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Bonjour, ça va ? Oui, qu'est-ce que vous voulez ? Rien, enfin, bonjour par
exemple. Ah oui, bonjour.
Une nouvelle affaire ? Non, photo de vacances.
Vous partez jamais en vacances.
Mais vous devriez parce que vous avez une tête ce matin.
Un jeune homme est là mais il n'a pas rendez-vous et ce n'est pas trop votre
type de clientèle.
Ce serait plutôt le mien.
Incontestablement. Vraiment que vous m'aidiez.
C'est ma copine, elle a disparu.
Avec Julia, on s'est vus le vendredi.
Et le lendemain, c'était son anniversaire. Mais nous, en fait, on le
fêtait en avance parce qu'elle devait passer la journée avec son père.
Mais le samedi matin, j'y suis allé quand même.
Avec des fleurs, tout ça, histoire de lui faire la surprise, quoi.
Mais il n'y avait plus personne chez elle.
Ni Julia, ni son père. Donc j'y suis retourné l'après-midi, le soir, le
lendemain. Et ils sont nulle part, quoi.
Et Julia, elle répond plus au téléphone.
Je suis quasiment sûr qu'il s'est passé quelque chose, quoi.
Voilà.
J'ai une photo.
C'est elle, Julia.
Et son nom de famille, c'est Malky.
Vous notez rien de ce que je vous dis, là ? Ça faisait longtemps que t'étais
avec ta Julia ? Je sais pas, ouais.
Cinq, six mois.
Ça change quoi ? Je vois pas le rapport. Bon, pardon, excusez-moi, mais vous ne
croyez pas que votre copine ne veut plus vous voir, tout simplement ? Et qu'elle
n'a pas eu le courage de vous le dire en face ? Non, non, je t'arrête tout de
suite, meuf.
Ouais, Julia, elle serait jamais partie sans me le dire.
C'est à moi qu'il vient de parler ? Alors pour toi, c'est Mademoiselle
Abadie, d'accord ?
C
'est tombé... De toute façon, je vois même pas ce que je fous là, en fait.
Vous êtes comme des flics.
Vous écoutez pas ce qu'on vous dit, vous...
J'en refoutais, quoi.
Vous faites quoi, là ? Je prends l'affaire. Mais il n'y a pas d'affaire,
et vous le savez très bien.
Bon, écoutez, je suis désolée, mais si la copine de ce garçon n'a pas envie...
Tom. Elle s'appelle Tom.
Si elle n'a plus envie de le voir, c'est qu'elle a ses raisons, non ? Justement,
il a le droit de les entendre, ses raisons.
On ne disparaît pas comme ça sans aucune explication.
Vous voyez ?
votre café.
Merci.
Monsieur, Nora Abadi est là.
Ah oui, devant moi.
Ok.
Oui.
Bertrand ? Je peux savoir pourquoi tu me fais surveiller ?
Le gamin cherche la fille, nous on cherche le père.
Comme les deux sont sûrement ensemble, t'es bien placée pour nous aider.
Je suis pas sûre de cette affaire.
Ton associé y est, lui.
Et tu crois que c'est un hasard si ce gamin débarque chez toi, ex-agent de la
DGSE, pour chercher la fille de Malky, autre ex-agent de la DGSE ? Je crois
rien et je te rappelle que je bosse pas pour vous.
Mais t'es bien contente de nous trouver quand t'as besoin d'infos pour un des
clients, non ? Vous lui voulez quoi, Malky ? Disons qu'il a pris quelque
chose qui ne lui appartenait pas.
Tout est là-dedans.
Écoute Nora, tu sais très bien comment ça marche.
Tu nous aides, moi ça me rend service et toi, t'évites les complications.
Ça fait longtemps que t'as plus le pouvoir de me compliquer la vie,
Bertrand. Non, mais je peux sérieusement compliquer celle de ton associé.
Philippe Roche, c'est bien ça ? J'ai touché juste, on dirait.
Attention, Nora.
Mélanger business et sentiments, ça t'a jamais réussi.
Et bien sûr, tu le laisses en dehors de tout ça.
Simon Sollet, c'est S-A-W-L-E-Y, c'est ça ? Oui, il est anglais
et musicien.
Enfin, s'il l'est toujours.
Et vous avez des éléments ? Enfin, des trucs, des photos ? Écoutez, non. J'ai
recherché sa trace sur Internet, les sites musicaux, les réseaux sociaux, je
n'ai rien trouvé. Je veux juste savoir si vous pouvez m'aider.
Bien sûr que je peux vous aider.
Vous l'avez vu quand pour la dernière fois ? Il y a 20 ans.
20 ans ?
Ça pose un problème.
Non, pas du tout.
C'est une femme comme vous, elle doit retourner 20 ans en arrière pour se
trouver un mec. Je suis un peu mal barrée, moi.
Vous avez quel âge ? J'ai 20 ans.
Ne vous inquiétez pas, je suis super qualifiée pour votre enquête.
J'avais votre âge quand j'ai rencontré Simon.
Votre mère doit être fière de vous.
Peut-être, je ne sais pas.
Je vais vous donner la carte de l'agence et puis je vous tiendrai au courant, d
'accord ?
Ça ne va pas
? Si ça va.
Très bien.
C'est à droite là.
Et puis vous pouvez m'expliquer là ce qu'on fait ?
Je vous dis que j'ai encore passé sonner hier soir, y'a personne, Julia elle est
pas là.
T'es mécanique ou détective toi ? Laisse-moi le faire.
Putain c'est quoi ce bordel ?
Il y a trois jours, il y avait encore leurs affaires partout.
C'est efficace, ces déménageurs.
Dis-moi, il fait quoi, le père de Julia ? Antiquaire.
Il y avait tout le temps des objets d'art un peu partout dans les cartons.
Maintenant, c'est juste comme si Julia avait jamais habité là, quoi.
Sérieux, c'est quoi ce délire, sans déconner ?
Ah, j'en sais rien, mais on va trouver.
Comment t'as eu l'idée de faire appel à nous ? C'est qu'un jour, avec Julia, en
ouvrant l'ordinateur de son père, on est tombés sur le site de votre agence, là.
Et puis je me suis souvenu du nom, quoi. C'est tout.
Et Julia, ça l'a pas surprise que son père s'intéresse à une agence de
détectives ? Bah non.
Non, elle a rigolé. Elle a dit que son père, il était nul en Internet et qu'il
avait dû se tromper.
Comme ça.
Pourquoi ? Il vous a contacté, le père de Julia ? Ah non, justement.
Bon, allez, viens.
J'aurai une star fin.
Mais pardon, pardon.
Mais qu'est-ce que vous faites là ? Je suis venue vous aider, évidemment.
Oui, bien sûr.
Toi, tu bouges pas de là, j'en ai pour deux secondes. Vous allez avec moi.
Je ne pouvais pas savoir.
Et puis, qu'est-ce que vous faisiez dans ce placard aussi avec... C'est à moi de
poser la question.
Qu'est-ce que vous faites là ? Je pensais que cette affaire ne vous
intéressait pas. Et comment vous avez l'adresse de Julia ? Bonjour.
Vous êtes les nouveaux voisins.
Oui, enfin peut-être. Voilà, on visite, on se date.
Hein chérie ? Vous connaissiez l'ancien locataire ? M. Malky ? Bien sûr ! Mais
entrez donc, j'allais justement me servir un petit cognac. À cette heure-ci
? Ben pourquoi pas. Non, c'est gentil, mais non.
Vous disiez donc M. Malky ? Un homme charmant ! Bien sûr, je ne suis pas
vraiment surprise de son départ précipité. Mais si vous n'avez pas le
temps de bavarder, je...
Je ne vais pas vous retenir.
Oh bah, un petit cognac à 10h du mat', ça se refuse pas, hein ? Allez.
À la nôtre.
Euh... Et donc, vous disiez des types bizarres devant l'immeuble ? Oui.
Et l'autre jour, j'ai vu M.
Malky qui faisait demi-tour dans le hall en les voyant dehors.
Et vous les avez revus ? Non, parce qu'avec ma femme, on voudrait louer dans
un endroit plutôt calme, hein, ma pupus ? Ici, il ne se passe jamais rien.
Non, je les ai pas revus, mais deux jours plus tard, M.
Malky avait déménagé.
Mais peut-être qu'il avait des problèmes d'argent.
Non, c'est vrai, parce que le loyer est pas donné, quand même.
Rien n'est trop beau pour toi, ma pupus.
Tu sais très bien, j'aime pas trop trop quand tu m'appelles pupus.
Doudou ? Non, non, non, non, non, non.
À mon avis, M. Malky, il avait les moyens.
D'ailleurs, il s'habillait d'une façon exquise.
Et on nous a dit qu'il avait une fille.
Charmante, enfant ! Charmante ! Il y avait un jeune garçon qui venait la
voir, mais je crois qu'elle s'en était lassée.
Ah bon, pourquoi ? Parce qu'à son âge, on a envie de multiplier les expériences
sexuelles. Moi, quand j'avais son âge, je vous assure que... Pourquoi vous
pensez qu'elle s'est lassée ?
Parfois, quand le petit sonnait, Julia faisait comme si elle n'était pas là.
Et puis après, je la voyais sortir de chez elle avec son père.
D'accord.
Moi,
je me suis posé des tas de questions.
Allez, arrêtons de se poser des questions. Allez, prenez-en.
Des mecs devant chez elle ? Non, on n'a jamais parlé.
Pourquoi ? Ils voulaient quoi ? Pour l'instant, non, sérieusement.
De toute façon, je t'appelle dès qu'on a du nouveau. D'accord ? Allez, à plus.
Il a fondu le crâne avec son cognac.
Vous en pensez quoi ? Peut-être qu'il se raconte des histoires avec sa Julia,
mais ça n'explique pas les mecs bizarres devant l'immeuble.
Les témoignages d'une voisine alcoolique et un vide de ragots, faut relativiser.
Je peux connaître votre intérêt soudain pour cette affaire qui n'en était pas
une, et sur laquelle on ne va rien gagner ? J'ai changé d'avis, j'ai le
droit ? C'est vrai qu'il est touchant ce... Tom, il s'appelle Tom.
Tom, voilà.
Et puis un point de vue féminin, c'est important dans ce genre de cas.
Féminin, vous buvez quand même comme un Cossack.
Et vous comme une jeune fille.
Puisque vous y tenez tellement à cette affaire. Continue.
Alors je résume.
Je sors les relevés d'appel des portables du père et de la fille.
J'ai plus les dépenses de malquis, des ménageurs, billets d'avion, etc.
Tout ça pour un gamin qui s'est fait larguer.
On n'en fait pas un peu trop là ? Non.
Et en plus, il faut le faire vite.
Vous allez où ? J'ai rendez-vous.
Avec qui ?
Et c'est personnel.
Mais à vous deux, vous devriez y arriver, non ? Je sais pas comment tu
fais pour la supporter.
Et pourquoi elle s'intéresse autant à cette affaire ? Pas du tout le genre de
cam de Mademoiselle Abadie.
Ça je sais pas, mais j'ai bien l'intention de le découvrir.
Tiens, tu peux me faire analyser ça ? On va demander à ton oncle, c'est son truc
ça. César ? Non, son truc c'est surtout de me prendre la tête depuis que j'ai 8
ans. Hors de question.
C'est une vieille histoire.
Pas César.
Ok, ok.
Ah, euh... Santo, Philippe, Santo.
Oui. Euh, Nora a dit si elle repassait ? Eh ben non.
C'est quoi tout ce courrier au départ, là ? Bah, c'est go.
Ah bon ? Et c'est quoi ? Il est arrivé avec des sacs plastiques et il repart en
laissant un tas d'enveloppes. Et il dit que c'est pour l'école.
Tu sais ce que ton frère fabrique avec toutes ces enveloppes, là ? Oh, t'es
gentil, mais c'est pas moi de le surveiller, je suis pas sa mère.
Sinon, t'avais pas un truc à me dire.
Ben non, pourquoi ? Non, pour rien.
Eh ben, je vous laisse.
Dis-moi, en fait, c'est quoi toutes ces enveloppes que t'envoies de l'agence, là
? Euh... C'est pour le club de lecture de l'école.
On envoie des livres à des enfants défavorisés.
Parce que tu fais partie du club de lecture, toi.
Depuis quand ? Ben... longtemps.
Faut te tenir au courant, un peu.
Ah, et puis j'ai eu 19 en maths.
La prof dit que j'ai enfin eu le déclic.
19 ans en maths ? Ah ouais, c'est pas un déclic là, c'est de la mutation
génétique carrément.
Grave.
Bon, je vais me coucher.
Bonne nuit.
Bonne nuit ?
Voilà ce que mon fils envoie à je ne sais qui.
Xenia me fait la gueule, je ne sais pas pourquoi.
Faut que tu m'aides là.
Faut que je t'aide.
Lisa, attends, tu ne viens pas me faire ton numéro de psy, c'est sérieux.
Là, je viens voir la tante de mes enfants.
Mon fils est névrosé, je voudrais savoir pourquoi.
Tu racontes n'importe quoi, Hugo n'est pas névrosé.
C'est juste pas facile pour lui, depuis que sa mère est partie, on ne sait même
pas où. On sait où en fait.
Depuis quand ? Hier.
Et ?
Elle est en Afrique.
Anna t'a appelé ? Même pas. Elle m'a juste envoyé des photos avec un mot.
Elle s'occupe d'enfants dans un camp de réfugiés.
Tu l'as dit à Hugo et Xenia ? Mais non, qu'est-ce que tu veux que je leur dise ?
Votre mère a tout plaqué pour s'occuper de Mo, mais elle se fout complètement de
savoir comment vont ses propres enfants. Tu sais pas ce qu'Anna ressent.
Justement. En 12, je préfère ne rien dire.
Moi, ce que je voudrais, c'est que tu parles à Hugo de cette histoire de
magazine. C'est pile ton rayon, ça, non ? Philippe, je peux pas recevoir mon
propre neveu en consultation ? En consultation, mais comme ça, pour
discuter.
Je suis sûr qu'il va te parler à toi.
Tu sais que t'es sa tante préférée.
Oui, je suis sa tante préférée.
Et en même temps, il n'y en a pas d'autre.
Regarde ça.
Arrivé à 15 ans en France avec sa mère, bac à 16 ans, sortie de France Pro à 19
et agrégé d'économie à 22.
Simon ? Mais je croyais qu'il était musicien. Mais non, non, pas Simon
Colombat. Attends, c'est une sauveuse, ce nana.
Bon, après, vie affective, c'est un peu moins réussi.
Mariée, divorcée, pas d'enfant.
Mais... ça se fait, donc ? Elle est sur ses clientes ?
Bah oui, ça se fait, ça peut aider.
En plus, moi, j'ai encore rien trouvé sur Simon.
Moi non plus.
Surtout qu'il est sur aucun réseau, aucun fichier, et sans photo, c'est pas
simple.
C'est qui la femme avec Colomba ? C'est sa mère.
Attends, t'as remarqué ? Quoi ? Regarde. Les photos d'elle avec sa mère, regarde,
là, elle est bébé, gamine, ado.
Et là, elle doit avoir, genre, je sais pas, 19, 20 ans, et après, y a plus
aucune photo, elles sont ensemble.
20 ans, c'est pas l'âge où Colomba est tombée amoureuse de Simon.
Mais si ! Bonjour.
Bonjour. On peut vous offrir un café ?
Vous
connaissez ma fille ? Ouais.
En fait, je suis détective privée et Colomba m'a engagée pour... Nous a
engagée.
En fait, on vient vous voir parce que les parents s'amémorisent toujours des
trucs pas possibles.
Tiens, par exemple, moi, mon père, il est capable de réciter tous les noms de
mes petits copains, de la maternelle jusqu'au CP.
Je ne comprends pas.
Colomba vous s'est engagée pour me contacter ? Ah non, pas du tout.
Pourquoi ? Vous ne voyez plus ? En quoi je peux vous aider ? Voilà, en fait,
Colomba est à la recherche d'un ancien amoureux.
Simon Solet, vous pouvez nous en parler ? Je m'en souviens vaguement d'un Simon.
Ça n'a pas duré.
Je n'en sais pas plus.
Colomba n'était pas le genre à...
Assez confié.
Je dois retourner travailler.
Je vous
présente notre amie Malky.
Je vous écoute.
J'ai interrogé plusieurs antiquaires.
Malti avait plutôt pas de réputation mais il a commencé à avoir des
problèmes.
Son Bruxelles, comptabilité douteuse... Il a fermé sa boutique du jour au
lendemain en laissant des ardoises un peu partout.
Autre chose ? Vous auriez pas envie d'aller y jeter un coup d'œil, vous,
dans cette boutique ? À moins que ce ne soit déjà fait.
Qu'est-ce qui vous fait dire ça ? J'ai les infos que vous m'avez demandées, et
même plus.
Je sais pas, ça a pas l'air de vous étonner ce que je vous raconte.
Si ça vous intéresse pas, ce que j'ai trouvé, faut le dire.
Allez-y, si vous avez quelque chose à dire, dites-le.
Bon.
Compte bancaire clôturé.
Ligne téléphonique et bail de l'appartement résilié.
Voiture vendue à un garage voisin. Bref, les malquis se sont littéralement
volatilisés.
Oui, ça, on savait déjà, merci.
Non, mais c'est pas tout.
C'est fou le nombre de trucs que vous saviez déjà. Non, mais je sais où sont
les malquis ! Quoi ? Ah, quand même.
Ils sont à l'île Maurice.
Ils ont pris l'avion le lendemain du déménagement.
Bah dites pas merci, surtout.
Oui, César.
Ah, super, merci.
Oui, à tout de suite.
Ah non, pas César, t'as pas fait ça.
Tu vas pas faire la gueule jusqu'à Noël.
Sans lui, ça nous aurait pris dix fois plus de temps.
Allez-y, expliquez-moi.
C'est son oncle, César.
Il en veut un peu à Philippe. Un peu ? Ça fait 30 ans qu'il me saoule avec
cette histoire. 30 ans.
Quelle histoire ? C'est rien, c'est une histoire de gosse.
Tous les étés, on passait nos vacances chez lui.
Et moi, comme j'étais assez créatif, j'avais mis au point un système de
surveillance.
Il voulait savoir qui piquait tout le chocolat dans la cuisine.
Évidemment, tout le monde m'accusait alors que j'avais rien fait. En fait, c
'était sa frangine.
Isabelle a jamais pu résister à un morceau de chocolat.
D'ailleurs, ça continue.
Bref, César s'est fait piquer en train de flirter avec la voisine. Résultat, sa
femme s'est barrée.
Et depuis, il m'accuse d'avoir brisé son mariage. Alors que... D'accord.
Mais quel rapport avec Malky ? César dirige un laboratoire de recherche
médicale. Il a analysé le comprimé que Philippe a trouvé chez Julia.
Quel comprimé ? Vous auriez pu m'en parler ? Mais j'allais le faire.
Mais vous êtes parti à votre rendez-vous personnel.
Il s'est bien passé d'ailleurs.
Mon frère m'a dit qu'il est ravi de votre collaboration.
Je comprends pourquoi.
C'est un honneur de vous offrir ma modeste contribution.
Bonjour César. Tu vas bien ? Bien et toi ? César est un des meilleurs dans son
domaine.
Tu peux lui demander s'il a les résultats de l'analyse ? Ton beau-frère
m'énerve.
Comme je vous comprends. Mais néanmoins, ça nous aiderait beaucoup de connaître
vos conclusions.
Chère Nora, le savoir s'incline devant la beauté.
Il s'agit d'un traitement anticancéreux, mais pas n'importe lequel. Une molécule
à la pointe de la recherche sur certains cancers.
Carcinome, sarcome, tumeur testiculaire.
Melky serait malade ? Si c'est le cas, il a forcément suivi un traitement.
Faites une recherche dans tous les hôpitaux de la région.
Quoi ? Une femme qui a de la poigne.
J'aime beaucoup.
Tu
veux un
gâteau ?
Non, merci.
Tu voulais me voir ? Euh... Je voulais juste te parler.
Papa aussi voulait parler.
Ton père voulait parler.
Il voulait qu'on parle, quoi.
Que vous parliez.
Bah oui, c'est ce que je viens de dire.
Je sais pas pourquoi tout le monde veut me parler en ce moment.
Tout le monde veut te parler.
Pourquoi tu répètes tout ce que je dis ? Je te jure, ça me stresse.
J'essaye juste de t'encourager à poursuivre ta pensée. Ah ok, c'est une
technique de psy, c'est ça ? Et ça marche ? Ça dépend avec qui.
Bon, de quoi tu veux parler ? Euh, non, de quoi tu veux parler, toi ? Je sais
pas, c'est toi qui voulais qu'on parle. Non, commence à parler.
Après, je parlerai. Bah, moi j'ai rien à dire.
Ah si ! J'ai le 19 en maths.
Bon, Hugo, c'est quoi ces histoires de magazines pornos dans ta chambre ? Mais
c'est... Mais Playboy ! Tu nous expliques ? C'est toi qui lui as donné
ça ?
Mais non, Hugo m'a demandé de lui acheter un localisateur GPS.
Je t'avais dit non.
T'es beaucoup trop jeune pour tous ces gadgets.
Tu peux parler, Philippe.
Rappelle-moi Hugo de te raconter comment il était à l'âge de 8 ans. Bref, je lui
ai dit, on n'a rien sans rien. Alors je lui ai proposé de revendre mes vieux
Charlie Hebdo pour gagner un peu d'argent.
Apparemment, il est tombé sur ma collection de Playboy.
Ça, c'était pas dans le deal, Hugo.
T'es un petit voleur.
Et on peut savoir à qui tu vendais ces magazines ? Sur Internet.
Tu n'as pas vendu mon numéro, j'espère ? Ton numéro ?
Ah, voilà ! Playmate juin 1962.
Tu te souviens, Max ? Oh, mais c'était juste une fois.
Et puis, à l'époque, on en montrait beaucoup moins.
Regardez comme c'est chiant. Non, non, c'est vrai. Merci.
Aucune envie de voir ma mère à poil.
Je ne suis pas à poil.
Je suis cachée par ce joli petit arrosoir.
Non, non, non.
C'est ça, chérie.
Je te préviens, c'est la dernière fois que tu me baratines comme ça.
Les livres pour les enfants défavorisés. Tu parles.
D'ailleurs, pourquoi tu tiens tant à ce localisateur ? C'est pour retrouver
maman.
Je peux vous aider ? Monsieur Roche ? Jean-Marc Abella, préfecture de police.
Je vous ai pas entendu arriver, quelqu'un vous attend. Oui, merci.
J'ai du boulot, mais je vous écoute.
Votre agence va faire l'objet d'un contrôle.
Ah bon, pourquoi ? On a l'agrément de la préfecture ? Oui.
Pour l'instant.
Ces soi-disant activités illégales, c'est n'importe quoi.
Ils ont rien pour faire fermer l'agence, absolument rien.
Pas encore.
Pour l'instant, c'était une première visite de courtoisie.
Très inhabituel de leur part, mais la menace est claire.
Alors, si vous m'expliquez ce qui se passe ? Plus tard.
Je reviens.
Qu'est-ce qui t'a pris d'envoyer la préfecture ? Au moins, tu prends mes
appels maintenant.
Je voulais juste te rappeler notre petit arrangement.
T'en es où avec Mulky ? Des éléments nouveaux ? Tu m'as demandé de le
retrouver, pas de te faire un compte-rendu toutes les cinq minutes.
Charles ?
Vous avez eu Marc ? Il a toujours rien trouvé ? Pas encore.
Mais il y a quand même un truc qui me semble bizarre.
Si Malky est vraiment malade, qu'est-ce qu'il irait faire à l'île Maurice ? Je
sais pas.
Se reposer entre deux traitements, j'imagine.
En emmenant tous ses meubles ? On peut partir en vacances et déménager, ça
arrive.
Alors, répétez-moi ça droit dans les yeux et peut-être que je vous croirai.
Ok, Julia n'est pas à Maurice.
Ah. Et vous savez ça comment ? Parce que j'ai vérifié.
C'est un leurre pour brouiller les pistes. Vous comptiez me le dire quand ?
On n'est pas censés travailler ensemble ici.
Philippe, on travaille ensemble, mais j'ai... Mais ?
Mais je travaille plus vite, c'est tout.
Ce soit-disant départ précipité est très préparé au contraire. Melki a fait appel
à des évaporateurs.
Des agents spécialisés dans la disparition de personnes recherchées.
Oui, je sais ce que c'est, merci.
Mais Malky serait recherché par qui ? Sans doute des gens à qui il doit de l
'argent. Et vous savez pas qui ? Vous travaillez si vite.
Tiens.
C'est une photo de Simon à l'époque du lycée.
Bon, la qualité est pas top, mais je peux partir de là. Mais comment t'as
fait ? Simon, il est anglais.
Alors à tout hasard, j'ai cherché s'il avait pas été dans un lycée bilingue à
Paris et bim, je l'ai trouvé.
Alors je me suis inscrit sur le site des anciens élèves et... Voilà.
Cool, parce que c'est pas la mère de Konoba qui va nous aider.
Je suis sûre qu'elle se souvenait très bien de Simon. Je suis sûre qu'il y a un
truc chelou avec sa fille.
Pourquoi avez-vous contacté ma mère ? Je ne veux plus qu'elle se mêle de ma vie.
Cette histoire ne la regarde pas. Si, ça la regarde, cette histoire, ça la
regarde de savoir ce qui se passe dans la vie de sa fille. Bien sûr que ça la
regarde. Si j'avais une mère, moi, j'aimerais bien qu'elle s'intéresse à ce
qui se passe dans ma vie.
Enfin, pas moi, en général.
Moi, j'ai une mère.
C'est vrai, je dis ça pour vous, votre mère, elle a l'air plutôt cool.
C'est une photo de Simon, ça ?
Oui.
Hé, je suis passée à la méniche.
C'est super cool, la photo de ma mère et son petit arrosoir.
Dis-moi, qu'est-ce qui t'a pris de parler à une cliente comme ça, ce matin,
toi ? Que Colomba ? Mais Colomba, elle est super contente, on avance grave sur
son affaire.
Parle pas de ça.
Je sais que ta mère te manque.
Mais je suis sûr que vous lui manquez aussi.
Ah ouais, et qu'est-ce que t'en sais ? T'as des nouvelles ? Aimer de loin, c
'est facile.
Oui, Marc, t'as du nouveau ? J'ai épluché tous les fichiers des cliniques
et des hôpitaux.
Aucune trace d'impatience correspondant à la description de Malky.
Je pourrais être dans le coma, maman, elle serait même pas au courant.
Oh, t'es là ? Marc, c'est pas Malky qui est malade.
C'est sa fille.
Alors ? Aucune Julia Malky dans aucun hôpital.
Sauf si elle est enregistrée sous un autre nom.
Regardez.
Ça pourrait être un bracelet d'hôpital, ça, non ? Maillard.
Vous en avez encore beaucoup sous le coude, des indices surprises comme ça ?
Julien Maillard, là voilà.
Alors... Planning... Voilà.
Tous ses rendez-vous à l'hôpital ont été annulés la semaine avant sa disparition.
Comment Melky a pu interrompre le traitement de sa fille ?
Même pour une évaporation.
C'est pas le genre à avoir des états d'âme.
Il devait de l'argent à pas mal de monde. Si ça se trouve, il a arnaqué la
mauvaise personne et il fait soigner sa fille ailleurs.
En fait, Julia souffre d'une forme rare de la maladie de Hodgkin.
Attendez, ça veut dire quoi ça ? Apparemment, c'est un truc sérieux qui s
'attaque au poumon.
Mais c'est pas possible.
Julia, elle allait super bien. Elle avait tout le temps la bougeotte. Elle
voulait qu'on fasse des trucs tout le temps. Mais moi, des fois, j'avais du
mal à la suivre.
Enfin, je sais pas, je suis pas con, je l'aurais remarqué quand même si elle
avait un... votre merde, là, je sais pas quoi.
Non, vous croyez pas ? Tu sais, dans ce genre de maladie, il y a les bons et les
mauvais jours.
C'est peut-être aussi pour ça que de temps en temps, elle prenait ses
distances avec toi.
Ok.
Et on sait toujours pas voler, quoi.
On cherche du côté des labos privés.
Mais on va la retrouver, je te promets.
Ça va être trop de la balle, ce logiciel de vieillissement.
En plus, il est pas mal pour un vieux, le Simon.
Mouais. Tu penses que ça lui ressemble vraiment ? Si le logiciel arrive à
matcher cette photo avec une photo de lui plus récente sur Internet, on le
saura. Ça mouline toujours.
Ça y est, on a un match positif.
Le guitariste Whistlin' Amos.
C'est lui ? Il a pris un an de scène, mais c'est lui ?
And dance the night away Dance the night away
Dream
of life and love Dream of sugar plums
Dream of worlds beyond this one And dance the night
away
Sous-titrage ST' 501
Ça manque de jus tout ça. On se fait un break.
Simon, il y a deux personnes pour toi.
Colomba.
Et qu'est-ce qu'elle veut ? Bah, vous revoir.
J'ai l'impression que ça l'a bien marqué votre histoire.
Elle a mis 20 ans à s'en rendre compte. C'est ça qui est beau.
Quoi, vous avez pas envie de la revoir ? Non mais attendez, elle vous a pas
raconté ce qui s'est passé il y a 20 ans ? Non.
En même temps, Colomba c'est pas trop le genre à raconter sa life.
On avait 20 balais.
On était fous l'un de l'autre.
Ne pas se voir même deux heures, c'était... Sauf qu'à l'époque, avec mes
parents, c'était l'enfer.
Musiciens, chômeurs, pour eux, c'était pareil.
Pierre, sa mère, lui était une pression dingue sur ses études.
On n'était bien qu'ensemble.
Alors, on a décidé de se barrer.
On n'avait pas un rond, mais on tripait sur Venise.
On s'est dit qu'on improviserait une fois là-bas, quoi.
Le soir du départ, on s'est donné rendez-vous au parc début de chemin.
C'était con.
Mais c'était romantique.
Mais elle est pas venue, c'est ça ? Si.
Si, mais pour dire qu'elle venait plus.
Sa mère avait réussi à la convaincre qu'elle faisait une énorme connerie.
Il est là ? Ah ouais, ok.
Je comprends mieux le front entre Colomba et sa mère.
Elle lui en veut de s'être laissé convaincre. Oui, enfin, moi, rien ni
personne m'aurait empêché de partir avec Colomba.
Alors j'ai fait une croix sur Venise, et puis à la place, je suis parti aux Etats
-Unis.
Et même à des milliers de kilomètres, j'ai mis du temps à l'oublier.
Mais il n'est pas trop tard.
Attendez, si Colomba était partie avec moi, on serait peut-être encore
ensemble. Mais là, elle a vécu sa vie, et moi la mienne. Alors, remuez pas le
passé.
Ne lui dites pas que vous m'avez retrouvé, d'accord ?
C'est n'importe quoi.
Mais je sais que c'est une connerie. Mais qu'est-ce que tu veux que je fasse
? Tu veux que je me menotte et que j'envoie de force voir Colomba ? Ah ok,
donc Venise, le grand amour, tout ça, on s'en fout ? Non, on s'en fout pas ! Vas
-y.
On laisse tomber, on rend les armes, on baisse les bras.
D'abord, c'est pas nos bras, c'est les siens.
Ok, t'as raison.
Je sais ce qu'on va faire.
Je pourrais remarquer que j'ai trouvé le labo en un temps record.
L'hôpital aussi, vous l'aviez trouvé. Et Julia n'était pas sur les fichiers.
Ça y est.
Déjà ? C'est vrai que vous travaillez vite, dis-donc.
J'ai pas piraté le site de la NASA non plus.
D'ailleurs, vous devriez changer votre mot de passe sous les deux. Trop facile
à craquer.
Vous avez touché à mon ordi ? C'était pour l'agence.
Et je vous ai installé des pare-feux.
Ah oui.
Là, Julia Maillard, 24 ans, syndrome lymphatique déclaré, localisé dans les
poumons. Dernière séance du protocole, vendredi 12 à 10h.
Je suis demain ?
Là, je regrette, monsieur, mais les visites sont strictement interdites. Son
père a laissé des instructions très précises.
Soyez gentil, je suis son oncle préféré. Je lui ai promis de venir la voir.
Écoutez, je suis désolée, mais je ne peux pas, vraiment pas.
Par contre, vous pouvez lui laisser un petit mot, si vous voulez. Vous allez
lui remettre, hein ? Je vous promets, en main propre.
Madame, c'est pour quoi ? Euh, oui, j'ai rendez-vous avec le... Ça va pas,
monsieur ? Monsieur, c'est pas grave.
Appuyez-vous sur moi.
On va aller s'asseoir là.
On va s'asseoir ici, hein ?
Je pourrais avoir un verre d'eau, s'il vous plaît ? Oui, oui, tout de suite.
Vous pouvez respirer ? Je reviens.
Nora ? Qu'est-ce que tu fais là ? Laisse-moi parler ! Tu nous as engagés
pour retrouver Julia. Je suis là pour t'aider.
La porte.
Philippe Roche, c'est mon associé. Papa, arrête ! Bonjour, Julia.
Le médecin m'a expliqué qu'il y avait un nouveau traitement expérimental.
Il n'y avait que dix places.
J'ai fait ce qu'il fallait pour que Julia soit sélectionnée.
En payant le labo.
C'est ma fille.
Mon unique enfant.
Julia avait 13 ans quand la maladie s'est déclarée.
Il y a eu les rémissions, les rechutes.
Tout est passé dans les traitements.
Je me suis endetté.
Et Julia a toujours su faire face.
La dernière rechute, j'ai senti qu'elle avait flanché.
Alors... Comme j'étais dans une situation financière désespérée, j'ai...
J'ai détourné les fonds de la DGSE pour payer le labo et assurer notre
évaporation.
J'ai jamais rien volé de ma vie.
Mais j'étais prêt à faire pire et je suis toujours prêt à faire pire pour
sauver ma fille.
La DGSE ? C'est pour ça que vous me baladez depuis le début.
Voilà.
Tu m'as piégé.
Prenez la voiture, je m'occupe de Julia. On se retrouve de l'autre côté.
Eh bien... C
'est
merde.
Julia, j'y retourne. Non, David, non !
C'est vous qui les avez prévenus ? Vous me prenez vraiment pour une garce ? Vous
nous emmenez où ? L'exfiltration vers les Etats-Unis est prévue dans quelques
heures. Vous nous préparez votre avion, je vous le promets.
Pourquoi vous m'avez fait venir ici ? C'est joli, non ? Vous n'aimez pas cet
endroit ? Non.
Si vous ne me dites pas ce qu'on fait là, je m'en vais.
En fait, on est là pour... On est là pour parler de votre mère.
Mais je sais que vous ne voulez pas.
Mais sérieux, ça sert à rien de rester fâchée, je vous jure.
Une nena, elle a ramé toute sa vie.
Vous, vous aviez la chance de faire des études et vous alliez tout gâcher sur un
coup de tête.
Si elle vous a convaincu de pas partir avec Simon, c'est juste que... Elle
voulait une meilleure vie que la sienne pour vous, c'est tout. Mais elle ne
voulait pas que je vive, tout court.
Mais si... Cette conversation est terminée.
Oh putain.
Yes ! Je savais qu'il viendrait.
Vénise.
Avec les compliments de l'agence Aradi, Roche, fils et petite fille.
Merci.
Pourquoi ne pas lui avoir dit que c'était vous les biais ? C'est l
'occasion à l'heure de vous rapprocher de votre fille.
Parfois, on aime mieux ses enfants qu'on les aime de loin.
Oui, Charles.
Merci de me rappeler.
Oui.
Tu veux me faire croire que Malky t'a filé entre les doigts ? Ne me prends pas
pour un con, Nora.
C'est toi qui m'as toujours sous-estimée, pas l'inverse.
Ton associé, chérie, peut dire adieu à son agence. Notre agence.
Et je suis désolée, mais ton boss tient à ce que j'ai la garde.
T'as appelé Charles ? Un ex-agent comme moi, ça peut toujours rendre des
services.
Et sur des dossiers plus compliqués que Malky, il t'expliquera lui-même.
T'as changé, Nora.
Oui, j'ai changé. T'imagines même pas à quel point.
Ah, c'est Charles.
Si j'étais toi, je prendrais cet appel.
Oui.
Ça va ? Non, elle va guérir.
J'en suis sûr.
Je te crois.
Elle a de la chance de t'avoir.
C'est un mec bien.
Et vous, votre meuf, vous l'avez retrouvée alors ? Oui.
Je crois qu'elle préfère que je fasse comme si je savais pas où elle était.
C'est compliqué.
C'est dur.
Bon, on y va ? Et en fait, mec, merci à vous.
Si on perd l'agrément, on ouvrira un resto.
L'agence ne risque plus rien.
Comment vous aviez compris pour Malky ? En allant chez lui.
Quand j'ai vu qu'il avait blanchi les fenêtres pour déménager discrètement.
Bravo.
Et puis aussi quand j'ai vu que mon associé s'intéressait soudainement à mon
affaire et...
Et qu'elle me prenait pour un débutant.
Je suis désolée.
J'étais coincée, je voulais protéger l'agence.
Vous vouliez me protéger ? Pas vous, l'agence.
C'est gentil ça. L'agence.
C'est ma femme qui m'a envoyé ça.
C'était ça, vos photos de vacances ? Je ne sais pas pourquoi elle ne m'a pas
appelé.
Il y a des choses trop difficiles à dire.
Vous les brûlez avec le restant ? Non.
Malquis s'est évaporé, mais ça, Hugo et Xenia ont le droit de savoir.
Non ?
Papa, faut que je te dise un truc. Non, moi d'abord.
C'est important.
Hugo, tu peux descendre, s'il te plaît ?
Ah.
Assieds-toi là, faut que je te parle.
Encore ? Oui.
C'est votre mère qui m'a envoyé ça.
Mais elle revient quand ? Je sais pas.
Mais ça veut pas dire qu'elle pense pas à vous.
C'est Nora.
Ça y est, ça bouge.
Philippe vient de recevoir des nouvelles d'Anna.
Oui, je vous dis au courant.
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