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LE MASSEUR
No�l revenait d�j�.
J'avais l'impression de faire les choses machinalement.
Sans penser � ma vie.
Sans �tre attach� � personne.
Je faisais juste mon travail.
J'esp�rais commencer une nouvelle vie avec l'argent des clients.
Puis j'ai re�u le texto qui a tout chang�.
J'ai d� rentrer � la maison.
BIENVENUE A PAMPANGA CENTRE �CONOMIQUE
PR�TEUR SUR GAGE VILLARICA
Iliac !
- A ce soir sur la place ! - Pas de probl�me !
Maman !
Iliac !
Ton p�re est entr� � l'h�pital hier soir.
Le lit de Rodelio Pangan, s'il vous pla�t.
Celui-l� ?
Celui qui est arriv� dans le coma hier soir ?
Il est mort ce matin. Les pompes fun�bres s'en occupent.
Merci.
� l'attention du docteur Rommel Baza.
On vous demande � l'accueil.
GARDEZ LE SILENCE
Monsieur, les clients sont pris en charge en haut.
Y a-t-il des nouveaux ?
Monsieur, ils sont tous nouveaux. Nous n'employons que du sang frais.
En voil� un. Lester, dis bonjour.
Bonsoir, monsieur.
Merde !
Imb�cile, tu es toujours en retard.
Tenez. J'ai des super p�tards.
On peut faire la guerre avec.
Ils feraient sauter la t�te des ennemis.
Ils sont �normes, la vache.
On va s'amuser ce soir.
Faisons-en sauter un.
Ils doivent accepter de d�filer en sous-v�tements.
Anot !
Viens. Accompagne Monsieur � la cabine num�ro deux.
Ensuite, pr�pare la num�ro cinq.
D�p�che-toi !
Salut ! Bonsoir, monsieur !
Regardez, choisissez.
Les gar�ons, un client !
Regardez ces jolis minois.
Le choix est large.
Vous voyez ? Vous allez s�rement les vouloir tous.
Regardez, certains ont la peau claire. Ils sont tous tr�s beaux.
Vous ne trouverez jamais de tels masseurs ailleurs.
Avez-vous fait votre choix, monsieur ?
Ils sont tous tr�s beaux.
Ils sont tous nouveaux.
Celui avec le t-shirt jaune.
Iliac !
Bien monsieur, il sera avec vous dans un instant.
JOEL CHIEN INCIRCONCIS
- Tu pourrais me pr�ter de l'argent ? - Je suis fauch�.
Je ne te demande pas beaucoup.
C'est pour mon p�re.
J'ai tout envoy� � ma femme.
A�e ! Mon orteil !
- Tu m'as march� sur le pied ! - D�sol�, je ne l'ai pas fait expr�s.
- Tu me l'as foul�. - �a saigne, putain !
- Tu ne fais jamais attention. - D�sol�, j'�tais press�.
Cr�tin, vas te faire voir.
Je ne l'ai vraiment pas fait expr�s.
J'y vais.
Ouais, vas-y.
Bonsoir, monsieur.
Attends une seconde.
Que fais-tu l� ? Ce n'est pas toi que j'ai demand�.
Monsieur ?
L'autre. Celui au t-shirt jaune.
Je vous en prie, ne demandez pas � �tre rembours�.
Le client avant vous...
Je veux mes 400 pesos.
Il voulait Axel, alors j'ai d� le lui donner.
Prenez un autre masseur.
Ils sont tous excellents.
Regardez celui en noir.
Oh mon Dieu, il suce comme personne.
Celui en vert chante tr�s bien.
Avez-vous choisi, monsieur ?
Maldon !
Cool tes chaussures, fr�rot. Tu me les donnes ?
O� est maman ?
Elle est rentr�e.
Dieu te b�nisse.
Je t'ai envoy� un texto hier soir. Tu n'as pas r�pondu.
Tu sais ce qui est arriv� � ton p�re. Tu me d��ois.
Je n'avais plus de batterie.
- Je suis d�sol�. - L'a�n� des enfants.
Quelqu'un doit rester pour l'embaumement.
D'accord.
O� est maman ?
Je l'ai envoy�e chercher des v�tements pour ton p�re.
J'ai regard� les cercueils. J'ai choisi le meilleur.
Tr�s bien. Notre fr�re avait du caract�re.
Il m�rite ce qui se fait de mieux.
Vous devriez rentrer et pr�parer la maison.
Prenez Maldon avec vous.
Viens, Maldon.
Je m'occupe de tout ici.
Vingt cinq mille, c'est trop cher pour le cercueil.
Ne vous inqui�tez pas.
On va bien s'occuper de vous.
C'est trop cher. Baissez le prix.
Asseyez-vous. On vous appellera plus tard.
Ta m�re en prend du temps.
Fais-moi voir les v�tements.
O� sont les chaussettes ?
Je n'y ai pas pens�. Je suis d�sol�e.
Ce n'est pas grave. On les mettra � la maison.
Viens t'asseoir, maman.
Ton p�re va �tre beau avec �a, tu crois ?
Iliac, qu'en penses-tu ?
C'est bien.
Naty, que t'arrive-t-il ?
Tu es malade ?
Maman, qu'est-ce qui se passe ?
Tu n'as pas mang� ce midi, c'est �a ?
Viens, allons dehors.
Maman !
Ne t'inqui�te pas. Reste ici.
Venez m'aider.
Attention, monsieur.
- Je vais prendre votre num�ro. - Bien s�r.
Merci, monsieur.
Revenez quand vous voulez.
Es-tu de Visayas ?
- Oui, monsieur. - Et vous ?
Je suis aussi de Visayas.
O� � Visayas ?
Cebu, monsieur.
O� � Cebu ?
Mandaue, monsieur.
Et d'o� �tes-vous, monsieur ?
Masbate.
Mon Dieu, un �talon !
Qui est-ce ?
Daniel, monsieur.
Es-tu aussi un �talon ?
Monsieur, tous les masseurs sont des �talons ici.
Balivernes !
Monsieur, pas si fort, s'il vous pla�t.
Nous avons d'autres clients.
Oh, je suis d�sol�.
Monsieur, retirez vos v�tements.
Je vais le faire, monsieur.
Je m'excuse pour ce qui est arriv� plus t�t.
J'�tais un peu tendu.
Ce n'est rien, monsieur.
Je me suis �nerv� � la maison.
Eh, nous portons les m�mes sous-v�tements !
Vraiment ?
Tu es mignon quand tu souris.
Un sourire ravageur.
Vous �tes franc, monsieur.
Je porterais peut-�tre ton slip en rentrant.
Veuillez vous allonger, monsieur.
Monsieur, doux, moyen ou dur ?
Moyen.
Les muscles de vos jambes sont durs comme du rock, monsieur.
Ils sont trop expos�s au froid.
Comment le sais-tu ?
Je peux le sentir, monsieur. Vous sentez �a ?
Tu me fais mal !
Je m'excuse, monsieur.
Monsieur, on dirait que vous faites beaucoup de randonn�es en montagne.
- Habitez-vous dans le bled ? - �a ne va pas !
J'habite � Cavite !
Ces n�uds ne vont pas partir
en une ou deux s�ances, monsieur.
Il va falloir
deux ou trois s�ances de plus.
Je ne pense pas pouvoir revenir avant longtemps.
J'ai un agenda charg�.
Monsieur, nous faisons aussi le massage � domicile.
M�me � Cavite ?
Oui, monsieur. Mais Cavite �tant si loin,
c'est un peu plus cher.
Environ deux mille.
Hors de question.
C'est la m�me chose.
Les masseurs restent des prostitu�s.
Non, monsieur.
Les masseurs ne racolent pas les clients.
Nous ne tra�nons pas dans les rues.
Nous avons une formation de masseur. Les clients viennent � nous.
Putain !
Qu'est-ce qui se passe ?
O� est le directeur ?
Qu'est-ce qui se passe ici ?
Appelez le directeur, vite !
Excusez-moi, monsieur.
Qu'est-ce qu'il y a ?
- Qu'est-ce qui t'arrive ? - Peux pas respirer...
Iliac ! J'ai besoin d'aide !
Qu'est-ce qu'il a ?
Le pauvre con est en train de faire une attaque.
Esp�ce d'imb�cile.
Tu es trop vieux pour �a.
C'est honteux.
Tu es impossible.
Tu n'apprendras jamais.
Tu es aga�ant, petit con !
Idiot, tu es allergique au talc
et tu continues � l'utiliser.
Tu sens comme un b�b�.
Putain, tu te couvres de talc.
Mais tu pues toujours.
Allez, arr�te. Ce n'est pas de sa faute s'il a de l'asthme.
Il est plus gros qu'un taureau. P�d� d'asthmatique.
Va dormir, �a ira mieux.
Et maintenant ? Le massage a �t� �court�.
Je m'en excuse, monsieur.
Calmez-vous.
Il va �tre remplac�. Nous avons d'autres masseurs.
- Montrez-les-moi. - Soyez indulgent.
John ne supporte pas le talc.
- Voil�. - Laissez-moi les regarder.
Voici Edwin. Regardez ses abdos.
Il est meilleur que bon.
Vous ne serez pas d��u !
En voil� un autre, une esp�ce rare.
Regardez ce sourire, tr�s oriental.
Il peut �tre dur comme mou.
- Lequel pr�f�rez-vous ? - Je veux celui-l�.
Vous avez fait le bon choix.
Regardez ce corps !
- Va chercher tes affaires. - Dois-je apporter du talc ?
Mon Dieu, plus de talc, s'il vous pla�t !
Laisse tomber le talc !
D'accord, plus de talc. Autre chose, monsieur ?
Je veux qu'il reprenne le massage du d�but.
Mais bien entendu. Vous �tes un client pr�cieux.
C'est notre devoir, nous vous sommes oblig�s.
O. K.
Merci beaucoup, monsieur.
S�ance double ! Messieurs...
Viens avec moi. Donne-moi un massage.
Notre P�re qui es aux Cieux
Que Ton nom soit sanctifi� Que Ton r�gne vienne
Que Ta volont� soit faite sur cette Terre comme au Ciel
Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour
Pardonne-nous nos offenses
Comme nous pardonnons aussi � ceux qui nous ont offens�s
Ne nous soumets pas � la tentation
Mais d�livre-nous du mal. Amen.
Je ne t'ai pas vu la premi�re fois que je suis venu.
C'�tait quand, monsieur ?
Il y a assez longtemps. En septembre, je crois.
C'est un ami pervers qui m'a entra�n� ici.
Beaucoup de pervers viennent ici.
Je n'en suis pas un.
Quel est le nom de votre ami, monsieur ?
Jennifer.
Jennifer !
Jennifer Hawkins.
Mais il change souvent de nom,
suivant qui devient Miss Univers.
Et vous, monsieur ? Quel est votre nom ?
Moi ? Marina.
Marina...
Oui, Marina Hidalgo.
Quel nom me conviendrait � ton avis ?
Brula.
Brula.
Ta petite-amie s'appelle-t-elle Brula ?
En fait, nous nous sommes �loign�s l'un de l'autre, monsieur.
Pourquoi ?
Elle est rest�e en province
alors que je suis ici � caresser d'autres personnes.
Veux-tu du caf� ?
Tu sais que je ne bois pas de caf�.
Laisse-moi t'aider, plut�t.
Tiens, assois-toi ici.
Du caf� ?
Oui, je vais en prendre.
Du caf�, madame ?
On dirait que cette pute de Josie ne ressemble en rien � Rodel.
Je lui injecte du formol dans la chatte si elle se pointe.
Maritess l'a vue sur la place du march�.
Le caf� est br�lant.
Cirrhose du foie.
- C'est la raison des bleus. - C'est r�pugnant !
Il est pitoyable.
Avez-vous le bon nombre de cartes ?
- Je n'en ai que huit. - J'ai le bon compte.
- Tu en as plus que neuf. - Non, j'en ai neuf.
Je n'en ai que huit.
Ne t'en prends pas � moi. Je n'en ai pris que trois.
Tu ne sais pas t'arr�ter. Tu te goinfres tout le temps.
Laisse-en au mort, tu veux ?
- Faye ! Tu es en deuil ou quoi ? - Maman, qu'est-ce que j'ai fait ?
Viens � l'int�rieur. Assois-toi pr�s du cercueil.
Pose �a. Ce n'est pas ton travail.
Qu'est-ce qui se passe ! Allez chercher des bougies !
Quelqu'un a un briquet ? Iliac !
Voil� le fant�me... Un fant�me !
Monsieur, enlevons �a.
D�tendez-vous monsieur.
O� as-tu appris � faire des massages ?
Mon grand-p�re, monsieur.
Ton grand-p�re travaillait aussi dans un bordel ?
Non, monsieur. Il �tait chiropracteur.
Je ne sais pas s'il couchait avec ses patients.
Et ton p�re ?
Mon p�re est un coucou
qui vole de nid en nid.
Il est o� maintenant ?
� la maison. Il est en train de mourir.
Mourir de quoi ?
Un foie pourri.
Il n'arr�te pas de me demander de l'argent.
Envoie-lui de l'argent, alors.
Les clients se font rares, monsieur.
Je suis l� depuis le d�but de l'apr�s-midi
et vous �tes mon premier client.
N'es-tu pas heureux que je sois le premier ?
Pour s�r, monsieur.
Je parie que je vais avoir de la chance avec vous.
Je m�rite une ristourne alors ?
On ne fait pas de troc, monsieur.
Attends. Puis-je avoir...
Arr�te, tu veux ?
J'ai dit, arr�te.
Puis-je avoir un verre d'eau ?
De l'eau min�rale, monsieur ?
Oui.
Nous allons envoyer le gar�on de courses en acheter.
Monsieur, des cigarettes pour moi.
D'accord.
Tiens.
Bonjour maman.
Je vais rentrer tard ce soir.
Je suis toujours � l'imprimerie.
Oui, maman. Au revoir.
Qu'est-ce que c'est que ce bordel ?
Du calme, madame.
Putain de connards !
D�biles de suceurs de bites !
Allez tous pourrir en enfer !
- Voil� l'ut�rus vorace. - Allez vous faire foutre !
Suceurs de bites !
Salauds !
Connards ! Putains !
Fils de putes !
D�biles !
- Dieu vous b�nisse. - Que Dieu soit avec vous.
Toutes mes condol�ances, Naty.
Merci.
Iliac ! O� est Maldon ?
Qu'est-ce que tu fais l� ?
Tu devrais �tre en bas.
Je m'en fous de lui.
Imb�cile, c'est ton p�re !
Descends ou je te fous une racl�e.
- Je n'aime pas le savon de Naty. - Pourquoi ?
- Ma figure n'aime pas. - Elle est irr�cup�rable.
Salut, Maldon !
Il se croit beau, hein ?
Salut, Iliac.
Il n'est pas beau non plus.
- D�pit� ? - Tu ne l'as jamais eu au lit.
On en trouve plein dans le commerce.
- Ils sont o� ? - Sur la place. Partout.
La lanterne ! La lanterne est allum�e !
Allons voir.
- Superbe ! - Tu crois qu'elle va gagner ?
- J'en ai vu d'autres. - Celle-l� a toutes ses chances.
Viens, maman, allons la voir !
J'ai compris que si je devais retomber amoureux,
je ne laisserais pas passer ma chance.
Et cette nuit-l�, j'ai r�v� d'avoir quelqu'un.
Fermez la porte � clef ou je vous pisse dessus.
Va te pisser dessus.
Putain ! Je vais t'avoir quand j'aurais fini.
Monsieur, je vous suce
ou vous voulez me sucer ?
"Pardonnez-moi car j'ai p�ch�, je me suis masturb�. "
Et le pr�tre a dit :
"R�citez trois "Je vous salue Marie" et vous serez pardonn�. "
Tu vois. Se masturber ne co�te que trois "Je vous salue Marie".
RENTRE A LA MAISON. PAPA EST DANS LE COMA.
Dis-moi, quels services donnes-tu en extra ?
Ce que vous voulez, monsieur.
Masturbation, pipe, sodomie...
N'importe quoi ?
Oui, monsieur.
Nous n'embrassons pas sur les l�vres.
Je ne comprends pas.
Pourquoi ne pas embrasser le client sur la bouche ?
Monsieur, le baiser sur la bouche est r�serv� � la copine.
Vraiment ? Appuie plus fort.
Comme �a, monsieur ?
Oui, c'est �a.
Axel, pr�te-moi de la lotion !
Tiens.
Tu te fous de moi ?
De l'huile, pas de la lotion !
Tiens. � gauche.
A�e ! Tu m'as fait mal !
- D�sol�, monsieur. - Je vais me plaindre au directeur.
- On ne l'a pas fait expr�s. - � d'autres.
Je vais vous laisser m'embrasser. Ne dites rien.
- Promis. - Mais juste un baiser.
Je veux que ce soit passionn�.
Comme vous le voyez, je fais de mon mieux.
Aucune raison de vous plaindre.
Qu'arrive-t-il � un masseur qui a commis une faute ?
Il est r�primand�.
Une putain de r�primande.
J'imagine que �a t'arrive souvent.
Oh, non, monsieur !
J'ai un bon dossier ici.
Balivernes ! Et �a ?
Ne le provoquez pas, monsieur. Ou il va s'�nerver.
Vraiment ?
- Pr�parez-vous au combat, monsieur. - Sans blague ?
Vous �tes �crivain, monsieur ?
- Qu'�crivez-vous ? - Des histoires d'amour.
Je connais quelqu'un qui a eu une telle histoire.
Qui donc ?
Notre voisine en province. Madame Naty.
Raconte-moi.
Elle s'est amourach�e de ce type mou et pourri.
Pourquoi est-il mou et pourri ?
C'est la brebis galeuse de la famille.
Il travaille dans quoi ?
Il est chauffeur de camion.
Il livre des marchandises.
Non, disons qu'il est marin.
Et sa femme, madame Naty ?
Elle reste � la maison, monsieur.
Elle fait et vend de la viande en bo�te.
De la viande en bo�te ?
Non, changeons un peu l'histoire.
Disons qu'elle est h�tesse de l'air.
Qu'arrive-t-il ensuite ?
Rodel a abandonn� madame Naty apr�s l'avoir mise enceinte.
O� est-il parti ?
Il s'est install� � Angeles City avec une prostitu�e.
Pas une prostitu�e.
Soyons plus modernes.
Elle travaille dans un club au Japon.
Oublie Angeles. Disons Tokyo.
C'est �a, ils se retrouvent � Tokyo.
Et madame Naty ?
Elle s'occupe de ses trois enfants.
Qu'est-il arriv� � Rodel et � la fille au Japon ?
Rodel est tomb� malade. Maladie du foie.
Non, pas le foie. Ce n'est pas romantique.
La leptospirose, c'est mieux.
C'est quoi, monsieur ?
La maladie qu'on attrape de la pisse des rats.
Attends. Qu'est-il arriv� ensuite ?
C'est � vous de terminer l'histoire.
Apr�s tout, vous �tes l'�crivain.
Stupide.
O� habites-tu � Manille ?
Avec John, monsieur.
John qui ?
John le Samaritain.
Rentres-tu � Pampanga ?
Bien s�r, monsieur. Je ne suis pas un fugitif.
O� passes-tu les f�tes de No�l ?
Chez vous, monsieur, si vous voulez.
Je ne re�ois pas de gar�on chez moi, compris ?
Tra�nons ici jusqu'au Nouvel An. On inventera un truc.
Je n'aime pas faire �a.
On fera les courses de No�l, alors.
Mes chaussures sont us�es.
On verra.
Mes chaussures sont vraiment us�es, monsieur.
Le massage est fini, monsieur.
Voulez-vous passer au service suivant ?
Non !
Nous n'avons pas convenu de �a.
Allez ! Pas de chichi !
Monsieur, c'est cinq cents pesos de plus.
D'accord !
Un instant, monsieur.
Quoi ?
Donne-moi un peu de �a.
Monsieur, ce n'est pas le prix qu'on avait fix�.
D�sol�, mais il ne me reste que la course du taxi.
Vous aviez promis de payer mille pesos avant de jouir.
Ne t'inqui�te pas. Je compenserai la prochaine fois.
Tiens, prends �a. Je te le donne.
MARINA HIDALGO CE QUE J'AI FAIT PAR AMOUR
Sais-tu o� je pourrais louer une chambre ?
Je ne sais pas, monsieur.
Je vous enverrai un texto si j'en trouve une, monsieur.
Excuse-moi, Mamie. Je vais balayer les ordures.
Pas maintenant. Tu appellerais de mauvaises vibrations.
Tu viendras nous voir peut-�tre plus souvent maintenant.
J'essaierai, maman.
Ne t'attire pas d'ennuis, hein ?
Tu ne te drogues pas, j'esp�re ?
Bien s�r que non.
Sois toujours patient avec ton patron.
Je te le promets.
Prends soin de toi.
Maman...
tu devrais te reposer.
Il nous a quitt�s...
pourquoi l'as-tu accept� ?
Parce que je suis sa femme au regard de la loi.
FAYE - CHAUSSONS 30 $
MALDON - CHAUSSURES 1,50 $
ILIAC - BOTTES 200 $
N'oublie pas le lecteur DVD !
Promis. Je dois y aller. La nuit tombe.
Je me suis senti revivre apr�s avoir enterr� mon p�re.
J'ai compris qu'il m'avait toujours aim�.
Je suis retourn� au salon de massage...
mais n'y suis pas rest� longtemps.
Je suis tomb� amoureux de mon client ce soir-l�.
Il ne ressemblait en rien � Marina Hidalgo.
Il m'a emmen� � Subic avec lui...
Mais ceci est une autre histoire.
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