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TON VICE EST UNE CHAMBRE CLOSE DONT MOI SEUL EST LA CL�
Ah, oui...
Elle a d�finitivement m�rit�e d'�tre compar�e � Marie Stuart.
Personne n'a �t� repr�sent� de telle mani�re,
comme une meutri�re ou une martyre.
MAis c'�tait une femme,
une grande femme.
Il para�t que sa m�re �tait une actrice importante.
Oui, elle a fait carri�re en passant d'un lit � l'autre.
� ma m�re !
Sa m�re lui manque, �a arrive � beaucoup d'italiens.
Et toi ?
Tu ne bois pas ?
Alors, fils de pute,
m�me les enfants utilisent ces termes de nos jours,
offrez quelque chose � boire � ma femme.
Allez !
Soyez g�n�reux...
� ma femme !
Bois.
Peut-�tre pr�f�rerais-tu boire dans mon cr�ne vide ?
Oliviero, je ne veux pas.
- � notre sant�, femme ! - Oliviero !
Descends-moi �a.
Oui ma ch�re,
nous avons une �ducation de Wisigoths ici en V�n�tie.
Je suis d�sol�, ma�tresse,
peut-�tre ai-je pris les mauvaises mesures.
O� vas-tu ?
Voici Brenda.
Pas mal pour une servante, hein ?
Nous avons perdu nos colonies, mais nous avons des servantes comme Brenda.
C'�tait un bon march�.
Tu as un faible pour les noires, Oliviero ?
Les hommes blancs ont toujours d�riv�s...
peut-�tre qu'une noire est le phantasme secret de chacun.
Ce sont les v�tements qui ruinent le monde.
Nus, nous sommes tous �gaux.
C'est facile pour ces jeunes
de penser qu'ils sont quelque chose
alors qu'il est �vident qu'ils ne sont rien actuellement.
Comment oses-tu porter �a ?
Pourquoi ne pas me voir comme elle te fait tourner la t�te ?
Tu voulais me donner en spectacle, comme toujours,
alors pourquoi pas en costume ?
Qu'�tait ta m�re pour toi ?
Maria, la folle ?
Ou Maria, la sanguinaire ?
Tu es une pute,
une sale pute.
Ils boivent, mon Dieu qu'est ce qu'ils boivent !
Je n'ai rien contre la boisson, le Christ le sait.
J'aime boire quelques verres de temps en temps.
mais ils ne s'arr�tent jamais, c'est chaque nuit comme �a.
Ils recoivent des amis, Mrs Molinari.
Des amis ? Ce sont les fous du camping...
lunatiques et �trangers.
Oh J�sus, je ne parle pas de vous !
Mais Mr Olieviero fr�quente certaines personnes...
et quand je pense que je l'ai vu na�tre !
J'�tais servante dans cette maison
quand sa m�re la comtesse �tait encore une jeune fille...
Que de souvenirs !
Salut, Satan !
C'est le seul animal intelligent dans le coin.
Ayez un peu de respect pour la pauvre femme que je suis !
Bonjour.
�coute, Dario, tu sais la bonne...
pourquoi la ma�tresse ne pourra�t-elle pas me faire une faveur ?
J'aimerais avoir les deux,
j'ai toujours aim� le caf� au lait au lit.
N'y pense pas, elles ne sont pas pour toi.
Tu ne peux pas imaginer ce qu'il se passe � la Villa Ruvigny.
Ils tra�tent avec du courrier international
�a devient de plus en plus difficile Mr Ruvigny,
une commande de livres de Paris ou Londres signifie plusieurs mois d'attente,
m�me si tout va bien.
M�me endroit ce soir ?
D'accord,
mais ce n'est pas s�r, je serais peut-�tre occup�.
�coute, �a ne prends pas avec moi.
Tu m'as prise au lyc�e,
professeur, et maintenant tu vas payer.
Vous prenez les livres Mr Ruvigny ?
Bien s�r, mettez �a sur mon compte, Bartoli.
Certainement.
Je me demande souvent pourquoi Zenit ne r�imprime pas vos livres,
j'aimerais les voir � nouveau en vitrine.
Vous devriez trouver un autre �diteur, Mr Ruvigny.
- Au revoir. - � votre service.
Je te tuerais un de ces jours.
M�me si je dois utiliser du cyanure, je te tuerais.
Comment comptes-tu exorciser Satan, avec un balai ?
Je veux juste qu'il reste �loign� de mes colombes.
Tu manges en ville ce soir ?
Peut-�tre.
� l'aide !
� l'aide !
� l'aide !
Non !
Oliviero.
Oliviero !
- Quoi ? - Quelqu'un arrive.
- Quelqu'un ? - Oui, une voiture de police.
Qu'est ce qu'ils nous veulent ?
Je ne t'ai pas entendu venir la nuit derni�re.
Brenda n'est pas l�, tu dois y aller. Habille-toi.
- Ne dorment-ils pas profond�ment, inspecteur ? - Ouais
- Bonjour. - Mr Ruvigny ?
- Que voulez-vous ? - Excusez-moi...
Je m'excuse de venir � cette heure-�i. Je suis l'inspecteur Farla.
C'est ennuyeux, je sais.
Mais j'ai quelques questions � vous poser.
� quel sujet ?
Quelque chose
de priv�.
Je suis Oliviero Ruvigny.
Je vous connais tr�s bien Mr Ruvigny, du moins de nom.
M�me les inspecteurs doivent s'�duquer...
Nous lisons parfois des livres.
Peut-�tre serions-nous mieux � l'int�rieur, Mr Ruvigny.
Bien s�r, suivez-moi.
Je comprends que ce ne soit pas agr�able pour madame,
mais j'aimerais �changer quelques mots en priv�.
Pourquoi ? Je ne cache rien � ma femme.
Comme vouv voudrez.
Ce sera plus rapide.
Vous aviez un rendez-vous la nuit derni�re
avec une vendeuse de la librairie Roma.
Ai-je tort ?
- Qui, Fausta ? - Oui.
Nous avions l'habitude de nous voir inspecteur,
Mais s�rement pas la nuit derni�re.
J'�tais enseignat au lyc�e Tasso il y a dix ans,
et Fausta �tait une de mes �tudiantes.
Et ils disent du mal des �l�ves !
Pour rester ami
avec son professeur pendant dix ans...
C'est charmant. N'est-ce pas madame ?
Tr�s...
Les �l�ves d'Oliviero ont toujours eu le b�guin pour lui.
Je m'y attendais. Combien de sucres ?
Aucun madame, merci.
Si j'ai bien compris,
Fausta m'accuse de lui avoir pos� un lapin ? - Vittorio.
Elle n'en a sans doute pas eu le temps.
Nous ne pensons pas qu'elle soit morte accidentellement, Mr Ruvigny.
C'est bien Fausta.
Mais qui aurait pu... la tuer de mani�re si atroce ?
C'est ce que nous sommes en train de chercher.
Tout ce que nous savons pour le moment c'est qu'elle a �t� tu�e...
avec une larme courb�e, une sorte de faucille peut-�tre.
Mr Ruvigny...
O� �tiez-vous de 8h � 10h la nuit derni�re ?
J'�tais ici dans la villa.
Ma femme peut le confirmer.
Ah...
Je vois.
Quelqu'un d'autre peut confirmer, une servante par exemple ?
Nous avons une femme de couleur avec nous.
C'�tait son jour de cong�, hier.
et elle est sortie la nuit derni�re.
- Pas d'invit�s la nuit derni�re ? - Pourquoi ?
Je parle des habitants de l'asile
de l'asile appel�e Mondial Camping.
Vous savez, madame,
que le divertissement le plus populaire dans une ville est le comm�rage.
Non, personne n'�tait l� la nuit derni�re.
Bien. D�sol� de vous avoir d�rang�s.
Mais je ne pense pas que ce sera la derni�re fois.
Un crime dans cette r�gion fait couler beaucoup d'encre.
Vous n'avez pas de projet de voyage, Mr Ruvigny ?
- Voyager ? Non, rien. - C'est bien ce que je pensais.
Un �crivain voyage dans son monde.
Cel� dit, ne vous �loignez pas de la villa.
Bien s�r inspecteur.
- Au revoir, madame. - Au revoir.
Le libraire a probablement entendu notre conversation.
Cette fille me tourmente depuis des ann�es.
... insupportable.
Elle n'a jamais admise que c'�tait fini.
Mais merci en tout cas.
Tu aurais pu m'abandonner et me jeter dehors.
J'�tais en retard la nuit derni�re parce que j'ai eu un probl�me.
- J'ai crev�. - je ne te demande rien.
D'accord, mais tu penses que je serais capable de trancher la gorge d'une ma�tresse.
Un mauvais auteur mais un bon meurtrier sadique.
Qui sait ? Si je le deviens un jour...
et ce sera au tour de la tienne ?
- Tu ne poses pas de questions, hein ? - Laisse moi tranquille !
J'ai crev�, ne l'oublie pas.
Fais attention � ce que tu dis et fais ! Tr�s attention !
Oliviero !
Les jeunes du camping sont l�, monsieur.
Dois-je les laisser enter ?
Renvoyez-les !
J'ai d�j� deux cruches ici ! Casse toi !
D�gage !
La police... Il faut que tu appelles la police !
La police ? Ils me suspectent d�j� pour une fille !
Ce serait signer mon arr�t de mort.
Ils diront que je suis un maniaque !
- Tu dois le faire ! - Je ne peux pas, Ir�ne.
Ils ne me croiront jamais.
Et toi non plus.
S'il te pla�t, aide-moi.
Il faut faire quelque chose.
Nous devons cacher le cadavre.
- Cacher le cadavre ? - Bien s�r.
�coute Ir�ne, personne ne le cherchera ici.
Nous dirons qu'elle est partie.
Oui, elle nous a quitt� sans rien dire.
Dans la cave...
Il faut la cacher dans un mur de la cave
personne ne la trouvera jamais.
personne ne la trouvera l�
Il faut nettoyer les t�ches.
bien nettoyer.
- Pourquoi ne pas l'enterrer avec elle ? - Non je ne peux pas.
Tu le sais bien.
Merde, on peut le voir.
Wow ! Quelles jambes...
Mettez �a l�.
Pourquoi vous, madame ? Brenda n'est pas l� ?
- Elle est partie. - Partie pour de bon ?
C'est juste que...
Quoi ? Quelque chose ne va pas ?
Rien. C'est juste que je m'entendais bien avec la blonde.
Je l'appelais "la blonde" pour rire.
Oh, j'ai failli oublier, un t�l�gramme.
Pergolotti me l'a donn� au bureau de poste.
Bon, j'ai fais mes deux bonnes actions aujourd'hui !
- Un t�l�gramme ? - Oui. J'esp�re que ce sont de bonnes nouvelles.
ARRIVE LUNDI TRAIN DE 15:00. SALUTATIONS. FLORIANA
�a me fait mal au cul.
Elle a choisi le bon moment pour venir tra�ner dans nos pattes.
- Elle �tait � notre mariage ? - Je crois.
Ma soeur l'a ramen�e de Paris.
Ta ni�ce doit avoir 20 ans maintenant.
Exact.
- Hey ! - Qu'est ce qu'il a fait ?
Il m'a touch�e ici !
Il est gros, mais ne casse pas des briques !
Quel effront� !
Giovanna, bienvenue !
Si tu avais touch� le cul de la vieille !
- Je devrais te couper les mains ! - Les soldats...
Qu'est ce que vous attendez alors qu'il n'y a plus de bordel ?
Elle n'�tais pas dans le train. Allons-y.
Quelle idiote ! D'abord elle s'invite,
ensuite elle nous fait venir pour rien.
Ce n'est pas plus mal.
Salut, Oliviero ! Merci, au revoir.
- Salut. - Salut.
Je me suis d�p�ch�e. Le lieutenant �tait tr�s aimable,
Il devait aller � l'ar�oport, mais il a fait un d�tour pour moi.
- Pourquoi cette t�te ? - Je suis sous le choc. Es-tu...
Floriana, oui... fais attention aux chocs,
� ton �ge, tu pourrais faire une attaque.
- Comment vas-tu Ir�ne ? - Bien ch�rie.
c'est inutile de te demander comment tu vas, tu es splendide.
Allons-y. Plus t�t nous arriverons,
plus t�t nous pourrons boire un verre.
- Donne moi �a, je vais la porter. - Merci.
Combien y a t-il de chambres ?
Trop.
Mais nous en avons vid�es beaucoup, c'�tait trop dangereux.
Un de ces jours, le toit va nous tomber sur la t�te.
Je n'ai jamais senti �a,
je n'ai jamais eu mon propre toit.
�a ne paye pas d'�tre un g�nie, pas vrai ?
Oliviero est persuad� que le roman est mort.
En v�rit�, c'est lui qui est mort.
Il n'a pas �crit une ligne depuis des ann�es.
La seule chose qu'il peut vendre actuellement, ce sont ses meubles.
C'est seulement un chat, un beau.
Tu as peur de lui ?
Il s'appelle Satan.
C'�tait sa ma�tresse.
Tante Ester ?
Oui.
Oh...
Tiens, tiens, un bas noir.
C'est quoi Ir�ne, du f�tichisme ?
Donne-moi �a !
C'est une fille que nous avions qui l'a laiss� l�.
Elle est partie, ce n'�tait qu'une servante.
Tu viens, Flo ?
Alors � Paris tu vivais en communaut� ?
Oui, pendant six mois.
Qu'est ce que tu faisais l� bas ?
Un peu de tout .
Tu entends �a, Ir�ne ?
Une communaut� te ferait du bien.
O� les femmes appartiennent � tout le monde.
O� les hommes appartiennent � tout le monde !
Il est un peu retard� question sexe, et terrifi� par l'impuissance.
L'impuissance litt�raire bien s�r.
Le sexe est une activit� qui n'int�resse
que ceux qui ont autant d'imagination que de d�sirs.
Ir�ne n'a ni l'un ni l'autre.
Est ce que l'illustre �crivain fatigu� n'aurait pas oubli� quelque chose ?
Quoi ?
D�sir, imagination, oui... et autre chose.
Va voir qui c'est.
Bonsoir.
La porte �tait ouverte.
Ils m'ont dit de vous donner �a.
- Merci. Bonne nuit. - Bonne nuit.
Qu'est ce que sait ?
Je ne sais pas.
- Tu l'as envoy� � nettoyer ! - Non...
Montons � l'�tage !
Non Oliviero, je t'en supplie !
Ir�ne.
Ir�ne !
Oliviero ?
- Qu'est ce qu'il se passe ? - Rien, rien de grave.
Ir�ne ne se sent pas bien.
Elle est un peu fatigu�e, c'est tout.
- Elle a peut-�tre besoin de quelque chose ? - Non !
Elle n'a besoin de rien. Elle est simplement fatigu�e.
Nous n'avons pas de servantes.
Je suis fatigu�e moi aussi. Mon voyage �tait �prouvant.
Je vais au lit.
Qui c'est ?
Je suis d�sol�, mais j'ai laiss� de vieilles notes dans cette garde-robe.
Tu as besoin de plus de papier ?
Non, j'�cris juste quelques adresses.
Comme ta ni�ce, hein ?
Quel que soit la situation de Oliviro Ruvigny aujourd'hui
mari� ou non, d�cadent ou non
Floriana est pr�te � donner du plaisr dans sa vie
au nom de la d�pravation.
�coute... comment as-tu d�cid� de venir ici ?
Je voulais venir
depuis que j'ai appris la mort de Tante Ester.
Et qu'est se que tu as appris � mon sujet ?
Les trucs habituels.
Que depuis que tu es mari�e, ton esprit a d�riv�...
Que tu es un porc, un alcoolique, un drogu�
etcetera, etcetera...
etcetera, etcetera...
Dis moi...
C'est vrai que tu dormais avec ta m�re dans son lit ?
Je veux dire quand tu as grandi ?
Est ce vari que tu ne t'int�resse pas qu'aux hommes ?
Et bien, �a se pourrait...
Ir�ne !
Pourquoi il t'a enferm� ici ?
Il m'a dit que tu n'�tais pas bien.
- Peux-tu venir dans ma chambre ? - Oui.
- O� est-il ? - Je viens juste de l'entendre partir.
Bon sang, pourquoi tu ne m'as pas appel�e pour que je vienne � ton secours ?
Foutu sadique...
Tu ne sais pas... Tu ne sais pas...
Il est malade. Il me fait peur.
Tu veux dire qu'il est fou ?
Parfois, il ne sait pas ce qu'il fait.
Viens, allons dans ma chambre.
Je savais que la famille d'Oliviero �tait tar�e, mais...
Il faut appeler un m�decin.
Non, non, non.
Pas de m�decins, pas d'�trangers.
Ir�ne, je veux t'aider, tu dois me faire confiance.
Qu'est ce qu'il se passe ?
La police est venue...
Il y a quelques jours.
Ils ont trouv� le corps d'une fille qui a �t� assassin�e.
Maintenant, tu sais tout.
Mais tu ne peux pas vivre avec quelqu'un que tu penses �tre un meurtrier.
Je t'en supplie, Floriana,
pas un mot de ce que je t'ai dis � Oliviero.
S'il s'en doute... mon Dieu, il me tuera.
Pas tant que je serais l�.
Tu es br�lante,
tu dois avoir de la fi�vre.
Ne t'inqui�te pas pour �a,
je ne dirais rien.
Je suis de ton c�t�, tu le sais.
Tu es si douce.
- Mais maintenant... - Quoi ?
Maintenant que tu sais tout, tu vas vouloir partir.
Et tu auras raison.
Je n'y ai pas pens�.
Nous devons �tre alli�es.
Alli�es.
Pourquoi fais-tu �a ?
Oui ?
Oh, bonsoir, monsieur.
Giovanna est arriv�e aujourd'hui de Brescia.
Oh oui, c'est une lionne !
Oui, demain.
Ce soir ?
Elle est fatigu�e, la pauvre, c'�tait la ru�e...
Oui, monsieur. � demain, monsieur.
Discr�tion absolue, monsieur. Bonne nuit.
Madame, je suis vraiment fatigu�e, je vais me coucher.
Bonne nuit ma ch�rie.
Damin commence bien : 50 000 de l'heure !
Bonne nuit.
- Bonne nuit madame. - Reposez-vous bien.
Madame, c'est vous ?
Belle au bois dormant, auriez-vous de la cr�me ?
Dormant ? J'aurais aim� me r�veiller avec vous.
Et la cr�me ?
Premi�re classe !
Tr�s fra�che et appr�ci�e dans toute la r�gion.
- Vous n'�tes pas italienne ? Vous �tes... - Moiti�, moiti�.
Je vois, donc ils ont escroqu� une autre femme.
Il y avait une femme noire avant vous qui disait qu'elle �tait leur �gal
mais ils sont arriv�s � en faire leur servante.
C'est peut-�tre la raison de son d�part.
- Vous la connaissiez bien ? - Comme deux gouttes d'eau.
- D�sol�, vous comprenez bien l'italien ? - Donc, elle vous a quitt� ?
Elle a disparue. Un beau matin, elle est partie.
Tant qu'elle n'a pas fini comme Giovanna...
C'est � dire ?
- Bonjour Mr Ruvigny. - Bonjour.
Je fais une course de moto samedi.
Si tu viens, tu verras que je ne suis pas une "Belle au bois dormant".
Ils m'aiment, Ils m'aiment, c'est s�r !
L'int�gration europ�enne n'est pas mal.
Vous �tes d'accord Mr Ruvigny ?
Je suis d�sol�, inspecteur,
mais j'ai vraiment �t� d�connect� pendant un moment.
Int�gration de quoi ?
Nous sommes ici dans une ville paisible de V�n�tie,
avec de la bi�re allemande, du whisky �cossais...
et des condiments atomiques pour tous.
C'est le probl�me avec vous, les intellectuels... le pessimisme.
Il faut en rire ?
Je ne pense pas que le d�partement des homicides soit une �cole d'humour.
Non, bien au contraire.
On fait ce qu'on peut avec ce qu'on a.
Un �quipement exceptionnel.
Pensez donc, m�me nos l�gistes
ont une loupe magnifique !
Mais, blague � part, je vous dois mes excuses.
Des excuses ? Pourquoi ?
- Pour Bartoli. - Ah.
- Le libraire. - Son vrai nom est Liguori.
Il s'est �chapp� de la prison psychiatrique il y a huit ans.
Il a tu� les deux filles dans un acc�s de folie.
Bien, donc vous n'aurez plus de probl�mes, inspecteur.
Mais les probl�mes ont une caract�ristique...
Ils ne finissent jamais.
Maintenant, ma ch�re femme sait que je n'ai pas tu� la fille.
Maintenant elle sait, mais des vers lui bouffent le cerveau.
La vermine lui dit que je suis le meutrier,
que le meurtrier dort � c�t� d'elle dans son lit.
- Laisse moi tranquille, tu es sao�l ! - Oui, je suis sao�l,
comme je l'�tais cette nuit l�.
Mais ce n'est pas moi qui ait tu� la servante noire.
Je n'ai pas tu� cette sale n�gre !
Je ne l'ai pas tu�, ce n'�tait pas moi !
Alors pourquoi tu ne le dis pas � la police ?
Laisse moi...
Tu es fou, tu es fou, tu es en train de me tuer...
Tu es en train de me tuer... laisse moi...
Dario Luisetti, num�ro 7, prend la t�te au cinqui�me tour
et regardez comment il gagne cette course.
En seconde place, num�ro 3 Armando Gardiglia,
en troisi�me place Lucio Taramaglio,
ensuite l'espagnol Luis Soler-Borrego...
Allez ! Vite !
Bravo !
Allez ! Bravo ! Vas-y !
Votre attention s'il vous pla�t ! Un changement surprenant !
Num�ro 7 Dario Luisetti's
s'est arr�t� � un virage � cause de probl�mes m�caniques
et peut-�tre est-il hors de course pour de bon.
Lucio Taramaglio prend la t�te,
suivi de Soler-Borrego,
mais Armando Gardiglia est attaqu� sur le c�t�.
Merde ! Excusez-moi, o� est le virage ?
L�-bas.
Merci.
Fils de pute ! Sac de merde !
Il fallait que tu tombes en panne trois tours avant la fin !
Salut, motard !
Regarde �a !
Je me suis pr�par� pendant trois mois pour cette foutue course
et le piston s'est coinc� alors que j'�tais sur le point de gagner.
- C'est quoi un piston ? - Tu peux te casser, toi !
Reviens, Floriana... je suis d�sol�.
Cette course �tait tout pour moi, tu comprends ? Tout !
Tout ?
Regarde, ils sont au dernier tour...
Allons-y.
- On est arriv�. - O� ?
C'est un endroit sympa.
Une double parka, style Pole Nord,
un sac de couchage contre les rhumatismes.
Viens.
Ne me dis pas que tu es venu ici pour faire l'amour ?
Pourquoi pas ? On devrait aller o� ? Au Grand H�tel ?
Et c'est plus romantique ici. Attention � la t�te.
Le lit est pr�t dans une seconde.
As-tu ammen� la fille noire ici ?
Toujours sur elle ? Tu es jalouse ?
Allez, d�shabille-toi, il ne fait pas froid.
Allez, d�p�che-toi ! Tu as combien de fermetures �clair ?
Mon Dieu, tu prends ton temps !
Wow... si je gagne au loto
je jure que je prendrai une servante rien que pour toi.
Viens, on se met dedans, et on n'en ressort pas.
Viens ici.
Viens ici.
Tu me plais.
On recommencera peut-�tre,
mais pas de complications, compris ?
Qui est l� ? Qu'est ce que vous voulez ?
Je suis l� pour les bouteilles.
Partez, partez !
- Alors, quand nous revoyons-nous ? - Qui sait...
�a ne t'a pas plu ? - Mais si...
Bien, dis-moi quand tu es libre.
- Je suis toujours libre. Salut ! - Salut !
Je vais faire une crise cardiaque.
Qu'est ce que tu fais dans le noir ?
Quoi de neuf ? Qu'est ce qu'il s'est pass� ?
Une chose terrible, Flo.
Cet animal...
j'ai peur, j'ai vraiment peur.
Il n'y a que toi qui peut m'aider.
Calme-toi Ir�ne, calme-toi.
Explique-moi ce qu'il s'est pass�.
Oui...
Cet animal sanguinaire,
ce diabolique animal sanguinaire.
Ir�ne.
- Elle est morte ? - Oh, tais-toi !
Pourquoi as-tu achet�s ces choses d�go�tantes ?
D�go�tantes ? Les go�ts et les couleurs...
Satan raffole des yeux de brebis.
Viens Ir�ne, c'�tait rien.
Pourquoi tu ne vas pas chercher un cardiotonique ou quelque chose ?
Satan a disparu.
Je ne l'ai pas vu depuis hier.
Si la vie m'avait donn� quelqu'un comme toi,
tout aurait �t� diff�rent.
Comme tu es jeune...
- Va t'en sale animal ! - Calme-toi, tout est fini.
Tu as eu peur pour rien. Bois �a.
N'aie pas peur. Il n'a pas encore r�alis�.
Et heureusement, le chat a disparu.
La fille noire �tait-elle habill�e comme �a quand tu l'as tu�e ?
D'accord. Je ne suis pas Marie Stuart.
Mais tu n'as pas le visage de Lord Leicester.
J'ai appris quelque chose en lisant ceci, � propos des "lettres de sang"
et sur la bataille entre les deux reines...
�difiant, n'est-ce pas ?
Que t'a racont� Ir�ne ?
Qu'elle partage son lit avec un meurtrier alcoolique et fou ?
Non, rien de tout �a.
La pauvre femme est terrifi�e
� cause de tout ce qui s'est pass�.
- Et toi ? - Je garde l'oeil ouvert, c'est tout.
Quand je t'ai vu hier dans le hangar
- bien s�r que je t'ai vu, qui d'autre aurait-ce pu �tre ? -
Je te voulais dans le sac de couchage.
Tu n'aurais pas voulu ?
Tu es vraiment une petite pute, je le savais.
Et es-tu vraiment le porc qu'ils disent ?
N'en tiens pas compte.
Pourquoi tu ne prends pas �a en mains ?
Non...
Qu'est ce qu'il y a ?
Ir�ne !
Ir�ne.
D'o� �a vient ?
Est-ce que tu vas me r�pondre, Ir�ne ?
Je n'ai pas trouv� l'ancienne paire, donc j'en ai achet� une autre.
- �trange. - Pourquoi ?
Je n'ai pas vu le chat depuis deux jours,
Il n'est m�me pas venu manger. Tu ne trouves pas �a �trange ?
Qu'est-ce que tu lui as fais ? Tu l'as bless� ?
Tu es fou. Pourquoi je ferais �a ?
Pourquoi tu ferais �a ?
Je sais pourquoi, tu l'as toujours d�test�,
parce que ma m�re l'aimait, parce qu'il m'appartient,
Parce que il est � moi, ce que tu n'as jamais �t�,
parce que tu es une pute, une sale pute !
Pardon Oliviero, mais je n'en peux plus.
Arr�te de me faire peur...
Je viens juste de creuser un trou, juste un trou...
Tu me fais mal...
Excusez-moi, monsieur.
- Oui ? Oh, bonjour Mme Molinari. - Bonjour.
Je voudrais parler au chef de la police.
Le commissariat de police est juste l� en face de vous.
- Merci. Au revoir. - Au revoir.
Tu souhaites sa mort, n'est ce pas ?
J'ai constat� que ta vie est un enfer, alors pourquoi restes-tu ?
Il ne me laissera jamais partir.
Peut-�tre que tu te trompes.
La nuit derni�re, il m'a dit qu'il voulait te tuer.
Non car il d�truirait son passe-temps,
son souffre-douleur.
Il voulait juste te faire peur.
Tout ce qu'il veut, c'est te mettre dans son lit.
C'est d�j� fait.
Jalouse ? Tu es jalouse ?
Non, pas dans le sens que tu crois.
C'est un loser, et pas seulement en tant qu'�crivain,
et il le sait.
Il se voile la face.
Peut-�tre que c'est �a qui a caus� tous les probl�mes.
Peut-�tre que tu n'as pas pens� � y mettre fin une bonne fois pour toute.
Ce ne serait pas compliqu�.
Non ?
Non. Il n'y a que l'embarras du choix.
Par exemple un pique-nique qui se termine mal
Une chute dans un ravin, la veuve inconsolable.
Romantique, n'est ce pas ?
Maintenant que je t'ai trouv�e, je ne la supporte plus.
Je ne peux pas continuer � �tre coinc�e
entre une femme hyst�rique et une �rotomaniaque.
Si �a continue je quitterais cette maison.
Va t'en maintenant,
Ir�ne pourrait arriver d'une minute � l'autre, et je ne veux pas
�tre impliqu�e dans une de vos sc�nes de m�nage.
Cette fois je te jure que je vais me d�barasser d'elle.
J'y ai d�j� pens�,
mais s'il te pla�t, ne me quitte pas.
J'ai r�ouvert ce trou dans la cave,
ce sera sa chambre.
- Cette fois je vais vraiment le faire. - Tu es sao�l.
Je t'ai dis de partir.
Tu m'espionnes, esp�ce de sale chienne.
Je te briserai le cou !
Fouine et je te tuerais !
- Qu'est ce que tu veux ? - Descends !
Je ne peux pas.
- J'ai une course, je dois partir demain matin. - Et alors ?
Pourquoi tu ne veux pas venir avec moi ?
La course est � Cesenatico
et si je m'en sort bien, je ferais les �preuves sur piste.
Je t'attendrais � 7h sur le pont.
Viens, on va s'amuser !
Va t-en ou tu vas r�veiller tout le monde !
Seulement si tu me dis que tu viendras.
D'accord, d'accord ! Je viendrais.
Salut !
TUE LA ET CACHE LA DANS LE MUR DE LA CAVE
Alors tu t'es d�cid�.
Je commen�ais � me demander si tu le ferais.
Je... je ne sais pas quoi...
Regarde, regarde ! Il voulait vraiment me tuer.
Il avait d�j� pr�par� le trou dans la cave
� c�t� de l'autre fille.
Tu l'as pris de court.
En aucun cas tu obtiendras la libert�, ma ch�re.
Tu sais les juges sont presque toujours mari�s
et il est peu probable qu'ils absoudent une femme qui...
Tu comprends ?
Ils d�fendent leurs privil�ges.
Ma m�re m'a racont� que Tante Ester avait beaucoup de bijoux de valeur
O� les avez-vous cach�s ?
Tu peux me le dire maintenant qu'ils sont � moi.
Floriana, s'il te pla�t, ne me parle pas comme �a.
Ces bijoux t'appartiennent, tu peux les avoir,
je m'en fiche de ces trucs...
Mais ne me trahis pas.
D'accord, associ�e.
D�barrassons-nous en.
Ici, ils sont tous ici.
Je ne sais m�me pas ce qu'ils valent,
et je ne veux pas le savoir.
et bien, ils sont en mauvais �tat,
mais ils valent cher.
Tante Ester a tout fait pour que ses amants lui donnent des bijoux.
Prends-les, ils sont � toi.
Je devrais y aller maintenant.
Non, pas encore, s'il te pla�t.
J'ai peur.
Je pense que tu t'y habitueras, t�t ou tard.
Le plus t�t serait le mieux.
Que dirais-tu du bon Oliviero ?
Qu'il est parti,
Qu'il est all� � l'�tranger,
et puis... je ne sais pas.
- Je vais quitter la villa. - Bien.
Ce furent de charmantes vacances. Salut.
Floriana, reste s'il te pla�t,
au moins ce soir. Je te supplie de ne pas partir.
D'accord, juste ce soir.
Non.
Je connais un moyen plus agr�able pour s'endormir.
Floriana.
Floriana !
Floriana ?
REVANCHE
REVANCHE
- Qui est l� ? - Pourquoi voulais-tu que je reste ?
Tu voulais me tuer aussi ?
REVANCHE
REVANCHE
Floriana, qu'est ce que tu vas faire ?
Floriana !
Floriana !
Maintenant, je suis s�re qu'elle sera au pont � 7h,
elle n'a pas le choix.
Oui...
et ce sera la fin et le commencemement de tout.
Tu as eu la mort que tu m�ritais,
mais je suis d�sol�e que tu aies si peu souffert.
J'esp�re qu'il y a quelque chose apr�s la mort
que tu puisses voir comment j'ai pris ma revanche !
J'ai tu� ta salope de m�re,
j'ai tu� cette sale noire.
Tu pourriras avec elle pour l'�ternit� !
Est-ce que tu m'entends, Oliviero ?
Oui, c'est moi qui l'ai tu�e
pour que de nouveaux soup�ons p�sent sur toi
apr�s avoir d�j� �t� accus� de l'autre crime.
C'�tait facile...
C'�tait facile - avec ta m�moire min�e par l'alcool -
de te faire perdre confiance.
Je t'ai d�truit.
Jour par jour,
Jour apr�s jour.
Et j'aurais continuer � te tuer � petit feu,
si je n'avais pas r�alis� que tu voulais aussi me tuer.
J'esp�re qu'une partie de toi vit toujours quelque part,
et que tu souffriras pour l'�ternit� !
Tout a march� comme sur des roulettes.
Ne t'inqui�te pas, c'�tait m�me plus facile que pour la fille noire.
Et les bijoux ?
- Tu les as r�cup�r� ? - Tous.
Elle les avait mise dans un sac en plastique.
La salope !
Elle n'�tait pas b�te.
Le probl�me se sont les deux cadavres.
Pourquoi ? C'�tait un banal accident de la route.
Je veux dire les deux corps dans la cave,
on pourrait les trouver.
Viens ici, Walter, je voudrais te montrer quelque chose.
Nous devrions les ammener ici cette nuit,
d'accord ?
C'est assez profond ?
Rien � redire, tu as toujours de bonnes id�es.
Bonjour, madame.
Nous �tions sur le point de partir,
il n'y a personne chez vous.
- Bonjour. - Bonjour.
Vous �tes encore l� ? Je veux dire... qu'y a t-il ?
Mon mari est parti ce matin.
- Je ne sais pas s'il reviendra. - C'est juste une formalit�.
Un crime grave nous a �t� rapport�.
- Un crime ? - Oui.
Vous avez maltrait� un chat.
- Un chat ? - Oui.
C'est inou�, mais nous devons faire notre travail.
La vieille Mme Molinari,
qui travaillait au service de la comtesse Ester,
la m�re de votre mari... vous la connaissez ?
- Je m'en souviens. - Elle nous a d�clar� un crime.
Laissez-moi vous expliquer.
Cet animal a massacr� toutes mes colombes, alors...
Oui, je comprends.
Mais je me suis dis "allons voir les Ruvigny"
et ensuite nous calmerons la vieille Mme Molinari.
Au fond c'est une brave femme.
J'ai juste besoin d'�crire un rapport.
- Voulez-vous enter ? - Oui, s'il vous pla�t.
- Voulez-vous boire quelque chose ? - Je ne devrais pas,
mais je ne me consid�re pas en service
quand il s'agit d'affaire de chats.
Merci.
Ici.
� votre sant�, madame.
Et � celle du chat.
- C'est lui, n'est ce pas ? - Oui.
Vous avez entendu ?
Le chat a compris qu'on �tait l� pour lui.
Salet� d'animal ! Je, je...
J'ai peur de lui, croyez-moi inspecteur.
Non, ne vous emb�tez pas...
�a semble venir de cette porte.
Oui, c'est la cave. Mais elle est toujours ferm�e.
Non, c'est ouvert.
Si nous le trouvons,
- On vous en d�barrassera. - Non, non.
Mon mari l'adore.
Il serait en col�re si le chat n'est plus l� � son retour.
Il semble bless�, vu la fa�on dont il miaule.
Nous devrions aller jeter un coup d'oeil.
Il n'est pas l�.
Quel attirail de 48. Barolo, Merlot,
Cabernet, un Brunello de 36.
Il n'y a pas de chat, mais le miaulement venait d'ici.
�a vaut une fortune.
Je ne sais pas. Je n'y connais rien en vin.
- Vous avez trouv� quelque chose ? - Non,
� mon avis il n'est pas l�.
Je serai ravie si vous en acceptiez une.
Oh, non, c'est trop g�n�reux, madame !
- Et peut-�tre que votre mari... - Il en serait heureux.
- S'il vous pla�t, prenez l�. - bien, comment pourrais-je refuser ?
Merci.
Il y a un trou dans le mur ici !
On dirait qu'il a �t� creus� de l'int�rieur,
et le pl�tre est neuf.
Il est dedans ! Il est � l'int�rieur !
Cet affreux animal est l�-dedans !
Madame !
Madame, ne vous en fa�tes pas s'il vous pla�t.
Il veut ma mort, il veut me d�truire !
Ce d�mon c'est...
Satan ! Satan !
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