All language subtitles for Vital.2026.S01E02.Post-mortem.FRENCH.AD.1080p.WEB.H264-BYOR_French SDH - SubRip_track3_[fre]

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
en English Download
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

- LIBERT COMPTE SES SOUS

NOUS NOS MORTS

- Peter Libert.

Ministre de la Santé. - On vous demande d'arrêter

d'abîmer les soignants.

- Monsieur le Ministre, une réaction ?

- Peter ? - Docteur !

- Qu'est-ce qui se passe ?

Restez avec moi.

Deux patients en état critique, un mort.

- Je vais chercher les autres. - Non.

On ne sait pas à quoi on a affaire.

J'appelle le Centre de prévention. On ferme le service.

Musique de tension

...

Vous en avez mis, du temps.

Je suis le Dr Laure Gillet.

- Dr Simons.

- Putain, comme t'as grandi.

- Il a l'air aussi sympa qu'un toucher rectal.

C'est qui ? - C'est mon frère.

On va tous y passer ?

Tu sais quoi de la toxine botulique ?

- Les poumons, le cerveau, tout se paralysie.

- C'est pas ça. - Tous les symptômes correspondent.

- C'est une attaque. Mica ?

- Oui, l'inspectrice Beckers.

J'espère que tu n'as rien de prévu ce soir.

On va avoir besoin de toi ici.

...

Jingle

Musique lourde

...

Voix étouffée - Moustique ?

...

Moustique...

Sirène au loin

...

Moustique...

Tiens.

Je reviendrai te chercher, tu seras pas tout seul.

- Mais toi tu seras pas là.

- Ils vont bien s'occuper de toi.

- Je veux pas que tu partes.

Musique émouvante

...

- Papa, on ne peut pas le laisser, il faut le prendre avec nous !

Il restera dans ma chambre, s'il te plaît, Papa !

- Ma puce, regarde-moi, regarde-moi.

Ce n'est pas possible, d'accord ?

Bonhomme ?

Tu comprends ce qu'il se passe ?

Tu sais que j'aimerais bien, mais je peux pas te prendre avec.

- Vous n'avez vraiment personne d'autre à contacter ?

- Non, j'ai coupé les ponts avec la mère il y a 10 ans

et si le gamin ne sait pas qui est son père, personne le sait.

- Ne pars pas !

Pleurs

- Je reviendrai te chercher, c'est promis.

... ...

- (Allez, Laure.)

... ...

...

(Allez, viens.)

...

Générique

...

Bips continus

...

Respiration lente

...

- T'as déjà vu quelque chose comme ça ?

- Ça va ou bien ?

C'est pour quand le terme ? - 23 novembre.

- Tu ne devrais pas être en arrêt ?

- Tu viens avec moi ?

Musique stressante

...

- Tu penches pour quoi, toi ?

Phosgène, sarin, anthrax ?

...

- Toxine botulique.

- On est en équipe réduite tant qu'on n'a pas trouvé la source.

J'ai coupé l'électricité pour limiter la circulation de l'air.

- T'as bien fait.

...

Ça sonne.

- *Hello. Salut.

- Coucou, ça va ?

- *Ça va.

- Ça a été, la petite, à l'école ?

- *Ouais la journée a été bonne,

ce matin, elle était un peu grognon, mais ça va...

- Ah, merde... Et elle a reçu mon doudou ?

- *Oui, le lapin a été adopté officiellement ce matin.

- Cool.

Est-ce que je peux

la voir deux minutes ?

- *Écoute, je n'ai pas eu cinq minutes à moi,

on fera ça demain, d'accord ?

- S'il te plaît, juste la voir, deux minutes.

- Il y a un problème ?

- Non tout va bien mais...

Deux minutes, s'il te plaît.

- OK. Attends.

Reniflement

- *(Voilà.)

(Laure, le doudou tout ça, c'est super,

c'est très bien, mais ça suffit pas.

Il faut qu'on s'organise pour que tu puisses la voir.

Tu veux la voir ou pas ?

- Tu sais bien que c'est pas la question.

- *Putain mais c'est quoi, la question ?

Bon, on se rappelle une autre fois.

Salut.

*Musique rythmée

- Tu bombes le torse... - Ouais.

T'allonges le cou pour dégager la trachée comme t'as appris.

Tu cales ta glotte et...

- Main sur le coeur ? - Oui, bien sûr.

...

Voilà, très bien. Allez, bisous mon p'tit Kramik.

- Laisse-le tranquille. T'es même pas baptisé, en plus.

- Et ?

- Bah quoi "et" ? - Bière ?

- Ouais.

- Mitch, tu nous mets deux bières, s'il te plaît ?

- Merci. - Merci. Allez.

- À l'époque.

...

- Et avec ton mec ? Du neuf ?

- Avec Steph, ça va super ouais, c'est super...

- Ça va tellement super que t'es au cercle avec ton pote Steve.

- Je devrais être où ? À l'écouter ronfler ?

Tu me vois préparer des cartables tous les matins ?

- Bah pourquoi pas ? Moi, avec mon petit bijou,

c'est pas demain que je jouerai à papa maman.

- Parce que t'as envie de jouer à papa maman ?

- Peut-être pas... Mais je vois bien que ça te ronge.

...

- Je crois que j'ai pas ça dans le sang.

- Qui a ça dans le sang ?

...

Sirène au loin

- Sérieux le botox ? Le truc anti-rides

qu'on s'injecte ?

- Ouais.

C'est la neurotoxine la plus puissante qui existe.

C'est 1000 fois plus violent

que le sarin.

C'est inodore, incolore.

Et avec seulement 10 g de cette merde,

tu peux buter toute la population belge.

- C'est forcément ici,

il n'y a pas eu d'autres décès dans le reste du bâtiment.

Tu penches pour quoi ?

Pas ingestion ou par contamination aérosol ?

Musique mystérieuse On cherche quoi ?

Eric, t'es avec moi ?

- Hein ? Pardon je suis fatigué.

- Donc...

Tu penses qu'ils l'ont respirée ou qu'ils l'ont bouffée ?

- J'en sais rien.

Mais ils sont tous tombés malade en même temps

sauf elle... - Qui ?

- Samira.

Elle est arrivée avec le ministre à l'hôpital,

et elle a eu les premiers symptômes 2 h 30 plus tard.

- Moins exposée... Ou partiellement immunisée ?

- Y a un truc qui a dû ralentir l'effet de la toxine.

...

Tu penses à ce que je pense ?

- De l'eau chaude ?

...

- Va falloir analyser ça...

...

- Go, ma belle.

On n'est pas en avance.

Allez.

Sac à dos, check.

Elsa...

Check !

Casque de vélo, check.

Alors on est...

- On est partis ! - Ouais !

Je reviens, ma puce, deux secondes.

Ça va ?

T'as quand même pas dormi là ?

- Non.

- Qu'est-ce que tu fous là ?

- Tu crois que je peux la voir deux minutes et lui faire un bisou ?

- Bah non, c'est le matin, on va à l'école, on est en retard !

J'ai appris pour le ministre. C'est à cause de ça ?

- T'as raison, c'est vraiment débile, j'aurais pas dû...

- Non, non...

Ça va lui faire plaisir. Mais vite, on est super en retard.

- (Oh mais quelle conne.)

Démarrage du moteur

(Putain quelle conne...)

- Bonjour. - Bonjour.

Nom ?

Raison de la visite ?

- Patiente, j'ai un rendez-vous médical.

- Merci.

Nom, profession, raison de la visite ?

- Pardon. Excusez-moi.

C'est quoi ce bordel ?

Hier, on ne pouvait pas sortir,

là, on ne peut plus rentrer ?

- Sécurité renforcée.

- C'est à cause de Libert ? - À ton avis ?

- T'es passée où hier, t'as disparu ?

Toi t'es pas rentrée chez toi.

Je connais le parfum.

Rire

- Bonjour, nom, profession.

- Docteur Gillet, urgentiste.

- Raison de la visite ?

- Je vis ici.

- Affaires personnelles.

Clés, GSM. - OK, c'est trop tôt pour l'humour.

- Le sac, merci.

Allez-y.

Pas de liquide, Madame.

Merci. Allez-y, c'est bon.

- Nom, profession.

- Steve Veermersch.

- Raison de la visite ?

- Infirmier Siamu. Je travaille ici.

- Ouvrez le sac, s'il vous plaît.

- Pan, pan ! - Super. Allez-y.

Bip du détecteur

Un instant, Monsieur.

Un pas en avant, écartez les membres.

Bips du détecteur

Soulevez le pantalon, Monsieur.

C'est quoi, ça ?

Soupir

- Bonjour, Laure.

- Monsieur le Directeur.

- Comment ça va depuis ce qu'il s'est passé hier ?

- Tu comptais me dire quand que mon frère bossait ici ?

- Il ne voulait pas te le dire.

- Donc tu ne me l'as pas dit.

Au boulot.

La dernière fois qu'on t'a vu ici, c'était quoi ?

2020 ? Je peux faire quoi pour toi ?

- Je suis venu te féliciter au nom du CA.

T'as assuré. Vraiment.

- 4 morts. 4 morts, hier.

Mais si tu penses qu'on a assuré, merci, M. le Directeur.

Dr Lebon ?

Dr Lebon, debout.

- 5 minutes. - Junior, t'as 5 secondes.

Allez, go ! - La presse veut mettre

un visage sur cette crise, t'as sauvé le ministre.

J'ai pensé à toi. - Hors de question.

Carmen n'attend que ça.

- C'est à toi que je le demande, ton échange avec Libert a fait

le tour des réseaux.

- Je ne peux pas revivre ça.

- Le point presse est fixé

ce soir, 18h.

- Allez Junior.

En piste !

- 23 cadavres...

Je crois qu'on tient un record, là.

T'as eu le feu vert du juge ? - Oui.

Il veut un premier rapport d'ici 24 h.

- Pour 23 cadavres ? On bosse pas à la chaîne !

- Donc on priorise, on fait 6 autopsies complètes,

le reste, en examens externes et en prélèvements.

- 6 sur 23 ?

- Il faut une diversité dans les profils.

Différents âges, sexes, corpulences.

Je te présente J-B, sa copine, Samira,

là-bas, c'est M. Misonne.

- Je le mets où, celui-là ?

- Encore ? Bah on est complets.

- Qu'est-ce que je fais ?

- Transfère-les à Charleroi.

- Etienne.

Tu peux le mettre là-bas.

- Bon.

On commence par le copain de Samira ?

*Musique calme

...

- En tout cas, je vous ai trouvé très bien hier à la télévision

avec le ministre...

- Voilà, Madame Buggenhout.

Je vais vous prescrire du Dafalgan,

antidouleurs 4 fois par jour,

du diclofénac anti-inflammatoire

3 fois par jour

et du Motilium seulement en cas de nausée.

Et avec ça, vous allez à l'accueil

demander un rendez-vous à un ophtalmo.

- D'accord. - N'oubliez pas.

Du repos, pas de lumière vive, et vos enfants vous chouchoutent.

- Excellente idée.

- Faites attention dans les escaliers.

Rire

- Merci Docteur, vous êtes super.

Elle est super, hein ?

Ah, j'ai trouvé ça dans la salle d'attente.

- Merci.

- Merci beaucoup, bonne journée. Bon courage.

- Bonne journée.

- Et de quatre !

J'espère que t'es en forme, parce que c'est que l'échauffement.

- Donc là on ne va pas en parler ? On passe à autre chose ?

- De quoi ?

- C'est son foulard.

Samira, la fille d'hier.

- OK.

Hier, c'est hier, c'est le passé, on doit avancer.

Alors je comprends

que cette fille t'ait touchée, mais il faut garder une distance.

Sinon, ça rend dingue.

Termine le dossier et prends une pause.

- Merci.

- On a trouvé ça.

Objet perdu ?

- Si c'est à une des victimes, c'est plutôt chez les flics.

Ou chez ton frère. Tu veux que j'envoie Steve ?

- C'est quoi, ça ?

- Biscuits, chocolats, pralines, tiens, un peu de douceur.

- "Bon rétablissement M. le Ministre."

C'est au patient.

- Faudrait pas qu'en plus, il se chope une crise de foie.

- Attends, mais t'es sûr que c'est pas empoisonné au moins ?

- Au point où j'en suis.

Hé, Junior, une praline ?

Il va bien ?

- Ouais, il va s'habituer.

- Attends !

Les soignants ont 62 % de risque

de faire un burnout.

Depuis le Covid, 1 sur 3 a arrêté le boulot.

Y a un suicide par semaine !

- Pourquoi tu me dis des choses que je sais déjà ?

- Il te voulait quoi, Abbas ? - Rien.

- Il ne descend pas pour rien de sa tour d'ivoire.

- Il voulait nous féliciter.

- Pas que. T'as accepté ?

- Quoi ? - La conférence de presse.

C'est moi qui fais ton planning.

- J'ai rien accepté du tout.

D'ailleurs, si tu peux

trouver une excuse pour me débiner...

- On a écrit ça hier, on aimerait bien que tu leur lises.

- Des gens sont morts et tu profites de la situation.

- Et nous ? On doit en perdre combien pour que ça change ?

- Je vais réfléchir.

- On fait un apéro pour t'encourager, tout le service sera là.

- Allez, tu veux ma mort.

- Mais fais-le, fais-le pour nous.

- J'ai dit que j'allais y réfléchir. - Tu vas être super !

- On a trouvé ça.

Ça peut peut-être servir à l'enquête.

Ou pour sa famille.

T'en sais plus ?

- Je peux rien communiquer sans l'aval du Parquet.

- Les collègues organisent un apéro, tu veux venir ?

- Pourquoi ?

- Peut-être qu'un jour t'auras besoin d'une greffe de reins,

on sait jamais.

- Tu peux pas débarquer comme ça et faire comme si de rien n'était.

- T'as de la visite.

Tu sais où me trouver si jamais tu changes d'avis.

- Bonjour.

- "Tu peux crever connard de merde."

Il sait pas écrire, mais le message est clair, t'a trouvé ça où ?

- Service courrier du Ministère. Y en a une centaine.

- Ça fait un paquet de suspects.

- Il n'est pas très aimé, ce ministre.

Mais je ne crois pas que notre tueur se soit donné la peine d'écrire.

Il sait ce qu'il fait, il veut rester discret.

- Tu penses à un loup solitaire ?

- Si c'était des terroristes, ils se seraient déjà manifestés.

Il a choisi cette putain de toxine.

Inodore, incolore, qui met du temps à agir.

T'as quelque chose, toi ?

- Que dalle, ils sont tous morts de la même cause.

Et le livreur Aquablue ?

- Un certain Paul Delcroix.

Mais pas d'antécédents, pas de casiers,

et pas de signe de vie depuis hier.

Tiens, fais voir.

- Tu veux t'asseoir ? - Non, non.

Dernier point de livraison, chez un assureur

place de la Vecquée, hier à 8h.

On pense que le tueur aurait volé la camionnette à ce moment-là.

Ensuite elle est sur le parking du Ministère entre 8h30 et 8h42.

Musique mystérieuse

...

J'ai rendez-vous dans 2 h avec le juge, j'ai rien.

Je suis vraiment dans la merde.

...

Je te parle, là, tu m'écoutes ?

...

- Place de la Vecquée, t'as dit ?

- 23 cadavres, ça suffit pas ?

Tu veux vraiment que je me fasse défoncer par le juge ?

C'est quoi le lien avec les disparitions de chats ?

Là, t'as le métro.

Là, c'est le cercle de médecine.

En bas, t'as une école.

Et là-haut, c'est des logements étudiants.

Soupir On cherche quoi exactement ?

Un bâtiment abandonné où y a marqué "Je suis le tueur au botox" ?

...

- Un truc comme ça, ouais.

...

Viens voir ça.

C'est des ténébrions funèbres.

- Charmant...

Et ça, là, dermestes du lard.

Ils adorent la chair morte.

- Mandat de perqui' ? J'appelle le juge.

J'espère qu'il ne va pas se foutre de notre gueule.

...

Il défonce la porte.

Évidemment...

Musique pesante

...

C'est ici qu'il prépare la toxine.

- Ouais.

...

- C'est du fait maison, le truc.

- C'est hyper simple si t'as

des connaissances en fermentation.

Tu chopes la toxine dans le sol...

Tu la multiplies.

C'est pas cher.

- (Merde...)

Musique stressante

...

Avec ce qu'il a produit ici,

ce type peut faire plus de victimes qu'une bombe nucléaire.

Il nous faut un maximum de sérums.

Déplacement d'insectes

...

Exclamation de dégoût

- *C'est une véritable tragédie qui secoue le pays.

Après les évènements survenus hier

à l'hôpital Alma, le bilan est désormais accablant.

On toque.

- Bonjour, M. Libert.

Je suis le Dr Gillet, voilà mon interne, Dr Lebon,

vous vous souvenez de nous ?

Comment vous vous sentez ?

- Pas terrible...

- Sa tension ?

- 19,14.

- C'est haut.

Je vais vous ausculter.

Inspirez bien fort.

Respiration douloureuse

Ça fait mal, là ?

C'est normal, hein.

Vous avez une côte cassée à cause du massage cardiaque.

Alors...

La douleur se déplace ?

- Pourquoi eux et pas moi ?

- *D'avoir livré au ministère un bidon d'eau Aquablue contaminé.

La société affirme...

Elle éteint la TV.

M. Libert, je sais que c'est difficile,

mais vous devez vous concentrer

sur votre rétablissement.

- Docteur...

Pourquoi eux ?

- Vous devez vous reposer.

Allez, courage, M. Libert, et on repassera tout à l'heure.

- Je veux un bilan troponine toutes les 6 h

et prends rendez-vous pour une coro.

(Et fais venir un soutien psy, OK ?)

- *Les autorités privilégient la piste d'un acte isolé,

l'oeuvre d'un tueur solitaire, mais aucune information...

- Ça va ?

- L'odeur...

D'habitude, ça va, mais...

Faire ça à des animaux...

Il était pas fou, le mec des chats,

il s'en est servi comme cobaye pour tester les quantités de toxine.

- La PTS est en route, mais on n'a pas le temps.

Le ministre s'est réveillé,

faut être convaincants si on veut nos sérums.

- Je repasse demain.

Courage, M. Libert.

- Merci, Dr Marlot.

- Ton avis ?

- Beaucoup de confusion, des questions en boucle,

il est sous le choc, c'est typique du syndrome du survivant.

Et toi ?

Comment ça va ?

- Moi ?

Ça va.

- Ça fait longtemps que t'es plus venue me voir.

Je m'inquiète un peu.

- Non, tout roule.

Je cours dans tous les sens mais j'ai la situation en main.

- Et tes insomnies ?

- Tout roule.

Merci, Dr Marlot.

- Tu n'as pas besoin de porter ça toute seule.

Personne ne te demande d'être parfaite.

Tu te rappelles de ce qu'on s'est dit ?

Concentre-toi sur ce que tu peux changer.

- J'ai revu Stéphane ce matin.

- C'est bien, ça, c'est une bonne chose.

Et la petite, comment elle va ?

Bon si tu veux parler, tu m'appelles quand tu veux.

OK ?

Musique émouvante

...

- Je voudrais vous parler...

...

En tant que représentante de mon équipe,

je me dois de rappeler...

...

L'importance de notre engagement collectif pour la santé publique.

...

Soupir Je sais ce que tu penses.

"Qu'est-ce que t'avais besoin de la ramener face à un ministre ?"

...

(Pourquoi j'ai fait ça ?)

...

- Alors, tu vas le faire ?

...

C'est Vic ? Elle t'a convaincue ?

Elle a toujours su trouver les mots.

...

- T'as raison.

Faut que ça change, on est en train de crever ici.

...

- Et vous avez des preuves de l'imminence de cette attaque ?

- Le tueur pourrait avoir une grande quantité de toxine.

- Qui vous dit qu'il va s'en servir ?

Clairement, c'est mon équipe qui était visée, non ?

- C'est probable.

- Probable ?

Tout mon cabinet y est passé.

- Imaginez qu'il frappe à nouveau.

- Et imaginez si l'information fuite,

ce sera quoi ?

La panique. Le chaos.

Et s'il ne se passe rien comme avec le H1N1,

on me reprochera encore d'avoir gaspillé l'argent public.

- Vous n'avez pas bien compris, je crois.

Sans sérum, vous ne seriez pas là.

- Je vous demande pardon ?

Vous êtes qui, vous ?

- Le Dr Simons est légiste.

- Légiste ?

C'est rare de pouvoir parler à un légiste de son vivant.

- Justement.

Vous avez eu la seule dose d'antitoxine disponible.

Samira était prioritaire,

si elle n'était pas allergique,

vous seriez mort ! - Eric, c'est bon, stop.

Tu m'attends dehors. - (Putain...)

Sérieusement.

- La seule dose ?

Alors, c'est ma faute ?

- Je ne sais pas c'est la faute de qui mais on doit être prêts.

- Et on les trouve où, ces sérums ?

- À Atlanta. Au stock du CDC.

- Atlanta ? Et en Europe ?

- Ils ne sont plus produits, l'Europe est dépendante des USA.

- Les Américains...

Et vous croyez qu'ils vont lâcher leur stock

sans preuves formelles ?

- Eric ?

Tu m'as fait quoi, là ? - Alors, qu'est-ce qu'il a dit ?

- Pour l'instant c'est mort. C'est plus de notre ressort.

Il se passe quoi ?

- Il se passe qu'hier y a une meuf de 30 ans qui est morte

devant moi et que j'ai rien pu faire, voilà ce qui se passe.

- OK.

C'est pas de ta faute.

Mmh ?

- (Oh putain...)

- Tu vas où là ?

- Attends, je te rappelle.

Etienne, sors-moi les morts subites naturelles des 6 derniers mois.

- 1re fournée.

- Merci.

Van Derbort, tombé mort dans sa soupe.

- Sans raison apparente.

- Ayez.

- Infarctus.

- Il avait pourtant un très bon pacemaker.

Felsted.

Il s'est endormi au volant...

- On cherche quoi au juste ?

- Les cadavres animaux dataient de 6 mois,

et il ne frappe que maintenant ?

- Il a dû attendre le bon moment.

- Je ne peux pas croire qu'il a attendu 6 mois.

Je suis sûr qu'on a raté un truc, viens voir.

Regarde.

Il a un hématome là,

donc il ne s'est pas étouffé.

Il est mort d'une hémorragie cérébrale.

- Mais il s'est cogné en tombant à cause du botulisme.

- Mais s'il n'avait pas été au ministère,

on aurait conclu à un AVC.

Ou un vertige fatal lié à une chute de tension.

Tu n'aurais jamais pensé à la toxine botulique.

- Non, non, non, attends.

Tu vas pas demander d'exhumer tous ces corps pour prouver

qu'ils ont été assassinés, tu pêches à la dynamite, là.

Le juge acceptera jamais.

- Si j'ai raison, c'est qu'on a laissé passer quelque-chose.

- C'est pas nous qui avons fait ces constats de décès.

- Si on a un lien, on a une piste.

- Ces dossiers n'ont aucun rapport.

Et sans corps, on fait quoi ?

- Il nous faut les dossiers médicaux.

- Quoi ?

Mais qu'est-ce que tu fous ?

Tu vas où ?

Attends, tu ne vas pas faire ça dans le dos du Juge, Eric.

Eric !

*Musique enjouée Brouhaha

*... ...

- Vas-y, regarde-toi.

- Han...

Ah ouais, t'es une magicienne.

- J'ai dû forcer sur l'anti-cernes, quand même.

Alors ?

Elle est pas canon, notre nouvelle porte-parole ?

Acclamations et applaudissements

- Moi qui pensais que tu ne portais que des Crocs.

- Alors, la final touch...

T'es parfaite.

- Ah, Cédric !

- Eric.

- Et bah Cédric, lui,

c'est le demi-frère du Dr Gillet.

Et il nous a aidés hier,

pendant que vous glandiez dehors.

Alors bon ok, il est légiste,

alors si vous remarquez une odeur, pas de commentaire.

Rires

- Steve, c'est bon.

T'es venu ?

- Ouais, vous fêtez quoi ?

- Ah, ce soir, je passe à la télé.

Tu veux boire quelque chose ou manger ?

- Non, ça va, merci.

- Y a de la tarte au sucre, ta préférée, non ?

- Tu peux regarder ça, s'il te plaît ?

Brouhaha

...

- Pas que moi qui ait besoin d'infos, on dirait.

- Je n'ai pas les dossiers médicaux.

Je cherche un lien entre ces morts.

- Avec ce qu'il s'est passé hier ?

- Ouais.

Je suis sûr qu'il y en a eu dans ton service.

- C'est légal, ça ?

- Laisse tomber.

- Non, je vais jeter un oeil. Mais je ne te promets rien.

- Alors, cette enquête ?

Un scoop pour les copains ?

- Je ne suis pas autorisé à en parler.

- Ah écoutez-le, "Monsieur je ne suis pas autorisé".

C'est politique, non ?

Allez, on est entre nous. Ça se présente comment ?

- Ça se présente qu'il y a 23 morts,

qu'on sait pas où les mettre et qu'on a dû appeler

un camion frigo.

- Eric, attends.

Ils savent pas de quoi ils parlent.

- Ouais et toi tu sais, bien sûr ?

- Ils en ont bavé aussi, y a pas que toi qui a souffert, OK ?

- Putain, je rêve. Tu crois me connaître, en plus ?

- T'as raison.

Je ne te connais pas, mais j'essaie.

- Mais pourquoi ?

- Mais parce que je suis ta soeur.

- T'as pas changé Laure.

T'en as rien à battre de ce que je ressens.

Tous les jours, je vais me garer à l'autre bout du site,

tous les jours, je prends l'escalier juste pour ne pas te croiser.

Et toi, ça ne t'a pas traversé l'esprit que je préférais

crever que de te parler ?

Je ne veux pas être ton frère, Laure.

Je ne suis plus ton frère.

- Laure ?

C'est l'heure, ma biche.

Oh...

Il a fait couler ton mascara, ce con.

(Ça va aller.)

Brouhaha

- Bienvenue à toutes et à tous.

Première question ?

Oui.

- Professeur Abbas, comment va Monsieur le Ministre ?

- M. Libert a été admis aux soins intensifs

et son état est rassurant, n'est-ce pas, Dr Gillet ?

- (Allez, vas-y ma belle.)

- Oui.

En revanche, M. Libert est très affecté

par la perte des membres de son cabinet

et mon équipe et moi-même souhaitons réitérer nos condoléances

aux familles des victimes.

- Vous avez perdu il y a peu une membre de votre équipe

et une grande majorité de vos collègues sont en grève.

Qu'est-ce que ça vous fait d'un point de vue éthique

de devoir vous occuper du ministre de la Santé ?

Musique pesante

...

Docteur ?

...

- Pourquoi elle ne lit pas ?

Lis le texte, Laure !

...

Laure, lis le texte.

Laure, lis le texte !

...

- Dr Gillet ?

Brouhaha

Le Dr Gillet est ici pour parler de l'état de santé du ministre

et pas pour faire de la politique.

Une autre question ? Brouhaha

- (Putain, c'est une blague.)

Fait chier.

- Je suis désolée.

Carmen, s'il te plaît.

- On te demandait juste une chose.

Mais c'est toujours comme ça avec vous, les médecins, non ?

Vous faites genre, mais vous pensez qu'à votre gueule.

- T'es injuste.

- Moi je suis injuste ? Tu veux parler de justice ?

Elle est où quand les infirmières ne peuvent pas faire leur travail ?

Quand des gamins se crashent en bagnole

et qu'on n'a plus assez de poches de sang ?

Et quand une jeune de 25 ans

se fout en l'air car elle en peut plus ?

J'ai un scoop pour toi, Laure.

S'il y a un endroit où il n'y a pas de justice, c'est ici.

Respiration profonde

...

La porte s'ouvre.

- C'était quoi, déjà ?

"Hier, c'était hier, on doit avancer" ?

- Mmh.

C'est bien, t'apprends vite.

Musique émouvante

...

Ça sonne.

Musique intrigante

- *Bonjour, vous êtes sur la messagerie du Dr Marlot

du service psychiatrique de l'hôpital Alma,

vous pouvez me laisser un message après le bip.

- *Françoise, c'est Laure.

Je sais qu'il est tard...

...

Ça recommence.

Je l'ai revue.

Victoria était là.

...

Est-ce que tu peux me rappeler quand tu as un moment ?

Merci.

...

Sous-titrage : Dreamwall

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.