All language subtitles for [French].Tough Luck aka Mauvaise.Pioche (烏龍通緝令).2026.FRENCH.1080p.WEB.H264-NLX5.OK.ru.官方法文單行

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Original subtitles

Hark!

Chargez vos armes.

Ouvrez, fascinez, prenez, cartouche, déchi rez, cartouche, amorcez, passez l'arme à

gauche.

C'est parti tout seul?

Vous êtes dingue!

J'ai failli tomber!

J'ai eu peur!

Ça chauffe!

Ça chauffe!

Les merdes, tu viens de me brûler le cul, là!

Mais c'est l'autre con avec son explosion, c'est trop près!

Tu sais ce qu'il t'a dit, l'autre con?

Bah oui!

Prenez vos distances.

Jou!

Je suis fier de vous.

Vous avez gagné des batailles sans canon, traversé des rivières sans pont, fait des

marches forcées sans souliers, bivouaqué, sans eau de vie et souvent sans pain.

Et si, vainqueur de Toulon, vous présageate de l'avenir...

Oh non, non,

On l'a dit cent fois, les portables en mode avion!

On est en 1800, merde!

Pour une fois que je ne bute pas sur Présageat.

Non, non, il faut que je réponde.

C'est peut-être Pichel, on doit dîner demain soir.

Ça peut attendre.

Maxence, confisque-lui son téléphone.

Non, non,

Non, Maxence!

À Austerlitz, tu m'avais promis.

Pas de portable pendant les reconstitutions.

Range ce téléphone ou c'est le conseil militaire.

Oh, comme il se la pète, c'est pas vrai, ça.

Il se prend pour Napoléon alors qu'il ressemble à Louis XVI.

Répète un peu, pour voir.

T'as très bien entendu.

Ou alors de Gaulle, tu sais, de profil avec le nez.

Michel a dit à la nulle?

Non, c'était pour me vendre une véranda.

Michel vend des vérandas?

Non, c'est une pub.

J'ai raté quelque chose?

Non, ils veulent déboulonner Napoléon.

Sauf que Napoléon, c'est pas simplement un uniforme.

Eh oui, c'est une prestance.

C'est une aura.

Ça va?

Tu te la kiffes, Napo ?

Quand on a voté les statues au départ, on devait changer tous les ans.

Et là, ça fait 13 ans que t'es Napoléon.

Il y a des présidents qui restent 20 ans au pouvoir.

Oui, d'accord, mais on appelle ça des dictateurs.

Moi, ça me dirait bien d'être Napoléon.

Pourquoi?

C'est parce que je suis noir?

Jeff, je verrais bien un Napoléon.

Jeff Bonaparte!

N'importe quoi!

Jeff Bonaparte!

Jeff Bonaparte!

Sérieux Serge?

Regarde!

Tu m'as défiguré.

C'est normal, t'as une tête de cul.

Il n'y avait que de la poudre, c'était à blanc.

À blanc, à blanc, le pantalon, il est foutu, lui.

Et moi, j'ai failli tomber.

Heureusement que j'ai mon galop 3, sinon c'est le coxis qui prenait.

De toute façon, Serge, il a la tête ailleurs.

Demain soir, il dîne avec Michel.

Tu vas repartir dans une histoire à ton âge?

Ta femme qui s'est barrée avec sa monitrice d'auto-école, ça t'a pas suffi?

Michel, ça n'a pas marché il y a 50 ans.

Je ne vois pas pourquoi ça marcherait mieux aujourd'hui.

Je ne vous ai pas raconté, moi, la troisième fois que j'ai passé mon code.

Bon, ça va, on a compris.

Moi, je dis ça pour toi.

Non, il faut qu'on se serre les coudes.

Et puis que t'arrêtes de me couper en plein discours.

Tu sais que Jagley doit se faire retirer la prostate au mois prochain.

Ah non, mince, je ne savais pas.

Pour la bataille de Krasnoï.

Ça te dirait de faire d'avant sa place?

Moi, en maréchal?

Tu montes un peu à cheval?

Quand j'étais mort à la colo, je faisais un peu de double poney.

Oui, du poney, c'est bon.

Du double.

C'est comme un demi-cheval.

Oui, bah écoute, tu prends...

Laisse, laisse,

Non, avec ton dos.

Rien, ça y est.

Tu prends trois cours dans un manège.

Et puis c'est bon.

Tu crois?

Oui.

Ah, puis aussi, je crois que ce serait bien de moderniser un peu les statuts de

l'association.

Moderniser?

On change de Napoléon trop souvent.

Moi, je crois que ce serait plus simple de passer à l'illimité.

Ah oui, d'accord.

Alors c'est pour ça que le maréchal Davout...

Ah non, rien à voir.

Si vous m'avez élu secrétaire général, c'est pas pour tricher.

Il y a un règlement, une déontologie.

Serge, c'est moi et ton lolo.

Désolé, Agrognan ne trahit pas son armée.

Oui.

Un empereur, ça peut aussi être très rancunier.

Empereur, empereur, on en reparle à la prochaine AG.

Que le meilleur gagne.

Tu te présenterais contre moi?

Arrivederci, grazie.

Buongiorno.

Excusez, c'est un problème.

J'ai acheté un Toblerone S et vous m'avez compté deux Toblerone S.

Si, il faut faire la file.

Là, il faut me rembourser.

Parfait, monsieur.

Mi scusi, non sto capendo.

Deve fare la fila.

Mi deve fare un attimo la fila perché non la sto capendo.

Ah non, j'ai mon avion.

Faut me rembourser.

Rembourserai mieux.

Signore, mi faccia la coda, per favore.

Pone esto.

C'est une arnaque.

Il est là, Jeff.

Tu l'as vu, Serge?

Non.

C'est bizarre, il était avec moi au Dutifry.

Qu'est-ce qu'il faut?

Il doit acheter de la lingerie fine pour Michel.

Il ne s'est pas paumé quand même, le Serge.

Bon, non, il va arriver.

Bonjour, je suis Serge Martin.

Je suis désolé, je ne pensais pas que l'aéroport était aussi grand.

Bonjour, votre passeport, s'il vous plaît.

Monsieur ?

Oui?

Vous avez fait tomber votre table de données.

Ah non, c'est pas le mien.

Le mien est là.

J'en ai qu'un.

Il me semble que celui-ci aussi est à vous.

Vous êtes experte en table ronde, hôtesse.

J'ai un avion à prendre.

Capellino, per favore.

Le chapeau, s'il vous plaît.

Voilà.

C'est un passeport d'urgence.

J'ai perdu le mien.

Enfin, je pense qu'on me l'a volé.

C'était à la piscine.

J'avais posé...

Pardon?

Il va falloir nous suivre, s'il vous plaît, monsieur.

C'est à cause du passeport d'urgence?

Mais c'est tout à fait légal.

J'ai demandé à la mairie.

D'ailleurs, le maire est un ami.

Il est dans la vie, je peux vous le dire.

S'il vous plaît, monsieur.

Il peut vous renseigner ?

S'il vous plaît.

Attendez, pourquoi vous m'emmenez, là?

Monsieur?

Votre toblé d'onne!

C'est pas à moi, je vous l'ai déjà dit.

Je freine sur le sucre, je fais un petit peu de diabète nerveux.

Diabétose nervosa.

Le bip, vous pouvez laisser votre...

Répondeur direct.

Ça sert à rien, réponds jamais, c'est là.

Tenez, regardez, c'est marqué sur le ticket, là.

Deux tomblers en S.

C'est pas du vol, j'ai juste récupéré celui que j'avais payé.

J'en avais payé deux.

Pourquoi vous avez sorti ma valise?

Ah non, je ne peux pas rater mon avion, j'ai un dîner ce soir.

On m'attend.

Je le sens.

Je te concilie 100 millions de pounds.

Capellino.

Ti invio la sua foto.

Si, maintenant, c'est la première fois.

C'est lui?

Apparemment.

Il y a un petit truc là, non?

Oui.

Vassilian?

Oui.

Vassilian?

J'ai envie de...

Il y a un petit truc, non?

Bah, il est possible, Léonard.

Oui, carrément.

C'est un passeport, c'est là.

C'est un passeport au vert.

Non, c'est un passeport d'urgence.

On m'a vu ce passeport ici.

E positivo o explosivo?

Dovrebbe avere tracce di polvere sulle dita.

Il a de la poudre sur les doigts.

La poudre de quoi?

Polvere di cosa?

Polvere nera.

Une arme, peut-être.

De la poudre noire.

D'une arme, peut-être.

Nous avons juste eu les résultats.

Correspondance 6 sur 12 pour le prêt.

6 sur 12?

Sûr?

Oui, sûr.

Ok, va bene, grazie.

Prego.

Il y a une correspondance partielle des empreintes.

6 sur 12.

6 sur 12?

Putain, c'est bon, ça.

On va le coincer, cet enfoiré, on va le coincer!

Bon, pour l'instant, on la boucle.

On le fait revenir au plus vite.

Vassilian, vous allez fouiller sa baraque.

Il habite où?

Dans un patelin, à 700 bornes d'ici.

C'est...

Non mais les gars, c'est à perpète.

Y a personne sur zone.

Non, je délègue pas!

Ah ouais, mais non, moi ça m'arrange pas du tout.

Moi je devais prendre un verre avec une ancienne copine de l'école de police.

Elle vient de monter une école de striptease.

D'ailleurs, c'est pas du tout grave, c'est artistique.

La fille est très souple.

Bah sinon, vous prenez la Peugeot, gyropha re, vous me faites chauffer tous les

radars.

Moi j'appelle les cow-boys de Marseille, ils vous retrouveront là-bas.

C'est pas que j'ai pas confiance, mais je préfère que vous soyez avec eux.

Et une fois sur le site, c'est la fouille complète.

Jambon, off, fromage, et vous me laissez rien au hasard.

On en est où de l'appel anonyme qui a dénoncé ?

C'est un téléphone prépayé.

Il a borné à l'aéroport.

Donc, à mon avis, on a peu de chances de retrouver sa trace.

Ouais, bon, on s'en cogne de l'appel.

Ça sent bon, Forzano, ça sent bon.

Mais vous êtes encore là, vous?

Vos clés.

J'ai besoin de vos clés pour conduire la voiture.

Ça sent bon, Fort Zano.

Ça sent bon.

Monsieur Martin?

Martin, on dit Martin.

Je suis votre interprète, dans le cadre de votre garde à vous.

Ma garde à vous?

Pourquoi je suis en garde à vous?

C'est à cause du chocolat?

On est en Suisse?

On arrête les gens pour du chocolat maintenant.

Arrête, monsieur Durand de Soliles.

Vous savez qui est elle?

Il dit, arrêtez, on sait qui vous êtes, monsieur Durand de Soliles.

Quoi?

Pourquoi il me montre ça?

Attention, c'est mon uniforme de grognard, c'est fragile.

Forse non lo conosce.

Il demande si vous le connaissez.

Bah oui, tout le monde le connaît.

C'est le taré qui a massacré sa famille et qui a disparu.

A quanto pare, appena ricomparso in fronte a me.

Il dit qu'apparemment, il vient de réapparaître devant lui.

Mais ça va pas bien, vous êtes des grands malades.

J'ai jamais tué personne, moi.

J'ai pas d'enfant.

Ma femme m'a quitté pour sa monitrice d'auto-école, auto-escola.

Je n'ai tué personne.

C'est calme, signor Teddy Dourland de Soliles.

Bon, il faut qu'il arrête de m'appeler du randonneur.

Machin chouette, je n'ai jamais tué personne.

C'est une erreur, comprenez?

Une erreur!

Bon, foutez-moi la pêche, on rentre chez moi.

On m'attend pour dîner, ça c'est...

On m'attend pour dîner.

Arrête, basta.

Et on sourit pour la photo.

Et de l'once.

Je sais qu'on a déjà eu beaucoup de déconvenues, mais là, je le sens.

Bien sûr.

Oui?

Les Italiens confirment.

Il a bien une petite cicatrice sur le haut du crâne.

Comme Durand.

Ça, plus la correspondance des empreintes digitales...

Enfin, 6 sur 12, il n'y a pas de quoi s'astiquer.

Il faut attendre l'ADN.

Oui, bien sûr, mais j'organise son retour.

Putain, ça fait 10 ans, 10 ans que je l'attends!

Yad, sur la pointe des pieds.

Rien de fuite.

Tout le monde ferme bien sa gueule.

Tant qu'on n'a pas le retour de l'ADN, boucle la reste.

Compris?

Ah oui.

Dans un an.

Fermez la porte.

Il est très excité.

Oui.

Trop.

C'est une grosse affaire.

C'est son bébé.

Ça fait dix ans qu'il vit que pour ça.

Il l'a arrêté combien de fois, Durand-Soulilès?

Beaucoup.

Dans un monastère, au trou du cul du Luber on, dans un chalet à Meugeve, à la sortie

d'un bar à putes.

Et chaque fois, on est bien passé pour des cons.

La même cicatrice sur le haut du crâne ?

La même, je sais pas, mais en tout cas, il en a une.

Le commissaire est comme un dingue.

Tu m'étonnes.

Bon, tu nous appelles quand t'arrives chez lui?

Ouais, j'y suis presque, là.

Oui, ben, t'y es presque.

Je te demande d'appeler quand t'es chez lui.

À toute.

À tout à l'heure.

Deux secondes, deux secondes.

Deux secondes, j'arrive.

Qui c'est qui va choper la petite Léa?

Allô?

Oui, salut Léa, c'est Greg à l'appareil.

Qui?

Grégory Vassilian ?

Qui ça?

Le capitaine Vassilian, je vous avais renseigné sur le double meurtre de Melun.

Ah, ouais, Greg, ouais, ça va?

J'ai décroché sans faire exprès, là, je suis au maquillage.

Antenne dans 20 minutes.

Et pardon pour le dîner l'autre soir, mais je pouvais pas faire autrement

qu'annuler.

Non, c'est pas grave, c'est pas grave.

D'ailleurs, je vais devoir te laisser...

Antenne dans deux minutes.

Voilà, elle est bye.

Non, attends, attends,

J'ai un très, très gros scoop pour toi.

On vient d'arrêter Thierry Durand de Solilès.

Thierry Durand de Solilès.

Ouais, à l'aéroport de Gênes.

On transfère dans la nuit.

T'es sûr de toi, là?

Bah oui, si tu veux.

Le mec et l'info passeport.

La même cicatrice sur le haut du crâne.

On a retrouvé même de la poudre sur ses doigts.

Bonjour.

Bonjour.

Les empreintes et match.

Là, il ne nous manque plus que les tests ADN, mais bon...

Ça va nous confirmer tout ça.

Ah non, mais là, ça peut être un énorme scoop.

C'est bon, ça.

J'arrive chez lui pour une perquisition.

T'inquiète pas, deux secondes.

Capitaine Vassilian?

Oui.

Vous attendez?

Ça tombe bien, je suis là.

Oui, Léa, tu m'entends?

Oui, oui, je suis là.

Et dis-moi, il y a quelqu'un d'autre qui a l'info?

Non, t'es en haut de ma liste.

Par contre, on est d'accord que ce que je te dis là, ça mérite bien un petit

restaurant tête à tête.

Oui.

Si tu veux, je connais une très bonne adresse d'une fondue chinoise à Levallois.

Le Gav, le Gav.

Ce qui est marrant, c'est qu'ils ont mis en place un extracteur d'odeurs.

C'est-à-dire que quand tu vas au resto, tu sors, tes vêtements, ils ne sortent même

pas.

Super, écoute, tu me tiens au courant de ce que tu trouves chez lui et on se

rappelle, d'accord ?

Allez, bye.

On a un quart d'heure pour changer le conducteur.

Mais on va pas balancer une bombe pareille sans vérifier nos sources.

La source, c'est la police.

Tu m'en doutes la parole de la police?

Tu sais quoi?

Appelle ton plan cul de l'AFP et tu me confirmes ça.

C'est pas mon plan cul, c'est mon ex.

Tu m'en tapes, t'appelles!

Si quelqu'un balance l'info avant nous, tu retournes chez Gala.

T'as compris?

C'est là, là?

Oui.

Allons-y.

Messieurs?

Madame?

Bon, qu'est-ce qu'on fait?

Vous voyez une sonnette?

Vas-y.

Putain, c'est quoi ça?

Un chat.

On aurait dit un rat.

Très, très gros.

Non, non, j'ai rien.

T'as rien ou tu veux rien dire ?

Vic, je joue ma place.

Il faut que tu trouves.

Bon, je me renseigne, je te rappelle.

Merci, tu me sauves.

Oui ?

Allô?

Voici Nyon.

C'est vrai cette histoire du rang de solidesse?

Tu confirmes l'info, capitaine?

Victor.

Qu'il n'a pas de soin.

Oui, c'est clean, il n'y a personne dans la baraque.

En revanche, à la cave, on a trouvé des kilos de chaux vives.

Il y a aussi de l'encostique, de l'acétone et des centaines de rouleaux de sopalin.

Magnifique, j'arrête.

Lorena, viens, on va faire les photos du matos.

Monsieur Victor a retrouvé mon numéro.

Ouais, je m'excuse pour le match, j'ai déconné et j'ai oublié.

Ouais, c'est pas grave.

Mon gars s'était en larmes, mais y'a pas de problème.

Deux places VIP pour PSG Bayern, ça pourrait le consoler?

Avec coupe de champagne à la mi-temps.

Bien placé?

Sur la pelouse, tu pourras compter les crampons de Dembélé.

Je suis chez lui, là.

Yes.

Chez Soliles.

On a retrouvé de quoi dissoudre toute sa famille.

Et le parking ?

Ils ont trouvé quoi dans le parking?

Non, le parking pour le match, il me faut une place.

Je te vois, c'est une galère pour se garer au Parc des Princes.

Je tourne, je tourne.

Ok, ok.

Bon, vas-y, je t'écoute.

Non, mais non, mais non, mais c'est alambi qué tout ça, mais non, mais on va pas dire

il se pourrait, selon toute vraisemblance, s'agir de Thierry Durand de Solilès, mais

non, mais ça marche pas.

Elle est où l'autre, là?

Madeleine!

L'AFP confirme.

Parfait.

Je réserve à la fondue pékinoise.

4,5 sur TripAdvisor.

Donc, samedi, si ça te branche.

Ah, tiens, je t'envoie une photo de lui à Napoléon.

Est-ce que j'ai l'écu, ça?

C'est quoi ce délire?

Il a disparu depuis combien de temps, le solilès, là ?

Euh, dix ans, je crois.

Il a pris cher.

Mais bien sûr, bébé.

Mais je te l'ai promis.

Oui?

C'est la caverne d'Ali Baba chez lui.

On a trouvé de l'acétone, des tonnes de rouleaux de sopalin et de la chaux vive en

quantité industrielle.

Ok.

Et son transfert?

Les Italiens le mettent dans l'avion demain matin.

Très bien.

Merci, Taïe.

Merci.

Bon les amis, la FPE va faire une dépêche, faut se bouger là.

Allez, mon preneur est réécrit.

Antenne dans 10 secondes.

Ok, go, c'est parti.

Bonsoir à tous et bienvenue sur WeNews, c'est Non Stop Info, Non Stop News.

Coup de tonnerre dans l'affaire du terrassier brestois.

Un homme vient d'être arrêté en Italie, à l'aéroport de Gênes.

Tout laisse à penser qu'il s'agirait de Thierry Durand de Solilès, le principal

suspect du quadruple meurtre de Brest.

Vous êtes sur DFM, édition spéciale avec l 'arrestation possible de Thierry Durand de

Solilès.

Ce père d'une famille unie, bien sous tout rapport,

et particulièrement en féru de Bac Gammon.

L'homme soupçonné d'avoir tué son labrador, sa femme et ses trois enfants.

Bien que paraissant plus âgé, aurait la mê me cicatrice sur le dessus du crâne que le

tueur de Brest.

Un labrador dans la force de l'âge qui avait été retrouvé.

Avec le reste de la famille.

Il avait été acheté dans un petit élevage non loin de Plousanay.

Le canidé portait encore un col à son nom, tout en étant au fleur de l'anniversaire

de ses 4 ans.

C'est quoi ce bordel?

On avait dit discret, rien de fuite, et là, paf!

C'est la foire à la saucisse.

Mais merde, putain, mais c'est chaque fois la même chose.

Vous allez me faire le plaisir de trouver le fils de pute qui a tout balancé à ses

fouilles mères, parce que sinon, je vous préviens, il va y avoir de la barbaque sur

les murs.

Et Tayad, j'espère pour vous que c'est vraiment lui.

Parce que sinon, votre prochaine enquête, je vous envoie...

Je vous envoie loin, très loin.

Trou du cul du monde, je vous envoie.

Brutide, vacillant.

Peut-être lui laisser le bénéfice du doute.

Des éléments compromettants auraient donc été découverts au domicile de cet homme

dont nous avons flouté la photo.

C'est une info, oui news, je précise.

Je laisse maintenant l'antenne à Gilles Bo udin pour l'édition de la nuit et pour ma

part, je vous retrouve exceptionnellement demain pour la matinale.

D'ici là, je vous souhaite...

Une belle soirée.

Bonjour, Fanzano.

Bonjour, commissaire.

Vous voulez un petit café?

Ah oui, merci.

C'est pas de refus.

La journée risque d'être longue.

Merci.

¿Ha finito?

¿Puedo?

Sí.

Michel.

Michel?

Non, sono Patricia.

Bonjour Michel.

Ah, salut Gilles.

Pauvre Serge.

Ça tourne en boucle depuis hier.

C'est insupportable.

Oh, la Michelle, elle a passé une mauvaise nuit.

Bon, toi, tu te mets sur mode avion, sinon ça va être la journée internationale de

l'eau de source.

Allez, va mettre ta veste.

Si tu rates ta sortie piscine, ta maman va encore me tomber dessus.

La natation, c'est pour les poissons, ça.

C'est sûr que toi, l'eau, tu la préserves.

J'étais écolo avant que ce soit la mode.

Tu es pour vivre pour toi.

Lila, va mettre ta veste.

Oui, maman.

Non, mais c'est pas possible, ça.

C'est sûr que, à force de traîner avec des gamins, ça devait finir par arriver.

Je vois pas le rapport, c'est n'importe quoi.

Bah oui, c'est n'importe quoi.

Il a même pas de famille.

Pas?

Ou plus?

Le fait qu'il mesure 9 cm de moins que Thi erry Durand de Solilès, comment a-t-il pu

rapetisser à ce point?

Plusieurs cas sont envisageables.

L'âge, tout d'abord.

On se tasse quand on vieillit.

Ensuite, il a pu se faire opérer des tibias ou pratiquer une ostéotomie.

Edith, petit souci.

L'un ajouté à l'autre, il est tout à fait plausible qu'il ait rapetissé de 9 cm.

Quant à la calvitie...

Un bon coup de tondeuse et hop, ni vu ni connu.

Oui, merci beaucoup Edith.

Pour rappel, votre livre, L'ami Bistouri, est disponible dans toutes les librairies

de France.

On me signale que nous avons une nouvelle exclusivité WeNews, des photos du suspect

lors de son transfert.

Pardon, petite erreur en régie, la photo de Serge Martin.

Euh, décidément, Serge M aurait dû être flouté.

Pour rappel, l'homme était en Italie.

Commissaire Taillade, bonjour, monsieur Martin.

Qu'est-ce que je fais à Paris?

On vous a fait venir pour éclaircir deux, trois petites choses sur votre séjour en

Italie.

Ah bien, parce que là-bas, c'est du grand n'importe quoi.

Figurez-vous qu'ils m'ont confondu avec Durand de Solilès.

Vous me retirez mes monotes?

Belle cicatrice.

Souvenir de ma femme.

Venez-moi.

On revenait de la foire aux vins chez Carrefour, sans le faire exprès, elle m'a

refermé le coffre sur le crâne.

Vous ne me retirez pas mes menottes?

Qu'est-ce qu'il veut avec son test PCR, lui ?

Mon cher M.

Martin, on va devoir procéder à une analys e d'ADN pour vérifier si le vôtre matche

bien avec celui de Thierry Durand de Solidesse.

Ça va pour commencer.

Je ne matche pas avec ce type.

Je suis Serge Martin, je n'ai fait personne.

Je suis innocent.

Comme nous tous.

C'est n'importe quoi!

On se calme!

Eh, merci du cadeau.

Je suis mort.

Mort.

21 radars.

J'aurais pu aller jusqu'à 22.

Dommage.

Hé, Marco, 21 radars, mon pote.

Avec la Peugeot.

Pascal Vandermock, vous dites dans votre l ivre Autodéfense, et pourquoi pas, que 79%

de la population française serait armée.

Effectivement.

Peut-on parler d'américanisation de la société française?

Après les burgers et Taylor Swift, est-ce que les Etats-Unis n'auraient pas importé

le passion, le cul et les arbres?

Mais qu'est-ce que je vois à la télé ?

Oui, on a eu une petite fuite.

Oui, c'est certainement la carte.

La police italienne.

Là-bas, c'est corruption à gogo.

Je finis juste ça et je m'amène dessus.

On va savoir très vite alors.

Allez, on y va.

La possession de Serge Martin serait une arme de guerre?

Absolument.

Mon pistolet de grenier, une arme de guerre.

Techniquement, c'en est une.

Et Serge Martin l'avait en possession, ça c'est officiel.

C'est encore une info, oui, news.

Serge Martin manipulerait les armes de guerre à la perfection.

C'est ça.

Merci.

Bon.

Comment est-ce que vous expliquez ça?

C'est chez moi.

23 sacs de chaux vives, 44 litres de déshe rbant, de l'acétone, de l'encostique, 1000

rouleaux de sopalin.

Vous êtes un maniaque de la propreté.

J'étais marchand de couleurs.

Oui, droguiste.

J'ai même développé la quincaillerie, mais quand ils ont ouvert le bricot dépôt dans

la zone industrielle, j'ai perdu 40% de ma chiffre d'affaires.

Votre nez.

Quoi, mon nez?

Il est refait.

Ah non, non, mais il a été cassé.

C'était au rugby.

Une mêlée qui a mal tourné.

Mon talonneur m'a rentré son crampon dans la narine.

Deux heures sur le billard.

Mes parents ont même profité pour me faire retirer les végétations, si vous voulez

tout savoir.

Le nom du talonneur.

Son nom?

Je ne me souviens pas.

Il n'est venu qu'une saison.

Je crois qu'on l'appelait Titi.

J'imagine qu'il s'appelait Thierry ou Timothée ou Tigro, je ne sais pas.

T'aimais-vous?

Oui.

Vous n'avez jamais fait de chirurgie esthétique ?

Si, si.

J'ai été Miss France, même.

Et ça?

C'est dans ma chambre, ça.

C'est mon appareil pour pas renfler.

Je fais la tenue du sommeil.

Oui.

Vous renflez parce que ce n'est pas votre nez d'origine.

Pas plus que Serge Martin est votre identité.

Vous êtes Thierry Durand de Solilès.

Je peux aller aux toilettes?

On en est où de l'ADN ?

La boîte est dessus.

Et on les aura quand, les résultats?

Voilà, ça devrait pas tarder.

Je peux aller aux toilettes?

Vassilian, emmenez-le aux toilettes.

Oh, my goodness.

Bonjour.

Alors?

Il a craqué, il est pas net.

Il joue à monsieur tout le monde, mais je le sens pas.

Mais concrètement, on a quoi?

On a 50 litres d'un décapant pour WC chimique.

Avec ça, on peut dissoudre un corps sans problème.

Durant ce l'île, c'est pas plutôt le terrassage, son truc?

Avec l'âge, il a pu changer de méthode.

Je crains qu'il y ait d'autres victimes.

Une double vie.

Son ex-femme, par exemple, Claudine.

Ben quoi, elle a disparu?

Non, elle l'a quittée pour sa monitrice d'auto-école.

Elles habitent dans le sud-ouest.

Sa monitrice d'auto-école?

Elles sont ensemble.

C'est ça, la frustration supplémentaire qui le fait passer à l'acte.

Mais quel acte, Taillade?

Il me faut du concret.

Le ministre vient de m'appeler, il est exc ité comme une pucelle, il veut organiser

une conf de presse pour vanter les mérites de notre police, de notre parfaite

entente transalpine et d'autres conneries dans le genre.

Alors, pas de mauvaise surprise, hein?

Capiche?

Capuche.

Je crois qu'on parle de moi.

Je peux.

5 minutes.

Je regrette qu'on assassine notre village à un fait d'hiver aussi sordide.

Alors qu'il y a tant de choses merveilleuses à voir ici.

Notre église du XVIe, qui est fantastique,

Et puis surtout, la petite auberge où Napoléon a failli dormir à son retour

d'Espagne en 1809.

Ce type, je ne l'ai jamais senti.

Rien que son nom, Serge Martin.

Et puis les noms composés de deux prénoms, ça sent pas beau.

Guy Georges, Monique Olivier, Patrick Henry...

Edouard Philippe.

Depuis que j'ai ouvert mon restaurant Le Vau-Maringo, au 35 rue des Tissorans, il

n'est jamais venu, jamais venu déjeuner.

Pourtant, nous avons un menu de 3 euros.

Pour moi, c'est un canular, une fake news.

Moi, c'est juste bonjour, bonjour.

Il vient boire sa noisette le matin, après avoir déposé les gamins à l'école.

Il lit son journal.

Après, il a peut-être des secrets.

Les types qui travaillent avec des enfants, c'est jamais par hasard.

L'année, il a fait le Père Noël au pot de la...

Vous n'avez pas des trucs plus importants à faire que de venir emmerder les gens?

Ça m'emmerde pas.

Serge, j'en t'aime!

Bon, on reprend.

Oui ?

Non, non, j'arrive, je descends, je préfère.

Prenez le relais.

Allez, à nous deux.

Il n'y a pas d'ampoule.

Tu sais quoi, on n'est pas pressé.

Tu veux pas parler, tu parles pas.

Mais moi, je suis allé chez toi.

Et ça a pu le fait d'hiver.

Ta maison de papy, tes charentaises, ton abonnement à Télé 7 jours.

Tu me la fais pas, moi.

Et qu'est-ce que tu fous avec tous ces produits, ces armes, la poudre qu'on a

retrouvée sur tes doigts, ton gilet jaune?

Et ta femme, elle est partie pour quoi déjà?

Elle a rencontré quelqu'un.

Ah oui?

Et comment il s'appelle ce quelqu'un?

Christiane.

Évidemment.

Peut-être parce qu'elle avait peur des hommes.

Des hommes comme toi.

Elle a besoin de retrouver un petit peu de tendresse féminine.

Vous êtes tout psy aussi.

Hé, fais pas le malin.

Parce qu'on allait voir ta bagnole aussi.

T'en fais des bornes, dis donc.

J'adore rouler.

T'aimes rouler?

Jusqu'à Brest, peut-être.

Avec ton autre famille.

Celle que t'as massacrée.

Ta femme.

T'es trois enfants.

Mais c'est pas moi sur la photo.

Et ton chien Barnabé.

Un labrador dans la fleur de l'âge avec un poil splendide.

Non mais...

Barnabé, il n'avait rien demandé à personne.

Il était là, il dormait dans sa niche pépère.

Et pan!

Une balle dans la tête de chacun.

Hein, monsieur, je manie les armes de collection.

Parce qu'il paraît que tu vises pas mal en plus.

Plus maintenant.

Hé, hé, sérieux.

Tu crois que ça va marcher combien de temps, tes petites têtes là de désolé?

On ne te croit pas!

Regarde ta vie, c'est qu'une zone d'ombre!

Allez papy, sérieux, vas-y, lâche le morceau là, tu vois bien que t'es dans une

impasse.

En plus, hé, hé, on est là pour t'aider, nous.

C'est vrai, vous avez raison.

Ma vie, c'est une grande zone d'ombre.

Je fais de la chirurgie, je me drogue, je suis un tueur.

Un tueur de chiens, d'enfants, de chats, de tout ce que vous voulez.

Tout ce que vous voulez.

Mais laissez-moi!

Laissez-moi entrer chez moi!

Mais voilà, c'est bien.

Vas-y, continue.

En plus, je te jure, la cavale, ça use.

À ton âge, la prison, c'est ce qui peut arriver de mieux.

On va te trouver une petite centrale à taille humaine.

Tu vas te faire des copains.

En train d'avoir pas trop...

Ah, mon titi.

Qui c'est qui va soulager sa conscience, hein?

On va tirer lui, c'est ma note.

Il est libre.

Vous plaisantez, là.

Il allait passer aux aveux.

Le test ADN est formel.

C'est pas lui.

On s'est trompé.

Quoi?

Ils ont vérifié, revérifié.

C'est pas Durand de Solilès.

Non, parce que ça ne m'arrange pas du tout, là, moi.

Mais ça n'arrange personne!

Ben si, quand même.

Suite au résultat du test ADN, nous vous confirmons que l'homme arrêté en Italie

n'est pas le tueur de Brest.

Une fois de plus, la police a fait chou blanc.

L'ADN a parlé, Thierry Durand de Solilès court toujours.

Suite au raté dans l'affaire Durand de Solilès.

Des températures records pour la saison qu i inquiètent le milieu scientifique, mais

comble amateur de château de sable.

Sans transition, c'est le grand retour du thon rouge en Méditerranée, grâce à

l'instauration de quotas.

Pour ma part, je vous retrouve ce soir.

pour notre rendez-vous à la loupe.

Les gars, on peut pas avoir des meilleurs sujets, là.

Franchement, la météo, c'est pas à moi de le faire.

Tiens, t'as rien dit.

T'as zappé ce que j'ai écrit sur Serge Martin.

Il méritait au minimum des excuses.

On est là pour informer, pas pour s'excuser.

Tu prends trop les choses à cœur.

Demain, les gens ont oublié, une info en chasse une autre.

Léa, je suis désolée, j'ai merdé, ok?

Laisse tomber, t'es virée.

Quoi?

Quoi, quoi?

Tu l'as dit toi-même, t'as merdé.

Bon ben voilà, la direction avait besoin de responsables, c'est toi.

Attends, mais t'as pas pris ma défense?

Ta défense?

C'était toi ou moi?

Et moi, je fais un million d'inspectateurs en moyenne sur ma tranche.

Alors que toi, toi t'es rien.

Ça va, tu vas pleurer?

Tu veux que j'appelle ta maman?

Qu'est-ce qui est susceptible?

Dis pas au revoir, surtout!

Et qui passe encore pour des cons?

Qui va devoir aller au ministère faire le paillasson?

Vous me faites chier, taillade.

Vous me cassez les roustons avec vos intuitions foireuses.

Non mais il n'y aurait pas eu cette fuite en même temps.

Parce qu'une fuite c'est de l'incontinence.

Mais c'est les Italiens aussi.

Mais quoi, quoi les Italiens?

Mais les mecs ils prennent des empreintes digitales et ils disent que ça match.

Donc nous forcément derrière...

C'est un peu vacillant, ça sera mieux.

Oui c'est ça, dégagez, allez, sortez de mon bureau.

Allez, allez, foutez-moi le camp!

Mais les Italiens, sérieux les gars, ils...

Quoi?

Non, rien, pardon.

Je parlais d'autre chose.

C'est pas pro.

Ils sont bien.

Il nous ramène, Émile Louis.

Ça prendra quelques minutes, s'il vous plaît.

Chouchou ?

Chouchou?

Tu es là, ma petite chatte?

Joséphine?

Monsieur Martin, bonjour.

Mais fais peur.

Pardon.

Qu'est-ce que vous faites là?

La porte était ouverte.

Ah non, elle n'était pas ouverte, on me l'a défoncée.

Vous êtes qui d'abord?

Madeleine Rousseau.

Je voulais vous parler.

Je suis...

Enfin, j'étais journaliste chez WNews.

Je voudrais m'excuser.

Ah, c'est trop tard.

Sortez de chez moi.

Vous voulez pas que je vous aide à ranger?

Foutez-moi le col, la journaliste!

Joséphine?

Joséphine?

Bonjour.

Bonjour.

Monsieur Martin.

Vous êtes encore là, vous?

Partez, partez de chez moi.

Je suis fatigué.

Monsieur Martin, j'aimerais vraiment faire quelque chose pour vous.

Foutre la paix, ce serait un bon début.

Je comprends, c'est pas le bon moment.

Mais si jamais vous changez d'avis, je peux vous laisser mon numéro de téléphone,

non?

Dans votre portable.

Écrivez-le.

Vous êtes journaliste, vous avez un papier, vous avez un crayon.

On s'en sert plus beaucoup.

Je l'avais remarqué.

On part.

Bon ben.

Ah ben enfin, ils t'ont relâché !

T'as vu?

Tout avait levé, il va falloir que je replante.

Un carnage!

Si, j'ai essayé de les arrêter, mais ils ont rien voulu savoir.

T'aurais pas vu ma Jojo?

Ben non, avec tout ce bazar, elle a dû avoir peur.

Bon, bah barrez-vous là, c'est fini le cirque.

Allez!

T'aurais vu le village hier.

Un vrai studio télé.

Il y en avait partout.

Des caméras, des camions.

Et j'ai même fait une interview pour toi.

Je t'ai pas lâché.

J'ai vu ça.

Et puis, ils ont appris pour l'ADN et là, ils se sont barrés.

En plus, il paraît que Nabila, elle rentre de Dubaï pour accoucher, donc là, c'est

mort.

Jojo?

En tout cas, moi, je suis avec toi.

Et je te crois.

En plus, t'as réussi le test ADN.

Parce que t'as besoin d'un test ADN pour savoir que je suis pas du rond de

solidesse.

Mais ça fait 20 ans qu'on se connaît.

Non mais, bien sûr Serge.

Dans la vie, tu ne connais pas les gens à 100% non plus.

Oh là là.

Quoi?

C'est vous?

Bah, c'est vous.

On peut faire une petite photo?

Non, non,

Je vois pas l'intérêt.

Non, mais c'est un souvenir, ce pour le bébé.

Arrête, il me fout la trouille.

Il a pas l'air méchant pour un tueur.

Regarde, il a une bonne tête.

On dirait mon père.

Venez.

Ah, voilà.

Une photo.

Souriez.

Ouais.

Il s'est fait quand même.

Ah, pick-up, c'est bon ça.

Voilà, allez, on y va.

Alors?

T'as vu ma tronche?

Tu passes te passer?

Hé, t'es une star maintenant!

Il a pris un meurtre, lui.

Non, ne le regardez pas, les gens.

Salut!

Salut!

Bonjour, pardon, on est un petit peu à la bourre.

Pas tant que moi.

Je suis désolé pour l'autre soir, j'ai eu un empêchement.

Oui, j'ai cru comprendre.

La prochaine fois, si tu veux annuler, tu dis juste que t'es fatigué.

T'as vu?

On t'a défendu à la télé.

Oui, merci.

D'ailleurs, tu passes très bien l'écran.

Merci.

Bon, on y va?

Oui, oui.

Bonne journée.

Toi aussi.

Salut, maman.

Il n'y a personne.

Ah oui.

Il y a des profs absents ?

Non, ça doit être à cause de l'épidémie de gastro.

La cantine, elle est vraiment dégueustée.

Je suis contente que tu sois sorti de prison.

Moi aussi.

Je t'avais acheté du chocolat, mais la police l'a gardé.

C'est pas grave.

Tu regardes quoi?

J'ai perdu ma petite chatte, ma Jojo.

Si jamais tu croises un petit chat mignon tout gris avec un joli collier en perles

de couleur...

T'as une photo?

Oui, dans mon portable.

Regarde la route, je vais m'en occuper.

Il a 100 ans ce truc.

C'est le même que ma grand-mère.

Terminé, tout le monde descend.

Enfin, tout le monde.

Salut.

Salut.

Eh ben, mon Sergio, quelle histoire.

Du grand n'importe quoi.

T'as vu à la télé, je t'ai défendu.

J'y suis allé, même si ça doit me coûter mon prochain mandat.

Pas exagéré.

Et dis donc, la police, ils ont du nouveau?

C'est sur Diron Salies?

Non, non, sur la personne qui t'aurait fait cette blague.

Une blague?

Parce que t'appelles ça une blague, toi?

Un canular.

Bonjour, monsieur le maire.

Bonjour.

Bonjour, Camille.

Tu sais, dans un petit village comme le nôtre,

Ce genre d'histoire, pour les gens, c'est pas simple.

Pour moi, c'est simple, peut-être.

J'ai eu pas mal de coups de fil et sur les réseaux sociaux, certains parents

s'inquiètent.

Ils s'inquiètent pour moi?

Non, ils s'inquiètent qu'un homme qu'on a accusé d'un quadruple meurtre ramène leurs

enfants en bus sur des routes désertes.

Ça fait un peu remake d'Émile Louis.

Soliné, c'est Émile Louis.

Et qui d'autre encore?

J'ai fait mon test ADN.

Qu'est-ce qu'il en faut de plus?

Je sais que c'est de la bêtise et que dans quelques mois, on en rira.

Mais pour l'instant...

Je te vois venir, Laurent.

J'en ai besoin de ce boulot.

Avec ma retraite minable, je m'en sors pas.

Tu peux pas me virer.

Qui parle de te virer?

Voilà!

Mais tu vas être bien là!

Ah là là!

Plus d'enfants qui hurlent, des horaires tip-top.

C'est ça ta proposition?

Me mettre au cimetière?

Bah quoi?

T'aimes pas jardiner ?

Ben si, mais là...

Ben, et quoi, là?

Je viens de me battre pour toi pendant deux heures au conseil municipal.

Alors, je sais pas, un sourire?

Un merci, quand même?

Et le salaire sera le même?

Ah ben non.

Là, t'ouvres la grille le matin, tu la refermes le soir, t'arraches trop de

mauvaises herbes.

Tu ne peux pas prétendre à un salaire de ministre.

J'ignorais que j'avais un salaire de ministre.

Et puis tu partages tes heures avec Pérez.

C'est bizarre.

Il n'est pas dangereux?

Ah non, non,

Tu vas être bien ici.

C'est que parfois, je me demande si je n'é changerais pas ma place contre la tienne.

Allez, on se voit ce soir.

Ici, c'est lui, regardez.

Monsieur, monsieur.

Bouste!

Ah non, ça suffit maintenant!

Bouste!

Foutez-moi de con!

Foutez-moi de con!

Bouste!

Ça va, ça va.

Allô ?

Oui, commissaire Taillade?

Non, c'est le capitaine Vassilian à l'appareil.

Ah non, je voudrais parler au commissaire Taillade.

C'est de la part de qui?

Serge Martin, l'homme que vous avez gardé à vue pour rien du tout.

Écoutez, le commissaire Taillade est occupé.

Qu'est-ce que vous lui voulez?

Je lui veux que vous avez cassé ma porte, que vous avez foutu le bordel partout chez

moi et qu'en plus, je n'ai toujours pas récupéré ma valise.

Si j'ajoute que ma chatte Jojo a disparu et qu'à cause de ça, j'ai perdu mon boulot

et que je me retrouve dans un cimetière.

Et je ne vous parle pas du harcèlement.

Sans arrêt, je suis harcelé.

Je crois que je n'ai pas tout compris là.

Vous avez perdu votre boulot parce que votre chat a disparu.

Non, je veux récupérer ma valise et je veux qu'on répare ma porte.

Passez-moi le commissaire Taillaz.

Quittez pas.

Commissaire, c'est Martin au téléphone, il veut vous parler.

Martin?

Martin Durand de Solilès, là.

Ah oui, oh merde.

Qu'est-ce qu'il veut ?

Il dit qu'on lui aurait perdu sa valise, q u'on aurait cassé sa porte sans la réparer

et qu'il se fait harceler jusque dans le cimetière.

En vérité, c'est assez confus, j'ai pas tout compris.

Je pense soit il est bourré, soit c'est un début d'Alzheimer.

Ou les deux.

Quand je vous demande de régler un problèm e et que je vous dis que je ne veux plus

en entendre parler, qu'est-ce que vous ne comprenez pas là-dedans?

Tout?

Enfin, rien?

Alors vous allez me faire tous les aéropor ts, les dépôts, les objets trouvés, tout

ce que vous voulez.

Mais vous lui retrouvez sa valise et vous lui rapportez Fissa.

Oui, mais c'est que j'ai déjà plein de dossiers en cours, moi.

À moins que vous ne préfériez consacrer votre temps à mener une enquête sur notre

problème de fuite vers les médias.

Je m'occupe de sa valise.

Allô, Martin?

Écoutez, vous inquiétez pas, on s'occupe de tout.

Accrochez.

Ah.

C'est toi?

Oui, ça va?

Oui.

T'es venue voir ton mari ?

Mon mari?

Ah oui, mon mari, André, qui est là, qui est toujours là, fidèle au poste, il ne

bouge pas.

Même de son vivant, il bougeait très peu.

Non, non, je voulais te dire par rapport à notre dîner, tu sais, avec tout ça, j'ai

mon osso bucco qui est moi sur les bras, donc je me demandais si jamais tu...

Ce soir?

Non, ce soir, j'ai des amis de Napoléon.

Ah oui, mince.

Demain?

Oui, demain.

Tu sais, l'os au bico, en plus il est réchauffé, mais il recède.

Oui, mais en même temps, si on attend trop longtemps, il peut périmer.

Ah non, pas d'inquiétude.

Depuis le temps que je l'attends, je vais te le dévorer, ton os au bico.

Ah non, pas je vais te le...

Non, je vais le...

Je vais le manger, le déguster.

Bon, j'apporte le vin, là.

Oui.

Bon, ben, à demain.

Ben non, à ce soir, parce qu'il y a le...

Ah, là, j'ai...

Au bar, oui.

Donc, à ce soir, à demain, puis...

Et vous verra.

Voilà.

Donnez les garçons.

Excusez du retard.

J'étais sur une cochon.

C'est toi le cochon.

Mazette ?

Ça fait un peu trop habillé, non?

Ah non, non, c'est super.

T'es sûr?

Ouais.

Serge, regarde, je t'ai fait une surprise.

Salut.

Bonjour Serge.

Salut.

Tiens, regarde.

On va coller des affiches pour t'aider à la retrouver.

Merci, c'est gentil.

De rien.

Elle ose, t'as des devoirs, toi.

Salut Serge.

Salut.

Je t'offre un verre pour fêter ton retour.

Moi, quand je reviens, tu m'offres jamais un verre.

Pour revenir, il faudra déjà que tu partes.

Bon, alors?

Non, merci.

Refuser un verre gratuit, c'est pas très poli.

Bon, allez, c'est moi qui paye ma tournée pour fêter mon retour.

Ah!

Il devrait tuer sa famille plus souvent, lui.

Merci, Serge.

On y va.

Amusez-vous bien.

Où vous allez, les gars?

On va commencer l'AG.

Je dois y aller.

J'ai un problème avec ma femme.

Qu'est-ce qu'elle a, ta femme?

Ben, elle pense que c'est pas bon pour mon image que je traîne avec Serge.

Ton image?

Si tu tiens vraiment à ton image, commence déjà par arrêter de traîner avec ta

femme.

Eh ben moi, ça me fait pas rire.

Parce qu'à cause de lui, j'ai perdu des clients à la boucherie.

Quoi, depuis hier ?

Avant, c'était les véganes, aujourd'hui, c'est Serge.

C'est pas plutôt qu'elle est pourrie, ta viande?

Du haut!

Serge, il n'a jamais tué personne.

Alors que ta viande, excuse-moi...

Ah ouais?

Vas-y, répète-le.

On se calme, on se calme.

Ce qu'il a fait, on s'en fout.

C'est la réputation.

Vous préféreriez qu'il ait tué des gens que personne ne sache, c'est ça?

Ben oui.

Mon beau-frère m'a dit qu'il ne versera plus un centime à l'association tant que

Serge en fera partie.

Mais il peut se le carrer dans le cul, son pognon, ton beau-frère.

Qu'est-ce qu'on en a à foutre de ça?

Bolo, bolo, c'est la moitié du budget de la sauce.

On n'a qu'à voter.

Exactement.

Vous ne donnez pas cette peine.

Non, attends.

Arrête, Serge!

Non, non, c'est à eux de partir.

C'est gentil, mais je suis fatigué, je vais me reposer.

On va le massoir.

Serge, attends.

Pardon.

Je voudrais m'excuser.

Ça va, t'es pas Napoléon.

T'as pas assumé la connerie de tes hommes.

Juste la mienne.

Si je n'avais pas fait ce petit canular à l'aéroport de Gênes, on ne serait pas là.

L'appel anonyme à la police italienne.

C'était moi.

Quoi?

C'est comme j'ai des noms sur l'italien.

Ma grand-mère, Simona, je pensais que ça s erait amusant et je n'imaginais pas que ça

prendrait sa proportion.

C'est une blague de régiment.

C'est un peu de ta faute aussi.

Quand tu as refusé de changer les statuts, ça m'a énervé.

Je me suis senti...

Comme destitué.

Alors j'ai fait cette blagounette.

Blagounette?

Blagounette.

Depuis, je peux te dire que je suis pas bien.

J'imagine, mon pauvre.

Je serre les fesses.

Je sais pas quoi je pensais, j'aurais pu perdre ma place de maire avec cette

connerie.

Alors que moi...

Toi, c'est différent, t'es personne.

Non, non, mais c'est pas ce que je voulais dire.

T'es pas personne, mais enfin, t'es plus grand-chose, t'es retraité.

Pardon.

Pardon, pardon, Serge.

On reste amis.

L'avantage avec des amis comme toi, c'est qu'on n'a pas besoin d'ennemis.

No.

Tuk, tuk,

Livraison express?

Bonjour.

Ah, c'est...

On s'en est collé une bonne.

Ah oui.

C'est ma valise.

Vous avez retrouvé ma valise?

Oui, il suffisait de demander.

Par contre, c'est moi ou...

Il y a une grosse fête, là.

Non.

T'es cambriolé.

Ah merde.

Pourtant j'ai une très bonne porte.

Quand est-ce que vous allez venir la réparer?

Ça va suivre.

Comme ça, il n'y a plus d'urgence.

Ils ne vont pas venir vous piquer le papier peint.

C'est vous qui avez défoncé ma porte?

Alors, techniquement, non.

Mais oui, c'est moi qui dirigeais l'opération.

Après, attention, votre sérieux, c'était pas du 5 points non plus.

Et au fait, ça, je crois que c'est à vous.

La route était un peu longue et j'ai fait une mini crise d'hypoglycémie.

Mais là, ça va mieux.

Ça s'est calmé.

Le coquin.

C'est pas la vôtre.

Non, c'est pas ma valise.

Ça, c'est pas moi.

Ça, c'est plus.

Vous n'avez pas comme ça, ça arrive à tout le monde de faire des erreurs.

Une erreur!

Erreur sur mon identité, erreur sur ma porte, erreur sur ma valise, erreur

judiciaire, que j'ai une petite dérange en moi !

Bon, oui, c'est vrai qu'il y a eu un petit peu d'accumulation, mais à la base, c'est

de la mode des Italiens, c'est pas nous, hein!

Enfin, ils ont bon dos, les Italiens!

Et ta grand-mère, elle est italienne peut-être ?

Ah non, moi ma grand-mère est bretonne.

Foutez-moi le camp!

Foutez-moi le camp!

Mais ça va pas, non?

Ouh!

Ouh!

Vous oubliez votre...

Paris!

Chantez Paris!

Qu'est-ce que vous faites?

Arrêtez, Martin, c'est ridicule.

Vous allez vous blesser.

On se met pas dans des états comme ça pour une porte.

Vous allez voir ce que c'est que de pleuvoir de porte.

Lâchez cette portière, elle appartient à la République.

Aïe pour aïe, porte pour portière.

Martin, arrêtez.

Je vais être obligé de vous tasser, Martin.

On devrait peut-être intervenir, non ?

Oh, pardon.

Je suis désolé.

Allez, ça va aller, monsieur.

Docteur Rizzoli, vous êtes un spécialiste de la gestion de la colère.

Comment en arrive-t-on à un comportement pareil?

On est malheureusement là, face au schéma classique de l'homme blanc sexagénaire qui

sent l'andropause le tarauder.

Il met toute sa rage, toute sa colère contre une libido qui s'en va,

et une crise migratoire qui l'inquiète.

Souvent, les tueurs ont des métiers qui les prédisposent au passage à l'acte,

n'est-ce pas?

Des métiers comme gardien de cimetière, infirmier, ou bien encore vendangeur.

Vendangeur.

Oui, le vin, le sang de la vigne.

Et puis le sécateur, tchic, tchic, tchac.

C'est pointu.

Mon analyse?

Non, le sécateur.

Et pour décrypter tout cela, on retrouve tout de suite Christian Chabrac.

Vous êtes monteur sur une chaîne d'assemblage à Choisy-le-Roi.

Monsieur Chabrac, finalement c'est si facile que ça de dégonber une portière?

Facile, facile, vous rigolez.

Oui et non, il y a plein de facteurs qui rentrent en jeu.

Par exemple, il faut savoir déjà si le véhicule dort dehors ou en garage.

Ça c'est très important.

Savoir aussi si le propriétaire du véhicule est fumeur.

Parce que la fumée de cigarette, à la long ue, ça assèche la graisse des charnières.

Ça fout le merdier dans le mécanisme de la portière.

Patrick, le compresseur, je suis en interview là.

Ben oui.

Le plus important à savoir, c'est qu'aujourd'hui, tout est délocalisé.

C'est du Made in China, malheureusement.

Merci, merci pour ces précisions, M.

Chebrac.

À l'époque de mon père, il y avait une usine de charniers à Roser.

Là, il fallait être un gros gaillard et plutôt costaud pour pouvoir arracher une

portière, ça je vous le garantis.

Merci pour vos précisions techniques.

Tout de suite, partons dans les Alpes de Haute-Provence.

Bonne nouvelle, on a retrouvé vos affaires sur le Darknet, entre le pull jacquard de

Marc Dutroux et, vous allez apprécier l'ironie, la bétonnière de Solilès.

Vous avez été victime d'un gang spécialisé dans le vol et la revente d'objets ayant

appartenu à des criminels.

Je ne suis pas un criminel.

Maintenant, si.

Vous voyez, j'avais senti que vous finiriez en prison.

Vous êtes un grand flic.

Alors ça, c'est la brosse de Monique Olivier.

Je la garde en souvenir pour ma retraite.

Je raccroche.

Mince, mais qui va arrêter les innocents maintenant?

C'est de bonne guerre, je reconnais que dans votre affaire, tout n'a pas été

parfait.

C'est le moins qu'on puisse dire.

Mais ma carrière ne se résume pas à vous.

Vous avez dû entendre parler de l'histoire du forcené de Créteil.

J'ai sauvé 32 enfants.

On m'a donné la Légion d'honneur pour ça.

Vous l'ignoriez.

Ce taré avait ouvert cinq bonbonnes de gaz dans la cantine et il menaçait de faire

sauter tout le monde avec lui.

Et j'y suis allé.

Les copains criaient,« N'y va pas, t'es fou, ça va péter!

» Je suis rentré.

Je l'ai abattu.

Et on a pu sauver les gamins.

Très courageux.

Pas vraiment.

Je vais vous faire une confidence.

Le gaz, je ne le sentais pas.

Je ne suis pas plus courageux qu'un autre, je suis simplement plus enrhumé.

Voilà sur quoi s'est bâtie ma légende.

Une sinusite chronique.

Ça va pas fort, vous.

Faites attention à vous, Martin.

La prison, c'est moins convivial que le 36.

Vas-y.

QH2.

Ils l'ont mis avec Jean?

Sur population carcérale, on n'avait pas le choix.

Il n'a pas déjà un colloque, Jean?

Il avait.

C'est n'importe quoi.

Ils nous écoutent pas et après ils s'étonnent qu'il y ait des accidents.

Des accidents?

Quel genre d'accident?

Mais pourquoi il y a des accidents?

T'as pris combien ?

Trois mois.

Trois mois?

S'il te tient 48 heures, je te prends tes gardes jusqu'à la fin du mois, sinon c'est

toi qui prends les miennes.

T'aimes le risque comme un assureur.

Un petit conseil.

Ne résiste pas.

Ne te fie pas aux apparences.

Bon, on vous laisse faire connaissance.

Moi, c'est Serge.

Jean, t'es là-haut.

Jugé en comparution immédiate, Serge Marti n, l'homme qui, armé d'une portière de

voiture, a agressé un policier, vient d'éc oper d'un an de prison, dont trois mois

ferme.

Quelques personnes ont bien tenté de le disculper.

Heureusement, la vérité a pu être établie grâce à des passants qui ont eu le courage

de filmer la scène.

Il avait défoncé ma porte.

Sans transition, c'est le retour de la gariguette sur nos marchés.

Une fraise sucrée.

Tu dors pas ?

Ah non.

Je réfléchissais.

Et toi, tu dors pas?

Je te surveille.

Les premières nuits, souvent, on a des idées sombres.

J'ai pas envie de me réveiller avec un macchabée.

C'est gentil, mais...

Ça va aller, ça va aller.

Je crois que ça va aller.

Tu vas t'y faire, dors.

Demain, t'auras besoin d'être en forme.

Ah bon, pourquoi?

Premier jour, souvent, c'est...

Essayez de dormir.

À partir de là, il y a des codes, une marche à suivre.

Tu l'ouvres que si je te le dis.

Ça a été vraiment bravo.

Bravo pour ce que tu as fait.

Merci, c'est gentil, mais on n'applaudit pas les gens parce qu'ils ont frappé un

policier.

Ben ici, si.

Ici, si.

Ça va pas, tu vas nous foutre dans la merde.

Tu la fermes.

Respect, frère.

Respect.

Si t'as besoin.

Il a l'air sympathique, lui.

Boris, gros problème de bipolarité.

Adorable tant qu'il prend son traitement, sinon ça devient une bête sauvage.

Lui, là-bas, c'est un radicalisé.

Tu lui parles pas, sinon t'es mort.

C'est dangereux?

Il est chiant, surtout.

Il essaie de convertir tout le monde.

Lequel?

Le barbu en bleu?

Ah non, lui, c'est Raled.

Il est là pour trafic d'influence.

Le radicalisé, c'est le blond qui est derrière.

Christophe.

Enfin, il veut qu'on l'appelle Tariq Abdou.

La semaine dernière, il s'est battu contre un type qui mangeait des knacky balls

devant lui.

Régulièrement, il essaie de se circoncire tout seul.

Ça finit à l'infirmerie.

Bonjour.

Enchanté, Khaled.

Enchanté.

Vous êtes bienvenu.

Il te teste.

Qu'est-ce que je dois faire?

Rien.

Et tu dis rien.

Viens, on va s'asseoir.

Tu les regardes pas, tu baisses les yeux.

Tu m'as bousculé, là.

Oh, papy, je te parle.

Ah, tu réponds pas.

Eh bien, ce sera deux cartouches de cigarettes, tu as entendu ?

Écoute-moi bien.

Joue encore une fois au croc avec moi et ce sera la dernière.

T'as compris?

Qu'est-ce que tu fous?

Pourquoi tu réponds pas?

Tu veux mourir?

Mais n'y réponds pas!

Si on te pose une question, tu réponds, c'est pas compliqué.

Tu parles pas que si on te parle pas, sauf si on te parle pour te dire de pas

parler, c'est la base.

Mais mets ici, si le boss te pose une question, tu réponds.

T'as de beaux restes.

Elles sont dures, ces trapèzes.

Comme mes mollets.

Regarde.

Ça fait du sport, toi.

C'est une question.

Oui, oui,

Oui, oui,

Allez, allez.

7, c'est bien ça.

Allez, allez.

8, 8.

Vas-y, vas-y,

Ouais, voilà.

Ça, c'est mon champion.

En six lettres, à voile ou à rameur.

Voilà, on ramène.

Si on essaie, galère.

Oui, c'est ça.

Allez, les antélos, plus que trois séries, on y va.

Marfin, visite.

On n'a pas fini l'entraînement.

Parce qu'il a du potentiel, il est frais.

T'es quel signe?

Toro.

Je savais.

Toi, t'es Capricorne?

Non.

T'es Sagittaire?

Non.

T'es Cassine?

Gémeaux.

J'en étais sûr.

Et toi, t'es quoi?

Je suis poisson.

Ah, toi, t'es pas poisson.

Ben si, je suis poisson.

Lui, c'est un cancer.

Et toi, t'es quoi?

Bon, allez, Martin.

Non, on peut pas faire ça.

Écoute, même si c'est dur, tu dois tenir.

Après tout le mal que tu t'es donné pour arrêter.

Ben ouais, la cigarette, ça tue.

C'est pour un caïd.

Si je lui donne pas, il va me tuer.

Et plus rapidement qu'une cigarette.

Mais c'est du racket.

Faut que t'en parles aux gardiens, ils vont me protéger.

Bon, deux cartouches et c'est réglé.

Bon, alors sinon...

Des douches?

Oui, deux fois par semaine.

Bon, écoutez.

Pour une fois, ton physique doit jouer en ta faveur.

Merci les gars d'être venus.

C'était chaudronnier.

37 ans dans la même boîte.

Et puis j'ai eu du retard avec ma retraite, un problème de paperasse.

Ah, j'en pouvais plus.

J'ai pété les plombs un matin.

J'ai pris le pistolet à eau de mon petit-fils.

C'est bien imité maintenant.

Oui.

Et me voilà parti braquer l'agence postale au bout de ma rue.

J'aime bien l'idée qu'on apprenne à se con naître un peu mieux, mais ça t'ennuierait

si on en discutait plus tard, parce que quand tu me parles, ça me bloque.

Bien sûr, oui.

Tu sais de combien t'es le butin?

120 euros.

Bon, je ferai ça plus tard.

Cette nuit ou dans trois mois ?

Quatre ans pour 120 euros.

Une arme en plastique, pour un juge, ça reste une arme.

Enfin bon, je suis pas si mal ici.

Ça m'a permis d'arrêter la picole et puis j'ai plus Monique sur le dos.

Évidemment, tu lui manques.

Ah non, mais ça n'a rien à voir.

Les mauvais garçons, ça attire les tarés.

En deux ans, j'ai eu sept demandes en mariage, des lettres, des poèmes, des

sous-vêtements.

Mais toi aussi, avec ton histoire de porti ère et de flic, tu ne vas pas tarder à

avoir du succès.

Peut-être pour autant qu'un serial killer, mais pas loin.

Même quand il venait à la boulangerie, il commandait sa baguette blanche.

À cuite.

Napoléon, on reparle de toi.

Il a jamais acheté de bûche, hein.

Rien que d'or.

Il est vraiment étrange comme un bonhomme.

Quand ils ont un sujet pour faire de l'audience, lâche pas l'affaire.

C'est pas vrai.

Tu vas me faire jeter jusqu'ici.

J'en peux plus.

Tiens!

Baf le boulanger.

Paoli.

Baf Weeduse.

Martin.

Quoi?

Visite.

Dis donc, tu t'embêtes pas, toi.

C'est une jeunette.

Je lui mettrais bien une cartouche, mais pas de cigarette.

C'est pas ta gamine ou moi ?

Bonjour.

Bonjour.

Je voulais vous remercier.

Pourquoi?

Pour Jojo.

Ah.

Ça va sinon?

C'est pas trop dur pour vous ici?

Et vous, vous avez retrouvé du travail ?

Oui.

Léa m'a rappelé.

En un mois, elle avait déjà épuisé trois stagiaires.

Mais c'est provisoire.

C'est vraiment le temps de trouver mieux.

Ça devrait pas être difficile.

En attendant, si vous pouvez demander à vos copains de la télé de me lâcher la

grappe, parce que...

J'essaye, j'essaye, mais c'est pas s'il semble.

Ah, c'est pas...

Faut pas lâcher.

Je suis sûr que vous êtes une bonne journaliste.

Peut-être.

Mais je me sens pas à ma place dans ce système.

Il faut changer le système.

Oui, mais c'est pas si simple.

Pour faire exploser ma vie, vous avez réussi.

Ça vous amuserait de mettre un grand coup de pied dans la fourmilière?

C'est une question?

Une proposition.

Pas de contact.

Qu'est-ce que tu lui as dit qu'il aimait dans cet état?

T'aimerais bien pouvoir le répéter à ta femme.

Et pourquoi elle te tripotait ?

Elle t'a fait passer un truc illégal?

Martin, j'ai une prime de pénibilité, mais m'oblige pas à fouiller dans ton slip.

Je t'évite cette peine.

Tu peux faire quelque chose pour moi?

Rien d'illégal.

Serge Martin, l'homme qui a été arrêté par erreur pour le meurtre de sa famille et

son fils.

J'ouvre.

Je peux pas le voir.

Viens.

Mauvais scotch.

Tu distribues bien, tu écartes le jeu, ça c'est formidable.

Toi, tu es toujours hors-jeu.

Toi, tu gardes tout le temps le ballon.

C'est pas ce qu'on est.

Boris!

Écoute, quand même.

Croyez.

Merci.

Pas de contact.

Hey.

Il a l'air bon, le sobouko de ta femme.

C'est pas ma femme, c'est...

En tout cas, il est bon.

Tu pourras remercier ta femme.

Je crois pas que c'est une connerie.

Je crois pas, je suis sûr de son étude.

Qu'est-ce que j'ai à perdre?

Si on peut plus s'amuser un peu.

Tiens, reviens là, reviens là, reviens là!

Boris, ça va pas, tu viens de tirer contre ton con.

T'es complètement con.

C'est à moi que tu parles comme ça?

Non, mais on est dans la même équipe.

Ça, c'est nos buts.

La but adverse.

Il a raison, Serge.

C'est pas ici qu'il faut tirer, c'est là-bas qu'il faut marquer.

Allez, viens.

Allez, viens.

Allez, Boris, je te laisse faire.

Viens, c'est là-bas qu'il faut tirer.

Pas cool.

C'est bon, donnez la balle à Maurice, vas-y, tire-la, Marie.

Voilà!

Il suit toujours son traitement, Boris?

Il vient d'en changer.

Il fait partie d'un groupe test pour un médoc expérimental.

Il devrait peut-être revenir au traitement classique, non?

Si j'avais fait médecine, je ne serais pas avec toi dans cette cour comme un gland.

Les pieds, les pieds.

D'ailleurs, UVF.

Hein?

UVF.

Est-ce que quelqu'un va s'amuser?

C'est quoi l'UVF?

Vas-y.

Il m'a pas répondu, c'est quoi un UVF?

Une été de vie familiale.

J'ai pas de famille.

Maintenant, t'en as une.

T'as deux heures.

Je suis désolé, c'est sans doute une blague des matons.

Jean-Marc!

Non, non, c'est pas une blague.

Non, non, c'est moi qui ai demandé.

Tiens.

À la tienne.

À la nôtre?

Mais bon.

On a tout le temps, on a deux heures.

Ça me fait bizarre de me retrouver tout seul dans une chambre avec toi.

J'ai souvent imaginé notre première fois, mais c'était jamais en prison.

Comme ça, tu pourras pas m'échapper.

J'ai l'impression qu'on a encore 17 ans tous les deux.

Non?

17 ans, oui.

Sauf quand je me baisse pour ramasser un truc.

Comment on a fait pour se rater comme ça, nous?

C'est dingue.

Parce que là, c'était au bal du 14 juillet.

Je m'étais dit, ça y est, je lui dis.

Alors pour me donner du courage, j'ai bu.

J'ai un peu bu, un peu trop bu.

La semaine d'après, je suis parti pour l'armée.

Puis toi...

Avec un...

J'ai fini mes cartouches de clopes.

J'ai très envie de fumer.

Papy, t'as entendu?

J'ai envie d'une tige, d'une clope, une blonde.

Moi aussi, j'adore fumer après l'amour.

Arrête de mettre ces images dégueulasses dans la tête.

Tu vois, ma mère, je commence à comprendre pourquoi tout le monde t'appelle ma mère.

Quoi?

Tu répètes, là?

T'as très bien entendu.

T'es qu'une merde, ma mère.

La seule raison d'exister, c'est de terroriser les vieux sans défense.

Eh ben moi, j'en ai marre de m'écraser.

Toute ma vie, j'ai eu peur.

Toute ma vie, je me suis excusé.

Toute ma vie, j'ai fait tout bien comme il fallait.

Et ben voilà où j'en suis.

Alors je vais te dire un truc, Mehmet.

Va te faire foutre.

Tu me fais pas peur.

Tu sais à qui tu parles, là?

T'es un vrai malade, toi.

Non, je suis un grognard.

Un gros coup.

Savez-vous que certains migrants qui arrivent de Libye sont cannibales ?

Je l'ignorais.

Ah ben oui, comme beaucoup.

On nous le cache.

Autre chose, certains migrants utilisent des jet-skis.

Des jet-skis?

Non, on n'est plus sur des grosses embarcations, des jet-skis.

Des engins dérobés sur les plages des hôtels luxueux du Maghreb.

Ils viennent deux par deux, pour être plus discrets.

Mais de plus deux, ça fait vite quatre.

Passionnant, on vous écouterait pendant des heures.

Merci beaucoup Eric Amour, on se retrouve après ça.

Ça va, je te dérange pas trop?

Tu peux passer tes coups de fil perso pendant le direct?

J'espère que t'es contente.

C'est Serge Martin.

Ça arrive quand?

À l'instant.

C'est bon ça.

Francis, regarde, il faut changer le conducteur.

Ils ont buté Serge Martin.

Oh la vache.

Ludo, tu ré-ouvres dessus.

Non, on peut pas faire ça.

Ses proches sont même pas au courant.

Mais qu'ils l'apprennent par nous, par le net, c'est pareil.

Passe-moi le téléphone.

Passe-moi le téléphone, s'il te plaît.

On connaît la source?

Son compagnon cellule, je crois.

Bon, attendez, on va vérifier.

Tu appelles la prison tout de suite.

Non, non, mais on n'a pas le temps, là.

Dans cinq minutes, tout le monde va être au courant.

On a l'avantage, on doit être les premiers.

C'est pas cinq minutes, hein.

Antenne dans trente secondes.

Et la déontologie?

Pas de gros mots ici.

Alors?

Ok.

T'as le feu vert.

Babibi, bobu, babibi, bobu, c'est de l'inf o, c'est chaud, c'est de l'info, c'est

chaud.

Merci de nous retrouver.

Priorité au direct.

Nous venons de recevoir des images insoute nables de prison que nous nous devons de

diffuser.

Souvenez-vous, Serge Martin, ce pauvre sexagénaire emprisonné pour une banale

altercation avec un représentant des force s de l'ordre, vient d'être poignardé par

un co-détenu.

J'étais sûr que ça allait être très plaisant.

J'ai fait des folies.

J'espère que je vous manquerai un peu.

Notre monde hyper connecté et violent en a décidé autrement.

Si la police n'a pas porté le coup fatal, on peut légitimement penser qu'elle a sa

part de responsabilité dans cet homicide.

Je rappelle d'ailleurs que selon un sondag e, un Français sur deux ne se dévie pas

d'un mauvais oeil.

C'est quoi ce bordel?

Le retour au bagne pour les prisonniers.

C'est quoi ce téléphone ?

Arrête de filmer!

Cette nuit, je me suis levé pour pisser, il ronflait tranquille.

Il a même pété, ça m'a fait sourire.

Puis ce matin, il pètera plus!

Qu'est-ce que c'est que ça?

Arrête de filmer!

Regardez, il y a autre chose sur les réseaux sociaux.

Qu'est-ce que c'est que ça?

Là, j'allais prendre ma douche comme toutes les semaines, et puis il était là.

C'est quoi ces conneries ?

Rassurez-vous, j'ai eu la prison, Serge Martin va bien.

Mais qu'est-ce que c'est?

Au-delà de la surpopulation carcérale...

Léa, c'est un fake.

Le type n'est pas mort du tout.

Quoi?

Essaye de rebondir.

Meubles.

On doit vérifier une toute petite info.

Pardonnez-moi.

Comment?

C'est qui?

D'où?

J'ai pas...

Comble, essaye de meubler.

C'est un fake.

Hein?

Au-delà de la surpopulation carcérale, se pose la question de la réinsertion des

prisonniers, des quoi?

Le type n'est pas mort, je te dis.

Il semblerait qu'on a une...

Petite...

On s'est fait niquer.

Bonne, mauvaise nouvelle.

On passe vraiment pour des cons!

Allez, coupe-moi ça!

On voit la pub!

Je comprends pas ce que vous me dites, en fait, c'est...

C'est quoi ces conneries là-haut?

Je vois pas de quoi tu parles.

Putain, c'est un cauchemar.

Alors, mais ça, c'est une mort qui a de la gueule.

Autant il a raté sa vie, mais sa mort, bravo.

Il y a du panache.

Moi, je dis, monsieur, sers.

Qu'est-ce que j'ai fait?

Qu'est-ce que j'ai fait?

Tout est de ma faute.

Mais on va te faire un bel enterrement, mon Sergio.

Et la place, là, elle s'appellera la place Serge Martin.

On devrait lui dire maintenant, non?

C'est la fin de cette émission, mais avant de se quitter, voici un petit sujet.

Mais non, mais c'était une blague.

Regarde.

La réinsertion par la Zumba, il fallait y penser.

Ces images filmées par nos équipes en prison sont donc la preuve de cette

surprenante initiative de Serge Martin.

Souvenez-vous, ce paisible retraité.

Il est maintenant reconverti en professeur de Zumba.

On a la ponte de fin wahine, avec la sonde à l'YNT.

Prêt à annoncer que les serrées, propre les miens, ça va chauffer.

Gardez les chalets, la paix et on dansait.

Quiero ver toda la gente bailar, quiero ver toda la gente gozar.

No puedes sentir tu bala sumar.

Soyez prêts pour la Zumba, ici c'est la Zumba, nouvelle danse c'est la Zumba, ce

soir c'est la Zumba.

Tout le monde danse là.

Cuando la punta está guayme, a ver que son calientes, pero a no ser que les se vea,

o a por el miel se la sofré.

Calle Chalea, café yo no sé, calle Chalea, café yo vivo.

Quiero ver toda la gente bailar, quiero ver toda la gente gozar, no puede resistir

tu mala suma.

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