All language subtitles for Candice.Renoir.S01E08.FiNAL.FRENCH.AD.1080p.WEB.H264الحلقة الثامنة

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Original subtitles

...

Petits chocs.

...

-Vous vous fichez de moi. -Non, maman !

-Je vous ai interdit de regarder les films qui font peur !

-C'est une série, pas un film ! -L'histoire d'un cambrioleur.

Il est trop fort.

Ca s'appelle...

-"DARK SHARK" !

-Où avez-vous trouvé cette série ? Alors ?

-On l'a téléchargée, mais ça fait pas peur.

-Primo,

je vous ai interdit de regarder sur mon ordinateur des films.

Deuxio, pirater, c'est voler.

Troisio, vous êtes privés d'écrans. -On dit "tertio".

-Oui ? -C'est mercredi, on va s'ennuyer.

-Vous voulez des activités ?

Y a le lave-vaisselle à vider, la salle de bains à nettoyer...

Et votre chambre à ranger... depuis une semaine.

Et la vaisselle du petit déjeuner à faire, à mettre sur l'égouttoir,

à essuyer et à ranger correctement.

-What you want, baby, I got.

What you need, do you know I've got it ?

All I'm askin'

is for a little respect when you come home.

-JUST A LITTLE BIT. -When you get home.

-JUST A LITTLE BIT. -Mister !

I ain't gonna do you wrong

while your gone. Ain't gonna do you wrong.

-Bonjour !

Les perdez pas. Au revoir !

-Il agit seul. Tous les braquages ont eu lieu entre Montpellier,

Sète...

Entre Montpellier, Sète et Agde.

Il est pas du genre à s'acheter une caisse juste après.

-Des nouvelles de Christelle ? -Il laisse aucun indice.

Je vous ennuie ? -Non... Enfin, ça dépend...

-Le commandant Queyrolles, de la BRI de Montpellier.

-Enchantée.

-Il enquête sur les braquages... -Les braquages !

C'est vrai, je... -Je peux terminer ?

Leur mode opératoire est le même que celui de Marseillan.

Le procureur ordonne une co-saisine de notre BSU et de la BRI.

-Yasmine, c'est inutile

d'embêter le commandant avec ça : le capitaine Dumas a accepté

de travailler avec nous. -Quoi ?

Non, c'est pas possible.

Je suis sur 3 affaires à la fois. Le lieutenant Da Silva est malade.

Comment je fais ?

-Débrouillez-vous.

Cette enquête est prioritaire. -Commandant, je peux vous parler ?

-Pourquoi ?

-Un meurtre sur les chantiers Ferola.

-Ah bon ?

-Vous faites quoi, là ? -Rien.

-Mais encore ?

On vous parle. -C'est pas prioritaire, donc...

...

On sait qui c'est ? -Sabine Missoni, 51 ans.

Décoratrice chez Ferola et fils. -L'heure de sa mort ?

-Vu qu'elle est froide comme un carpaccio... entre minuit et 2h.

-La femme de ménage a trouvé le corps à 4h du matin.

-C'est tôt, pour faire le ménage. -Oui, c'était exceptionnel.

Elle a vu personne.

-Rien de particulier, dans le bureau de la victime ?

-Non.

C'est pas le bureau de la victime, mais celui de Philippe Ferola,

le PDG des chantiers.

-Que faisait-elle

dans le bureau de son patron ?

-M. Ferola...

-Un instant.

Faudra me vérifier les jointures ici et là.

-Vous vous foutez de moi ?

Ca fait 20mn qu'on attend ! -J'ai un bateau à livrer.

-C'est plus important qu'un cadavre dans votre bureau ?

-C'est terrible.

Mais on a besoin de moi, ici.

-J'aime pas votre ton. Baissez d'un cran.

-Antoine !

Calme-toi... Monsieur est sûrement à cran...

Vous risquez des pénalités de retard ?

-Enormes, oui.

-Voilà... Bonjour. Pardon... Commandant Renoir.

Des beaux bateaux comme ça, ça doit être dur de les vendre, non ?

-Cette année, les commandes ont été divisées par deux.

-Tu vois, Antoine...

C'est la crise. M. Ferola essaie de sauver son entreprise.

C'est normal qu'il soit à cran.

En plus, on vous met des bâtons dans les roues... J'ai trouvé ça...

"Non aux licenciements, oui à la grève générale."

Le syndicat majoritaire vous colle une grève illimitée

la semaine où vous devez livrer le bateau.

C'est la catastrophe. -Vous voulez en venir où ?

-Votre déléguée syndicale, c'était bien Sabine Missoni ?

-Que faisiez-vous hier soir ? -Vous croyez que je l'ai tuée ?

Allez creuser là-bas.

Y a les cadavres des syndicalistes qui se sont opposés à nous.

Vous m'excusez ?

...

-Saloperie de tapis. -Tu l'as dit.

Regarde le mignon petit bateau, avec le petit fauteuil,

le petit drapeau, les petits cordages...

-L'inspection du travail, y a deux jours,

a arrêté deux ouvriers ukrainiens.

-Des sans-papiers ? -Oui.

Ils ont été dénoncés. Le mail est parti de la boîte.

-Un corbeau dans l'entreprise ?

Tu vas devoir fouiller les ordinateurs.

-T'abuses, là.

Je suis pas ton larbin. -Je sais.

Je te partage avec la BRI, alors, je te rentabilise.

C'était une femme de goût, Sabine Missoni.

-En même temps, c'était une décoratrice.

-Yaourts,

barquettes individuelles...

Un frigo pour célibataire.

-T'as vu, elle a le... Faut pas se gêner... Bon appétit.

-J'adore les molossols.

*Pleurs de bébé.

-Oui ?

Oui.

T'es sûr ?

On arrive.

Ferola est en garde à vue.

-"Cela fait des années que Ferola fait travailler des sans-papiers.

"C'est un exploiteur, un patron pourri, un salaud, un pourcha."

Je vous épargne les insultes, y en a 5 lignes. C'est très fleuri.

Quand vous avez appris que Sabine Missoni avait envoyé ça

à l'inspection du travail, ça a dû vous mettre en rage, non ?

-Si j'avais su que c'était elle, oui, sûrement.

On entretenait de bons rapports. On avait négocié

un plan de départ en pré-retraite, pour éviter les licenciements secs.

Je tiens autant à mes employés qu'à ma boîte.

Ils sont comme une famille.

-C'est bon ? Vous avez terminé votre baratin ?

Elle vous a dénoncé !

Vous savez ce que je pense ?

Vous l'avez convoquée pour avoir une discussion avec elle,

et ça s'est très mal terminé.

-Je l'aurais convoquée comme ça, en pleine nuit ?

Je dormais.

-Donc, hier soir, vous étiez chez vous, tout seul,

en train de dormir. C'est très pauvre, comme alibi.

-J'aurais dû demander à mon ex-femme de pas me quitter,

pour me servir d'alibi ?

Vous me pensez assez fou

pour tuer Sabine pour ça et laisser son corps dans mon bureau ?

-Hier, vous étiez en moto.

C'est pas pratique, pour déplacer un corps.

Vous êtes rentré chez vous, vous avez pris un autre véhicule...

En revenant, vous tombez sur un os. La femme de ménage,

qui était pas censée être là. -Ca n'a aucun sens.

-Il va craquer. -Je crois pas, non.

Il est pas coupable. -On peut savoir pourquoi ?

-Le tapis va pas avec la moquette.

Vous n'avez pas mal aux yeux ? -NON.

-Une décoratrice raffinée ne met pas un tel tapis dans son bureau.

-Je comprends pourquoi y avait si peu de sang dans le bureau.

-Si c'est le sien, ça signifie qu'elle a été tuée ici,

et que son corps a été transporté au bureau de Ferola

pour le faire accuser.

-Il est nul : il a ruiné deux moquettes au lieu d'une.

-Désolée pour tes amis de la BRI. Tu restes encore un peu avec nous.

Ils vont devoir attendre.

Bonjour.

-Commandant.

Dites au lieutenant Da Silva que si je n'ai pas son certificat médical

dans la journée, je lui colle un contrôle à domicile.

J'en ai marre de ses absences injustifiées.

-Son certificat médical,

elle me l'a donné.

J'ai oublié de vous le passer.

Il est dans mon sac.

Faut juste que je le retrouve.

-Sur mon bureau, avant ce soir.

-Elle est pas là.

Ca fait plusieurs jours.

-Vous savez où elle est ? -Essayez chez ses parents.

C'est pas loin d'ici.

-Vous avez l'adresse ?

-Oui, je vais vous l'écrire.

...

-Bonsoir tout le monde.

-Bonsoir.

-L'enthousiasme !

-C'est à cause

de l'interdiction télé.

-Je dois faire un trait. -C'est la mienne.

-Ma règle, kakou ! -Trou du quai !

-Fatche de con !

-Pute borgne ! -Eh ! D'où sortent ces mots ?

-L'école. -Les copains.

-Vous aviez peur qu'ils aient du mal à s'intégrer.

Ils ont déjà intégré les insultes locales.

-Les insultes ! Bien sûr !

Où je l'ai mis ?

-Maman est grave fada.

-Yes !

-Eh ben... Faut pas vous gêner.

-Les dossiers du personnel sont tous là ?

-Les nouveaux employés, oui.

-Et les anciens, les retraités ? -A la comptabilité, derrière.

-Vous m'emmenez ?

C'est très impressionnant.

J'adore les bateaux. C'est pas un métier de dingue,

l'aménagement d'intérieur ? -Pas plus qu'un autre.

-Dites-m'en plus.

J'ai toujours adoré bricoler. Par exemple...

Vous choisissez quel bois ? Le Khaya ou le Swietenia ?

-Vous connaissez l'acajou ?

-Un peu, oui.

-Ca dépend du client. Moi, ce que je préfère,

c'est l'acajou d'Amérique.

Il devient rare... Celui-ci, par exemple.

-Magnifique.

-C'est d'une grande douceur. C'est un bois difficile à travailler.

J'ai toujours aimé les choses élégantes et délicates.

-C'est particulier, la décoration d'un bateau, non ?

-Y a que des courbes.

On mesure les arrondis au centième de degré près. C'est précis.

-Une scie à chantourner !

J'en cherchais une pour finir un meuble pour mes enfants.

Il faut ajouter du siccatif de cobalt à l'huile d'abrasin,

juste avant le vernissage ?

Quoi ?

Vous n'en utilisez pas ?

-C'est pas ça... Je vous pensais pas aussi calée.

C'est par là.

Qu'est-ce que vous cherchez ?

-Un employé originaire du Nord. -Pourquoi ?

-Sabine ne vous a pas dénoncé.

Le vrai corbeau a utilisé des mots rudes,

comme "salaud", "pourri", et... "pourcha".

C'est un mot typique du Nord.

J'ai grandi à Valencienne.

-Je pense à Michèle. Mon père l'avait engagée.

Michèle Renaud. Je crois qu'elle vient du Nord.

-Elle est dans l'entreprise ? -Elle va partir en préretraite.

-Quoi ?

-Elle n'est pas venue travailler, hier.

-On est sur place. Merci. On te rappelle.

D'après ses collègues,

Michèle Renaud a mal pris le fait d'être mise en préretraite.

-Elle en voulait à Sabine d'avoir signé le plan social.

J'ai frappé, personne ne répond, alors que j'ai entendu du bruit

et qu'on m'a dit qu'elle était là. -En attendant,

moi, je vais à la BRI. -Je le sens pas.

-Candice... -J'ai entendu du bruit.

-Bien sûr.

-Je suis obligée d'intervenir.

-C'est pas possible... Candice !

Une carte de piscine ?

-Madame Renaud ?

-Y a personne. On n'a rien à faire là.

-Antoine ! -Quoi ?

Et merde.

-T'as le vertige ?

Ca la fout mal, pour la BRI. -Candice...

S'il te plaît, la ferme.

...

Mme Renaud... Ne faites pas de bêtises.

Je vais m'approcher,

et on va discuter. D'accord ? -Non, c'est trop tard.

-Non, c'est pas trop tard. -Elle est morte !

Je voulais pas la tuer... Je voulais pas !

-Elle a pas pu tuer Sabine Missoni. -Comment ça ?

-Elle s'est soûlée dans un bar.

-Pourquoi elle s'accuse du meurtre ?

Tenez.

Ca va vous faire du bien.

-Merci.

-Dites-moi, Michèle...

Qu'est-ce que vous reprochiez à Sabine ?

-J'ai rien à dire. Je voudrais rentrer chez moi.

-Pas tout de suite. Vous avez besoin de vous reposer.

Ca va vous faire du bien... Je vous rends vos clés.

Vous en avez un ?

-Un petit canot.

-A la retraite, vous allez pouvoir en profiter.

-Avec qui ? J'ai plus de mari, j'ai pas d'enfants...

Ma vie, c'était le chantier, mes collègues...

C'était comme une famille.

-Vous étiez dans le même syndicat que Sabine.

-20 ans à militer ensemble,

à se battre...

Elle a signé l'accord avec Ferola, et ils m'ont foutue dehors.

-Vous vous êtes vengée en dénonçant Ferola et en faisant croire

que Sabine avait écrit le mail. -Je regrette !

-Michèle... Qu'est-ce que vous ne me dites pas ?

Vous vous êtes accusée du meurtre. Qu'est-ce que vous cachez ?

-Quand la police est venue arrêter les Ukrainiens,

ils n'en ont pris que deux.

Y en avait un 3e, Bodan. Il a réussi à s'enfuir.

Je lui avais dit que c'était Sabine qui les avait trahis.

Il est revenu, c'est sûr.

Il l'a tuée pour se venger.

-Vous vous êtes payé ma tête !

Pourquoi vous nous avez caché qu'y avait un 3e sans-papiers ?

-Vous me l'avez jamais demandé.

J'embauche des sans-papiers parce qu'ils ont de l'or dans les mains.

Alors, quand l'un d'eux s'échappe de son centre de rétention,

ça ne me dérange pas.

-Votre ouvrier est suspecté de meurtre.

Je veux son nom et son adresse.

-Bodan Chevchenko.

J'ai aucune idée de l'endroit où il habite.

-C'est pas grave. Je trouverai.

-Cap d'Agde, c'est le bar où a eu lieu le dernier braquage.

Voilà... On a secoué nos indics, et on a enfin un tuyau sérieux.

On secoue son indic, sinon ? -LA PULPE RESTE EN BAS.

-Voilà. Manuel Maurel.

53 ans. On le croyait calmé, mais il semble redevenu actif.

Il est de retour dans la région. On se fait discrets,

et on le localise. Des questions ? -Oui.

Que faites-vous là ? Vous me prenez mes hommes, puis mon bureau ?

Vous voulez quoi, encore ? Mes clés ?

-Et ces photos, là. Le dossier aussi.

-Salut !

-Salut. -Ca va mieux, ton angine ?

-C'était une grippe, en fait. Impossible de sortir du lit.

-Je suis allée chez toi,

pour voir si ça allait mieux, et je t'ai vue sortir.

C'était qui, le petit enfant,

à côté de toi ? -C'est mon neveu.

Il reste un peu chez mes parents, et vu que ça allait un peu mieux...

-Lieutenant Da Silva, passez me voir au bureau.

-Le bâtiment était cerné. On avait les preneurs d'otage

dans le viseur, on pouvait donner l'assaut, mais on le sentait pas.

-Pourquoi ?

-Y avait des mômes,

c'était risqué.

-Vous avez fait quoi ? -Je suis passé

par le conduit d'aération. 30m à ramper.

Ca puait, t'imagines pas... Mais ça a marché.

Ils ont rien compris.

-Respect.

-Quelle misère...

-Ouais ! Tout ce qu'il gagne part au pays.

Comme mon père, quand il est arrivé en France avec ses frères.

-T'es déjà allé chez Christelle ? -Oui, pour lui apporter un dossier.

-Alors, c'est comment ?

-Petit et en bordel. Pourquoi ?

-Je sais pas... Elle t'a pas dit si elle avait un mec ?

Un chat ? Des chiens ?

-Tu sais, Christelle est très très discrète.

Vu la taille de son appart, elle vivait toute seule.

Pourquoi tu me demandes ça ? -Tu sais...

Je suis trop curieuse.

-Pourquoi t'es pas chef de groupe ? -Je devais.

Mais il a fallu recaser la blonde.

Si quelqu'un pouvait la prendre en otage, ça m'arrangerait.

Téléphone.

Tu paries combien ?

Bingo ! Quand on parle de loup...

Oui, Candice ?

-J'ai besoin de toi. *-Je suis en planque, je peux pas.

-Vous êtes deux pour surveiller une porte ?

-Je peux pas partir comme ça. *-Je compte jusqu'à 3.

-Tu m'écoutes ?

-Un... Deux...

-OK. Voilà. OK.

-Celui qui la prend en otage, il a pas fini de le regretter.

-Antoine !

-Renforcez les contrôles dans les gares et les aéroports.

Transmets la consigne aux douanes espagnoles et italiennes.

Particulièrement Portbou et Grimaldi.

La police des frontières va pas tarder à le choper.

-Et ici,

zéro piste.

-Y a quelqu'un ?

Oh !

-Je regarde le planning du bateau sur lequel Bodan travaillait.

-On l'a fouillé, on n'a rien trouvé.

Je peux retourner en planque ?

-C'est en travaux, mais on voit la qualité du travail.

Tout est ajusté au millimètre. C'est un travail de précision.

D'ailleurs, c'est Bodan qui s'occupait des finitions.

Tu vois ?

Comme les clients sont exigeants, il faut que tout soit parfait.

-Tu veux en venir où ?

-Tu vois, là...

C'est pas parfait.

Elle tapote.

C'est creux, ça.

...

Jouez pas la surprise.

Fallait bien le nourrir, non ?

Je vous enferme pour complicité ? -Oui, si Bodan est coupable.

-Antoine. -Oui ?

-On a logé Maurel. Tu viens ? -Je vais pas avoir le temps.

-On pourra pas t'attendre.

Viens voir.

J'ai un poste qui se libère.

Je pensais à toi. Et y a aucune blonde chez nous, que des mecs.

-Merci.

-Mais il me faut quelqu'un capable de choisir. Et vite.

OK ? -OK.

-C'est toi qui vois. -OK, merci.

-Mon client veut un traducteur. -Non, il comprend. Vous saviez ?

-J'ai pas cru.

-Pourquoi ? -Sabine...

Elle aurait jamais fait ça. Je dis la vérité !

C'est pas moi qui ai tué !

-Il sait un truc, mais ça va prendre du temps.

-Oui, j'ai l'impression. -Je reprends l'interrogatoire ?

Candice, je te parle. -Oui...

Oui, t'as raison. Continue.

Accent ukrainien. Vous mé reconnaissez ?

Depuis combien de temps vous couchiez avec Sabine Missoni ?

-Des cornichons à la russe ?

-Pas à la russe, à l'ukrainienne. Ce I n'existe pas, en russe.

C'est du cyrillique ukrainien. Vous lui avez offert.

-Vous n'êtes pas tenu de répondre, c'est n'importe quoi.

-C'est pas ce que vous croyez. Je l'aimais.

-Ca faisait longtemps que vous étiez ensemble ?

-Un an. C'est elle qui a eu l'idée de me cacher sur le bateau.

-Personne le savait, sur le chantier ?

-C'est Sabine qui voulait pas dire. Peut-être qu'elle assumait pas bien

que j'étais plus jeune.

-Et vous, vous assumiez d'être marié ? Il a aussi une fille.

-Je laisse pas tomber ma famille !

Je lui ai envoyé tout mon argent !

-Sabine était au courant ? -J'avais peur

de sa réaction, mais j'étais vraiment amoureux !

-Belle preuve d'amour. -Je voulais vivre avec Sabine.

Après l'arrestation,

la vie en France, c'était foutu, pour moi.

On avait un projet, avec Sabine : aller en Ukraine retaper un bateau,

et faire de la plaisance sur la mer Noire.

-Pour ça, faut de l'argent.

-Sabine m'a dit qu'elle savait où trouver de l'argent. Beaucoup !

C'était un jour avant qu'elle... qu'elle meure.

-Bravo, le coup des cornichons. -C'était une intuition, et...

-Tu pouvais pas m'en parler ? Je te sers à rien, ici.

-T'as fini ?

-Non. Je vais aller aider la BRI, que tu sois d'accord ou pas.

Queyrolles m'a proposé un poste dans son équipe.

-C'est bien, ça. C'est formidable. C'est fait pour toi !

...

Que pensez-vous de Bodan ?

-Il a abusé de Sabine. -Il était vraiment amoureux.

-On connaît les mecs.

-Ca fait pas de lui un assassin. Et j'y crois, à leur projet de bateau.

-Où elle aurait eu la thune ? Elle avait pas un rond.

-Par amour, elle a peut-être piqué dans la caisse du syndicat.

Téléphone.

-Oui ? Ne quittez pas. C'est les ressources humaines.

-Euh... Oui, transfère l'appel dans le bureau.

-Je vous la passe.

C'est déjà l'heure des notations ? -Pourquoi tu flippes ?

Elle t'adore !

-Bonsoir, Laurette. -Bonsoir.

-Ca s'est bien passé ?

-Super. Jules a fait ses devoirs, et les jumeaux ont été très calmes.

-Ah bon ? C'est pas bon signe. Qu'est-ce qu'ils font ?

-Un jeu éducatif sur l'ordinateur.

-Un jeu éducatif...

-(Elle arrive !)

(Vite, vite...)

-Ca va ? -Pas trop fatiguée ?

-Non, ça va très bien.

Surtout quand je découvre deux enfants aussi sages.

Vous vous fichez de moi.

-Laisse-nous voir la suite !

-Encore un épisode à télécharger et on saura qui est Dark Shark !

-On s'est pas compris, tous les 3.

-S'il te plaît.

-Antoine est pas là ?

-Il est avec la BRI.

-Jean-Baptiste.

T'es au point, toi, avec le téléchargement illégal ?

-Oui, j'ai fait deux jours de formation.

-Tu me feras un topo ?

-Oui. Maintenant ? -C'est pas pour moi.

-Non, non.

-La compta du syndicat est réglo, y a pas de caisse noire.

Dans les affaires de Sabine, y avait les comptes du chantier.

Elle y avait accès en tant que membre du comité d'entreprise.

-Elle est pas allée piquer dans les caisses de l'entreprise ?

-Je vois pas comment, elles sont vides.

Tiens, regarde ces notes.

-150 000E et 180 000E. C'est quoi ? -Les deux plus gros impayés.

Les fournisseurs vont entamer les procédures de justice.

-C'est un miracle que le chantier soit encore à flot.

-La différence entre le vol et le téléchargement ? Y en a pas.

Le téléchargement, c'est du vol, et le vol, c'est...

-Du téléchargement. -Non. Enfin, oui... Bref !

Si on vous attrape en train de télécharger, vous risquez...

Arrête de jouer avec ta chaise, Martin.

-Je suis pas Martin, je suis Léo. -Arrête de jouer avec ton siège.

Toi aussi, arrête.

Si on vous attrape en train de pirater, vous pouvez aller en...

-Enfer ! Comme dans...

-"DARK SHARK" ! -Non, vous allez en prison.

C'est pas bien, c'est... C'est quoi, "Dark Shark" ?

-Vous êtes sûr ? D'accord.

Merci. Au revoir.

-Qu'est-ce qu'y a ?

-La banque dit que les procédures ont été arrêtées.

-Ferola a remboursé ?

Une autre banque lui a fait confiance ?

Oh ! Ca va ? *...

-C'est quoi, cette musique ?

*...

J'y crois pas ! Tu m'expliques ? -On faisait des travaux pratiques.

-Il connaissait pas

le téléchargement en direct. Il en est au peer-to-peer.

On lui a montré, pour compléter sa formation.

-C'est prenant, leur truc.

-Ca va se régler à la maison. -J.-B., tu viens ?

-Vous l'avez serré ? -Non, c'est pas lui le braqueur.

-Un petit braqueur a déjoué le duo de choc Dumas-Queyrolles ?

-C'est pas un petit braqueur : il en est à 340 000E.

Il dépense pas son fric,

il est pas connu du milieu.

-C'est marrant, c'est comme dans la série.

Les policiers arrivent pas à attraper Dark Shark.

-Car c'est pas un vrai bandit, mais un papa qui veut sauver sa famille.

-Profil bas, ou je vous menotte.

-On fait garderie ? -J'ai appelé un des fournisseurs.

Ferola l'a remboursé en personne et en liquide.

-Sauver la famille. C'est combien, le montant des braquages ?

-340 000E. C'est quoi, cette histoire de dette ?

-Ferola a remboursé 325 000E de ses dettes. En liquide.

-Vous voulez quand même pas dire que le...

-A chaque braquage, Ferola était soi-disant à l'étranger.

T'as quelque chose ?

-Rien pour l'instant.

-OK.

-Faites attention, M. Ferola y tient beaucoup.

-C'est dur, de fouiller sans toucher.

-Candice, viens voir.

Là-bas.

-Je te disais que je le sentais pas, ce type.

Pourquoi il prend des photos d'un bar sous tous les angles ?

-C'est La Paillade. -Les photos sont récentes.

-Ferola prépare un nouveau coup. -Il disait être où, officiellement,

quand il faisait ses braquages ? -A Barcelone.

-Regarde à aujourd'hui.

-Barcelone.

-Je préviens la BRI. -Non, c'est notre enquête.

-Le juge veut qu'on bosse avec eux. -Tu penses à ta carrière, mais...

-Ferola est dangereux. Tu veux qu'il y ait un mort ?

-Je le connais. Je le maîtriserai.

-Queyrolles est un type bien, ça ira.

-Fais-moi une faveur : laisse-moi un peu d'avance.

...

Brouhaha.

...

-Fallait pas aller à droite. -C'est bouché partout.

Merde !

-Oh ! La porte ! -Police !

Vous avez vu votre phare ?

-J'allais le changer. -Ils disent tous ça.

Vous connaissez La Paillade ? -Oui, c'est par là.

-On y va ! Vite !

-Elle est sérieuse, là ?

Elle est chiante !

-Le boulot va pas se faire sans toi.

A demain !

-Personne ne bouge ! Va au fond de la salle !

Levez les mains ! Au fond ! Je veux voir vos mains !

Obéissez et tout ira bien. Baisse le rideau !

Le rideau métallique !

Allez !

Remplis ça. Dépêche-toi. Je sais que c'est une grosse journée.

-J'aurais préféré vous retrouver à Barcelone.

-Je pensais pas que vous trouveriez si vite.

-Vous avez tout fait pour.

-Baisse le rideau. -Non ! Rouvrez-le.

-Qu'est-ce qu'on fait ? On va pas se tirer dessus ?

-Je préfèrerais pas.

Voyez.

Je pose mon arme.

Je sais que vous faites ça pour sauver votre entreprise.

Mais il faut arrêter. -Il fallait tenir un an ou deux.

Eviter le dépôt de bilan,

sauver mes employés. -Sauf Sabine Missoni.

-Elle avait découvert, pour les braquages.

Elle voulait me faire chanter. Son Bodan lui faisait tourner la tête.

-On attend les ordres de Renoir. -Laisse-nous bosser.

Posez votre arme.

Je parlerai au juge.

-Vous l'avez à vue ? -Confirmation. Je l'ai en vue.

-Pour moi, c'est bon. Il est armé.

Renoir parlemente avec lui. -S'il devient menaçant, tu tires.

-OK.

-C'est dommage. -Quoi ?

-Que ça se termine comme ça. -C'est pas terminé.

-La prison, je ne tiendrai pas.

-Posez votre arme. -Désolé.

...

-Y avait pas de balles. Je suis sûre qu'y en a jamais eu.

...

-Deux affaires résolues, bravo, Dumas.

-Merci. -Vous n'avez rien à vous reprocher.

-Oui...

-Yasmine.

Le petit Dumas... -Tu me le prends ?

Il partira pas.

Il restera avec elle. Elle est tellement horripilante...

...

Rires. On trinque.

-C'est absurde.

-On pouvait annuler.

-Non, je suis ravie de vous avoir tous à la maison.

-Je propose un toast à Lili.

-A Lili ! -A Lili !

-Elle est superbe.

Bravo, les amis.

-Bravo, elle est pas mal.

-Et voici le...

-CADEAU !

-C'est adorable, ça.

-Ca n'est pas un flipper.

-Tu la tiens ? -Je préfère pas.

-Donne, donne.

Viens, mon petit coeur.

-Ouvrez ! Ouvrez !

-C'est tellement pratique !

-Non, soulève-le. -Comment ça ? D'accord !

Pratique.

-YEAH !

-Merci ! -Et ça, c'est quoi ?

-L'accessoire. Le fameux !

On fait un tour ?

-Allez ! En voiture, Simone. -Merci, c'est trop gentil.

-Elle te plaît ? -Trop content. Merci beaucoup.

-Candice, je vais rentrer. -Tu prends pas du dessert ?

-Non, j'ai envie de rentrer.

-D'accord...

Je t'ai vue, tout à l'heure.

-De quoi tu parles ?

-T'as pas voulu prendre Lili dans tes bras.

-J'avais pas envie.

-Personne ne sait

que t'as un enfant ? -Quoi ?

-Tu m'inquiétais. J'essayais de comprendre.

J'ai consulté ton dossier administratif.

-Tu te fous de moi ?

-Le prends pas comme ça. Vraiment.

Ce que je veux dire... Laisse pas cette situation comme ça.

-Putain, Candice, c'est ma vie. Et t'as pas intérêt à t'en mêler.

-UNE CHANSON ! UNE CHANSON !

UNE CHANSON ! UNE CHANSON !

-"Respect" ! -Je cherche les paroles.

-On les connaît, les paroles !

...

-WHAT YOU WANT, BABY, I GOT IT. -Le beau gâteau !

-WHAT YOU NEED, DO YOU KNOW I'VE GOT IT ?

ALL I'M ASKIN' IS FOR A LITTLE RESPECT

WHEN YOU GET HOME ! WHEN YOU GET HOME !

-JUST A LITTLE BIT.

JUST A LITTLE BIT ! -Attention...

-R-E-S-P-E-C-T FIND OUT WHAT IT MEANS TO ME !

R-E-S-P-E-C-T TAKE OUT THE TCP !

-Ciao ! -Merci !

-Soyez prudents, c'est pas le moment.

-Je te ramène, Antoine.

-Hervé !

Que fais-tu là ?

-J'ai pas voulu te déranger pendant ta petite fête. Tu sais,

ces quelques jours passés avec vous m'ont ouvert les yeux. Je peux pas

vivre sans vous. J'ai démissionné.

-Pardon ? -Le nouveau locataire, c'est moi.

-Non... -Je te jure.

Je suis sérieux.

Rentre.

Sous-titrage MFP.

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