteille ? Oh non, non, merci.

Vous avez assez bu ce soir.

Autre. Tu veux danser ? Tout à l'heure, Jimmy m'appelle.

Jimmy, un scotch.

Alors, Palmer, qu'est-ce qu'il pense d'un nouvel pacard ? Il veut rester

fidèle à sa marque. Tu lui as dit que je serais immondestable à aller t'acheter

une ? Oui, il s'est même étonné que vous le connaissiez. C'est normal, nous

sommes voisins de palier.

Vous l'avez coincé dans l'ascenseur.

Bonsoir. Vous venez souvent ici ? Presque tous les soirs. Regardez-moi

bien, je suis le frère de Maria.

Maria Fletcher.

Ça ne vous dit rien ? Rien du tout.

Vous lui avez pourtant signé un contrat de danseuse. Je ne m'en souviens pas. C

'est pourtant pas si vieux, un an. Qu'est-ce qu'elle est devenue ? Je veux

savoir où est ma sœur.

Mais je ne la connais pas, moi, de sœur. Moi, je vous connais maintenant, je vous

ai vu faire.

Mais ce type est complètement saoul. Allons, allons, du calme. Du calme, du

calme. La police reste calme. Tout le monde reste calme.

Et pendant ce temps-là, on enlève des femmes en pleine rue pour en faire des

putains.

C'est mieux de ne plus voir celui-là.

Ça lui donne des visions.

J'y vais, il y a une fille.

Une vraie réclame pour les bonnes.

Vous êtes amateur ? Oui.

Vous dansez, Danny ? Non, merci.

C'est l'inconvénient du métier. Si on veut vendre des voitures, il faut se

faire des relations.

Je vois.

Vous ne voudriez pas aller lui rappeler que nous sommes là ?

Danny s'impatiente.

Tu as vu la carrosserie ? Par le coup pour Danny.

Je suis en affaires, je reviens dans une minute. Alors, comme cavaleur, ta femme

ne te suffit pas ? Quand tu seras marié, tu feras comme les copains.

Une minute.

Juste une petite minute.

Je rentre. Une minute, Danny.

C'est une amie de Palmer.

Il est obligé. Je commence à connaître ce genre d'obligation.

Jusqu'à la nausée.

Est-ce que tous les vendeurs de voitures sont comme ça ? Je lui fais sa cuisine.

Je lui lave ses affaires.

Nous vivons dans un appartement trop grand pour épater les amis.

Nous nous cassons la tête pour payer les factures.

Et chaque soir, ou presque, je dois attendre pour savoir s'il n'a pas trop

bu.

Ou s'il n'a pas eu ce genre d'obligation.

Bonsoir, petit jour.

Qu'est-ce qui t'amène ? Raven.

Raven ? Il est sorti ? Oui, déjà.

Cinq ans, c'est court, mais 1826 jours, c'est long.

Pauvre vieux.

S'il a besoin de quelque chose... Il n'a qu'à vous faire signe.

C'est pour ça que je suis venu.

Qu'est-ce qu'il veut ? Beaucoup.

J'espère qu'il ne se fait pas d'idées sur mon compte.

Parce que quand on l'a mis dans le trou, moi, j'étais en voyage.

Mandetta aussi.

C'est marrant.

Stella était chez sa mère.

En fait, il ne restait plus personne en ville.

Que les flics et Raven.

Écoute, mon petit Joe.

Mandetta est le patron ici comme ailleurs.

Alors, s'il doit faire quelque chose pour Raven, c'est à lui qu'il faut t

'adresser.

Pas à moi.

Nous, on est des petits qui n'avons pas peur des gros.

À bientôt.

Laisse, laisse.

C'était pour moi.

Ah, ben, je te le dirai.

Hein, oui ? Allô, Mandetta ? Raven vient de sortir.

Ça va, j'ai compris.

Qu'est-ce que ça va chercher, 500 sacs ? Bon, dis, fais-moi confiance, dis.

Même dehors, il aurait pas pu prendre 100 sacs d'économie par an.

C'est Raven ?

Il est sorti ?

Qu'est-ce ça peut te foutre ?

Il se doute peut-être, sans compter qu'il a dû un peu se demander pourquoi j

'étais pour rendez-vous.

C'est une ouga.

T'étais en retard, le temps de te faire une beauté, les flics sont arrivés

avant, voilà.

Tu crois ? Ça va pas, toi, hein ? T'as besoin d'un remontant.

Arise ! Tu me fais mal, brute ! Stella ! Stella ! T'as compris, oui ?

Dis-donc, des gonzesses comme toi, tu sais comment on les traite, oui ?

Demande-moi pardon.

À genoux !

Pardon.

Ça va, va te coucher, va.

Bobby, ouais ? Va te surveiller la rue, j'y suis pour personne.

D'accord.

Il est là, Bobby ? Qu'est-ce que tu veux ? Il n'est pas là pour toi.

Mais elle était pleine.

Elle est vide.

Elle va vraiment chercher une autre.

Je n'ai pas envie de passer une nuit sans vous piller.

Ça va être minuit, tout va être fermé. J'en trouverai.

Ça vaudrait peut-être mieux.

Tu m'attacheras au pied du lit et tu me promèneras deux fois par jour avec la

chienne. Comme ça, tu seras tranquille.

Bonsoir, madame. Et dedans, monsieur Dumont n'a pas carré les cliquettes

encore. Amenez-la demain. Je vous promets qu'on fera le nécessaire.

Bonsoir, madame. On est là.

Bonsoir.

Bobby ? Oui, madame Stella.

Porte ça chez Palmer, c'est urgent. Mais monsieur Mandetta... C'est lui qui m

'envoie, ne discute pas.

OK.

Bonsoir, toi.

Ça me fait quelque chose de te revoir.

Moi aussi.

Il te faut cinq ans pour venir à un rendez-vous.

Oh, n'en parle pas, j'en suis encore malade. J'étais en retard, le temps de

me faire une beauté, et quand je suis arrivée... J'étais impacté.

Tu te trouves pas sacré.

Non, je vais tout t'expliquer, tu vas comprendre.

Mon chéri, tu sais ce que je vais te faire.

Ne me touche pas.

Écoute, Denis, tu vas pouvoir me faire une scène.

Laisse-moi ! Mais laisse-moi !

Je te dis de me laisser tranquille !

Qu'est-ce que tu as ce soir ? Tu le sais très bien.

Enfin, voyons, c'est pas une heure pour se bagarrer.

Allez, viens, chérie, sois gentille.

Et en fermant les yeux, tu pourras te croire avec la fille du bar.

Chérie ! J'en ai assez de tes manières.

Ah ? Tu es jalouse ? Veux-tu me dire quel mal je fais en regardant une femme

de temps en temps ? Je n'en ai pas touché une depuis que nous sommes

mariés. Ce n'est pas l'envie qui te manque.

Allons nous coucher.

Demain, tu n'y penseras plus.

Ah, tu crois ça ? Mais demain, tout recommencera.

Demain, tu rencontreras encore une fille formidable.

Et moi, dans mon lit, la lumière éteinte, je ne saurais même pas si je

suis brune ou blonde.

Bon, bon, je n'en garderai plus jamais une femme de ma vie. Je porterai des

lunettes noires.

Ce n'est pas la peine.

Ouvre bien tes yeux, au contraire.

Et tâche d'en choisir une qui te convienne. Parce que moi, je lui cède la

place. J'ai en moins de soirée.

Est-ce que tu crois que je vais attendre ton bon plaisir ? Ah non ! Je préfère

choisir mon heure.

Comme ça, je suis sûre de ne pas souffrir.

Allez, va ! Va ! La porte est grande ouverte. Il y a des tas de filles qui

attendent derrière.

Ne les fais pas languir.

Dany, moi aussi, j'en ai assez.

Alors va-t'en. Je ne te retiens pas. Oui, d'accord, je m'en vais. Je

reviendrai quand tu auras pris ta douche.

Qu'est-ce que c'est que ce salade ? Tu veux me le dire, oui ? Tu cherchais l

'excuse pour sortir, hein ? Qu'est-ce que t'as ? J'ai rencontré un ami à toi.

Il a besoin de te parler.

Salope. Mais oui, vous avez raison, monsieur Mandetta.

Cette salope vous a trahi.

Elle en avait marre de coucher avec un gros ventre.

On fait jamais assez attention à ces détails-là.

Raven, tu peux me croire, c'est elle qui t'a vendu.

Avant, comprends-tu, elle tenait à moi, cette ordure.

C'était pour mon fric, elle voulait pas le paumer.

C'est elle qui a tout fait. C'est elle, le coup du rencard ! Menteur ! Ne l

'écoute pas. Non, ça va, ça va.

Ça sert plus à rien de vous disputer.

Tiens, tu vois, elle se débile. Elle ose même plus te regarder.

Elle croyait que j'allais la prendre.

Tu la veux, je te la donne, c'est d'accord. Merci du cadeau. Je t'en dois.

Tu as payé pour moi, ça vaut quelque chose.

Tu sais que je suis un grand seigneur, moi.

Si ça te plaît, je te donne le clandestin de Cora.

C'est une drôle d'affaire.

Moi, je me fais vieux. Je suis fatigué, j'en ai marre. Et puis j'ai trop d

'affaires sur les bras.

Assieds-toi, fais-moi plaisir.

Je peux plus.

Quatre pas sur trois.

4 pas sur 3.

C'était la dimension de ma cellule.

Ça, je comprends.

Alors, d'accord pour le clandest ? 4

pas sur 3.

Si t'es dans les chiffres, te casse pas la tête.

Je m'en vais t'en faire voir, moi.

Un truc en or, le clandestin de Cora.

Regarde, c'est pas des bidons.

C'est ma plus belle affaire. C'est le fleuron de ma couronne.

Ta couronne ? Et qu'elle a ramassée ? T'es fou ou quoi ?

Écoute, Raven, tu connais l'hôtel de la Mère Adèle ? En plus, je te le file.

Reconnais que je fais bien les choses.

Cora, la Mère Adèle, tu deviens le plus important après moi.

Pour un jeune, enfin, à ton âge, quoi. S'il y a quelque chose, réfléchis.

Raven, fais pas de conneries, sois gentil. Je vais tout te donner, je suis

malade, moi.

Je voulais me retirer, parole, c'est vrai.

Je m'en irai demain n'importe où, où tu voudras. Je sors du circuit.

Tu seras le maître, le caïd, oui, le caïd.

Enfin, Raven, tous ces papiers, hein, c'est pas du flan.

Il m'a fallu plus de cinq ans à moi pour faire tout ça.

Il m'a fallu toute une vie, oui.

Quatre pas sur trois, ça te fait un drôle de raccourci, hein ? Fais gaffe,

fais gaffe. Ils sont gentils, c'est fragile, tu sais.

Toi aussi, hein.

Ravenne, c'est bête.

Pourquoi faire ? Ravenne, pourquoi faire ? Sois raisonnable, petit.

Petit !

C'était là ! Dis-lui ! C'était là !

La recette est bonne ? Encore toi ? Oui, mais cette fois, il y a du monde.

Ça y est ? Il avait une santé délicate.

Mats, Bertie, M.

Raven.

Je suis bien content de te voir.

Dis-donc, dis-donc, j'espère que tu te fais pas d'idées sur mon compte.

Y'a que les fruits pourris qui tombent.

Stella m'a envoyé ce papier.

Après ta visite, j'ai deviné que c'était un faire-part.

J'ai même gardé Bobby à tout hasard.

Je vois que tu prends le mouvement.

Tu te doutes bien qu'on a des idées à nous pour organiser la musique ? Oui ?

Monsieur Raven a décidé que ta boîte lui servirait de par avant.

Tu es d'accord ? Bien sûr.

Tant mieux.

Si vous me doutez, le petit Raven deviendrait un jour mon patron.

Monsieur Raven.

Bien sûr.

On a encore beaucoup de monde à voir cette nuit.

Je reviendrai demain, régler les détails.

Ne te fatigue pas, ce n'est pas libre.

Qu'est-ce qu'il nous veut, ce minable de Raven ? C'est ton nouveau patron, M.

Raven. Oui, Mandetta.

On reparlera de lui à la Toussaint.

Je n'aime pas beaucoup les changements de direction.

Moi non plus.

Et Raven, vous voyez la peau de Mandetta. Il l'a eu, il a l'intention de

sentir une belle fourrure.

Tu connais quelqu'un qui puisse faire le poids contre lui ? Mais dites-donc, il

vous impressionne, le jeune homme ? Les morts violentes, ça m'impressionne

toujours. Et Stella, qu'est-ce qu'elle est devenue ?

Je n'en sais rien. Il ne faudrait pas qu'elle parle.

Ça, ça m'étonnerait.

Il faut tout de même mieux vérifier.

Bobby.

Oui ? Tu as les clés de chez Mandetta ? J'ai mon passe.

Allons-y.

Téléphone à Cora.

Je passerai la voir demain.

Elle est cintrée à la taille, avec deux plis droits dans le dos.

Elle a une allure folle. Elle est très décolletée.

Non, moi je rends de ça.

Pas toi, Alain.

T'as raison.

Plus on leur en montre, moins ils en veulent.

Donne-moi un martini.

Tu as sommeil ? Oh, moi l'année, j'ai toujours sommeil. Pas de courant d'air

dans la maison, s'il te plaît.

Oui, madame Cora.

Alors, mon grand, qu'est-ce qu'on fait là en boude ? J'attends Fann. Elle est

occupée. Elle va descendre bientôt.

Celui-là, il n'aime pas le changement, ça doit être un célibataire.

Dis donc, qu'est-ce qu'il faut, Tonio ? Il fallait compte, mon petit Polo, ça

prend du temps.

Alors, on y va dimanche ? Mais comment, il ne faut pas rater l'ouverture, je

suis payé à la merlès.

Moi, ça m'emmerde de faire 300 bandes pour 48 heures. Tu resteras la semaine,

Cora peut se passer de toi.

C'est à voir.

Dis-donc, Polo, ça m'embête pour toi, mais Arlette, elle commence à tourner la

vide.

Oh, je m'en aperçois bien.

Qu'est-ce que tu me conseilles ? Un petit bled.

Ça fera encore son effet.

Madame Cora, un pour moi.

Bonsoir. Alors, on fait son entrée dans le monde ? Rougis pas, mon grand, c'est

pas le premier.

Qu'est-ce que tu veux boire ? J'ai pas soif.

Oui, je vois.

Laquelle tu veux ? La rousse, là.

Tu aimes les rousses, mon chéri ? Soyez heureux, mes enfants, je vous laisse à

vos amours.

Oh, tu te manges encore les ongles à ton âge ? C'est vilain.

Tu m'offres le champagne ? Je peux pas, je suis pressé, j'ai un train à prendre.

Alors allons-y toujours, mon poulet. Tu boiras au wagon-restaurant.

Elle a du culot, Arlette. C'est moi qui voulais.

Il était pas très fixé.

D'ailleurs, je regrette rien. Il est boutonneux.

San, je vais prendre le 7.

Mais qu'est-ce que tu veux que ça me fasse ? Ah, t'es mal.

Je travaille, moi. Ah, celle-là, là.

Écoute, ma belle, c'est à toi de choisir.

Ici, tu sais, on force personne.

Si tu préfères laver le linchon de tes patrons, c'est facile.

Tu reprends tes nids, ton train, et puis tu te retrouves au tabac de ton village.

Je sais jamais.

Tu peux aussi rentrer à l'usine.

Toi qui aimes danser, tu danseras devant le buffet.

Je sais pas quoi faire.

Je te comprends, va.

C'est embêtant d'être né pauvre avec une cervelle de riche.

Fane.

On t'a eu comme moi ? Non, moi c'est pas la même chose, ma mère l'était déjà.

Ah, alors forcément.

Elle vit encore ? Non, elle a eu un accident.

Elle était trop bavarde.

C'est la première fois qu'on va me trouver jolie. J'espère bien que ce ne

sera pas la dernière.

Dire que dans le grenier de la mer au doux, on m'a fait ça pour rien ? Eh bien

maintenant, on y mettra le prix.

Je voudrais qu'on m'appelle Viviane.

S'il y a que ça pour te faire plaisir, marche un peu pour voir.

J'ai jamais eu des talons aussi hauts. Faut t'y habiter, ma mignonne.

Pépita, débarrasse la table.

Je ne veux plus te voir avec des oreilles sous les bras. Tu n'es plus au

magasin, ici.

Je vous présente Viviane.

Bravo, Viviane.

À l'orphane. Tout de suite, mon gros lapin.

Pas mal.

Elle t'intéresse ? Très bien, petit sacrifice.

Parles-en à Palmaire.

Oui, mais combien ? Bon, si Cora veut te défendre, tu perds en six mois, son père

lui recusera pas.

Bon con.

Oh ! Assieds-toi.

Je te présente Paul, un copain.

Je m'appelle Viviane.

Qu'est-ce que tu bois ? Du champagne.

Tu rigoles ? Elle te prend pour un mixton.

Un jus de fruits.

Je croyais que c'était mon mari.

Excusez-moi. Il n'y a pas de mal.

Il s'est passé quelque chose à côté ? Ah ? Vous avez entendu ? Oui, tout à l

'heure, des cris. Il m'a semblé que quelqu'un tombait.

Les pauvres patrons, ils sont dans un drôle d'état.

Elle a dû le tuer et se suicider après.

Elle tient encore le revolver.

J'ai vu un homme qui sortait de chez eux.

Mais c'est très important, ça.

Vous le reconnaîtriez ? Oui, sûrement.

Il faut aller tout de suite au commissariat.

À cette heure-ci ? Il n'y a pas une minute à perdre.

Plus vite on connaîtra le signalement de l'assassin, plus vite on pourra l

'arrêter.

C'est bien, je m'habille. Je vous attends en bas.

Alors, tu as vu ? Oui, c'est du vrai boulot, ils ont l'air de s'être

entretués. Mais c'est pas le plus grave, quelqu'un a vu Raven. Qui ? Une voisine

vient de lui parler.

Oh, merde ! Il faut remonter. Pas la peine, elle va descendre. Je lui ai dit

que je l'emmenais au commissariat.

Qu'est-ce qu'on va en faire ? J'en sais rien, moi. Embarquons-la, on va la...

Qu'est-ce que c'est, un accident ? Vous l'avez dit, Mme Cora.

Marcel, explique-toi.

Cora, ma petite soeur chérie, il faut nous placarder cette gonzesse. Une

séquestration, on me dit que t'es pas malade. Je tiens à rester vierge, moi.

Cora, c'est sérieux.

Mon état vient de se faire descendre.

Oh, le pauvre gros.

Par elle ? Non, mais elle a tout vu et Raven n'en sait rien.

Tu sais-y ? Ah, c'est le petit Raven.

Mais il est sorti, ça n'a pas été long.

Qu'est-ce que ça change pour nous ? Mais ça change tout, Cora.

Ce petit fumier est gonflé à bloc.

On ne pourra plus bouger sans sa permission.

Eh bien, ramène la môme là où vous l'avez prise. Qu'est-ce que vous allez

tout compliquer ? Mais maintenant qu'on l'a sonnée, on peut... Ah, Marcel, c'est

l'un ou l'autre.

Laissez-la au flic ou prévenez Raven.

Raven, il ne fera plus le détail, lui.

Il a déjà fait sauter Stella.

Stella aussi ? Oui, madame Cora.

Alors,

si elle commence à piger, celle-là, on la tient.

Si on se la met à gauche, elle pourra nous servir.

Et à notre heure, à nous.

Bon, elle bouge.

Mais non, idiot !

Dis-moi, Vivi.

Où est ta maîtresse ?

Tu n'as rien vu. Je ne suis pas aveugle. Non, mais tu la boucles.

Faut bien.

Sage.

Laissez-moi.

Laissez-moi.

Vous pouvez y aller.

Je n'en sais encore rien, moi.

Qu'est-ce que vous voulez ? Je suis madame la concierge.

Enchanté.

C'est vrai que c'est un drame passionnel ? Vous en savez plus que moi.

Tout va bien ? Vous n'avez rien entendu ? Non.

Ce monsieur déclare que sa femme a disparu. Quand ? Hier soir.

Elle connaissait vos voisins ? Comme ça, bonjour, bonsoir, dans l'escalier, c'est

tout.

Vous avez eu une petite querelle de ménage hier soir.

Ah, vous aussi.

Méfiez-vous, ça peut mener loin.

Ajoutez ce rapport.

Vous pouvez pas me dire ce que je dois faire ? Je ne sais pas, moi.

C'est la première fois que vous disputez avec votre femme ?

Téléphonez à ses parents.

Ses parents sont en Italie, son passeport est là, elle n'a rien emporté.

Vous savez, nous on en voit tellement.

Allez au commissariat avec une photo, ils auront un dossier.

Merci quand même.

Pas de ce guignol-là, j'en veux plus.

Vous allez m'annoncer toutes ces demoiselles.

Qu'est-ce qu'on en fera ? Toutes les potables, on les mettra en maison.

Les autres ? Les autres, elles changeront de métier.

Ou de patin.

Ça va faire des grincements de temps. Et alors ? Chez nous, quand les clients

voudront s'envoyer en l'air, ils émettront le prix.

C'est nouveau, ça ? Oui, ça marche bien.

Tiens, un revenant.

Ça me dit quelque chose.

Et le bonhomme ? Pas trop chanchetiqué ? Hé, ce vieux spade ! Qu'est-ce que tu

fous là ? Tu te rinces l'œil ? Non, je gouverne.

Qu'est-ce que tu penses de mon programme ? Les strip-tease en conserve.

Comme ça, mes pin-ups ne risquent pas de s'enlever.

Les clients, ils sont contents ? Fascinés.

Tu peux les compter, il y en a autant tous les soirs. Tu dois faire des

jaloux. Doucement.

J'ai l'exclusivité.

J'aurais besoin de gérants.

Si ça t'intéresse. Non, non, merci.

C'est d'autres projets.

C'est toi, Cora ? Madame Cora.

Admettons.

Eh bien, Cora, mon petit Joe.

C'est à lui que t'auras affaire maintenant, vu ? Monsieur Raven, je vois

qu'on est jeunes dans le métier.

J'aime autant vous dire, mon petit, qu'on a toujours été corrects avec moi.

Eh bien, Madame Cora, je vous présente correctement mon adjoint.

Vous n'avez rien contre.

Raven prend la suite de mon état.

Mais ça ne change rien.

Pas vrai ? C'est pas le tout d'avoir chaussé les bottes, mon petit.

Faut les mériter.

Avec votre permission, marquise.

Combien de chambres ici ? Euh... douze.

C'est bien ça.

Combien de sujets ? Sept ou huit, je crois.

Attendez-vous à l'avoir le dos.

Oh, ça non ! Permettez ? C'est pas une caserne, ici.

C'est en principe un hôtel meublé. Il y a tout de même des précautions à garder.

Le gros était ce qu'il était, mais au moins il connaissait le travail.

C'était un monsieur qui me faisait confiance.

Et qui n'allait pas fouiner partout !

Mais c'est moi qui l'invite à boire un coup, voyons.

Oh, quel caractère.

Il faut savoir l'apprendre, voilà tout.

Nous sommes faits pour nous entendre.

Bonjour, M. Palmer.

Bonjour, M. Palmer.

Bonjour, les enfants.

Oh ! Ça, alors ! Attends, attends.

Attends, j'ai ton nom sur le bout de la langue. Fan.

C'est ça, fan.

Bonjour, Pigeot.

Tu vois, moi, j'ai de la mémoire.

Qu'est-ce que tu bois ? Non, merci, pas maintenant.

Vous connaissez ? Oui, nous avons pris le car ensemble.

N'est-ce pas très cher ? Allez, Oust, sortez vos papiers. Et vous, là, mêlez

pas à jour votre carnet de santé.

C'est ce qu'on appelle les transports en commun.

Mais dis-donc, toi, qu'est-ce que tu viens faire ici ? Chut, je travaille.

Dommage.

Alors, t'as dit pas mieux comme ça ? On finit toujours par m'avoir, il suffit d

'être gentil avec moi.

Bonsoir tout le monde. Bonsoir Alexis, t'allais vite vous mettre en tenue. Eh

Jo, on a d'autres à voir.

Alors, ami ? Bien sûr.

Par ça, le cerneau de bouteille. Non, pas pour moi.

Je vais le faire une cure de désintoxication.

Mais je reviendrai.

À bientôt.

Promis.

Ouf ! Eh ben, ça s'est pas trop mal passé.

Oui, mais ça se passera pas toujours comme ça.

Tu crois ? J'ai vu ses yeux, tu avais raison, mon petit Marcel. Il va nous en

faire baver, moi, je vois ça de loin.

Tu viens juste de louper Raven.

C'était ça, ton Raven ? Tu les as vus, toi, ses yeux ? T'inquiète pas, on a de

quoi le faire basculer.

Ouais. Nettoyer les rues, c'est une idée de curé, ça. C'est très joli d'avoir un

témoin contre Raven, mais quand vous le sortirez, ça sera un témoin contre nous.

Mais non, mais non, nous, on risque pas grand-chose.

Et puis une fois dehors, elle pourra pas prouver qu'on l'a gardé de force.

Et quoi ? On a des amis bien placés. Heureusement.

Femme ! Qu'est-ce que t'as ? Ça va pas ?

Il se passe quelque chose là-haut. Bah, te mêle pas de ça.

Ça va mieux ? Qui êtes-vous ? N'aie pas peur.

Je voudrais bien t'aider, malheureusement, je ne peux pas faire

grand-chose.

Je vous en prie, aidez-moi.

Ne partez pas.

Je suis là.

Ils vont me tuer.

Vous me suppliez, prévenez la police.

Vous m'entendez ? Oui, je t'entends.

Ouvrez-moi.

Je ne peux pas, je n'ai pas la clé.

Mais je vous dis qu'ils vont me tuer.

Ils vont me tuer ! Calme-toi, ma cocotte. Ça va s'arranger.

Mais qu'est-ce que tu leur as donc fait ? T'as pas été régulière ? C'est plus

fort que toi ! Il a fallu que tu t'en mêles ! Ça, tu me le paieras, salaud !

Quoi ? Qu'est-ce que tu feras ? Je suis libre, moi ! Si j'ai pas pris d'hommes,

c'est parce qu'ils veulent pas qu'on me cogne ! Et c'est pas un congé comme ça

qui va commencer ! Oh, la ferme ! Non, ne bouge pas ! Je vous coupe en l'air !

Toi, tu veux finir comme ta mère.

Salaud ! Je te demande de la boucler.

T'as compris ?

Allez, en bas.

Alors, tu ne veux rien dire ? Vous dire quoi ? Je ne sais rien.

Avoue que c'est ton homme qui t'a puni.

Il est en taule.

Allez au bureau des recherches dans l'intérêt des familles, ils font une

enquête. Vous croyez ? Encore une ? Oui, exactement comme celle d'hier, et dans

le même coin.

Qui est-ce qui t'a marqué ? Je ne sais rien.

Naturellement. Le bureau des recherches est à la préfecture.

Amène-la à moi, on va s'occuper d'elle.

Bouge pas.

Ah, c'est toi, Raph.

Tu vas venir avec nous, il y a quelqu'un qui veut te causer. Je suis pas contre.

Rien ne t'affairait, là.

C'est bien toi, petit salaud.

Qu'est-ce qui m'importe, papa ? Je vais te le dire.

Une seconde.

Confirme, messieurs-dames.

Déjà ? Oui.

Eh bien, vous m'incopierez votre exibard.

On y aurait mieux la morgue. N'empêche pas d'y aller.

Petit fumier.

Tu mériterais ma main sur la gueule.

Pourquoi ? C'est pour te faire des bacs que tu fais des saletés pareilles.

Quelle saleté ? Qu'est-ce qu'il veut, Raven ? Je ne sais pas.

Qu'est-ce qu'elles t'ont fait,

les putains petits joues ? Je ne comprends pas.

J'ai bien le droit de me faire les ongles avec ma lame ? La fille que tu as

marquée hier, c'était de la chirurgie esthétique.

Tu parles chinois ? Résultat, aujourd'hui, il n'y a plus personne chez

moi.

Ça ne va pas, ça, bonhomme.

Puisque c'est Raven qui commande maintenant... Qui commande ? Première

nouvelle. Ne fais pas le rigolo, je ne suis pas l'humeur.

Puisque c'est Raven qui commande, tu vas lui dire de ma part que je ne me

laisserai pas marcher sur les pieds.

C'est tout ? Pour le moment, oui.

Si ce n'est pas 30 services, la commission sera faite.

Ah, ils ont tout de même livré.

C'est pas ma vache qui t'appelle désiré. Ouais, c'est un train qui est au moins

15 ans de retard.

Je viens de me faire accrocher par Spade.

Il est en pétard.

Ce vieux Spade.

Il nous a connus quand on était tout gosses.

Ouais. Et ça m'embêterait de me cogner à lui.

On a trouvé un terrain d'entente.

Ouais, mais pas sur ses pieds qu'il habite.

T'as tort, ça manque justement de gonzesses ici.

Allez, j'ai revu le fan ce matin.

C'est une chute fille.

Elle et moi, ça pourrait garder.

Dans notre position, mon vieux, on reste plus tout seul.

On est quelqu'un.

On l'a grimpé l'échelle sociale, oui. Je te jure qu'on ne la redescendra pas.

J'aimerais mieux crever.

On n'a pas assez de place, là. On va mettre tout ça par terre.

Il faut passer par là, on reviendra par ici.

On n'aura jamais assez de râle. C'est bon, on en rachètera.

Tonio,

laisse-la tranquille.

Elle a peut-être faim.

Non, tu lui coupes l'appétit.

Bonjour.

Salut, Tonio.

C'est son lait de sa venaise.

Et toi, le pâté de poulet.

Merci, mais pas plus aimable. Tu veux un café?

Ce n'est pas le refus.

Je ne suis pas encore bien réveillé.

Ça vous met ? Pendant le congrès, oui.

C'est du travail forcé.

C'est bien toi le plus heureux.

Tu es un vrai mec de l'ancien régime.

C'est vrai que le métier se perd.

On vivrait avec son temps.

Moi, le garage, ça me fait une couverture.

Et puis j'aime autant ça que de m'appuyer à un casque ou à un breaker.

Bien sûr.

L'idéal ? Ça serait que c'est déroulé.

Je sais.

Mais il faut de l'argent pour vivre.

Je vous tue fric. On ne peut pas s'en passer.

Si tu me permets.

Pourquoi tu t'en vas ? Parce que j'ai assez ri.

Moi, les torgnoles, je les digère pas.

Qu'est-ce que tu vas faire ? Oh, j'en sais rien.

Ça dépendra de petits jours.

Je croyais que tu voulais pas d'hommes.

Moi aussi, je le croyais.

Jusqu'à hier matin.

Tiens, là encore le taulier.

Garde-moi cette ordule.

Le blanc encore qui monte là-haut.

Qu'il en profite, le salaud, il n'en a plus pour longtemps.

Point que ça va faire quand les jours à veine vont s'amener.

Ça lui coûtera cher, sa torgnole. Ils vont venir ?

T'ennuies pas trop, ma poulette ?

Je

me suis dit, je vais aller voir si elle a besoin de rien, cette pauvre mignonne.

Non, merci.

Faut pas prendre les choses au tragique.

Nous,

on ne veut pas de mal.

Au contraire.

Laissez-moi.

On a nos raisons.

Tu comprendras plus tard.

Arrête-moi.

Je suis pas gentil ? Allez-vous-en.

Tu te rends ? T'as froid ? La pauvre égrelotte, elle a rien sur les fesses.

La salope.

T'as compris ?

Sonia

est partie ? Elle est à la chasse.

Elle a oublié de te demander la permission.

Allez les petites, c'est terminé pour aujourd'hui. Merci madame.

De la tigresse.

Elle est sur la trace de son mâle.

Vous voulez la casser ? Qu'est-ce qu'elle a fait du départ ? On ne craint

pas, tu le regretteras peut-être. Je m'étonnerais.

Si c'est pour M.

Togno, voyez le troisième étage. L'étage des surprises.

Et quand je parle de surprises, elle ne se moque pas de celle qui l'attend.

Des compliments.

Je vais t'adresser, la petite pensionnaire.

Je te planquerai à la porte, tu m'entends ? Je suis chez moi ici, ne l

'oublie jamais.

J'ai fait ça pour ton bien.

Elle parie que c'est elle qui va la repiquer au truc.

Encore deux petites séances comme ça, puis je la mets au travail.

Imbécile ! Quoi ? Elle n'a pas fait autrement que les autres ? Ils se sont

occupés d'elle, avec sa petite gueule de bourgeoise.

Les clients le connaîtront.

C'est un acte pour elle.

Tiens, tu vois ? Elle a éteint.

Je vais la faire dodo maintenant.

En vrai, qu'elle mange, je te dis.

C'est-à-dire qu'elle avait besoin.

Quelle bonne surprise.

Le cher monsieur Ravel.

Vous prenez quelque chose ? Salut les hommes.

Tout le monde est là ? Oui, bien sûr.

Bon, je me dis, là, on va se tailler.

Allez, fillettes, sauvez-vous.

Au revoir, madame Cora.

Au revoir, monsieur.

Au revoir, madame Cora. Au revoir, monsieur. Au revoir, monsieur.

Toi, j'ai deux mots de dire.

Moi, j'en ai qu'un seul à te répondre.

Je vais lui dire ça dehors, mon toit.

Et alors ? Qu'est-ce que je vous offre

? Et voilà ! La vallière est vide.

Il n'y a plus personne ? Plus personne.

Dis donc, ça manque d'ambiance ici.

C'est une bonne idée, cette ferme du dressage.

Mais il faut jamais nous faire de cachotteries.

Jamais.

Gourde !

Allez la chercher, on l'emmène.

Allez, en route.

Ça fait mal, hein ?

Dites

-donc, Toubib, si vous lui faites le plein, il va plus rien me rester à moi.

Pleure pas, mon gars.

Quand t'as trouvé la barrique avec un 7,65, ça coulait plus vite.

C'est bien la première fois que je donne quelque chose à une gonzesse.

Elle s'en sortira, hein ? Elle n'a besoin de repos.

C'est pour vous matiquer le plus, quoi. Ah oui, alors.

Un petit coup de ronquin, les gars.

Moi, les potes, j'ai le vertige.

Tiens, appuie-toi là-dessus, papa.

C'est du solide. Allez, la grosse, du courage.

Du rouge, du blanc.

Des deux.

Tiens, pour ça.

Vous voulez tout pâle.

Eh, doucement, là.

Ta copine, c'est une suceuse de sang, dis-donc. Donne-lui un petit coup de

rouge.

Il n'y a pas de cornifon.

Et puis de la moutarde, là, c'est où il y a des fines herbes.

Oh, ben, ça va mieux.

Elle a parlé. Qu'est-ce qui vous prend ?

Donne-moi un verre d'or.

Tente, hein ? Fais ce que tu voulais.

Je fais ce qui me plaît.

Admettons. Tu la connais, toi, cette femme ? Tu sais qu'elle était la voisine

de Mandetta ? Et qu'elle a vu Raven, le soin du crime ? Mais c'est à Raven qu'il

fallait le dire.

Ça, c'est une autre question.

T'as compris, oui ? Oui, j'ai compris.

Vous la gardiez en réserve.

Mais ça se dit des hommes.

La main dans la main avec les poulets.

Il y a longtemps que je m'en doutais.

Vous êtes qu'un sale indique.

Je veux pas discuter, on n'a pas le temps.

Rappelle-toi seulement que si elle s'allonge, Ravel ne la laissera pas

derrière lui.

Et si c'est toi qui nous donne, tu iras retrouver ta mère.

Ne t'aides pas à peur. Ne compte pas trop sur ton petit jour.

Tu peux le faire sauter lui aussi.

Alors voilà, tu as le choix.

On va être à place de la bouclerie.

Je conseillerais à ma petite copine d'en faire autant.

Ça vaudra beaucoup mieux pour la santé de tout le monde.

Alors ça vient, oui, ce verre d'eau.

Qu'est-ce qu'ils veulent ? Des nouvelles de la malade.

Fais pas cette tête-là, elle est pas morte.

Tant mieux.

Quand tu viennes nous voir, fais-toi annoncer.

On te recevra au salon.

Elle va fatiguer pas, tout ira bien.

Merci.

Alors, on s'inquiète ?

Pas forcément.

Qu'est-ce qu'elle foutait chez Cora, tu le sais, toi ? Pas régulière.

Il fallait la corriger.

Je monte la voir, hein ? C'est ça.

Eh ben, mon vieux, elles sont plutôt sévères, vos corrections.

Il faut ce qu'il faut.

Et si elle vous avait claqué entre les mains ? Ça, évidemment, elle aurait eu

des ennuis.

Je vous défends de faire quoi que ce soit derrière mon dos, c'est compris ?

Oui. Les ennuis, je suis assez grand pour me les choisir moi-même.

Écoute-moi bien, j'ai pas beaucoup le temps.

Tu sais chez qui tu es ? Oui.

C'est bien vrai, tu l'as vu sortir de chez Mandetta ? Oui.

Alors oublie-le.

Tant que tu seras meute, il ne t'arrivera rien.

Mais si tu l'ouvres, tu es fichu.

Ça m'est dégât.

Je ne sais même pas ton nom, mais nous sommes dans le même bateau.

Comment t'appelles-tu ? Réponds-moi.

Tani.

Tani, crois-moi, ce ne sont pas des enfants de cœur.

Ils sont capables de tout.

Oh, ils peuvent bien me tuer.

Mais pense un peu à moi, t'es pas toute seule dans le coup.

Je te demande pardon.

J'ai été chic avec toi, Dany.

C'est moi qui t'ai fait sortir de là-bas. Je me suis mouillée.

Si jamais tu flinges, j'y passerai la première.

Ils me l'ont promis.

Et pour ça, je te jure qu'ils tiennent leur parole.

J'avais un mari, des parents, des amis.

Je pourrais plus regarder personne en face.

Moi, je m'appelle Fan.

Je suis une putain.

Tu peux me regarder en face.

Je t'assure que ça ne me gêne pas.

Pour l'instant, nous sommes vivantes, c'est ça qui compte.

Raven ne sait rien, ne complique pas les choses.

Il a l'air de t'avoir à la bonne, mais si tu veux, il te fera la vie belle.

Mais tais-toi, je t'en supplie, tais-toi.

Dany, réponds-moi.

Je te promets qu'on s'en sortira.

Voilà fatigué.

Tu te rappelles ? On y jouait avec Raven sur le trottoir devant chez toi.

À cette époque-là, vous dessiniez des rails avec un bout de craie.

Et c'est toi qui nous donnait des boîtes de conserve pour faire les vagues.

Oui, entre le coup de pied au cul.

C'est pas l'envie qui me manque de recommencer.

Mais j'ai grandi, tu sais.

Oui, je sais.

Tu grandis tellement que tu me fais de l'ombre.

T'es sexy, ben.

T'en fais pas avant les refloués aussi.

Qu'ils ne me demandent pas mon avis.

Si, bien sûr.

Alors ne viens pas jouer les terreurs dans mon coin.

Tout marchera tout seul.

Je peux pas laisser les filles en liberté.

Tu ne m'as pas demandé mon avis. Écoute, Spadon s'associe.

J'amortis tes pertes en attendant que ça reprenne.

Et avant six mois, nous avons la meilleure affaire de la vie.

C'est une honte viagère que tu me proposes. Appelle ça comme tu voudras.

J'estime qu'un type comme toi a droit à des égards.

Cherchons un avancement.

Il n'y en a qu'un.

Tu me fous la paix.

C'est pas une prière, c'est un ordre.

Oui. Est-ce qu'il n'y a pas de raison que je sois le seul à payer les pots

cassés ? Tu vois ce que je veux dire.

Spade.

Tu devrais pas me parler comme ça.

Bonjour, Thériault. Bonjour, Carperier.

Au régime ? Oui.

Toujours pas de nouvelles ? Non.

Ils s'en foutent complètement à la police. Une femme qui disparaît, ça ne

les intéresse pas.

Au bureau des recherches, il y a haut comme ça de dossiers.

Plein de poussière, on a envie de tout bannir. Alors, tu les vois du calme.

Du calme ? C'est ce que j'ai dit ici même à un type qui cherchait une femme.

Comme moi.

Il a répondu tout le monde est calme et pendant ce temps-là on enlève des femmes

dans la rue pour en faire des putains. Je vois pas le rapport.

Lui c'était sa soeur et moi c'est ma femme.

Je suis venu ici avec elle.

Il a pu la repérer.

Qui ça il ? Lui.

Il est dans mon vieux.

C'est des ennuis que vous cherchez ? Non, ma femme.

Crois-tu qu'elle est ta femme ? Dans ma poche.

Il a soeur du type aux lunettes.

Où est-elle ? Monsieur nous cherche.

Je ne viens que pour un avertissement.

Tu pourras dire à Raven que son personnel va pouvoir prendre ses congés

payés.

Dégagez le bar.

Allez, pars-toi de là.

Chacun a sa part d'ennui.

Il faut commencer.

Viens avec nous, mon gars.

On ne va pas te laisser payer la note tout seul.

C'est terminé ?

Alors,

tu voulais leur foutre ces compagnies ? Un chagrin d'amour.

Tiens, tu vas essayer de te lever.

Maintenant ?

C'est un bon temps pour une convalescence.

Toi et moi, on était faits pour se rencontrer.

Tu te rappelles une nuit dans la rue ? Toi, tu sortais de voiture.

Moi, j'étais planqué dans le noir.

Je ne m'en souviens pas.

Si.

Je te regardais.

T'as pas baissé les yeux.

Ce n'était pas moi.

Pourquoi mentir ? Toi, tu me caches quelque chose.

Mais non.

Même que tu t'es approchée près de la fenêtre pour voir si j'étais encore là.

Vous êtes sûre ? J'ai de bonnes raisons de m'en souvenir.

C'était la maison d'un ami.

Peut-être même que tu le connaissais, cet ami.

Mandetta.

Ça ne te dit rien ? Rien du tout.

Ce type avec qui tu étais dans la voiture américaine, c'est lui le chagrin

d'amour ? Mais non, c'était un client.

Écoute, Danny, à moi il faut tout me dire.

Tu n'as plus rien à craindre des autres.

Qu'est-ce que tu leur avais fait pour qu'ils t'enferment ? Je n'avais pas été

régulière. Pas régulière, pas régulière, on dirait que tu récites une leçon.

Demandez à Fan. Non, Fan, Fan, c'est ta copine, Fan.

Vous n'avez confiance en personne.

Tu me cherchais ? Meublin.

Moi, je n'ai touché qu'au meuble.

Tu fais plus le poids, papa.

C'est plus à ton âge qu'on se l'entend, la démolition.

Je vais faire sortir les clients. Non, non, c'est pas la peine.

Je te donne une dernière chance, parce que c'est toi.

Et qui casse les verres les pètes ? Alors tu vas me régler la note.

Avec quoi ?

Fais pas me mettre sur le char. Allez, ramène-toi, on va expertiser les dégâts.

Tu te prends vraiment pour quelqu'un.

Je te donne une demi-heure de réflexion, parce que c'est toi.

Rendez-vous au Grand Frisson, tu viens tout seul, c'est mon dernier

avertissement.

Sinon, je t'envoie lui ici.

C'est pas une prière, c'est un ordre.

Je viens de voir ma femme.

Là-bas, dans une bagnole avec des types qui sortent d'ici.

Raven ? Vous connaissez ? Allons-y.

Une minute, mon roi.

Tu ne sais pas où tu mets les pieds.

Ça y est, les voilà.

Danny est avec eux.

Si elle vient, mot de tronc, on est cuit. Oui.

Tant que cette punaise respirera, moi, je ne respirerai pas.

Si jamais Robin apprend qu'on a essayé de doubler, il fera donner la garde.

Et moi, je tiens à profiter de la retraite des lieux.

Ce qu'il faudrait, c'est un bon accident.

Pas facile.

Non, ici, bien sûr.

Je ne peux pas lui filer du cyanure dans son bouillon.

Mais suppose qu'un bon flingueur dans ton temps soit planqué au bas endroit

quand ils vont rentrer chez eux.

Oui.

T'as une meilleure idée ? Seulement une

réflexion.

Je sais bien que tu aimerais autant te dégonfler.

Comme quand on a corrigé ta femme devant toi.

Fais attention à ce que tu dis, Marcel. Oui.

Moi, à ta place, je ne réfléchirais pas trop.

Parce qu'on commence à se demander sérieusement si tu ne te ramales pas du

mot de veau.

Marcel, tu vas rejeter ce que tu viens de dire. Fais d'abord ce qu'on te

demande. On verra après.

Allez, barre-toi.

Si elle te voit ici, elle va encore piquer une crise.

Il a bien travaillé le perspade.

Alors il vient ? On lui a donné le quart d'heure de grâce.

Dis donc, ça manque d'ambiance ici, t'as pas un peu de musique ? Mais si, mais

si. Jimmy.

Serre le revers.

On y va ?

Il t'a appelé, je ne suis pas sûr.

Je ne sais pas.

Il a cavalé après nous. Il s'est bien pour quelque chose.

Écoute, Danny, je veux bien être gentil.

Mais tu vas me répondre.

Tu sais à quoi je pense ? Non.

C'est la première fois qu'on danse tous les deux.

J'espère bien que ce ne sera pas la dernière.

Pourquoi tu dis ça ? Bon, la vie est courte. Pourquoi ?

C'est la première fois que je t'ai vue.

Non.

Si.

Ça va mal, les amours.

Tais-toi.

Qu'est-ce que t'as ? Rien.

Ben quoi, ça marche tous deux, non ? Serre-moi bien.

Mais si, bon Dieu, ça crève les yeux.

Toi, tu me casses quelque chose.

Mais qu'est-ce qu'il y a là-dedans, hein ? Qu'est-ce qu'il y a ?

Ça va

bien ?

Je

n'en peux plus.

Tu penses à ton courant à pied, hein ?

Mais j'aimerais bien voir l'explication avec lui.

N'oublie pas que je connais son endroit, c'est même l'étage.

Je voudrais qu'il me dise ce que ça signifie tout ça. Je saurais bien le

faire parler, moi.

Non, il n'y a pour rien, laissez-le. Ah, tu vois bien que tu le connais

maintenant.

Combien tu paries de chamanes ici ? Non. Et qu'on s'explique à fond, tous les

trois. Non.

Danny, allez, va danser avec petit Joe. On change de cavalier. Oh, fous-moi la

paix, toi.

On rentre à la maison, allez, hop. N'est-ce pas ?

Allez, rentrez-les.

Allô ? Allô, est-ce que le docteur est là ? Appelez-le, vite.

Oh, Rousseau ! C'est pas la peine.

C'est que ma vie...

Si tu veux parler, tu peux pour moi.

Allô ? Allô ? Jo

! Ne me laisse pas toute seule.

Je suis la petite fille.

Qu'est-ce que t'as à dire, hein ? Vous le savez aussi bien que moi. Ah, ça je m

'en doute, oui.

Tu habitais la maison de Mandetta ? Oui.

Tu m'as vu ? Oui.

Ils ont te gardé en réserve à les fumiers.

Mais toi, pourquoi m'as-tu rien dit ? Pourquoi m'as-tu rien dit, toi ?

Pourquoi ? Calme-toi, moi.

Je ne sais pas le meilleur.

Tranquille, hein ? La pauvre

môme.

Nom de Dieu de petit couillon, ça vous avait bien avancé de jouer les durs.

Madame Dumont, votre mari vous attend.

Taille-toi, bonhomme.

C'est tout ce qu'il te reste à faire.

Alors ? C'est toi, petit Joe ?

Non, je n'ai pas vu Raven.

Si tu le vois, dis-lui sans faute de ne pas rentrer.

Explique-toi, qu'est-ce qui se passe ? Les flux vont arriver.

Allô ? Allô ? Allô ? N'écris pas comme ça, tu vas réveiller les voisins.

Qu'est-ce qui te prend ? Je viens t'apporter des nouvelles de

Tonio.

Cora et Vov.

Danny va bien, je te remercie.

Tant mieux.

Mais ce n'est pas de ta faute.

Tu voulais le foutre en l'air, ton témoin de la dernière heure.

Ravel, c'est pour toi que je l'ai planqué.

Pour qu'elle ne puisse jamais te donner.

Tu vois bien que je ne suis pas sûr que je vais en profiter.

Tu aurais mieux fait de m'en parler.

J'attendais qu'une occasion.

Elle est arrivée. Pardon ! Je te supplie, Ravel.

Je te supplie, ne descends pas.

Je vais recevoir un téléphone important.

Un ami ! Tu n'as plus d'amis.

Les poulets vont arriver.

Explique-toi.

C'est pas devenu. Et Denis ? Envolé.

Allez, viens, foutons le camp de là. On va pas se laisser prendre comme des

gamins, non ? Les fans ? On peut plus rien pour elles, allez.

Ils ont pas perdu de temps. Des mecs comme nous, on va pas se faire avoir

comme ça.

Qu'est-ce qu'on fait ? Toi, tu peux toujours t'en tirer, tu n'as refroidi

personne. Toi ? Moi.

T'en fais pas, hein.

C'est pas eux qui mordent.

Ce que tu fais, je le fais.

De toute façon, on serait morts jeunes.

Cette échelle sociale, on va tout de même pas la redescendre.

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