Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
English
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
Un à zéro ! Bon ! Un à un ! Lambert ! Attends-moi, Arthur
! Je cours plus vite que toi ! Vas-y, essaye de me rattraper ! T'inquiète, je
vais te dépasser ! Bon ! Bon !
Tu paries quoi que j'arrive à monter tout en haut ? Ben vas-y, fais-le.
Hé, on a de la visite.
Oh ? Où tu vas comme ça ? Je traverse les voies, je fais ça tout le temps.
Avec ta patte folle ? Hé, fais pas ça ! Ferme-la, Minus. Va-t'en, retourne dans
ton village, Tokar.
C'est un faux.
Cours, Lambert ! Pour qui tu te prends, espèce de morbeau ?
Je sais pas à quel an passe le train, mais on va t'attacher au rail, tu vas
voir.
On va vous avoir, les mecs !
Vous allez voir ce que vous allez prendre !
Ils
sont là ! Tiens, dépêche !
Je crois qu'il s'en va.
Arthur ?
Arthur ? Tu m'entends ? Ouais, je suis là.
Arthur ?
Hé,
ça va ? Ouais.
Regarde ça. C'est quoi ? Il y a quelqu'un qui est venu dormir ici ? Oh,
qu'est-ce que c'est ? C'est rien.
Des rats.
Viens, on s'en va.
T'as trouvé quoi ? Une BD.
Je crois que c'est écrit en anglais.
Andrew.
Hé, Arthur.
Ils sont partis, les gars. On peut rentrer chez nous.
Viens.
C'est bon, ils sont plus là.
Viens.
Cette grotte surtout faut en parler à personne.
Mais on va essayer de savoir qui a laissé toutes ces affaires.
Le premier arrivé au village ! T'es parti avant de te tricher !
La prochaine
fois que je les croise, je leur mets la pâtée. Ouais, moi aussi.
Regarde celui-là, la tête qu'il a ! On dirait Dracula ! Salut ! Salut ! Votre
femme, on est confisqué ! T'inquiète pas, ça va aller.
Je peux vous parler.
Papa ! Papa ! Tu sais ce qu'on a ? Entrez à la maison et j'arrive dans cinq
minutes. D'accord.
Vous savez pourtant, vous n'avez pas le droit de garder ces cochons.
C'est Arthur, mon fils. Ça ne regarde pas toutes ces histoires. Bien sûr que
non.
Désolé, mais c'est le règlement.
Salut.
Pousse-toi. Hé, j'étais là le premier ! Dégage ! Dégage, je te dis ! Maman ! J
'ai fini ! Je suis assise.
Ouh, j'ai fini ! Tu peux y aller, Léo ? C'est le tour d'Arthur. Non, c'est pas
vrai ! Si, c'est à toi d'y aller. Vous arrêtez de discuter, Arthur, vas-y. J'ai
fini, j'ai fini ! Ah, te
voilà, mon petit chéri. Tu viens me chercher ? Mais qu'est-ce que tu as fait
à tes cheveux ?
On va aller à la fête foraine, on va tirer sur des cibles.
Viens, Tata.
Encore ça ? T'es retournée dans la grotte ? Ils ont pris tous les cochons
de la ferme Whitman.
Je t'interdis de retourner là-bas, tu entends ? Tu risques de te perdre. Je
connais tous les tunnels qui sont à l'intérieur.
Papa, y a quelqu'un qui a couché dans la grotte.
T'y retournes plus, c'est interdit.
Un point, c'est tout.
Oui, tu n'y retournes plus, c'est bien compris.
On n'en parle plus.
Notre Père qui es aux cieux,
Que votre nom soit sanctifié, que votre règne vienne, que votre volonté soit
faite sur terre comme au ciel.
Donnez-nous aujourd'hui notre pain de ce jour.
Pardonnez-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont
offensés. Ne nous laissez pas succomber à la tentation, mais délivrez-nous du
mal. Amen.
Plus vite, ma tante, allez-y, dépêchez-vous ! Blackie, où es-tu,
Blackie ? Blackie est déjà dehors.
Me lâche pas, on y va.
Hourra, les alliés viennent nous libérer ! Mais non, ma tante, ils vont bombarder
l'Allemagne ! Gourry, qu'est-ce que vous fabriquez ? Allez vite aux appuis ! On
va tous vous écraser ! Qu'est-ce que vous, ma tante ? Taisez-vous !
Arthure, dépêche ! Vite ! Dépêchez-vous ! C'est par ici ! Par ici !
Venez vous mettre à la vraie ! Venez vite à l'intérieur ! Vous allez pouvoir
vous sécher ! Allez vite à l'intérieur ! Arthure ! Venez à l'intérieur ! Il fait
chaud ! Allez, vite ! Dépêchez-vous ! Il y a des couvertures à l'intérieur !
Allez-y ! C'est là, tout droit ! Quel temps, mon Dieu ! Dépêchez-vous ! Tout
le monde est là ! Et Roland, où est-il ? Alors, t'as découvert qui est venu dans
la grotte ? Chut !
Batza !
C'est le feu d'artifice ! Il tire de la fête foraine. Vous aussi, vous venez le
voir. Qu'est-ce qu'elle raconte ? Elle est folle, ta tante.
Ce serait bien si vous passiez à la maison boire un verre. Vous vous
souvenez qu'on a une bonne bouteille de schnapps ? La semaine prochaine ? À
bientôt, alors.
Eh, bonne fin de nuit. Merci pour votre accueil. Eh, viens Arthur.
Vous avez vu l'uniforme ridicule de Roland ? Il a le droit de s'habiller
comme il veut.
C'est l'uniforme des jeunes miliciens. Parce que figure-toi que son père, il
fricote avec les chleus. Papa aussi travaille avec eux. Votre père est
inspecteur agricole, il est obligé de passer par eux. Bon allez, au lit tous
les deux.
Montez. Connard.
Papa,
c'est possible que... Assez discuté, va te coucher maintenant.
pour prendre l'apéritif.
Ils vont trouver ça étrange qu'on aille plus chez eux tout d'un coup.
Et ça pourrait nous attirer des ennuis.
Tu as certainement raison, mais je ne peux plus supporter de fréquenter ce sac
au labo. Oui, mais on ne peut pas courir le moindre risque.
Travaille bien et sois sage, surtout. Tu sais que c'est important, l'école.
Oui, papa.
Salut ! Bonne journée, les garçons ! À ce soir, papa ! À ce soir !
Mon père veut que je rejoigne les jeunes miliciens comme Roland.
Et tu vas le faire ? Ils font quoi juste pendant leur réunion ? Ils chantent des
chansons, ils défilent.
Regarde.
On marche au pas de loi comme des automates. C'est ce qu'on nous apprend
au réunion.
Roland marche comme ça.
Les deux vieilles, ils nous regardent.
Bravo ! Tu te débrouilles bien, Andy.
Vas-y, à toi de jouer.
Arthur !
Mort à tous les bâches de merde ! Arthur, à ma curse ! Arrête
immédiatement ces bêtises ! Je ne veux plus t'entendre dire le mot « bâche »,
compris ? Tu seras puni après les cours.
En classe ! Hop ! Les autres, vous rentrez aussi.
Arthur, combien font 360 moins 42 ? Tu avais encore la tête ailleurs, sans
doute ? Euh… 300…
Va t'asseoir à côté de Léonie.
318.
Oui. Mais c'est trop tard.
Mais... Pardon ?
Comment tu t'appelles ? Lambert.
C'est original comme prénom, je l'entends pas souvent.
C'est très joli en tout cas. C'est gentil, c'est le prénom de mon grand
-père.
Quoi ? Où est-ce que tu as eu ça ? Je parie que
c'est toi qui l'a piqué dans ma chambre. Et toi, où l'as-tu trouvé ?
Dans la grotte.
Je t'ai interdit d'y aller. Combien de fois faudra-t-il que je te le dise ? Tu
sais que c'est dangereux d'y aller tout seul ? Mais j'étais pas seule, j'étais
avec Lambert.
Y'a encore plein d'affaires là-bas.
Papa, y'a quelqu'un qui a couché dans la grotte. Je t'ai interdit d'y retourner.
Mais pourquoi ? Écoute ce que dit ton père et monte dans ta chambre.
Tu viens avec moi à la grotte ? Mais on n'a plus le droit, on s'en balance.
Hé Lambert ! Qu'est-ce que tu fais ? Je vais... Il va venir avec moi.
On va faire un tour à la grotte.
Une grotte ? Je savais pas qu'il y avait des grottes dans la région.
Est-ce que je peux venir ? C'est extrêmement loin.
Ça fait rien ? C'est à 6 heures de marche d'ici. J'ai déjà marché plus
loin.
Hé ! Tu pourrais dire oui ?
Qu'est-ce que ça fait qu'elle vienne ? Je parie qu'elle va nous enquiquiner.
Elle a l'air gentille. C'est un endroit qui n'appartient qu'à nous. Allez, dis
oui, fais-moi plaisir.
Poussez-vous ! Je vais tirer sur le train.
Tire sur la petite fenêtre. Ouais.
Bravo. Et t'as mis ça, hein ? Je suis fort.
Venez, on continue.
Marie ? On y va ? Ouais.
On va pas coucher là.
Suivez-moi.
Il faut grimper.
Il y a des kilomètres de tunnels à l'intérieur.
En fait, c'est une espèce de labyrinthe. Et si tu te perds, tu ne retrouveras
jamais la sortie.
Waouh ! Ce sont des roches sédimentaires. Dans ces carrières, il y
a des tas de squelettes d'animaux. Des bestioles mortes il y a des millions d
'années. Alors, tu viens ? Je croyais que tu voulais visiter notre grotte.
T'éloignes pas de nous, surtout.
Je suis pas sûre, mais je crois que c'est par là.
Surtout reste bien derrière Arthur.
Sinon, tu risques de te perdre.
Et ensuite, ton corps pourrira.
Et après, les petits vers te mangeront.
Et il ne restera que tes os.
Oh non ! Qu'est-ce qu'il y a ? Arthur ? Qu'est-ce qui t'arrive, Arthur ?
Rallume ta bougie. Vas-y, Arthur.
J'ai plus d'allumettes.
Comment ça ? Mais qu'est-ce qu'on va devenir si on a plus de lumière ? T'as
pas d'allumettes, toi ? Non.
On va se donner la main et on va faire une chaîne.
Faut pas qu'on se lâche, surtout.
Elle est où ta main ? Ici.
Arthur ? Où t'es ?
Arthur
? Je suis là.
Arthur ? Ça va, t'inquiète pas.
T'en es sûr ? Oui.
Venez !
Ça nous a sauvé la vie, Arthur.
Tu parles ? Sans toi, les asticots auraient dévoré nos squelettes.
Si je veux participer aux prochains Jeux Olympiques, il faut que je m'entraîne
encore. Les Jeux Olympiques ? Ouais.
Tu voudras venir ? Il faudra que tu gagnes l'or.
Faut pas le dire à mon père qu'on est allés dans la grotte, il serait pas
content.
Qu'est-ce qu'il y a ?
Des
résistants
? Tonton, je te l'avais dit.
Quoi ? Tu parles allemand alors ?
Non.
Un peu.
Mais t'as compris tout ce qu'il a dit ? Ma grand-mère était allemande.
T'as une grand-mère allemande ? Ouais.
Qu'est-ce que ça fait ? Ta grand-mère, c'est une boche.
Elle est morte, je te signale.
Et je te ferai dire qu'elle était très gentille, ma grand-mère.
Tous les Allemandes sont pas des brutes, tu sais.
Ça, c'est ce que mon père n'arrête pas de dire.
Je vous parie que je touche la cheminée.
Laquelle ? Celle-là.
Les Allemands viennent d'emmener le prêtre dans la paroisse ! Viens avec
moi.
Je vais aller voir le maire, rassure-toi. Il s'agit forcément d'un
malentendu.
Et toi, tu t'appelles comment ?
Marie, madame.
J'habite chez mon oncle, monsieur Holterman. Elle vient d'Ijouiden, dans
le nord.
Je savais pas que les Holterman avaient de la famille dans le nord.
Blacky, viens ici.
Viens ici, minou, minou. Où tu te caches, vilain ? Où est-il passé, ce
chat ? Viens voir maman.
Viens, viens.
Blacky, tu te caches ? Tu as peur des méchants allemands ? C'est vrai que ce
sont de très vilains garçons. Il est sûrement retourné chez toi. On va le
chercher. Ah ça non ! Ah ça oui ! Il n'est pas question que vous alliez dans
la maison de Tante Anna.
Il y a les Allemands qui emmènent Alphonse et ses parents ! Va te coucher,
mon chéri ! Dépêche-toi ! Ne t'inquiète pas, tout va bien. Il faut qu'on aille
les aider, on ne peut pas les laisser comme ça ! Je ne suis pas idiot, qu'est
-ce que tu veux qu'on fasse ? Et c'était qui le monsieur avec le chapeau ? Ne
fais pas ça, Arthur, et retombe te coucher ! C'est quelqu'un qui appartient
à la Résistance ! Va te coucher, mon chéri.
T'es au courant qu'Alphonse a été arrêté avec ses parents ? Ouais, je sais. Il
cachait un juif et ils ont été dénoncés.
C'est dégoûtant de faire des trucs pareils.
C'est de leur faute tout ça.
Ils avaient qu'à pas désobéir et puis voilà.
Vous venez ? T'en fais une tête. Qu'est-ce qui t'arrive ? C'est ton père
le nazi qui devrait être content de ce qui se passe.
Dis pas des choses comme ça ! Laisse tomber.
Faut pas te laisser faire.
Salut Lambert.
Salut.
Elle est amoureuse. N'importe quoi.
Arrête avec les branches.
Elles sont bien ces branches. Ouais, posez-les devant.
Tu m'aides, Marie ?
Et on pose le toit.
Ça va ? On va à la rivière ?
Si tu veux pas te mouiller les pieds, t'as qu'à monter sur mon dos. D'accord.
Est-ce que tu sais pourquoi la petite grenouille est sur le dos de la grosse ?
Non. Elles font l'amour.
Ça peut durer des heures.
C'est la maison de ma tante ! Attendez-moi ici.
Mais qu'est-ce que tu fais ? C'est dangereux, reviens !
Coucou, Blacky.
Viens avec moi.
C'est un chat qui est à ma tante.
Elle le cherche partout.
Elle est venue vivre chez nous.
Regardez ! C'est mon grand-oncle.
Le frère de mon grand-père.
Il est mort.
Ce dessin, c'est moi qui l'ai fait. Je m'appelle Arthur.
Qu'est-ce que t'as là ?
C'est moi qui l'ai fabriqué.
Tu sais en faire des choses.
C'est pour toi. Je te le donne.
Pas de cachet.
Tu l'as piqué aux soldats ? Ils ont bien piqué la maison de ma tante. T'as pas
peur, dis donc.
Merci.
Non, ça va.
On y va.
Salut.
À demain.
À demain.
Tu as pris les pommes ? Oui, je les ai.
Où sont les armes ? Les armes ? Prends une serviette pour le mettre dedans.
J'en mets plusieurs.
Et surtout, soyez prudent. Bien sûr, comme toujours.
Et le livre ?
On
revient dans une heure.
Arthur, tu fais quoi cet après-midi ? Rien.
Et toi ? Si tu veux, on peut se voir.
Chez moi ? D'accord.
Il faut que tu révises ton cours à la maison et ça ira mieux, compris ? Tu
salueras ton père de ma part.
C'est immense ici.
Elle est où ta chambre ? Là où les volets sont ouverts.
Et je vais te montrer quelque chose.
Ouais.
Viens.
Tu me donnes un coup de main ? Y a quoi sous le foin ? C'est un secret, tu vas
voir.
Qu'est-ce que c'est ? Mon secret à moi.
C'est Bella.
Je croyais que les Allemands avaient pris tous les cochons.
Mon oncle a décidé de la cacher.
Elle est vraiment adorable.
C'est un cochon résistant. J'ai de la chance de la voir.
Surtout, tu n'en parles à personne.
Qu'est-ce qu'il y a ? J'ai... J'ai un
secret, moi aussi.
C'est quoi ton secret ? Je te promets que j'en parlerai à personne.
Mon père, ma mère, et Léo aussi.
Ils sont dans la résistance, enfin je pense.
Et ils savent que t'es au courant ? Non.
Ils font plein de choses en secret.
Je comprends pas pourquoi ils me parlent pas de leurs activités.
Ils sont bêtes.
T'as de la chance, toi, tu les vois tous les jours.
Tes parents te manquent ? T'inquiète pas, ta maman va
aller mieux.
Et tu rentreras chez toi.
Tu viens ? Qu
'est-ce que t'as ? Ma mère.
Elle est pas malade.
Et mon père n'est pas en voyage d'affaires.
Alors pourquoi t'habites chez ton oncle ?
C'est ça mon vrai secret.
Mais tu ne dois en parler à personne, tu me le promets.
Tu entends à personne.
J'ai fini deuxième à la course.
Et la prochaine fois, je gagnerai.
On devait coudre ça sur nos affaires, pour que tout le monde sache qu'on était
juifs.
Ce sont mes parents.
Je m'appelle pas Marie.
Je m'appelle Tamara.
Tamara Katz.
Tamara ? Je n'habite pas à Hegemüden, mais à Amsterdam.
Là, on est devant notre maison.
Marie ? Tu es là, ma chérie ? Oui, oui, j'arrive.
Il ne sait pas que j'ai caché cette boîte.
Surtout, il faut que t'en parles à personne. Bien sûr que non. Et même pas
à Lombert.
On
peut jouer
? Ouais.
Attention. Je crois que t'as pas encore ton permis.
Hé, tu peux baisser les barrières ? Ouais.
Et changer les aiguillages ? Ouais.
Tiens, regarde.
Arrête-le.
Je peux la mettre là ? Oui, bien sûr.
Vas-y, redémarre le train, Lambert.
C'est un S350, un train de fabrication allemande. C'est de la grande qualité.
Papa ? Oui ?
Les jeunes miliciens m'ont donné une promotion.
Ah, mon fils, c'est formidable ! Mes félicitations ! Merci, papa.
Prends exemple sur ton grand frère, Lambert.
Viens, on va annoncer la bonne nouvelle à ta mère.
Tu viens, papa ? Oui,
ça va.
Viens, je te remercie.
Et maintenant, on boit un verre. Vous êtes tous invités dans mon jardin.
Papa, pourquoi Monsieur Neisken s'est devenu le maire du village maintenant ?
Parce que le père de ton copain aime beaucoup les cheveux.
Léo. Quoi ? C'est vrai, non ? Tu viens, Arthur ? Il va y avoir des gâteaux.
Je peux y aller ? Ça va être l'heure de dîner.
Je ne peux pas l'empêcher d'aller chez son copain. Bien sûr que tu peux tuer
son père. C'est son meilleur ami.
Et en plus, ça ferait un peu louche, non ? Bien sûr que non. Tout le monde
comprendra qu'on ne veuille pas qu'il aille chez un collabo. Je sais rien, il
faut surtout être très prudent.
Oui, et bien justement.
On a eu des gâteaux, je vous en ai rapporté. Ils sont délicieux.
Qu'est-ce qu'il y a ? Tu as été très vilain.
Alors tu n'auras plus le droit d'aller jouer chez ton ami.
Qu'est-ce qu'elle raconte, Arthur ?
Maintenant que le père de Lambert est... Oh, c'est à cause de lui ! Arthur... Son
père est copain avec l'échelon, ça n'empêche que Lambert est mon meilleur
ami ! Et il le restera toujours ! Toujours ! Quoi que son père ait pu
faire ! Calme-toi, chérie ! Il est en colère, le petit...
J'ai vu un enfant dans le train.
Où ça ? Quel train ? Mais le train de marchandises. Il y a une petite main qui
a jeté ses tours sur les rails.
Un train de marchandises, ça transporte pas des gosses. Je te dis que je l'ai
vu, je sais ce que je raconte.
Papa ! Pourquoi il y avait un enfant dans ce train ? J'en sais rien.
T'inventes des trucs ? J'invente des trucs ? Et ça c'est quoi ? C'est peut
-être un enfant du village qui l'a égaré, chérie. Je te dis que j'ai vu la
main de l'enfant qui sortait d'un trou du wagon.
Il faut me cacher plein de choses !
Tu sais, parfois, moins on sait de choses et mieux c'est.
Pourquoi tu veux pas jouer avec les autres ?
Je n'ai pas envie.
Je déteste la guerre.
Je viens d'avoir des nouvelles d'Alphonse et de sa famille. Ils vont
très bien. Ils ont été envoyés dans un camp de travail.
Bon, je vous laisse.
Travaillez bien.
On se remet au travail, les enfants.
Je ne veux rien entendre.
Mon père, il dit qu'un camp de travail, c'est un peu comme une colonie de
vacances, sauf qu'il y a des fils barbelés autour.
Et là-bas, les gens, ils font quoi ? Des tas de choses, sûrement, mais surtout,
ils travaillent très dur.
Il paraît que le juif qu'il cachait, il est dans un autre camp, lui.
Il le transporte dans des trains spéciaux.
Et après, on ne les revoit plus jamais.
Arthur ? Arthur, c'est à toi de jouer.
Salut. Mon père m'achètera mon propre train si je rejoins les jeunes
miliciens. Il m'a déjà acheté un uniforme.
Je l'ai pas encore mis, tu sais.
J'ai un truc à te dire.
Tu sais ce que j'ai vu hier ? Non ? Eh ben j'ai... Hé Lambert, ça va le nazi ?
Pourquoi tu pars pas en Allemagne ? Hein ? T'aimes tellement les chelous ? Ferme
-la ! Te mets de pas de ça, Microbe.
Laisse-moi passer, Sven ! Elle est ton papa ?
Ou ton grand frère déguisé en cheveux ? Moi, je serais toi, je ferais attention
à ce que je dis ! Parce que je te rappelle que mon père est le maire de ce
village ! Je n'en ai rien à foutre !
Arrête
! Lâche-moi ! Lâche-moi ! Alors ? Tu fais moins le malin, hein ?
Je t'aurai ! Colabo ! Tu sale traître !
Ça
va ? Ouais.
Qu'est-ce que t'allais dire tout à l'heure ? Euh... Rien.
Si, vas-y.
J'arrive plus à dormir en ce moment.
Chaque angle mesure 60 degrés.
Ce qui fait que la somme totale des trois angles est de 180
degrés.
On était en train de jouer aux cartes avec mes parents.
Mais vu la tête que mon père faisait, je voyais bien qu'il y avait un truc qui
clochait.
Et c'est là qu'ils sont arrivés.
Ils nous ont demandé de les suivre.
J'ai vu que mon père prenait des photos sur le buffet.
Et il m'a dit de les cacher dans mes sous-vêtements.
Et puis ils nous ont emmenés dans un grand immeuble.
Il y avait plein d'autres juifs qui étaient là.
Ils ont séparé les enfants des parents.
Moi je voulais pas y aller, mais mon père m'a promis qu'on allait bientôt se
revoir.
Et ensuite ? Il m'a emmenée chez le médecin.
Il m'a dit que je m'appelais Marie Drissen.
L'ancienne Tamara avait disparu.
Et après un long moment, ils nous ont emmenés à la gare.
J'étais morte de peur.
Les soldats allemands sont venus nous contrôler et... Et alors je leur ai
donné mes nouveaux papiers.
Je leur ai dit comment je m'appelais.
Et les soldats m'ont cru.
Marie.
Quel prénom horrible.
Je le trouve très beau, moi.
Je m'appelle Tamara.
Qu'est-ce que tu fais ? Un cadeau pour toi.
Tu l'auras quand il sera fini.
Léo, ferme les rideaux ! Arthur, suis-moi ! On va à l'abri. On ne va plus
chez les Neskens, d'accord ? Allez, viens chérie.
Salut. Comment ça se fait que vous n'êtes pas venu chez nous hier ? Mon
père a dit qu'on craignait rien.
Ça va ? Oui, ça va.
Dépêchez-vous de vous asseoir, les enfants.
On se tait.
Avancez. Vas-y.
Nous allons reprendre où nous en étions restés.
Hé ! Cet après-midi, on se voit si tu veux ?
Non, j'ai autre chose à faire.
C'est pas grave.
Si tu veux, on peut se voir dimanche après la messe ? Ouais, ce serait
chouette.
Salut !
Nos pensées vont vers la famille Hansen, qui vient d'être déportée vers l
'Allemagne.
Nous implorons notre Seigneur de l'épargner.
Quoi que l'on puisse penser, quelles que soient nos opinions, ils ont été nos
amis et alors ils le resteront.
Aujourd'hui, notre Seigneur attend de nous tous que nous soyons solidaires,
quels que soient les vents mauvais qui soufflent autour de nous.
Allez, venez les gars.
Si tu veux on peut aller chez moi, mon oncle et ma tante sont sortis. On pourra
s'amuser.
Tu rentreras pas tard. D'accord.
Bon, tu me retrouves là-bas.
Arthur, on fait comme on a dit.
Tu viens à la maison.
J'ai pas le temps.
Mais t'avais dit qu'on se verrait aujourd'hui.
Je dois aider ma sœur à faire ses devoirs.
On se verra une autre fois.
T'as plus envie qu'on se voit ? Qu'est-ce que tu racontes ? J'ai l
'impression que tu veux plus me voir. Non, ça n'a rien à voir avec ça. Je dois
aller aider Catherine en maths.
Salut. Hé ! J'ai dit salut.
Qu'est-ce qu'il y a ? Rien.
Je m'ennuie.
T'as qu'à aller voir Arthur.
Il court après les filles, je parie.
Coucou Bella, j'ai amené Arthur avec moi.
Elle est contente de nous voir, elle remue la queue comme un petit chien.
Vous la laissez toujours enfermée ? Oui, ce serait trop dangereux de la laisser
sortir dans la cour.
Et si on la sort que quelques instants ?
Merci. Napoléon a introduit de nombreux changements dans notre pays.
C'est grâce à lui qu'aujourd'hui, nous avons tous un nom de famille officiel.
Et c'est lui aussi qui a créé le code civil.
Arthur Ramakers.
Qu'est-ce que Napoléon a créé chez nous ? Euh... La façon de faire les enfants.
Tu n'écoutais pas une fois de plus.
Tu vas aller en retenue.
Miam, miam, miam, miam.
Blacky est un petit chat très gourmand, n'est-ce pas ? Vous devriez manger au
lieu de tout donner au chat.
Mange, mon petit minou, mange ! Les Boches ont pris toutes les vaches de la
ferme Sévérin. Si ça continue comme ça, il n'y aura bientôt plus une seule bête
dans le village.
C'est sûr.
Tous les jeunes miliciens de la province du Limbourg vont se retrouver à
Maastricht. Ah ? Mais ça te ferait plaisir d'y aller, Lambert ?
Il n'y a encore pas de viande ce soir ? Tu sais bien que c'est très difficile d
'acheter de la viande. C'est réservé aux soldats allemands, pour qu'ils aient de
la force pour aller se battre.
À la ferme Old Tormund, il y a encore un cochon bien dodu.
C'est intéressant.
Encore un peu de soupre là ? Oui, j'écoute.
Ah.
Oui, monsieur n'est-ce qu'un ? Oui.
Qu'est-ce qu'il y a ? Il n'y a que toi qui étais au courant pour Bella.
De quoi ? Les Allemands l'ont trouvée.
Ils sont venus, puis ils l'ont emmenée avec eux. Et tu crois que je l'aurais...
Tu étais le seul qui savait.
Je suis sûr que c'est Lambert.
Lambert ? Lambert a vu Bella chez vous.
Il a dû en parler à son père.
Et ta boîte à photos, elle est toujours là ? Oui, je viens d'aller voir. Elle y
est. C'est trop dangereux de la laisser là où elle est. Il faut l'enlever. Et
toi, tu dois t'en aller.
C'est dangereux de rester à la ferme. Ils vont t'envoyer dans un camp pour les
juifs. Il faut que tu te sauves. Reste pas ici.
T'entends ? Si tu veux, je t'accompagne.
Je te laisserai pas.
D'accord.
Mais avant, je vais chercher ma boîte.
Je vais aller prendre de la nourriture. Et après, je reviendrai te chercher.
Merci.
Rires.
Qu'est-ce qui se passe ? Ils ont emmené la famille
Alterman, ces salauds. Et la petite Marie.
Oui, ils avaient caché un petit cochon. Ils arrêtent vraiment les pauvres gens
pour n'importe quoi. En tout cas, je vous félicite pour la rapidité avec
laquelle vous avez réagi. En tant que maire, je vous en remercie. On a fait
que notre devoir.
Les gens ne sont pas raisonnables.
Malheureusement, non.
Je ne manquerai pas de vous signaler toute irrégularité.
Qu'est-ce qu'il y a ? Les poches l'ont amené ! À cause de toi !
Le cochon ? Marie, ils l'ont amené ! Marie ? Oui, Marie ! Marie, gros connard
!
Oui, immédiatement ! Arrêtez ! Mais ça ne va pas ! Mais qu'est-ce qui t'arrive
? Alors, c'est vrai ? Pour Marie ? Marie ? La fille qui vit chez les Holterman.
Oh, celle-là.
Ils l'ont envoyée en prison à Maastricht. Elle n'a rien fait. La
famille Holterman a fait quelque chose d'illégal.
Que je vous y reprenne plus tous les deux, la bagarre ne résout rien.
Où tu vas ? Je vais à Maastricht. Non ! Attends ! C'est trop dangereux. Pour les
trouillards comme toi, sûrement.
Non !
Il faut que tu sauves Marie. Je ne peux pas, mon fils.
Je t'en supplie, c'est une amie.
Une fille comme elle ne peut pas être ton amie.
Elle va être déportée en Allemagne dans un camp de concentration.
Quoi ? Mais qu'est-ce qu'elle a fait ? Ce qu'elle a fait, c'est qu'elle est
juive. Elle vient d'Amsterdam.
Marie ? C'est à elle.
Tamara Katz.
C'est son vrai nom.
Papa, je peux regarder ? Bien sûr, fiston.
Au fait, félicitations.
Si tu nous avais pas parlé de ce petit cochon, on n'aurait jamais découvert qui
était marié.
Allez,
dépêchez-vous.
Montez tous en camion.
Montez, vous vous asseyez sur les bancs.
Dépêchez-vous.
Avancez, monsieur, dépêchez-vous.
Montez dans le camion.
Marie ! Accélérez la cadence, allez.
Lâchez-moi ! Lâchez-moi ! Je veux passer !
Si vous voulez, on ira jouer aux billes tout à l'heure ? Ouais. D'accord.
Hé, t'as vu ce que je vois ? Il a l'uniforme des miliciens.
Salut.
Fils de collabo.
Jeune homme.
Ah, c'est toi Lambert. Je voudrais parler à mon père.
C'est très urgent. Mais monsieur le maire n'a pas le temps, mais il reste là
!
Lambert
?
Papa, Arthur est parti à Maastricht. Pourquoi ? À la prison.
Il veut sauver Marie.
Il est tombé sur la tête ? Il faut que tu interviennes. Il se rend pas compte
de ce qu'il a fait.
Tu dois l'aider avant qu'il lui arrive un malheur.
Mais qu'est-ce que tu veux que je fasse ? Tu es le maire du village.
Les Allemands ont confiance en toi. Mais enfin, je ne peux rien pour lui.
Papa.
Avec Roland, je vais chez les jeunes miliciens.
Arthur Makers ?
Ça y est, le problème est réglé.
Arthur a de la chance d'avoir un ami tel que toi.
Allez, rentre à la maison, je ne vais pas tarder.
Lambert, je vais te l'acheter ton train.
Monsieur, monsieur le maire va vous recevoir.
Arthur ! Marie !
Les Allemands ont
emmené Marie.
Pourquoi ?
Il
faut que vous partiez.
Atterman a parlé, les allemands vont arriver. Dépêchons-nous.
Vite, mettez vos manteaux. Pour pas oublier le chat. Mais évite ton manteau,
Catherine. Partons.
Allez, ma tante.
Vite, courez.
Dépêchez-vous. Cours, ma chérie, viens.
Demi-tour, demi-tour.
Courez, ma tante.
Qu'est-ce qui se passe ?
Il y a un réseau de résistance dans le village.
La famille Ramaker s'en fait partie. Les Allemands vont les arrêter.
Rentre à la maison Lambert, rentre à la maison.
Qu'est-ce qui se passe ? Dépêchez-vous, mais encore plus.
Courez, les enfants, courez ! Il ne faut pas qu'ils nous rattrapent !
... ... ... ...
Je veux me reposer. Je suis fatiguée. J'en peux plus, mon chéri.
On est bientôt arrivés. Je te le promets.
Baissez-vous. Baissez-vous.
Dépêchez-vous ! Vite ! Arthur ! Attends !
Arthur ! Ne fais pas ça, chérie ! Arthur
! Arthur ! Donne-le-moi ! Non !
Est-ce que tu nous as trahis comme t'as trahi Marie ? Bien sûr que non ! Menteur
! Je t'ai jamais menti ! Mais toi, oui !
C'est toi qui m'as raconté que tu devais aider ta sœur à faire ses devoirs.
Si t'avais dit la vérité, Arthur, je l'aurais jamais vu, ce cochon.
Arthur, il faut vous dépêcher. Les Allemands sont en train de fouiller
toutes les maisons du village et des environs aussi.
Il faut que vous alliez en Belgique.
Tu connais le chemin en passant par la grotte. On n'y arrivera jamais.
On n'a pas de lampe, on n'a rien.
Allez dans la grotte.
Je vais chercher ce qu'il faut et je reviens. Je vais vous apporter des
vivres.
C'est vrai.
Je te le jure, Arthur.
Je te le promets.
Je ne savais rien.
Rien du tout.
Pour Marie.
Je savais pas ce qu'ils allaient faire.
Je te le jure.
On va t'attendre dans la grotte.
Là où tu sais.
Bah, si ça se trouve, c'est un piège qui nous tend. Faut pas rester.
Je sais comment aller en Belgique. Il est peut-être parti prévenir les Boches.
Venez, on s'en va. Papa, fais-moi confiance.
On te suit.
Viens, Léo.
Roche ! Roche ! Roche ! Tors-moi ! Viens, chérie.
Où est-ce qu'ils sont allés ? Dites-moi où ils sont allés. Dans la grotte.
Venez vite, dépêchez-vous, allez ! Venez m'attendre !
C'est par ici.
Venez, Léo en premier.
Papa, viens.
Éteins.
Vous pouvez rallumer la lumière, on ne voit rien.
Tu vois ? Pas si fort.
Je ne vois rien.
Ils
sont
partis.
Moi, j'y crois plus.
Je suis sûr qu'il ne viendra pas, Lambert.
Qu'est-ce que je t'avais dit ?
Vous êtes là ? Lambert ! On est là ! Arthur !
Hé.
Voici les vivres.
Merci, Lambert. Merci.
Ça va aller ? Fais attention à toi, surtout.
– Sois prudent, d'accord ? – Vous inquiétez pas, monsieur.
Allez.
Merci, Lambert.
– Arthur, viens ! – Ouais, j'arrive tout de suite.
Tiens, c'est pour toi.
Oui, c'est par ici.
Venez, suivez-nous.
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.