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Ah !
Vas-y !
J'espère que vous n'êtes pas trop déçus par l'héritage. Après tout, vous étiez
sa femme.
Même si ce n'était que depuis un an.
Une année merveilleuse. Une année qui remplace une vie.
Quand même, un gaillard comme lui mourir d'une embolie.
Le surmenage, ses multiples affaires.
Comme beaucoup d'industriels.
Trop de soucis. Et si je... Vous n'avez que 42 ans. Donc il avait passé une
bonne partie à vous entretenir, d'ailleurs.
Puis il vous a connus.
Sincère condoléances. Merci.
Il a été bien soigné, j'espère.
Il avait une infirmière d'un dévouement exemplaire. Ça ne m'étonne pas.
Sincère condoléances.
Quel courage.
Vous arrivez à dissimuler votre douleur ? Les grandes douleurs sont muettes.
Madame.
Encore heureux que vous ne soyez pas dans le besoin.
Qu'importe l'argent.
J'aurais préféré être pauvre avec lui que riche sans lui.
Quelle indéniation.
Vous allez garder l'appartement ? J'y ai conservé trop de souvenirs.
Je vais partir m'installer à Monte-Carle.
Monte-Carle, Monte-Carle, ce n'est pas un peu gai pour une veuve ? Vous n'avez
pas vu La Veuve Joyeuse ? C'est une opérette de Franz Lehar.
Votre cynisme nous étonne, Dorothée.
Et votre hypocrisie me donne envie de vomir. Je vous présente mes coméliances.
Et ces saloperies de chaussures qui me font mal.
Comme prévu ? Comme prévu.
Au fait, Ange, j'ai une cousine qui aurait besoin de vos services.
Désolée, madame, j'ai accepté un travail en province. De plus, j'adore le grand
air.
Actimo, 174, française.
Convertimo, 121,90.
Crédit Inter, 138,42.
Élysée-Valeur, 160,09.
Plan Inter, 274,44.
Rothschild Expansion, 273,11.
Sécurité mobilière, 296,11.
A toi de jouer ! Bon, allez les
vidasses, faudrait voir, allez fêter votre tille ailleurs.
Je devrais fermer à cette heure-ci. J'ai mon match à la télé et je me laisse tôt
le matin.
Vous n'allez quand même pas jeter ces pauvres jeunes gens à la rue.
D'accord, madame Lambert, mais vous voyez l'heure qui est, comprenez.
Et alors ? Encore une partie ? Bon, mais alors c'est la dernière.
Merci, madame.
Oh non...
C'est
bon.
... ... ...
Rires.
C'est papa qui appelle.
Pourvu qu'il n'ait pas eu un malaise. Oh, laisse, j'y vais.
Et si c'est moi qui veux voir ? Ça fera qu'aggraver son cas. T'as pas
spécialement une tête d'euphoriseur ? Merci, merci bien.
Tu es très gentil.
Allez, endors-toi.
T'as une journée très chargée demain.
Tu dois aller chercher des journaux pour ton père.
Vous avez appelé, père ? Ne m'appelez pas père, j'ai horreur de ça.
Ah, ça fait pourtant cinq ans que je suis mariée avec votre fils.
Je fais partie de la famille.
Ah, parce que vous appelez ça une famille ? Ce type charognard qui n'a qu
'une envie, me voir crever pour dilapider ma fortune ? Mais enfin, père,
excusez-moi l'habitude.
Nous vous aimons tous.
Vous n'avez pas le droit. Pas le droit ? Pas le droit, nom de Dieu. Mais j'ai
tous les droits.
Chaque morceau de pain que vous mangez, c'est moi.
Chaque parcelle de vêtements, c'est moi. Les gras dans lesquels vous baisez, c
'est moi. Le café... Voyez, vous vous mettez en colère.
Ben, elle n'est pas de bon Dieu.
Où est ma femme ? Où est ma femme ? Je crois l'avoir vue partir vers le
village. Quoi faire ? Elle manquait peut-être... un cigare.
Je peux la renverser. N'approchez pas, vous êtes bourré de microbes.
Allez rejoindre mon imbécile de fils.
C'était pas de cigarette qu'elle manquait.
Elle voulait peut-être racheter le bureau de ta mère.
Au revoir, père.
Alors ? Ah, le vieux salaud ! Oui, pour qui me prend-il ? Pour une pute ?
Comme sa femme ? Là, tu exagères.
C'est tout de même ma belle-mère. Alors c'est ta pute de belle-mère.
Oh, le vieux salaud. C'est tout de même mon père.
Alors c'est ton vieux salaud de père. Mais qu'est-ce que je fous dans cette
baraque ? Tu n'es pas si malheureuse, bébé. Non, ne m'appelle pas ton bébé.
J'en ai marre de toi.
Mais calme-toi, voyons.
J'en ai marre de toi.
De lui, de tout.
Du pain que je mange.
D'abord, je suis au régime. Et je mange quoi des biscottes ?
Mais que s'est-il passé ? Il avait besoin de tendresse. Il m'a demandé ça,
à moi, la femme de son fils.
Tu te fais des idées.
Et tu m'en donnes.
Viens, bébé.
Des pestoises et sommets.
Le voyage n'a pas été trop long.
Là, à votre droite, c'est l'abbaye des Frères Lansac.
Une curiosité à visiter.
Vous n'êtes pas le genre de femme bavarde, vous, au moins.
À moins que vos opinions politiques vous interdisent de parler au domestique.
Ça fait longtemps que vous faites ce boulot.
Bon, après tout, moi, je m'en fous.
Je ne suis pas votre genre, peut-être.
Trop rustre, trop vulgaire.
C'est le vieux Juan Cevoto qui vous a engagé, ma toute belle ? Je ne suis pas
votre toute belle.
Regardez la route et gardez vos questions pour vous.
C'est la coutume. Je n'aime pas vos coutumes.
Il faudra vous y faire, ici tout passe par moi.
Et vous, vous ne passerez pas sur moi.
Je vois que vous avez déjà fait connaissance.
J'aime que vous soyez rapide, mais au volant.
Je suis Madame Lambert.
Bonjour Madame.
Venez, mon mari a hâte de vous voir.
Je vous suis.
Je vous laisse.
Entrez.
Bonjour, monsieur.
Vous avez vu votre chambre ? Ravissante, monsieur.
Vous avez vu ma femme ? Également ravissante.
Enfilez ça, c'est aseptisé.
Vous avez une salle de bain à côté ? Ce n'est pas nécessaire, monsieur.
Bon, je crois qu'il serait utile de prendre votre attention.
Enfilez d'abord ces gants.
Bien que vous m'ayez l'air particulièrement soigné.
Je suis passé à l'usine ce matin.
Le contre-maître m'a raconté la dernière histoire belge.
Deux Belges arrivent au col nord.
Passe un esquimau.
Passe celui de l'entrate.
Alors, un des deux lui dit... Ta glace fond.
Non, pas du tout.
Il lui dit... Ta glace fond.
Bon, alors... S'en fout ! Vos histoires ne sont pas drôles, vous n'êtes pas
drôles. Je vous en prie. Il est chez lui, il a tous les droits. Dont celui d
'être intelligent.
Vous n'êtes qu'un bavard, mademoiselle.
C'est un devoir de ma profession, madame.
Quel était votre dernier emploi ? Je soignais monsieur de Richemont.
Et il n'a plus besoin de vos services ? Non monsieur, il est décédé avant-hier.
Ah.
Veuillez m'excuser.
Je vais me reposer, j'ai la première piqûre à faire très tôt demain.
J'ai frappé, mais je n'ai pas eu de réponse.
J'étais sous la douche. Je vois.
Votre chambre vous plaît ? Ravissante, madame.
Le cognac ?
Pas trop, s'il vous
plaît.
J'espère que cette petite scène ne vous a pas trop mise mal à l'aise. Quelle
scène ? Intelligente, en plus. Ça ne gâte rien.
Madame est trop gentille ? Non, non, pas madame. Appelez-moi Carole.
Bien, madame.
Je voudrais que vous vous sentiez bien ici.
Que nous soyons en quelque sorte des aînés.
J'ai besoin de quelqu'un avec qui parler.
C'est tuant d'être entouré que d'imbéciles. Monsieur Bernard a pourtant
l'air drôle.
Ne soyez quand même pas trop intelligente.
Je ne vous choque pas.
Je ne me choque jamais.
C'est également un des devoirs de ma profession.
Qu'est-ce qu'elle mijote, la salope ! Ça fait une heure qu'elle est partie lui
parler !
Alors, tu joues ? Oh non, mais c'est pas vrai !
J'ai trajet mes cheveux dessus.
Mais c'est pas du carreau !
Comment va-t-il ce matin ? Bien.
Il veut relire les œuvres libertines du XVIIIe siècle. Vous savez où ça se
trouve ? Demandez plutôt à sa femme.
À moins que mon frère ne les ait vendues pour s'acheter des bijoux et une mini
-jupe.
M. Lambert a un autre fils ? Hélas.
Hélas ? C'est un dégénéré.
Un feignant.
Il n'a jamais voulu travailler.
Renvoyer des écoles, l'escalade de la drogue.
Père a eu beaucoup de mal à étouffer les scandales. Je crois que c'est lui qui
est la cause de sa maladie.
Je vous trouve bien sévère avec M.
votre frère.
Pas si vous le connaissiez.
Oh !
Quelqu'un arrive ? C'est pas grave, mon mari.
Ah bon ? J'ai cru que c'était ton amant.
Et mon collier, il te plaît ?
Sûrement moins que ma montre en diamant.
Et mon bracelet, c'est pour quand ? Si tu es gentil, tu l'auras pour ton petit
4 heures.
Dis-donc, Olivier.
Oui ? Il y avait un article sur ton père dans le journal.
Ah oui ? Montre-moi ça.
Bien.
Il a pas l'air très en point, hein ? Enfin ! C'est pas trop tôt.
Youpi !
Tu
me pâtes ta bécane ? Tu m'en as déjà cassé trois en deux mois, ça suffit
comme ça.
T'es aussi râlin que mon vieux, hein ? Je crois que tu oublies tout ce que j'ai
fait pour toi.
Et toi, tu oublies que je te donne mon cul et que je vais baiser ta poufiasse
pendant que tu m'attends.
Rassurez-vous, je ne vous ferai pas de mal.
Vous avez vérifié... Que tout était parfaitement propre, oui, monsieur.
Je suis bien tel que l'on m'avait décrit ? Peut-être chose près.
Suivez-moi.
Toujours si chiant, ici.
Vous ne devez pas beaucoup vous éclater.
Je ne suis pas ici pour m'éclater.
Ça va changer. Tu vas voir avec moi. C'est la fête perpétuelle.
Je vous demanderai de me vouvoyer. Si vous avez fini votre numéro, votre père
vous attend.
Votre père vous attend.
Éteignez votre cigarette.
La fumée lui est néfaste.
Bonjour, mon petit papa.
Stop ! Recule de deux pas ! Tu pues le parfum bon marché.
Restez, mademoiselle. Bien, monsieur.
Qu'est-ce que tu viens faire ? J'ai appris que vous étiez malade et j'ai
pensé que peut-être ma présence... Comme je devais te dire tout, tu pourrais m
'extirper du fric pour tes fanfreluches ! Pédé ! Écoutez, père, je vous assure
que... C'est toi qui me fais dégueuler ! Et n'espère pas avoir un sou de moi
quand je serai vivant ! Après, il y a des lois.
Hélas !
Tire-toi.
Allez, laisse-moi. Laisse-moi.
On est marre de voir ta gueule de lopette.
Allez.
Quelle famille.
Cette conversation m'a épuisé.
Peut-être qu'un petit massage me ferait du bien.
Détendez-vous.
Et très mauvais pour votre cœur.
Regardez, allez-vous bien.
Voilà, c'est mieux.
Vous allez voir.
Ça va vous faire du bien.
Tout le portrait de sa mère.
Une putain qui en voulait qu'à mon fric.
Comme la nouvelle d'ailleurs.
Allons, allons.
Maintenant, vous vous calmez.
Heureusement que vous êtes là.
Vous apportez un peu de fraîcheur dans ce charnier.
Je ne fais que mon devoir.
De toute façon, tout le monde n'en veut qu'à mon fric.
Personne ne m'aime pour moi-même.
En êtes-vous sûr ? Je ne parle pas de vous.
C'est différent.
Vous ne vous rendez pas compte de la pourriture qui nous entoure.
C'est votre famille.
Ils vous aiment ? Ils aiment ma signature.
Surtout si c'est au bas d'un chèque.
Vieux pourri.
Immonde salaud.
Vous êtes plutôt bien foutu.
On me l'a déjà laissé deviner.
Ça porte des slits pas aussi sexy, les infirmières ? Ça dépend lesquels.
Ah, le salaud, le salaud.
C'est de monsieur votre père dont vous parlez ? Ouais, vous avez gagné.
Et encore, je fais un effort pour pas vous choquer.
Vous devez vous choquer facilement.
Ne me dites pas que je vous fais de l'effet.
Attendez. Vous croyez ce vieux con, hein ? Vous me prenez pour un pédé ? Vous
savez, les femmes ne sont pas... Oh, pardon.
J'oubliais que vous n'êtes pas très informée sur ce sujet.
Où allez-vous ? À la pharmacie du village.
Attendez-moi.
Je vous accompagne.
Mais avant, je voudrais vous montrer quelque chose.
Je voudrais que vous veniez avec moi.
C'est un endroit où...
Oui,
mais je voudrais vous le montrer quand même.
Ça me ferait plaisir.
Mais... Ah ouais, je tiens.
Voilà,
c'est ça que je voulais vous montrer.
J'étais morte d'impatience.
C'est là que je n'aimerais fugir quand vous fermez le gonflet trop.
Gonflet ? Merde, quoi ! Passionnant.
Je me retrouve dans l'univers du grand monde.
C'est là que vous veniez vous masturber, en quelque sorte ? Oui, uniquement trois
fois par semaine.
Maintenant, je vais te prouver que je ne suis pas un pédé.
D'accord, mais retirez d'abord vos bijoux. J'ai la peau fragile.
Je ne peux pas.
Tiens. Allez.
Allez.
Merci.
déranger dans votre révision, Peter.
Mais M. Lambert désire que vous vous rendiez demain à Paris afin que vous
portiez des documents à son notaire.
Si j'étais vous, je ne tarderais pas. Ah, bien, madame.
Ah, ça, c'est malin.
Vraiment, c'est malin. C'est malin, c'est malin.
Tu crois qu'elle va parler ? À moins qu'elle ne t'ait prise pour Olivier.
Ah, ça aussi, c'est malin. Oui, c'est malin.
Mademoiselle Ange ! Qu'est-ce que vous comptez faire ? À quel propos, madame
Lambert ? Vous allez parler à mon mari ? De votre intérêt pour la mécanique ?
Mais c'est très normal, madame Lambert.
Nous avons toutes nos petits meubles.
Est-ce qu'on peut faire quelques pas ? Savez-vous que je peux beaucoup pour
vous ? Pour moi, madame Lambert ? Mais oui.
Voyez-vous, mon mari et moi avons une grosse part de l'échange.
Veuillez m'excuser, un travail urgent a terminé.
L'infirmière n'est pas là ? Elle est avec mon mari.
Vous voulez dire avec mon père ? Je l'entends marcher.
Un ange passe.
Ah, bravo mon cher frère. Tu pourrais t'essayer dans le show business.
Dans vos boîtes de travestis peut-être ?
Travelo, ma chère.
Travelo.
Ma chère belle-sœur, il faut se tenir au courant du vocabulaire à la mode.
Kawa, pour tout le monde.
Tu vas crever, salaud ! Tu vas cre...
Je t'en prie.
Une cartouche de gagnant. Bon alors patron, tu payes oui ou pas ?
Petite
soeur, notre Jeanne d'Arc.
Notre... Notre Blandine. Et vous, vous êtes le lion qui veut me dévorer ?
En parlant de lion...
Vous connaissez la différence entre un lion suisse et un lion belge ? Non, mais
j'attends la réponse avec impatience.
Je vous jure que je vais hurler de lire.
Ah, le lion suisse.
Euh, non, non.
Eh bien, il n'est pas aussi... L'effet, je suis certaine que c'était très
spirituel, comme pour vos histoires. Alors ça, ça, ça me fait plaisir.
Très plaisir. J'ai l'impression que les gens ne m'apprécient pas.
Moi,
j'aime.
Enfin, si mon avis a quelque importance pour vous.
Donne-moi la clé de ton appartement.
Je suis envers.
Donne, sinon mon père sera au courant que tu ne payes pas ton loyer depuis six
mois. Oh,
patron, et alors ?
Qu'est-ce que tu passes de ça ? Venez, venez.
Nénette.
J'ai fait Nénette.
A toi.
Oui, à toi de jouer.
Écoute, gentiment.
Joue !
Ma
femme est
une salope.
Elle couche avec tout ce qui bouge.
Mais non, monsieur Bernard, vous vous faites des idées.
Elle est peut-être un peu fleurteuse, mais... Merci. Vous êtes gentil de
tenter de me réconforter, mais hélas... Vous êtes si pur.
Non.
Vous ne voyez pas la pourriture qui vous entoure.
Vous savez, monsieur Bernard... Il n'y a plus de monsieur Bernard, c'est Bernard.
Ou Nanar.
Si vous préférez.
Pour l'instant, Bernard suffira.
C'est une femme comme vous qu'il faut.
Dès que le vieux est mort, je divorce et je t'épouse.
Je serai un homme riche.
Tu seras ma femme, très riche.
Évidemment, plus vite il sera... Plus vite il sera... Il
sera... Je prendrai bien un petit à compte
sur l'héritage.
... ...
...
... ... ...
...
... ...
Je vais m'occuper de notre malade.
Oui.
oh oh oh
Oh, baisse-moi.
Ça m'excite de savoir qu'il va crever dans quelque chose.
C'est le plaisir à voir.
Ces cernes sous les yeux.
La marque de ces nuits blanches passées à veiller sur moi.
Tu n'as pas bonne mine, toi non plus.
Le jour ne t'en réussit pas.
Tu vas pouvoir retrouver tes nuits parisiennes qui t'en réussissent si
bien.
Brave.
J'allais dire garçon.
Excuse-moi.
Parfois j'oublie.
C'est l'âge.
Enfin, ça fait longtemps que je ne me suis pas senti.
En forme.
Il est vrai que j'ai tes ans de bonnes mains.
En fin de compte, vous n'êtes pas si mal.
J'aurais peut-être dû accepter vos avances.
Quoique, vous ne devez pas être une bonne affaire.
Bien que pour toi.
Toi.
Le cerveau de la famille.
Mon digne successeur.
Tu n'as pas une histoire nouvelle ? Ah ben si, celle de l'africain morne qui va
à New York. Oui, je la connais. Ton grand-père me l'a déjà raconté.
J'avais sept ans.
Il est vrai que j'étais précoce.
T'as fait une moyenne ? J'espère que je ne vous manquerai pas trop.
Mais enfin Charles, où vas-tu ? Que vas-tu faire ?
Je vais vivre, vivre et dépenser mon argent avec cette charmante et gentille
personne qui s'est tellement dépensée pour moi.
Me permettez, monsieur. Non, non, laissez, putain.
Quelle infirmière ! Avec toi, je sens que je mourrai centenaire.
Ah, ange chéri, tu feras de moi un centenaire.
Sûrement, mon chéri, sûrement.
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