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Original subtitles

Rosa...

Don Pablo !

Madame vous attend, mais elle n'est pas seule.

Et les enfants ?

Ils sont chez doña Olga.

Monte, je t'y emmène.

Non, j'y vais à pied. Entrez, ils vous guettent.

Pablo...

Mon fils !

Il s'est enfermé.

Pablo, ouvre.

Carlitos, les clés !

Les clés de la chambre !

- C'est celle-ci ? - Je sais laquelle c'est.

Celle-ci.

Mon fils !

Ouvre, s'il te plaît.

Voilà.

Je vais lui parler.

On a grandi ensemble, on a eu la même éducation.

Je ne comprends pas que ça puisse t'arriver.

Il t'est arrivé quelque chose quand on était petits ?

Arrête de le protéger.

Il se rend compte de la situation dans laquelle il met la famille ?

Laisse-moi lui parler.

Tu sais bien

que tous les problèmes sont liés à l'enfance.

Certaines choses nous ont marqués

et nous ont même traumatisés.

Regarde dans quel état est ta mère.

Ça lui est égal de détruire cette pauvre femme ?

De détruire son père ?

Ils sont âgés, ils ne méritent pas ça.

Et vous, les frères et sœurs, ça va vous nuire aussi.

Il faut préserver notre réputation.

Chéri, laisse-nous.

Raconte-moi.

Quoi qu'il te soit arrivé.

Pablo, je te parle !

Abel, ne lui crie pas dessus.

Se cacher, ça n'arrangera rien.

Pablo, lève-toi.

Tout le monde s'énerve. Tu vas tomber malade.

Sortez, maintenant. Allez voir Isa.

Parle-nous.

Allez.

Donne-leur quelque chose pour se détendre.

Il ne fait plus partie de la famille.

Ne dis pas ça.

Tu lui fais peur.

Tiens.

Bois ça.

C'est amer.

Peu importe, bois tout.

- Surtout, ne le salis pas. - Ne vous inquiétez pas.

Maman, désolé pour le retard. Avec la pluie, ça circule mal.

Tu es venu, mon chéri.

C'est bien de t'avoir ici.

J'étais au mariage d'un ami.

Abel.

Eva.

Il a dit quoi, Pablo ?

- Il est où ? - Dans sa chambre.

Et les enfants ?

Arrête avec tes questions.

Qu'est-ce qu'on va faire ?

On demande conseil au pasteur ?

Il ne faut pas que ça s'ébruite.

Va lui parler.

Allez. Tu es l'aîné, tu peux l'aider.

Que veux-tu que je lui dise ?

- Il y a du cafè ? - Je t'accompagne.

Maman,

va parler à Pablo.

D'accord.

Tu aurais dû nier.

Tu aurais dû me demander conseil.

Tu sais quoi, mon fils ?

Tu devrais y aller et tout nier.

Nie en bloc.

Ça peut encore s'arranger, crois-moi.

Ne me dis pas

que tu ne sais pas mentir.

En attendant que ça se tasse.

Avec le temps, les choses s'arrangeront.

Donne-toi un coup de peigne.

Mon fils, ce n'est pas de l'amour, ça.

Il faut préserver la famille.

Avec eux, tu pourras vieillir tranquillement.

Ne pense pas qu'à ton bonheur,

mais plutôt à celui que tu peux donner aux autres.

Mon fils...

Viens.

C'est une épreuve, mon chéri.

Mais tu es fort.

Tu vas la surmonter.

Tu dois seulement t'en remettre à Dieu.

Rien n'arrive par hasard. Je suis là pour toi.

La terre tremble.

C'est une punition de Dieu.

Une punition du ciel !

Mettez-vous à l'abri !

- Il est où, papa ? - Dans la chambre.

Sortez ! Vite ! Je m'occupe de lui.

Faites attention !

- Pablo, tu vas où ? - Chercher les enfants.

- Je t'accompagne ? - Non, reste avec les parents.

- Il va où, Pablo ? - Chercher les enfants.

Notre Père qui es aux cieux,

que Ton nom soit sanctifié.

Vous avez eu peur ?

- Ça va ? - Oui.

Merci.

Tout va bien ?

Je les ramène.

Ça va ?

Le lustre est tombé.

Juampi a eu peur. Moi, j'ai compris ce que c'était.

J'ai crié au secours.

Je sais pourquoi on est là.

J'ai pas eu peur.

Quoi ?

Tais-toi, Juampi. Sinon, ça va encore trembler.

Je sais que tu veux quitter la maison.

Qui t'a dit ça, mon grand ?

Juampi !

Va-t'en, s'il te plaît. Tu ne fais qu'empirer les choses.

Isa, descends.

Tu leur fais peur.

Tu leur fais peur !

Reste, Isa !

TREMBLEMENTS

Bonsoir. Merci.

Une tequila, Mauro.

Ça va ?

Les clés.

Celle de l'appart et celle d'en bas.

Je sais pas laquelle est laquelle. Tu essaieras.

L'électricité et l'eau, il faut vérifier côté factures.

Comme c'est un meublé,

les gens sont de passage et font pas attention.

Tu me dois un verre.

Oui, beau gosse.

Ça aurait été plus simple

que tu acceptes de t'installer dans mon appart.

Tu vas devoir rafraîchir l'autre.

C'est pas un drame non plus.

Si tu veux…

Attends.

Si tu veux pouvoir recevoir tes enfants,

cet appart est beaucoup mieux.

Tu verras.

Une autre tequila, s'il te plaît.

Tu vas bien ?

Je suis content que tu sois là.

Je t'assure.

Mes enfants savent que je pars.

C'est bien. Et c'est tout ?

C'est pas plus mal, tu leur raconteras le reste.

Ils sont trop petits.

Tu leur raconteras quand ils seront plus grands.

J'ai merdé.

Le pire, c'est que je me sens pas si mal.

J'ai honte, mais je me sens presque bien.

Super.

J'ai peur.

C'est normal.

S'il te plaît, sois positif, il n'y a que ça à faire.

- Et le proprio ? - C'est un pote.

On signera un bail ?

T'inquiète, on verra après.

Trinquons à l'avenir.

Fais voir.

Cul sec.

Santé !

On s'en va, il y a trop de monde.

À plus, vieux.

Il est quelle heure ?

Il est tôt.

J'ai fait du café.

On nettoie l'appartement.

Quoi ?

T'as pas senti le tremblement ? Comment ça ?

Les bouteilles se cassaient la gueule.

Y a du café ?

Je ne sais pas.

Il y a quelqu'un.

Une seconde.

Ça va, Paquito ?

Bois pas tout le café. Je rigole.

- Tu pars ? - Oui.

Dis-lui que je suis parti. On s'arrangera plus tard.

Tu laisses les clés ?

Je les ai pas.

J'ouvre.

Ton pote est parti. Il n'a pas laissé les clés.

- C'est bon ? - Oui.

- Je peux ? - Entre.

Ça va ? On fait le ménage ?

Ça roule ?

- Tu cherches qui ? - Francisco.

C'est mou, ça !

Hé !

Ça va, Tizón ?

- Ça faisait un bail. - Ouais.

Tu viens prendre ton vélo ?

- Oui. - Super.

T'en avais pas un vert en alu hyper classe ?

Je me le suis fait voler.

Putain ! Où ça ?

J'avais bu quelques bières à une soirée

et en sortant, il avait disparu.

Désolé pour l'accueil, mais on est en plein ménage.

- On reste en contact. - J'ai un pneu pour toi.

T'as aimé les couilles de taureau ?

- C'était ça ? - Oui.

Doña Lucky, quelle cachottière !

C'était bon.

Dans les cartons, à l'appart, y a des fringues.

Y a peut-être des trucs qui te vont.

Ce serait bien, mes vêtements sont crades.

C'est quoi, tes combines ?

C'est pas des combines. J'aide les gens et les gens m'aident.

C'est qui ces potes qui te cherchent et t'appellent tout le temps ?

Pourquoi ? T'es jaloux ?

Tu te défiles.

Doña Lucky, vous me notez ça. Je repasserai.

Merci. À ce soir.

Jaloux !

Mes parents sont restés avec Isa ?

Attends.

J'attends ton appel, Rosa. Merci pour tout.

- Contreras. - Bonjour.

Les mêmes vêtements qu'hier ?

Je croyais qu'un homme marié ne pouvait plus sortir.

Moi aussi.

Bonjour.

Bonjour, Gerson.

Ça va ?

Il marche plus depuis hier.

Il va falloir monter à pied.

Tu l'as signalé ?

Oui, mais ils sont pas encore venus.

Il faut les rappeler.

Si je n'y arrive pas, vous me porterez. J'ai des talons.

Ils sont pas très hauts.

Quand même !

Salut.

Ça va ?

- Bien. Et toi ? - Ça va.

Don César, je vous présente Pablo.

Comment ça va, Pablo ?

- Bien. Et vous ? - Très bien.

- On s'occupe bien de vous ? - Très bien.

Tu mets que ce genre de musique ?

De la salsa, oui.

Ils aiment que ça, pas vrai ?

Dites donc, don Robert !

On a de nouvelles lunettes ?

Vous auriez dû me le dire, j'en amis à vendre.

On m'en a fait cadeau, mon mignon.

Qui vous les a offertes ?

Un de mes admirateurs.

Tu es jaloux, c'est ça ?

Bien sûr.

- J'y vais. - D'accord, don Robert.

Je ne veux pas devenir comme lui.

Vieux, tu veux dire ?

Tu sais ce que je veux dire.

Vieux et pédé ?

Ça y est.

Tu vas sentir des vibrations dans le dos.

- Tu sens ? - Oui.

- C'est chaud, c'est normal ? - C'est le but.

- C'est trop chaud ? - Ça va.

Je baisse un peu.

Elle t'a dit quoi, Rosa ?

Rien.

Les enfants n'ont pas demandé de mes nouvelles.

C'est des enfants.

Que veux-tu qu'ils disent ?

Tu crois qu'ils pourraient avoir honte de moi ?

Je crois pas. Pourquoi ils auraient honte ?

Si tu avais vu ma famille quand elle a su !

Je dois aller au bar déposer des trucs.

Tu m'accompagnes ?

Finis le massage et on y va.

Je préfère…

arrêter là, on remettra ça.

Je dois vraiment y aller.

Ça dure longtemps ?

40 mn environ.

On n'aurait pas dû commencer !

Tu reviendras un autre jour.

Attends.

Remercions les aliments,

qui nous donnent de la force et nous font grandir.

Avec toutes les vitamines dont nous avons besoin.

Remercie pas les aliments, c'est Dieu qui nous les donne.

Arrête ! C'est à moi de bénir aujourd'hui.

- C'est Dieu qui bénit, pas toi. - Tais-toi !

Amen.

La prière, c'est un prétexte pour se disputer ?

Pourquoi tu n'as pas mis le couvert de Pablo ?

C'est important de sentir sa présence à la maison.

Ma fille !

Mettre une assiette sur la table, ça sert à rien.

S'il te plaît, Rosa.

Mange.

Ça n'arrivera plus.

Numéro cinq. Fais attention à ce que tu dis.

Ne commets jamais l'erreur

de comparer ton mari à un autre homme.

Tu ignores le pouvoir destructeur que cela recèle.

Six.

Admire ton mari.

Les hommes restent

là où ils se sentent respectés et admirés.

Sept.

Reste calme pendant les disputes.

La réponse douce apaise la colère,

la parole dure excite la fureur.

Proverbes 15:1.

Numéro huit.

Tu dois te battre jusqu'au bout pour sauver ton mariage.

Neuf.

Je peux ?

Entre.

Le propriétaire s'en servait comme entrepôt.

Je l'arrange petit à petit.

Il est bien.

Je te montre quelque chose.

C'est petit, mais je veux mettre les lits superposés là.

Les enfants en ont toujours voulu.

Tu te souviens ?

Juampi ne va pas bien.

Mais il a demandé de tes nouvelles.

C'est vrai ?

Je t'ai apporté à manger.

Je le laisse dans la cuisine ?

Lucia t'a fait des biscuits.

Je veux aménager cet endroit pour les enfants.

Et qu'ils passent plus de temps avec moi.

Tu fais quelque chose pour guérir ?

Je sais qu'au fond, tu n'es pas comme ça.

Je te connais.

Je le sais.

Tu rèchaufferas ça au micro-ondes.

Je lis le livre de la femme du pasteur.

Ça m'aide énormément.

On doit beaucoup travailler.

Côte à côte.

Faire des efforts pour les enfants.

Il leur faut un père et une mère ensemble.

Une famille normale.

Tu me connais mal.

Je ne suis pas si coincée.

Je peux aussi être curieuse.

Il te faut plus de temps ?

J'ai honte quand tu me regardes.

Je vais aux toilettes.

C'est au fond.

Le tort que tu leur fais est irréparable.

Isa.

Lucia a dit à Andrea que Pablo n'était pas revenu.

Tu voulais m'en parler ?

Imagine ce qu'auraient dit tes parents, ils n'ont jamais aimé Pablo.

Tu aurais dû m'en parler avant. Tu n'as personne.

La famille de Pablo me soutient. Ils lui en veulent beaucoup.

La famille, c'est la famille.

Si ça dégénère, ils se rangeront de son côté.

Assure tes arrières. Que vas-tu faire ?

Je ne sais pas.

Ça arrive.

À cet âge-là, les hommes veulent réaffirmer leur virilité.

Il y a du monde, ici.

Tu n'es pas la première à te faire larguer.

Tu sais qui c'est ?

Elle est plus jeune ?

Je ne sais pas qui c'est.

Renseigne-toi. Engage un détective.

Tu as une avocate ?

Il reviendra.

Avec le temps, on pardonne.

Je ne crois pas.

Ils reviennent toujours.

Toujours.

T'as encore fait pipi au lit.

Alors ?

Arrête de le mouiller.

Qu'est-ce que tu vas dire à maman ? Le drap est trempé.

C'est pour ça qu'on peut pas aller voir papa.

C'est parce qu'il veut pas !

- Qui t'a dit ça ? - Je le sais.

Maman, papy et mamie ont dit que tu devais rester loin de lui.

C'est de ta faute !

Pisseur.

Qu'est-ce qui se passe ?

- Il a fait pipi au lit. - C'est pas vrai.

Va te coucher.

Viens, c'est pas grave. On va se laver.

Assieds-toi là.

Bonjour, maman. Comment vas-tu ?

Mon fils !

Je suis ravie de te voir.

Garde la tête haute, mon fils.

Que personne ne voie ta honte.

Mes frères !

Qui parmi vous sait réellement ce qu'est l'amour ?

Le savez-vous ?

L'amour croit tout.

Il endure tout.

Il supporte tout.

Il supporte tout, c'est pour ça qu'on est ici, mes frères.

L'amour ne connaît ni la jalousie ni la rancune.

L'amour est bon.

L'amour ne connaît pas l'indécence.

Mais aucun être humain

ne sait réellement ce qu'est l'amour de Dieu.

Et si aucun d'entre nous

ne peut réellement comprendre l'amour de Dieu,

pourquoi nous demande-HI d'aimer ainsi ?

Aujourd'hui, nous pouvons tous rencontrer Dieu.

Aujourd'hui, nous allons rencontrer Dieu !

Lequel d'entre vous ?

C'est ainsi, mes frères.

À chaque instant,

faites de votre mieux pour trouver l'amour de Dieu.

Cherchez toujours l'amour de Dieu !

Cherchez l'amour de Dieu.

C'est ainsi, mes frères !

Applaudissons le Seigneur !

Levez les mains !

- Vous êtes formidable. - Merci.

Ça fait plaisir de vous voir.

Il était temps que tu reviennes.

Parlons-nous, quand tu veux.

Merci.

Que la lumière vous guide. Vous êtes chez vous.

À dimanche.

À bientôt, Pablo.

- Tu vas où ? - A l'appartement.

Fais gaffe, sois discret.

C'est-à-dire ?

Je ne veux pas qu'il t'arrive un pépin.

Quoi, par exemple ?

Luis...

Contreras.

C'est quoi ?

Ça ne devrait pas vous surprendre.

Contreras, c'est inutile de vous accrocher.

Je suis obligée de vous dire

de considérer ça comme une opportunité ailleurs.

Vous ne pouvez pas me virer.

Je suis le meilleur conseiller de la boîte, vous le savez.

Tous mes clients sont prêts...

à continuer à s'endetter auprès de nous.

Vous savez parfaitement

que notre code moral est irréprochable.

On ne veut pas de gens comme vous.

N'importe quoi !

Lâchez-moi, s'il vous plaît.

Calmez-vous.

Vous voulez que je crie

et que tout le monde sache pourquoi vous êtes licencié ?

À vous de voir.

- Bonjour. Je peux entrer ? - Non.

- Pourquoi ? - J'ai des ordres.

- Je vois des parents. - Ils étaient déjà là.

- Mes enfants sont là. - Je peux pas.

- S'il vous plaît. - Impossible.

Rosa !

Qu'est-ce qui se passe ?

Je ne peux pas voir mes enfants.

On m'en empêche.

Partez avant que la police arrive.

La police ? Mais pourquoi ?

Je me suis fait virer. Isa ne répond pas au téléphone.

Je ne sais pas.

Ça va, ma puce ?

Vous devriez partir.

Rosa, reviens !

Je suis encore ton patron !

Tu me manques de respect !

- Monsieur... - Laissez-moi !

- Sécurité ? - Ta gueule !

Je suis encore ton patron. Viens !

Tu es de quel côté ?

Lâchez-moi !

C'est bon !

C'est aussi mes enfants.

Tu as perdu ce droit.

- Et tes avocates à mon travail ? - Elles ont dit la vérité.

Qu'est-ce qui te prend ? Lâche-moi !

Arrête ou j'appelle la police.

Quel coup de pute préparent tes avocates ?

Ça va pas !

Tu me fais mal.

Lâche-moi. Calme-toi, s'il te plaît.

Que je me calme ?

Qu'est-ce que tu me fais ?

Et toi, alors ?

Tu détruis ta femme et tes enfants !

Je ne veux pas te nuire, mais j'ai tout dit au juge.

Tu serais un danger pour les enfants.

- Et toi, tu en penses quoi ? - Peu importe.

Je veux seulement les protéger.

Prends soin de toi. Que Dieu te pardonne.

Isa, ne me fais pas ça.

Les enfants n'en sauront rien.

- Pousse-toi ! - Ils l'apprendront pas.

Tu étais où ?

Je suis allé à l'appart.

Comme tu n'y étais pas, je suis venu ici.

Je suis avec Guillermo et Chepe.

Tu as laissé la porte ouverte.

Oui, mais y a pas de problème.

Je suis rentré et t'étais pas là.

Il vaut mieux qu'on se voie après.

Je vous dois une partie.

Reprenez votre carton de bingo.

Arrête, c'est pas un drame.

Je suis sorti, c'est tout.

Le juge a ordonné

que je ne voie plus mes enfants.

Je n'ai plus rien.

Et moi, alors ?

Ils m'accusent d'être pédophile. Tu imagines ?

Quelle sorte d'homme je suis devenu ?

Je ne sais même plus si je suis un homme.

Tu es un homme qui a des problèmes.

Les hommes

qui ont des problèmes cherchent une solution.

Qu'est-ce que tu en sais, toi ?

Tu n'as ni responsabilités, ni famille, ni enfants.

C'est pas ça, être un homme.

Être un homme, c'est s'assumer.

Pourquoi je suis là, à ton avis ? Sans rien.

Parce que je m'assume.

Tu t'es pas assumé, on t'a forcé à t'assumer.

Tu en paies les conséquences. Tu les subis.

Ça se paie, d'être pédé ?

Tu croyais que ce serait facile d'être pédé ?

On n'est pas au Luxembourg !

Et si je deviens un danger pour mes enfants ?

Réfléchis un peu, dis pas de conneries.

Et si on se trompe ?

Moi, je sais que je me trompe pas.

Mauro, je te paie demain, d'accord ?

- T'inquiète. - Désolé.

Excusez-moi.

Ces pommes de terre sont bien pour la purée ?

Oui, prenez des grosses, elles sont mieux pour ça.

Merci, Rosa.

C'est vous, le jules ?

On peut dire ça.

Vous m'avez reconnu comment ?

Vous avez déjeuné ?

Qu'est-ce que vous me voulez ?

C'est le sac de la dame ?

Je vais le porter.

Venez, on va discuter.

- Vous croyez ? - Oui, je mords pas.

Toute cette situation le rend très malheureux.

Ce serait un beau cadeau pour lui.

Je peux pas les emmener là-bas. Ils ont pas l'habitude.

Dites-moi où, je m'arrangerai pour que Pablo vous y retrouve.

Vous vous rendez pas compte.

En plus, Juampi en parlerait à sa mère et je veux plus qu'elle souffre.

Pablo dit que vous l'aimez beaucoup

et que vous feriez n'importe quoi pour les enfants.

J'ai rien contre vous.

Mais pensez à ce qu'il risque s'il s'approche des enfants.

On n'a même pas le droit de lui téléphoner.

On s'en fout des autorités !

Parfois, il faut agir sans trop réfléchir et être courageux.

Vous feriez quoi ?

À votre place, je jetterais pas d'huile sur le feu.

Ils surveillent pas mon numéro de téléphone.

C'est pas ça, le problème. C'est de lui parler.

Inventez un truc.

Dites aux petits que c'est le jeu de l'enregistrement.

Vous avez encore faim ? Vous voulez autre chose ?

Doña Elsa !

Vous avez quoi d'autre ?

Du bouillon de poule, de fruits de mer, de pied de bœuf...

Un bouillon de poule, mais avec de la poule grillée.

Servez-lui une bonne assiette !

Luis, arrête de fumer, s'il te plaît.

Essaie plutôt ça.

C'est une ordonnance de restriction.

Ou plutôt, de protection.

Elle les protège des "mauvais traitements, menaces,

du voyeurisme

ou du harcèlement

physique ou sexuel."

Pablo n'a plus le droit de voir ni Isa ni les enfants.

D'ailleurs, il devrait rester à l'écart des mineurs.

Mon fils, tu crois encore en Dieu ?

Ne mêle pas Dieu à ça.

Dieu est partout.

À l'église, avec mon groupe,

on prie pour toi tous les jours.

Pour que ça tourne mal sur le chemin erroné que tu as pris.

En bonne croyants, tu veux ma perte ?

Pour que ça tourne mal.

Pour que tu réfléchisses et reprennes le bon chemin.

Ta mère n'y est pour rien. Elle essaie de t'aider.

Je ne t'ai pas élevé comme ça.

Le pasteur dit que si le repentir est sincère,

Dieu pardonne tout.

Va le voir, parle-lui.

Pense aux bénédictions que Dieu t'a accordées.

Une épouse qui a reçu le Christ.

Belle, de bonne famille.

Deux enfants merveilleux.

Une belle vie.

Pourquoi veux-tu y renoncer ?

Je pense que si Dieu m'a fait ainsi, c'est Sa volonté.

Dieu t'a fait à Son image.

Parfait.

Dieu ne te veut pas comme ça.

Regarde-moi.

Ne sois pas humaniste.

Ni toi ni l'homme ne sont le centre de la vie.

Le bonheur des hommes passe après la volonté de Dieu.

Tiens.

Je t'ai souligné des versets. Lis-les.

Demande de l'aide.

Fais une promesse de foi.

On t'aidera à la payer.

N'est-ce pas ?

Vous vous souvenez

des rencontres divines dont parle le pasteur ?

Avec Francisco, c'était ça.

Dieu m'en garde !

C'est exactement ça.

Tu mélanges tout.

Tu es en train de nous détruire tous.

Les déclarations d'Isa au juge sont accablantes.

Je pense que les enfants seraient mieux avec elle.

Dans tous les sens.

C'est ridicule.

Si Pablo ne voit pas les enfants, nous non plus.

Vous me croyez vraiment capable d'abuser d'un enfant ?

Luis.

Tu me connais.

Dis quelque chose.

Je peux ?

Entre.

Ce bureau me rappelle mes parents.

Dommage que Pablo ne l'ait jamais utilisé.

Il ne déshonore pas seulement notre famille.

Pablo souille aussi la mémoire de tes parents.

Tu lui as tout donné.

Je me fiche de l'argent.

Si tu as besoin de pleurer, laisse-toi aller.

Si tu veux aller quelque part, je m'occuperai des enfants.

Ne te torture pas.

Tu prends les bonnes décisions.

Une mère doit veiller au bien-être de ses enfants.

Sers Madame.

C'est chaud, ma fille.

Merci, Rosa.

Ils commencent l'école à quelle heure ?

À 7 h.

Je passerai les chercher à 6 h.

Et j'irai les récupérer.

Ne t'inquiète de rien.

Tu les emmènes, c'est déjà ça. Je ne veux pas abuser.

Ça ne me dérange pas.

Ils ont besoin d'une figure masculine en ce moment.

Rosa, où sont les enfants ?

- Ils font leurs devoirs. - Va les voir.

Ma fille, tu n'as plus besoin de moi ?

Non, merci.

Je laisse la porte ouverte.

Tu peux me demander ce que tu veux.

Je sais.

Écoute, Pablo.

Ça saute aux yeux que tu es un type bien.

Ça se sent. Je t'aime bien.

Je t'assure.

Je te trouve sympa.

Je suis content de te connaître.

T'es vraiment cool. T'es un type bien.

Alors, Tizón, tu veux pédaler en douce avec mon mec ?

Jamais !

Pas vrai ?

Il est canon.

Je t'ai à l'œil !

On va où ?

J'ai quelque chose pour toi.

C'est quelque chose

qui fait partie de ton cadeau d'anniversaire.

Juampi, dis-lui quelque chose.

Tu le vais quand ?

Je vais pas le voir, mais il écoulera l'enregistrement.

Salut, papa, bon anniversaire.

Enfin, j'espère que tu as passé un bon anniversaire.

Tu entendras ça en rentrant à la maison.

Guéris vite !

Une bonne nouvelle,

j'ai été sélectionnée dans l'équipe de natation.

Maman nous emmène dans une autre église pour rencontrer des gens.

Dites-lui bon anniversaire.

Bon anniversaire !

Seigneur, fais en sorte que Pablo renonce

à ce démon qui envahit son corps,

à ce désir négatif.

Tu sais qu'il chemins dans la vallée de l'ombre et de la mort.

Donne-lui la force de retourner au sein de sa famille,

de retrouver la foi en Toi,

pour que ses actes suivent les Écritures.

Seigneur, il est malade.

On implore Ton nom pour qu'il renonce.

On le réprimande, Seigneur, avec l'autorité que Tu nous accordes.

Libère-le de ce sentiment qui le mène tout droit en enfer.

Nous agissons en Ton nom, Seigneur.

Libère-le, Seigneur. Romps ces liens maléfiques.

Tu sais que cet ennemi est sournois, Seigneur.

Il emplit son corps de cette luxure,

de ce désir envers un autre homme.

Nous Te demandons, Seigneur, de réprimer ce désir charnel...

Écartez-vous, on va casser la piñata !

On y va !

Frappe fort !

On a des groupes de soutien.

Le samedi ?

C'est ça.

La femme du pasteur revient bientôt de Miami.

Je sais.

Ses conférences sont extraordinaires.

Elle est allée présenter son livre. Il est excellent.

Lisez-le. Je vous donnerai un exemplaire.

Ça vous sera très utile.

Merci. Tout ce qu'elle m'a donné m'a beaucoup aidée.

Vous la remercierez ?

J'y manquerai pas.

Le groupe de soutien a aidé beaucoup de monde.

Remerciez le pasteur et sa femme d'avoir envoyé leurs enfants.

Ils se sont beaucoup amusés. Tout était formidable.

J'ai été ravie de vous voir.

- On se voit samedi ? - D'accord.

Ça t'a plu ?

Magnifique.

On a passé un bon moment.

Elle est incroyable.

Écoute.

Il ne faut pas que ça devienne un problème.

Et ne gronde pas Lucia.

Qu'est-ce qu'il y a ?

- Pourquoi tu as fait ça ? - Parce que.

- Ça ne se fait pas. - Je fais ce que je veux.

Ne réponds pas !

Va t'excuser chez les parents d'Andrea.

Ce n'est pas une question, je te dis d'y aller.

Viens.

À moi aussi, il me manque.

Lucia...

Tu dors ?

Tu as vu papa ?

Qu'est-ce que tu fais ici ?

Il se soigne ?

Je l'ai pas vu.

Alors, pourquoi tu as été punie ?

J'ai volé le parfum du papa d'Andrea.

Pourquoi ?

C'est le même que celui de papa.

Et tu voulais faire quoi ?

T'es bête, Juampi.

Je voulais parfumer nos oreillers.

Comme ça, on aurait rêvé de lui.

Tu crois que je vais avoir la même maladie que lui ?

Peut-être.

Ça n'arrive qu'aux hommes.

C'est à cause des chromosomes.

On peut en mourir ?

Je sais pas.

Si je meurs, j'irai vivre avec pépé et mémé.

Si tu vas au ciel.

Tonton Abel a dit qu'à cause de cette maladie,

papa était condamné.

Je le crois pas.

Bonne nuit, Juampi.

J'imagine

que ça ne doit pas être facile

de supporter

le poids du jugement incessant des gens.

Je te comprends.

Est-ce que vous croyez

qu'on a le droit d'être heureux en rendant les autres malheureux ?

Le plus important, c'est de ne pas se laisser duper

par ce que l'on croit être le bonheur.

Il y a des moments de joie

que certains mondes peuvent apporter.

Mais ce sont des étincelles qui ne durent pas.

Même si je sais qu'on aimerait tous

qu'elles soient éternelles.

Nous, les êtres humains,

sommes tous de grands pêcheurs.

Mais ce qui compte, ce n'est pas ce que l'on est,

mais ce que l'on fait.

Merci pour l'accueil.

J'ignorais si je pouvais venir vous voir dans ma situation.

On va devoir analyser ton concept d'église.

Vous êtes croyant ?

Oui, madame.

Je ne veux pas savoir en quoi vous croyez.

Mon garçon, vous savez qui je suis.

Détendez-vous.

Je n'ai rien contre vous.

Mon fils

est perdu.

Il se fait du mal

et en fait à d'autres personnes.

Il va vous faire du mal à vous aussi.

Épargnez-vous cette souffrance.

Merci de vous en préoccuper, mais…

pour moi, la souffrance fait partie de la vie.

On dit que le mot "gay" signifie “joie".

Mais vous avez raison.

Derrière ce mot, il n'y a que de la souffrance.

Pour qu'un couple soit heureux, il doit être complémentaire.

Je ne sais pas comment vous voyez la vie,

mais une vie sans femme,

c'est contre-nature.

Il faut un équilibre dans le couple.

Quelqu'un doit apporter la touche féminine.

Pablo s'y prend très bien.

Je le dis toujours,

vous l'avez bien élevé.

Votre massage est terminé.

Je vous laisse.

Salut !

Comment ça va ? Désolé, je suis en retard.

Pardonne-moi.

Pourquoi t'es toujours en retard ?

Oui, je sais, je suis désolé.

La librairie ferme dans 10 minutes.

- Tu dois acheter quoi ? - Des choses pour le travail.

- Super ! T'as trouvé du boulot ? - Oui.

Où ?

A l'église.

Mec, tu fais deux pas en avant et trois en arrière !

T'as demandé du boulot à l'église !

C'est le seul endroit où on veut bien de moi.

Avec les références de mon ex-boss, impossible d'obtenir un entretien.

C'est une bonne opportunité.

J'ai des enfants, je dois travailler.

Prélever la dîme, c'est vraiment une super idée !

Si tu voyais le travail que fait l'église avec cet argent, tu changerais d'avis.

Au fond, tu penses que travailler pour l'église

rachètera la vie que tu as choisie.

T'es pas condamné parce que tu suces des bites !

Je ne sais pas.

Et toi non plus.

Tu ne crois en rien.

Si, je crois.

Mais mon Dieu m'interdit pas de vivre ma vie.

L'église

est un lieu où les pêcheurs sont les bienvenus.

Écoute. Toi et moi, on n'est pas des pêcheurs.

T'es là ?

Tu te crois à l'hôtel ?

Non, mais j'ai pas mes clés.

Tu as vu l'heure ?

Ouvre-moi, s'il te plaît.

Qu'est-ce qui t'arrive ?

Tu es blessé à l'œil.

J'aime pas que tu sortes seul.

Fais voir.

Bouge pas.

Assieds-toi là.

Si tu veux vomir, fais-le ici.

Qu'est-ce qui s'est passé ? Qui t'a fait ça ?

Je sais pas, des types.

J'ai rien vu venir, ils m'ont bastonné.

Fais voir.

Ça va un peu piquer.

Le numéro demandé n'est pas...

C'est bientôt fini.

Elle répond pas.

Je vais voir mes enfants.

Reste ici, à l'abri.

- Je viens avec toi. - Non, tu es trop bourré.

Vas-y.

T'en fais pas, c'est qu'une secousse.

Ça se calme.

Détends-toi.

- À tout à l'heure. - D'accord.

Désolé de te laisser comme ça.

- Tu m'ouvres, Carlos ? - Je ne peux pas.

Content de vous voir. Vous avez senti le tremblement ?

Justement, je suis inquiet pour les enfants.

On les a sortis de la maison.

Comme ça s'est arrêté, ils sont rentrés.

- Qu'est-ce qui t'est arrivé ? - Une bricole.

Laisse-moi entrer. Si jamais ça recommence.

Vous devriez partir, tout va bien ici.

Si je vous laisse entrer, je me fais virer.

Je vais devoir appeler la sécurité.

Laisse, Carlitos.

Tu n'as pas le droit de venir chez moi.

Tu enfreins la loi.

Je voulais voir comment allaient les petits.

Tu nous laisses un instant ?

Reste.

Aide-moi.

D'après le pasteur, il y a une solution.

Sinon, je pars vivre aux États-Unis avec les enfants.

Ici, les gens commencent à jaser.

Il propose quoi, le pasteur ?

Elena. Les livres, s'il te plaît.

Voilà.

Venez avec moi.

Allons-y.

C'est facile à préparer.

Le matin, vous mixez tous les ingrédients,

vous en faites plusieurs doses

et vous lui en donnez six fois par jour.

Ce n'est qu'un outil qui peut vous aider.

C'est vous qui faites le travail, à l'intérieur.

Vous allez sentir des changements.

Ça va l'aider à calmer sa libido.

Il apprendra à se maîtriser.

Voici la notice.

Sans vouloir insister, ça ne tient pas du miracle.

Ce n'est pas de la charlatanerie.

C'est un outil qui peut vous aider.

Si vous vous aidez vous-même.

Nous avons aidé énormément de gens.

Beaucoup.

Comment tu te sens ?

Moi ?

Dieu aime les pêcheurs.

Dieu t'aime.

Ce qu'Il n'aime pas, c'est le péché.

C'est bien que vous l'accompagniez dans ce processus.

Vous avez inventé la cure ?

Ça vient du Chili.

On l'utilise partout. Surtout au Paraguay.

Dans toute l'Amérique latine.

Et bientôt au Brésil. N'est-ce pas, M. le pasteur ?

C'est vrai. Si Dieu le veut.

Vous devez signer en bas. Vous aussi.

Tenez.

Nous gardons une copie.

Le chèque, c'est vous ?

Je vous enverrai tout par mail. Vous pourrez revérifier.

Viens, Pablo.

Ne vous en faites pas. Tout est expliqué dans la notice.

Don Pablo, votre téléphone sonnait dans votre chambre.

Merci.

On va faire des exercices fortifiants.

Je vous montre, et après, vous le faites.

On monte.

On descend, en contractant.

Serrez bien cette partie.

Jambes écartées ?

C'est ça, jambes écartées.

Essayons.

On soulève.

Contractez les muscles.

Sentez-le.

On monte.

On le sent.

Vous pratiquez le sexe oral ?

Dans la Bible, rien ne dit que la fellation est un péché.

Comme beaucoup de femmes refusent,

les hommes vont voir ailleurs.

Serrez.

Deux mezcals, s'il vous plaît.

Je vous offre un verre ?

Je ne suis pas très marrant, en ce moment.

Le mezcal est très bon ici.

Il est artisanal.

Mauro le rapporte du golfe du Mexique.

Que fait une femme comme vous ici ?

Petite, je pensais que la foi,

c'était comme l'alcool.

Ça m'intriguait que mon père l'aime autant

et que ma mère en ait horreur.

Et vice versa.

Plus tard, j'ai compris

qu'on choisissait la boisson qu'on voulait.

Et j'ai appris

que chaque style de vie a des règles qu'il faut respecter.

Je travaille avec des gens qui s'efforcent

de respecter les règles qu'ils ont choisies.

Je les aide à ne pas les briser.

Même si les tentations sont fortes.

Vous me menacez.

Deux autres, s'il vous plaît.

Pas du tout.

Et je sens que vous êtes quelqu'un d'assez intelligent

pour ne pas mener une guerre perdue d'avance.

C'est moi qui perdrai la guerre, d'après vous ?

Quand vous vous rendrez compte de ce que vous faites réellement,

vous comprendrez ce que signifie gagner ou perdre.

Vous croyez vraiment que Dieu veut qu'on nous fasse du mal ?

Ou qu'on nous extermine, comme en Tchétchénie ?

Je ne suis pas venue parler de Dieu.

Je suis venue vous faire comprendre les règles.

C'est moi qui paie.

Seigneur,

mon Père,

aujourd'hui, on vient Te demander l'abondance.

L'abondance pour nos efforts.

Pour nos sacrifices.

Tu connais très bien les besoins de chacun de Tes fidèles.

Rappelle-leur qu'ils ne seront jamais seuls.

Aide-les à accomplir leurs objectifs.

Aide-les à sortir de leur souffrance

pour qu'ils sachent qu'aucune souffrance n'est vaine

si Tu es à leurs côtés.

Rappelle-leur

que l'on récolte ce que l'on a semé.

Combien ?

Merci beaucoup.

Combien, mon frère ?

Deux mille.

Combien ?

Salut.

Encaisse-le quand tu veux.

Combien ?

- C'est trop ? - Pablo va adorer.

Elles sont belles.

Elles sentent bon.

- Toi aussi, tu es belle. - Merci.

C'est un grand jour, aujourd'hui.

Elle est très belle et bien élevée.

Les femmes de l'église, c'est pas mon genre.

Vous buvez quelque chose ?

Un petit verre, volontiers.

Je vais t'aider.

Rosa, sers-les.

Tu m'aides, Isa ?

Je termine ce côté.

Luis, arrête de boire.

Maman, on fait la fête !

Laissez-le. Aujourd'hui, c'est exceptionnel.

Il manque les verres des enfants.

Je vais arranger ça.

Attends, il n'est pas arrivé.

Ça va refroidir.

Remets-le au four.

Pablo n'aime pas quand le poulet est sec.

On remettra de la sauce.

J'apporte les verres.

Ça suffit.

J'ai faim.

Il est quelle heure ?

Les enfants doivent manger.

Moi, ça va.

Qu'ils mangent au moins du gâteau.

Ce n'est pas un repas.

Elle a raison, il ne viendra pas. Sers-les.

Débarrasse tout.

- Même pour ça, c'est pas un homme ! - Quoi ?

Arrêtez de le protéger, voilà le résultat !

Regardez Luis, plus de 40 ans et toujours pas marié !

Tu es blessée, Isa.

Mais nous avons élevé nos fils

comme des hommes, des gentlemen.

Il est arrivé quelque chose à Pablo après le mariage.

Il faut arrêter d'avoir honte et parler

de vos problèmes intimes.

Selon la thérapie réparatrice,

la mère a empêché son fils de s'identifier au genre masculin

car elle a créé une suridentification avec elle-même.

- Qui t'a dit ça ? - Le pasteur.

Et tout ça est aggravé

par un père faible et raté.

Doña Isa.

Pas maintenant.

Monsieur est dehors.

Rosa, les enfants ! Pablo est arrivé.

Tu te pointes dans cet état ?

Marche droit.

Fais un effort.

Bonjour, ma puce.

Comment ça va ?

- Lâche-la ! - Du calme.

Regarde-toi !

- C'est honteux ! - C'est ta faute, laisse-moi !

C'est ma fille !

Calme-toi, Pablo.

Lâche-la !

Lâche-la, Pablo.

Lâche-la tout de suite.

Tu compliques les choses. Calme-toi.

Tu oses venir dans cet état ?

Emmène-la, Abel.

Lâche-moi !

Pablo, tu as touché le fond !

Tu ne nous reverras plus !

Je veux voir mes enfants.

Le premier pas, le plus difficile,

vous l'avez déjà surmonté,

parce que vous n'êtes pas efféminés.

La phase de suppression des mauvaises habitudes

est la plus longue.

Cette partie-là est déjà gagnée.

La deuxième phase, c'est l'abstinence.

Et la dernière phase,

c'est de revenir vers les femmes, vers la famille.

Pour vivre selon la parole de Dieu.

On n'est pas sur terre pour être heureux sans contrepartie.

On doit faire des sacrifices pour Dieu.

C'est la clé du bonheur. Vous comprenez ?

Oui, madame.

- Vous comprenez ? - Oui, madame !

Réfléchissez à ça

pendant que vous faites vœu de silence.

Certains d'entre vous sont venus pour se soigner.

D'autres sont là pour vous aider à guérir.

Il y a des amis et des thérapeutes dans le groupe.

L'anonymat sera maintenu.

Tiens-le, le lâche pas !

Retourne-le !

Repousse-le comme un homme !

Plus fort !

Attrape-le parle cou, prends le dessus !

C'est ça.

Te laisse pas faire.

Défends-toi comme un homme !

Du nerf ! Pas comme des pédés !

Bats-toi !

Vous êtes pas en train de baiser ! Vous foutez quoi ?

On récupère.

On respire et on recommence.

Sans se toucher.

Vite, on ne rit pas.

Je m'étais pas couché si tôt depuis longtemps.

Mais je me sens bien.

On va y arriver.

Prenez conscience des gestes d'hygiène.

Ça n'a rien à voir avec les gestes de vanité.

Ils souillent l'âme.

Les premiers mots qu'on prononce le matin

déterminent l'attitude qu'on aura pendant la journée.

Nous devons d'abord Le remercier.

Prions.

Béni sois-Tu, Seigneur,

roi de l'univers.

Tu ne m'as pas fait païen.

Tu ne m'as pas fait esclave.

Tu ne m'as pas fait femme.

Un peu plus fort.

Béni sois-Tu, Seigneur, roi de l'univers.

Tu ne m'as pas fait païen.

Tu ne m'as pas fait esclave.

Tu ne m'as pas fait femme.

Vous essayez de guérir ?

Ne vous mentez pas.

Vous devez chercher à satisfaire vos besoins légitimes

d'amour, d'affection, d'attention et d'approbation

chez les hommes, sans les érotiser.

Vous comprenez ?

Travaillez là-dessus.

Au suivant.

Parlons de votre première expérience.

Vous vous en souvenez ?

Que ressentez-vous ?

De la honte.

C'est normal.

Écoutez-moi et dites la première chose qui vous vient à l'esprit.

Amour.

Famille.

Mâle.

Désir.

Péché.

Chair.

Abstinence.

Désir.

Dieu.

Père.

Anormal.

Moi.

Famille.

Famille ?

Problème.

Dégoût.

Sexe.

Mâle.

Ami.

Enfants.

Amour.

Signez là. C'est la décharge de responsabilité civile.

Par ici.

Tout va bien se passer.

Soulevez vos testicules.

Ça ne sera pas long.

Tout va bien se passer.

Vous en êtes capable.

Ça y est.

C'est la décharge de responsabilité civile.

Signez là.

Francisco ?

Tu m'entends ?

Oui, c'est moi.

Bien. Et toi ?

Oui, ça va.

Je suis désolé, je n'ai pas pu.

Je n'avais pas de portable.

Je n'étais pas là.

J'ai envie de te voir.

Tu peux venir à l'appart ?

Oui, j'en suis sûr.

Salut.

Entre.

Ça fait partie de la thérapie.

Je veux te présenter ma femme,

la mère de mes enfants.

Et le reste de ma famille.

Je leur ai demandé pardon pour tout ce que je leur ai fait.

Je te demande pardon, à toi aussi.

C'était mon devoir de te montrer qu'on était dans l'erreur.

Rends l'appartement.

Je n'en ai plus besoin.

J'avais un cadeau pour tes enfants.

Les informations sur la thérapie.

Elle m'a beaucoup aidé.

Pardonne-moi, s'il te plaît.

Chacun de nous a un objectif de foi, Seigneur.

Nous voulons croître et prospérer en Ton nom.

À travers la sagesse.

Parce que Tu nous soumets aux Écritures, notre Père.

Nous Te demandons

que toutes ces brebis égarées

reviennent dans le droit chemin, Ton chemin.

Merci, Seigneur !

Des brebis égarées reviennent aujourd'hui dans l'Église.

Merci !

Veille sur ces brebis restées loin du troupeau,

dans la vallée de l'ombre et de la mort.

Qu'elles retrouvent la foi, bâtie sur le roc, pas sur le sable.

Seigneur, merci !

Nous savons combien leur douleur est grande.

Merci, notre Père. Nous T'aimons, Seigneur.

Cette louange est pour Toi. Merci !

Sous-titres : Oriane Charpantier & Nelson Calderón

Sous-titrage TITRAFILM

Visa d'exploitation n° 145373

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