All language subtitles for Les choses de la vie-2

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Original subtitles

C'est quoi ? Ils sont combien ? Je crois qu'il y en a 15

seulement.

Il est mort ? Non, non, il est évanoui. Il a de la chance.

Ils disent qu'il n'est pas mort.

Je me dis, j'ai le temps, je cale. Merde, je ne peux rien caler. J'essaie,

rien à foutre.

Lui, forcément, il se dit, je passe devant comme si j'étais presque arrêté.

Mais il y avait lui en face.

Alors, il freine, mais il roule au moins à 100.

Alors, il dérape, en crabe, quoi.

Je vois qu'il m'arrive dessus, je me dis, ça y est, il me rentre dedans.

Au dernier moment, je sais pas, 10 mètres même pas, il arrive à redresser,

il me passe derrière.

Je dis, ouf, bravo.

Il m'accrochait par derrière.

Alors là, après... Après, c'était simple, tête à queue, il vient rebondir

sur moi, et puis le machin, le fossé.

Deux roues dedans.

Il avait beau essayer, rien à faire. Alors, hop, tonneau, la glissade, et le

pommier, quoi.

Qu'est-ce que tu fais ? Je te regarde.

Affabulez. C'est ça.

Affabulez.

Affabulez. Deux F.

Tu as rempli le papier

pour Tunis ? Tu m'écoutes ? Oui.

Est-ce que tu as rempli le papier pour Tunis ?

Merde ! Tu vas me les signer tout de suite.

Je vais les poster ce matin, autrement au mois de juillet on sera encore là.

C'est la maison de l'île de Ré ?

Il a quel âge, ton fils, là ? Je sais pas, 15, 16.

C'était il y a 3 ans, je crois.

Elle était belle, Catherine.

Elle est toujours belle ? Oui.

Tu m'y emmèneras ? Tout de suite, si tu veux.

On part, fais ton sac, on revient lundi.

Je dis ça, mais je ne veux pas y aller.

Je ne veux pas d'une île qui a déjà servi.

Pourquoi tu m'aimes ? Parce que tu es vieille et laide.

Tu fais quoi, là ? Oh ! Qu'est-ce que tu fais ? Je change de trimestre. J'adore

ça. Que le temps passe.

Et dans le prochain, on sera partis.

Je ne vous dérange pas ? Mais non, voyons, vous ne nous dérangez jamais.

Venez. J'allais chez Rathnaud, j'ai vu la voiture de mon fils s'en va, on n'est

pas prêts.

Vous voulez du café ? Non, ou alors biché.

Je dors moins bien qu'autrefois.

C'est le souci.

Jeanne dit que c'est l'âge.

Pauvre Jeanne.

Elle te croit vieux, tu en profites ? Je ne veux pas.

Je vais tout lui dire, Jeanne.

Et lui dire quoi ? Je t'ai vu.

Lundi.

Avec Mme Fontaine.

Moi ?

Au Luxembourg, tu l'embrassais ? Vous entendez comment il parle à son père ?

Figure-toi que je n'ai pas vu Mme Fantin depuis les obsèques de Fantin.

Vous l'embrassiez ? Si vous disiez ça devant Jeanne, qui n'a aucun humour.

Pas comme ta mère.

Sa mère, elle, avait le sens de l'humour.

Et quand Pierre était petit... Quand j'étais petit, tu n'étais pas là.

Hein ? D'abord, c'est tout à fait faux.

Mais ensuite, j'étais jeune.

Qu'est-ce que je disais ? Tu veux du café ? Oui, oui.

Ah, merveilleuse, bien, très, très bien.

Remarque que Catherine aussi était très bien.

Enfin.

Ben, c'est toi.

Non, non, non, je passais seulement.

Qu'est-ce que je voulais te dire ? Ah oui.

J'ai une petite difficulté en ce moment.

Oh, tu m'as frappé, c'est bête.

Enfin, si tu ne peux pas, ça n'a aucune importance. Je me débrouillerai

autrement.

Il faut combien ? 100, 120.

Comme tu veux.

Comme tu peux.

Parle-moi de la Tunisie.

Elle indique que peut-être vous partez pour trois ans.

Trois ans.

C'est long, trois ans.

Alors tu vas abandonner ton vieux père.

Elle a quel âge, maintenant ? 72.

Toujours fiancée ? Toujours.

Je te prends une feltie.

Comment va Hélène ?

Hélène ? Tu vas bien ?

Juste

le passé, je suis un malin.

Je me suis disputé avec Catherine.

À cause de quoi ? À cause de toi.

Elle lui disait du mal de toi.

C'était un tort.

Tu disais que t'es fou de ta mémoire.

Y a rien de trop beau pour elle.

C'est vrai.

Tu es enjolive.

C'est toi qui es enjolive.

D'avantage, t'es pas.

Dans ta mémoire, je gâtais pas.

Non ? Ou alors je t'ai oublié ? Pauvre mec.

Bien, et les box ?

Comment les boxes ? Quelles boxes ? Pour les voitures.

Je sais bien que c'est pour les voitures.

Vous n'avez qu'à regarder les plans. Je ne regarde pas les plans, cher ami. Je

regarde le chantier. Et je ne vois pas les boxes devant le bloc Richelieu.

Les garages sont souterrains. En effet, dessus, il y a de l'herbe.

J'aime beaucoup l'herbe, monsieur Barré.

Mais vous savez très bien qu'on peut gagner une trentaine de boxes en surface

sans que pour cela vos immeubles s'écroulent.

D'ailleurs, la publicité est partie.

Les immeubles sud et sud-est sont livrés avec boxe. Ce qui permet de les changer

de catégorie.

Ça ne me paraît pas possible.

Vous voulez rire ? C'est décidé.

Décidé par qui ? Par qui ? Par la société, par tout le monde.

Mais pas par nous.

Pas par moi.

Moi, je vous dis que les gens qui regardent par la fenêtre verront des

jardins et non pas les parkings.

Je suis désolé, mais si vous voulez relire votre contrat, vous verrez qu'il

existe... Mais mon contrat, je peux vous le balancer vers la figure ?

Moi, tant que je serai là, si je vois une cage à lapins sur la pelouse, je la

fous par terre.

C'est vous qui habiterez ici ? Non ? Bon.

Moi, je vais aller chez vous et je vais faire passer le tout à l'égout sur vos

fenêtres. Mais à votre gueule ! Si vous faites passer la publicité d'abord et

les plans après, c'est mon gars. M.

Bérard, vous direz tout cela à M.

Wilkinson ? Wilkinson, je ne connais pas, je ne sais pas qui c'est.

Il ne connaît pas.

Il sait pas qui c'est.

C'était comment, l'île des Rés ? Très beau.

Beaucoup de vent.

Tu es rentré quand ? Hier soir.

Tu verras tes petits arbres. Ils sont plus grands que moi.

Jarlat est en broussaille, comme j'aime.

Le volet bat toujours la breloque.

Ils avaient promis de la ranger, mais tu les connais.

Dis-moi, tu veux mettre le bateau à l'eau ? Déjà l'année dernière, tu l'as

laissé au sec. On va voir le jour au travers.

C'est un peu lourd pour moi, tu sais.

Je crois qu'il vaudrait mieux le vendre, maintenant qu'il ne vient plus. On va

demander à Bertrand.

Je ne suis pas sûre qu'il vienne, cette année.

Tu sais, ils ont fini la cheminée d'Angle dans sa chambre. Mais ils ont

cassé la petite table. Quelle petite table ? La petite table ovale ? Oui.

Tu vas à Rennes demain ? Demain.

Tu sais que les Allemands et les Belges, ils seront à midi. Ah oui, c'est vrai.

Comment ils ont fait pour casser cette petite table ? Écoute, Pierre, j'ai eu

tort de te parler de l'île de Ré.

Les années passent, la mer est verte.

Tu as ta vie, moi j'ai la mienne.

Tout va bien.

Dis, j'ai laissé les factures et les documents de Rennes à l'appartement. Tu

passes les chercher ce soir ? Ce soir, je ne pourrai pas. J'irai dans la

journée.

Tu as la clé ?

Non, écoute, Paul, on ne peut pas parler de ça maintenant.

Viens ce soir.

Sois gentil, tu passes me prendre.

Oui, tu sais bien.

Moi aussi.

Moi aussi.

Tu as dit à Bertrand que tu partais ? Tu ne lui as pas parlé ?

Pierre, tu m'as fait peur.

Restez assise.

Comment allez-vous ? Comme tu vois, tu m'as fait peur.

Et vos petits-enfants ? Ils vont par deux maintenant.

Aline a eu des jumeaux.

Tu te souviens d'Aline ? C'était la préférée de ta mère.

Quand vous étiez petits, on vous prenait pour frères et sœurs.

Elle a eu des jumeaux.

Aline, c'est celle qui me ruait de coup.

C'est bien toi, ça. Fais l'innocent.

J'oublie toujours comme tu es grand.

Mais ça fait combien de temps que je ne t'ai pas vu ? Longtemps.

Tu es heureux ? Oui.

Et vous ? Oh, moi.

C'est une âge que j'ai.

Je ne sais plus.

102, 103, 105.

J'ai eu 76 ans hier.

Attention, garçon, parce que vous êtes toujours belle.

J'ai pensé à toi quand ton chien est mort.

J'ai dit, il va avoir de la peine.

C'était le dernier chien de la famille.

Du temps du grand-père Alex, il y en avait au moins trois ou quatre.

Catherine dit qu'elle ne veut plus de chien.

Au fond, elle a raison.

Parce qu'on s'y attache.

Et puis après, on a du chagrin.

La brosse.

Paul, la brosse.

La brosse, Paul.

Merci, mon vieux Paul.

Toujours à droite.

Je ne savais pas que tu étais là.

Je te présente Anne, une camarade.

Mon père.

Bonjour.

Bon, il faut que je m'en aille. Je te raccompagne.

Je la raccompagne, je reviens.

Ça sert à quoi ? À rien.

Et c'est ta muse ? C'est pas pour m'amuser.

Je l'ai fabriquée, je l'ai ouverte.

Ça, c'est un oiseau.

Qui se vend très bien.

Il y a des gens qui aiment le chant d'un oiseau, mais qui n'en supportent pas les

inconvénients.

C'est-à-dire que c'est sale, puis il faut les nourrir, puis ça risque de s

'envoler.

Mais qui aimeraient quand même avoir chez eux le chant d'un oiseau.

Alors j'ai inventé donc cet oiseau, qui est très propre, qui est réglable.

On peut le faire plus gai.

Ça a un avantage aussi, c'est que le bruit est toujours le même, on ne peut

pas le changer.

Alors donc à terme, ça devient un bruit familier qui s'inscrit dans le cadre

domestique.

Par conséquent, c'est un peu un animal domestique.

Toujours le même, quoi.

C'est le sien.

Tu en vends beaucoup ? Une quarantaine.

Cher ? Pas mal.

Ça, c'est un truc formidable.

Je peux pas te le faire marcher, il manque une pièce.

C'est totalement incohérent.

Les Anglais m'en ont commandé un cent.

Si je partais pas, j'aurais un an de travail devant moi.

Tu pars ? Toi aussi, d'après ce qu'on m'a dit.

Oui, moi, j'ai résillé mon sursis.

Je monte un machin avec deux copains.

Un machin, c'est quoi ? Petite société.

Tu as vu, Guy ?

Tu vois quelque chose ? Oui, bien sûr.

Regarde, il doit y avoir des reports sur la bibliothèque.

Elle est enfant de Pernod, ça te va ? Très bien.

Il y a sûrement de la glace sur la table.

Tu n'as besoin de rien ? Non, ça va très bien.

Ce qui serait bien, c'est si tu venais en vacances avec moi cet été.

15 jours.

On sortirait le bateau.

Enfin, tu ne peux peut-être pas.

Non. Après ça, je serai saoule toute la journée.

Soule.

Soule.

Ondine, j'ai mes parents, tu te rappelles ? Ça t'embête ? Pas du tout, j

'aime beaucoup ta mère.

Tu veux qu'on dise à François de venir ? Il doit venir, tu lui demandes ?

Non, pas tellement.

Mais je ne vois rien sans elle.

Tu n'as qu'à me demander, je te raconterai.

Qu'est-ce que tu veux voir ? Toi, par exemple.

Je suis là. C'est moi.

J'ai apporté les papiers. Tu vas me les signer maintenant.

Et je les porterai cet après-midi.

Laisse-les-moi, il faut que je vois pour les dates.

Comment les dates ? En juillet, il faut que je parte en vacances avec mon fils.

Tu ne me l'avais pas dit ? Je l'ai vu ce matin.

Tu vas à l'île de Ré ? Oui.

On sera contents.

Il ne s'agit pas de Catherine.

Je pars avec mon fils.

Qu'est-ce que je vous donne comme dessert ? Deux cafés, s'il vous plaît.

Tu ne me crois pas ? Oh si, si, je te crois tout à fait.

Et alors, on partira quand ? Après.

Je comprends pas bien.

Tu m'as dit que vous étiez deux à présenter des plans le 5 juillet à

Tunis.

Le type de Milan et toi.

Et si tu n'es pas le 5, ils choisiront le projet de l'Italien.

C'est un budget d'un milliard. Si mon projet est meilleur, ils peuvent

attendre 15 jours, non ? Je vais pas me présenter comme valet de chambre.

On partira jamais.

Il y

a une chose.

Prenez ma place, on m'en va.

Finalement, c'est moi qui n'aurai plus de peine de devoir partir.

Tu te rends compte ? 39 ans.

Inséparables.

Et tu me quittes pour une femme.

Salope.

T'en penses pas ? Non.

Bah, viens boire quand même.

Milani a reçu du pâcherinque.

Tu connais le pâcherinque ? Ah, alors mon grand, imagine-toi un

champ de boutons d'or.

On passerait une rivière. Le mois d'avril. Tu bois le mois d'avril.

Milani en a reçu un tonneau. C'est un vin rare, un peu enfantin, et qui ne

voyage que rarement.

Tu ne m'aimes plus.

C'est ça, je crois que je ne t'aime plus.

Tu es très belle.

Voilà, minuterie.

C'est la peine, je sonnais.

Ah, les voilà, ils sont dans le dos, à bon sens.

Ma chérie, vos fleurs sont merveilleuses.

Une soirée sympathique ? C'était charmant, oui.

Je n'étais pas forcée à venir.

Je savais que ce serait détestable.

Pourquoi détestable ? C'est la famille.

Tu n'aimes pas la famille ? Ce que je n'aime pas, c'est perdre mon temps.

Si tu perds ton temps, c'est ennuyeux.

Oui, c'est ennuyeux.

Ennuyeux comme un homme qui peut passer une soirée entière sans m'adresser la

parole.

On a eu à mourir.

Qu'est-ce que tu veux ? J'étais très occupé. Je parlais avec ton père, ta

mère, tes amis.

Tu cherches quoi, Pierre ? Tu veux qu'on se quitte ?

Je te fais ça, moi, il y a un an.

Cette tête.

Ce silence.

Parce que tu avais passé une soirée avec une femme.

En général, les hommes disent arrête de parler.

Toi, tu as dit, arrête de te taire.

J'ai arrêté.

Parce que j'ai cru que tu allais partir.

Quand tu seras à l'île dorée avec Catherine, ça changera.

Les soirées seront plus gaies.

J'espère.

Quand je serai avec toi hier, ce sera comme moi.

On ne sera jamais ailleurs.

Ne parlons plus de ce départ, je vais déchirer les papiers.

C'est ça ? Après ton fils, il y aura autre chose.

Ton père, ton travail, ton copain François, ton île, n'importe quoi, n

'importe qui.

Tu ne veux pas t'en aller.

Tu as peur quand ils te le disent, mais je te le dis.

Tu m'aimes parce que je suis là.

Mais s'il faut traverser la rue pour me rejoindre, tu es perdue.

T'es comme un vieux.

Mais pourquoi tu ne retournes pas chez toi ? Puisqu'on t'attend. Vas-y.

Je suis quoi, moi ? Une femme qui te fait une scène dans une voiture ? C'est

lamentable. C'est tout ce que j'ai trouvé pour t'empêcher de dormir.

Tu descends ?

Je te regarde.

J'ai envie de pleurer parce que je suis fatiguée.

Fatiguée de t'aimer.

Tu descends, Hélène ?

Mais range la voiture, tu ne vas pas la laisser au milieu de la rue.

Je vais à Rennes.

Tu pars maintenant ? J'ai rendez-vous demain matin.

Mais tu pars pas comme ça, sans rien.

J'acheterai une chemise en honte.

C'est ça l'aventure.

Je ne peux pas te donner ce que tu n'as plus.

Une île, des amis d'autrefois, un bateau, une école, je ne sais pas, des

rues, des villes, un jardin.

Une histoire.

Nous n'avons pas d'histoire.

Et pour toi, c'est comme les gens qui n'ont pas d'enfant.

C'est un échec.

Mais je ne peux rien.

Tu n'as rien à me dire ? Non.

Très bien.

Tu m'appelleras ? Bien sûr.

...

350 francs, 350, 400,

450,

200 francs.

550. 500.

600. 600.

650. 750.

700. 700.

750. 700. 800.

800. 850.

50. 900.

900, madame, au deuxième pouce.

1000.

1000 francs. 1100.

1100. Madame, l'encher n'est plus de votre côté.

1100, ce n'est plus vous, je vais adjuger.

1200. 1200.

1200 francs, on enchaîne. Bienvenue, je vais adjuger une fois, deux fois. 1800.

1800, tout droit. 1800, au fond.

Adieu.

Voilà. Merci.

On va avoir le début de la semaine prochaine.

Pourquoi ? Parce que l'île de Ré, c'est la voie, puis il faut y aller.

C'est en face.

Je ne vous ai pas le comptable, mais il faut tout de même y aller.

Elle est jolie, pour ça.

Ça m'est égal.

Si je l'avais vue, je ne sais pas ce que j'aurais fait.

Vous avez une maison à la Rochelle ? Non, je passais.

Comme ça s'entend à mon accent, je suis de Paris.

Ah, Paris.

Quel endroit, Paris ?

T'as trouvé quelque chose ? Une petite commode.

Comment elle est ? En essence, rigolote, tu verras, très jolie.

Tu vas manger des sardines ? Je peux pas, je viens de faire tomber mon

chandail à l'eau.

Et alors ? Je suis comme ça.

Tu as peur d'avoir froid ? Non, mais... C'est comme j'aime.

Viens.

Allez, viens.

Je suis fatiguée, Pierre.

Fatiguée de t'aimer.

Moi aussi, je suis fatigué.

T'expliquer, parler.

Faut s'arrêter.

S'arrêter.

Je sais pas avec quelle langue l'être, moi.

Mon radiateur qui est en l'air.

Montez, montez.

Annette ! Pardon.

Je sais.

Il suffit d'un caillou ? N'est-ce pas ? En général, ça éclate parce qu'on n'a

pas mis d'eau dedans.

Justement, j'en avais mis.

En attendant, ils vont se demander pourquoi on n'arrive pas.

Ben quoi ? Il n'y a qu'à téléphoner.

À cette heure-ci. Ils sont déjà à la pêche.

Alors, qu'est-ce que tu veux que je te dise ? À la prochaine ville, on demande

un taxi.

Ne dis pas de bêtises.

Je dis des bêtises, maintenant.

On va certainement trouver un garage.

Seulement, il va nous demander au moins deux jours.

Je ne crois pas qu'on ferait mieux de rentrer.

Pas question de rentrer.

D'abord, on tourne ici.

Je ne sais pas.

Mademoiselle, n'ayez pas une enveloppe, s'il vous plaît. Une enveloppe, je vais

demander.

Une enveloppe.

Ce n'est pas du verre, mais c'est fragile.

Alors vous l'envoyez à recommander.

Mais ça atteint. Mais non, seulement il faut remplir le formulaire là-bas.

Merci. Un coupé, monsieur.

Bon, ben, accrochez, je rappelle.

Il n'y a pas une poste restante au nom de ménage. C'est de ménage comme ménage

? Demandez à la téléphoniste.

Elle t'apprend combien ?

Il n'y a pas une poste restante pour nos ménages.

Attendez, attendez, je vais voir.

3340, le timbre.

Non, euh... Je voudrais téléphoner à Paris.

Tu peux demander Paris ? Attends, j'essaie d'avoir Quibron.

C'est quel numéro ? Babylone 3077.

Alors pas de timbre ? Non, non, non. Mais pas à Quibron, à Paris.

Oui, oui.

Bon, ben voilà autre chose, les circuits sont occupés.

J'appelle Paris.

Vous avez Babylone.

Allô ? Abonné absent. Vous demandez Babylone 3077 ? Oui.

Madame Hélène Altig, absente jusqu'à 1030.

Vous voulez laisser votre nom ? Non, non, merci.

Pas de message.

Si.

Vous lui dites qu'elle est attendue ce soir à Rennes, à l'hôtel du Guesclin,

impatiemment.

Oui, c'est ça. Merci mademoiselle.

Qu'est

-ce

qui m'a pris ? J'ai vraiment eu envie de te quitter.

Je t'aime.

Se marier.

Tout de suite.

Tout de suite.

Mariage.

Je suis en retard.

Bonjour.

Bonjour, messieurs.

Ah, bonjour, monsieur Béjart.

Vous allez bien ? Comment ça va ? Ça va très bien, merci, mais je ne pourrai pas

aller suite à votre projet parce que je veux partir pour une terre lointaine,

travailler en Tunisie. Vous connaissez ? Voilà, je me trouve.

Il m'arrivait en plein dessus, j'ai vu le moment où ça y était.

Surtout que quand il a freiné, il roulait au moins à 100.

Et alors c'est là que... Pourquoi t'as mis une heure à dégager ? Mais j'ai pas

mis une heure, tu me fais rire, c'est pas une Jaguar. T'avais le temps de

passer quand même.

Mais j'ai calé, ça t'arrive jamais ? Ouais.

J'ai calé.

J'ai calé.

J'ai calé.

Il a faute à quoi ? J'en sais rien.

Lui, il cale. Moi, j'arrive, j'suis à droite.

Évidemment, si j'suis pas là, il va s'arrêter sur le talus.

Si, si, si, et puis s'il y a pas cette espèce de caniveau, j'fais pas d

'étonnement non plus.

Quand il est arrivé sur toi, j'ai dit ça y est, c'est sa direction qui a cassé.

Non, c'est pas là qu'il a cassé, je crois pas, c'est après.

Mais ils vont tous trop vite, alors.

Trop vite, trop vite, faut pas dire ça, on en sait rien.

Il est allé à sa vitesse.

Après, je ne sais pas. Vous ne l'avez plus vu ? Moi non plus.

Puis alors dans l'orge.

Moi, je n'ai même pas vu qu'il en était sorti. Puis après, ça a été tellement

vite, je ne sais pas, cinq, six secondes, pas plus.

Sauter les paumés ! On occupe ! Range ton camion ! Eh ! Les fermes, là-bas !

Eh ! Emmenez-moi à la ferme, là-bas, vite !

De la chance.

Le chapeau est bel.

Pas de ma faute.

Le stop.

Les fous.

Le costume.

J'ai escapé mon costume.

Bien à l'aise.

Je fais ce que je peux, je suis pas trompé.

Alors, madame en arrière, si ça vous explose à la figure.

Bon,

allez, on s'en va. J'ai trop chaud.

Normalement, je devrais souffrir, mais je ne souffre pas.

Avec cette couverture...

On a été chercher un docteur ? J'ai eu peur.

Je veux dire à Hélène de me ramener.

Je me repose d'abord, j'ouvre les yeux et je préviens Hélène.

On a prévenu l'ambulance ? Oui oui, mais il faut le temps d'arriver.

Je t'ai réveillé ? Tu te couches tard, hein ? Ça sera répété.

À qui ? Tu veux une tasse de café ?

Où

vas-tu ? Je livre.

J'ai fini à 3 heures ce matin.

Tu sais que papa vient à l'île de Ré en juillet.

Il est venu hier.

Qu'est-ce qu'il t'a dit ? Rien, on a parlé.

Parler de quoi ? Je sais plus, je vais lui montrer mes trucs.

Je vais lui demander pour cet été.

Donne-moi une cigarette.

Ça n'a pas l'air de te... Je sais

pas

très bien où tu en es.

Tu déjeunes avec moi ? Tu veux ? Telle ma vermilie.

Il a ouvert les yeux.

Laissez-vous, s'il vous plaît.

Oui, j'ai ouvert les yeux, et alors ? Je suis vivant. J'entends tout.

C'est drôle.

Je suis très fatigué.

Mais c'est normal.

Il faudrait que je le redisse.

Mais qu'est-ce qu'il veut, ce type ? Ils sont fous, non ? Ils ne vont pas m

'intéresser.

Notez qu'il n'est peut-être simplement qu'évanoui.

Vous ne trouvez pas qu'il reste une vente ? Il va mieux attendre le médecin.

Il voulait m'intéresser, ce con-là.

Allez-vous-en, ça ne sert à rien de regarder.

Ils sont fous.

Mais j'entends, je vois.

Je peux donner un coup de téléphone à la ferme ? Un prêtre...

Ils finissent par me faire peur.

Il ne faut surtout pas que je m'endorme.

Non, il ne faut pas.

Il a fait signe, mais Maroune n'a pas vu. C'est pas grave, on est assurés.

Dégagez,

il n'y a qu'à venir vous aider.

Merde, il n'y a qu'à venir.

André, ne te discute pas.

Dégagez, attention.

Vous a dit de vous éloigner.

Pierre sait que tu sors avec Bernard.

Je ne le sais pas, mais il voulait me parler, je l'ai aidé de me le poser.

Tu n'as pas de comptes à rendre à Pierre.

Si, je le compte à Durand.

Je lui dis tout.

En tout cas, hier soir, tu ne lui disais pas grand-chose.

Parce qu'il y avait du monde.

Vous allez vous marier un jour ? Je m'en fous.

Oh, avec une cravate unie, elle sera très jolie, celle-là. Ah oui,

certainement. Oui.

Je vais prendre une bleue. Il aime le bleu.

Vous avez des manches plus longues ? Oui, oui, elles existent toutes en grand

nombre de manches. Bien.

Alors, je vais prendre ces deux-là et une bleue.

Oui.

Est-ce qu'il y a quelque chose au ventre ? Je ne sais pas. Je ne crois pas.

Oui, merci.

Doucement.

Vous deux,

vous passez à la gendarmerie.

Je reprends ma ligne. Vous avez des appels ? Madame qui ? Ah oui, elle a

laissé un message.

Bon. C'est tout ? Qui ?

Il n'a pas laissé son nom ?

S

'il vous plaît, vous pouvez répéter son message ?

Merci. Anne, Hélène, tu peux me prêter ta voiture ? Je dois aller à Rennes.

Je t'expliquerai.

Je suis tellement... Enfin, je te raconterai.

Je suis tellement contente.

Oui, tout de suite.

Ah non, votre maman est pour là.

Non, on lui a téléphoné pour lui dire que votre père a eu un accrochage sur la

route.

Oui, ce matin.

Ah non, je crois pas, mais quand même, elle est partie tout de suite.

Je pense qu'ils seront là dans l'après-midi.

Je crois que j'ai dormi longtemps, je suis bien.

J'ai entendu.

On va s'occuper de moi.

Vous pouvez parler ?

Où avez-vous mal

? Le ventre ? Le dos ?

Vous pouvez ouvrir les yeux encore.

Je dirais à Hélène qu'il ne faut pas avoir peur des ambulances.

On m'emmène, on me sauve la vie, on me parle.

Je suis à l'hôpital, j'ai plus peur.

Je crois qu'il y a du soleil.

Ou de la pluie.

Non, il y a peu de soleil.

J'entends les gens dans le jardin.

J'entends même le vent.

Vous l'avez lavé quoi, le mi-succinal ? Sa tension était trop basse.

Très bien, merci.

Bon, on peut l'emmener au bloc.

Qu'est-ce que c'est ? Un type qui est rentré dans le pommier.

Mais il est où ? Il est à l'hôpital. À l'hôpital ?

Je vois de mieux en mieux la lumière.

C'est une merveille.

Il m'a fait mal tout à l'heure.

J'ai beaucoup de choses à faire.

Le volet.

Dans la maison.

François.

D'abord, brûler la lettre.

Brûler la lettre pour ne pas vivre seul.

Et la table.

Table orale.

Ils ont détaqué la musique de l'orgue.

Parce que... le

musicien s'est endormi.

Il... Il s'est... Il s'est

endormi.

Révisé.

Oui, Dylan.

Madame, ce sont les objets qu'on a retrouvés.

Merci.

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