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Original subtitles

Parlons maintenant d'un autre type de violence,

à savoir les altercations d'hier soir entre les supporters

du Palmeiras et des Corinthiens.

Des bagarres ont éclaté devant le stade

et la police a dû intervenir.

Notre équipe a capturé des scènes de violence tragiques.

Nous avons entendu dire qu'un supporter du Palmeiras

a été poignardé à mort hier dans la bagarre avec l'autre équipe.

Mais putain, Capela !

La route est mal indiquée. J'y vois rien, moi !

Quelle heure est-il ?

Espèce de fainéant, tu vois pas que je conduis ?

- Il est 2h40. - Conduis-nous à la morgue.

Allez mec, j'ai faim. On va manger un bout ?

Il y a du sang partout, Capela ! Emmène-nous à la morgue !

LES MORTS NE PARLENT PAS

Le lavage de dindes, c'est ici ?

Celle-ci ne glougloute plus. C'est cool.

Gouvêa n'aura pas besoin de trop l'ouvrir.

- On dirait du fromage suisse. - Un supporter du Palmeiras...

Il est bouché.

Bon, messieurs, j'ai fini ma journée.

- Stênio, lave bien cette dinde. - Allez, tire-toi, Capela.

Dépêche-toi, il y a quelqu'un qui s'occupe de ta femme !

- Oulah ! - Allez !

Tu t'es battu à cause du foot, hein ?

C'est malin !

T'as pensé à ta famille ?

On est à l'hôpital?

On est au terminus.

T'es passé de l'autre côté. Désolé.

Comment ça, de l'autre côté, mec ?

Je vais retourner au bar.

Cet idiot de bourré m'a cherché.

Je vais le démolir.

Tu n'iras nulle part.

C'est fini.

Alors...

C'est tout ?

J'ai une famille, mec.

Appelle-les, mec !

J'ai pas envie d'être enterré comme un clochard, bordel !

Du calme.

Dis-moi, quel est ton nom ?

Bonjour, j'aimerais parler à Mme Edma.

Mme Edma, je vous appelle au sujet de votre mari,

M. Valdecir.

Je m'appelle Stênio.

Je suis médecin légiste.

J'en appelle au pouvoir de Notre-Seigneur Jésus-Christ.

J'exige le départ du mal.

Je lui dis : "Maladie, va-t'en !

Rhumatisme, va-t'en !"

Hilda, pose-le là-bas, s'il te plaît.

Hilda, tu m'en donnes un autre, s'il te plaît ?

Aujourd'hui, souviens-toi ce que dit l'écriteau.

Je suis payé jeudi. Je vous paierai plus tard.

J'aimerais bien améliorer ma clientèle, tu sais.

Mais pour toi, et rien que toi,

j'accepte, mais c'est la dernière fois.

T'as pas besoin de le dire comme ça.

On ouvre à 17 h, t'as oublié ?

Papa, j'ai pris trois bus pour revenir de l'hôpital.

Salut, Hilda.

De temps en temps, ça va, mais t'es toujours en retard.

Tu devrais aller la voir.

J'ai viré Nora, tu te souviens ? J'ai besoin de toi.

T'as pas besoin d'y aller tous les jours.

J'aime pas la savoir toute seule.

Pour l'amour de Dieu, elle sait même pas que t'es là.

Lara.

Tiens.

Coucou, toi.

Salut.

Et les petites mains sur ma tête, alors ?

Ils sont ou les autres ?

À l'intérieur. Edson a des ennuis.

Stênio, lève-toi de là.

Je t'ai dit de pas t'allonger avec tes vêtements sales !

Après, le canapé sent mauvais !

Tu sais ce que c'est ?

C'est du fil de cerf-volant. Ca coupe comme un couteau.

Tu sais d'ou ça sort ? De ton fils.

Il le vend à ses amis et vole des cerfs-volants.

J'ai failli devoir me rendre au commissariat...

Tu vas ou là ? T'es puni. Rentre tout de suite !

- Merde. - Hé, viens ici!

Tu vois comment ils sont ? Il est mal éduqué, lui aussi.

Tu vois comment ils me parlent ? Et tu dis rien !

Je vais lui parler... Plus tard. Plus tard.

Je vais lui parler tout à l'heure.

Là, je vais prendre une douche. Je suis fatigué.

Cette odeur ne part pas. Tout sent mauvais.

Cette odeur du boulot... Fais voir.

- Va te laver les mains. - Maman...

Ciça, lave-toi les mains. Sens-les, on verra si t'aimes !

♪ Quand notre amour Revient encore et encore... ♪

Tu vas être en retard.

J'ai travaillé tard hier.

Laisse-moi tranquille. Je suis pas d'humeur.

♪ Quand notre amour Revient encore et encore... ♪

J'y vais, Stênio.

Finis de le recoudre,

donne-lui un bain et mets-le au frigo.

Et essaie de te reposer, d'accord ?

D'accord. À demain, Gouvêa.

La police t'a coincé ?

Détends-toi mec. Je ne suis pas flic.

Tu viens d'ou ?

De Cidade Tiradentes. Les ROTA m'ont eu.

Tu t'appelles comment ?

- Sujo. - Sujo ?

- Tu travailles pour Gilvan ? - Quel Gilvan, mec ?

Je suis le frère de Jonas. Pourquoi cette question ?

Du calme, je vois beaucoup de truands morts ici.

T'as fait de la prison, non ?

Comment tu le sais ?

Ton tatouage au bras. Il dit "CDP est 13".

T'en sais des choses, toi. Qui t'a dit tout ça ?

Tchaco, Tocha, Matheus.

Ces types sont morts dans une fusillade avec la police.

Mais moi... j'ai été poignardé dans le dos.

Quelqu'un t'a balancé ?

C'était Dentinho.

Enfoiré.

Tu peux faire passer un message à quelqu'un à Divineia ?

Pour l'amour de Dieu. Mon frère est la mort incarnée.

Il lui fera payer à cet enculé de Dentinho.

Hors de question.

Si je leur dis ce que tu me dis,

il peut arriver de mauvaises choses.

T'es la dernière voix que j'entendrai avant Satan.

- Tu le savais ? - T'es fou, mec ?

Mords sur ta langue.

J'ai tué mon père.

Moi et Jonas.

Ce vieux connard. Il battait notre mère.

On l'a poignardé trois fois à la poitrine.

Et on l'a balancé d'un pont à Registro.

C'est un secret entre Dieu et nous.

Dieu ne pardonne pas à ceux qui tuent leur famille.

Allez-y. Vous pouvez entrer.

Attention à pas déchirer mon canapé avec le crochet au mur !

L'entrée de la maison est par-là, allez de ce côté.

Mais putain, c'est quoi ça ?

Attendez... Qui a acheté ça ?

- Mec, laisse le canapé ici. - Non, rentrez-le.

- Qui l'a acheté, Odete ? - Moi, comme tu ne voulais pas.

Je me tue pour payer le loyer et toi, t'achètes ça en secret ?

- Je l'ai payé avec mon boulot. - Quel boulot, Odete ?

Les bonbons que j'aide Doraci à préparer !

Ca en fait des bonbons pour acheter un canapé pareil.

- Rentrez le canapé. - Attendez un peu.

- Je le paie en plusieurs fois. - En plusieurs fois ?

Je vais finir par le payer !

Mais tu paies quoi, Stênio ?

J'en ai ma dose de toi. J'en ai vraiment marre.

Ta vie ne s'améliore pas. Tu ne prends pas soin de moi.

Et ta puanteur empeste ma maison.

T'es dégoûtant. Tu me donnes la nausée.

La nausée, je te le dis.

Allez, rentrez le canapé.

Vérifiez l'intraveineuse. Larissa, nettoyez le cathéter.

Occupez-vous de l'accès. Apportez le moniteur.

Lara...

Il s'est passé quelque chose ?

Elle a fait un arrêt cardiaque.

On l'emmène aux soins intensifs.

Allez, allez !

Va lui souffler dans l'oreille !

Quelle blague de merde, Valdir.

T'as rien de mieux à faire ?

Et toi, Capela ? T'as oublié tes médocs ?

Ou tu t'es branlé dans les toilettes ?

- Me touche pas ! - Arrête, qu'est-ce que t'as ?

C'était juste une blague.

- T'as pas d'humour ou quoi ? - Quel humour de merde.

Ca t'a plu, hein ?

T'aurais dû voir ta tête

quand t'as vu ma queue, Stênio.

Stênio...

On se connaît, connard ?

Vila Gustavo est arrivé, mon frère !

Putain, pendant mon service !

Stênio, tu parles aux morts maintenant ?

Mec, je vais te faire chier.

- T'as foutu quoi ? - Je volais les coeurs...

...des copines des autres.

Quand tu fais le con, ça finit par vite te tuer.

- J'ai de la peine pour ta mère. - T'as aucun respect, enfoiré ?

Enfoiré ? Les enfoirés finissent tous sur ce brancard.

- Ah oui ? - Je vais devoir te recoudre.

Tu sais pourquoi ? Parce que t'es un loser.

Moi au moins, j'ai profité de la vie comme Dieu l'a voulu,

bien mieux que toi.

T'es ici à laver les morts

pendant que ta femme te trompe, mon gars.

Qu'est-ce que t'as dit ?

Salut, Stênio.

- Tout va bien ? - Je dois juste laver la table.

Dépêche-toi alors. Je me fais un café et j'arrive.

Tu disais quoi, Carlão ? Tu parlais de ma femme ?

T'as la haine maintenant, hein, loser ?

Tu devrais t'en prendre à lui, pas à moi.

Mais je doute que tu fasses le fier devant Jaime.

- Jaime de la boulangerie ? - Lui-même, mec.

T'y connais rien aux femmes, Stênio.

T'as pas vu ses vêtements ? Qui les paie, d'après toi ?

Ta gueule !

Stênio ! Stênio !

Reviens, Stênio !

Quand on est arrivés, il y avait trois garçons sur le sol.

C'était le bordel.

Bon sang... Et les parents ?

- Des bons à rien. - J'arrive.

Dix réals.

Je n'ai pas d'argent, M. Jaime. Je peux te payer demain ?

C'est pas possible.

Tu ne m'as pas payé ce que tu me dois.

Tu me fais vraiment ça, M. Jaime ?

Mon café ne distribue pas d'alcool aux nécessiteux.

Tout va bien, M. Jaime ?

Tu n'as rien ? Un chèque, une montre, un portable ?

Laisse-moi jeter un oeil.

Il faut que tu te réveilles, Stênio.

♪ Elle va chercher du pain Pour le petit-déjeuner... ♪

Ma famille a toujours tout fait pour que j'aie confiance en moi.

Et il y avait toujours une atmosphère politique

dans les endroits que je fréquentais.

Nous devons comprendre le monde dans lequel nous vivons

et ce que nous pouvons faire pour améliorer les choses.

Ma famille a été cruciale pour moi.

Ils étaient affectueux et me donnaient confiance en moi.

J'étais en train de regarder, remets-le !

Va regarder la télé dans la chambre.

C'est nouveau, ça ? Pourquoi t'es assis par terre ?

Je veux regarder les infos. C'est ma maison.

D'accord...

Tu veux regarder les infos. C'est ta maison.

Ben reste assis là à regarder les infos.

Je vais dans la chambre pour oublier ton existence.

Cuisine pour les gosses et emmène-les à l'école, alors,

puisque c'est ta maison.

...quand des hommes lourdement armés sont arrivés

et ont commencé à tirer.

L'affrontement opposait deux gangs rivaux

qui veulent contrôler le trafic de drogue dans la région.

L'un des groupes était dirigé par Gilvan Barreiro

et l'autre, par Jonas Cravo.

La raison de cet affrontement serait la vengeance de la mort

du frère de Jonas, Manuel Cravo, dit "Sujo".

Sujo...

La région est sous surveillance accrue et...

Hé, mon frère.

Je veux parler à Jonas.

Je ne connais pas de Jonas.

Je sais qui a balancé Sujo.

Merci.

J'aime un truc, toi pas. Je fais un truc, t'aimes pas ça.

Tu ne réponds plus au téléphone ?

Six petits pains, alors ?

- J'ai pas vérifié mon portable. - De toute la journée ?

- Pas ici... - T'es bizarre. Pourquoi ?

Ne touche pas à ça !

- On en discute plus tard. - À quelle heure ?

- Salut, Edson. - Salut, Lara.

- Au coin à 20 heures tapantes. - D'accord. Va-t-'en !

Moi aussi, j'étais dans votre école.

Bon, on y va. Non, remets ça, c'est écoeurant !

J'aime pas les trucs sucrés. On y va.

Quoi ? Qu'est-ce que tu regardes ?

C'est ici que je veux vivre. Dans la maison numéro 80.

C'est lui, patron.

Comment tu connais Sujo ?

On était ensemble au CDP.

Je m'appelle Stênio.

Il ne m'a jamais parlé de toi.

Ah non ?

Il me parlait beaucoup de toi.

Selon lui, t'es le seul à vraiment prendre des risques

dans la zone est.

Dentinho,

va chercher une bière et un bon petit joint

pour notre invité.

Il faut qu'on parle.

Je t'écoute. Qu'est-ce que tu sais ?

Qui a balancé mon frère aux ROTA ?

J'ai un ami qui travaille à la morgue.

Il est ami avec les flics.

Il m'a dit que les ROTA y avaient amené le corps de Sujo.

Il m'a dit qui était le mouchard.

Dis-moi.

C'est un gars de Vila Gustavo.

Vila Gustavo ?

Oui. Il a eu des embrouilles avec Sujo.

Il s'appelle Jaime.

Il tient une boulangerie au coin de la rue Juárez Dagoberto.

T'es sûr de toi ?

À cent pour cent.

Je suis un truand, mec, mais pas un psychopathe.

Sache que ceux qui se paient ma tronche ne survivent pas.

Avec tout le respect que je te dois,

faire ce que toi et Sujo avez fait

pour défendre votre mère

me dit que t'es un homme honorable et correct.

C'était entre moi et Sujo !

Sujo était mon frère.

Ce cafard de la boulangerie

mérite de crever comme ton père,

poignardé trois fois à la poitrine et jeté du pont.

Tu l'as dit, on s'en occupe.

Allez avec lui.

Qu'est-ce qu'il y a ?

Qu'est-ce qu'il y a ?

Rien. C'est dur quand je vois le nom de tes gosses.

Et c'était un coup bas de venir avec eux à la boulangerie.

Deux, trois.

Que Dieu te garde, Carlão.

Parle-moi, Carlão.

T'as merdé, Stênio.

Pourquoi t'as fait ça ?

Le secret d'un mort est un secret de mort, Stênio.

Maintenant t'es marqué, mon frère.

- Marqué ? - Tu disais ?

Non, non, rien...

Aide-moi avec le couvercle.

Patron, le cafard est là.

Suis-le.

Patron, il y a une femme avec lui.

Suis-le.

T'as besoin de quelque chose ?

Oui. En fait, oui.

J'ai besoin de décompresser.

J'ai besoin de deux babysitters, une pour chaque enfant.

Odete...

On doit faire attention.

L'ambiance est bizarre. Stênio est au courant, je crois.

De quoi tu parles, Jaime ?

Il est venu à la boulangerie et il a fait une scène.

Il voulait payer plus tard. La façon dont il me regardait...

Je suis sûr qu'il est au courant de tout.

Oh, non. Non, Jaime, ne me fais pas ça.

J'en peux plus de ma vie.

Je ne peux pas, Odete.

Rends-moi service. Rends-lui son téléphone...

- Je veux qu'il meure ! - Arrête ça !

Je vais divorcer... Mais qu'est-ce que... Mon Dieu !

- Du calme ! - Descends, fils de pute !

- Du calme, monsieur. - Je descends.

- Mon Dieu ! - À genoux !

Pour l'amour de Dieu, enlève ce flingue de ma tête.

Tu sais pourquoi tu vas mourir ?

- Jaime, c'est ça? - Arrêtez!

La ferme ! Tais-toi !

- Sujo était mon frère, connard. - Qui ?

Tu sais qui, enfoiré de cafard.

Mon frère est mort à cause de toi.

Tu vas le rejoindre. T'as provoqué le diable !

Je t'en prie, je ne connais pas ton frère.

Range cette arme, pour l'amour de Dieu.

Tu veux que je la range ? Je vais pas l'utiliser, alors.

C'est comme ça que mon frère est mort.

Juste comme ça, à genoux devant les ROTA.

Je ne connais pas ton frère. Tu peux prendre la voiture.

La voiture ? Je n'en veux pas de ta voiture !

Je veux autre chose.

Je veux voir la rue remplie de ton sang.

Mon Dieu...

Espèce de meurtrier ! Espèce de lâche !

Oublie que tu nous as vus et rentre chez toi !

La police.

Ils ont appelé les flics pour vous !

Ils vont vous choper ! Les flics vont vous arrêter !

Jonas, dépêche! Les flics arrivent!

- Ta gueule, mec ! - Jonas ? Sale meurtrier !

Tu t'appelles Jonas ! Ils vont t'attraper !

Ils vont tous vous choper !

Allons-y, patron.

Stênio...

Mon Dieu, Stênio ! Il est arrivé un truc horrible !

C'est Odete, Stênio !

Odete.

Odete !

Dégagez le passage ! Bougez !

Laissez-moi passer ! Odete ! Bougez-vous !

Odete ! Bougez !

Odete...

- C'est ma femme ! - Du calme...

Qu'est-ce qu'ils t'ont fait ?

Mon fils ! Ne le laisse pas me voir comme ça !

Stênio, pour l'amour de Dieu, emmène-le loin d'ici.

Mon fils... Ne le laissez pas passer.

Papa... Maman ! Maman !

- Du calme, fiston. - C'est ma mère, papa !

Papa ! C'est ma mère !

Tu peux m'entendre, alors?

Comment ?

J'ai toujours pu.

J'ai toujours parlé aux morts.

Avec toi, avec Carlão, qui a fini ici.

Je parle aux morts.

Je ne peux pas l'expliquer.

Les enfants sont au courant pour moi ?

Écoute, Stênio...

J'essayais de trouver le courage de te parler de Jaime.

Mais la vérité a été plus rapide que ton respect.

Mais je ne mourrai pas comme toi.

Je ne serai pas le loser de Vila Gustavo.

- Personne ne le savait, Stênio. - Maintenant, si.

Mais c'est moi qui ai ri le dernier.

J'ai envoyé ce salaud brûler dans le feu de l'enfer.

Je ne savais pas qu'ils te tueraient aussi.

Stênio...

- T'y es pour rien, si ? - À ton avis ?

Espèce de salaud ! Fils de pute !

Peut-être que maintenant tu me respecteras, Odete.

Comment as-tu osé

faire assassiner la mère de tes enfants ?

Ils ne te pardonneront jamais. Je ne te pardonnerai jamais.

Mais moi, je te pardonne.

Cinq petites pierres.

Une pour chaque lettre de ton nom.

Tu iras sous la terre, Odete,

en étant à moi.

Qu'est-ce que tu fais ? Enlève-moi ça !

Stênio.

Stênio, reviens ici !

Stênio, reviens ici ! Reviens, Stênio !

Bonjour. Vous êtes le père de ce garçon ?

C'est honteux, Edson... Vraiment honteux.

C'est pour ça que je passe mes soirées à recoudre des corps ?

Pour que mon fils vole dans un marché ?

Qu'il soit ramené ici comme un criminel ?

Tu voulais que je sois un loser à l'école ?

Donc, t'es un truand ?

Pourquoi tu ris ?

Edson, reviens. Je te parle, Edson !

Edson ! Edson !

Edson, ouvre cette porte !

Ouvre, Edson !

- Ca va, Gouvêa ? - Salut, Silvinho. Alors ?

C'est intense, mon pote. Venez voir.

Stênio, prends-nous des masques.

- Ou sont les corps ? - En bas.

Putain de merde... À cette heure de la nuit...

Éclaire un peu par ici.

À les voir, ça fait un moment qu'ils pourrissent ici.

Putain...

Bon, allez, Stênio. Ca ne va pas être facile.

Papa ?

Papa ?

- C'était rien, rendors-toi. - C'était pas papa, t'es sûr ?

Allez, viens !

- Ouvre-la ! Dépêche ! - Attends !

Attends ! Attends !

POLICE SCIENTIFIQUE

C'est bizarre. Éclaire un peu ici, Stênio.

Regarde ça. Ce n'est pas normal. Tu vois ça ?

On dirait une morsure d'animal.

Ils sont dans les bois depuis longtemps.

Minute avec tes théories !

Si c'est une morsure d'animal,

comment se fait-il qu'il n'ait été mordu qu'à l'intérieur ?

Il n'y a rien sur la peau.

Il n'y a pas de marques de dents à l'extérieur.

Ce connard nous a tués. Mais on aurait dû être trois.

T'étais censé être le premier.

Donne-moi l'écarteur, Stênio.

On a tué deux innocents à cause de toi.

Le diable est furieux, connard.

Qu'est-ce que c'est que ça ?

Qu'y a-t-il, Stênio ?

Ciça ! Edson !

Qu'est-ce que tu fais ici ?

- Tes enfants... - Ou sont-ils ?

Ils sont chez moi. Tout va bien.

Ils ont dit que quelqu'un était entré ici.

Tu les laisses seuls ici la nuit ?

On va les chercher ?

T'as besoin d'aide ?

Non, merci. On va s'en sortir.

On va s'en sortir.

Gouvêa, il y a des corps partout.

Dans le hall, la cuisine, même dans la salle de bains !

D'accord, mais...

Gouvêa, c'est à Dieu de décider.

On doit mettre les corps par terre.

Il y en a d'autres qui arrivent.

- C'est une blague. - Non, un glissement de terrain.

Bon, on fait ça. Mettez le brancard de ce côté.

Allez, Capela.

- Comment on va passer ? - J'en sais rien, mec !

Stênio, vous avez toujours pas fini ?

Attends un peu, mec ! Je n'en suis pas encore là.

Par ici. Vous pouvez les mettre là.

Stênio, arrête ce que tu fais et viens m'aider.

- Gouvêa, je peux pas. - Comment ça?

- Je suis en train de nettoyer! - Quoi?

- Il n'y a plus de place. - J'en sais rien...

- On doit trouver un moyen. - J'en sais rien, je t'ai dit !

Occupe-t'en, bordel !

Stênio !

Stênio, bon sang. T'es sourd ?

Stênio !

Stênio !

Stênio.

- Qu'est-ce qu'il a ? - Il est glacial !

T'étais là-dedans, mec ?

- Capela, ramène-lui un truc. - Qui était là ?

- Qui était là ? - Doucement.

Il n'y avait personne ici.

- Capela, bouge-toi ! - J'y vais !

Allez !

Reste ici.

Bonjour.

- Seigneur... - Papa !

Tu es brûlant. Il a de la fièvre.

Aide-moi, Edson. On va le mettre dans la chambre.

Tiens.

- J'emmène les enfants manger. - C'est pas nécessaire.

Stênio, tes enfants ne veulent plus rester seuls.

- Ils sont revenus chez moi. - Ne t'inquiète pas.

Mon père n'aimait pas le parfum, ma mère en avait des bons.

Pourquoi tu me dis ça ?

Le parfum d'Odete.

Quand ma mère a eu une attaque, je me suis occupée de la maison.

C'est là que l'odeur a commencé. Sur ses vêtements.

Après l'avoir senti, tout est parti en spirale.

Ils ont tué mon père. On m'a dit que j'étais endettée.

J'ai perdu la boulangerie.

Je vais peut-être même perdre ma maison.

D'accord...

Je suis foutu, tu es foutu. Et maintenant, quoi ?

Je ne suis pas mon père. Je n'ai fait de mal personne.

Qu'est-ce que tu vas faire maintenant ?

Je me débrouillerai. Je trouverai du travail.

Tu m'as demandé si j'avais besoin d'aide avec les enfants.

La personne est à la recherche de réconfort,

à la recherche de la paix spirituelle...

Ciça.

Ciça, Ciça !

Mon Dieu ! Ciça !

Ciça. Mon Dieu...

Le pouvoir de la prière est plus fort.

Le pouvoir de Dieu est puissant.

On va le démontrer. Restez calme. Oui, comme ça.

Je veux savoir qui est à l'intérieur.

Je ne veux pas entendre parler de petites entités.

Restez calme, c'est tout.

TU ME DÉGOUTES

J'aime la viande crue !

Et je vais lui bousiller la vie !

Vous voyez, mes fidèles, ce que le mal peut faire ?

Ce genre de mal peut être chez vous.

Mais nous sommes ici en train d'expurger et de nettoyer.

Nous délivrons cet endroit.

♪ Quand notre amour Revient encore et encore ♪

Quoi ? Qu'est-ce que tu regardes ?

Ils ont trouvé tout ça dans un fossé à Jardim Robru.

Sans tête ni empreintes digitales pour l'identifier.

La police pense que c'est un juge qu'on voulait voir mort.

Gouvêa a dit qu'il prenait priorité.

- Ce corps n'était pas comme ça. - Comment ça ?

Valdir, regarde ça. À quelle heure est-il arrivé ?

Il y a environ trois heures. Je les ai aidés à l'amener ici.

Le corps n'était pas comme ça.

Qu'est-ce qu'il se passe ?

Valdir me dit que le corps n'est pas arrivé comme ça.

- C'est vrai. - Sa colonne a été enlevée.

Le corps n'est pas arrivé comme ça.

C'est moi qui ai reçu le corps. Tu veux voir ?

Regarde, Gouvêa. Regarde son dos.

Il n'était pas comme ça. Ce n'est pas possible.

Regarde sur celle-ci.

- Quelqu'un d'autre est venu ? - Non.

Eh bien... Ca n'a aucun sens.

On doit la retrouver. Allez.

Putain...

Écoute, ce corps était sous ta responsabilité.

Je ne veux pas rendre des comptes à la police, d'accord ?

Tu te débrouilles comme tu veux, mais tu la retrouves.

TU ME DÉGOUTES

Ca n'a pas pu pas être Ciça.

Mais elle tenait ça en main.

C'est trop haut pour un enfant.

Je ne porte pas de rouge à lèvres.

Lara !

Je suis désolé. Je ne t'accusais pas.

C'est pas grave. J'ai juste besoin de me reposer.

Salut, ma puce.

T'es debout ? T'as pris ton petit-déjeuner ?

Ta femme est enterrée comme nous l'avons laissée, Stênio.

Je pense que quelqu'un a déplacé son corps, Gideão.

Quand je l'ai enterrée, elle portait notre alliance.

Et maintenant quelqu'un l'a déposée devant ma porte.

Si t'en es si sûr, tu devrais aller voir la police.

Non, Gideão. Je suis désespéré. Je veux pas parler à la police.

Rends-moi service. Il faut que je voie son corps.

Oublie ça, Stênio. Rentre chez toi, mec.

Stênio.

Ce soir, les gars d'Umbanda viennent faire une offrande.

Je serai avec eux.

Je peux les emmener loin de sa tombe.

Si tu veux prendre le risque, tu le fais seul, d'accord ?

Tu voulais me parler, Odete ?

Tu m'envoies des messages. Je suis ici, parle-moi !

Odete...

Je sais que je suis allé trop loin.

Mais Ciça et Edson ne méritent pas ça.

Qui es-tu pour dire qui mérite quoi ?

Tu cherches à être pardonné ?

Comment puis-je te pardonner ?

Hein, Stênio ? Dis-moi.

Laisse-moi tranquille.

Tu pensais que j'étais si belle...

Regarde ce qu'il reste de moi et demande pardon.

Les gars, par ici !

Stênio ! Réveille-toi, Stênio ! Stênio, respire !

Respire, Stênio !

T'es merdé, Stênio. Pourquoi t'as fait ça ?

- Papa ! - Salut, ma puce.

- Que s'est-il passé, Stênio ? - On en parlera plus tard.

Mon Dieu, t'es bien amoché.

- La police t'a frappé ? - Non, ma chérie.

Papa avait un problème, mais c'est fini maintenant.

Pourquoi t'étais dans une voiture de police ?

Je t'expliquerai plus tard. Je vais prendre une douche et...

Non ! Maintenant !

Pourquoi tu peux revenir en voiture de police et pas moi ?

Tu m'as traité de criminel.

- Ne dis pas ça... - Il a raison...

- Écoute, fiston... - Mais putain !

Tout le monde dit que maman était une salope.

Tais-toi.

En plus d'être un fils de pute, je suis un fils de criminel !

Edson...

Edson, tu es blessé ? Tu vas bien ?

Calme-toi. Tout va bien. Je vais t'aider à te lever.

Edson.

Les enfants dorment. Je m'en vais, d'accord ?

Lara.

Je ne voulais pas faire de mal à Edson, ok ?

Je comprends que tu perdes la tête,

que tu souffres, mais tes enfants aussi.

Je sais. On dirait pas, mais je le sais.

- Il y a quelqu'un après toi ? - Non, non.

Je veux juste savoir

si je devais être inquiète avec toi.

Je m'inquiète pour les enfants.

Je vais m'occuper de toi.

- Bonne nuit. - Bonne nuit.

Je voulais que tu t'occupes

de la nourriture et des boissons.

C'est ce samedi à 15h30.

Oui, c'est après-demain, et alors, Doraci ?

Je veux du gâteau, des coxinhas, des brigadeiros et tout.

Oh et 11 bougies aussi.

Ca marche. Je te remercie. Merci.

Voyons voir...

Tiens, distribue ça à l'école.

Samedi à 15h30, on fête ton anniversaire.

On va faire une fête.

- C'est en septembre. - Je sais. On le fait en avance.

On fait une fête samedi.

Ciça !

Ciça !

Tiens, Ciça, voilà pour toi.

Qu'est-ce que c'est ?

Une fête ce samedi. C'est l'anniversaire de Batata.

- Mais son anniversaire... - Je lui ai déjà dit.

Vous avez l'air dépités tous les deux !

Donnez-moi ça. Je vais les distribuer et inviter des gens.

Préparez-vous. Samedi, on s'amusera bien.

On va s'éclater. Je vais appeler tout le monde.

- Lara. - Merci !

Ciça, Ciça ! Lara !

Ou est Edson ?

- Ou est Edson ? - Appelle-le. Edson !

Edson!

Viens ici ! Venez les garçons !

D'accord !

Edson ! Il arrive ?

Regarde !

Oh!

- Merci ! - C'est ce que tu voulais, non ?

Et voilà !

Lâche-moi !

Ouvre-la ! On la monte ensemble.

Qu'est-ce qui ne va pas, fiston ?

Qu'est-ce que t'as fait, Stênio ?

Fiston, je n'étais pas au courant.

Fiston ! Fiston !

Excusez-moi, excusez-moi.

Capela.

- Je peux te parler ? - Je t'écoute.

Si je te donnais de l'argent, tu m'apporterais des trucs ?

Des trucs ? Quels trucs ?

- Des cachets. - Comment ça ?

Je ne comprends pas.

C'est Gouvêa le médecin. Pourquoi tu me demandes à moi ?

Oh la ferme, Capela.

Tu crois que je n'ai jamais regardé dans la boîte à gants ?

Tu commences à dérailler ?

C'est ça travailler de nuit.

Ca te bousille l'esprit.

J'ai besoin de quelque chose pour me remettre.

Je dis des choses, j'oublie des choses...

Oui, je sais. Des choses stupides, non ?

Comme laisser une partie de corps dans une boîte cadeau.

Hein ? Valdir me l'a dit.

Le cachet que tu mérites, c'est une bonne gifle.

Tu n'as aucune idée de ce que je traverse.

Tu sais ce que je pense ? Tu devrais plus travailler ici.

Aïe !

Odete !

Odete !

Odete, sors de là !

Ciça ! Edson !

Aïe !

Papa ?

- Papa ! - Ciça !

Du fil de cerf-volant !

Du fil de cerf-volant !

Papa ?

Ca va mieux maintenant.

Je me suis coupé, mais maintenant, ça va.

Tout va bien maintenant. Dieu merci, n'est-ce pas ?

Je jure que je ne voulais pas vous faire de mal.

Je suis votre père!

Pourquoi vous ne me répondez pas ?

- Edson ! - Désolée.

- Je suis désolé... - Laisse-les, ça vaut mieux.

Ils ont peur.

C'est injuste, je ne voulais pas qu'ils se blessent.

Je ne voulais pas qu'ils se coupent.

Qu'est-ce que tu racontes ?

J'essayais de les protéger, mais elle...

- Comment fait-elle ça ? - Elle ?

Odete.

Qu'est-ce qu'elle a fait ? Qu'a fait Odete ?

C'est toi qui as fait ça ?

Je pense que tu es très stressé.

T'as raison.

Odete est morte.

Je suis...

Je suis en train de craquer.

Stênio, tu dois t'organiser.

J'essaie ! Je prends soin de moi !

D'accord.

Alors, calme-toi.

Merde.

Stênio.

Stênio !

Stênio.

Stênio.

Stênio.

Odete ?

Odete, qu'est-ce que tu veux de moi ?

Tu veux que je me tire une balle dans la tête ?

- Si Ciça et Edson... - Cette fille dans ma maison.

Je veux que tu la saignes pour moi.

Pourquoi ? C'est moi qui ai merdé, si tu veux du sang...

Mes enfants sauront ce que tu es.

Tue-la et je m'en irai.

Si tu ne la tues pas, je prendrai mes enfants.

Je ne peux pas.

Non ?

Tu ne peux pas, Stênio ?

Tu n'as pas déjà tué ?

Assassin...

Lara.

Stênio... Ne fais pas ça.

Et les enfants ?

Ils sont à l'intérieur.

Assieds-toi.

Qu'est-ce qu'il se passe ?

Rien, pour l'instant.

Mais je pense que quelque chose va arriver.

Tu me fais peur.

Je ne veux pas que tu aies peur de moi.

T'as raison. Je dois me ressaisir.

Ces choses que tu as dites à propos d'Odete...

Je ne crois pas en ça.

Je crois en Dieu.

Ceux qui croient en Dieu savent que le diable existe aussi.

Tu es accablé. Laisse-moi t'emmener à l'église.

Tu peux parler à mon pasteur.

Si tu veux vraiment m'aider,

emmène Ciça et Edson quelques jours, qu'ils sortent d'ici.

Une ombre me tourmente. Moi seul peux l'affronter.

Garde les enfants chez toi, s'il te plaît.

Ciça.

Ciça, réveille-toi.

Viens.

- Qu'est-ce qu'il y a ? - Là-bas.

Ouvre-la.

C'est cool !

Edson ?

Lara !

Lara !

- Ciça ? - Lara !

- Lara ! - Ciça !

Ciça !

Attrape Ciça !

Ciça !

Regarde-moi, Ciça ! Réveille-toi !

Papa !

Entrez.

SAIGNE-LA

Allô. Bonjour, Docteur.

Qu'est-ce qu'il y a ?

Je suis toujours là, désolée.

Oui. Je vais aller à l'hôpital.

Merci.

Lara.

Je dois aller à l'hôpital.

Je veux que ma fille reste loin de toi.

De ce côté, tu es damné.

Et ta femme n'aura pas de repos

tant que tu n'auras pas versé de sang.

Je suis désolé.

Ta honte affecte déjà tes enfants.

Mais elle ne s'approchera pas de ma fille.

Ne t'approche pas d'elle. Promets-le !

Excusez-moi.

- Bonjour. - Bonjour.

Je travaille dans le service qui s'occupe des défunts.

Je dois vous parler de la restitution du corps.

Je le jure.

Je ne suis pas un meurtrier.

Tu dois effacer les marques de cette salope.

Rien de ce qui appartenait à Odete ne doit être gardé.

Rien qui rappelle cet endroit.

Rien à quoi elle puisse s'accrocher.

Débarrasse-toi de tout ça.

Allez !

Un type de Vila Gustavo.

Il avait un problème avec Sujo. Il s'appelle Jaime.

Ce cafard de la boulangerie

mérite de crever comme ton père,

poignardé trois fois à la poitrine et jeté du pont.

Bonne nuit.

Fiston, fiston ! Ou est Lara ?

Ou est Lara ?

Elle n'est pas dans ta chambre ?

Non.

Votre appel est en cours de transfert...

Lara est partie, papa ?

Vous ne pouvez pas commencer la recherche ?

Non... 24 heures ?

Et si elle est en danger ?

S'il vous plaît, considérez ça comme une urgence.

D'accord... J'appellerai demain.

Tu sais si elle a une famille qu'on peut appeler ?

Je vais chercher les papiers pour commencer le processus.

Lara.

Parle-moi.

Stênio ?

Que s'est-il passé ?

Ou suis-je ?

Vous êtes à la morgue, madame.

Tiens sa langue !

Tiens sa langue, putain !

Alors ?

Elle est stable.

On a vérifié sa température, sa tension artérielle...

Elle va s'en remettre.

Elle a failli mourir. Elle doit aller à l'hôpital, non ?

C'est vrai, on a lu le rapport de... Valdir.

Vous pouvez regarder.

Je pense qu'il l'a mal rempli.

Ca dit qu'elle est arrivée avec une insuffisance respiratoire,

aucun rythme cardiaque, une température de 34 °.

Elle était censée être morte.

Stênio, cette fille est tombée en catalepsie.

C'est rare, mais ça arrive.

On ne peut rien faire. Ramenez-la chez elle.

Allons-y.

Merci.

Il y a un sandwich ici. Il y a du jus dans le frigo...

À 22h30, tu lui donnes la pilule, d'accord ?

- La chose la plus importante... - Pas ouvrir la porte, je sais.

Exact.

Papa, elle ne nous reconnaît pas.

J'ai peur d'être seul avec elle.

Ciça, baisse la télé !

Elle va s'en remettre. Tu n'as pas à t'inquiéter.

Si elle ne sait pas qui tu es, sois gentil avec elle.

C'est tout.

Ciça, baisse la télé ! Lara fait dodo !

Allô.

Qui est à l'appareil ?

- Stênio. - Lara?

- Reviens à la maison. - Lara, tu vas bien ?

Il s'est passé quelque chose ?

♪ C'est si bon de voir le camion ♪

♪ Arriver au loin sur la route ♪

♪ C'est si bon quand Notre amour revient ♪

♪ Encore et encore ♪

♪ Et encore ♪

Lara ?

Attends.

Viens.

Doucement !

Lara...

Lara.

Arrête ça.

Tue-la.

Sinon, personne de cette maison ne survivra.

Ne fais pas ça, Odete.

Tue-la !

Fais saigner cette salope.

Fais-la saigner.

Tes enfants sauront ce que tu es vraiment.

Tu n'es qu'un ver !

Maman ?

Ne fais pas de mal à papa !

Papa !

Je suis ta mère, sale gosse !

Les gens dans la rue ont raison.

- Tu as besoin de discipline. - Non !

Viens, Edson. Viens, Ciça ! Allez ! Allez !

Merde !

Papa...

Les escaliers. Allez !

Papa...

Papa...

Lara... Qu'est-ce qu'il s'est passé ?

Fiston, c'était ta mère dans le corps de Lara.

La ferme, sale menteur !

Sale bâtard ! Ne me mens pas !

Viens, on descend.

Sous les escaliers !

Odete, regarde tes enfants.

Aujourd'hui, ils vont rejoindre leur mère.

Papa !

Papa !

- Papa ! - Papa !

Que s'est-il passé ici ? Que s'est-il passé ?

Qu'est-ce que tu as fait ?

- Lara ? - Lara ?

Qu'est-ce que tu as fait ?

Ciça... Edson... Vous allez bien ?

Elle était ici.

Elle était dans ton corps.

Non. Non.

Tu es fou.

Ne t'approche pas !

Je peux attendre. J'ai le temps.

La ferme !

Tu t'es débarrassé de moi comme de la terre.

Je sais, Odete.

Je ne m'enfuis plus.

Elle est ici ?

Dieu ne pardonne pas à ceux qui tuent leur famille.

J'ai tué Odete et Jaime.

- Il n'y a aucun pardon. - Non...

Tout le monde sait qui les a tués.

Mais personne ne sait qui les a fait tuer.

Non... Tu n'as pas fait ça.

Papa ?

C'était moi, fiston.

Mais toi...

Tu ne reviendras plus ici.

Tu ne reviendras pas parce que je pars.

C'est fini, Odete.

C'est fini.

Sors d'ici ! Dehors ! Va-t'en !

Ils n'ont que toi maintenant, Lara.

- Non ! Ciça ! Edson, reste ! - Papa !

- Reste ici ! Calme-toi ! - Papa !

Tout va bien se passer !

- Reste ici ! - Papa ! Reviens !

Papa ! Papa ! Papa !

Allons-y.

LES MORTS NE PARLENT PAS

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