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Original subtitles

... ... ...

...

...

Bonjour.

Bonjour.

... ... ... ... ... ...

Et vous, vous êtes en quelle branche ? Oui, vous.

Je disais à mon mari que vous êtes bien jeune pour participer au week-end de la

réussite. La nouvelle génération a plus d'atouts qu'on ne devait bien le croire.

N'est-ce pas, Edmond ? Je fabrique des harpons. Ah oui ? Des harpons

pour chasser les mouches.

Ce sont des harpons très sophistiqués. Elles ne ratent jamais leurs cibles.

Dans le pays d'où je viens, les mouches, moi, c'est un vrai problème.

Il me semblait bien que vous aviez un léger accent.

Vous êtes ? De Roumanie. Coupe la chair.

C'est ça, cet air triste.

L'âme slave.

La mélancolie est une affaire de famille.

Elle nous vient de mon aïeul, le comte Dupal.

Dracula, si vous préférez.

Mon père tenait Detroit dans la paume de sa main, like that.

Il était un très riche constructeur de... How do you say ? Automobiles,

right ? Et vous avez repris le flambeau ? Il doit être tellement fier.

Gracias. Je me suis lancé dans la haute couture.

peu de temps après le décès de ma femme.

Carmen est une danseuse de tango extraordinaire.

Tous les deux, nous avons gagné tous les championnats du pays.

Écoutez, monsieur, Francine n'est peut-être pas une flèche, mais ce n'est

pas une raison pour en profiter.

La vérité est souvent dure à croire. Ma Dracula a réellement existé.

J'en étais sûre. Quand j'étais petit, j'étais totalement muette à cause du

bruit dans les ateliers. J'étais traumatisé.

Et vous voilà bilingue.

Quel a été votre premier mot ? Putain ! Oh ! Oh,

merveilleux ! Vous êtes finalement le plus crédule de nous tous, Edmond.

Ça, c'est sûr.

Vous avez devant vous un descendant direct de Dracula.

Et vous faites les grandes pales ?

Vous auriez dû mettre un noeud papillon.

C'est joli, le noeud papillon.

Je crois qu'il est temps d'y aller, mon vieux.

Il a raison.

Mes amitiés à cette assemblée de crocs morts.

Je n'y pensais même pas.

Elle va vous faire perdre la tête.

C'est moi qui ai eu la mauvaise idée de l'amener ici.

Depuis qu'on est arrivés, fais comme si je n'existais pas.

À côté d'elle, personne n'existe.

Comment vous appelez-vous ? Jean

-Paul, si ça vous chante.

Antoinette. Vous avez une tête d'Antoinette.

Les Antoinettes sont toujours les mieux habillées, c'est vrai.

Et elles ont tendance à danser divinement pour oublier leur tristesse.

Se contenter du même prénom de sa naissance à sa mort, avouez que ça fiche

un coup moral.

Donnez-moi celui que vous voulez.

J'ai chez moi une toile représentant un beau cavalier prussien. Figurez-vous que

vous êtes coiffé exactement comme lui.

Alors j'ai fréquenté la planète entière, je vous assure que plus personne ne se

coiffe comme ça.

Comment faites-vous pour vous faire couper les cheveux depuis que la Prusse

a disparu ? Les cheveux ne poussent pas.

Ils n'ont jamais poussé.

Je suis né avec cette fissue coupe il y a quelques siècles déjà.

Oui, mais je suis sérieuse.

Vous êtes la copie conforme de ce cavalier, j'en suis folle amoureuse

depuis mon enfance.

Maintenant que vous en parlez, je me souviens vaguement d'une campagne

militaire quand j'étais dans la cavalerie.

Je m'étais fait tirer le portrait après une bataille grandiose.

Vous vous moquez ? Sachez que mon prussien m'est toujours resté

indifférent et ce n'est pas faux d'avoir dansé toute nue devant lui pendant des

heures.

Votre sens du rythme ferait pourtant se lever une armée entière.

D'où vous virent ces talons naturels ? Vous ne me croirez jamais.

Dites toujours.

Figurez-vous que mon père n'était autre que le fils illégitime de Joséphine

Baker.

Ça prestille.

J'ai très bien connu Joséphine.

Ne dites pas que Mère Grand et vous... Si.

Nous fréquentions le même hôtel à Paris pendant la Deuxième Guerre. Elle s'est

réfugiée dans ma chambre à cause des bombardements.

C'était une belle nuit d'été.

La terreur, la chaleur.

Nous n'avons pas pu résister.

Tout j'ai su.

Vous êtes peut-être mon grand-père.

J'ai toujours su que nous étions faits du même bois.

Vous avez la jambe bien à l'air. Ah oui, alors comme ça, vous êtes espagnol,

finalement. Vous êtes aussi le petit-fils de Don Quichotte. Je n'ai pas

cette chance.

Ma mère est espagnole, oui.

Elle a épousé un prince hongrois.

Et tous les deux, ils ont migré en Amérique peu de temps avant ma

naissance. C'est une explication un peu au coin du bon sens.

Vous avez un accent un peu plus français.

Citoyen du monde, mon oeil... À force de voyager, je ne sais plus qui je suis.

Un escroc, voilà ce que vous êtes. Comment êtes-vous entrés ici ? Par le

joli patio qui mène au hall. Pas vous ?

Faites appel à la sécurité.

Venez, Camille, la fête est finie.

Vous dites pas du tout, Charles. Aujourd'hui, je m'appelle Antoinette.

Est-ce que vous connaissez ce monsieur ? Non, jamais vu.

Ça m'étonnerait beaucoup qu'il ait été invité.

N'est-ce pas merveilleux ? Je vous

crois,

mon cavalier.

Je vous crois.

Magnifiques époux.

Non mais vous êtes assurément le plus beau contrat de ce triste gars-là.

En vérité, vous avez signé le plus frauduleux.

Je ne suis qu'un piètre vendeur de voitures.

Je vis encore au crochet de mon père.

C'est lui qui fréquente la haute.

Il m'a forcé à venir ici pour faire décoller mon business.

Vous venez d'avoir une belle démonstration de mon ambition.

Ah mais ne vous inquiétez pas mon cher, pour vous je ferai baisser le ticket d

'entrée.

Je suis en solde jusque mes nuits, profitez-en.

Pauvre Antoinette, vous allez attraper la mort !

Marionne-nous tout de suite ou nous allons oublier ! A vos ordres !

Retournez !

Je jure devant Dieu Tout-Puissant, le Saint-Esprit et la Vierge Marie,

d'aimer et de chérir toutes celles que vous serez.

Toutes.

Absolument toutes.

Toutes.

Absolument toutes.

Je jure de les accompagner pour la vie, jour et nuit.

Partout où elles iront.

Partout.

Absolument partout.

Partout.

Absolument partout.

Mr Bojangles dance

He

danced for those at minstrel shows

And at county fairs Throughout the summer

Sous-titrage ST'

501

Sous-titrage ST' 501

Antoine !

Oui

? 100 minutes, oui, j'arrive !

Service en champ de pont ! Monsieur le sénateur ? Rien que ça ?

Ça va ? On n'a pas trop le tournis dans les plus hautes sphères de l'État ? Qu

'est-ce que vous me voulez ? Ouh là ! C'est pas bon d'être mal luné au saut du

lit.

J'ai toujours su qu'on pourrait bien s'entendre, vous et moi.

Elles étaient pas trop deux pour me remonter le moral, oui.

Moi qui pensais bêtement avoir mes chances avec Camille.

Figurez-vous qu'elle s'est évaporée.

Vous saurez pas où elle est, par hasard.

Elle vous a rendu service.

Elle virevolte au bord d'un précipice.

Elle a pas voulu vous faire tomber, voilà tout.

Mon pauvre ami, c'est déjà fait.

L'amour, ça ne se commande pas.

Camille a peur d'aimer.

Mais il faut que je la rassure.

La tâche est ardue.

Elle a grandi dans la misère absolue.

Avoir faim, ça rétrécit pas seulement l'estomac, ça attaque le cœur.

Son père a pas été des plus sympathiques pendant la guerre, voyez-vous.

La libération l'a ruiné.

C'est la petite qui l'a retrouvée pendue dans leur grenier.

Pauvre ange.

Elle est partie de chez elle un peu après ça.

Elle a survécu pendant des années d'une manière sordide.

J'ai essayé de l'aider, mais pour avoir besoin de rien, elle a décidé de se

moquer de tout.

Il n'y a aucune raison que vous en réchappiez.

Mais je ne veux pas en réchapper.

Aidez-moi à retrouver Antoinette, Jean-Paul, Camille, Bernadette, pour ce

que ça peut me faire.

Tout ce beau monde me manque déjà cruellement.

Qu'est-ce que vous voulez ? Je sais que partir avec elle, c'est comme s'élancer

dans la brume.

Alors oui, je peux trouver une épouse normale, avoir une vie bien rangée,

prendre un apéro avant le dîner, et puis me coucher à l'heure qu'il faut.

Mais à quoi bon ? Si c'est pour passer à côté d'une telle merveille ? C'est la

seule personne au monde capable de vous donner l'impression d'être unique.

Absolument. Unique.

Quand on est auprès d'elle, c'est bien simple.

On peut mourir.

Tu veux pas qu'on mette la clé sur la porte ? Non, mais les fleurs, c'est

gratuit. Il suffit de se pencher pour les ramasser. Oui, et ton salaire, je le

donne aux clients aussi.

C'est la vie, les fleurs. À ce que je sache, on vend pas la vie. Tu me

ramousses, tu te démerdes.

Et moi, c'est bon, j'arrête.

Antoinette, Antoinette, attendez.

Camille, Camille.

Vous êtes venu récupérer votre tacot ? Allez chercher les clés dans la

boutique, moi je peux plus y retourner.

Attendez, ce qui est à moi est à vous. Nous sommes mariés sous le régime de la

communauté, je vous rappelle.

Où courez-vous comme ça ? Je n'ai jamais ressenti qu'il faut que ce soit pareil.

C'est ce qu'on voit toujours au début, mais dans deux jours, vous ne pourrez

plus me voir en peinture.

Parce que j'ai des lubies, figurez-vous.

J'ai horreur du quotidien, je... Je m'ennuie très facilement, je suis très

capricieuse, toujours en retard, d'une jalousie maladive, c'est bon.

Attendez, vous n'avez pas le monopole du désastre.

Moi je suis un coureur, un panier percé, je mens comme un arracheur de dents,

vous voyez ? J'ai la mauvaise foi

Bravo, vous êtes une crapule, très bien. N'empêche, c'est moi la championne des

causes perdues.

Parce que je suis constamment heureuse, ou triste, jamais tranquille.

Alors, vous devez être bien plus triste que la majorité des gens, d'accord, mais

bien plus heureuse aussi.

Vous savez, je dis que vous avez la voix la plus réconfortante du monde, c'est

pas du jeu.

Vous savez quoi ? Je n'étais jamais tombé amoureux avant de vous rencontrer.

Vous pouvez pas me priver d'une expérience si délicieuse.

Vous êtes la femme de ma vie.

La femme de sa vie, ça serait... Rassurez-vous, l'homme de la vôtre n'est

pas encore né.

C'est moi qui vais vous le faire.

Nous aurons un garçon.

Il s'appelle Agari. J'ai toujours été fan de Gary Cooper.

C'est terrible.

Vous êtes du genre à bâtir des châteaux en Espagne ? Vous êtes encore pire que

moi. Mais c'est très beau l'Espagne.

C'est une idée formidable de s'établir là-bas. Nous aurons le plus beau des

châteaux. Vous verrez, Antoinette.

Rita ! Moi, je me sens l'âme d'une Rita, maintenant.

Enchanté, Rita.

Enchantée.

Attention, George ! Personne ne dit jamais ! Obtenez-vous, ça fait mal !

Tenez-vous !

L'inquiétude est un sentiment des plus vulgaires.

Avant de rencontrer Camille, c'est quelque chose qui m'avait jamais

effleuré.

Maintenant, je m'inquiète pour tout.

Elle avait la tête d'un cadavre, là-dedans.

Allons, allons.

Elle est plus coriace que toi et moi réunis.

L'autre jour, je l'ai retrouvée aux courses, brinqueballée dans la foule, en

train de jurer comme un bonhomme, dans son état.

Tu me diras, ses gains nous ont permis de dîner.

Vous êtes encore fauché ?

Mes vieux étaient furieux quand ils ont cru qu'on était mariés.

Maintenant qu'elle est enceinte, ils sont prêts à tout pour qu'on se marie

pour de bon.

Mais Camille soutient que c'est déjà fait.

Ils ne me verseront plus un sou tant que nous vivrons dans le péché.

Peut-on seulement vivre autrement ? En plus d'une famille,

j'ai gagné un ami.

Je me demande vraiment bien ce que j'ai fait pour te mériter.

Légalement, Camille est bientôt mère célibataire.

C'est toujours un espoir en fin de compte.

Oh Dieu !

tous les jours.

Mais ça dépendra que de toi, mon carré.

Ne laisse jamais personne te dicter ce que tu dois ressentir, qui tu dois être.

Personne, tu m'entends ? Parce que personne n'est à ta place.

C'est ce qu'on appelle la condition humaine.

Exposité et conduit.

Ce serait même plutôt formidable.

Si on est ce qu'on choisit, alors on devient.

Le maître du monde.

Ça peut faire peur, c'est vrai. C'est un pouvoir monstrueux.

Certains pensent même que c'est une illusion.

Mais si tu décides que c'est la seule vérité qui soit...

C'est quoi tout ça ? Les gens ont des chats et des chiens chez eux, pas des

oiseaux d'Afrique avec des noms qui veulent rien dire.

Mademoiselle Superfait, t'as toi qui viens tout le nuit midi.

Elle vit avec nous plus des années.

Ce mot est dans le dictionnaire.

Ça signifie qu'elle sert à rien. C'est toi qui sert à rien.

Tu fais ton intéressant avec des histoires à dormir debout. Et tu nous

prends pour des cons à parler comme si t'étais déjà grand.

Et puis ça n'existe pas les parents qui n'ouvrent jamais leur courrier. Les

fêtes avec 300 personnes tous les soirs, c'est ça ? C'est que dans les films !

Crétin !

C'est pas de ma faute si vous manquez d'imagination.

La vérité, parfois, ça ressemble à un drôle de mensonge.

Qui pourrait croire que tu fais encore pipi au lit, par exemple ? Et pourquoi

il part jamais en excursion avec la classe ? Parce qu'il se pisse dessus !

Avec la vérité qui blesse.

Sous-titrage Société Radio-Canada

Ah non !

J'avais l'air d'une reine avec.

Mon cher Sidis, vous perdez le sens commun.

J'ai passé cette robe à nombre de soirées incalculables. Une reine ne

porte jamais deux fois la même tenue.

C'est une faute de goût impardonnable.

Ne vous inquiétez pas, vous savez très bien que je vous pardonne tout.

Voilà.

Celle-ci sera parfaite.

Le miroir est hélas plus objectif que vous. Il juge son état d'âme parfois

même cruellement.

J'ai l'air d'une vache, là-dedans.

La reine des vaches.

La reine de quoi ? Qu'est-ce que c'est ? Si, si, si ! Si, si,

si ! Non, non, non ! Arrêtez.

Allez, foinçade, expliquez comment vous vous êtes retrouvés dans ce piteux état.

Parlez sans crainte, vous serez pas punis.

Je vous promets que personne ne me forcera à ouvrir le courrier, encore

moins à regarder la télévision.

Quand la réalité est banale et triste, inventez-moi une belle histoire.

Vous mentez si bien, ce serait dommage de nous en priver.

Dans ce cas, je peux vous l'avouer.

Il y a eu un tremblement de terre terrible cet après-midi.

Ah bon ? J'ai ressenti.

C'était un tremblement de terre qui ne visait que les enfants.

Ah oui, ceux-là sont des plus redoutables.

Le sol s'est ouvert brusquement, en plein cours d'algèbre. La moitié de mes

camarades est tombée dans le trou.

L'institut triste est dans tous ses états.

Bah oui, elle a eu la frayeur de sa vie.

Je me suis jetée à la suite de ces malheureux.

Non. Si, je vais aller faire vite avant que le trou ne se refaire.

C'est miraculé de vous remonter.

À la seule force de mes bras.

En portant les victimes sur mon dos.

Non mais un héroïsme pareil, c'est... J'ai pas les mots. Je n'ai fait que mon

devoir. En comparaison, c'était qui m'ose. Mais pas grand-chose.

Mon poussin, c'est une journée imaginaire et d'une perfection sans nom.

Faites donc le même mensonge, mais à l'endroit.

Racontez-moi la véritable raison de votre regard.

Ces garçons sont terriblement méchants.

Et inconscients.

S'ils continuent à vous décourager de la sorte, personne ne les sauvera lors du

prochain troublement de terre.

Pas une heure pour rentrer, on vous attendait plus.

Enfin Catherine, vous savez bien que je rentre tard pour arrêter tout.

Des promesses, toujours des promesses.

Gary souhaitera son troisième veuvage que vous serez encore alignés à votre

travail d'imbécile.

Comment va le fruit de nos amours ?

Le problème du général de Gaulle, c'est son nez.

On ne peut pas avoir vécu une puberté sereine avec un nez pareil.

Dans son cas, je pense qu'il faut davantage parler de déréliction que de

malédiction.

il n'est pas.

Ça fait des années qu'il recherche sa petite amie de Russie. Même Escapee

Roska n'a jamais déni participer à nos fêtes.

Comme il est un peu long à la détente, il n'a toujours pas compris qu'elle ne

viendrait jamais.

Pour le faire patienter, on lui sert un cocktail avec de la menthe dedans.

Tu peux faire signe à tes parents, mon petit, j'ai à leur parler.

Quand ils dansent, ils sont dans la lune, Madame Lampion. Ça fait trop haut

pour avoir une discussion.

C'est à propos des charges du mois dernier et celles du mois précédent. Ils

ont encore oublié de les payer.

Moi, je parie mon slip, ils oublieront aussi celle du mois prochain.

C'est qu'ils n'aiment pas être trop trop chargés.

Ils préfèrent voyager léger.

Oui, mais moi aussi, moi aussi. Non, je ne suis pas...

Le Parlement n'existe plus.

On ne peut pas continuer à croire en ces jeux stériles.

Il l'avait.

Le pays ne se sent pas concerné, il a bien raison.

Mais n'empêche, le Parlement fait subsister ma famille.

Il a raison.

J'ai créé une loi toute pièce pour ce saliveau.

Le contrôle technique obligatoire des voitures. C'est de sa faute. Non, cet

idiot, il coûte une fortune.

Que vous êtes justement en train de boire.

Nos hôtes étaient sur la paille quand je les ai rencontrés.

Georges œuvrant vaguement dans le secteur automobile.

J'ai fait imposer cette mesure, soi-disant pour éviter les accidents,

mais surtout pour renflouer ses finances.

Ton cadeau de naissance, mon grand.

Pas de quoi assurer ses vieux jours si tu continues à jeter ton argent par les

fenêtres. Il se fait plaisir, Charles.

Il se fait plaisir.

Allez, buvez !

J'ai garé votre sourire sur la piste de danse, Camille.

Vous êtes bien le seul que j'autorise encore à me plier comme ça, n'en

impliquez pas trop.

Quelque chose ne va pas ? Ne faites pas attention à moi.

Ça me prend parfois quand je suis au summum du bonheur, je passe à l'extrême

inverse, sur Krieger.

Que voulez-vous m'en dire ? Je n'aime pas faire les choses à moitié.

Pardon.

C'est sans doute le prix à payer.

Ne dites pas de sottises.

Vous êtes hors de prix.

Si ces nuages obscurcissent votre horizon trop longtemps, s'ils bouchent l

'avenir d'une manière insupportable, ne gardez pas ça pour vous.

Promettez-le.

Je vous promets, ce voit peut-être plutôt que la mienne.

N'embêtez pas trop ma mère.

Elle pourrait bientôt raconter à Misca et Piroska.

Dieu m'en garde.

Pourquoi est-ce que vous avez toujours ce cigare étant à la main et que vous ne

le fumez jamais ? Ça me donne l'air de réfléchir.

Quand est-ce que vous le fumerez pour de bon ? Le jour où il faudra vraiment que

je réfléchisse.

Ne dites pas que vous allez encore travailler.

Comme tous les autres jours de la semaine.

J'aurais dû épouser un enfant plutôt que mon grand-père.

Je vais là plus souvent au mari ou de passer mon temps à l'attente.

Ce serait probablement mal vu.

La loi interdit d'épouser les enfants.

Mon cavalier ! Mon cavalier ! Attendez.

Oui ?

Vous

pouvez pas partir le ventre vide et le moral dans les chaussettes.

J'endormirai pas de la journée.

mademoiselle superfétatoire a trouvé un besoin urgent de s'inscrire, c'est elle

qui a insisté pour venir vous chercher.

C'est complètement inhumain et dangereux de trimballer un oiseau en laisse comme

ça, madame Fouquet. Non, non, non, alors ne vous inquiétez pas, vraiment,

mademoiselle n'a jamais mordu qui que ce soit et elle est bien plus aimable que

bien des pâtés de poils, je vous assure.

Attendez, attendez, ne touchez pas, ne touchez pas.

Excusez-moi, je... j'aurais aimé vous parler.

Vous croyez franchement que c'est le moment ?

Je suis désolée pour ce chambardement, c'est que je m'inquiète pour mon fils.

Il y a de quoi.

Il est complètement étourdi en classe.

À cause de vous, il loupe une matinée sur deux.

C'est complètement criminel de ne pas avoir la notion du temps comme ça.

Oui, mais c'est pour ça que ses petits camarades le maltraitent. Enfin, je veux

dire, ils sont à ce point-là à cheval sur les horaires. Non, Gary a tendance à

les provoquer.

Puis cette manie de vous voyer tout le monde comme ça.

Ah non, mais le vous, en fait, c'est une barrière de sécurité. Puis c'est la plus

simple des politesses, vous trouvez pas ? Vous ne lui rendez pas service.

Elle est belle, hein ?

S'il vient que les après-midi, vous savez pourquoi ? C'est parce qu'il

écoute de la belle prose avec nous tous les soirs. Oui.

Et il discute du monde avec des sénateurs, des diplomates.

Il fait la cour à des marquises, des roturières. C'est quand même plus

intéressant que les idioties de la bibliothèque rose.

Vous n'avez qu'à faire cour à ma place.

Tu te calmes. Mais bon sang, mais bien sûr !

Oui, oui, oui, excellente idée. Mais tout de même qu'on fiche, j'aurais

jamais dû douter de vous.

Mon ange, mon ange, c'est décidé, vous prenez votre retraite anticipée.

Ah, super ! Pensez à son avenir. J'ai déjà choisi un métier. J'écrirai des

histoires quand je serai grande.

Maman m'entraîne tous les soirs.

Écrivain n'est-ce pas le plus beau métier du monde ? On peut rester chez

soi et passer sa vie entière à travailler en pyjama.

Merci maman.

Je vous adore.

Quel bon vent vous amène, mes amours ? Nous fêtons mon départ de l'école.

Je suis le retraité le plus jeune du monde.

Pardon ? Oui, j'avoue que j'ai moi-même été très surprise par ce conseil de l

'institutrice, mais... Enfin, mon grand, on descend pas du train de la scolarité

sans un coup de tête.

Je serai plus rapide en voiture.

Allez, en route, mauvaise troupe.

C'est à cause des ennuis de la cour de récré que je vais m'en occuper.

Mais vous pouvez pas toujours tout porter sur vos épaules.

T'en fais pas, papa.

L'école, c'était un ennui mortel.

Parfois, l'ennui a du bon. Ça aide à remettre de l'ordre dans les idées.

Vous êtes pas sérieux, George ? Sacré bleu.

J'ai failli le devenir, quelques-unes.

Allez, plus vite ! Accrochez-vous, maman !

Il y a un retraité encore plus au cœur que les autres. On y va.

S'il vous plaît, on attend.

S'il vous plaît, s'il vous plaît.

Oh, merci, mon fils.

Vous êtes trop bien.

Encore un peu.

On verra en 45 minutes.

T'as pas fait ça ? Vendre le garage comme ça sur un coup de tête ?

Les escroqueries les plus courtes sont les meilleures.

Et la somme sera rondelette.

De quoi tenir un bon moment.

Mais enfin, la conjoncture, ton emprunt, ta gestion, c'est vraiment pas le

moment. On fera attention.

Comme si c'était le genre de la maison.

Vous allez faire quoi de tout ce temps libre ?

Nous allons

bâtir un château en Espagne.

Ni plus ni moins. Voilà.

C'est ce que nous avons prévu à l'origine.

C'est pas une expression, ça ?

Bâtir des châteaux en Espagne.

Les châteaux existent, non ? L'Espagne aussi, voilà.

On va pas s'empêcher de vivre à cause d'un proverbe.

La poussée d'Archimède.

On en prend seulement sixième.

Fais même de l'avance, maintenant, mon bras.

Aimer.

Aimer ? Aimer.

Basile. E-R, premier O.

Grandir.

Grandir ou brandir ? Gary, concentre-toi.

Le groupe de ceux qui sont comme les traits de maman, parfaitement.

Régulier, deuxième groupe.

Mais franchement, il y a peut-être deux verbes réguliers.

Oui.

Allez.

Irrégulier, troisième groupe.

Richer.

Ouais.

24 ! Divisé par 4.

1, 2, 3, 4, 5, 6 ! Moins l'infini

? Et

maintenant, monsieur...

La chorégraphie du passé composé, paroles et musique, j'insiste.

Vous devriez essayer le sport, Marguerite.

Je vous assure.

C'est drôle.

On se sent tellement mieux après.

Vous devriez essayer le jus d'orange, Georges. Je parie que vous trouverez l

'effort beaucoup moins drôle d'un coup.

Je veux bien essayer, moi.

Quelle idée.

Prenez du sport quand vous serez en âge de boire.

Monsieur Fouquet ? Ah, ça dépend.

Qui le demande ? L'huissier de justice.

Monsieur, vous êtes sur le coup d'un sévère redressement. Ah, nous nous

sommes toujours tenus extrêmement droits. Parole d'honneur.

Si vous ne payez pas sur 30 jours, je serai contraint de saisir l'ensemble de

vos biens, conformément à l'article 651 du code de procédure civile.

Il n'est jamais bon d'agir sous la contrainte. Non, non, mais attendez, je

ne fais que mon devoir, monsieur, pour le bien de la société.

Vous comprenez ? Monsieur ? La société est une grande fille, elle ne vous a pas

sonné. Donc vous payez vos impôts n'importe comment, vous croyez autorisé

à prendre ces grands airs ? Vous êtes bien content de bénéficier des

privilèges de ce pays ? Mon privilège, monsieur, c'est d'inviter qui je veux

chez moi, alors vous sortez ! Vous avez un rond-point, vous en servez bien des

ronds-points, non ? Mais qu'est-ce que vous y connaissez, vos ronds-points ? J

'ai fait le trottoir, moi ! Attendez, je vous fais un chèque immédiatement.

J'ai opéré une vente considérable il y a quelque temps, j'ai largement de quoi

rembourser. Justement, parlons-en de cette vente. Je crois que vous avez omis

quelques taxes.

Regardez, là.

Le tout vous permettra à peine de rembourser ce que vous devez.

On n'échappe pas à la réalité.

Je vais simplement me remettre à travailler.

Certainement pas.

Moi vivante, jamais vous ne retravaillerez.

Vous m'entendez ? Jamais ! Je peux pas.

Je peux pas.

Je peux pas passer mes journées à vous attendre comme si le temps n'était pas

perdu en votre absence, comme si l'on n'est pas nous.

C'est pareil, un jour pour toujours, je peux pas.

C'est fou, les voix de pauvres et de nombreux.

Tu manges pas de tomates ? Non, merci.

En tout cas, je parie mon slip que vous allez sacrément nous manquer.

Mais que ça ne vous empêche pas de régler vos charges avant de partir.

En tout cas, elle est succulente, cette défendaison de crémaillère.

C'est le traiteur de la rue du Bac ? Vous n'y êtes pas du tout.

C'est maman qui a tout préparé.

Trésor, le traiteur prépare ses plats le 8 mai.

Vous êtes bien mal renseigné.

Maman cuisine énormément en cachette. Elle confie le taux au traiteur qui nous

le ramène quand nous en avons besoin.

Et vous en avez encore pour longtemps avec vos travaux ?

Mademoiselle n'a pas encore tranché sur la couleur.

Non mais il était très convenable votre appartement. C'était pas la peine de se

lancer dans un tel chambardement.

Maman veut que l'appartement soit propre comme un sonaf.

Pour qu'il nous en rapporte plein, justement.

Je parie, mon slip, que vous allez en tirer une belle somme de cette baraque.

Et moi, je parie le mien que cette belle somme... nous ferait une belle jambe !

Mais... elle a perdu complètement

la tête.

Non, madame Lampion, il s'agit simplement de ma culotte.

Ha! Ha! Ha!

Ma chérie!

Je sais pas, Georges.

Moi, j'ai envie de m'allonger contre vous.

Cette compagnie est fort sympathique, mais... elle n'a pas la douceur de votre

amour.

Elle n'a pas votre abandon.

Qui va les occuper de notre absent ? Mon Gary, bien sûr.

Il va leur raconter une belle histoire.

Quelqu'un voudra du gâteau ?

Et moi alors ? C'est un amour fou

Qu'est-ce qu'on va en faire

? Dis donc

Vous sortez ? Oui.

J'ai une envie subie de buitre et de muscadets. Ce sera parfait pour le

déjeuner.

Les invités ne sont pas encore arrivés.

Ils viennent de partir, maman.

Sont mangés. C'est pas très sérieux.

Couvrez-vous, vous allez prendre froid.

Vous avez parfaitement raison, mon ordure.

Que ferais-je sans vous ?

Sous-titrage

ST' 501

Dites-moi, Jean...

Claire et moi, j'ai peur de ne pas comprendre.

Oui ? Josephine Baker.

Elle n'était pas à Paris pendant la guerre.

J'ai écrit noir sur blanc dans la biographie que vous m'avez offerte pour

notre anniversaire de mariage.

Elle ne peut donc pas vous avoir rencontrée.

Et encore moins avoir succombé à vos charmes.

C'est impossible.

C'est strictement impossible.

Mais il ne faut pas se fier à tout ce que racontent les livres, mon ami.

Ni les inconnus dans les cocktails mondains, d'ailleurs.

Pourquoi donc m'avoir fait croire à ces balivins ? Déjà que j'ai pas de prénom,

maintenant on prive de mon grand-père ?

Qui me dit que vous êtes vraiment mon mari ? Ou même seulement le descendant

Dracula ?

Excusez

-moi, je... Je ne sais plus très bien ce que je raconte.

C'est cette odeur de peinture, ça me fait tourner la tête.

Allez prendre l'air, mes chéris, vous l'avez bien mérité.

Vous venez avec nous ? Faut que je me repose.

Vous me raconterez ? La balade imaginaire ou la vraie ? Celle que tu

veux, mon poussin.

À tout à l'heure.

Sous-titrage ST' 501

... ... ...

Elle a une chanson, maman.

C'est une chanson qui lui rappelle de bons souvenirs.

C'est qui ce monsieur Bojangles ? C'est

quelqu'un qui voyageait beaucoup.

Il emmenait son chien partout avec lui. Il l'adorait.

C'était un peu sa mademoiselle à lui, tu vois.

Puis un jour, son chien est mort.

Alors M. Bojangles s'est mis à danser partout.

Tout le temps.

Comme vous deux.

Ouais, voilà.

On y va ? Il dansait dans un pantalon trop grand pour lui.

Il sautait très haut. Il était marrant.

Les gens l'adoraient.

Je crois qu'il dansait pour que son chien revienne.

Et pour que la vie continue, tu vois.

Allez, viens.

Voilà, monsieur Martin.

Mais si quelqu'un veut...

Qu'est-ce qu'on peut faire en vérité ? Être heureux à sa place.

Et danser toute son existence.

En attendant qu'il revienne, tu vois ? On rentre chez Martin.

Ni papa.

Elle est malade, maman ? Ni plus ni moins que la plupart des gens.

Tu sais, les grands sont tous un peu malades.

Elle le peut être plus.

En partant, elle m'a tutoyé.

Tu sais, fiston, la force de ta mère, c'est aussi son problème.

Elle a énormément d'imagination.

Alors elle joue avec tout.

Même avec son arbre généalogique.

Mais en réalité, nos racines, nos branches, nos feuilles, c'est elle.

Et nous, nous sommes ses jardiniers.

On doit faire en sorte que l'arbre tienne debout.

Pardon, c'est ma femme.

C'est ma femme ! C'est ma femme ! Oh, mon amour, mon amour, tout est réglé ?

Vous avez mis nos affaires en cendres ? C'est toujours ça qu'on ne pourra pas

nous enlever.

C'est votre femme ? Oui.

Il n'y a pas de victime.

On a contenu ma cendre dans votre salon, mais il serait bien vu de faire

examiner, madame, si vous voyez ce que je veux dire.

Monsieur, il n'y a rien à examiner. En fait, j'ai rassemblé tout ce que je

voulais garder.

J'ai rajouté la paperasserie qui nous causait tant de tracas et j'ai gratté

une allumette, voilà tout.

Mais sans ces stupides draps, on irait avec du feu. Enfin, si je puis dire.

C'est tout.

C'est sûrement à cause de l'odeur de peinture.

Ça fait tourner la tête.

Mais vous auriez pu gravement blesser vos voisins, madame. On tire encore.

Mais monsieur, vous plaisantez, j'espère.

J'ai toujours adoré nos voisins. Pas vrai ? On se connaît depuis combien de

temps, madame Lampion ? Non, j'aurais jamais fait ça, monsieur.

Sinon, c'est leur appartement que j'aurais brûlé, pas le mien. C'est quand

même fou, ça, de penser une chose pareille.

Monsieur, un peu de jugeote, j'aurais jamais fait ça. C'est vrai, mon cœur,

quand même.

Mais dis-leur !

Alors

c'est bon ? On repart comme en 40

?

Ils vont la garder un peu plus longtemps que prévu, mon chéri.

Les médecins, c'est pas des rigolos, tu sais.

Combien de temps ? Quelques jours, quelques semaines.

Mais quand elle sortira, elle sera complètement guérie.

C'est mieux comme ça.

Je t'assure, mon grand.

Quand on y pense, ça se copie même parfaitement.

D'ici là, on va vivre la grande vie, toi et moi.

La grande vie de célibataire en goguette.

Et vrai coq en pâte.

Les invitations ont dû se perdre.

Les invités se sont perdus eux-mêmes.

On dira qu'on a qu'à en décoter d'autres.

Pas juste.

Les invités, dans le fond, ça se trouve un peu partout.

Il suffit simplement de ne pas les sélectionner n'importe comment.

J'irais pas les recruter au Parlement, par exemple.

Ni à l'école.

Ni même parmi les huissiers de justice.

Non, surtout...

Il y a deux catégories de personnes qu'il faut éviter à tout prix.

Les végétariens et les cyclistes professionnels.

Pourquoi ? Les premiers, parce qu'un homme qui refuse de manger une entrecôte

a certainement dû être cannibale dans une autre vie.

Les seconds, parce qu'un homme chapoté d'un suppositoire et qui moule

grossièrement ses bourses dans un collant fluorescent pour gravir une côte

à bicyclette est forcément quelqu'un de très dangereux.

C'est ça.

Le Tour de France est la manifestation la plus terrifiante que je connaisse.

Je vous en conjure, jeune homme.

Si un jour vous croisez un cycliste végétarien, courez le plus vite possible

dans la direction opposée.

Sincèrement, je vous souhaite de jamais en croiser un.

C'est là une information de la plus haute importance.

Les gens les plus redoutables sont ceux qui ont raté leur vie.

C'est indubitablement le cas de n'importe quel cycliste végétarien.

L'ordure, vous l'avez réussie, vous, votre vie ?

Pas encore.

Pas encore.

Je la réussirai le jour où j'arriverai à faire tenir une assiette et découvert en

même temps sur mon ventre. Sans les mains, bien entendu.

T'as toutes tes chances.

J'y travaille à pleine bouche depuis des années.

Imaginez le bonheur que ça serait.

Pouvoir s'empiffrer toute la journée, en restant allongé, sans s'embarrasser de

ces plateaux qui finissent toujours par se renverser dans le lit.

Ne plus avoir à se relever, jamais.

Rester peinard, les doigts de pied en éventail.

Avec Miss Kay Piroska ? Si Miss Kay Piroska pouvait être de la partie à

avoir, vraiment, là, ça serait la quille.

La réussite, c'est injuste.

Ça se joue vraiment à quelques kilos près.

Ça a un drôle de sens de l'humour.

C'est pas le genre de blague qu'on fait à un enfant.

Pardon, pardon, pardon.

Pardon, mon poussin.

Pardon, pardon.

Vous savez que je voulais détendre l'atmosphère pour qu'elle pèse pas trop

l'eau sur vos petites épaules.

C'est vos psychiatres qui vont faire une dépression.

qu'ils interdisent le maquillage ici, sinon j'aurais vraiment un air affreux.

Ça va ? Je suis là.

Dites-moi quelque chose.

Je suis là.

Pardon.

Je vais dans le parc, mon grand.

On te rejoint, je te promets.

Le temps que ta mère reprenne des forces.

C'est pas ici qu'elle reprendra des forces.

Revenez mon amour, je vous en supplie.

Merci.

C'est de ma faute.

J'aurais dû garder les pieds sur terre pour deux.

J'aurais dû ouvrir le courrier.

Ne pas me laisser distraire par les fêtes, les sentiments,

la joie, la beauté.

J'aurais dû te protéger davantage.

retèche et couverture des manuels scolaires.

Et dessus une table.

Si je suis tombée amoureuse de vous dès la première seconde, c'est justement

parce que vous n'avez pas cherché à me protéger.

Dès la première seconde, tu m'as fait courir, oui.

Je vous en prie, dites-moi toujours vous.

Si vous arrêtez à la moindre embûche, je n'en vois la malpartie.

Nécessairement.

Je manque à tous mes devoirs.

Vous voulez savoir pourquoi je vous aime ? Pourquoi j'aimerais toujours que

vous... Je me suis toujours...

Ma chère nécessité, vous avez raison.

Juste un petit, d'accord ? Vous avez toujours raison.

Pour se donner du courage.

Glaçon ? Vous savez quoi ? Les fous ne se lamentent pas, ils agissent.

Il est grand temps que je vous sorte de ce qu'est pied.

J'aurais jamais dû oser fourrer pour commencer.

Oh là, tout doux, camarade.

C'est pas de la limonade.

Si nous attendons encore plus longtemps...

Ils vont finir par vous envoyer une décharge qui vous obligera à rester ici

pour toujours.

Oui, mais le problème, c'est que je vois vraiment pas comment convaincre les

médecins de laisser sortir d'ici.

Il n'a jamais été question de demander la permission.

Je vais vous enlever.

Comme à l'époque bénie de sa vie.

Non mais vrai !

J'aurais quand même pu y penser plus tôt.

Ça me vaut pas du tout d'être sain d'esprit. Faut vraiment que j'arrête ce

traitement.

Allez, tire un jeune poil ! Allez, pique un petit mot à votre jeune poil ! Allez

!

Les titres de la cavale ? On serait traqués par les autorités.

Je ne vais pas supporter de devoir me terrer au moindre soupçon.

Je suis si pénible quand je suis mal tournée.

Vous ne voulez donc pas continuer le roman de notre amant ? Y ajouter un

chapitre à la hauteur ? Oh, George, je ne demande que ça.

Alors aidez-moi à rendre notre petit chef d'œuvre heureux.

Aussi heureux qu'il le mérite.

Aidez-moi à impressionner Gary.

Encore une fois.

C'était très sportif de venir vous chercher, maman.

Ah, il s'est débrouillé comme un geste. Un vrai gangster !

C'est parti.

George, vous êtes complètement malade.

Faire une voiture pareille, ce n'est pas discret du tout.

Depuis quand la discrétion s'est éliminée dans votre vocabulaire ? Depuis

que je suis activement recherchée.

On va nous repérer à des kilomètres.

Les couvertures, c'est comme les mensonges.

Plus c'est gros, plus ça passe.

Vous ne me reconnaissez pas, darling ? Je suis Archibald Bojangles, capitaine

émérite du Daydreamer, dont les croisières onéreuses font le bonheur de

la jeunesse dorée de la Paris side.

Vous n'avez quand même pas pu oublier notre fils, Artie Junior.

Si Miss Liberty me vient se donner la peine de monter.

Vous avez abandonné Mlle Superfit à toi ? Elle a pris un autre itinéraire.

Elle aurait pu nous causer quelques tracas au poste frontière.

Vous avez une drôle de façon de mener la part. Georges, je... La police a

forcément diffusé ma photo aux frontières.

Vous ne faites pas tant de mourons, Liberty.

L'endure a des amis très haut placés. Je ne sais pas où ils sont placés

exactement, mais en tout cas, ils nous ont fait de très beaux faux-papiers.

Mais dites-moi, Georges, si vous êtes marin, je suis donc une gourde qui passe

sa vie à vous attendre au port ? Vous n'y êtes pas du tout, maman.

Liberté Bojongel, c'est une grande vedette de cinéma.

Évidemment ! Évidemment ! Où avais-je la tête ? Et dans quelle mystérieuse

contrée allons-nous voir, Chi ? Le Daydreamer est amarré à Valencia.

C'est où, ça, Valencia ?

J'ai supervisé les travaux du château en votre absence, Marlène.

J'espère qu'il vous plaira.

Oh, George ! Oh, George ! Il y a quelqu'un là-haut ! Il

y a quelqu'un, je vous dis !

T'as toujours voulu investir en Espagne, c'est combien ? Un heureux hasard, oui.

Je reviendrai quelques semaines en été, d'ici là vous me donnez des nouvelles ?

T'inquiète pas, c'est un racaro.

Je fais pas de promesses.

Écoute, Charles.

Tu sais, quand j'ai rencontré Camille, j'ai lu toutes les règles.

J'ai accepté les conditions générales et les contreparties.

J'ai fait un pari.

Maintenant...

Tu vois, ces deux-là, ils sont trop beaux pour être le fruit d'un mauvais

choix.

Jamais je ne regretterai d'avoir commis une folie pareille.

Tu m'entends, mon ordure ? Jamais.

Après toutes ces années, je me demande toujours ce que tu me trouves, Charles.

Si ce n'est ma femme.

Tu connais pas la solitude.

Dans le fond, c'est moi qui t'en dois une belle.

Tu m'as offert une famille, mon vieux.

Le monde ne tourne vraiment pas rond.

L'important, c'est qu'il tourne.

J'adore regarder le ciel en écoutant le bruit des profondeurs.

J'ai l'impression d'être partout à la fois.

Boulette, Olga.

Vous voulez ? L'ordure a oublié son oiseau ? C'est dangereux de tromper un

animal pareil.

Vous voulez un croissant, du café ? Nous n'avons encore rien mangé.

Je ne vais certainement pas déjeuner sous le regard vicieux de cette bête.

Chassez-la, Georges. L'ordure n'avait qu'à être plus vigilant.

Et enfin, maman ! C'est Mademoiselle Superfuitatoire.

Ah oui ? Elle porte parfaitement bien son nom.

Je...

Georges, qu'est-ce que vous attendez ? C'est trop vous demander de faire

quelque chose pour moi ? Bon.

Je vais emmener mademoiselle dans la chambre de Gary, maintenant qu'elle

cesse de vous importuner.

Pourquoi pas la ramener à Paris avec nous tant que vous y êtes ? Vous êtes

complètement à côté de vos pompes, ma parole.

Mon frère, on le gâche. Je vous assure que cette oiseau est totalement

inoffensif.

Cette idée va vous sortir de la tête aussi vite qu'elle y est entrée. Arrêtez

de me parler sur ce ton. C'est insupportable.

ses gestes avec son petit tir supérieur.

Elle me dit des choses atroces que je ne vous mérite pas, que je ne suis pas à la

hauteur. Elle dit tout ça là juste devant vous et vous l'ignorez.

Non, c'est bon.

Vous pouvez tout faire soi-même toujours dans cette maison.

Restez là. Voilà.

Mes amours, l'heure est grave.

La guerre est déclarée.

Inutile de jouer les Suisses plus longtemps.

Il faut trouver un moyen de combattre ce qui s'agit de dans ma tête.

Et dorénavant, nous ne ferons plus de quartier.

Les pertes dans notre camp sont lourdes et notre armée plutôt restreinte,

mais... nous en avons vu d'autres.

Georges, vous êtes le plus endurant des lieutenants.

Quant à vous, mon poussin, je ne connais pas de soldat plus valeureux.

J'ai besoin de vous.

C'est que... l'ennemi est invisible.

Nous ne savons plus très bien où frapper.

Peut-être vous devriez poser un embargo définitif sur les cocktails et le

champagne.

Je crois que ça n'arrange rien d'avoir soif tout le temps.

Voilà.

Moi, je suis prête à renoncer à tout, sauf à vous deux.

L'embargo est officiel.

Mais le camp adverse est féroce.

Ne l'oublions pas, et la sobriété ne peut suffire.

Alors, Poussin, je suis sûre que vous avez plein d'idées merveilleuses.

Ne les gardez pas pour vous.

Je ferai tout ce que vous voudrez, n'importe quoi.

On ne va pas faire de guerre.

Poussin, vous êtes décidément le seul élément valable de cette armée de bras

cassés. Il suffit tout simplement de faire la paix avec cette satanifolie.

Et comment ? Eh bien, je dois faire face à mes démons, les regarder droit dans

les yeux. Et je dois les rassurer autant de fois qu'il le faudra.

Alors figurez-vous que nous avons justement ici un vieux donjon

poussiéreux mais charmant. Il suffira de m'y enfermer le temps des négociations.

Mais vous détestez.

être enfermée. Mais non, j'ai plus l'âge de jouer les poules mouillées, enfin.

Je dois faire face à mes envahisseurs et je n'y parviendrai que dans le noir.

Parce que, en plein jour, comprenez, je... Je parviens mal à les distinguer.

C'est une merveilleuseté.

Et s'ils étaient plus forts que vous ? Si vous ne ressortiez jamais ? Non.

Ce qui est bien avec les ennuis, c'est qu'ils sont toujours cruellement terre à

terre. Moi, j'ai beaucoup trop d'imagination pour me laisser enfermée

par quoi que ce soit.

Je ne peux pas rester prisonnière.

C'est bon ça va aller ?

Adoro la calle en que nos vimos La

noche cuando nos conocimos

Adoro las cosas que me dices

Nuestros ratos felices Ahí los adoro

Sous-titrage MFP.

Sous-titrage ST' 501

Dites, maman, vous pensez qu'elle va revenir un jour, mademoiselle ?

Elle n'est jamais vraiment partie.

Elle est là.

Alors laisse-la voler au-dessus des montagnes, des mers, des rivières.

Laisse-la dépasser les frontières.

Parce que toutes les bouteilles...

Tu ne te perdrais jamais.

Parce que personne n'appartient à personne.

Tu appartiens juste au monde.

Et il a hâte de te rencontrer.

De te voir écrire ta propre histoire.

Il en a de la chance.

Le monde n'est pas toujours des plus sympathiques.

Alors ne t'inquiète pas, il ne pourra pas te résister.

Jamais j'aurais pu inventer.

Je ne laisserai pas cette méchante folie tout gâcher.

Comment va le monde ce matin ? Il marche sur la tête.

L'important, c'est qu'il marche.

Camille ! Camille !

Camille

! Camille !

Camille !

Sous-titrage MFP.

Sous-titres par Jérémy Diaz

Tu es prêt ou pas ? Tu fais un décon ? Oui, oui.

Vas-y.

C'est l'ordure, c'est l'ordure.

Encore du rouge.

Dernier rouge, oui.

C'est fini.

Ça va être l'heure de se coucher

Bonne

nuit mon chéri Bonne nuit

Merci à tous.

Il est parti, pas vrai ?

Quand la réalité

est banale et triste, inventez-moi une belle histoire.

Vous montez si bien, ce serait dommage de nous en priver.

C'est comme...

Il y avait quelque chose de très important à dire à ta mère.

Une affaire des plus pressantes.

Tu comprends ? Il s'est lancé à sa recherche, voilà tout.

Sans lui, tu sais, elle fait souvent n'importe quoi.

Il la retrouvera.

Assurez-moi.

Il la retrouve toujours.

Comment font les autres enfants pour vivre sans mes parents ?

Il

va falloir qu'on danse beaucoup, tous les deux.

Pour être heureux à leur place.

C'est que... Je suis pas un grand danseur, mon petit.

Sous-titrage FR ?

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