All language subtitles for Cat's Eyes Ep 02.fr-FR.cc

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Original subtitles

[musique de tension]

[le train siffle]

[tintements]

Gwen pour Quentin ?

Gwen pour Quentin, tu me reçois ?

Ouais, je t'écoute.

On va bientôt arriver en gare.

On nous récupère là-bas. Dernière ligne droite !

- On fait gaffe. - [chargement d'arme]

[ricanement]

Vous regardez trop de films d'action.

[le train siffle]

[sursaut]

C'est le jour.

- C'est le jour ! - [il rit]

On est sortis d'un tunnel. Ça...

C'est quoi, ça ?

[le train freine brusquement]

[cris]

[le train continue à freiner]

[le train s'arrête]

[sifflement]

[gémissements de douleur]

Ça va ?

Ouais.

[bip]

Gwen, c'est quoi ?

Gwen, il se passe quoi, bordel ?

- Y a un tronc sur la voie. - Quoi ?

Un tronc en plein milieu de la voie.

OK, les gars. On s'équipe.

- Fallait s'y attendre. - C'est quoi ?

Ça arrive, avec les tempêtes.

Vous nous avez fait prendre des itinéraires parallèles

pour la sécurité, mais c'est pas

ceux qui sont checkés en premier. - Ouais.

- C'est con. - Gwen pour Quentin.

Je vais voir si quelqu'un

l'a fait tomber. - OK.

Appelle la gendarmerie.

Si c'est un coup du réseau, on va avoir besoin d'eux.

Théo, appelle la gendarmerie. Appelle-les.

On peut rien faire, là. J'appelle le régulateur.

On n'appelle rien.

Ca va prendre 3 heures. Aidez-moi.

1, 2, 3.

[gémissements]

OK, c'est pas si lourd. À plusieurs, on y arrivera.

Gwen pour Quentin. Ramène-moi des gars

pour le tronc. - On peut envoyer des hommes ?

On s'en occupe. Bastien, Nico.

Allez.

- Je vais avec eux. - T'es sûr ?

- T'inquiète. - Fais gaffe, hein.

Messieurs, c'est bon ? En place ?

[musique de tension]

[bips électroniques]

J'y vais pas.

Oui, je t'ai dit de rester là.

[Théo] Une arme, s'il vous plaît.

[bips électroniques]

Gwen, Thierry te rejoint avec 2 gars.

Nous, on reste là avec les tableaux.

Faites attention quand vous sortez du wagon.

[bip]

Vous pouvez y aller.

["Signé Cat's Eyes", de Anne Sila]

- ♪ Filles d'aujourd'hui ♪ - ♪ Enfants de la forme ♪

♪ Nous aimons rire et danser ♪

♪ Vienne minuit ♪

♪ Quand d'autres s'endorment ♪

♪ Nous devenons pour la nuit ♪

♪ Trois vives panthères ♪

♪ Qui en un éclair savent bondir ♪

♪ Sans un bruit ♪

♪ Sœurs et solidaires ♪

♪ Sur terre ou en l'air ♪

♪ Relevant tous les défis ♪

♪ Cat's Eyes ♪

♪ Signé Cat's Eyes ♪

♪ Cat's Eyes ♪

♪ Signé Cat's Eyes ♪

♪ Belles incognito Fabuleux trio ♪

♪ Au mépris de tous les dangers ♪

♪ Cat's Eyes ♪

[musique mystérieuse]

[Théo] Oui, allô ? Vous m'entendez ou pas ?

Merde...

Oui, bonjour. Major Théo Iribarren,

de la brigade des Brocs, à Paris.

À Paris, euh... Paris, la capitale de la France.

Donc, Paris...

Je suis coincé dans un train avec le reste de ma brigade.

- [Quentin] Gwen, vous en êtes où ? - [Théo] Je peux pas vous dire

ce qu'on transportait. C'est secret.

Je sais pas où on est, on n'a pas de réseau.

On n'a pas Maps.

On est sur un très grand pont, entre Paris et Lyon.

Démerdez-vous, mais retrouvez-nous...

- [communication coupée] - Allô ?

[grésillements]

Elle m'a raccroché au nez. C'est incroyable !

Ça sent la vanille, non ?

- N'importe quoi. Gwen ? - Je rappelle.

- [voix brouillée] - Gwen, tu me reçois ou pas ?

Ils marchent, vos talkies ?

Pas de réseau. Merci la campagne !

Gwen, tu me reçois ?

[Théo gémit]

[musique légère]

[voix étouffée] Gwen ! Gwen !

[quelqu'un marche sur le toit]

- [grésillements] - Gwen ! Gwen !

[crépitements]

- [musique intrigante] - [il peine à respirer]

[ronflements]

[cris étouffés]

Théo ! Théo !

[ronflements]

Théo !

[bips]

[déverrouillage]

[fracas métallique]

[Quentin halète]

[musique à suspense]

[respiration dans un masque]

Arrête-toi ! Arrête-toi !

Mets-toi à genoux ! À genoux !

Et bouge pas ! Mets-toi à genoux et bouge pas !

Les mains sur la tête ! Dépêche-toi !

Dépêche-toi, je te dis !

- Merde... - Allez !

- Aïe aïe aïe ! - [Quentin grogne]

Aïe aïe aïe...

Je suis désolée, je suis désolée...

Ah non...

C'est pas possible, merde !

Tam, qu'est-ce qui se passe ?

C'est Quentin, il dormait pas, là.

Fait chier !

- J'ai le tableau. - Je vous rejoins derrière le train.

[musique intrigante]

[Syl] Alex, surveille les flics à l'avant du train

tant que Tam est pas sortie.

Alex,

renvoie la corde. J'ai terminé, je suis prête.

Alex ?

Alex ?

Syl, tu vois Alex ? Elle répond pas.

Non, je suis partie. Je vois plus le train.

Alex, tu fais quoi ?

Tam, tu peux sortir toute seule ou pas ?

T'inquiète, je me débrouille.

Je t'aime.

[cris au loin]

- 1, 2, 3 ! - Alex ?

Syl, je sais pas où est Alex.

[Syl] J'arrive.

Alex ?

Alex ?

[Alex gémit]

[gémissements étouffés]

- Ça va ? - Détache-moi !

- Attends. - Aïe !

- Fais gaffe ! - [Alex gémit]

Qu'est-ce qui s'est passé ?

Je sais pas...

J'étais derrière toi, et je me retrouve attachée !

(Doucement...)

- [la porte claque] - C'est quoi, ça ?

- [cliquetis] - C'est quoi, ce bruit ?

(On nous a enfermées.)

[coups]

Je l'emprunte ?

Merde, le tableau !

Vas-y, donne !

Mais tu fais quoi, là ? Détache-moi !

T'as des mains, non ?

[musique à suspense]

[un homme crie et gémit]

[homme] Me faites pas de mal ! Je vous laisserai partir, stop !

[gémissements étouffés]

Ça va, monsieur ? Ça va ?

Venez, levez-vous.

Il est où ?

- C'est vous, Cat's Eyes ? - Il est parti par où ?

Je sais pas.

- Il m'a fait mal. - Vous êtes blessé ?

- Ah ouais... - Ça va aller ?

Où ça ? Montrez-moi.

La beauté de vos yeux est égale à mon talent.

- [musique d'action] - [grognements de lutte]

- Balèze. - Ta gueule.

Je préférerais qu'on en reste au vouvoiement.

- [elle crie] - Vous dansez ?

[musique d'action rythmée]

- Hello, baby. - [il ricane]

Aïe ! Mon nez !

[voix nasillarde] Mon nez, mon nez ! Aïe...

Ah non !

Hé hé !

[elle se débat]

Ça y est, il est à moi.

Attendez, attendez, bougez pas.

[musique intrigante]

Oh... Vous êtes très, très belle.

Très, très belle.

Ça aussi, c'est à moi.

Génial.

Désolé de vous laisser là. Si vous survivez,

j'espère qu'on ira boire un verre.

[il claque la porte et s'enfuit]

Alex !

Alex !

- Vite, il est parti par là ! - OK.

Mais détache-moi !

Alex ! Détache-moi.

Hm... T'as des mains, non ?

C'est pas le moment.

C'est que quand ça t'arrange.

Il a le tableau ! Grouille !

Hm...

Il ressemble à quoi, le mec ?

Grand, brun, athlétique, regard bleu...

- Hyper intense. - Tu le kiffes ou quoi ?

- Pas du tout ! - Mytho.

[musique à suspense]

[vrombissement électrique]

Il est où, ce con ?

- Alors ? - Il a piqué le tableau, ce connard.

Qu'est-ce qu'on fait ?

Il est là-bas !

Arrête-toi ! Il est sur le toit !

- Sur le toit ! - Tam, tu fous quoi ? Reste ici !

- Vas-y ! - Tam !

Arrête-toi !

Bouge pas, je te dis !

Il est là.

S'ils le chopent, on a pas le tableau.

On a pas le temps.

On y va !

On a pas le temps, les flics arrivent !

Bouge pas !

[souffle du vent]

Arrête-toi !

Arrête-toi !

On n'a plus le temps, Tam !

Putain, Alex !

- Bouge ! - Alex, redescends !

On n'a pas le temps !

Écoute-moi.

- Tam, écoute-moi ! - L'écoute pas, allez !

- Redescends, c'est mort ! - Allez, fonce ! Vas-y !

- Tam... Tais-toi ! - Vas-y !

- Il nous faut le tableau ! - Tam !

- Regarde-moi ! - Fonce, putain !

Tu vas te faire gauler... Merde !

Yes ! Allez, vas-y ! Tu vas tout défoncer !

Bouge pas !

[il halète]

[cri d'effort et fracas]

[elle hurle]

[souffle du vent]

Gwen à toutes les équipes.

- [Tam halète] - Ça va pas, non ?

Je veux mon tableau, je l'ai volé

en premier ! - Je me pose et on en discute, OK ?

Arrêtez de gesticuler !

[grognements d'effort]

[elle halète]

Ça va ?

[musique dynamique]

Il y a des nœuds parce que vous faites n'importe quoi !

[elle grogne]

[elle halète]

OK, OK, OK, stop, stop, stop !

Le tableau, bordel !

[il pousse un cri moqueur]

[elle grogne]

Putain, rendez-moi ce tableau, bordel !

[la musique s'atténue]

[elle halète]

- [vrombissements] - [musique dynamique]

[il crie de joie]

[crissement de pneus]

- Gendarmerie ! - Coupe ton moteur !

[cris des gendarmes]

[vrombissements et cris]

[sirènes au loin]

Montez !

Montez !

- [ils halètent] - Bon,

on fait quoi ? On a un problème !

Effectivement, et je déteste le conflit.

Vous êtes qui ?

- On m'appelle le Marquis. - C'est ridicule.

Venant de la part de quelqu'un qui s'appelle Œil de chat...

- Rendez-moi le tableau. - Attendez...

- Hé, attendez... - Il est où ?

Pas les tétons !

Arrêtez... Hé, hé !

Vous allez descendre de la moto et on va discuter, OK ?

Est-ce qu'on peut parler ?

- Vous voulez qu'on parle ? - Absolument.

Très bien, on va parler.

J'ai toujours un double.

- [vrombissements] - Non...

- [vrombissements] - [Tam crie]

Enfoiré !

[vrombissements]

Merde...

[signal d'ouverture]

Ça va ?

Nickel. On récupérera jamais le tableau.

C'était un gars du réseau ?

J'en sais rien, Syl.

- [coup] - Putain...

[musique intrigante]

Gabriel.

- [la porte claque] - [il renifle]

On a assuré comme des bêtes, sur ce vol.

Il y a les huit, comme prévu.

Vous pouvez regarder, ils arrivent tous de Londres.

Vous êtes content ?

Tu vois en moi quelqu'un de content ?

C'est du travail d'amateurs. On braque pas un musée

plein de touristes à la kalash.

Personne voudra de ces tableaux. Interpol est déjà sur le coup,

il va falloir des années pour les écouler.

Non, pas tant que ça. Vous inquiétez pas.

Je vais vite

les faire oublier, ces tableaux.

Octave, c'est pas le genre de manteaux que porte

Prudence Dalembert ?

Tu l'as revue ?

Non, jamais.

Son manteau est ici,

pourtant, c'est bizarre.

Pas depuis qu'elle a disparu avec son frère.

Elle était justement venue

avec lui ici il y a longtemps. Elle avait oublié ça.

- Elle est jamais revenue le chercher. - Oublié ?

Tout le monde disait que vous étiez ensemble.

Faut pas croire tout ce qu'on dit, Gabriel.

Non, par contre, c'est vrai qu'elle aimait chasser.

On se voyait de temps en temps à l'occasion d'une chasse à courre

ou d'une battue... - Tu me prends pour un con ?

Tu sais qu'on la recherche ?

On la dit morte, mais... on n'a jamais retrouvé son corps.

Je sais pas quoi vous dire.

Mais si j'ai des nouvelles, vous serez le premier au courant.

Oh, t'as plus ou moins intérêt, mon pote.

Sinon, je prends ton petit corps tout frêle

et je l'accroche au mur,

avec ta tête à côté de ta hyène, hein ?

[il rugit]

[rire nerveux]

Hé !

[sonnerie de téléphone joyeuse]

Allô.

Bonjour, c'est le Marquis.

Je crois que je suis arrivé, le château,

pas d'adresse, mais j'arrive pas à ouvrir la grille.

Tu remontes dans ta voiture, et on vient te chercher.

- Oui, pardon, je suis à moto... - Il est là.

Va le chercher.

Ouais.

[il renifle et expire fort]

- Bonjour. - Salut.

- Le Marquis. Enchanté. - Ouais, ouais, suivez-moi.

- On est chez vous, là ? - Oui, oui.

- Les bêtes, c'est... - C'est moi qui les ai tuées.

Ah.

On est sûrs, pour la peau de bête ?

T'as le tableau ?

Oui...

Donc on parle pas de... cet animal qui...

Protégé, en plus. Bref...

Vérifie que c'est le bon.

[il claque des doigts]

- C'est le bon. - Et si c'est le cas, détruis-le.

Je viens de vous dire que...

Ouais, c'est le bon.

Quand je vois tout ce que vous avez là,

pourquoi vous m'avez demandé de voler cette croûte ?

- Il y avait une fille sur le train. - Oui.

Une Cat's Eyes.

Oui, tout à fait. Joueuse.

Elle a perdu, mais elle est joueuse.

Elle était seule ?

Euh... Oui.

Oui oui, ou... oui non ?

Oui... Parfaitement seule.

- Oui ? - Ouais.

[musique pesante]

Bon, je... Je vais y aller.

Ce fut un plaisir. Merci beaucoup.

N'oubliez pas le virement, francs suisses.

- Excellente journée... - [craquement]

J'aime pas les cracks.

- [grognement] - Pour ta gouverne...

il y a pas qu'une seule Cat's Eyes, elles sont trois.

- J'en ai vu qu'une. - T'as vu les trois.

- J'en ai vu qu'une seule. - Pour ton intégrité physique,

la prochaine fois que tu les vois, tu m'appelles, c'est clair ?

Très clair.

[soupir de soulagement]

Sacrée poigne. Super poigne.

Je vous laisse.

Messieurs, bonne journée, prenez soin de vous.

[musique rock dynamique]

[Bruneau] Vous avez une bonne explication

pour ce nouveau fiasco ?

Ça a déjà fuité dans la presse. Nos téléphones sonnent sans arrêt

et tout le monde me demande ce que ça fait

d'être ridiculisée par Cat's Eyes.

- Ça avance ? - Oui.

Je vous retourne la question, Chapuis.

Ça vous fait quoi, vous ?

Mal à la tête ? Ouille ouille ?

Elle vous a pas raté, je vais croire que c'est personnel.

Et on a toujours rien pour l'identifier ?

J'ai bien une idée.

Non...

Sur le train, de loin, la nana ressemblait

à quelqu'un qu'on connaît.

(C'est pas bon, putain...)

Ça ressemblait à Tamara Chamade.

Tu me fais quoi ? Son téléphone a borné toute la journée au café.

Il te faut quoi de plus ?

Soit vous avez du concret, soit vous la fermez.

Sinon, je vais m'énerver. Vous avez

du concret ? - Non.

- (Bien fait pour sa gueule.) - Je m'en sors pas, là.

Le type du train, un indice ?

Sûrement le Marquis.

Il y a peu de voleurs experts en base-jump.

C'est qui, ce Marquis ?

Un voleur de bijoux qui sévit depuis 20 ans,

Lucas Svezic.

Il est doué. Il est à Paris, il prépare un coup,

et on est dessus avec le groupe.

Tu sors ça maintenant ? Pourquoi tu me l'as pas dit ?

On collabore pas sur cette affaire,

cher ami.

Donc si je vous suis,

le Marquis pourrait être un complice de Cat's Eyes ?

Un complice ou un concurrent qui l'a doublé.

C'est un mercenaire, il aurait pu

être engagé par le réseau. - Pour faire quoi ?

Le tableau volé dans le train, il vaut rien, quoi.

Il fait partie de la collection Dalembert.

Oui, mais il est pas ancien.

C'est un tableau récent fait à la manière du 16e siècle

et signé par un certain Carnach.

- Cranaff. - Cranaff.

"Carnach"...

- Et ? - C'est un peintre non référencé.

On n'a jamais compris pourquoi il y avait ce tableau

dans la collection Dalembert.

D'accord. Vous allez chercher tout ce que vous pouvez

autour de ce Cranaff.

- Ils vont savoir pour le QR code. - [propos indistincts]

- C'est clair ? - Oui, cheffe.

Assaya, attendez.

Pour le briefing de l'opération Hiver...

- Hiver ? - ...Chapuis et son équipe

devraient être présents.

Ah non. C'est pas une affaire pour les Brocs, ça.

Depuis que le Marquis

et Cat's Eyes ont été vus ensemble, si.

On y va ?

Soyez à l'heure demain.

- Hé ! - Ça va, Quentin ?

Oui, j'ai dû me lever trop vite.

- T'es sûr ? - Oui.

- Faut aller à l'hosto. - C'est bon.

- Attends. - T'as peut-être

un trauma crânien. - Mais non, c'est bon...

J'y vais, j'y vais.

- T'es pas censée avoir entendu. - Je vais trouver une excuse.

Fais gaffe.

Tu fais gaffe ?

Oui !

[musique de tension]

[crissement de pneus]

Gwen ? Il est où ?

Il est encore avec le médecin, là.

OK. Ça va ?

Je sais pas.

Je peux rester ici ? Ça te dérange pas ?

- Non, t'inquiète, reste. - Merci.

6 fois, ça fait beaucoup, quand même.

De quoi tu parles ?

6 fois que Quentin a failli mourir

depuis qu'il lui court après, c'est ça, non ?

- Je sais pas. - Si, rappelle-toi.

1 : à la tour Eiffel, où il a failli glisser

en suivant cette conne et son kakémono.

2 : sur les toits de chez Godard. C'est elle qui l'a sauvé.

À l'époque, j'avais pas compris pourquoi.

3 : à Versailles. On s'est fait tirer dessus

par la sœur de Dalembert qui, 4, au Louvre,

a fait mouche en le touchant au bras.

Le bras, c'est quand même à 10 cm du cœur.

5 : chez Dalembert toujours, on s'est fait allumer

à l'arme de guerre par cette même tarée et ses sbires.

Et puis 6 : aujourd'hui, dans le train,

où cette salope l'a collé au mur avec son high kick

avant de s'envoyer en parachute avec le Marquis.

Ça fait 6, ce qui nous vaut l'honneur d'être ici ce soir.

[musique intrigante]

T'étais où cet aprèm, Chamade ?

[on ouvre une porte]

Ça va ?

Oui, c'est juste une commotion cérébrale.

Il faut surveiller pendant 2 jours.

Rien de grave. T'inquiète.

Juste une petite commotion ? Me voilà rassurée.

Je te raccompagne pas.

T'es entre de bonnes mains.

[musique à suspense]

[halètements]

Arrêtez-vous !

[elle souffle]

Tu voulais me parler de quoi ?

L'autre soir,

t'as commencé à me parler de... ton retour en France.

Tu voulais me dire un truc et... ça avait l'air important.

OK. Tu dis rien.

Putain, sérieux, je comprends pas, Tam.

C'est quoi, le problème ?

Quand on était jeunes, on pouvait tout se dire.

C'était fluide, simple.

C'était sincère entre nous.

Qu'est-ce qui s'est passé ?

Mon père a disparu.

[musique intense]

Il y a une chose...

dont je veux pas que tu doutes, jamais,

c'est que je t'aime.

Je t'aime.

[grésillement du néon]

[Alex joue à la console]

[Syl lit l'article]

[Alex] Non, non !

- C'est pas possible ! - [cri]

Non ! Non ! Non !

[en hurlant] Non, non, non !

Putain ! Je le savais !

Et qu'est-ce qu'elle fout,

Tam ? Ça fait 2 heures

qu'on leur a laissé l'appart !

Ça va pas ou quoi, Alex ? T'as fissuré, là.

C'est ton jeu vidéo qui te met comme ça ?

T'as trouvé un truc sur le Marquis ?

Euh... ouais.

Ouais... Excuse-moi, tu m'as stressée, là.

Waouh, le niveau de stress ! Euh...

- [elle soupire] - Oui, je trouve plein de trucs.

C'est un cambrioleur de ouf, mais ça fait longtemps

qu'il a pas été arrêté, donc ça va être dur de le retrouver.

On trouvera une solution.

Bon, je vais voir Lili. Ça m'a saoulée.

J'adore ce "on" qui retombe toujours sur moi.

Pourquoi tu dis ça ?

Je sais pas. Laisse tomber.

Entre toi qui grandis trop vite

et Tam qui file le parfait amour avec Quentin,

je me sens un peu seule.

Sérieux, Syl, t'es dure, là.

Tu peux pas nous reprocher d'être amoureuses

et de prendre du temps pour ça.

Oui, évidemment, t'as raison.

Pardon. Je sais pas pourquoi j'ai dit ça.

Oublie. C'est juste que je suis fatiguée.

C'est pas grave. T'as juste besoin de ken.

- [Syl rit] - Allez.

Appelle Abel.

Appelle Abel ! Mh ?

Ou va le voir.

C'est pas si loin, Londres, en vrai. Mh ?

Non.

Pourquoi tu vas pas le voir ?

Tu prends un train, tac, 2 heures, c'est fait.

Je sais pas. Je suis pas sûre.

Tu veux qu'on t'amène au couvent

avec des cierges et une playlist de rupture ?

Je vais réfléchir.

Bon allez, vas-y.

- Je reste là. - Non, je disais pas ça pour...

On va se téma un film, à l'ancienne.

- Tête-bêche ? - Oui ! J'aime bien.

Avec tes petits pieds sur ma gueule ?

Bon, je vais voir ce qu'ils foutent.

- Ça fait 2 heures qu'on attend. - Comment ça ?

Ils dorment, on peut rentrer.

Qu'est-ce que tu fais, là ?

- Non, Alex... - Attends.

Tu peux pas écouter, c'est pas cool.

Ah, ils dorment pas !

- Ah, ça me dégoûte ! - [elle crie]

- C'est dégueulasse ! Ca fait... - [bruits de bouche]

Putain ! Merde, Alex !

[musique légère]

- Du jus de pomme ? - Non, c'est bon.

Faut que j'y aille, en plus.

- Ça va ? - Mh mh.

- Ça, c'est mon café. - Elle est où, ma tasse ?

- Je sais pas. - Ah ben là...

On va pas en plus te faire ton café.

Sacrée descente.

Bon allez.

[Syl et Alex rient]

- [Tam tape Alex] - Petite chieuse, va.

C'est quoi, votre problème ?

On a pas de problème.

Je suis assez fascinée par le concept.

Genre Columbo le jour et Christian Grey la nuit.

- Il était en forme, hier. - Non, t'as pas fait ça ?

- Ça va... - Alex, sérieux !

- Tu nous avais dit qu'une heure ! - Quel rapport ?

- "Tam... Oh oui..." - "Mh... T'aimes ça ?"

- "Oui, Tam... Oh oui..." - "T'aimes, hein ?"

- "Oh oui..." - "T'aimes bien ?"

Je fais pas ça. En revanche, lui, c'est pas mal.

- Non, je fais pas ça. - "Encore, encore !"

- [propos indistincts] - Bon ben j'y vais, moi.

Merci, les filles !

- Avec plaisir. - Très bons petits pains.

Faut reprendre des forces.

- Grosse journée, en plus. - Ben ça...

- Allez, bisous. - Bisous, bisous.

[Quentin sort]

Il n'est donc pas que gentil.

Ne jamais sous-estimer un mec réservé. Jamais.

- En revanche, il est con. - Quoi ?

- Il a oublié son portable. - Oh le con.

Allez, cours, Forrest, cours ! Il va rater le brief !

[musique rock énergique]

Bonjour. Pardon pour le retard.

J'ai fait au plus vite.

- Chapuis, ça va mieux ? - Oui, ça va, merci.

Bon, on peut commencer.

Oui.

Alors, je vous présente Lucas Svezic dit le Marquis.

- Le gars du train. - Euh oui,

je sais. Je suis, quand même.

C'est quoi, cette photo ?

- On a pas plus récent ? - Non. Elle a été prise

lors de son premier coup, il était mineur.

On ne l'a plus jamais rechopé.

Le Marquis est un esthète et un non-violent, indépendant,

voleur opportuniste d'objets d'art et grand amateur

de bijoux et de joyaux anciens.

On pense que notre voleur est à Paris

pour une raison précise : les bijoux de la reine.

- Quoi ? - 4 parures ayant appartenu

à Marie-Antoinette et représentant les 4 saisons.

Valeur financière et historique inestimable.

Il en a déjà volé 3.

Il lui manque le dernier, Hiver.

Fais voir.

- Je l'ai. - [Quentin] Où est ce collier ?

Il appartient au musée

des Arts déco. Il va être prêté pour un défilé de mode.

Une occasion parfaite pour le Marquis.

Il va forcément profiter du défilé pour le voler,

défilé qui aura lieu au Centre Pompidou

dans 2 jours

et pour lequel on a tout prévu pour l'arrêter.

[musique intrigante]

Bon. Sur ce coup, je propose

d'y aller en mode infiltré, comme à Versailles.

On est des bombes ou pas ?

- Pas mal. - On est des bombes.

On passe pour des mannequins.

On s'infiltre, on chope le collier

et on propose au Marquis un échange contre le tableau.

En espérant qu'il l'ait toujours.

Oui... Ce collier,

c'est le seul qui lui manque. Il va se bouger, le mec.

Minute, papillon.

Comment voler le collier à la mannequin

sans qu'elle s'en aperçoive,

tout ça alors qu'il y a des flics partout ?

Tu trouveras bien une solution.

Mh ?

Je sais.

Une petite substitution en douceur.

Le temps que les flics se rendent compte

que c'est pas le bon, on est déjà loin.

J'ai une pote qui peut

se charger de la copie du collier.

Je le sens bien.

[musique légère]

[propos en anglais]

- Alors ? - Regarde. Serpent autour du cou.

Et vous pensez que ça va le faire ?

- Oui, même taille, même peau. - Mais le serpent...

Complètement tarée, cette meuf.

Hâte de voir ce que ça va donner sur Tam.

Elle a retrouvé son hôtel ?

Toujours pas. Elle vient de voir au Royal Monceau,

et là, elle se dirige vers le Collectionneur.

Elle appelle dès qu'elle l'a localisée.

T'as pas autre chose à foutre ?

Tu le récupères quand, le collier ?

- J'attends que ma pote m'appelle. - Elle est sûre ?

Oui, ça fait 10 ans que je la connais. En plus,

elle me kiffe.

- Bon, viens m'aider. - T'es reloue, aussi.

Non, je suis pas reloue, non.

[elle ricane]

(Qu'est-ce qu'il fout là ? Merde.)

En plus, après, faut qu'on aille récupérer le van.

Qu'est-ce que tu fais là ?

J'ai fait comme on s'est dit.

Comment ça ?

Regarde.

Tu crois que j'aurais écrit "je bad trop sans toi" ?

C'est vrai que ça m'a étonné de toi.

Ça doit être Alex, je suis désolée.

T'as le temps pour un café ?

Non, j'ai trop de trucs.

Si jamais tu passes à Londres...

Abel.

Tu peux repasser ce soir ?

À quelle heure ?

À la fermeture, vers 23h.

Je te vois.

- Surprise ! - Tu peux pas faire ça

avec le portable de tout le monde.

Même si tu joues des maracas avec une passoire.

[sonnerie de portable et vibreur]

- C'est Tam ? - Ouais. Allô ?

[musique électro pop]

On arrive.

Elle a retrouvé

l'influenceuse. On y va.

[en russe] Mademoiselle Velisava Drakova Vranová ?

[en russe] Je suis Sara, votre assistante pour le défilé.

[en russe] Voulez-vous bien me suivre jusqu'au van s'il vous plait ?

[en russe] Mademoiselle Velisava ?

[en russe] Je peux prendre votre valise ?

Bonjour.

Bon, on y va ?

Bien sûr.

- Veli ! Veli, par ici ! - [clameur de la foule]

Vous avez le thé que je vous ai demandé ?

Oui, bien sûr.

Pardon ! Poussez-vous, poussez-vous !

[elle déglutit et s'étouffe]

[elle ronfle]

- Velisava ! S'il te plaît ! - Velisava !

Non. Non, non, non, non.

Je vous ai dit non !

Le serpent, c'est non.

Je peux pas.

C'est pas possible !

Il y a Quentin.

Vous êtes méconnaissables.

SOUS-TITRAGE : RED BEE MEDIA

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