All language subtitles for L’Œil de la Vengeance ¦ Marlon Brando (1961) Western film complet en français (francés)

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Original subtitles

LA VENGEANCE AUX DEUX VISAGES

Sonora, Mexique 1980

Vite, Dad. Des gens peuvent arriver.

J'arrive, mais parle moins fort.

- Tu as tout ? - Oui. T'es prêt ?

- Bonjour, monsieur. - Bonjour monsieur !

On y va. Allez, Doc !

Marche doucement.

Allez, Kid !

Un instant, Dad.

La petite dame essaie de m'avoir.

Ne me touchez pas !

Tu ne viens pas ?

Je vous laisse à vos occupations. A tout à l'heure.

Ne te soûle pas.

Tu es trop gros pour courir.

En route pour la gloire, Dad.

Votre maison est au Mexique ?

Ma maison,

c'est l'endroit où mon cheval s'arrête.

Vous voyagez beaucoup ?

En effet...

Je vais de ville en ville,

Convoyant parfois de l'argent pour des banques.

Vous avez quelque chose dans l'oeil.

C'est parti ?

Non. Vous permettez ? Je pense l'enlever avec ça.

Fermez les yeux.

Je vous avais pris pour un galant homme.

Je vous prie de bien vouloir partir.

Partez, s'il vous plaît.

Très bien.

J'ai été éduqué dans les saloons.

Je n'ai pas connu de vraies dames comme vous.

Je suis désolé, madame.

J'espère juste que...

Vous me pardonnerez après mon départ.

Vous êtes peut-être trop impulsif.

Vous pourrez revenir, si vous le souhaitez.

Vous ne savez pas le bien que vous me faites.

Halte !

Suivez-moi.

- Pied à terre et suivez-moi. - Oui, capitaine.

Les guetteurs, écoutez-moi !

Les quatre derniers vont se poster derrière.

Les autres, suivez-moi.

Toi, tu passes par derrière.

Tiens-moi le cheval.

Pas de bruit et attention avec les sabres.

Silence ! Halte ou on tire !

Sors par la fenêtre !

Tes chaussures !

Dépêche-toi !

Ma mère m'a donnée cette bague avant de mourir.

Vous me combleriez en la portant.

Je ne peux pas.

Je ne peux pas accepter.

S'il vous plaît.

Vous me feriez un tel plaisir !

Elle... Elle est très belle.

Ce sera un honneur pour moi.

Oh, merci.

- Hé, petit ! T'es là ? - Oui !

Saute à cheval ! La milice !

- Où est Doc ? - Il est mort !

Navré, chérie.

Une autre fois.

Passe la bouteille !

Dad ! Amène-toi !

Allez ! Prends l'or !

Vite ! Allez !

- Où est ton fusil ? - Je l'ai perdu.

Ne tirez plus ! Abritez-vous !

Arrête de tirer. D'ici, ça ne sert à rien.

Ils seront sur nous d'ici une heure.

Il faut trouver une solution et vite !

On a encore le cheval.

Tu l'as regardé ?

Tu te rappelles cette ferme près de San Felipe ?

Avec un Corral.

Non.

Si. Tu étais soûl et t'as tué la chèvre de la patronne.

Tu te souviens ?

Je crois qu'on en est à 8 kms en suivant ce canyon.

Ça le fera pas.

A deux sur son dos, cette rosse n'ira pas loin.

L'un de nous va rester ici, l'autre ira chercher deux chevaux.

Faible chance.

Cela vaut mieux que d'attendre de se faire canarder de partout.

Ça peut le faire.

- Pas le choix... - Qui ira ?

Tirons au sort.

Avec une balle ?

Avec une balle.

Tu pars.

Fous-moi le camp.

Je reviens très vite.

- Petit ! - Ouai ?

Il peut m'être utile.

Ne te barre pas.

Pas de risque.

- Hé, gamin ! - Je peux t'aider, chef ?

A qui sont-ils ?

A mon père.

Appelle-le !

Bonjour, monsieur.

Ecoutez...

- Comment allez-vous ? - Très bien.

Combien ces chevaux ?

Je peux vous aider ?

Combien pour ces deux chevaux ?

Ils ne sont pas à vendre... J'en ai besoin pour travailler.

Ça suffit !

Combien ?

- Combien ? - 200 pesos.

200 pesos ?

Va, Manuel.

Allez !

Donne les sacoches.

Merci, le vieux.

Halte !

Ne vous éloignez pas !

Tu n'as pas vu passer, un étranger très pressé ?

Si, capitaine. Un homme mauvais.

Il est parti par là,

il n'avait pas de chaussures.

Pas de chaussures ?

C'est son cheval ?

Oui, monsieur.

Il est parti avec mon meilleur.

Il t'a payé ?

- Oui, chef. - Et combien ?

Très peu.

Où est passé ton ami ?

Reparti chercher ses chaussures ?

Bon, on y va les gars !

Prison de Sonora Cinq ans plus tard

Raffraichissant !

Allons chez ma femme. On aura des vêtements et des chevaux.

- Ça va ? - Je vais bien.

Allons par là.

J'ai pensé à... ce Longworth.

Ce sera dur de le retrouver.

Le pays est vaste.

Je connais ses coins préférés.

Je l'aurai, tôt ou tard.

Après cinq années de bagne.

Prenons un peu de bon temps.

Et s'il est mort ?

Je le retrouverai mort.

Tu risques d'y passer la vie.

Allons-y.

En selle !

Bonsoir, messieurs. Vous pouvez entrer.

Connais-tu un homme ? Il s'appelle Dad Longworth.

Je ne sais rien.

Gordito ?

- Vois ce que veut le jeune. - Que voulez-vous, monsieur ?

Connais-tu un homme qui s'appelle Dad Longworth.

Je ne connais pas.

Un américain.

Vous ne voulez pas entrer ? Vous entrez ou pas ?

Allons-y.

- Où étais-tu ? - Dans le coin.

Dis-moi, as-tu vu Dad Longworth ?

Qui ?

Dad Longworth. Un américain avec un gros nez.

Non.

- Tu veux du citron ? - Regarde-moi, Bob.

T'as les yeux drôlement rouges.

Doucement le couteau...

Vous êtes des amis, vous êtes ennemis.

Sois gentil !

T'as les yeux plus grand que le ventre, Bob.

Bonsoir.

Les garçons, attendez-moi.

Je reviens tout de suite.

- Où vas-tu, Rouquine ? - Je reviens.

Elle essaie de nous soûler pour nous posséder, Harvey.

Chico !

Tu te souviens de moi ?

Tu penses !

Comment ça va, Red ?

Très bien et toi ?

Moi aussi.

Que fais-tu ici ?

Je tue le temps.

Je ne t'ai pas vu depuis cinq ans.

T'aurais eu des ennuis ?

Un peu.

C'est moche.

Et ton copain ?

Je sais pas. J'ai perdu sa trace.

Tu l'as revu quand ?

Pas depuis le jour où vous étiez ici

quand la milice a tué ce type.

Il a peut-être passé la frontière.

Qu'est-ce que tu fais ? Viens !

Une seconde, mon bébé.

Je viens. Je cause avec un vieil ami.

Allons-y.

Je lui demande quelques renseignements.

Fous-nous la paix ! C'est moi qui raque !

Laisse-la tranquille.

- Comment ? - Laisse-la tranquille.

Tu commences à me courir, face d'âne !

Harvey Johnson va devenir célèbre par ici...

pour s'être fait tuer par un certain Rio.

C'est pas lui ?

Ah non ?

J'irais pas risquer de me faire trouer la peau pour m'en assurer.

Je m'en fous, si c'est lui.

Vraiment ?

Je m'appelle Amory. Je peux t'offrir un verre ?

J'ai à te parler.

A plus tard.

Je peux m'asseoir ?

Fais pas attention. Il a un peu bu.

Tu me connais de nom. Bob Amory ?

Non.

Pas d'importance.

J'ai de la veine d'être tombé sur toi.

Je voudrais te parler d'une combine.

Tu voudrais être riche ?

Une bonne fois pour toutes.

Cela te changerait, non ?

Tu as quelque chose à me dire ?

A 14 jours d'ici, il y a une ville.

Et dans cette ville, la banque la plus riche que t'as jamais vue...

et on y entre comme dans un moulin.

Pourquoi me racontes-tu ça ?

J'ai besoin d'aide pour la dévaliser.

Tu n'es pas assez grand ?

Deux c'est pas assez.

Aucune banque ne résiste à deux hommes.

C'est vrai.

Mais ce cas est spécial.

On raconte que tu recherches Dad Longworth,

pour régler un compte.

Si c'est vrai,

je peux te dire où il se trouve.

Je continue ?

C'est là que ça devient drôle.

Tu vas te tordre.

Dad Longworth est le shérif du patelin.

Alors, tu en es ?

Oui.

Et voici notre ville !

Monterrey, Californie.

A l'idée de tant d'argent, j'ai envie de pleurer.

Harvey, tu pourras te payer des dents en diamant.

Allons soulager cette banque.

Prenez des chambres, je reviens.

Tu cherches quelqu'un ?

Dad Longworth. Où peut-on le trouver ?

Que lui veux-tu ?

Je veux le voir.

Qui veut le voir ?

Moi.

A quel sujet ? Je suis son adjoint.

C'est personnel.

Je t'ai parlé poliment.

T'as vu la pancarte ?

J'ai plein de boulot, j'ai pas de temps à perdre.

La politesse ne t'étouffe pas.

Toi, tu cherches la raclée.

C'est moi le distributeur, par ici.

Peut-être qu'un jour t'auras la chance d'essayer.

Où peut-on trouver Dad Longworth ?

- Dad est chez lui. - Où ça ?

A 3 kms d'ici, faut longer la plage.

Sa maison est la première à droite.

Dad !

On a de la visite.

Un cavalier.

Donna. Passe-moi mon revolver.

- Qu'y a-t-il ? - Rien, passe-le moi.

Qui est-ce ?

Ferme la fenêtre. Reste à l'intérieur.

Oh, Dad.

Salut, petit.

Qu'est-ce que tu deviens ?

Je vais très bien.

Et toi ?

Je me débrouille.

Que veux-tu ?

Rien. Je passais, j'ai voulu te voir.

Tôt ou tard, tu serais venu.

Je suis content de te voir.

Je vais te dire une chose qui me pèse depuis longtemps.

Un verre ?

D'accord.

- Tu as l'air en forme, Dad. - Je le suis.

Assieds-toi.

Tu te rappelles de notre dernière tequila ?

Tu penses !

On était coincés sur cette crête.

Cinq ans de ça.

Oui... Non... Si, à peu de chose près.

Cela t'a surpris que je ne revienne pas ?

Oui, j'y ai repensé.

Mais te connaissant, je me suis dit...

qu'entre une fille et une bouteille, t'avais oublié le rendez-vous.

Non, petit.

Mais je n'ai rien pu faire.

Pas un cheval dans ce ranch.

Ce vieux Mexicain baragouinait dans son jargon...

et je compris qu'il avait vendu ses chevaux.

Le mien était fourbu, mais je suis revenu vers toi.

En arrivant au canyon, j'ai vu les miliciens grouiller de partout.

Alors, j'ai fait demi-tour

et ma rosse s'est traînée jusqu'à La Quinta.

Je me suis caché dans une gargote,

en achetant le silence du patron.

Il n'y avait plus tellement d'or...

Assez pour franchir la frontière et arriver ici.

A Monterrey.

Il fallait me tenir à carreau le temps que...

notre affaire au Mexique soit oubliée.

J'ai si bien fait,

à tel point qu'on m'a élu shérif.

Je me doute que tu as du mal à me croire.

Mais si tu viens pour un règlement de comptes,

çe serait regrettable, petit.

Mais si c'est ce que tu veux, dis-moi où et comment.

Je suis ton homme.

Tu t'emballes tout seul.

Pas question de ça. Je m'en suis tiré.

J'ai pu leur échapper jusqu'à la nuit tombée.

puis j'ai volé le cheval du capitaine.

Ils ne m'ont pas retrouvé.

Ensuite c'était juste...

tu sais, les filles, l'acool et...

La grosse fête, quoi.

C'est bien vrai, petit ?

Tu me connais. Si je t'en voulais,

on serait déjà en train de s'expliquer.

J'étais en colère, d'accord, mais il y a cinq ans de ça.

On reste pas en colère cinq ans.

Hein ?

Tu sais ce que tu vas faire ?

Dîner avec nous.

Ecoute, Dad...

J'ai voulu te voir en passant.

Te saluer, mais ça serait mal vu si je traîne en ville.

Ça c'est mon affaire.

Tu devrais y réfléchir...

Je suis toujours dans le métier.

Je veux que tu connaisses ma famille.

Bien.

Viens.

Maria !

Une minute, petit. Maria !

Je veux te présenter un vieil ami !

Bonjour.

Bonjour

Vous attendez mon père ?

Voulez-vous vous asseoir ?

Oui... euh... merci.

Tu es là, tant mieux.

Rio, voici ma petite famille.

Ma femme, Maria.

- Enchantée. - C'est un plaisir.

- Tu as vu ma belle-fille ? - Oui, j'ai vu.

Louisa, ma belle-fille.

Je l'aime comme ma propre fille.

- Rio dîne avec nous. - Nous en sommes ravies.

Ne vous dérangez pas.

Mais non, pas de soucis. Tu veux te rafraîchir ?

Oui.

Prends son chapeau.

Seigneur,

tu as répandu sur cette table ta divine générosité.

Nous t'en remercions humblement.

Bénis ce repas pour nous,

nous sommes Tes serviteurs.

Et rends-nous attentifs aux besoins de nos prochains.

Voilà que tu dis des prières, maintenant ?

Vous vous connaissez depuis longtemps ?

Ce n'est pas d'hier.

J'étais tout gosse quand Dad m'a ramassé.

Il ne m'avait jamais parlé de vous avant.

On était de rudes lascars.

Quand il était un bandit ?

Ne t'étonne pas. Tout le monde sait ici que j'étais un hors-la-loi.

On était de joyeux lurons.

On s'est bien amusé, non ?

Toujours joyeux, Dad !

On aurait pu se faire tuer plus d'une fois.

Ou bien moisir en prison.

La chance.

Uniquement, hein ?

Bien sûr, ça se passait il y a très longtemps.

Vous pilliez des banques, M. Rio ?

Oui.

Moi et votre papa.

Mais c'est fini ?

C'est fini.

Vous resterez à Monterrey ?

J'ai mon cheval à ferrer et une ou deux choses à faire.

Où irez-vous, ensuite ?

Je ne sais pas. En Oregon, peut-être.

Le pays est beau et j'aimerais y faire un tour.

Serez-vous ici pour la fiesta ?

Quand est-ce ?

Demain toute la journée.

Vous ne trouverez pas de fer à cheval,

car tout sera fermé.

Coiffeur, maréchal-ferrant, banque ?

Banque et tout le reste.

Restez, alors !

Le monsieur va en Oregon.

Je peux attendre un jour ou deux.

Cette fiesta n'est qu'un bal en plein air.

C'est suffisant pour rire un peu.

Alors, vous restez ?

Comment refuser à une si charmante jeune fille ?

Je resterai.

Ne me dis pas que c'est vrai !

Pour toi, je ne sais pas...

mais pour moi, ce jour compte.

Depuis cinq ans, ça me rongeait

et je suis content que ce soit fini.

J'en doute pas.

Vous m'avez bien reçu. Remercie ta femme pour moi.

Je le ferai.

Bonne nuit, Rio.

Merci d'être venu.

Cela m'a fait plaisir.

J'ai le droit de savoir où t'as été.

Mets-toi dans le crâne que sur ce que je fais,

tu n'as aucun droit.

Mets-toi dans le crâne...

que je ne veux pas partir les mains vides.

La banque n'ouvrira qu'après demain.

Et Longworth ?

Rien à dire sur lui.

Quand la banque ouvrira, je le tuerai.

Bienvenue à la fiesta !

Nous espérons que vous vous amuserez.

Cette fiesta doit servir,

à nous rappeler que nous sommes voisins

et amis.

Je profite de l'occasion pour vous remercier de m'avoir réélu shérif.

J'en suis très touché

et je m'efforcerai de faire de cette ville,

un endroit digne de voir grandir nos enfants.

Quand...

Allez, ça suffit ! Place à la fiesta !

Donnez-moi des fleurs.

Lesquelles ?

Ce que vous voulez.

Les violettes sont belles.

D'accord, ça ira.

Combien, ce que vous portez au cou ?

C'est pas à vendre, mais ça me flatte qu'il vous plaise.

Il me plaît pour 20 dollars.

Je ne peux pas le vendre.

C'est un cadeau de mon mari.

Alors, 30 dollars.

D'accord !

Très joli, mais...

30 dollars ?

Une misère.

- Bonjour Marta. - Bonjour, Helen.

- Mme Longworth. - Bonjour.

Je voulais vous remercier pour hier soir.

- Cela m'a fait plaisir. - J'en suis heureuse. Merci.

- Rio, mon garçon ! - Eh bien, te voilà.

- Tu t'amuses ? - Je n'ai pas commencé.

Je t'ai entendu parler et danser.

Tu dois être quelqu'un.

Je tâche d'être dans la note.

- Et tu t'amusais bien ! - Oui, pas toi ?

- Et cette danse ? - Peu importe. Tu danses ?

C'était bien, Dad !

Ça va bien, Mme Longworth ?

On danse ensemble, Louisa ?

Miss Louisa m'avait déjà promis...

- Pardon, excusez-moi. - Plus tard, Lon.

Tu es refait, Lon ? Viens boire une bière.

Allons, viens danser !

Louisa !

Louisa, ta mère a besoin d'aide.

Je reviens.

Au stand barbecue.

Alors, Dad !

Je ne crois pas connaître tes amis.

Je suis Amory.

Amory, Bob Amory ?

C'est moi.

J'ai vu votre photo sur une affiche.

Vous avez entendu parler de moi, Johnson.

Harvey Johnson.

Pendant la fiesta, je laisse aller, mais demain,

je resserre la vis. Comme vous serez partis,

amusez-vous aujourd'hui.

- Sûrement. - A plus tard, shérif.

On y va.

Où les as-tu dénichés ?

Le choix est devenu maigre.

On ne trouve plus de gaillards comme toi.

Il est temps de nous dire adieu.

Rio, je veux vous dire une chose,

avant votre départ.

Je n'ai jamais rencontré un garçon comme vous.

Je suis désolée que vous partiez.

J'aurais aimé vous connaître davantage.

Pour le regretter, peut-être.

Je suis sûre que non.

Au revoir, Miss Louisa

et merci pour tout.

Rio ?

Tâche de t'amuser ou je te botte le train.

- J'ai à te parler. - Moi aussi.

Je te croyais partie avec un voyageur de commerce.

Qu'est-ce qui se passe ? Rentrons à la maison.

- S'il te plaît, arrête. - Quoi ? Quoi ?

Arrête. Il s'agit de Louisa.

Qu'est-ce qu'il y a avec Louisa ?

Elle a disparu. Ton ami aussi.

Ce n'est pas si terrible.

S'il te plaît, s'il te plaît...

Essaie de les trouver.

Pas maintenant.

Si. Je t'en prie, M. Longworth.

Bien, Mme Longworth, je la trouverai.

Mais, je reviendrai.

Dépêche-toi.

Tu es ivre !

Chet !

Bonjour , Lizzie.

Tu as vu Louisa ?

- Tiens, réchauffe-toi. - Non, pas de mélange.

Ta fille dansait tout à l'heure avec ce garçon.

- Vous êtes superbe, ce soir. - Vous aussi, amusez-vous.

- Qu'est-ce que je tiens là ? - Un verre vide.

Rentrer ? Je m'offre ma petite fiesta.

Tu as vu Louisa ?

- Où est Louisa ? - Quelque part, avec ce Rio.

Restez là. Je me charge de Louisa.

Je vais la trouver.

Vous me le promettez ?

Je m'occupe d'elle. Ne vous en faites pas.

Je m'occupe de Louisa ! Ne vous inquiétez pas !

Qu'y a-t-il ?

Je n'ai jamais connu de fille comme vous.

Vous en avez connu de très bien, sûrement.

Quelques unes.

Mais pas comme vous.

J'ai une chose à vous dire.

Je vous ai menti.

Je ne suis pas un vagabond.

Je travaille pour l'Etat.

Pourquoi avez-vous menti ?

Par obligation. Ma mission est secrète.

Je pars demain pour l'Oregon, mais pas en visiteur.

J'en ai pour quatre ou cinq mois.

Reviendrez-vous à Monterrey...

Un jour ?

Je l'espère.

Je n'ai guère le temps de vous faire la cour.

Et je...

J'ignore les usages.

Je pense que vous feriez une épouse merveilleuse.

Je n'y ai aucun droit...

mais je vous demande de m'attendre.

Je ne sais quoi dire...

Ne dites rien maintenant.

Réfléchissez-y.

Oui.

Je vous attendrai.

Vous ne savez pas le bien que vous me faites.

Je n'ai pas de bague à vous donner.

Je ne possède...

que ce pendentif. Ma mère me l'a donné en mourant.

Vous me combleriez en le portant.

Je serai très fière de le porter.

Je vais être triste sans toi,

mais je t'écrirai tous les jours.

Où seras-tu, en Oregon ?

Je n'y vais pas.

Tu dois y aller. Je ne veux pas être un obstacle pour ton travail.

Je n'ai pas de travail.

Je vis du pillage des banques.

Que veux-tu dire ?

Je veux dire...

Tout ce que j'ai dit hier soir était faux.

Tu as menti ?

Oui.

Sur tout ?

Oui, presque.

Le pendentif de ta mère ?

C'est faux ?

Je n'ai jamais connue ma mère.

Je l'ai acheté à une fille pour 25 dollars.

Tu sais tout.

Ça sert à rien de le dire mais...

je t'ai déshonorée.

Et je jure que je le regrette.

C'est toi qui t'es déshonoré.

On rentre tard, hein ?

Que faites-vous ici ?

Je sais où vous étiez.

Je me promenais.

Promenez-vous avec moi !

Un de plus...

Laissez-moi passer.

Dad !

C'est moi, Lon !

Excuse-moi de te réveiller si tôt.

Ça ne me plaît pas de te dire ça.

Elle a passé la nuit dehors.

Qui ?

Louisa. Avec ce Rio.

Comment le sais-tu, Lon ?

J'étais à sa recherche toute la nuit. Elle vient juste de rentrer.

Et dans un drôle d'état.

J'aurais préféré ne pas avoir à te le dire.

D'après Lon,

tu as passé la nuit avec Rio. C'est vrai ?

Non.

Alors, pourquoi es-tu habillée sans t'être couchée ?

Réponds !

Etais-tu avec lui ?

Oui, mais...

Mais quoi, quoi ?

- Il ne s'est rien passé. - Ne me mens pas !

Je ne te mens pas ! On s'est promené sur la plage.

Promenés seulement ?

Oui ! On s'est promené, je le jure.

Qu'est-il arrivé ?

C'est quoi ?

Louisa, que ce passe t-il ?

Maria, j'ai à te parler.

Que s'est-il passé ?

Que faisais-tu toute la nuit ?

Que s'est-il passé ?

Réponds !

Je t'attends.

Tâche de savoir si elle m'a menti.

Louisa ne ment jamais.

J'espère que tu dis vrai.

Louisa...

Tu as passé la nuit avec lui ?

Pourquoi, Louisa ?

Pourquoi as-tu fait ça ?

J'ai cru qu'il m'aimait.

Il m'avait menti.

Pardonne-moi, maman.

Pardonne-moi !

C'était vrai ?

Oui.

Tu en es certaine ?

Oui !

Elle était avec lui cette nuit ?

En camarades.

Qu'elle ne sorte pas !

Voilà, les gars.

Du café bien chaud.

Cela vous fera du bien après une nuit pareille.

Mon gars.

Ce cheval défend encore sa peau.

Oui, mais mes couteaux coupent bien.

Je t'ai dit : une seconde, Howard.

Quelle nuit on a passé, quelle nuit !

Que veux-tu ?

On est assoiffés.

Sers du whisky.

Tu veux manger quoi ?

- T'as du chili ? - J'ai pas faim.

Bois un bon coup. Allez ! Avale !

Je n'ai pas soif !

- Bois, sois une gentille fille ! - La nuit est finie.

Prends ce verre, voilà, maintenant bois.

- On veut te voir boire. - Non, je ne veux pas.

Bois, garce. Allez, bois !

Bois-le !

Voilà !

C'est comme ça qu'il faut les dresser.

Tu paies et elles mangent pas.

Tu me dois six dollars.

Attends, Barney. Elle doit manger !

Faut pas que ma petite ait faim.

- Je suis malade ! - Tu vas manger !

- Occupe-toi de tes affaires ! - Calme-toi !

Sortez ! C'est convenable, ici. Pour qui tu te prends !

Donne-moi un dollar, il est fâché.

Il me casse le bras !

Tu vas être sâge.

- Ce sera tout ? - A peu près.

Qu'est-ce que tu veux ?

Debout, sac à tripes !

Attention !

Je lui ai prédit cent fois ce qui lui arriverait.

C'est fait, maintenant.

Vous l'avez tué.

Je vais m'occuper de ça.

Espèce de porc !

Enfin, tu es mort !

Lâche-moi, toi aussi ! Lâche-moi !

Que faisons-nous, amigo ?

Rien de changé.

On attend les deux autres

et on agit.

Buvons un verre.

- Bonjour, petit. - Bonjour, Dad.

Raconte.

Je l'avais jeté à terre quand il a sorti ce fusil.

- Bien son genre. - Il ne m'a pas laissé le choix.

Il le cherchait.

Si ça n'avait pas été toi, ç'aurait été un autre.

Sortons-le d'ici.

Je vais appeler le coroner.

Aidez-moi.

Bien sûr.

Mettons-le dans la carriole.

Petit !

Il vaudrait mieux que tu me donnes ton revolver.

D'accord.

Ephrem !

Ouai !

Ace !

Tim !

Allez.

De la main gauche, petit ! Jette-le !

Ion.

Allez !

Je lui avais dit de rester tranquille.

Tu ne m'as pas écouté petit, et tu as tué un homme.

Bien !

On ne veut pas de ça ici !

Tu te souviendras de ma petite leçon.

Montre-nous ton courage.

Cela commence bien !

Regarde ce qui arrive à Roméo.

- On va l'aider ? - Tu es fou ?

Ils sont armés jusqu'aux dents.

En plus, ça lui fera du bien.

Et la banque, dans tout ça ?

C'est raté pour aujourd'hui.

Alors, petit ?

Tu ferais mieux de me tuer.

- Te tuer ? - Oui.

Pas la peine.

Fini, le revolver !

Détachez-le et amenez son cheval !

Je te laisse partir,

mais si jamais tu reviens, je t'abats comme un chien.

Le spectacle est terminé. Rentrez chez vous.

Il l'a lacéré jusqu'aux os !

On souffre pour toi, Rio.

On aurait bien voulu mais on ne pouvait rien faire.

C'est bon, Bob.

Il y avait toute la bande du shérif.

Tu me connais, Rio ?

S'il y avait une chance je l'aurais tentée.

J'ai dit : c'est bon.

Et maintenant ?

A 3 kms, il y a Punta Del Diablo, un village de pêcheurs.

Et une fois là-bas ?

Nous attendrons.

Juste attendre.

Tu pourras aller jusque-là ?

Il t'a abîmé la main !

Elle a l'air d'être broyée.

Tu vas chômer un bout de temps.

Vous n'êtes pas obligés de rester.

Je ne pensais à toi. C'est tout.

Allez, allons-y.

Avez-vous des chambres ?

Mon ami est malade.

Nous cherchons un endroit.

- Combien de chambres ? - Quatre.

Ça pue quoi, le poisson ?

Ou le macchabée.

Où peut-on boire ici ?

Là-bas !

Bonjour Mlle Louisa. Attendez un peu.

Vous êtes gracieuse comme un oiseau.

On m'a parlé d'un de vos amis,

Comment déjà... Rio.

Cela va vous intéresser.

Vraiment ? Et alors ?

Il est à Punta Del Diablo,

où il soigne son dos.

Qui vous l'a dit ?

Quelqu'un l'a déniché.

Cela fait quatre semaines.

Ta main est fichue. Elle ne guérira pas.

Laisse tomber.

Retournons à Morelos.

Profiter du soleil.

Oublie ce Longworth.

Qu'en dis-tu, amigo ?

Il faut que tu sois fou !

Enlève ton poisson pourri d'ici. !

J'en ai marre du poisson.

Marre du bruit de ces foutues vagues.

Six semaines qu'on moisit dans ce trou.

Sa main ne se remet pas.

Alors, ta main, Rio ?

De mieux en mieux.

Je me demande si on a bien fait de rester ici.

Lance-moi la louche.

Je ne pense qu'au magot qui dort à la banque.

Tu me la lances ?

Ecoute...

Un matin à l'aube, on guette ton shérif,

on le descend et on saute sur la banque.

Je ne procède pas comme ça.

Non, hein ?

Eh bien, change, car je trouve ça trop lent.

Et j'en ai assez de t'écouter.

Cela allait quand tu étais un as du revolver.

A présent, je tire plus vite que toi.

Tu me collerais six balles

avant que je t'en colle une !

Hein, Bob ?

Tu ne te lève pas ma fille ?

Il est 8 h du matin. Lève-toi !

Il y a beaucoup à faire. Et toi, tu es là.

Louisa.

Pourquoi ne me réponds-tu pas ?

Louisa.

Je vais avoir un enfant.

- Bonjour. - Bonjour.

- Comment vas-tu ? - Je vais bien.

Es-tu guéri ?

Oui, ça va.

Assieds-toi.

Comment m'as-tu trouvé ?

Par Lon.

J'ignore comment il l'a su.

Pas d'importance. Nous allons partir.

Pour où ?

Je verrai, quand j'en aurai fini avec Longworth.

Fini quoi ?

Je vais le tuer.

Tu vas le tuer ?

C'est vrai.

Pourquoi ?

Parce qu'il t'a fouetté ?

Oui, et pour d'autres choses.

Ce qu'il t'a fait était odieux.

J'ai eu honte pour lui.

Mais ce n'est pas une raison pour tuer un homme.

Une raison ?

J'ai des raisons.

1708 raisons.

Une par jour de souffrance, à la mine de plomb.

Une par nuit passée à sortir des vers de mes plaies.

A chasser les rats.

Pendant cinq ans, je n'ai pas dormi.

A cause des hurlements d'homme battu à mort.

Je ne comprends pas.

Tu devrais.

C'est pourtant clair.

Au Mexique, la milice nous ayant accrochée,

Dad était parti chercher des chevaux frais.

Il n'est jamais revenu.

Il était mon meilleur ami, et il m'a abandonné.

Sais-tu pour quoi ?

Pour deux sacs d'or.

Tu en es sûr ?

Oui.

C'est la triste vérité.

Et après,

j'espère que tu viendras avec moi.

Après ton meurtre ?

Ce n'est pas un meurtre.

C'est un règlement de compte entre hommes.

Le tuer fera de toi un homme ?

Je l'ignore.

Mais pendant cinq ans, j'ai pensé à lui chaque jour.

Et je n'ai tenu que grâce à ça.

Rio.

La vie offre peu de chances de bonheur.

Je crois que nous en avons une.

Oublie tout ça.

Oublier ?

Pas tant que je vivrai.

Rio.

Je t'en prie. Essaie d'oublier.

Emmène-moi avec toi, nous serons heureux.

Peux-tu oublier, tout oublier !

Je ne peux pas !

Il faudrait que je sois mort pour oublier.

Alors,

je m'en vais aussi,

pour ne pas être là quand on t'enterrera.

Je t'aime.

Attends.

Tu avais une raison pour venir jusqu'ici ?

Oui, j'en avais une.

Oublions ça aussi.

M. Modeste, quatre de mieux.

D'accord.

Trop cher pour moi.

Moi aussi.

Merci pour votre générosité.

Tu as tort de ne pas jouer, Roméo.

Depuis le temps que tu es dans la mouise, tu aurais une jolie veine.

C'est vrai, Bob.

Il est peut-être vanné d'avoir joué avec sa Mexicaine.

Il pourrait partager avec nous.

Debout, espèce d'ordure !

Debout !

Je vais te démolir,

debout !

Allez !

Tu as bien failli y passer.

Reparle d'elle et je t'éventre.

La banque, c'est mort, hein ?

Oui.

Que vas-tu faire ?

Aller chercher Louisa demain matin.

Et Longworth ?

Je prie Dieu de ne pas tomber dessus.

Tu viens avec nous ?

Je ne sais pas. Vous repartez au Mexique ?

Peut-être.

Qu'en penses-tu, Harvey ?

Et bien...

Il n'y a que ça à faire.

Ton copain , il va courir après sa bonne femme ?

Je pense.

Je vais lui dire au revoir et on part.

Chico.

On va partir.

Je viens te dire adieu.

On en a vu ensemble.

C'est vrai.

- Tu penseras un peu à moi ? - Tu parles !

Tu me manqueras.

Si t'en as assez d'ici, viens à Morelos.

J'y ai ma baraque.

Modeste, mais tu y vivras tranquille.

Je ne dis pas non.

Prends soins de toi.

Où allez-vous, ce n'est pas le bon chemin.

C'est la route, c'est celle de Monterrey

On va attaquer la banque.

A vous deux ?

A trois peut-être ?

Alors, ça te dit ?

Non. Si on le fait aujourd'hui, on met Rio dans le pétrin.

Si on attend, je marche.

On n'attend plus Rio.

Assez de ce truc là. A présent, c'est moi le chef.

Maintenant, tu viens, oui ou non ?

Non. Et vous non plus.

Tu veux m'en empêcher ?

Exactement !

Modeste, je suis déçu de te voir menacer un copain.

Laisse du temps à Rio.

Je vais te dire une chose...

Un mot de plus et je te descends.

Un mot de plus ?

Laisse-moi en chercher un.

J'ai trouvé !

M-é-t-è-q-u-e, métèque !

Essaie encore.

Tu nous déçois beaucoup.

C'est sûr !

Tu cherches peut-être ça ?

- Bouffe-les ! - Essaye.

Sois maudit.

Tu as eu une belle vie.

On y va.

Reste ici. Je reviens.

Hé, Longworth !

Longworth !

Bonjour shérif.

Rio vous demande de l'attendre.

Pourquoi faire ?

Il vient pour vous tuer.

Dis-lui que je l'attends.

Je vais le lui dire.

- Bonjour ! - Bonjour.

Je suis à vous.

Dépôt de fonds ?

Pas vraiment.

Ton pétard !

Je n'en ai pas.

Je te conseille de me le montrer.

Au-dessus.

Astucieux.

Envoie les billets. Garde la ferraille.

Avez-vous vu mon père ?

Il était là, il y a un moment.

Tu vas être tranquille,

tu ne vas ni hurler, ni te sauver, hein ?

Alors, assieds-toi là-bas.

Grouille-toi ou je tire.

C'est tout.

Je vais prendre ça aussi.

C'est quoi à ton avis ?

Pas la fête nationale, en tout cas.

Harv !

Barney ? Où est Longworth ?

Que s'est-il passé ?

La ville est à feu et à sang.

Ils ont tout démoli, j'en ai poursuivi un.

Vas-y, raconte.

Ils ont attaqué la banque.

- Qui ça ? - La bande de Rio.

Le caissier a tué Amory, l'autre s'est enfui.

La petite Ames a été tuée.

Et Rio ?

On ne l'a pas vu.

Très fort.

Je suis venu, craignant qu'ils t'aient eu.

Ils m'ont eu. J'arrive.

Arrête-toi, Rio !

Les mains en l'air, doucement.

Allez, monte !

Arrête ça.

Ça suffit !

Je m'en souviendrai !

- Recule ! - T'auras ton compte.

Allez, dépêche-toi !

Dépêche-toi, sors !

Sortez !

Toi aussi, Lon.

C'est fait, petit.

Tu l'as bien cherché.

Dad ?

Tu as une minute ?

Bien sûr, petit.

Tu sais que je ne t'ai pas envoyé Amory.

Bien...

Je peux me tromper.

Mais je ne te jugerai pas.

Les gens d'ici le feront.

Tu veux qu'on me pende, hein ?

Non.

Depuis 10 ans tu joues avec la corde...

Cette fois c'est la bonne ! Il fallait arrêter à temps.

Comme toi, n'est-ce pas ?

Comme moi.

Ici, tu es l'homme honnête,

mais je connais ton autre visage.

Sais-tu où je viens de passer cinq ans ?

A moisir dans la prison de Sonora.

Que penses-tu de ça ?

Je pense que tu mens,

plus vite qu'un chien ne trotte.

Je serai jugé, hein ?

Bien sûr, petit.

Tu auras un procès honnête.

Puis, je te pendrai...

moi-même.

Rio ?

Il fallait que je vienne.

Cela me fait plaisir

et je l'espérais.

Tu es si douce, si calme.

Si on s'était revus,

tu aurais pu changer d'avis.

Je ne venais pas pour Dad,

ni pour la banque.

Je venais pour t'emmener avec moi.

Je t'aurais demandé de m'épouser.

C'est vrai ?

Je n'ai plus de temps pour mentir.

Ecoute-moi..

J'ai une chose à te dire.

Je porte un enfant de toi.

Pourquoi me l'as-tu caché ?

J'avais peur que ça te déplaise.

Il sera beau

comme notre amour.

Tu seras fier de lui.

Je t'aime, Louisa.

Je n'avais pas pu te le dire,

mais sois certaine que demain,

- je ne penserai qu'à toi. - Ne dis pas ça.

On t'écoutera au procès.

On reconnaîtra ton innocence.

Il faut que tu en sois convaincu.

Promis.

C'est bon, il faut y aller.

Allez !

Navré d'interrompre vos roucoulements.

Tu m'as entendu.

Recule.

Tourne-toi.

Empoigne les barreaux. Les pieds en arrière.

Qu'est-ce qui te prend ?

Rien. Je regrette qu'un autre se charge de lui.

Je voudrais le faire moi-même.

Tirer les deux coups de feu dans le ventre.

Tu le veux ?

Montre-nous.

Très bien.

Vas-y !

Essaie d'attraper ça.

Pas la peine, Lon.

Tu n'as qu'une détente à presser.

Allez ! On dit que tu as du cran.

C'est plutôt toi, Lon.

Le spectacle sera plus amusant demain.

Tu seras beau,

la gueule toute noire

et la langue qui pend.

Boucle-la, Lon.

Occupe-toi de tes affaires !

Tu oublies une chose, Lon.

Ah oui, quoi ?

Je ne suis pas encore pendu.

Tu le seras. Tu n'as qu'un jour à vivre.

Au fait...

N'oublions pas Louisa.

Je m'en occuperai avant qu'on coupe ta corde.

Ordure !

Je suis une ordure, hein ?

Ouvre bien l'oeil !

Tu n'as pas faim ?

Quel sort l'attend ?

Le sort de qui ?

Il sera pendu ?

Certainement.

As-tu une raison de souhaiter sa mort ?

Aucune.

Il a juste volé et tué une jeune fille.

Pourquoi cette question ?

Tu pourrais avoir... Des raisons personnelles.

Des raisons personnelles ?

De quel genre ?

Tu l'aurais abandonné et trahi au Mexique.

Tu l'as fait ?

C'est vrai ?

C'est sa version !

Qui t'a raconté ça ?

Il l'a dit à Louisa.

C'est un malin.

Est-ce la vérité ?

La vérité ? Mais elle l'étoufferait !

Bon sang, qu'est-ce que tu as ?

Je vais te le dire.

Louisa attend un enfant de lui.

Oui.

Ecoute-moi !

Tu as été bon pour nous deux.

Mais je voudrais épargner à ma fille ce que j'ai enduré.

- Tu m'as menti, ce matin là ! - Oui, c'est vrai...

Ferme-la !

C'est ta reconnaissance pour avoir fait de toi

une femme respectable ?

Je t'ai habillée,

je t'ai logée,

et surtout,

j'ai donné un nom à ta fille

Le mien...

qui n'en avait pas !

Tout cela est vrai

mais aide-la, encore.

L'aider ?

Je vais l'aider.

Il m'a fallu cinq ans pour construire cette vie décente.

- Il ne la détruira pas ! - Le tuer n'y changera rien.

- Ne tue plus personne ! - Lâche-moi !

Il est coupable et il va payer.

Cesse de mentir !

Dès son arrivée, j'ai tout compris.

Ta haine passe avant tout,

y compris nos propres vies.

Tu veux effacer le souvenir de la trahison.

Même s'il faut tuer.

Je t'ai dit de la fermer !

Il sera exécuté un jour plus tôt. C'est tout.

Que venez-vous faire ici ? Repartez.

Je lui apporte à manger.

Rentrez chez vous. Vous ne lui donnerez rien.

Mon père m'a demandé d'apporter ça.

Vous devez le lui remettre.

Il ne m'en a pas parlé.

Quoi ?

Je lui dirai que vous avez refusé.

Attendez.

Voyons ça.

C'est quoi ça ?

Un peu de ragoût.

Je vais y jeter un oeil.

Vous n'avez pas le droit.

Je t'aime, Rio.

Recule !

Ne la touche pas !

Ote tes sales pattes !

Lâchez-moi !

Lâchez-moi !

Tim va se charger de vous, le temps que votre père arrive.

C'est ça, Lon.

Approche et vite !

Si à huit je n'ai pas les clés,

je te descends.

Un.

Tu ne me descendras pas avec ce jouet.

Deux.

Tu toucheras juste le mur.

Trois.

Tu peux me blesser si je dégringole.

Mais toi tu seras quand même pendu.

Quatre.

- Tu essaies de me bluffer. - Cinq.

Tu as le choix.

Six.

Si je me baisse, tu es refait.

Sept.

Huit.

Je viens.

Ouvre cette porte.

Doucement.

Demi-tour et recule.

Arrête-toi.

Défais ton ceinturon, de la main gauche.

A genoux !

Regarde... Il n'était pas chargé.

Donne les clés.

Maintenant...

Ne... Ne me tue pas !

Rappelle-toi... Je ne suis pas encore pendu.

- Je ne veux pas mourir ! - Crois-tu que ce sera beau, Lon,

quand tu te tortilleras en pissant le sang ?

Je t'en supplie ! Ne me tue pas !

Allez ! Debout !

Allez ! Debout !

Tourne-toi et prends ton temps.

Ne bouge pas !

Lève-toi !

Lève-toi !

Va me seller le meilleur cheval.

Il n'en reste pas un.

Si tu as menti, tu y passes.

Retourne-toi et baisse les mains.

- Petrie est ici ? - Non, il est au bar.

Au secours !

Aidez-moi !

Aidez-moi !

Descends de cheval.

Dan, c'est moi, Lon !

Tu l'as tué.

Je ne pouvais rien faire d'autre.

Allez, on part.

Il faut que je te quitte ici.

Pars vite !

Je voudrais que tu dises à ta mère...

que j'ai essayé de fuir,

mais qu'il ne m'a pas laissé l'occasion..

Dis-lui aussi...

Enfin, tu sais...

tout ce que tu dois lui dire.

Seras-tu en sécurité ?

Où peux-tu aller ?

Je ne sais pas.

En Oregon, peut-être.

Je serai sur les routes un bout de temps.

Va au Mexique. Je t'y rejoindrai en avril avec l'enfant.

Non, chérie. Au Mexique, on m'arrêterait.

Attends-moi,

vers le printemps.

Une nuit, tu verras à ta fenêtre,

une ombre s'approcher. Ce sera moi.

Ne sois pas malheureuse...

Nous saurons où aller.

Il vaut mieux que je parte.

Oui, s'il te plait, va-t'en.

Je t'aime, Rio.

Sois prudent,

j'ai si peur de te perdre.

Au revoir, ma chérie.

© Bach Films 2008

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