All language subtitles for Cat's Eyes Ep 01.fr-FR.cc

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Original subtitles

[vrombissement d'hélicoptère]

[musique intrigante]

[halètements]

Les filles, vous êtes où ?

- Vous m'entendez ? - Ouais.

On descend vers le cimetière. Ils sont derrière nous.

[musique oppressante]

Je sais pas où ils sont. Je les entends.

Dis-nous où ils sont. Tu nous vois ?

Je vois rien.

Ah putain, c'est bon, je vous vois. Ils arrivent par derrière !

Il y en a d'autres qui arrivent par l'escalier.

Syl,

il y en a d'autres. - Syl, trace.

Grouille, y en a partout.

[cris indistincts]

- [tir] - [elle gémit de douleur]

Alex ?

[musique grave]

[musique dansante]

[propos en anglais]

I will come back. Everything good ?

- Yes. - Need something else ?

- No. - Have a good evening.

Syl, la 10, s'il te plaît, c'est urgent, là.

- Ouais. - Merci.

N'oublie pas les 2, là, ils attendent.

- Tiens, prochaine commande. - Yes, pose.

Merci.

Tam, les cocktails que tu fais, amène-les direct en terrasse,

parce qu'Alex est un peu sous l'eau. - OK.

- J'y vais. - Ouais.

- Chan-mé ! - Allez !

[cris enthousiastes]

[sirène de police]

Voilà.

Qu'est-ce qu'il fout ?

Tamara Chamade ?

Qu'est-ce que tu fous ?

Vous êtes en état d'arrestation.

Vous pouvez garder le silence. Ce que vous direz

pourra être retenu contre vous. Vous avez droit

à un proche ou un avocat,

mais bon, tes sœurs sont déjà au courant.

- Eh ouais. - T'as eu peur, hein ?

Viens, on y va.

- Y a du monde ! - Ça va aller, tiens.

Je prends ton service,

mais demain... - J'ai pas le choix,

c'est pas juste. - Profite.

Merci, les filles.

Tu m'as mis un coup de stress.

C'est pour la bonne cause.

Tu vas voir.

Allez.

La sirène ?

Ouais, on est grave à la bourre. Regarde dans la boîte à gants,

il y a un foulard. Bande-toi les yeux.

- Me bander les yeux ? - Oui.

Qu'est-ce que vous allez me faire, M. Chapuis ?

Tu vas voir. Tu vas kiffer.

["Signé Cat's Eyes", de Anne Sila]

- ♪ Filles d'aujourd'hui ♪ - ♪ Enfants de la forme ♪

♪ Nous aimons rire et danser ♪

♪ Vienne minuit ♪

♪ Quand d'autres s'endorment ♪

♪ Nous devenons pour la nuit ♪

♪ Trois vives panthères ♪

♪ Qui en un éclair savent bondir ♪

♪ Sans un bruit ♪

♪ Sœurs et solidaires ♪

♪ Sur terre ou en l'air ♪

♪ Relevant tous les défis ♪

♪ Cat's Eyes ♪

♪ Signé Cat's Eyes ♪

♪ Cat's Eyes ♪

♪ Signé Cat's Eyes ♪

♪ Belles incognito Fabuleux trio ♪

♪ Au mépris de tous les dangers ♪

♪ Cat's Eyes ♪

J'en peux plus là.

Je sais. T'inquiète, tu vas pas regretter.

- [foule au loin] - C'est quoi, ce bruit ?

- Des meufs ? - Tu verras.

Attends, je vais passer un coup de téléphone.

- Elles sont contentes. - Très contentes.

On est au même endroit

que la dernière fois, t'es où ? Vas-y, on t'attend.

- À toute. - Comment ça, la "dernière fois" ?

T'es venu sans moi ?

- Peut-être. - T'as pas le droit.

[premières notes de "J'ai demandé à la Lune" d'Indochine]

[foule en délire]

- On est au concert d'Indochine ? - Hm...

J'y crois pas, c'était complet.

Un pote travaille à la sécu, il m'a eu 2 places y a 2 jours.

Je te mérite tellement pas.

Ah bah, il est là. Mon gars, tu gères, sérieux.

- Bonsoir. T'es en retard. - Tu gères.

- Je te présente Tam. - Enchanté.

- Suivez-moi, vous êtes en retard. - Tu gères, mec.

- C'est fou ! - Oui.

♪ J'ai demandé à la Lune ♪

Par contre, on peut juste accélérer ?

C'est ma chanson préférée.

Tu les aimes toutes, arrête tes conneries.

C'est dingue, c'est un truc de fou.

♪ Je lui ai montré mes brûlures ♪

Elle est lente, cette porte !

- C'est où ? - Porte du milieu.

- Merci ! - Tu gères.

♪ Et que je ne guérissais pas ♪

♪ Je me suis dit Quelle infortune ♪

♪ Et la Lune s'est moquée de moi ♪

[elle chante] ♪ J'ai demandé à la Lune ♪

♪ Si tu voulais encore de moi ♪

♪ Elle m'a dit J'ai pas l'habitude ♪

♪ De m'occuper des cas comme ça ♪

♪ Et toi et moi On était tellement sûrs ♪

♪ Et on se disait quelques fois ♪

♪ Que c'était juste une aventure ♪

♪ Et que ça ne durerait pas ♪

♪ Je n'ai pas grand-chose à te dire ♪

♪ Et pas grand-chose Pour te faire rire ♪

♪ Car j'imagine toujours le pire ♪

Merci.

♪ Et le meilleur me fait souffrir ♪

[Tam crie et jubile]

[la musique s'estompe]

Pourquoi c'est pas toujours comme ça, la vie ?

[il rit doucement]

Faut que je dise quelque chose.

Quoi ? Que tu m'aimes ? Ça y est, t'en as mis, du temps.

Arrête, je suis sérieuse.

Ouh là...

Ça va ? Qu'est-ce qu'il y a ?

Si je suis rentrée en France...

Quoi ? Tu me fais peur, là.

- C'est parce que... - [sonnerie]

Pardon, je crois que c'est Bruneau.

- C'est pour le taf. - Je sais, t'inquiète.

Oui, commissaire ?

Chapuis, ça va, je vous dérange pas ?

Vous faites quoi ?

Je suis avec ma copine, on sort d'un concert.

Je vous avais dit que je prenais ma soirée.

Il y a un vol en cours à l'entrepôt des scellés du 13e.

Un homme de ménage sur place aurait vu des voleurs

en combinaison avec des masques de chat.

Vous pensez à Cat's Eyes ?

Ça fait des semaines qu'il s'est rien passé.

Dans l'entrepôt, il y a les tableaux de Dalembert

que Cat's Eyes avait pas pu voler !

OK, bah je fonce. Je vous tiens au courant.

- OK. - Je suis désolé,

faut que j'y aille, y a un braquage.

Cette fois, c'est pas moi.

Je suis désolé.

Faut que je l'arrête, c'est important.

On se rejoint à la maison. Allez.

Tu fais quoi ? Tu viens pas avec moi.

Je vais pas rentrer seule à cette heure.

- C'est un braquage, pas un after. - Je vais rester dans la voiture.

[musique intrigante]

- Tu bouges pas de la caisse, OK ? - Oui. Et toi, tu rentres pas

sans tes collègues, OK ? - OK.

- Tu fais quoi ? - Rien, ça caille un peu,

je mets ma veste.

Quentin, tu attends

tes collègues pour rentrer !

T'attends tes collègues.

Allez, à toute.

[cris étouffés]

Police. Je suis de la maison.

- Ils sont combien ? - 5.

- Ils sont où ? - Dans la cour. Ils cherchaient

les scellés d'un certain Dalembert. - OK.

Cachez-vous. Des renforts arrivent.

[policier] Merci, merci.

[grincement]

[cris étouffés]

Chut... Je suis de la maison. Je suis de la maison.

[grincement de la porte]

À terre, à terre,

dépêche-toi ! À terre, je te dis.

Les mains dans le dos, les mains dans le dos.

- Vous êtes combien ? - Trop pour toi.

Tu veux jouer au con ? OK...

[on ouvre une porte]

- Avance. - Lâche-le !

Lâche-le,

lâche-le ! Ça va aller, t'inquiète.

Lâche-le. Vas-y, barre-toi.

OK, les mains sur la tête, mets-toi à terre.

[propos indistincts]

À terre, les mains sur la tête !

À terre !

Eh, Hello Kitty, à genoux,

les mains sur la tête, ou je t'allume.

- [musique de tension] - Eh !

Y a les flics ! Y a les flics !

[râles de lutte]

Tu vas faire quoi ?

[coup de poing]

[homme] Eh, toi, là-bas !

[tirs et cris indistincts]

[homme] Allez, on se casse !

[musique trépidante]

[tirs]

Heureusement que je t'ai dit de rester dans la caisse !

- Ça va, t'as rien ? - Ouais, ça va.

OK...

[elle halète]

Merci.

[sonnerie d'ascenseur]

- Théo, il est où, Quentin ? - En salle d'interrogatoire.

- Merci. - Bonsoir, au fait, Gwen, non ?

Passé minuit, on n'est plus poli, on dit plus bonjour ?

[Quentin] Ouais. Allez, dépêche-toi.

- Bonsoir, Assaya. - Commissaire.

Avance, allez !

Allez, bouge, allez !

Salut.

Salut.

On a une nouvelle recrue

ou Chapuis ne peut plus vivre

sans sa copine ? - Commence pas !

- Je peux sortir. - Non, reste.

- Elle était avec moi, ça te va ? - Toute la soirée et toute la nuit ?

- Oui ! - Ça va, c'est fini ?

- C'est bon ? - [il grogne]

Ah ! Théo ! C'est vraiment pas le moment !

J'essayais de détendre l'atmosphère.

On n'en a pas besoin. Chapuis, c'est la dernière fois

que vous prenez un risque pareil, c'est clair ?

Oui, cheffe.

Bon ! On peut y aller ?

Alors, euh... Ce braqueur que vous avez chopé, il a parlé ?

- Non, il parlera pas. - Il y a moyen qu'il ait

un lien avec Cat's Eyes ?

Non, c'est impossible. Cat's Eyes tire pas sur les flics.

- Ça reste à prouver. - Si d'autres voleurs s'intéressent

aux œuvres de Dalembert, il doit y avoir une raison.

Il faut trouver ce qui se cache derrière les tableaux.

D'ailleurs, si jamais, en cours de route, vous trouvez Cat's Eyes,

vous la chopez, vous me la ramenez, et ça, ce sera bien.

- Hein ? Allez, au boulot. - Oui, cheffe, bien reçu.

Bon, ben...

je vais y aller.

Ouais, je vais te rejoindre et rentrer avec toi.

Théo, tu peux la ramener au parking ?

- S'te plaît ? - OK, OK.

(Je t'attends.)

- (Je t'aime.) - Moi aussi.

Salut.

- Bonne nuit. - Toi aussi, frérot.

Arrête tes conneries. Tu cherches quoi ?

Qu'elle soit encore dans le coin

pendant un cambriolage de ce calibre,

c'est encore un hasard ?

Oui, c'est un hasard ! On était à Bercy

pour voir Indochine, son groupe préféré.

Je lui ai offert, elle prévoyait pas d'y aller,

et quand Bruneau m'a appelé, on sortait du concert.

Je l'ai enfermée dans la caisse, j'ai fait ce que j'avais à faire,

c'est tout ! Elle a rien à voir avec ça !

- Elle est forte. - Non, t'es parano.

Mais y a que toi qui vois rien !

T'es aveugle, sérieux !

[musique intrigante]

[elle soupire]

[Quentin] Bon, écoute, euh...

Je comprends que c'est compliqué pour toi de voir ça.

Compliqué pour moi ?

C'est compliqué pour toi de me voir avec elle.

Toi et moi, c'est fini. Il faut passer à autre chose.

Ça peut pas durer comme ça, c'est pas possible.

C'est pas possible, donc... stop,

OK ?

Tu verras que j'ai raison.

Tu verras.

[musique entraînante]

Merci.

- Ça va ? - Ça va et toi ?

- Elle est où, Alex ? - Dans sa chambre.

[la musique s'estompe]

[murmures]

C'était quoi, ce braquage ?

Des mecs qui voulaient les œuvres qui restaient de chez Dalembert

et qui ont pas réussi à les voler. En revanche,

ça a réveillé les flics sur Cat's Eyes.

Ils vont se remettre à enquêter.

Ben on s'en fout,

ça fait des mois qu'on n'a rien fait.

- Tu le veux ? Je te le laisse ? - Hm ! Hm !

J'ai la dalle !

[musique intrigante]

Qu'est-ce qu'il y a ?

- Je vais prendre ma douche. - Hm hm.

Frotte bien, hein !

[Sylia ricane]

Oh putain, papa !

- C'était quand ? - Cette nuit.

Vous vous

foutez de ma gueule ? Vous m'expliquez ?

- Tu voulais rien savoir. - Je voulais plus en parler.

C'est pour ça qu'on t'a rien dit,

mais moi, j'ai besoin de savoir, tu comprends ?

- Vous avez fait comment ? - Quand il s'est

enfui du café, j'ai pris sa plaque et j'ai installé une alerte

sur tous les péages de France. - Et ?

Il s'est rien passé pendant des mois et...

Et finalement, il a bipé cette nuit, à 4h du mat, sur l'A11 et l'A84.

C'est la route pour aller au Mont-Saint-Michel.

Elle va à plein d'endroits. Qu'est-ce qu'il foutrait là-bas ?

- Hélène avait une maison là-bas. - Durrieux ?

Ouais. Elle y stockait une partie de ses œuvres.

- Papa y allait souvent avec elle. - Du coup, on fait quoi ?

[elle soupire]

On va au Mont-Saint-Michel.

[musique rock]

[musique douce]

Merci.

Ça va aller.

Je sais.

[reprise de "Take On Me", de a-ha]

♪ Pa da da da pa pa pa ♪

♪ Pa da da da da pa da da da pa pa pa pa da da da ♪

♪ Pa da da da pa pa pa ♪ - [Alex crie]

♪ Pa da da da da pa da da da pa pa pa pa da da da ♪

- ♪ Talking away ♪ - Hé !

♪ I don't know what I'm to say ♪

♪ I'll stay it anyway ♪

♪ Today is another day to find you ♪

♪ Shyin' away ♪

♪ I'll be comin' for your love OK ? ♪

♪ Take on me ♪

♪ Take on me ♪

♪ Take on me ♪

♪ Take on me ♪

♪ I'll be gone ♪

♪ In a day or two ♪

[elle rit]

♪ Ouh ouh ouh ♪

♪ So needless to say ♪

♪ Of odds and ends But I'll be stumbling away ♪

♪ I'm slowly learning That life is OK ♪

♪ Say it after me ♪

♪ It's no better to be safe Than sorry ♪

♪ Take on me ♪

♪ Take on me... ♪

[Tam soupire]

La dernière fois que je suis venue, maman était enceinte de toi.

On y va ?

- [musique intrigante] - [brouhaha]

[rires]

Je crois que c'est là. Ouais, c'est ça.

- C'est là ? - Ouais.

Y a personne, on dirait. Je vais regarder.

- Vous foutez quoi ? - Ben on y va,

puisqu'il y a personne.

Tu rappliques ou pas ?

[un téléphone sonne]

Allô ?

- M. Gabriel ? - Oui.

Mme Frachon, du Mont-Saint-Michel.

Comment allez-vous ?

Pas bien. J'ai mal au cul, ça vous intéresse ?

En plus, il fait humide

et y a des touristes.

- Vous m'appelez pour ça ? - Je devais vous appeler

si je voyais des gens autour de la maison

de la vieille Durrieux. Y a 3 filles.

- Serrure ou carreau ? - Carreau.

On va rien péter du tout. On est en plein jour.

- On reviendra cette nuit. - Ça va pas, les meufs ?

Elles s'en vont. Elles ont parlé de revenir cette nuit.

- OK. Merci, Mme Frachon. - Vous oubliez pas ma prime !

On vous paiera, vous inquiétez pas.

Si, je m'inquiète.

Au revoir. Vieille bique !

[musique haletante]

J'ai besoin de 6 mecs

pour intercepter 3 filles au Mont-Saint-Michel.

À l'héliport dans 45 min.

[hélicoptère]

[musique de tension]

Qu'est-ce que tu fais avec ça ?

Je les veux vivantes.

[des chiens aboient]

- [des chiens aboient] - [musique intrigante]

(On cherche quoi ?)

(Tout ce qui a un lien avec le réseau.)

- [bruit de pas] - [on ouvre une porte]

[on approche]

[elle halète]

Papa ?

C'est papa !

- Qu'est-ce qu'il fout ? - Je sais pas.

Tu nous expliques ?

Pourquoi t'es parti ?

Vous n'avez rien à faire ici. C'est beaucoup trop dangereux.

C'est Prudence, elle te cherche ?

Non.

Prudence est morte,

renversée par un camion quand je m'échappais,

mais tant que leur réseau existe, on sera jamais en sécurité.

Aujourd'hui, j'ai trouvé un moyen de les faire tomber...

sans vous.

Alors, il faut rentrer à la maison.

- Je vous recontacterai. - Tu te fous de nous

à nous parler comme si on avait 2 ans ?

Tu sais les risques qu'on a pris ? On est tes filles, tu nous dis

ce que tu fous là.

Papa...

on peut t'aider.

- Laisse-nous t'aider. - Déjà, tu nous dis

ce que tu fabriques avec ce tableau.

OK, je vais tout vous expliquer...

mais après, vous resterez en dehors de tout ça !

Ce tableau...

il est bidon.

Tous les membres du réseau en possèdent un,

comme Durrieux et Dalembert.

Au-dessus de la signature Cranaff...

il y a un QR code en surimpression.

Il permet d'accéder à une messagerie cryptée ultra confidentielle

à laquelle seuls les membres les plus hauts du réseau ont accès.

Si j'infiltre leur messagerie, je saurai qui est leur chef

et je livrerai tout à la police.

[Tam] T'y arriveras pas seul. On sera plus forts ensemble.

[on force la porte avec fracas]

[messages radio indistincts]

(OK...)

- (Allez, vas-y, file !) - (Non, toi d'abord.)

(Je serai sûre que tu restes.)

(Allez.)

- (Tam !) - (Envoie le tableau.)

[il grogne]

(Allez !)

Allez, go !

[musique haletante]

(Merde... Allez, par là !)

Attention !

- Là, les filles, allez ! - Allez !

Vite !

Allez.

[la musique s'atténue]

[claquement de doigts]

On bouge pas !

Vos mains, les trois ! Il est où, le quatrième ?

[cris de lutte]

- Il est où ? Répondez ! - [tirs en silencieux]

Des fléchettes

anesthésiantes, pour pas nous tuer.

[ils halètent]

Allez, go, go !

Venez, venez !

J'ai un bateau à l'ouest, de l'autre côté de l'abbaye !

[homme] Là-bas !

-Ça va, les filles ? - Ouais.

(Allez.)

[fracas]

Putain, ils ont fermé la porte ! Merde !

[homme] On avance, on avance ! Allez !

Essayez de l'ouvrir, je vais voir.

Alex, prends le crochet.

[homme] Ils sont entrés dans l'abbaye, entrée nord.

[homme] Bien reçu, montons par l'entrée principale.

[tir en silencieux]

- [cliquetis] - Bouge pas !

- À genoux ! - OK, calme-toi.

Où sont les autres ?

- [cris de lutte] - [homme] Lâche-le !

Lâche-le !

[musique haletante]

[musique à suspense]

Merci.

(Attendez, attendez.)

(Maintenant, venez !)

(Allez ! Voilà.)

- (Putain.) - [homme] Eh, vous !

On se retrouve là-bas !

- Eh ! - (Vite, vite.)

(Viens, viens, viens !)

[les cloches sonnent]

(Viens.)

(Viens.)

[musique haletante]

Grouille !

Papa !

Relève-toi, relève-toi !

[grognements de rage]

[coups sur la porte]

Viens.

[musique à suspense]

[cri et coup]

C'est trop haut, on peut pas descendre.

(On y est presque.)

(On est sur les remparts ouest.)

[Tam] On est au-dessus, on voit l'embarcadère,

mais on peut pas passer par là. - (On y va.)

[souffle du vent]

La gouttière.

Viens !

[étouffé] Arrêtez-vous !

[homme] Eh !

[musique à suspense]

File.

- Non ! - Rejoins tes sœurs, on se retrouve

au bateau.

Allez, fonce ! Fonce !

[homme] J'arrive !

[cri de rage]

- [musique haletante] - [cris de lutte]

[grognements de rage]

[grognements au loin]

[souffle du vent]

[musique à suspense]

[houle des vagues]

- [halètements] - [souffle du vent]

Les filles, vous êtes où ?

- [elles halètent] - Vous m'entendez ?

Oui, on descend vers le cimetière. Ils sont derrière.

[Sylia] Je sais pas où, mais je les entends.

Dis-nous où ils sont.

Tu nous vois, là ? Tu nous vois ?

Je vois rien.

[grésillements]

C'est bon, je vous vois ! Ils arrivent par derrière !

Il y en a qui arrivent par l'escalier !

- Les escaliers ! - OK !

[cris de lutte]

- Syl, trace ! - Chopez-les !

Bouge pas !

- Il y en a partout ! - Homme à terre !

[cris et tirs]

- Oh... Oh là... - Alex !

- [râles de douleur] - [musique à suspense]

[souffle du vent]

[la porte grince]

[coups au loin]

[musique intrigante]

- [musique pesante] - [clapotis de gouttes]

[on déverrouille une porte lourde]

[bruits de pas]

On les a mises là en attendant les ordres.

Mis à part des oreillettes,

elles avaient rien sur elles.

Les autres.

Ils sont où ?

- On a aperçu un homme. - Et le tableau ?

- C'est l'autre fille qui l'a. - À tous,

l'homme est sur les remparts, vers la sortie.

Il s'enfuit, les mecs !

- Allez, on y va. - La marée va les noyer.

- On fait quoi d'elles ? - Je m'en fous.

[ils s'éloignent]

- [une porte claque] - Putain...

[elle halète]

Alex ! Alex, Alex...

Alex, réveille-toi !

- Hm... - Allez, Alex !

Faut pas que tu dormes, tu t'es pris une fléchette.

Allez, Alex, allez. Je vais te lever.

[cri d'effort]

- Allez ! - [propos marmonnés]

Alex ! Alex, regarde-moi, Alex !

Oh !

Tu l'as ? T'es là ? Regarde-moi !

On est dans un cachot. Tam est à l'extérieur.

On peut pas l'appeler. Regarde la grille.

Je vais te porter

et tu vas essayer d'y accéder.

- T'as de l'énergie ? - Arrête...

Alex, Alex !

Tu te concentres, tu me regardes !

T'as de l'énergie, d'accord ? Dis-moi que t'as de l'énergie !

- Énergie... - Parle-moi.

- Allez, mon chat, allez ! - Allez...

OK, OK.

Vas-y, OK.

Doucement, vas-y.

- Non... - Allez, allez, vas-y.

Tends tes bras. Tends les bras, mon chat, allez.

[grognements d'effort]

Allonge-toi.

Je suis sur la pointe

des pieds.

- [cri d'effort] - J'y suis presque...

J'y arrive pas.

[gémissements]

C'est pas grave.

Donne-moi la main. Doucement.

Vas-y.

Vas-y, doucement.

- Aïe... - Doucement, doucement.

Allez, faut juste pas que tu t'endormes.

Oh, putain... Oh, putain !

Ils ont oublié la montre ! On va appeler Tam.

Non, t'endors pas, Alex...

Tu te souviens de ce que je chantais quand t'étais petite ?

♪ À la claire fontaine... ♪

Chante avec moi ! Allez !

♪ À la claire... ♪ ♪ - Fontaine ♪

♪ En m'allant promener J'ai trouvé l'eau si belle ♪

♪ - Que je m'y suis baignée ♪ ♪ - Il y a longtemps que je t'aime... ♪

[Sylia] Vas-y, chante !

Tu m'entends, Tam ?

- Syl ? - On est enfermées,

il faut que tu viennes.

Attends. Mets-toi contre le mur, toi.

Vas-y, chante. Tam !

Tam, tu me reçois ?

- Où t'es ? - Je sais pas.

On est descendus, on est passés devant un mur cyclopéen.

Un quoi ? Je comprends pas, "cyclopé" quoi ?

[Sylia] Un grand mur. Tu peux pas le rater en descendant.

Syl, Syl... Syl, il y a de l'eau !

- De l'eau où ? - Dans le cachot.

- Syl, Syl... - Les filles ?

[Alex sanglote]

- Syl ! - Il faut que tu viennes.

- Je vais trouver, sous terre ! - Tu vois ?

Devant la chapelle !

Alex, chante !

- Chante ! - ♪ À la claire fontaine... ♪

Allez !

- ♪ Il y a longtemps que je t'aime ♪ - ♪ Jamais... ♪

C'est là ?

J'ai trouvé ton mur !

Ouais, là, il y a une grande porte en bois.

- En bois ? - Ouais !

- [une porte claque au loin] - [musique à suspense]

Faut que tu te grouilles.

Faut que tu te grouilles, l'eau monte.

- (Il y a quelqu'un.) - Quoi ?

Tam, j'ai pas compris. Répète ? Tam, t'es où ?

(Chut ! Y a quelqu'un, je te dis !)

[cris]

Oh, putain, le tableau !

Tam, on s'en fout, du tableau !

On est en train de crever ! Tam ?

On a besoin de toi !

[Tam crie]

Tam ! Tam, qu'est-ce qui se passe ?

Tu m'entends ?

[Tam gémit]

[homme] Je lui ai balancé une fléchette.

[Sylia] Réponds-moi !

- Qu'est-ce qui se passe ? - [homme] Mes potes arrivent !

Tam !

Tam, réponds, s'il te plaît !

Une fléchette...

Hein ?

Putain...

[Tam marmonne] On m'a lancé une fléchette.

- Tam ! - Faut pas que tu t'endormes !

Continue, Tam ! Y a l'eau qui monte, là !

Tam, écoute-moi !

- Tu vois les colonnes ? - Les colonnes ?

Ouais, on est passées par là ! Au bout, y a une porte.

[cris]

L'escalier...

Au bout, tu prends la porte à droite !

- En bas, y a une porte en bois. - OK.

- Descends ! - Y a des portes partout, là.

Une grande porte en bois !

[voix confuse] Une porte en bas ! Tu m'entends ?

- Pense à papa ! - Tam !

J'arrive pas... Je vois rien...

[Sylia] Tu craques pas !

Grande porte en bois !

La porte à droite en bas des escaliers, Tam !

[Alex] Tam, on est là !

[Sylia] Tout en bas, une grande porte en bois !

- [Alex] Tam ! - Je vois... La porte...

J'y suis...

[la porte grince]

[Sylia] T'as trouvé ?

[musique pesante]

C'est pas la bonne porte, putain...

- Je vois plus rien... - Quoi ?

-J'y arrive plus... -Tam !

Tam ! Tam !

Réveille-toi, Tam !

Tam !

- Je vous entends. - On est tout près.

Vas-y ! Vas-y !

Tam !

- Tam ! - On est là !

- Tam ! - Allez, courage !

[Tam fait tomber la clé]

Tu vas y arriver !

Accroche-toi.

Tam ! Tu peux le faire !

- Aidez-moi ! - Vas-y ! Vas-y, Tam !

Allez !

[musique de tension]

[Alex tousse et suffoque]

Tam ?

Tam ! Tam !

Ça y est, t'as réussi ! On est là.

Allez, vas-y ! Tam, tu l'as fait !

- Tu es là ! - Tam...

Tam ! Réveille-toi !

Vas-y, donne tout ce que t'as ! Allez ! Allez !

Tam !

[Tam gémit]

[Sylia] Regarde sur le mur.

[chocs métalliques]

[cris d'effort]

Vas-y, prends appui sur les côtés. Sur les côtés.

[Alex tousse]

Viens ! Allez !

[cris d'effort]

[cris d'effort]

[musique douce]

Allez, Tam ! On y est presque.

Allez, reste avec nous. On y est presque.

Reste avec nous. Allez.

Papa est pas là. On l'attend ?

- Qu'est-ce qu'on fait ? - Faut qu'on y aille.

Non, non, non !

Il faut qu'on y aille. Il est pas là.

[homme] Dépêchez-vous !

- Elle doit pas être loin ! - À l'embarcadère !

[musique héroïque]

- Allez ! Vas-y ! - Allez !

Vas-y !

[le moteur démarre]

♪ Cat's Eyes ♪

♪ Signé Signé Cat's Eyes ♪

♪ Cat's Eyes ♪

♪ Signé Signé Cat's Eyes ♪

♪ Cat's Eyes ♪

♪ Signé Signé Cat's Eyes ♪

[le père] Allez, vas-y.

- File ! - [Tam] Non, toi d'abord.

Je serai sûre que tu restes.

Papa, on peut t'aider.

Laisse-nous t'aider, s'il te plaît.

Papa aurait forcément essayé de nous joindre

s'il avait réussi à fuir.

Ou alors il nous a encore lâchées.

Je crois pas, il avait l'air sincère.

- On peut pas le laisser tomber. - Je sais pas.

Je sais pas quoi penser de lui. Tu comprends pas ?

Bah, non. Moi, j'ai besoin de savoir !

Et puis comment veux-tu qu'on fasse ?

On sait pas qui sont les gars qui nous sont tombés dessus.

Pour les retrouver, on n'avait que le tableau,

et Tam l'a paumé ! - Il reste le tableau de Dalembert.

Il a forcément un QR code aussi !

Je sais pas...

[on sonne]

Ah, c'est Quentin.

- Salut, les filles ! - Salut.

T'es pas obligé de sonner, hein, t'as la clé.

Ouais, je sais mais... Réflexe. Tu connais.

- Elle est pas là, Tam ? - Elle dort dans sa chambre.

- Elle dort à 17h ? - On est rentrées ce matin.

On a fait la fête.

- Elle a picolé ? - Bah, ouais.

Et encore, c'est un petit mot. Elle a surtout beaucoup chanté.

Vous étiez avec qui ?

C'est un interrogatoire ? Avec des copines peintres

qui veulent exposer au café. - Elles peignent

à poil avec des algues !

C'est bien.

C'est tendance, apparemment.

La réveille pas, hein ?

[vibreur]

Allô ?

Je suis chez Tam, pourquoi ?

Elle veut nous voir ?

Vas-y. OK. À toute.

Désolé, c'est mort pour ce soir. Dites à Tam que j'ai du taf.

- Rien de grave ? - Non, rien.

La directrice de l'union des musées me prend la tête.

Elle me convoque.

- Barbara Altman ? - Ouais.

Elle veut récupérer les tableaux qui ont failli se faire braquer

et les envoyer à un labo

en train à l'autre bout de la France pour faire des analyses,

récupérer tout ce qu'on peut sur les braqueurs.

Bref, l'administration...

T'as le temps de prendre l'apéro ?

- Ouais, mais dommage pour ce soir. - Tu veux boire quoi ?

- T'as du jus de pomme ? - Nickel. Assieds-toi.

Cimer.

- File ta veste, je vais la pendre. - Ouais, ça cogne.

- Fait chaud ! - Tiens.

[musique intrigante]

- Jus de pomme, c'est ça ? - Ouais, s'il te plaît.

Ou de l'eau, si t'as pas.

Ça devrait le faire.

- Tu veux des glaçons ? - Ouais, je veux bien.

- (Qu'est-ce que tu fous ?) - (Je craque son tél pour espionner.)

(Je vais infiltrer le réseau pour retrouver papa.)

- (C'est gonflé. C'est pas con.) - (Je sais.)

(Dépêche-toi.)

Bah dis donc... Petit bureau au musée d'Orsay...

Elle se fait pas chier, la directrice des musées !

[il toque]

Capitaine Chapuis.

- Mme Altman. - Entrez.

- Merci beaucoup. - Major Iribarren,

enchanté...

Alors...

OK, moi, je sens le pâté, en fait.

Ça fait 2 semaines que je vous demande

de me restituer les tableaux pour qu'ils soient enfin exposés.

En plus de la tentative de vol cette semaine,

j'apprends que vous voulez les garder ?

Je sais bien, mais si on veut récupérer des empreintes ou de l'ADN

des braqueurs ou de Cat's Eyes, on doit passer tout au crible.

J'y connais rien en procédures de flic

et ça me passionne pas trop.

- Capitaine... - Oui ?

Quand les tableaux nous seront-ils restitués ?

Dans un souci d'efficacité, on a décidé de tout envoyer

au labo de la scientifique, mais à Lyon.

Attendez, vous voulez les déplacer ?

Oui, mais ils peuvent procéder aux analyses demain.

Vous les recevrez d'ici une petite semaine.

Pas d'inquiétude.

Comment ça va se passer ?

Pour l'acheminement,

on a prévu de tout mettre dans un train Paris-Lyon,

un train de marchandises

qui sert d'ordinaire pour les couvertures,

pendant les opérations secrètes, histoire d'éviter tout problème

et de garantir la discrétion.

Il y aura une escouade de la BRB lourdement armée

qui veillera au bon acheminement de toutes les œuvres

au labo de la scientifique.

Avoue, c'est pratique.

Capitaine, je veux les œuvres la semaine prochaine.

- Ça se fait tellement pas... - D'où t'as des principes, toi ?

- On s'est compris ? - Vous avez ma parole.

T'as pas intérêt à nous écouter quand on n'est que tous les 2.

- J'y ai pas pensé, tiens. - Sérieux !

C'est bon.

Comment on va identifier et voler le tableau de Dalembert ?

J'en sais rien.

[musique intrigante]

On peut attaquer le train.

[le train siffle]

- Merci pour votre confiance. - Je vous en prie.

[le téléphone sonne]

- Oui, allô ? - Gabriel.

On va enfin pouvoir récupérer le Cranaff.

Les œuvres de Dalembert vont être déplacées demain

par le train. - Vous êtes sûre ?

Oui, cet abruti de flic m'a donné tous les détails.

Il faut récupérer le tableau avant que les flics

ne découvrent le QR code.

Tu vas contacter un homme qui se fait appeler le Marquis.

[Gabriel] C'est qui ?

Un indépendant, le meilleur en voltige et en escalade.

[Gabriel] Comment on peut lui faire confiance ?

Ça, c'est ton boulot. À toi de le mettre au pas.

Je suis pas inquiète.

- Tu fais ça très bien. - OK.

[musique soul]

♪ There's a joy I'm feeling from within ♪

♪ Just don't know where to start ♪

♪ I feel a soulful rhythm Yeah ♪

♪ Hiding in my heart ♪

♪ And nothing can stand in my way ♪

♪ Feeling good this lovely day ♪

[le téléphone sonne]

♪ Feeling good this lovely day ♪

Allô ?

Oui. Absolument. Vous connaissez mes tarifs, hein ?

Voilà. Ouais.

Francs suisses uniquement, absolument.

Très bien. Juste... Est-ce que...

Je peux vous rappeler ? Je suis occupé.

Merci beaucoup. Au revoir.

♪ When we dance in the street ♪

♪ And nothing can stand in my way ♪

♪ Feeling good this lovely day ♪

- ♪ Feeling good this lovely day ♪ - ♪ Oh yeah yeah yeah ♪

♪ Feeling good this lovely day ♪

SOUS-TITRAGE : RED BEE MEDIA

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