Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Punjabi
Quechua
Romansh
Runyakitara
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
Alors Dieu lui dit : Prends ton fils unique Isaac, va-t'en au pays de Morija
et là offre-le en holocauste sur l'une des montagnes que je te dirai.
Librement inspiré de personnes et événements historiques.
Il vient !
Seigneur, nous te rendons grâce pour cette nourriture.
Pour notre pain et notre eau.
Et nous prions pour les enfants affamés,
donne-leur du pain
et donne faim et soif de justice
à ceux qui en ont plein.
But !
- Qu’est-ce que tu fais ducon ! - Retourne dans ta jungle avec les singes !
- Etes-vous bien sûr d’avoir entendu un bruit ? - Puisque je vous le dis, ma belle bibliothécaire.
Par Saint Jérôme ! Appelez-moi Susanna.
- Qui est-ce ? - Susanna, c'est mon nom.
Je veux dire, ce Jérôme…
Saint Jérôme est le saint-patron des bibliothèques.
- On est venu ici pour les bruits. - Oui je vous ai entendu ! Mais ce n’est pas Saint Jérôme.
Oh quelle frayeur !
- Fais comme si tu avais peur... - Mais j'ai peur pour de vrai !
On se cache alors.
- Oh, quelle frousse ! - Ha ! Sainte mère ! Ce sont des fantômes !
Mais ils ne sentent pas la gêne ?
Bon. On va dormir.
Au dodo.
Joaquin.
Désolé. Je voulais pas te frapper.
T'es un idiot. Laisse-moi dormir.
Je sais. Tu me pardonnes ?
Je veux dormir.
Les enfants, c'est moi ! C'est moi !
Vous voyez ? C'était une blague !
Père Agustin est mort juste là, entre ces lits!
Vous ne vous en souvenez pas ?!
Ils sont morts de peur ces pauvre enfants.
Il va falloir vous exorciser, Frère Francisco!
Ceci est l’œuvre du diable !
Rien n'est comme avant.
Oui, Père Gregorio. Les choses changent. Ce sont des époques différentes.
Différentes…
Et je crois que le frère Francisco avait de bonnes intentions.
Intentions…
C’est que… je ne comprends pas.
Ils sont moins nombreux qu'avant, mais bien plus dur à gérer.
Le problème c’est surtout Franz. Ses récents éclats de violence…
Il a du mal à exprimer ses émotions.
Le genre d'émotion qu’il avait avec le Frère Lucio avant qu'il ne soit renvoyé?
Les petits pères l’émotion…
Père, on manque de farine. Nous pourrions demander à l'archevêque de nous aider, non ?
S'ils ne nous chassent pas, c'est parce qu’on n’a nul part où aller.
Ne leur donnons pas un prétexte pour fermer ce lieu.
Ils pourraient aussi bien en faire un hôtel.
Il faut continuer avec les dons des villageois.
J’irais demain.
Alors Jana est venu, et l'un de mes frères
avec quelques hommes de Judée.
Ils ont demandé quels Juifs avaient fui,
qui avait échappé à la captivité à Jérusalem.
Les enfants, pourquoi était-il encore à Jérusalem ?
Qu’est-ce que c’est que ce bruit ?!
Silence, j'ai dit !
Pourquoi était-il encore à Nazareth ?
A Jérusalem, Père Gregorio.
Silence, j'ai dit !
Quel con.
Franz, une jument s'est échappée.
Il a encore picolé le sang du Christ.
- Bonjour. - Vous êtes un nouveau prof ?
Vous venez d’où ?
Vous avez du chocolat ?
Je suis le Père Martin.
- Les frères sont ici ? - Ils arrivent.
Ils auraient pu nous prévenir. On vous aurait au moins préparé une chambre.
Ne vous inquiétez pas.
Comment ils nous auraient prévenu ? Même le facteur ne vient plus.
En effet, le chemin est fort long. Comment pouvez-vous vivre aussi loin de tout ?
Avec cette chaleur ?
Quoi qu’il en soit, ne vous inquiétez pas. Je ne resterais pas longtemps.
C'est juste que vos supérieurs m'ont demandé d'observer un peu…
Voir ce qu’on pourrait améliorer, ce dont vous pourriez avoir besoin.
Bref comment ça va ici, d'une manière générale.
Vous n'êtes pas d'ici, n’est-ce pas ? D'où êtes-vous ?
Je perçois un accent hollandais…
Non. Quoiqu’il en soit je viens de loin,
et ces temps-ci je voyage à travers votre pays.
Un très beau pays, vraiment !
Je suis de Rio de la Plata, je ne sais pas si vous connaissez la région? C'est beau.
Sert le maté au père Martin s’il-te-plait.
Non, je ne connais pas cette région. Mais bon, comme j'ai dit, je voyage…
et tout ce que j'ai vu jusqu'à présent, je dois dire, me plaît beaucoup.
Les gens sont très agréables, ouverts, authentiques.
- Du maté ? - Oui, merci.
Dans mon pays, les gens ne sont pas…
Ils ne se parlent pas beaucoup.
Ils se méfient les uns des autres,
Ils se méfient même des prêtres !
Donc, je suis très heureux d'être ici.
- De quel pays êtes-vous, Père ? - Oh, pardon ! J'avais presque oublié !
Oh non, jamais de ça ici !
Eh bien mon Frère, dans des occasions spéciales…
Je pense que nous avons une ici. Il vient d’arriver et…
Ce serait un honneur !
- Vous l’importer d’Europe ? - Oui, d'Ecosse.
Oh, si loin !
Exactement, ça fait 30 ans
que je vis ici, à m'occuper de ces pauvres enfants…
Père Gregorio, ce sont les enfants qui s'occupent de vous!
Qu’est-ce que vous dites ?
Il y avait plus de 200 internes
et nous étions 20 prêtres
vivant dans la foi de Dieu.
Mais maintenant… Tout est devenu infernal !
Ça pourrait redevenir comme avant.
Le problème c’est qu’ici les enfants ne font rien d'autre que pécher.
Et les Frères eux-mêmes ! Si vous saviez…
Père Gregorio ! Assez de nectar écossais pour aujourd'hui.
Il faut se lever tôt demain pour préparer les classes.
En tout cas, ici il semble que…
Qu’il y a une très grande diversité parmi les garçons.
- De nombreux types, origines… - En effet.
Certains sont d'ici, d'autres de ci ou de là…
Et les parents… Pas un pour rattraper l’autre.
Ils les ont abandonnés ici ! Imaginez un peu…
Mais nous sommes des frères pour eux, des pères.
Des mères.
L’Argentine, avec toute sa beauté et sa diversité…
A ouvert bien grand ses portes après la guerre, la terrible guerre…
Ils sont venus de partout. Ici, n'est-ce pas ?
Oui, la guerre fait toujours des victimes. Même après si longtemps.
- Les enfants… - Oui… Oui c’est sûr.
- Mais nous, on ne pose jamais de question, à personne… - Heureusement qu’ils nous ont.
Ils sont comme… Des petits agneaux. Dans notre grange.
D’où qu’ils viennent, on les accepte.
Je pleure tellement pour eux.
Pourquoi ne priez-vous pas plutôt que de pleurer comme une fillette ?!
Vaut mieux que je m’en aille.
Allez, tout le monde au lit !
Chacun dans son lit à soi !
Frère Francisco ! Venez !
Mes enfants...
Je prie tellement pour vous.
Oh, il sent l'alcool !
Il pue comme un ivrogne.
Nous n'avons même pas de tondeuse ! Heureusement les chevaux nous aident avec l'herbe…
La scie à bois ... nous attendons une pièce de rechange depuis des lustres.
Nous avons eu beaucoup de tempêtes. Elles ont endommagé les bâtiments.
C'était l’entrée principale, quelle honte.
On ne peut même plus passer par là.
Là ça devait être une chambre d'hôte. Mais on n’a jamais pu terminer les travaux.
C’est en panne depuis des mois. Les garçons se baignent à l'eau froide.
C'est Franz. Un difficile.
Bon pas tant que ça, plutôt un solitaire. Toujours dans son monde.
- Franz ? - Oui. Il ne lui reste que sa mère.
Ça fait déjà trois ans qu’elle n’est pas venue.
Il a un passé compliqué.
J’ai le sentiment qu'il n'aime pas beaucoup sa mère.
Malgré nos efforts, il ne s’intègre pas ici.
Et… d’où sont ses parents ?
On ne sait pas. A vrai dire on préfère ne pas savoir.
Ils sont tous égaux à nos yeux. C'est mieux comme ça.
Comment voyez-vous l’école, les enfants, l'espace ?
Qu’en est-il de la discipline avec les garçons ?
Non, la discipline, très bien.
Nous deux, en concertation avec les Pères,
on fait un travail quotidien… Les discipliner…
La routine. Quelques espiègleries.
Bien, bien.
Vous avez une semaine pour ce devoir.
Si vous ne le rendez pas dans les temps, vous resterez ici avec le Père Gregorio,
Pendant que nous irons au camping.
Nous irons juste après Noël.
Si vous avez des problèmes avec vos chaussures,
par exemple si vous n’en n’avez pas, vous me le dites maintenant, d'accord?
Mieux vaut régler ça maintenant que courir Comme des fous au dernier moment.
A propos de Noël. Les enfants s’il vous plait ! Cette année, nous avons un invité.
Je vous demande de faire preuve de bonne volonté.
Que tout soit propre et agréable. De nouvelles fleurs, des vêtements propres.
Axel, tu pourrais nous préparer un de tes jolis arrangements floral ?
Et Román, les toilette du fond, trouve-nous un moyen de les fermer.
Qu’on n’ait plus à supporter l’odeur…
Voyons si cette année, nous faisons tout correctement…
Frère, Joël m'a dit que maman sort avec le curé du village
parce que c'est une pute.
Pourquoi tu écoutes ces bêtises ? Tu sais très bien que tu n'as pas de maman.
Allez.
Assez !
OK c'est tout ! Silence !
Frère Julio, a quelque chose d'important à vous dire.
Je sais que vous êtes tous enthousiasmés par Noël et le camping.
Mais s'il vous plaît ! Si vous continuez comme ça, nous n’irons nulle part.
Pas de Noël, rien. Et n’oubliez pas le devoir.
- Allez maintenant. - On peut aller à Bariloche pour camper ?
- Et qui va payer ? - Moi !
- Où on va alors ? - Un endroit très agréable, que je connais
- Il y a des filles là-bas ? - Au milieu des montagnes.
Un des pics est le plus élevés de la région. Il y a une rivière, des champs…
C'est une merde cet endroit !
Tu ne le connais pas ! Et si tu parles encore comme ça
je te passe la bouche au savon !
Mettez-vous le savon dans l'cul !
Houlà non ! Après il va te le mettre à la bouche !
Je dois aller au camping avec ça ?
Si vous le désirez, vous pouvez faire classe aux élèves.
Je pense que ce serait bien pour eux.
Merci, bonne idée. Je cherchais…
les évaluations des élèves.
Ils sont un peu en retard dans leurs études, non ?
Il me semble important que vous nous donniez votre propre opinion, Père Martin.
Je vous en prie, observez.
Je vous remercie. Nous en parlerons demain.
Ça me parait bien.
(parle allemand)
Regarde. Regarde tout ça Julio.
Parfois j'ai envie de pleurer devant la Création de Dieu.
On va à la rivière ?
Allons-y.
Qu'est-ce que c'est que ça ?!
La Vierge !
Impossible. La Vierge était blonde !
Qui es-tu ? Que fais-tu ici ?
Qui es-tu ?
Je suis la fille de Jésus.
La… la fille ? Elle veut pas dire la mère ?
- Oh, Jésus ! Mon Dieu ! - Quoi ?
Jésus c’est notre nouveau gardien.
Le nouveau gardien s'appelle Jésus ?
- Jésus est ton père ? - Ben oui !
- Et le fils. - Ne rigole pas avec ça Julio !
Ecoutes on ne peut pas laisser cette fille ici ! Les garçons, tu sais comment ils sont !
Qu’est-ce qu’il se passe ici ?
C’est vous qui avez amené Jésus ici ?
De quoi ?
Je veux dire… Jésus, le nouveau gardien.
Oh oui ! On ne pouvait pas rester plus longtemps sans gardien.
On le paiera comme on peut… Avec de la nourriture.
Père, mais vous saviez qu'il a une fille comme ça !?
Oui.
Les garçons ! S’il vous plaît écartez-vous des fenêtres.
Père, vous savez que les garçons, dans leur état… à leur âge !
Vous imaginez la multiplication des vierges… Enfin je veux dire…
On ne peut pas se permettre ça ici ! Les garçons vont devenir hystériques !
C’est vous l’hystérique, frère Francisco!
Fran, calme-toi. Je sais comment résoudre ça, viens.
Tu vois comment on a cru que c'était la vierge ?
- Oui. Oui. - Eh bien, on dit aux garçons que, d’une certaine façon
c’est la Vierge. Quelque chose de divin.
- La Vierge de la rivière - Et la fille de Jésus.
Ils ne vont rien comprendre, mais c'est mieux comme ça.
On leur dit que c’est la Vierge Marie et on l’habille comme tel.
Mon idée est de l'utiliser pour la crèche après-demain.
Si nous leur disons cela, il ne leur viendra même pas à l’idée d’avoir de mauvaises pensées.
J'aime ça !
Et nous apporterons un agneau.
Et un bébé. Est-ce qu'on a un bébé ?
Oui, c’est bonne idée, une crèche vivante. Mais, d'ici là ? Les enfants…
La maison du gardien est loin.
On leur interdit strictement de s'en approcher, point.
Je pourrais coudre la robe ?
Pourquoi tu ne joues pas avec les autres garçons ?
Si, je joue.
Pas beaucoup d'après ce que je vois.
Certains sont mauvais.
A moi ils me semblent assez gentils.
Chante.
Chante.
Tu as une belle voix, chante.
Et toi, tu n'es pas mauvais ?
Non.
Comment le sais-tu ?
On sait ces choses-là.
Je n'en suis pas si sûr.
Franz, tu te sens différent des autres ?
C'est ce que je pensais.
Tu n'as personne dehors, n'est-ce pas ?
Ils t'ont abandonné comme un chien.
Je comprends ça.
En tout cas, je peux t'aider.
Oui ?
Père Martin ? Une question s'il vous plaît…
Entrez.
Comment allez-vous ? Nous voudrions savoir… si ça ne vous dérange pas trop…
Si… nous pouvions Je veux dire, si ça ne pose pas de problème…
Demain pour nous… Ce serait un honneur, si…
Nous aimerions beaucoup que vous prêchiez le sermon à notre messe de Noël demain.
Le sermon ?
Je vous remercie beaucoup. Mais à vrai dire…
Ce serait mieux que vous mainteniez votre routine habituelle.
Vous êtes blessé ?
Non… Ecoutez, faites comme d'habitude. Je ne suis ici que pour quelques jours.
Père, ce serait un tel honneur ! Et puis les garçons adoreraient
entendre une voix différente.
Et Dieu me pardonne, mais vous nous sauveriez
d'une diatribe sans fin du Père Gregorio !
Je me sens rouillé… il y a bien longtemps que…
Quelque chose de court. En fait, plus c'est court, mieux c'est.
Merci, mon Père, du fond du cœur, je vous remercie.
Enfin de nos deux cœurs !
Lecture de l'Évangile selon Saint Luc.
La naissance de Jésus.
Or, voici comment fut engendré Jésus Christ :
Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ;
avant qu’ils aient habité ensemble
elle fut enceinte
par l’action de l’Esprit Saint.
Joseph, son époux, qui était un homme juste…
(prières marmonnées)
Dieu !
Agneau de Dieu, Agneau de Dieu…
qui enlève les péchés du monde…
Père Martin.
Père Martin.
Comment montrer sa foi devant Dieu ?
Comment savoir ce qui est bien et ce qui est le mal,
quand les hommes se contredisent si souvent.
Eh bien, il faut écouter son for intérieur.
Là où parle Dieu.
Il était une fois un prince nommé Pierre
Il aimait profondément une femme nommée Isabelle
Mais son père, le Roi, lui dit qu’il ne pouvait pas épouser cette femme,
parce qu'elle était d'une autre religion.
Mais le prince n'a pas cédé, il disait : Cette femme est l'amour de ma vie !
C'est la seule pour moi dans cette vie.
Il a refusé d'en épouser une autre.
Son père a pris des hommes
et une nuit, il est entré dans la chambre de la dame et l'a assassinée.
Plus tard, quand Pierre hérita du trône, à la mort de son père,
la première chose qu'il fit, c'est appeler les hommes impliqués dans la mort
de son bien-aimé. Il les a alignés,
l'un à côté de l'autre.
Il a ouvert leurs poitrines et de ses propres mains,
Il leur a arraché le cœur.
Et il dit, la main sanglante : C'est ce que vous avez fait
avec mon propre coeur !
Si quelqu'un vous frappe, Vous lui tendez l'autre joue ?
Non. Parce qu'il te frappera à nouveau.
Pensez à cela.
Nous avons tous un rôle à jouer dans la justice de cette vie.
Si quelqu'un te frappe, frappe-le plus fort
Deux fois, trois fois ! Arrache-lui le cœur s’il le faut !
Parce que la faiblesse aussi est un péché aux yeux de Dieu.
Et Dieu comprendra. Et c’est seulement ainsi que la paix sera rétablie !
Cette année, les garçons, pour entrer un peu plus
dans le véritable esprit de Noël,
nous avons préparé une crèche vivante.
pour que vous puissiez apprécier et voir de plus près, comment
fut la naissance de notre Seigneur Jésus Christ.
Et cette sainte, la Vierge Marie
Sainte parmi les Saintes et pure de tout péché,
après avoir donné naissance à Jésus, reçu la visite des trois Roi Mages.
Elle était si sainte et si pure…
Lecture de l'Évangile
sur la naissance de Jésus.
Or, voici comment fut engendré Jésus Christ :
Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ;
avant qu’ils aient habité ensemble,
elle fut enceinte
par l’action de l’Esprit Saint.
Joseph, son époux, qui était un homme juste,
et ne voulait pas la dénoncer publiquement,
décida de la répudier en secret.
Agneau de Dieu, qui enlève les péchés du monde
donne-nous la paix.
Amen.
En plus, nous ne le traitons pas très bien…
- C'est un invité comme les autres, s'il vous plaît. - C'est l'image que nous donnons en Europe.
Mon Dieu, l'Europe… l'Europe…
Je me disais, peut-être qu'on pourrait lui demander de donner des cours ?
Oui. Des cours en groupe, pas individuels.
Il pourrait beaucoup nous apporter. Nous en avons besoin !
Comme vous voudrez.
Qu'est-ce que tu fais ?!
Les garçons, s'il vous plaît !
Qu'est-ce que tu fais ? Toi viens ici.
Thomas, qu'est-ce que tu fais ?!
Combien de fois je t'ai dit d’utiliser les toilettes !
Vous partez ?
Oui. Comme chaque année, on va camper,
après Noël, pour que les garçons respirent un peu.
Sinon ils sont enfermés ici toute l'année, les pauvres.
Je pourrais vous accompagner.
C'est assez loin, et…
les conditions ne sont vraiment pas commodes…
Pas de toilettes, odeurs de mâles pas très propres…
Pas de problème. J'ai l'habitude. Enfant, je campais beaucoup.
Vous emmenez le père Martin ?
Il l'a demandé.
Bien sûr qu’il l’a demandé. Ne soyez pas naïf.
Salut, la Vierge.
Vierge, Vierge Marie.
Vierge, on doit partir, mais attends-nous.
Elle n'est pas là.
Bien sûr qu'elle y est. Moi je sais ces choses-là.
Hé ho, Vierge !
Agneau de Dieu, qui efface les péchés du monde
J'ai chaud.
Bin oui, c'est l'été.
J'ai chaud, j'ai chaud, j'ai chaud…
J'ai soif.
On y est presque, ne vous plaignez pas. On est là pour s'amuser.
Des pieux, donnez-moi des pieux !
Venez ici nous aider.
Les tentes c’est pour tout le monde. Vous voulez dormir dehors ?
Qu'est-ce que tu fais ? On dort dedans après !
Les garçons ! Ne commencez pas !
Bon on s'en va ! On s’en va ! Ça suffit !
Rangez tout et on retourne à l'école hein !
Pour l'amour de Dieu ! Arrêtez avec ces gestes obscènes !
Tirez-vous ! allez jouer ! On fera ça tout seuls.
Ma bite !
Arrêtez de vous pousser !
Je peux dormir dehors la nuit ? Chacun sa place ! Allez !
- Je t'aide. - Non je ne veux plus d’aide. Va jouer !
Ma bite est vraiment très grosse !
- Quoi ? Quoi ? - Père Martin…
Il ne devrait pas voir ça.
Qu'en pensez-vous, Père Martin ? Vous aimez cet endroit ?
Très beau.
Ça me rappelle mon enfance.
Dieu nous a offert un paysage divin.
Il paraît que c'est le mont le plus haut de la région.
- Celui-ci ? - Oui.
On dit qu'il atteint 1600 mètres.
Je vais monter le voir.
- Maintenant ? - Demain. Demain.
- L'escalader ? - Bien sûr.
Non ! Mais ça prendrait des heures. C'est très raide.
Moi je n'oserais jamais, avec tous ces insectes.
Il pourrait y avoir un serpent.
Ou pire.
Un puma. Un ours.
- Une girafe - Une fouine.
- Des rats. - Un colibri.
- Des abeilles.
Hé les gars, on va à la rivière. Allons-y !
Père Martin ! Venez avec nous !
Père Martin !
Oh ma Vierge Marie… Amen.
Vierge Marie, si pure de péché.
Sainte parmi les saintes. Amen.
Amen.
C’est beau. Ils se sentent en communion avec leur Créateur.
Oui, peut-être.
C'est un Psilocybe semilanceata.
Quoi ?
Psilocybe semilanceata.
Psilocybe mon cul.
Il a des propriétés spéciales. Hallucinogènes.
Hallucino-quoi ?
Ça t’affecte le cerveau. Et ça te fait voyager
dans des endroits où on n'est pas.
Enfin, il paraît.
Et où on va ?
Je sais pas. Genre dans le ciel, je crois.
- Les chamans en prenaient. - C'est du poison ?
Ben non ! Sinon ils n’en mangeraient pas, idiot.
Ah bon, à tout à l’heure alors.
Non ! Tu vas te faire tuer par Les Frères !
J'en ai un !
- Il est bon ? - Oui.
Xoan ?
Joel ?
Ça va ?
Benicio, à quoi ils jouent ?
Ils ont mangé des champignons.
Comment ça, des champignons ?
Ben... des champignons.
Joel a mangé un champignon ?
Non.
Quoi non ?
Plein ! De champignons.
Les autres aussi.
Ils en ont tous mangés ?
Voilà… Fini les sorties.
Quelles sorties ? On va se faire virer oui !
- Ils ont mangé ça ? - Oui.
- Pourquoi ? - Pour voyager… ailleurs…
- Qui voyage avec ça ? - Les chamans.
Les chamans ?
Germán ?
Román ? Tu as mangé des champignons ?
Tout est Dieu.
Quoi ?
C'est ce qu'il voulait.
Que les enfants se droguent ?
Vierge Marie…
C’est ceux-là.
Regarde.
Ils ont l'air tellement en paix.
C'est quand la dernière fois qu'on les a vu comme ça ?
Qui a créé ça, si ce n’est le Créateur ?
On essaye ?
Seulement un peu.
Et ?
Ça a le goût de champignon.
Je ne sens rien.
Tu crois qu'ils font semblant ?
Comme c'est beau, Julio. Elles sont si belles.
Quoi donc ?
Les vaches.
Super belles.
- Ça ne te rend pas triste ? - Pourquoi ?
Imagine… Elles étaient libres et heureuses.
Et on les a tués pour remplir nos estomacs.
Pardon.
Pardon.
Pardonnez-nous !
Nous sommes des vaches, comme vous.
Vous êtes magnifiques !
Ne partez pas !
Je n'ai rien vu.
Ou très peu…
Merci.
Franz.
Viens.
Viens.
Franz, il faut que je te parle.
Tu sais que…
- Tu es spécial ? - Oui.
En quoi es-tu spécial ?
Je suis beau.
Franz ! Je ne sais pas ce qu'ils t'ont dit…
Assieds-toi.
Franz, tu es spécial dans un autre sens.
A cause de ta famille.
A cause de ton père.
Ne t’inquiète pas. Fais-moi confiance.
C'est ton père qui t'a appris cette chanson que tu chantais à l’église, n’est-ce pas ?
Tu sais comment je le sais ?
Parce qu'il me l'a appris aussi.
Je ne comprends pas.
Franz, ton père, est aussi mon père.
Je suis Martin Bormann, pareil que papa.
Mon père est Martin, comme vous, mais Keller.
Oui, Keller.
Ton père s'appelait Martin Bormann dans son pays. En Allemagne.
Ici il a changé de nom parce que beaucoup de gens
n'aiment pas beaucoup ce qu'il a fait pendant la guerre.
Mais je ne comprends pas.
- Nous sommes frères. - Frères ?
Mais comment c'est possible ?
C’est vrai, je suis vieux.
Mon père m'a eu quand il avait 25 ans, à Berlin.
Beaucoup plus tard, à 50 ans, il t'a eu toi.
Avec une autre femme, ici en Argentine.
Mais comment vous saviez que j’étais là ?
Ça fait deux ans que je te cherche, Franz. Toi et d’autres membres de la famille.
Ecoutes, la guerre a tout gâché. La guerre a été terrible.
Papa n'a pas vraiment aidé…
Il a détruit beaucoup de choses. Mais maintenant, je veux
réunir la famille. Sauver ce qu'il en reste.
C'est pour ça que je suis là.
- Vous savez où est papa ? - Je ne sais pas. Je l'ai cherché.
Je crois qu'il est au Paraguay. Il a eu peur.
Comme je disais, beaucoup de gens ne l’apprécient pas beaucoup.
Je ne sais pas si papa est vivant, mais je sais que toi tu l'es.
Et maintenant je dois te dire quelque chose…
Tu as une famille en Allemagne, une grande famille. Tu as des frères,
des sœurs, des oncles et tantes, même des grands-parents.
Tu as une grande famille, avec des terres.
Ils t'attendent.
Ta place n'est pas ici, mais là-bas. Je veux te ramener avec moi.
Mais une chose : tout ça, c'est notre secret.
Tu ne peux le dire à personne, surtout pas aux Frères.
Il faudrait des années de paperasserie…
Je dois le faire à ma façon. Tu comprends ?
Ne dis rien à personne.
Merci les enfants, merci beaucoup pour votre aide !
De rien.
Ils ne font jamais rien.
Pourquoi on doit partir ?
On reste ici ! Oui.
Comment ça rester ? S’il vous plaît ! Je suis content que ça vous ait plu.
Mais c'est fini. On a eu nos jours…
Attention à ne pas les laisser tomber…
Comme d'habitude, Alejo…
Quand est-ce qu'on part ?
Sois patient, Franz. Il y a encore beaucoup à faire.
- Comme quoi ? - Comme quoi ? Ta mère.
- Tu l'as oubliée ? - Non. C'est elle qui m'a oublié.
Elle avait peut-être ses raisons.
- Comment elle s’appelle ? - Greta.
- Greta. Elle est Allemande ? - Je crois, oui.
Où vit-elle maintenant ?
- Je ne sais pas. - Toi, tu vivais où avant ?
Je suis là depuis mes sept ans.
C'était un village avec une vieille église.
- Construite par les Jésuites. - Ah, en ruines ?
Oui… San Ignacio ?
Oui, je crois que c'était ça.
Je pense que je devrais aller la voir. J'irai demain.
Tu t’en vas ? Demain ?
Oui, allez viens.
- Ne t’en vas pas ! - Juste quelques jours.
Reste ici !
Franz, viens ici un instant.
S'il te plaît.
Enfin !
Les garçons, où étiez-vous ?
Il n'y avait personne ici.
Juste ce type lugubre.
Amen, Père Gregorio, vous en savez quelques chose.
Amen. Amen !
Aspire, aspire !
Père Gregorio, savez-vous où est le père Martin ?
Non. Et enfile une chemise !
Donc, nous avons vu que Noé avait reçu un appel de Dieu
qui lui dit de construire une arche.
Il l’a construit longue de 20 mètres. Et les animaux… Vous écoutez ?
Les animaux sont entrés dans l'Arche.
Puis il y a eu une inondation qui a duré 40 jours et 40 nuits
sur toute la terre. C'est une histoire très intéressante.
Benicio, pourquoi tu te grattes la tête comme ça ?
Pourquoi tu te grattes à ce point ? Voyons voir....
Des poux ! Alerte aux poux !
Oui des poux ! Allez ! Il faut vous laver !
Déshabillez-vous !
Les enfants, s'il vous plaît, qu’est-ce que vous faites ?
Vous devez vous laver les cheveux !
Vous êtes plein de parasites !
Merci pour le rasoir, mon frère. Je le cherchais partout....
Joaquin, pourquoi tu es encore debout ? Il est très tard.
Joaquin, qu’est-ce que tu fais là ? Tu ne peux pas frapper avant d’entrer ?!
Je peux rester ici s’il vous plaît ?
Non Joaquin ! Désolé, pas ce soir. Tu dois surmonter ta peur.
S'il vous plaît.
- Et puis tu n'es plus si petit que ça. - J'ai peur.
Merci Seigneur !
Joaquin, aller. Tu dois dominer tes peurs.
- Tu n'as plus six ans. - C'est pas ma faute…
Il fait bien chaud ici !
- Je peux avoir du chocolat ? - Quel chocolat ?
La dernière fois vous m'en avez donné.
Ah, c’est donc ça.
Il n'y a pas de chocolat. Mais maintenant, je comprends ta "peur"…
Comment tu arrives à te faire pleurer si facilement ?
- J'ai tellement peur.... - C’est ça, bah dors maintenant !
Chocolat.
Dors maintenant.
Vous êtes comme mon père.
Comment était ton père ?
Il était mauvais. Il me frappait.
C’est quand la dernière fois que tu l’as vu ?
L'année dernière.
Comment voudrais-tu que soit ta famille ?
Une bonne famille.
Je peux être ta famille.
Je peux être ton père.
Joaquin !
Dors, je t'en prie.
Et mets la main quand tu tousse !
Qu'est-ce que tu fais, Joaquin ?
Je fais comme le Frère Julio.
Quoi ?! Qu'est-ce que tu veux dire ? Qu'est-ce que tu veux dire ?
- Dans ton lit, tout de suite ! - Non, non, s'il vous plaît !
Dans ton lit !
Allez Joaquin, dehors ! Va dormir là-bas !
Petit pécheur !
Pécheur vous-même !
Je ne sais pas, il se comporte bizarrement.
Il ne s'occupe même plus des chevaux.
Bizarre. Préoccupé. Comme abattu.
Oui, il est un peu bizarre.
J'ai l’ai remarqué depuis notre retour du camping.
Il s'est passé quelque chose là-bas ?
Maintenant que tu le dis, je le trouve changé depuis l'arrivée du Père Martin.
On pourrait l'avoir mardi.
On est d'accord que Franz a toujours été spécial.
Avec une sensibilité toute particulière.
Oui, sensibilité, sensibilité ! Tous de pauvres petites choses,
des petits anges. Si ça se trouve
il aime ça le petit blond, qui sait ?
Et vous ? Votre… "sensibilité" ?
C'est un vrai zoo ici !
Excusez-moi, les enfants.... S'il vous plaît, laissez-nous.
Allez à la rivière.
Tu as vu Román et Joel ?
Non. Ha si je crois, je les ai vu dans leur chambre.
- On n’a plus de gardien. - Que s'est-il passé ?
Il semblerait qu'ils n'aient pas respecté la Vierge.
Je te l'avais dit ! Voilà ce qui arrive quand on amène le diable ici !
Mais rien ne peut les calmer ces gamins ?!
- Je me souviens pas avoir été comme ça ! - Moi non plus.
- Je vais leur parler. - Non, c’est mieux que ce soit moi.
Père Martin !
Bonjour, Père Martin.
Franz, retourne à l’intérieur, s'il te plaît.
Franz, à l’intérieur, s'il te plaît.
- Comment s'est passé le voyage ? - Très bien.
Avec les Frères, nous aimerions vous parler, mon Père.
Vous voulez bien m’accompagner, s'il vous plaît ?
Père.
Pardon. Pardon, mon père. On se sentait si mal.
Vous êtes parti si vite… On ne savait pas quoi penser.
Tout ceci… nous touche beaucoup.
Quoi ?
Pourquoi ne pas nous avoir dit que vous êtes le frère de Franz ?
Oui, je vois.
Frères ! C'est incroyable !
Eh bien, oui, c'est vrai.
Il n'arrêtait pas de pleurer, pauvre garçon.
Il avait si peur de vous perdre. Ils l’ont tous abandonné.
Ce que je n’arrive pas à comprendre c’est pourquoi vous nous avez menti à ce propos.
C’est que… C’est une affaire délicate.
A cause de son père. Du mien.
Nous comprenons qu'il n'a pas eu la meilleure référence comme père.
C'est pour ça qu’ils l’ont emmené ici.
Pour être clair : je ne suis en rien d'accord avec ce que mon père a fait pendant la guerre.
En rien. Il a fait des choses horribles.
Mais c'était mon père. Et moi, il m'a bien élevé.
Je ne sais pas ce qu’il lui a pris.
Et maintenant, vous essayez de réunir la famille.
Une famille détruite par la guerre.
C'est très inspirant.
- Ici, presque personne n'a de famille. - Même pas nous.
Maintenant, nous comprenons votre intérêt pour Franz.
Nous voudrions nous excuser milles fois de ne pas vous avoir fait entièrement confiance.
Je ne peux pas masquer la douleur que je ressentirais à voir partir Franz.
- Ça fait longtemps qu’il est ici. - C'est mieux pour lui.
Je sais.
Mes frères, il est plus important que jamais qu'il ait un endroit où vivre.
Pourquoi ?
J'apporte une très mauvaise nouvelle.
Oh non.
Vous le savez peut-être, je ne sais pas s'il vous l'a dit aussi,
je ne suis pas parti pour parler à vos supérieurs,
mais pour trouver sa mère qui aurait dû venir avec nous.
Après beaucoup de recherches, j'ai enfin trouvé sa maison.
Mais il n’y avait personne.
Des voisins m'ont dit qu'elle est morte dans un accident récemment.
Mais comment, que s'est-il passé ?
Ils disent qu'elle est morte noyée.
- Comment est-ce possible. - Vous êtes sûr que c'était elle ?
Oui, Greta Keller. C'est le nom qu'ils ont donné à mon père à son arrivée ici.
Oui, Keller.
La nouvelle va l’achever.
C’est un garçon très fort. Et puis il ne l'avait pas vue depuis des années.
Vous arrivez au bon moment. Comme une intervention divine.
Ce n'est pas une coïncidence.
Eh bien, mes frères, il ne me reste qu'a lui parler maintenant.
C'était une partie de ma famille aussi.
Ça suffit ces bêtises ! Je suis désolé pour ta mère,
mais tu n'es pas le seul à avoir perdu une mère.
Tiens-toi droit, arrête de pleurer.
Pardon.
Réveille-toi. Réveille-toi, on s'en va.
- Où ça ? - Allez, dépêches-toi.
- Maintenant ? - Oui, maintenant.
Qu'est-ce que je prends ?
Rien. Tu as plein de choses là où on va.
Je leur ai pas dit au revoir…
C’est mieux de couper d’un coup.
Je dois attacher les chevaux.
C'est si soudain.
Où il est parti ?
Nous parlions de...
la photosynthèse, vous vous souvenez ?
Pour un biologiste, et même pour un simple amateur
le parasitisme existe sous toutes les formes imaginables.
A tel point qu'il serait impossible de les citer dans toutes
les parties d'une plante.
Combien de temps ça va prendre d’aller jusqu’à ton pays ?
Il faut prendre un bateau, non ?
Père, éloignez les enfants, s'il vous plaît.
Les enfants, allez plus loin. Allez, j'ai dit !
Vous pouvez me dire s’il y a Un monsieur Weinstein ici ?
- Non, il n'y a que nous ici. - Vous êtes certain ?
Oui on est seuls ici depuis des années.
On a des informations de villageois. Comme quoi il serait avec vous depuis plusieurs jours.
Ah ! Non mais ça c'est le Père Martin.
Et où se trouve le Père Martin ?
Il est parti ce matin, il n'y a pas longtemps.
- Il est parti ? - Oui, avec son demi-frère, Franz.
- Franz ? - Franz, c'est un de nos gamins.
Il l'a emmené rejoindre sa famille. Vous m'inquiétez. Il s'est passé quelque chose ?
Je suis ici pour m’entretenir avec lui de la mort de Greta Keller.
Greta Keller, la mère de Franz.
Nous avons appris récemment la tragédie. Sa noyade…
Noyade, bien sûr. On l'a retrouvé dans l'eau, certes.
Mais avec la gorge tranchée de part en part.
Mais… Je comprends pas. Qu’est-ce que ça a à voir avec nous ? Et avec le Père Martin ?
On recherche Weinstein. En lien avec sa mort. Il vous faut un dessin ou quoi ?
Où est Weinstein maintenant ?
- Je vous ai dit qu'on ne connait pas de Weinstein ! - Ho bordel…
Je vous dis que ce n'est pas un prêtre ! Son nom est Weinstein. David Weinstein.
Double nationalité allemande et israélienne. Arrivé en Argentine il y a deux ans…
C'est le chemin du camping ? Pourquoi on va là-bas ?
- On vient nous chercher là-bas. - En voiture ?
Oui, oui.
- Où sont-ils maintenant ? - Eh bien... en chemin pour Berlin.
Pour rejoindre leur famille. Pourquoi c’est important où ils sont ?
Mon Dieu… Vous êtes aussi idiots que pédés ?
C'est Weinstein. C'est pas un prêtre. C'est Weinstein.
Nous pensons qu'il a tué la mère de l'enfant. Greta Keller.
Le garçon qu’il vient d'enlever. Et si le juif l'a emmené
c’est sûrement pas pour mener la belle vie en Europe hein ?
Un juif ?
Est-ce qu’il a laissé des affaires, quelque chose ?
- Non, il a tout pris. - Il a tout pris et vous l'avez laissé partir ?
Mais pour qui vous vous prenez ?
Ce ne sont même pas vos enfants !
- Vous allez me dire où ils sont, bordel !? - Abraham !
Et où il va lui ?!
Hé !
Où on va maintenant ?
- Là-haut. - Maintenant ?
Mais on est loin de la route !
Je veux offrir une dernière prière à Dieu. Pour t'avoir trouvé.
Ah, merci. Mais vraiment tu vas prier là-bas ?
Dieu l'a demandé à Abraham et il me l'a demandé à moi.
Pourquoi il t’a demandé ça ?
Pour montrer sa foi et sa force.
Qu'est-ce que vous faite Père ? Où allez-vous ?
Laissez-nous faire. Retournez à l’école.
Franz, assieds-toi là-bas.
Franz.
Franz Bormann
Bormann ? Je suis Franz Keller.
Nous avons tous un rôle à jouer dans la justice de cette vie.
Je sais.
Ta mère aussi, et ton père.
Keller, Bormann, c'est pareil.
En tout cas Franz, le voyage s'arrête ici.
Comment ?
Si quelqu'un te frappe Frappe-le plus fort !
Arrache-lui le cœur s’il le faut !
Nous n'irons pas plus loin.
Mais pourquoi ?
Martin Bormann, Bormann, ton père…
A mis fin à 12 membres de ma famille.
Frères, mère…
C'est lui qui a donné l’ordre.
Quand est-ce qu'on redescend ?
Et tu sais comment ? A coups de pelle !
Dans la rue, devant les autres pour montrer comment on fait avec les juifs.
Pourquoi tu dis tout ça ? Pourquoi on va pas en Allemagne ?
Franz, tu as écouté ce que je t’ai dit ?
Ta famille était tellement spéciale qu'ils ont tué la mienne toute entière.
Un après l’autre. Avec ton père regardant d'en haut. C’étaient des amis !
Tout ça c’était des mensonges ? Que j'avais une famille ?
J'ai pas de famille ?
Ni toi ni moi n'avons de famille.
Mais ce n’est pas important. Parce que je suis ici pour accomplir mon devoir.
Ce que Abraham m'a ordonné.
Accomplir ce que ma famille n’a pas pu faire.
Il est mort ?
Saignant comme ça, je pense pas.
Tu te prends pour Abraham à faire ça ?
Et toi, tu te crois Dieu pour me l’interdire ?
Depuis que j’ai perdu tous les miens, je dis bien TOUS les miens,
je pense à ce moment. Ce n’est pas toi qui vas m'arrêter.
Alors, va-t'en !
Ce sont les crimes de son père, pas les siens.
C'étaient les crimes de ma famille ? De ma mère ?
De ma petite sœur ?
C'était de leur faute ? Et lui il aurait plus le droit de vivre ?
Je suis désolé. Vraiment.
Bien sûr que tu l'es.
Toute ma vie à chercher. Toute ma vie.
A chercher son père. J'ai dû abandonner.
Je suppose qu'il est mort quelque part
Comme un porc j’espère. Et s’il n’est pas mort,
qu'il voit ce que je vais faire. à chaque membre de sa famille.
Comment le garçon pourrait-il être coupable des crimes de son père ?
Quand ils opèrent un cancer, qu'est-ce que tu crois qu'ils font ?
Ils laissent des morceaux à l'intérieur ?
Non, ils arrachent tout.
C'est son sang, sa progéniture, Tu n’as pas compris ?
Son père était le cancer, lui c'est une… métastase.
Tu n'es pas médecin ! Ni prophète, ni juge ! Ça, ce n’est pas de la justice !
Justice ?
Quand notre peuple, converti en esclave, marchait vers les abattoirs…
Où étiez-vous ? Ici à remplir vos estomacs de porc et de vin ?
Parle-moi de Justice !
Le roi Salomon nous a appris les valeurs de la justice.....
La foi en Dieu se montre avec des actes, pas des mots !
Tu ne sais rien de la souffrance !
Je peux te garantir que ce que tu veux faire
est une grave erreur, pour nous tous.
Nous partageons un commandement, le plus important de tous
« Tu ne tueras point » Nous sommes pareils.
Oui. Comme l'eau et l'huile.
Et ça ? C’est rien !
Nous voulions tuer 6 millions d'Allemands après la guerre, en empoisonnant les sources.
Le plan a échoué. Mais ça, ça aurait été Justice !
Pardonne-le alors.
Le Pardonner...
Pardonner... Mais c’est quoi le pardon ?
Une pathétique réaction de faible ?
Une triste consolation pour quelqu’un qui n'a plus rien.
A moi il me reste quelque chose.
L’enfant est innocent !
Bien sûr, innocent ! C'est le sang de son père !
Tu as vu comment il est à l’école ! Tu le sais !
Le pardon est puissant, bien plus que d'agir comme des animaux.
Mais nous sommes des animaux !
Qu'est-ce que tu crois, que les animaux se mettent devant leurs prédateurs
Pour leur offrir le pardon ?!
Tu parles avec des mots que tu as appris dans les livres…
Moi j'ai tout perdu !
Mes parents, mes frères, mes oncles, mes amis…
Ils m'ont laissé vide.
Sans aucune raison de vivre. Il ne reste rien.
Ils ont détruit jusqu’à mon âme.
Et pourtant il me reste une chose.
Mon devoir.
Le commandement que Dieu m'a donné.
Le même Dieu que tu as perdu, Fils de pute ivrogne !
Tu es une honte devant Lui. Tu déshonore ton propre Christ !
Franz, c'est sérieux…
Il est crevé ce fils de putain de juif ?
Tous les hommes sont égaux.
Franz.
Aide-moi.
Franz.
A quoi s’attendre venant d’un Juif ?
Vous saviez que ça ne pouvait pas continuer comme ça.
Vous aviez perdu le contrôle.
Ils seront mieux avec nous.
Prenez-le comme une leçon de Dieu.
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.