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Il ne faut pas te gêner, dis donc.
Excusez-moi, mademoiselle, excusez-moi.
Si tu veux, on peut passer à un autre genre de séance.
Mais ce sera plus cher.
Un bonbon.
Voilà. Ce n'est pas généreux pour un notaire.
Oh ! Merci.
Allez, viens.
Merci.
Germaine, Germaine, Germaine !
Tu
aimes
? Oui.
Ça te plaît, hein ? C'est bon pour lui, ça ? Oui.
C'est bon.
Nous nous reverrons à l'occasion.
Je reviens à Paris dans une semaine. Je vous téléphonerai, si vous permettez. C
'est ce que vous voulez. Vous connaissez mon numéro de téléphone ? Oui, oui.
Voilà.
Comme ça.
Mademoiselle, au revoir.
Votre appareil. Ah oui, merci.
Au revoir.
Au revoir.
Allô ? Oui, oui, c'est moi.
Comment ? Qui vous a donné mon numéro de téléphone ? Ah bon ? Vous connaissez le
prix. C'est 300 francs pour une heure.
Entendu ? Pas aujourd'hui.
Non, demain si vous voulez.
17h. Je note.
D'accord.
À demain, alors. Au revoir.
Allez, viens, Titi.
Très bonite.
Ouh ! Ne t'inquiète pas, c'est moi.
Claudine,
eh bien ma puce, tu oublies qu'on a un rendez-vous. Hein ? On va être en
retard. Oh, c'est maintenant ? Oh là là ! Eh oui.
Je me dépêche. Ok.
J'en ai pour une minute.
Tu sais le moteur, juste à l'arrière.
Fais chier.
Mais c'est pas vrai, mais qu'est-ce qu'elle a ? Mais je l'ai sortie du
garage hier.
Tant pis, j'y vais pas.
Oh non, tu vas pas me faire ça, c'est un bon client.
Un bon client, tu parles.
Il sait très bien que si tu n'y vas pas, il ne me prendra pas toute seule.
Et qui va me payer la séance ? Mais il habite un coin perdu.
On se débrouillera, ce n'est pas la première fois.
Allons, viens.
Allons-y.
Allez.
Regarde-moi cette gadoue.
Il est fou.
Il a un rêve de râler.
T'es sûre qu'il habite toujours là ? Oui, oui.
Regarde-moi ça.
On peut entrer ? Oui, allez-y.
Y
en
a qu'un ? Vous partagerez, entre vous.
Bon, allez-y.
Préparez-vous.
D'abord le taxi, puis après les bottes de Martine.
On peut dire qu'on a gagné notre journée.
Si c'était des bottes toutes neuves, avec cette gadoue, elles sont fichues.
Tant pis, on s'en passera aujourd'hui.
J'en achèterai une paire, avec
des talents plus hauts.
Le slip aussi, s'il vous plaît.
Enlevez le slip, s'il vous plaît.
Voilà.
Je voudrais un peu plus...
Enfin... Allez-y, quoi. Vous avez l'habitude, quoi.
Allez, allez.
Allez-y.
Tendez-vous.
Maintenant, voilà.
Oui,
d'accord.
Mouah !
Non, non, non, il faut pas ! Non, mais ça va pas ! Rhabillez-vous ! Allez-vous
-en ! Salope ! Salope !
Salope !
Salope ! Quel vieux con !
Je vais devoir trouver un taxi maintenant.
Ou bien faire du stop. Arrête de râler.
Oh, c'est gay.
Quelle idée aussi d'habiter un coin pareil.
Encore heureux qu'il ne pleuve pas.
On va se taper ça à pied ? Ben oui. Oh non ! Oh le téléphone, ce con là.
Allez.
Je vais téléphoner à Danny et lui dire de venir nous chercher. Eh ben voilà,
avec sa voiture.
T'as une pièce ? Je vais voir.
Ça y est, j'en ai une.
T'as son occupé maintenant.
Tu sais, avec le téléphone en France, on s'étonne de rien.
On est bonne pour marcher.
Et il y en a qui croient qu'on gagne notre argent facilement.
Modèle, brune, jolie, pose pour amateurs tout genre, lingerie sexy, tous les
jours de 9h à 17h30.
Oui ? Oui, c'est moi.
Oui, j'ai de la lingerie sexy.
Oui ? Cet après-midi ? Non,
cet après-midi, je ne peux pas.
Non. Parce que, voyez-vous, je suis en voyage à Paris pour très peu de temps.
Et aujourd'hui, nous aurions pu nous rencontrer.
Simplement une heure, votre prix sera le mien.
J'ai peut-être un moment disponible.
Mais à 20h seulement.
Oui ? Ça vous va ? Comme ça, alors, ça me va.
Oui, c'est ça.
Je me permets de vous fixer rendez-vous au métro Monceau.
Comment ? Ah non, je vous assure, ce n'est pas un canular.
Non, à mon hôtel, ce n'est pas possible.
Oui, métro Monceau à 20h30. Bon, d'accord.
Vous aurez le journal à la main ? Oh non, vous inquiétez pas pour moi. Vous
me reconnaîtrez.
Non, c'est une sortie peu fréquentée.
C'est ça.
À ce soir. Au revoir.
Allô ? Allô, Tania ? C'est moi, Claudine.
Claudine, comment vas-tu ? J'ai quelque chose pour toi ce soir, à 20h30.
Tu es libre ? Non, moi non, non.
Non, il ne me connaît pas.
Il sait simplement que je suis brune.
Sacrée Claudine.
Oui.
Bon, donc je suis toi.
Au métro Monceau, 8 heures.
Je t'en remercie. Au revoir.
Bonsoir. C'est vous qui m'avez téléphoné ce matin ? Oui, ne restons pas ici.
Vous voulez venir chez moi ? Eh bien, c'est-à-dire que j'ai loué une chambre à
l'hôtel voisin, voyez-vous. Une chambre à l'hôtel voisin ? Je ne savais pas
si... Oh, mais c'est très bien, on y va. Vous voulez pas boire quelque chose
avant ? C'est-à-dire que je n'ai pas beaucoup de temps, malheureusement.
Bon, ben, allons-y alors.
Je ne voulais pas me promener dans la rue, alors j'ai apporté ça tout à l
'heure.
Mademoiselle... Tania.
Mademoiselle Tania, nous n'avons pas encore parlé d'argent.
Est-ce que 500 francs, ça vous paraît suffisant ? Je n'ai pas bien l'habitude.
Ça ira ? Oui, ça ira très bien.
Merci.
Quel genre de photo voulez-vous faire au juste ? Vous avez amené de la lingerie ?
Oui, tout ce que vous voulez. Ah, très bien.
Montrez. Vous allez voir.
Une chemise de nuit.
Jolie, non ? Attendez.
Une nuisette.
Vous allez voir.
Ah, très bien.
C'est ravissant. Une autre nuisette.
Attendez, c'est pas tout. Des bas noirs en lamé.
J'adore les bas noirs.
Est-ce que vous avez amené le porte-jartel ? Ça se porte sans porte
-jartel.
Et vous pouvez le mettre tout de suite ?
Oui, bien sûr.
Vous vous appelez comment ? Pierre.
C'est la première fois que vous faites des photos ? Oui, enfin non. J'en ai
déjà fait avec ma femme.
Mais rassurez-vous, je les développe moi-même.
Je vous assure la plus entière discrétion.
Elle est comment, votre femme ? Elle est jolie, comme vous.
Mais elle n'aime pas trop poser.
Vous ne l'avez pas emmenée avec vous ? Non, elle préfère s'occuper des
magasins. J'ai trois cacailleries.
À Lille et dans la région.
Attendez.
Ça vous plaît de venir à Paris ? Oui.
Vous permettez ?
Vous voulez une pose comme ça ? Hein ? Ou comme ça ? Et celle-ci ?
Tu veux que je me caresse ? Ça ne te plaît pas ? Je voudrais
que vous me photographiez.
Te photographier ? Oui.
Comment je fais ? C'est facile.
Je vais vous montrer.
C'est très facile.
Je n'ai jamais fait ça, moi. Oui.
Vous allez voir. Vous appuyez là, et là, c'est tout.
Eh bien, allons-y. Tout de suite.
Qu'est-ce que tu fais ? Eh bien, je me déshabille.
J'adore les sous-vêtements féminins.
Mais tu mets ça ? Vous permettez que je l'enfile ? Ma femme adore me voir ainsi.
Ça l'excite.
D'ailleurs, elle me fait souvent mettre une de ses robes à la maison.
Et je reste toute la journée assise.
Comment dois-je me mettre ? Comme ceci ? Ou comme ça ?
Oh, oui !
Quand ma femme va voir les photos, je vous les montrerai aussi, la prochaine
fois.
Permettez que je revienne vous voir.
Avec le plus grand plaisir, Pierre.
Mon comportement peut vous paraître étrange.
Je ne voudrais pas que vous me jugiez mal.
Pourquoi voulez-vous que je vous juge ? Vous êtes gentille.
Vous m'avez fait beaucoup de bien.
Merci.
Tu n'as toujours pas ta voiture ? Je l'aurai pour le week-end.
Tu pars à la campagne voir Jean-Pierre ? Oui. Tu restes longtemps là-bas ? Oh,
peut-être jusqu'à la fin de la semaine, j'espère.
Oui, j'arrive.
Bonjour.
Mais je vous connais, vous.
Ah oui ? Vous n'êtes pas Daniel Camin, le speaker de la télé ? Oui, c'est ça. C
'est drôle.
Ah bon ? Drôle, pourquoi ? Parce qu'hier, j'ai été reçue par un de vos
directeurs. Ah bon ? Oh, ça ne m'étonne pas. Vous devez poser beaucoup, n'est-ce
pas ? Oui.
Voilà, parce que j'ai un petit problème.
Non, en fait.
J'aimerais faire des photos avec deux amis.
Elles sont de la télé aussi ? Oui, mais ce sont deux speakerines de la
télévision et vous comprendrez que je vous demande la discrétion la plus
absolue. Il n'y a pas de problème.
Où sont-elles ? Elles sont dans la pièce à couper.
Marie-Josée... Bonjour.
Christine.
Viens, par quoi on commence ? Bon, ben, préparez-vous.
Vous ne vous désaviez pas, vous deux ? Allez, quoi.
Alors, les filles, vous êtes prêtes ? Bien.
Chouette.
Bon, ben, alors, allez-y, les filles, hein.
Lancez-vous.
Ouais, bien, Claudine. C'est plutôt agréable.
Et on va suivre.
Ça y est, il est venu.
Je suis mort.
C'est bien avancé.
Où en sont les travaux ? J'ai fini les plâtres dans la chambre du haut. L
'électricien et le peintre reviennent encore la semaine prochaine.
Et puis après, ce sera terminé. On va vivre ici.
C'est chouette.
Formidable.
Tiens, c'est pour les ouvriers. Non, je t'ai dit que je ne voulais pas.
Et moi je veux.
Mais comment peux-tu faire avec ta paie de secrétaire pour mettre tant d'argent
de côté ? Tu as demandé une avance à ton patron ? Emmène-moi faire un tour au
jardin.
Si tu savais comme j'en ai marre de Paris.
Et tu ne t'ennuieras pas ici, tu crois ? On n'est jamais tranquille à Paris. On
est toujours agressés.
Monsieur ?
C
'est vous qui m'avez téléphoné hier ?
Où est
votre
imperméable ?
Par quoi voulez-vous qu'on commence ? Mais vous
n'avez pas d'appareil photo ? Non, je n'ai pas d'appareil photo.
Pourquoi faire, d'ailleurs ? Pour photographier des salopes à poil ?
Toutes des salopes ! Elles croient qu'elles peuvent tout parce qu'elles
montrent leur cul.
Mais ça, c'est pas bon, ça !
T'en avais jamais vu des comme ça, hein ? Salope ! C'est autre chose, ça, hein ?
C'est pas plus beau, ça ? Regardez, regardez donc ! Touchez ! Touchez ! Mais
touchez ! Donnez votre main ! Touchez ! Allez-vous-en ! Mais touchez ! Regardez
tous ! À poil ! Tout le monde, à poil ! À l'avant, tous à poil !
Je vais appeler la police. La police ? Mon cul ! La police ! Allez, Vincent !
Non, je ne partirai pas ! Fuyez le camp ! Non, non ! On partait tout de suite !
Mais elle est dingue !
éteins la lumière.
Je t'aime.
Et toi, tu ne me dis rien ?
Entrez.
Je ne veux plus boire.
Allez-vous-en. Je vous en supplie, ne me chassez pas.
Je ne sais pas ce qui m'a pris hier.
Je vous demande pardon.
Écoutez, mademoiselle, il ne faut pas m'en vouloir.
C'est comme ça, quelquefois.
Mais je mérite un châtiment. Vous allez me punir. Mais non.
Vous allez me punir. Ce que j'ai fait est très mal.
Il faut me punir. Il faut me châtier. Il faut me purifier.
Écoutez.
Le sexe a vili.
Il rabaisse l'homme au niveau de l'animal.
Il est sale, sale.
Je vous en prie, chanterez-moi.
Quoi ? Chanterez-moi. Vous êtes fou.
Oui, je suis fou à cause de mon sexe.
Coupez-le.
Coupez-le, je vous dis.
Il est le péché.
J'ai un instrument.
Soyez calme. Calme ? Soyez calme. Calme ? Mais je suis calme.
Mais qu'est-ce qui t'arrive, ma puce ? Il m'arrive que j'ai peur.
Mais tu as peur de quoi ? Mais de toute façon, il y a plein de détraqués, mais
ces types-là ne sont pas dangereux.
Mais non, tu sais bien qu'ils n'osent pas aller voir les putes, alors ils se
rabattent sur nous.
Et puis quand ils ont satisfait leur petite manie, ils nous le disent de
merci et ils s'en vont.
Tu as raison, mais je suis à bout.
Je crois que je vais m'arrêter de poser.
Mais on ne peut pas abandonner comme ça.
Il y a des gens qui ont besoin de nous.
Tu gardes un ou deux clients ? Oui.
Tu sais, comme ton notaire du Havre ou ton huissier de Rouen.
Mais je voudrais mal aller loin, tu comprends ? Il faut que je parte. Le
téléphone sonnera tout le temps.
Oui, oui, je sais, mais tu ne peux pas empêcher les gens de lire les petites
annonces que tu as passées.
Écoute, pendant un temps, tu n'as qu'à répondre que Pamela n'habite plus ici.
Et puis les choses se calmeront.
Eh oui.
Oh, écoute, ne sois pas bête, tu ridicules.
Si tu veux, tu n'auras qu'à venir poser avec moi.
Oui, comme ça, on sera tranquilles toutes les deux.
D'accord.
Allez, ne t'en fais plus, va.
Je t'embrasse. Au revoir.
Ah, maman Titi.
Si la mère Claudine n'était pas là pour arranger toutes leurs histoires à toutes
ces filles, hein, ma pupuce.
Vous croyez que le portier nous a reconnus ?
Je ne sais pas, mais ça n'a aucune importance.
Regardez, ce sont les photos de la dernière fois.
Elles sont très bien rendues, n'est-ce pas ? Oh, elles sont formidables ! Ça a
beaucoup plu à ma femme.
Elle les a beaucoup aimées. Ah, très bien ! Ça, c'est elle.
Elle est belle.
Celle-ci est bien.
Fantastique ! Elle voulait vous connaître, alors je me suis permis de l
'amener avec moi.
Mais où est-elle ? Dans le salon de l'hôtel.
Mais alors ? Elle nous attend. Faites-la monter ! Vous croyez ? Oui !
Bon, d'accord, je vais la chercher.
J'en ai pour une minute.
Tania, ma femme.
Bonjour. Bonjour.
C'est vous qui n'osiez pas monter ou c'est lui qui ne voulait pas ? C'est-à
-dire que je ne savais pas bien comment vous prendriez la chose, alors... Les
photos vous ont plu ? Oui.
Les vôtres sont très belles aussi.
Tu les lui as montrées ? Ben oui.
Oh, vous savez, les hommes me montrent des photos de leur petite amie ou de
leur femme.
Ils se confessent à moi de leurs problèmes.
C'est pour ça qu'ils viennent d'ailleurs. Plus pour parler et se
défouler que pour autre chose.
Avec un corps comme le vôtre, vous n'avez pas à avoir honte.
Je ne sais pas.
Vous allez poser avec nous ? Non.
Ah.
Je préfère que Pierre fasse des photos, comme la dernière fois.
Comme vous voulez.
Je préférerais que vous posiez avec lui.
Comme vous voulez.
Préparez-vous.
Allô, Pamela ? Bonjour, chérie.
Tu vas bien ? Non, non, je suis toujours à la campagne.
Dis-moi, je n'arrive pas à joindre Claudine. Est-ce que tu ne pourrais pas
lui dire que je ne rentre que vendredi ? Mais oui, d'accord.
On a sonné, je te rappelle, au revoir.
Bonjour. Bonjour.
Oui ? Je viens pour les photos.
Ah, oui.
C'est moi qui ai téléphoné tout à l'heure.
Entrez, je vous prie.
C'est pas mal chez vous.
Vous devez bien gagner votre vie.
Vous êtes bien faite.
C'est beau tout ça, c'est beau. Belle poitrine.
C'est beau, c'est beau.
Belle fesse bien ferme.
Ah, salut.
Bon, nous avions donc dit... 300 francs.
Oui, merci.
Mais vous êtes venu pour faire des photos ou pour autre chose ? Pour faire
des photos, mais d'abord, il faut que je vous regarde, vos fesses.
J'aimerais que vous montiez sur ce canapé.
Pour voir vos fesses de plio.
C'est beau.
Ses fesses, ses fesses, ses fesses.
Ah, tenez.
Voilà 200 francs. Je peux vous demander quelque chose ? Oui, bien sûr.
Mettez ce chapeau et ce foulard.
Montez sur le buffet.
Les chapeaux.
Voilà. Comme ça ? Oui.
C'est bien comme ça. Oui, sexy.
Ça vous va ? Comme ça. Voilà, comme ça.
Ça vous va, ça ? Oui, mettez-le-faut là.
Un peu plus.
Voilà.
C'est bien.
C'est parfait.
On fait comme ça ? Voilà.
C'est parfait, oui, comme ça.
Maintenant, ne bougez plus.
Allez-y.
Ne bougez plus.
Mais dépêchez-vous.
Ne bougez pas.
Voilà. C'est bien.
Très bien.
C'est parfait.
Ne bougez plus.
Ça va comme ça.
Mais où êtes-vous?
Allô ? Allô mademoiselle ? Oui, allô, oui, c'est au sujet
de cette petite annonce que vous avez publiée.
Est-ce que je peux venir avec ma femme ? Ah non, non, non, ce n'est pas pour
faire des photos de lesbiennes.
C'est pour ma femme, pour prendre des photos de ma femme.
Oui.
Mais, oui, est-ce que vous auriez... Bien sûr, j'ai un ami, un professionnel.
Non, je ne serai pas dans le studio.
Il sera là, il vous attendra.
À quelle heure ? Eh bien, c'est entendu.
D'accord.
Au revoir.
Bonjour. Bonjour.
Ma femme Sylvia.
Madame, bonjour. Je vous en prie.
Asseyez-vous, je vous en prie. Merci.
« Il vous plaît, ma chère. »
hum hum
Salauds, branchez-vous.
Salauds. Ça vous fait de bonnes...
Vous vous êtes bien fait baiser, ma chère.
Qu'est-ce que vous faites après demain soir ? Pourquoi ? Eh bien,
nous organisons une soirée chez nous, dans notre château, avec quelques amis
modèles et quelques personnes.
Je ne sais pas.
Vous allez voir avec la comté, je vous réserve une de ces petites soirées.
Je vois.
Merci.
Bernard ? Je trouve
qu'à vous trois, vous faites un merveilleux trio.
C'est un cocktail maison dont Bernard a le secret.
Et que je ne connais pas.
Ça vous étonne de voir un esclave, n'est-ce pas ?
Et pourtant, il m'appartient.
Approche-toi.
Lève sa robe.
Je veux que tu lui baises les pieds.
Délicatement.
C'est cela.
À lui.
Non mais ça va pas ou quoi ? Vous croyez que je suis venu ici pour me livrer à ce
genre d'extentricité malsaine ? Eh bien si vous êtes venu ici pour gâcher notre
soirée, vous n'avez qu'à repartir. Puisque vous prenez sur ce ton, on s'en
va. Allez, Marie-Jo.
Ne partez pas.
La soirée ne fait que commencer.
Allez, asseyez-vous.
Mmh !
Debout. Fais-toi.
C'est fini ? Chien.
On veut encore.
Tais-toi ! Pini !
Tais-toi
! Il en veut encore !
Tiens, tu aimes ça.
Retourne-toi.
Allez, sur le dos.
Salaud.
Viens. Bon, ça va.
Viens me sucer.
Qui est la petite qui suce le comte ? Je la connais pas.
C'est sa fille.
Oui. Oui.
Tiens, allez.
Bonjour.
Bonjour, Christine, c'est vous ? Oui, entrez.
Je suis venu pour vous prévenir que mon cousin Jean-Pierre a un empêchement à
cause de sa femme. Elle est enceinte, elle n'est pas bien, il est désolé, il
ne pourra pas venir aujourd'hui.
Et vous ? Moi, ça va.
C'est beau chez vous ? Oui.
Pas mal.
Bonjour, madame.
Est-ce que vous voulez boire quelque chose ? Oui, est-ce que vous avez du
lait ? Du lait ? Oui.
Un verre de lait.
Oui, je l'adore le lait, c'est bon pour les dents.
C'est sérieux, ça ? Oui, oui.
C'est beau ici.
Vous êtes sûr que vous ne voulez pas faire de photos ? Ah non, non, non, c
'est pas du tout mon business.
Non, non, ça, j'ai jamais fait de photos, non, pas du tout le genre. Vous
êtes vraiment sûr de ne pas vouloir faire quelques photos ? Ah oui, ça, j'en
suis sûr, certain.
Vous avez une belle écharpe.
Oui, c'est de la soie naturelle.
Et puis rose, c'est joli.
Elle me plaît bien.
Ah ben oui, moi aussi.
Je vais pas tarder à partir, vous savez.
Tu ne vas pas partir tout de suite.
C'est marrant, vous êtes frisée comme moi.
Allez.
Il faut que je m'en aille. Merci, au revoir.
Je ne te plais pas. Il faut que je parte.
Je ne te plais pas.
Il y a un salaud.
Petit pédé salaud.
Maman !
Ah, le pédé ! Tu vas me montrer ce que tu sais faire.
Impuissante, dis-que. C'est vrai que t'as une gueule à voir une petite bise.
Aide-moi.
Mais attendez, laissez-moi.
Mais qu'est-ce que vous faites ? Hé, Christine, tu crois qu'ils vendent ?
Oui.
Et allez ! Ça va être ta fête, mon poulet.
Ah, plus mes petits poulets ! Ah,
salaud
!
Ah !
Allô ? Pourrais-je parler à Maître Laurent, s'il vous plaît ? C'est de la
part de qui, s'il vous plaît ? Oui, il s'est absenté.
Ah non, mon mari n'est pas là.
Je vous assure.
Non, mademoiselle, je suis sa femme.
Il est parti assister à un recital de piano.
D'accord.
Au revoir.
Vous voulez des photos de quel style ? Comme ça ? Non.
Comme ça ou comme ceci ?
Ne bougez pas. Ne bougez pas. Je reviens tout de suite.
Restez là.
Ne bougez surtout pas.
Je suis un chien. Je suis un gentil toutou à
sa mère.
Je suis un chien.
Je suis un chien.
Je
suis un
chien.
Mais qu'est-ce que vous faites ?
Relevez-vous ! Mais vous êtes malade ! Mais non, je ne suis pas malade. Je suis
venu pour l'annonce. Mais quelle annonce ? Mais l'annonce dans le journal. Quel
journal ? Le journal.
Expliquez-vous, je ne comprends rien.
Je ne suis pas une puce. Mais il n'y a jamais... Ah, mais rentrez chez vous, j
'en ai assez. Mais il n'en est pas question. Allez-vous-en. Mais je vous ai
payé, moi, quand même. Rentrez chez vous. Ah, ben ça, c'est la meilleure,
alors. Rentrez chez vous. Ah, ben j'en ai déjà entendu des belles, mais
alors... Les obsédés. Les obsédés. Ah, ben là, je suis un obsédé, maintenant.
Allez, rangez tout ça. Mais plus qu'il faut changer mes affaires, alors.
Qu'est-ce que c'est que ce malade ? Vous êtes dingue ou quoi ? Plus vite !
Dépêchez-vous, j'en ai marre ! Je prendrai mon temps, j'ai payé. Allez,
rentrez chez vous. Allez-vous-en. Je m'en rappellerai.
On voit tout dans ce métier.
Regarde, plein de fleurs.
C'est bien.
Tu pars vraiment ? Oui.
Merci.
Tu ne regretteras rien ? Pour ça, non.
Tu penses te marier avec lui ? Je ne sais pas.
On verra.
Je ne sais pas. La vie à Paris.
C'est bien.
Au départ, quand un client arrive, on ne sait jamais comment les choses vont se
passer.
Ceux qui viennent uniquement pour faire des photos, et puis ceux qui ont des
manies, ou qui viennent pour parler.
Ceux-là, en général, ils reviennent.
Deux fois, trois fois.
On finit par les connaître.
Le danger, c'est de tomber sur un maniaque.
Là, personne pour nous protéger.
Même pas les flics.
Les flics, tout ce qu'ils savent faire, c'est nous convoquer, nous interroger,
savoir de quoi on vit.
Tout ça parce qu'on est chapeau fisque. Mais qui dérange-t-on à la fin ? Les
bien-pensants ? Ne me faites pas rire.
Que celui qui n'a jamais péché nous jette la première pierre.
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