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Sous-titres par Jérémy
Diaz
C'est le cadeau ? Non.
Sur la dernière affaire, il manque la moitié des frais. J'ai eu le compte à 4
fois ce matin et elle... Vous pouvez m'expliquer ce que c'est que cette
facture là ? Ah non, ça c'est rien. Ah bon, vous trouvez ? Vélo de ville... 450
euros pour un vélo ? Ah non, non, merci mais... Fallait pas, je...
Bien, bravo.
Bac, finesse... Bon anniversaire, Sainte.
Je peux vous aider ?
Je... Je crois que je viens de voir la femme qui a tué mon mari.
Jérôme a disparu en mer il y a dix ans.
On a conclu un accident, mais moi j'y ai jamais cru.
Pourquoi ? Parce que je suis sûre que c'est sa maîtresse qui l'a tué.
Mais il y a eu une enquête.
Ils n'ont jamais retrouvé cette femme.
Mais vous, vous savez qui c'est ? Non.
Je connais pas son nom et je l'ai jamais vue.
Excusez-moi, je comprends pas. Vous dites que vous l'avez vue dans le bus ce
matin. Elle me tournait le dos, mais j'ai vu sa main.
Là, au doigt de cette femme, j'ai vu la bague de Jérôme.
Il y a eu une bousculade. Le temps que je réagisse, elle a été poussée dehors
et je l'ai perdue de vue.
Vous avez pu vous tromper. Non.
Non, non, c'est moi qui ai dessiné cette chevalière.
Deux J entrelacées dans un cœur. Tenez, regardez, on la voit bien sur cette
photo.
Jérôme ne la quittait jamais et il la portait le jour de sa mort.
Et donc vous dites n'avoir aucune idée de l'identité de cette femme ? Non.
Il avait rompu avec elle, mais ce jour-là, j'ai entendu une dispute au
téléphone. Je suis sûre que c'était elle.
Il était très mal.
Il est parti en mer et... Et on a retrouvé l'épave de son bateau le
lendemain.
Ça fait dix ans que cette histoire me hante.
Retrouvez cette femme.
S'il vous plaît.
A peine dix lignes sur l'affaire dans le ouest direct de l'époque, un gros coup
de vent était annoncé, on l'a vu partir seul en mer. C'est bien ce que je
disais, il a chaviré, le courant l'a emporté, pas vraiment de mystère dans
tout ça.
À part la chevalière d'un type mort il y a dix ans qui est réapparu aujourd'hui.
Aperçu deux secondes dans un bus bondé au milieu d'une bousculade.
AFM est une grosse affaire qui va nous rapporter beaucoup d'argent et je vous
rappelle qu'on a tout ça à éplucher avant la vue.
Zénia, Santo, ça vous dirait de bosser sur une grosse affaire ? Ouais, grave.
Si dans deux jours on n'a rien, on arrête.
Parce que dès qu'il y a une baston dans un de nos bus, la vidéo se retrouve
immédiatement sur Internet. Ça commence à criser à la direction.
Voilà, c'est le 302.
C'est le seul sur la ligne où il y a un 6 normes aujourd'hui.
Très bien.
Eh ben vas-y mon petit, qu'est-ce que vous attendez ? Ah par contre, il me
faudrait un tampon et une signature. Vous savez comment ils sont ? Ouais, je
connais.
Maintenant ? Ah maintenant, je... Bon ben j'y vais.
Vous avez 5 minutes.
C'est 4 minutes de trop mon grand.
Vous devriez vous habiller comme ça plus souvent.
Pas vous.
Oui, allô ? Ah bon ? Et vous avez appelé un médecin ? D'accord,
je fais au plus vite. J'arrive tout de suite, j'arrive, j'arrive.
54 secondes.
Vous avez déjà eu la varicelle, vous ? Oui, je l'ai eue.
Marc aussi.
Parce que toi, dès que t'avais un microbe à l'école, maman dressait un
cordon sanitaire autour de ta chambre.
Non, non, je suis pas jalouse, je suis objective.
Arrête de gratter, ça va faire des marques.
Oui, c'est ça. Salut.
Ton père a dit qu'il fallait que t'arrêtes de te gratter, ça fait des
marques. Viens, on va t'installer. Tu vois.
Ah, bonhomme.
Bof.
Je voyais pas vraiment ma vie si terrible.
Votre petite discussion avec le flic de reine, ça a donné quoi ? Rien sur la soi
-disant maîtresse de Jérôme.
Personne n'en a jamais entendu parler.
Ni ses voisins, ni ses collègues, même pas son meilleur ami.
Pour moi, il n'y avait pas plus fidèle.
Ou plus discret.
Et le flic, il a un avis ? Il pense que je l'ai têté sous le choc.
Elle a cherché des complications et on n'avait pas.
Donc on n'a rien quoi.
Vous voulez un verre d'eau ?
On n'y voit rien.
Si, on reconnaît Juliette là quand même.
Ça c'est une chevalière non ?
Oui, ou alors un pansement, ou bien un reflet, ou encore... Soyez un peu
positive. Vous pourriez zoomer ? Mais oui.
C'est vrai que l'idéal, ce serait de la voir de face.
Ah, mais il suffit de demander gentiment.
Pas mal.
Vous parlez de mon habileté, bien sûr. Évidemment.
Est-ce que c'est possible de voir mieux le dossier là ? C'est possible.
Une agence immobilière.
Bon, je vais aller visiter des lofts moi.
Si vous cherchez un loft, nous avons les Poubeaux de Paris.
Ah, alors on est fait pour s'encontrer.
Philippe Roche. Marion Berger. On y va ? Oui.
Je pense que celui-là pourrait vous plaire.
Je suis très difficile, vous savez.
Et moi très patiente, ça tombe bien.
Vous êtes libre demain ? Je suis libre quand vous voulez.
Je vous propose de commencer par celui-là.
Comme ça, ça vous donnera une idée et moi, ça me permettra de mieux comprendre
ce que vous cherchez.
Je récapitule.
Je me fais passer pour l'ex-mari de cette vieille, celle qu'on a volée.
Comment elle s'appelle ? Amandine, papy. Ah, bien.
Alors, une fois infiltrée dans la maison de retraite... Si je peux me permettre,
c'est pas une maison de retraite, c'est une colocation.
Mais enfin, c'est égal.
Ça fait une maison de vieux.
Alors, je fais mon enquête, je retrouve le tableau et les objets volés.
J'arrête le coupable, c'est pas compliqué, non ? Bon, pendant ce temps,
vous deux, vous faites des recherches sur les colocs. C'est-à-dire profils,
antécédents, etc.
Ouais, enfin, si on a le temps, parce que tout ça commence à faire enfler par
papa, putain, je le crois pas.
Attendez, je vais faire quelque chose qui sera plus crédible.
Prends cette canne, hein, et puis je joue quoi ? Ben, je joue les vieux.
Non ? Bon, d'accord, ben, ouf !
Je peux jouer les sourdingues ? Les sourdingues ! Ah ! Feu ! Répétez ! Ça
fait un peu too much, papy. Ma petite, il faut savoir fignoler sa couverture.
Oups ! Oups ! Oh là ! Oh là là ! Ça y est, je vais aller me reposer parce que
ça y est, c'est l'arthrose qui recommence. Dès qu'il commence à
pleuvoir, elle se réveille. Papy, je te présente Amandine chez qui tu vas
enquêter.
Amandine, mon grand-père.
Ravi de rencontrer le célèbre détective Roche.
Maxime, votre ex-mari peut vous servir.
Ne vous inquiétez pas, lorsque Maxime Roche s'en mêle, tout se démêle.
Voici Irène, Vera, Solange et Maxime, mon ex
-mari. Mesdames.
Amandine, j'adore déjà ton mari.
Ça veut dire que vous êtes libre, alors.
Maxime, un peu de tabasco dans votre bloguimerie ? Oh, excusez-moi.
Téléphone.
Oui, allô ? Oui, oui, chérie, oui.
Oui, ça va si on veut, oui.
Mais jouez les seigneurs gâteux.
Au mieux, le petit vieux qui se vole mutuellement, c'est sordide.
Enfin, j'essaie de garder le moral.
Oui, voilà, moi aussi, je t'embrasse, au revoir.
Des petits vieux sordides ? Ah non, non, m'en dis, non, non, non.
C'était ma femme, Alison.
Elle a beau être anglaise, elle est jalouse comme une espagnole. Et comme
vous êtes toutes charmantes, inutile de réveiller son tempérament volcanique,
non ? Oui.
J'ai l'impression de l'avoir déjà vue quelque part, mais... Non.
Non, non, je la connais pas.
Si cette femme a bien été la maîtresse de votre mari, qui aurait pu être au
courant, à votre avis ? Je vois que François.
Jérôme et lui étaient des amis d'enfance. Mais je lui ai déjà demandé,
bien sûr, et il m'a juré qu'il savait rien. La fameuse solidarité masculine.
Non, je crois pas.
François était très présent pour nous après la disparition de Jérôme.
Il est même le parrain de Chloé.
Justement, la voilà.
Chloé ? Chloé ?
Je suis désolée.
Elle est un peu... Elle va surtout avec moi.
Je sais ce que c'est. Je suis passé par là avec ma fille.
Elle a de la chance.
Chloé aurait tellement besoin de son père aujourd'hui.
François ? Bonjour.
Nora Abadie. Je peux vous parler un instant ? Je viens de la part de
Juliette. Qu'est-ce qui se passe ? Elle a un problème ? Elle m'a engagée pour
retrouver la maîtresse de Jérôme.
Elle recommence avec cette histoire, mais...
Ça, ça fait dix ans. Je voulais savoir si vous étiez au courant de quelque
chose. À l'époque, vous étiez son meilleur ami.
Au courant de quoi ? Jérôme n'avait que Juliette dans sa vie.
Pourquoi elle fait ça ? Parce qu'elle a vu cette femme et elle veut comprendre
ce qui s'est passé.
Comment ça, elle l'a vue ? Vous la connaissez ? Non.
Non mais regardez bien, imaginez-la avec dix ans de moins. Je vous dis que non.
Excusez-moi, j'ai un cours qui va commencer.
Une petite filature du meilleur ami de Jérôme, ça vous dit ?
Qu
'est-ce qu'il fait ? Je sais pas, j'ai l'impression qu'il attend quelqu
'un.
Il a l'air plutôt nerveux.
Vous, vous en êtes où avec Marion ? Elle arrive à un café.
Le barbershop.
Comment ça, le barbershop ? Mais j'y suis, moi.
Je la vois.
Bon, restez dehors, je peux plus bouger moi.
Elle t'a vu.
Comment ça Juliette m'a vu ? Bah c'est ce qu'elle a dit, elle a été décevue.
Je comprends pas comment elle a pu penser que c'était moi.
La bague.
François, elle a dû voir la bague, je vois que ça.
Calme-toi. Mais tu dis qu'ils ont ma photo. Mais ils ont rien d'autre. Même
si Juliette a reconnu la bague, ils ont aucune preuve pour remonter jusqu'à toi.
J'espère.
Tu me dis pas pourquoi t'es revenu.
Je pense que c'est ça.
Ça veut dire quoi ? Que Marion a tué Jérôme avec la complicité de François ?
C'est un peu rapide comme conclusion, ça, non ? Alors pourquoi le dernier
connaître Marion ? Ouais, et en plus... Ça, j'en sais rien, mais ça fait pas
forcément deux des coupables.
Bon, attendez, le meilleur ami et la maîtresse qui se retrouvent en cachette
et qui parlent de preuves, à part savoir ce qu'ils ont fait du corps, on a
quelques indices, non ?
Je suis ravi de voir que vous vous emballez enfin pour cette affaire, mais
attention à pas confondre indices et interprétations. Pourquoi vous freinez
comme ça ? C'est Marion qui vous a tapé dans l'œil ? Pas du tout.
Tu gardes l'esprit ouvert, c'est important de garder l'esprit ouvert, non
? Oui, c'est normal, elle lui parfait détective.
Je pensais vous offrir.
Bon, on fait quoi alors ? Ah ! Eh ben voilà.
Allez, on recommence.
Oh ! Eh, on n'a pas fini là-haut ! Oh ! Ça vous met dans un état bizarre.
C'est pas vrai, encore une crevaison.
Tu envoies un numéro de secours si tu veux. Non merci, tu m'as déjà vendu pour
un euro d'essence, ça suffit.
Par rapport à la hausse du baril de pétrole, tu y gagnes vachement.
La hausse du baril de pétrole ? C'est ça qu'on vous apprend à l'école ? Tu sais,
à mon âge, on est déjà très exposés à l'information.
Oh, c'est pas vrai, j'ai que les mauvaises cartes.
Lisa ?
T'as un truc rouge ? Oui, ça s'appelle un feu rouge. Ça parle aux deux barils,
mais ça n'a pas beaucoup de vocabulaire.
Non, sur ton front. Et t'en as pas qu'un.
Le
dossier
AFM, ça avance ?
Oui. Allez.
Bon, on en était où ? C'est Bonnie & Clyde, les mamies. Je la kiffe.
Solange.
A échappé de peu à une condamnation pour avoir arnaqué son patron.
Vera. Marie à un antiquaire qui a pris deux ans pour hausser les trafics d
'objets d'art.
Et enfin, Irène.
Ma préférée.
Sa seule source de revenus, le jeu. Casinos, courses, etc.
Elle paye toujours tout en liquide.
Même sa voiture.
Putain, t'as raison.
C'est pas des colocs, les mamies, c'est un gang.
Il faut être au petit soin avec elle pour que ça rende bien.
Une pakistanaise de cette qualité, ce serait dommage de la gâcher.
Et vous n'avez pas peur de faire pousser ça comme ça ? Vous savez, à mon âge, je
ne risque pas grand-chose.
Vous pensez qu'à un certain âge, on peut échapper aux lois ? Rien de tel qu'un
petit joint de temps en temps.
Pour soulager les douleurs articulaires.
Alors si c'est médical.
C'est beaucoup plus agréable qu'une infiltration.
Ah oui, moi c'est le tabac.
Ce soir je vous fais goûter ma production.
Le secret du gnocchi, c'est la farine.
Trop c'est lourd.
Pas assez, ça colle.
Dites-moi, vous êtes un vrai cordon bleu.
Il y a longtemps que vous habitez chez Amandine ?
Six mois, quand j'ai pris ma retraite. Ah, six mois, oui.
Et maintenant, vous roulez un petit boudin du bout des doigts.
Ah oui, un petit boudin du bout des doigts, oui, oui.
Et vous faisiez quoi, apparemment ? Comptable.
Et vous faisiez quoi avant votre retraite ? Je ne suis pas à la retraite,
je n'ai jamais travaillé.
Vous connaissez ce livre ? Non.
Le plaisir n'a pas d'âge.
Passionnant. Et plein de choses très amusantes.
Écoutez ça.
Variété des lieux et des positions, voire des partenaires, sont les clés d
'un coït.
Interrompue pour cette fois.
Désolée, j'ai besoin de Maxime.
Vous pouvez m'excuser.
Par ici.
Viens, mon cher Maxime.
Je ne sais pas comment vous avez fait votre casting de colosse.
Elles sont toutes un peu spéciales, non ? C'est ce qui m'a plu, d'aider des
femmes de caractère, des parcours atypiques.
Ça pourrait être n'importe laquelle d'entre elles.
Même les trois complices. Ah non, ça je n'y crois pas, non.
Parlez-moi plutôt de la prochaine étape.
Je vais disposer un piège.
Ça ne sera pas dangereux au moins. On ne peut jamais savoir.
Vous savez, ma chère Amandine, ce sont les risques du métier.
Comme c'est excitant !
Vous voyez, ça vient entièrement d'être innové.
C'est magnifique.
Et modulable.
C'est pas mal.
Mais si c'était pour vous, vous le prendriez ? Si je vous dis oui, vous
allez me croire ? Moi, j'ai envie de croire tout ce que vous me dites.
Prenez le temps d'en visiter d'autres.
Quand ce sera le bon, vous le saurez tout de suite.
C'est comme ça que j'ai trouvé mon appartement.
Vous avez toujours vécu à Paris ?
Non, j'étais à l'étranger, je suis rentrée il y a quelques mois.
Bon, on va voir la terrasse ? Où c'est à l'étranger ?
Vous posez toujours autant de questions quand vous rencontrez une femme ?
Une femme qui me plaît, oui.
Excusez-moi.
Allô ? Oui, c'est moi.
On va aller voir cette terrasse ?
Non, jamais vu.
Chérie, regarde-la bien, c'est important.
Si je te dis non, c'est non.
Peut-être à la sortie du lycée ou dans la rue.
C'est qui eux d'abord ? Je te l'ai déjà dit, des amis.
T'as des amis tôt maintenant.
Donnez-moi l'adresse de cette femme. Je veux savoir pourquoi elle prend des
photos de Chloé. Je comprends, mais laissez-nous encore un peu de temps.
Du temps ? Mais ça fait dix ans que j'attends.
Je sais que cette femme a tué Jérôme.
Et maintenant, elle tourne autour de ma fille. Ne vous inquiétez pas.
Un de nos collaborateurs va surveiller Chloé.
T'as eu la varicelle ? Oui, moi aussi.
Figure-toi que maman a confondu avec la rougeole.
Si ça avait été toi, elle se serait souvenue du nombre exact de boutons que
t'as eu.
En tout cas, ça te va bien tous ces petits boutons.
Vous êtes mignons comme ça tous les deux. Ça va, Go ? Je te manque pas trop
? Non.
Il préfère cette auntie Isabelle.
Bon allez, soyez sages. Je vous embrasse. Ouais, salut.
T'es énervé parce que papa était le préféré de papi et mamie ? Pas du tout.
Disons simplement que j'ai dû surmonter...
Un énorme déficit de confiance en moi du fait de l'idéalisation excessive du fils
aîné au sein de la fratrie. Tout simplement.
C'était une blague, j'ai rien capté.
Dis donc, j'aurais comme une envie de crêpes. Pas toi ? Grave.
Pourquoi Marion a pris ces photos de Chloé ? Ça n'a aucun sens.
Le gamin avait 5 ans quand Jérôme a disparu.
Il n'a rien à voir avec toute cette histoire.
J'en sais rien, peut-être que Marion culpabilise de l'avoir privé de son
père.
Elle lui fait un album photo pour se faire pardonner ? Et ben ? Vous avez
sorti le grand jeu ? C'est vous qui avez eu l'idée de se dîner avec Marion ? Non,
j'osais demander d'occuper deux heures.
Pas de lui faire une demande en mariage.
Et voilà le travail, j'ai trouvé.
Marion était à Los Angeles.
Elle est rentrée il y a six mois.
Apparemment, elle voyageait seule.
Et avant Los Angeles ? Rien.
Et c'est ça qui est bizarre.
Aucune trace d'elle.
Ni de sa sortie de France, ni de son entrée aux États-Unis.
Si elle a voyagé sous un faux nom, c'est bien qu'elle a quelque chose à se
reprocher.
Pas forcément un meurtre. Au fait, j'ai récupéré des appels téléphoniques de
Jérôme le jour de sa disparition.
Et ça donne quoi ? Comme mon pote m'avait dit, que des appels
professionnels, labos, médecins... C'est vrai comme ça ? C'est pas mal.
Oh !
Hein ? Quoi ? Rien, quoi ! Hein ? Quoi ? La liste des appels téléphoniques, ça
donne rien ! Ah ! Bon.
Je vais y aller.
Je suis en retard.
Je vais. Oui.
Ah oui, surtout, vous m'envoyez un SMS dès que vous avez quitté le restaurant.
Oui, bien sûr.
Sauf si je prends un dernier verre avec elle chez moi.
Salut !
Une perle noire pour la perle des femmes.
Oh, Maxime, merci.
Je l'ai trouvée à Tahiti.
Vous êtes un vrai baroudeur, Maxime. Ah oui, Tobago, les marquises, Bora Bora.
Enfin, moi, j'aime les îles.
Navigateur solitaire, en plus. Une femme dans chaque port.
Et une ex-femme chez qui débarquer au retour.
Merci.
Là, ça va se voir.
Comme ça, ça ne se verra plus.
Ouais, mamie.
Tu vas maintenant ? Ok, j'arrive.
On ne va pas terminer.
Désolée, c'est une urgence.
Qu'est-ce qui se passe ? C'est une catastrophe.
J'étais en train de faire le rangement et là, elle a disparu.
Plus de perles.
Quelles perles ? La perle de Tahiti, celle que ton grand-père m'a offerte
pour nos 25 ans de mariage. C'est quelque chose.
Mais qu'est-ce que tu veux que je fasse ? Je ne sais pas, une enquête.
Et si tu commençais pas à ranger déjà ?
Si ça se trouve, la perle, elle est quelque part dans ce bordel. Et surtout,
pas un mot à ton grand-père. T'as compris ? Déjà, il déprime un max dans
son hospice et ça... Ça, ça va l'achever, le pauvre.
Doucement. Respire.
J'ai rangé la perle ici.
Parfait. Ni trop en vue, ni trop discret. Vous glissez une petite
allusion pendant le dîner et tout sera parfait.
Mais j'avoue pas, elle est trop bien cachée.
Je comprends pas.
Catastrophe ! Une perle que j'ai offerte à ma femme pour nos 25 ans de mariage.
Si Alison découvre que je l'ai empruntée et perdue dans la foulée, elle ne me
pardonnera jamais.
C'est délicieux.
C'est pour des endroits comme ça que Paris me manquait.
Qu'est-ce qui vous a poussé à partir ? Le besoin de changer de vie.
Un homme qui vous a déçu.
Un que je ne supportais plus surtout.
Qu'est-ce qu'il est devenu ? Je l'ai fait disparaître de ma vie.
Plutôt radical.
J'avais pas le choix.
Mais bon, c'est loin maintenant tout ça.
Et vous êtes revenue.
Oui.
Je me demande si j'ai pas fait une erreur d'ailleurs.
Pourquoi ? C'est compliqué.
Très compliqué.
Profitons de ce moment.
Ça fait très longtemps que je ne me suis pas sentie aussi bien avec quelqu'un.
Un dernier verre ? J'ai déjà trop bu.
J'ai passé une soirée très agréable.
Vous venez ? Non, pas ce soir.
Vous avez quelqu'un, c'est ça ? Pas du tout.
Bon.
Je vous plais pas.
Je me suis rendu compte que mon SMS n'était pas parti.
D'où l'idée de génie des coups de caisse.
Et le reste ? J'admire votre professionnalisme en toutes
circonstances. Jamais battu. C'est normal.
Bon, et vous ? Ah bah, moins glamour.
Mais j'ai la preuve que j'ai ramené pas mort.
Même hôtel.
Et regardez la date au dos de cette photo.
Oui, donc Marion était avec Jérôme à Los Angeles trois semaines après sa mort.
Oui. Et vous savez ce que c'était la combinaison du coffre de Marion ? Le
jour de la disparition en mer de Jérôme, j'imagine.
Vous y avez pas pensé ? C'est évident, non ? Oui.
En tout cas, ça prouve bien qu'ils ont organisé ensemble la fausse mort de
Jérôme.
Philippe, les deux photos ont pas été prises le même jour.
Ils ont très bien pu revenir au même endroit à quelques jours en intervalle,
non ? À quelques années, plutôt, regardez la maison derrière Marion.
Elle n'existait pas au temps de la photo de Jérôme.
Il s'est forcément passé plusieurs années.
Donc Jérôme n'est pas mort, Marion ne l'a pas tuée. Alors pourquoi elle
continue à se comporter comme une coupable ? Je sais, mais avant c'était
super ce truc. Attends, bah oui, c'était vachement bien.
J'imaginais pas qu'il y a un tel truc.
Attends, bah oui, c'est vraiment... Philippe ? Bonjour.
Bonjour Marion.
Qu'est-ce que vous faites là ?
Vous connaissez ? C'est la détective dont je t'ai parlé.
Je travaille avec Nora sur cette enquête.
D'accord.
Nous savons que vous étiez avec Jérôme à Los Angeles.
Et vous portez sa bague.
Où est Jérôme ? Marion, dites-nous au moins pourquoi vous suivez sa fille.
T'as vu Chloé ? Oui, juste de loin.
Jérôme a disparu volontairement, c'est ça ? Bon, viens François, on s'en va.
On s'en va.
Moi je comprends de moins en moins.
Mais elle est où cette perle ?
Mesdames, je vous ai demandé de vous réunir ici parce que je ne suis pas l'ex
-mari d'Amandine, mais détective privée.
Il y a eu des vols dans cette maison.
Alors Amandine m'a demandé de trouver la coupable.
Et je l'ai trouvée.
On se croirait dans un roman d'Agatha Christie.
Irène, justement, vous êtes la première suspecte.
Joueuse invétérée, casino, course de chevaux.
Oui, il y a beaucoup d'argent, mais vous en perdez aussi beaucoup.
C'est pas un crime que je sache. Oui, mais piocher souvent dans la caisse
commune de la maison pour aller jouer, c'est un peu limite.
J'ai toujours remis l'argent.
Et avec les intérêts en plus.
Effectivement. D'être de jeu, d'être donneur.
Puis je me suis penché sur Solange.
Ah ! Solange.
Merveilleuse cuisinière, mais experte en détournement de fonds. C'est 10 000
euros, mon patron me les devait.
C'est pas du vol.
Oui, mais c'est pas 10 000.
que vous avez détourné, mais 60 000.
Cet argent, il allait le planquer en Suisse. Il nous parlait de dépôt de
bilan.
Alors je me suis servi et j'ai partagé avec les filles de la boîte.
Effectivement.
C'est pour ça que je me suis dit que vous n'étiez pas la coupable.
Un mari antiquaire qui finit en prison pour recel, ça n'a pas dû être facile.
Mais il n'était pas facile avec lui.
Autant qu'il utilisait votre maladie à son avantage.
Mais de quelle maladie vous parlez ? Vera, écleptomane. Son mari se servait d
'elle pour voler des petits objets chez les particuliers et même chez des
collègues. Voilà pourquoi j'ai trouvé dans sa chambre le tableau qu'on vous a
dérobé. N'est-ce pas, Vera ? Il a jamais voulu que je me soigne.
C'était de pire en pire, comme une seconde nature.
Mais pourquoi tu ne nous en as pas parlé ?
J'avais peur que vous ne me gardiez pas.
Je me sens tellement bien ici.
Et puis, je croyais que c'était tout à fait fini.
Tout va bien.
Tout va bien, personne n'est parfait.
Surtout pas nous.
Si vous voulez faire quelque chose pour votre problème, Vera, je connais une
excellente psy.
Mais je peux pas faire de l'art. On ferait ça demain.
A quel an on l'a vu prendre son bateau, Jérôme ? À 15h, pourquoi ? Parce que son
dernier appel à 14h30, il l'a passé à l'une de ses clientes médecins.
Et ? Et vu l'heure de l'appel, ça correspond à la dispute que sa femme a
entendue.
Tout indique que vous êtes violemment disputée avec Jérôme juste avant qu'il
ne parte en mer.
Ça n'avait aucun rapport avec son travail, j'imagine ? Effectivement non.
C'était donc un coup de fil personnel ? Absolument pas.
Ah bon ? Non, je comprends pas, c'était quoi ? Je suis tenue au secret
professionnel, je suis désolée.
Secret professionnel ? Ça voudrait donc dire que Jérôme était votre patient ?
Oui.
Et c'est tout ce que je peux vous dire.
Ah mais en revanche, vous auriez eu le droit de me parler de votre spécialité,
Dr Karine Gabrielé.
Laissez-moi passer, je suis pressée. J'ai fait analyser votre ADN.
Il est temps de dire la vérité, non ? Ce que vous savez déjà, oui.
J'étais Jérôme avant de devenir Marion.
Vous avez parlé à Juliette.
Il nous a semblé que c'était à vous de le faire et à personne d'autre.
Juliette, je me sens femme depuis que j'ai 4 ans.
J'étais mal en permanence.
Je t'ai rencontrée.
Je suis tombée à mon retoit.
J'étais heureux pour la première fois.
Puis Chloé était arrivée. C'était un cadeau merveilleux.
J'avais enfin l'impression d'être à ma place.
Mais le malaise est revenu.
Alors j'ai... J'ai loué une chambre de bonne.
Là-bas, je me maquillais, je m'habillais.
Je trouvais n'importe quoi pour sortir de la maison.
Juliette, c'était horrible d'avoir à te mentir à ce point.
Alors j'ai décidé de me faire opérer.
Mais mon dossier a été refusé.
C'est la fameuse dispute que t'as entendue ce jour-là.
J'étais désespérée.
Alors quand le bateau a chaviré, je me suis dit, ce serait si simple d'en finir
comme ça.
Et puis j'ai réalisé que c'est Jérôme que je voulais tuer.
Il suffisait de le faire disparaître avec le bateau.
Je suis partie aux États-Unis.
Je me suis fait opérer.
J'ai réappris à vivre.
Toi, t'as réappris à vivre.
Mais moi, ça fait dix ans que ma vie s'est arrêtée.
Mais pourquoi t'es revenue ? Parce que j'ai jamais cessé de vous aimer et j'ai
besoin de Chloé et toi dans ma vie.
Juliette ! T'étais tout le temps déprimée, malheureuse.
Je croyais que c'était de ma faute, j'avais plus quoi faire.
J'ai construit ma vie et celle de Chloé sur un mensonge.
Et c'est tout ce qu'il nous reste.
4 et 5.
1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8,
9.
Moi 5, toi 9. Je guéris plus vite que toi.
Ça c'est le privilège de la jeunesse.
J'imagine papy, il en aura au moins le double au pauvre.
Bon, il faut dormir maintenant mon chéri.
Bonne nuit, m'man.
Je crois que je suis prêt.
Quoi ? Être papa.
Je voulais vous dire Marion, j'ai sincèrement
aimé notre rencontre.
C'était pas de la comédie.
Vous n'êtes pas obligée.
Je vais y aller, votre rendez-vous va arriver.
C'est parti.
Dis-moi, mon amour, tu n'as rien à me dire ? Que je t'aime.
Non. Que tu t'es servi du cadeau de nos 25 ans de mariage pour ton enquête ? Moi
aussi, je sais démasquer les voleurs.
Voleurs ? Mais gentlemen.
Oh, c'est magnifique.
Merci.
Écoute.
Merci, merci.
Non, ça fait dix fois que je te le dis, les couteaux, c'est de l'autre côté, s
'il te plaît.
Ça n'a aucune importance.
Si, c'est important.
Tiens, va plutôt aider mon père.
Maxime, vous avez besoin d'aide ? Surtout pas.
Elle n'aura rien, je parie. Ah, si, si, elle est là, mais elle a reçu un appel
en arrivant. Elle est sur le pont.
Allez, comme ça. Arrête.
Et Isa, tu veux bien jouer ? Ça arrive.
Ouais, il faudrait savoir.
Ouais Charles, on en est où de la mission ? Comment ça a mal passé ? T'es
sûre ? Oui, je comprends.
La femme de Philippe est bien hors de danger.
Il y a un truc qui me... Et si c'était Jérôme qui m'avait attiré chez Marion
? Est-ce qu'on sait toujours ce qui nous attire chez quelqu'un ?
Ça vous a plu ? Oui, beaucoup, oui.
Eh ben tout va bien alors, vous aimez encore les femmes.
Bon, on va redescendre maintenant parce qu'il fait un peu froid là.
Sous-titrage ST'
501
Sous-titres par
Jérémy
Diaz
Sous-titres par Jérémy
Diaz
Tchao !
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