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-Allez, Louise, ici, on est vivants.
Allez, Louise,
on chante maintenant.
Allez, Louise, ici, on est vivants...
...
Bêlement.
...
-C'est con de planter un si joli rencard.
Tu as de la chance, je suis là.
-C'est gentil.
Je suis seule, mais pas désespérée.
-Pour qui elle se prend ?
-Hé, du calme.
-C'est bon.
Je suis calme.
-Cadeau de la maison.
-Merci. Vous êtes mon sauveur.
...
Elle crie.
...
-Fini. Prison pour toi.
-Ca va aller ? Génial, ton plan !
-Je ne le soupçonnais pas.
-C'est une flic ?
-Ca surprend. -Salope !
-Ca, c'est pour les 2 filles
que tu as violées.
-Le métier revient. -Oui.
-Ca va ?
Candice...
...
Il frappe.
-On a fini son gros dodo ?
-J'ai mal à la tête.
C'était du GHB ?
-Hm. -Comme pour les deux autres.
-On a des aveux complets.
Il repérait ses victimes au restaurant,
droguait leur verre et les suivait. -Oh, ça tangue.
-Je suis passé chez toi prendre un change. Désolé, mais...
-Ma fille a voulu se venger ?
-Non, ta fille est sortie.
-Tu vas me ramener. -Repose-toi.
Avec la fête d'hier, on a plein de plaintes.
Repose-toi.
*-Salut, laisse-moi un message,
*sauf si ton prénom commence par un C.
-Emma, c'est la femme qui te donne ton argent de poche.
Tu vas me rappeler tout de suite.
-Bon, Arthur,
raconte ton agression.
-J'étais au bar avec mes potes.
Je suis sorti prendre l'air.
Quelqu'un m'a poussé. Je suis tombé dans le port.
-Un plaisancier t'a aidé...
-Je ne m'en souviens pas. Je me suis cogné la tête.
-Que sais-tu sur ton agresseur ? -Je ne l'ai pas vu.
-Il a dit quelque chose ?
-Non.
-On a des ecchymoses ?
-Rien, à part l'alcoolémie.
-Je n'étais pas bourré.
-Non, un soir de fête, au bar...
Tu te baladais...
-J'étais sorti pisser.
Quelqu'un m'a tapé, je suis tombé.
-C'est l'alcool qui t'a tapé.
-Croyez-moi.
-Pourquoi il mentirait ?
-Les jeunes ont un nouveau sport : le binge drinking.
-Le quoi ?
-Ils boivent jusqu'à l'évanouissement.
Tous les week-ends, on en récupère.
-Tu veux savoir pourquoi il ment ?
(Les parents.) Je n'ai pas de temps à perdre.
Plus de peur que de mal. Votre fils dit avoir été poussé.
C'est plausible ? -Il n'a pas d'ennemis.
-Vraiment ? -Il est au BDE de son école
de commerce. Il est apprécié. -Il nous en aurait parlé.
-Il vous a parlé de ses problèmes d'alcool ?
-Il a une vie saine. Il ne fume pas,
il fait du sport. -Il a déjà fait un coma éthylique.
Vous l'ignoriez ?
-Je peux te parler ? Vous pouvez aller le voir.
-Merci.
-Pourquoi tu leur parles comme ça ? -Je suis fatigué.
Je n'ai pas de patience pour les bobards d'un gosse de riches.
-Ce gosse a peur. -Peur qu'on lui coupe les vivres.
Ils devraient s'occuper de lui. -C'est de la faute des parents ?
-Excuse-moi, mais où était ta gamine hier soir ? Tu l'ignores.
Amuse-toi bien.
-Allô, le lycée Rodin ?
Bonjour, c'est le rectorat.
J'ai un problème avec le numéro INSEE d'une de vos élèves,
Emma Renoir.
Je pourrais lui poser deux ou trois questions ?
Oui, je comprends.
Vous êtes sûr qu'elle est en cours ?
Non, mais... Non, non.
Ne la dérangez pas. Je rappellerai.
Mieux, je vais écrire un mail.
Bonne journée à vous aussi.
...
Pourquoi ça ne s'ouvre pas ?
Tu es larguée, ma pauvre fille.
Elle frappe. -Commandant Renoir ?
-Vous êtes les copains d'Arthur ?
-Hm. -Asseyez-vous.
-On ne peut pas rester longtemps. -Je veux juste comprendre.
Vous étiez avec Arthur hier ?
-On s'est retrouvés vers 22h pour aller
à la soirée du BDE.
Le Bureau des élèves.
-Je sais, merci.
Vous l'avez vu sortir du bar ?
-Non, sinon, je l'aurais accompagné.
-Parce qu'il avait bu ?
-A cause du type qui pousse les gens
dans le port. -Vous avez dit que 2 noyés
en 4 mois, c'était un hasard.
Vous mentez. -"Vous" ?
-Vous ne connaissez pas l'affaire ?
-Vous faites quoi ici exactement ?
-Bon, le violeur va être mis en examen.
C'est quoi, ça ?
-Je te présente Hugo Rocher, 16 ans,
mort il y a 7 semaines, noyé.
Malika Chebrouk, noyée aussi. Elle faisait l'école d'infirmières.
-D'ingénieurs. -Oui.
Tu connais mieux le dossier que moi et tu as enquêté
sur ces deux noyades suspectes.
-Malika Chebrouk était proche du coma éthylique,
et Hugo s'est suicidé.
-Arthur Duguay
a été poussé cette nuit.
-Il utilise la rumeur pour faire diversion.
Je savais
que tu foncerais dans le panneau. -Tu as classé le dossier trop vite.
-Ecoute, ça fait 10 ans
que tu n'as pas enquêté, alors, arrête.
Les pousseurs, ça n'existe pas.
-Détrompe-toi.
A Paris, j'ai enquêté 2 ans dans la police du métro et j'ai arrêté
un type qui poussait les gens. -Ca va mieux ?
-(Oui.) -Si tu veux des sensations fortes,
rentre à Paris.
Tu retrouveras tes pousseurs.
-Si on allait déjeuner ?
Ca adoucit les moeurs. -Non, je vais chercher
des sensations fortes.
-Vous êtes restés 2 jours sans vous engueuler.
-Mercredi, je suis de récup'.
Si tu veux, on peut faire du shopping toutes les deux.
-Mais, maman, on n'a pas les mêmes goûts.
-Je sais que je n'ai pas été très disponible ces temps-ci.
-On peut commander ?
Je reprends à 14h.
-Avec quoi ?
-Musique. -Il y avait
des groupes sympas hier ? -Ca y est ?
Tu veux savoir ce que j'ai fait hier soir ?
-Pas du tout.
-Ne me prends pas pour une blonde.
-Il y avait la feria hier.
-Avec qui veux-tu que j'y aille ?
-Tu étais avec une amie, non ? -La 1re de la classe.
A 22h, on était couchées.
-Tu vas en trouver, des gens intéressants.
-Je m'en fous. Je veux ma vie d'avant.
Sirène de police.
-Salut.
-Que fais-tu là ?
-Je viens déposer plainte.
-C'est grave ? -Oui. Une disparition.
J'essaie de joindre une femme qui ne répond pas à mes appels.
Je suis très inquiet.
-Hervé... -Candice...
Dîne avec moi demain.
Hm ?
-Non, c'est trop tôt.
Tu viens de quitter ta femme. -Dans quelques jours.
-Quelques semaines ?
-Ca va être long.
Très long.
-Tu n'as pas trop chaud ?
Il est joli, ton tee-shirt.
-On doit aller au stand de tir.
-Après, j'ai mon échographie du 8e mois.
-Oui, tu as grossi.
Je vais chercher le commandant.
-Elle ne viendra pas.
-J'en étais sûre.
-Au boulot.
Arthur Duguay est passé signer sa déposition ?
-Non, mais j'ai son portable. -Qui est au fond de l'eau.
Son adresse. -Et le tir ?
-Je passe d'abord chez Arthur.
Merci.
-Allez, on y va.
Musique électro.
Elle sonne.
...
Elle frappe.
...
-Arthur ?
...
Coups de feu.
-Envoie la thune. -N'importe quoi.
Elle a dit qu'elle nous rejoignait. -Tu es naïf.
Elle ne veut pas qu'on la voie tirer.
-Elle est rouillée. -Vous êtes graves.
Elle a passé des tests. Comment elle les a réussis ?
-L'examinateur kiffe les blondes.
Il rit. Quoi ?
-Voilà pourquoi tu as des notes pourries.
Il rit.
-Je vais imaginer Barbie sur la cible.
Coups de feu.
...
-Elle veut qu'on la rejoigne.
-Pourquoi ?
-Arthur Duguay a disparu.
Alors ? Tu as quelque chose ?
-Ses parents l'ont déposé ici vers midi.
Personne ne l'a revu.
-C'est un vrai bordel.
-Des voisins ont entendu
des cris vers 13h30.
-Il est allé se balader.
-Sans son portefeuille et en laissant la musique allumée ?
J'ai peur d'un enlèvement.
La gardienne a failli se faire renverser par une voiture grise.
-On ne s'emballe pas.
On n'a aucune preuve.
-Je n'aurais pas dû le laisser seul.
Voilà, on est au 8.
Convoque les parents de Malika Chebrouk.
-Antoine les a interrogés.
Ils habitent loin.
Fais-lui confiance.
-S'il y avait un lien
entre l'agression d'Arthur et les noyades, je dois le trouver.
-"A la recherche du serial pousseur."
-Je veux retrouver Arthur.
Vivant.
-Bonjour. -Bonjour.
-Vous avez pris vos tabliers ?
-On ne vient pas pour un cours. On a des questions sur votre fils,
Hugo. -Je n'ai rien à dire.
-Il est blessé, votre chien.
-Il s'est cogné. Viens, Fun.
-Ca lui arrive souvent ?
Quand ils commencent à se cogner, il faut se méfier.
Le mien, je croyais qu'il devenait aveugle,
mais c'était un problème osseux.
Avec le traitement, ça va.
Ne vous inquiétez pas.
C'est le chien d'Hugo ?
-Oui, je ne supporterais pas qu'il lui arrive quelque chose.
Je ne veux pas encore être nulle.
-Pourquoi vous dites ça ?
-Ca faisait 15 jours qu'Hugo avait lâché la prépa.
Je n'avais rien vu. -Mais il avait 16 ans.
-Il a appris à lire à 4 ans, et à 16,
il a eu le bac, mention très bien.
Du coup, je n'ai rien remarqué.
Je ne pensais qu'à moi, à mon divorce,
à mon affaire qui démarrait.
-Vous n'êtes pas responsable.
-Votre collègue, le bellâtre,
n'était pas de cet avis. -Le capitaine Dumas ?
-Il m'a dit qu'on n'envoyait pas un gamin en math sup
sans s'en occuper.
-Oh, attendez...
Le capitaine Dumas, petit, a dû être enfermé à double tour.
Moi aussi, il trouve que je suis une mauvaise mère.
C'est pourtant un bon flic.
-Du genre à ne pas douter de son jugement.
-Vous avez des doutes ?
-Non, je ne sais plus.
Juste avant qu'Hugo...
J'avais remarqué un type qui rôdait autour de la maison.
-Vous pourriez le décrire ?
-Il était jeune avec un regard bizarre.
La 1re fois, je l'ai vu sur le trottoir.
Le lendemain, il était en voiture et regardait vers chez nous.
Je suis sortie et il a démarré. -Vous n'avez rien dit à Dumas ?
-Si, je l'ai fait. Il ne l'a pas noté ?
-Quand je pense que tu juges mes compétences...
-Qu'y a-t-il ?
-Hélène Rocher a vu un rôdeur avant la mort de son fils.
-D'où ça sort ? -Pas de ton rapport !
-Elle ne m'en a pas parlé. -Tu ne voulais pas l'entendre.
Exactement comme Arthur ce matin.
Des nouvelles d'Arthur ? -Non.
On a identifié le type qui a failli écraser la concierge.
-Une vidéo de surveillance nous a permis de déchiffrer la plaque.
-Mickaël Bellon, 28 ans, célibataire.
Il a un gros casier.
A 14 ans, il a agressé un enseignant.
Puis les bagarres, les vols.
Il a fait un séjour en HP.
-Des problèmes psychiatriques ? -Hm.
-Là, il a un boulot.
-On le convoque ? -Non, on y va.
Vous venez ?
Oui.
Elle est sûre d'elle ? OK.
Merci. Hélène Rocher a identifié Bellon.
-Il aurait poussé Arthur,
Hugo et Malika ? Ridicule. -Tu peux partir.
-Il connaissait leur adresse.
Ce n'est pas un fou qui agit de façon aléatoire.
-Exact, il a l'air structuré.
Ou alors c'est une vengeance.
Les trois ont suivi de hautes études.
Il est exclu du système. Pourquoi pas ?
-Pourquoi pas ?
-Mickaël ne travaille pas aujourd'hui. Il est malade.
-Il n'est pas chez lui.
-Ce n'est pas un mauvais bougre. -Il fait quoi exactement ?
-Il distribue notre vodka.
On cherche sa planque.
On peut fouiller ? -Allez-y. Il n'y a que de la vodka.
-C'est le dernier modèle ?
Elle a plus de reprise ? -Euh, oui.
-Je cherche une voiture familiale pour caser mes enfants.
Je voudrais un truc avec des sensations.
-Que fait-elle ? -Demandez-lui.
-Deux ans, c'est pas mal.
-Son portable est toujours éteint ?
Il ne veut pas qu'on le localise. Je crois que j'ai merdé.
Je te rappelle, Chrystelle.
Tu as découvert quelque chose ? -Il est adorable, ce Jamel.
Il m'a mise en relation avec son cousin Farid, qui a un garage.
Il s'occupe des véhicules
de la société. -Tu as trouvé un garagiste.
Fascinant.
-C'est important d'avoir un bon garagiste.
Mickaël Bellon
va avoir le même véhicule que Jamel parce que le sien
perd de l'huile.
Il perd de l'huile !
Il a appelé Farid pour qu'il récupère son véhicule.
-La voiture de Bellon est dans ce garage et...
-Il la récupère à 18h. -Ah, bien...
On a une heure pour monter une opération.
-Je vous rejoins, j'ai une réunion.
-Mais vous êtes...
Je rentre à pied ? -Oui.
-En maths, particulièrement. 9 et 8,
c'est très moyen.
Jules doit se réadapter au système français.
Il est décalé, c'est normal. Il y a autre chose
qui m'inquiète.
Il n'a pas confiance en lui.
Il est intelligent, mais il se dévalorise systématiquement.
-Je sais de qui il tient. -Ce n'est pas une fatalité.
La confiance en soi, ça se travaille.
Il faudrait le valoriser dans ce qui le passionne.
Est-il sportif ? -Non. Il déteste ça.
-Et la musique ?
-(Non...)
-Il aime les échecs ?
-Eh non.
Donc trouver une passion
pour Jules, d'accord.
...
-18h06.
Il nous fait attendre.
-Je crois qu'il nous a posé un lapin.
-Il arrive.
Bellon arrive.
...
-Il fait quoi ?
-Police ! Vous êtes en état d'arrestation.
Ne bougez pas !
-Lâche ton arme !
-Lâche !
-Lâche ton arme !
Lâche ton arme !
Coup de feu.
-Merde.
Mais merde !
Il est vivant.
-Il ne bouge plus.
-Qu'est-ce qui t'a pris ? -Tu me remercies comme ça ?
-Il te sauve la vie et tu l'agresses ?
-J'étais à 3 m !
-Tu n'es pas opérationnelle à ce niveau-là.
-Il est dans le coma.
Les médecins ne veulent pas se prononcer.
-Alors, votre équipe n'a commis aucune erreur ?
Mais votre suspect est dans le coma.
A-t-il un lien avec la disparition du jeune Duguay ?
-On a retrouvé les empreintes d'Arthur dans la voiture.
-Grâce à vous, la seule personne qui sait où est Arthur
ne peut pas parler.
Que vais-je dire à ses parents ?
-Qu'on fait notre possible.
-Je devrais vous dessaisir immédiatement.
Mais personne n'a plus intérêt que vous à retrouver ce garçon.
Vous me comprenez ?
...
-Je suis sûre que Bellon
cache quelque chose ici.
-Quelle importance, que ce soit toi ou Jean-Baptiste qui ait tiré ?
-Si Attia peut me mettre une faute sur le dos, elle le fera.
C'est curieux, ces tee-shirts.
"BDE, faculté de médecine
"de Montpellier."
"Défi, école de chimie 2011."
"Sup de Co Montpellier business."
Un gamin qui a été déscolarisé à 14 ans
et qui collectionne les tee-shirts d'étudiant...
-Je ne comprends rien à cette affaire.
Cris de singe.
...
-Oui, mon lapin.
-Ho...
-Ah, déjà ?
Non, pas encore, mon lapin.
Non, Martin, tu vas prendre ta douche. Pas de chantage.
Ne m'oblige pas à compter jusqu'à 3.
Oui.
Si tu sens bon, tu auras une surprise.
Ce n'est pas un chantage, c'est de la motivation.
Allez.
A ce soir. Je te ferai un bisou.
-Vas-y, je finis seul.
Ca fait 24h que tu n'es pas rentrée.
-Tu es crevé. Tu as vu ta tronche ? -Toi, c'est pas mieux.
-Ne me parle pas comme ça. -Pareil pour toi !
Excuse-moi.
-Non, c'est moi.
Tu sais quoi ?
Je vais emmener la paperasse à la maison, et ce soir,
je m'y mettrai.
Cris de singe.
Oui, Mme Rocher.
Non, pas encore.
Mais je vous promets qu'on vous tient au courant.
D'accord ? Vous êtes toujours là ?
Allô ?
On frappe à la porte.
Je suis venue pour Fun. C'est celui dont je vous parlais.
-Oh, c'est adorable.
Vous avez pris vos croquettes ? Il va me manger un doigt.
C'était une mauvaise journée. Reparler d'Hugo...
Cris de singe.
...
-Oui, Jules...
Je n'ai pas eu le temps de faire les courses.
Eh bien, on mangera des pâtes.
Ca suffit, Jules.
Stop.
A tout à l'heure.
C'est mon fils.
-Vous n'avez rien à manger ?
Je devais livrer un dîner pour 12 personnes
et ils ont annulé.
Je peux vous montrer les finitions.
-J'ai une meilleure idée.
-Parfait, tu peux déglacer avec le vin.
-Avec du vinaigre balsamique, ce serait intéressant, non ?
-Oui, ce serait intéressant.
-Laurette mange avec nous ? -Oui.
-Oui, tu es beau, toi.
Tu es un beau toutou.
Mon petit Fun, tu es mignon.
Il ressemble à Bidou.
-Oui, c'est vrai. -Avant, on avait
un chien qui te ressemblait. Il était aussi gentil que toi.
Je l'ai pleuré, mon Bidou.
-On a dû le donner quand on est partis à Los Angeles.
Les autorités sanitaires nous embêtaient.
L'expatriation n'a pas que du bon.
-Tu peux me prendre avec Fun
pour mes potes ? -Oui.
Tu as des potes ?
-Mes potes de Singapour, sur Facebook.
-Je devrais te demander comme amie sur Facebook.
-Tu plaisantes ?
-C'est vous qui avez donné ça aux enfants ?
-Oui, mais ils vont se brosser les dents.
-Elles sont à la vodka.
-Je reviens.
Ils gémissent.
...
C'est quoi ? -Vodka-pomme.
...
On va annuler le foot demain.
J'en ai goûté une à la soirée de Médecine.
Une marque de vodka était sponsor.
-C'est légal ? -Non.
Ils trichent. Samedi, la marque lançait
un nouveau soft.
Moi, je sais me contrôler.
-Soft, ça veut dire quoi ?
-C'est la nouvelle mode. Un mélange d'alcool fort
avec une boisson sucrée et colorée.
-"Vodka-pomme..."
"Soft Anna..."
Vodka Anna aurait une gamme de softs...
-Ils nous filent des cadeaux.
Samedi, j'ai eu un étui.
-Ils font les tee-shirts ?
-Oui, mais ils sont souvent moches, mal coupés, trop serrés.
Ils m'étranglent.
-Laurette ?
Vous iriez coucher
les enfants ?
Merci.
-Bon, Candice,
je vais y aller. -Vous m'avez sauvé la mise.
-Vous devriez vous coucher. Vous semblez épuisée.
-Je n'arriverais pas à dormir. J'ai des bons de livraison
à éplucher.
-C'est dans mes compétences. Je peux vous aider.
Braiment d'âne.
-Excusez-moi.
...
Oui, Antoine.
Le patron de Bellon nous a menti.
Bellon distribue des softs dans des soirées étudiantes.
Oui.
J'ai la preuve que cette gamme existe.
Si tu n'as rien trouvé dans l'entrepôt, c'est stocké ailleurs.
On doit trouver le lieu.
-Où stockez-vous vos softs Anna ?
-Nous n'avons pas ce genre de produits.
-Un gamin de 20 ans a disparu. Dis-nous ce que tu sais.
-Ne me parlez pas comme ça.
-C'est vrai, Antoine. Monsieur est chef d'entreprise.
Ce n'est pas un voyou.
Si vous coopérez, on déchire
ces bons de livraison
et on oublie cet entretien.
-Tu lui proposes un marché ?
-Tu es trop pointilleux.
La loi vous interdit de sponsoriser des soirées étudiantes.
Si ce n'est pas lui qui le fait, ce sera la concurrence.
On est là pour retrouver Arthur,
pas pour mettre des amendes.
Alors...
Qu'est-ce qu'on fait ?
J'ai un faible pour la vodka-pomme.
-Elle plaît bien.
Nous sommes en phase-test sur les étudiants.
Il faut trouver de nouveaux marchés.
Tout le monde ne peut pas
être payé par l'Etat.
-Où stockez-vous cette gamme ?
-Mickaël loue un entrepôt derrière le nôtre, le 49B.
Vous n'oubliez pas
notre marché ?
-Oh... Parce que vous nous avez crus ?
Mais non.
Je vais veiller
à ce que vous soyez poursuivi.
Ce que vous faites est immonde.
C'est celui-ci.
...
Arthur était là.
Antoine ! -Oui.
-On dirait les Barbapapa.
-Arthur a peut-être trouvé
de quoi ouvrir la serrure.
-Ca a été forcé de l'extérieur.
-Quelqu'un a dû l'entendre.
Ce n'est pas le désert, ici.
-Pourquoi il ne nous aurait pas prévenus, alors ?
-Pourquoi Arthur ne s'est-il pas dit :
"Tiens, si j'appelais ce charmant policier" ?
-Il faut checker ses comptes sociaux.
-Désolé, ma femme passait un doppler
et je n'ai rien avalé.
C'est au vinaigre.
-Des chips au vinaigre.
-Ca nous dit quoi à part qu'il a des goûts de chiotte ?
-Si Bellon achetait ça à Arthur, c'est qu'il connaissait ses goûts.
-Ils se connaissaient ?
Je suis sur la page d'Arthur. Bellon n'est pas dans ses amis.
-Il n'a que 28 amis.
-La page n'a pas été mise à jour depuis un mois.
-"Bon anniversaire, maman." C'est mignon.
-L'arnaque. Il a ses parents comme amis. Il a deux profils.
-Plein de parents ont leur enfant comme ami.
-Pour te contrôler.
-Arthur a un 2e compte. "Cheveux gras" a raison.
-Chrystelle ?
-Elle a un problème de shampooing.
"Arthur King". Rien que ça.
Sacré palmarès. -Ce n'est pas le même.
Musique rock.
Cris joyeux.
-C'est ça, le binge drinking ? -Oui.
...
-Je vais enfermer ma fille à double tour jusqu'à sa ménopause.
-Eh ben...
-Il n'est pas net, cet Arthur, mais Bellon n'est pas un ami.
-Non.
-Bon, merci pour ton oeil d'experte.
-Attia m'a dit de relire
ton rapport sur l'arrestation.
Elle veut mon avis.
-Aucun souci, fais ce que tu as à faire.
-Elle va te soumettre à un test de tir.
Musique rock. Cris joyeux.
...
-Vous semblez si innocents.
-Attendez, c'est le week-end, pour décompresser.
-Et le coma éthylique d'Arthur
il y a un an ?
-On a eu un peu peur, mais bon...
Son record reste inégalé.
Il a mis KO le champion
de la fac de médecine. -King Arthur.
Grâce à lui, notre école est en tête du classement.
-C'est important pour une école d'avoir
un bon niveau, mais aussi une bonne ambiance.
-Vous le connaissez ?
-C'est le type qui nous fournit en alcool.
-Un copain d'Arthur ?
-Non, Arthur est sympa avec lui parce qu'il fait de bons tarifs.
-Il l'appelle "Vodkon".
Elle soupire.
-Vous connaissez les chips préférées d'Arthur ?
Vodkon, lui, il les connaît.
9h au stand de tir demain matin.
C'est noté.
-Il y a un lien entre Bellon et Arthur.
Ils ont monté une société, King Party.
-Pour animer des soirées.
Arthur a ouvert un compte pour ça.
Regarde les revenus du mois dernier.
-Je gagne moins que lui.
-Il a été bien orienté.
Des soirées pour étudiants ?
-Non, pour lycéens.
C'est compliqué pour eux.
Mineurs, ils ne peuvent pas acheter d'alcool.
-Arthur est un enculé.
-J'avais senti qu'il était louche.
-Pourquoi Bellon l'enlèverait ?
-Arthur se met le double
des gains en poche.
Bellon s'en est rendu compte et s'est vengé.
-Il a voulu récupérer sa part. Arthur est planqué.
-Qui l'aurait délivré ? -Je m'en fous.
Attendons qu'Arthur se pointe.
-Je ne supporte pas de ne pas comprendre.
Hélène ?
Hélène, c'est Candice.
Où est ta maîtresse ?
-C'est vous. Je m'étais allongée
et je me suis endormie. Il y a du nouveau ?
-Oui et non.
On n'a pas retrouvé Arthur. Lui et Bellon avaient monté
un business de beuverie pour ados.
Bellon s'en serait pris à lui pour de l'argent.
Je ne vois pas le rapport avec votre fils.
-(Je ne sais pas.)
-Désolée de remuer tout ça. Puis-je monter pour fouiller
dans ses affaires ? -Il n'y a plus rien.
Après le passage de vos collègues,
j'ai donné toutes ses affaires.
J'ai vidé la chambre. C'est mon bureau.
Ca vous choque ? -Non.
Pas du tout. Chacun réagit comme il peut.
Je suis désolée.
Cris de canard.
Pardon.
...
Oui, Chrystelle.
Il n'a pas de séquelles ?
Alléluia !
Qu'est-ce qu'ils ont dit ?
Oui.
Quand peut-on aller l'interroger ?
Bon, on se donne rendez-vous dans 2h à l'hôpital ?
Ca va ? OK, merci, Chrystelle.
On dirait que tu as encore mal.
...
-Elle fait quoi, là ?
-Elle s'exerce au tir.
-On va faire sans elle. Viens.
-Enlever Arthur ? Vous débloquez ou quoi ?
-Que s'est-il passé ?
-Il m'a appelé depuis l'hôpital. Quelqu'un l'avait agressé.
Et les keufs
ne le croyaient pas.
Il voulait se planquer. -Tu as eu l'idée de l'entrepôt ?
-C'est lui.
-Il connaissait son agresseur ? -Non, mais il était sûr
que c'était à cause des soirées. Parfois, ça dérape,
avec les petits intellos.
-Donne le nom de ceux qui ont morflé en soirée.
-Qu'est-ce que j'en sais ?
-Votre planque, quelqu'un l'a trouvée et ton pote a disparu.
Dispute d'enfants.
-Cool, tu rentres super tôt.
-J'ai même pensé au basilic. -Merci.
-Je craque.
Ils s'engueulent. Je n'arrive pas à travailler.
-Tu veux de l'aide ?
-Ca y est ? Tu t'es fait virer ?
-Pas encore.
Les jumeaux se disputent.
Que se passe-t-il là-haut ?
-Si tu fais ça, je te casse la gueule.
-Hé ! Ho !
Ca va pas ? Qu'y a-t-il ?
-Il veut faire un mur ! -Je veux ma chambre à moi.
-On ne peut pas couper la chambre.
Sinon, on fait comment avec la porte ?
La fenêtre, c'est pareil.
Ils se disputent.
Aboiements.
(Chut, sois gentil.)
Dis-moi, si ta maîtresse avait refait la chambre d'Hugo,
elle aurait enlevé les stickers.
...
-Allez, vas-y ! Tu peux mieux que ça !
Allez, avale !
Vas-y !
Ah, Candice, venez.
On s'amuse.
Le joueur doit boire plus vite
que le maître du jeu ne le sert.
Il ne gagne que si son verre est vide.
Allez ! Vas-y !
Avale, allez, vas-y !
Il n'y arrive pas. Il perd tout le temps.
Vas-y, continue.
-Je ne crois pas qu'il soit en train de jouer.
-Ah non.
*-Montre ce que tu as dans le ventre.
-Et Hugo, il joue, là ?
*-ALLEZ !
*BOIS ! BOIS ! BOIS ! BOIS ! BOIS ! BOIS ! BOIS ! BOIS ! BOIS !
*BOIS ! BOIS ! BOIS ! BOIS ! BOIS ! BOIS ! BOIS !
Cris et rires.
...
-Le film a circulé sur les portables, les sites.
Hugo ne l'a pas supporté.
*TAFIOLE ! TAFIOLE ! TAFIOLE ! TAFIOLE ! TAFIOLE ! TAFIOLE !
-15 jours après, il a pris des médocs
et s'est jeté de la falaise.
Tout ça, je l'ai découvert
bien après.
Huées.
Ils se moquent et rient.
Elle sanglote.
Huées.
*-TAFIOLE ! TAFIOLE ! TAFIOLE !
*TAFIOLE ! TAFIOLE ! TAFIOLE ! TAFIOLE ! TAFIOLE ! TAFIOLE !
*TAFIOLE ! TAFIOLE ! TAFIOLE !
...
Coups de feu.
...
-Je ne m'étais pas planté.
Il y avait un serial pousseur ou pas ?
-Il n'y en avait pas.
Si tu avais été plus humain avec la mère d'Hugo,
elle n'aurait pas cherché à le venger.
-Elle t'a baladée comme une débutante.
Tu as préféré la croire elle plutôt que moi.
Coups de feu. -C'est toi qui l'as arrêtée ?
Coups de feu.
-Comment a-t-elle trouvé l'entrepôt avant nous ?
...
-Elle l'a trouvé dans les papiers de Bellon.
...
-Ceux que tu avais ramenés chez toi ?
-Mes enfants me trouvent nulle à "Call Of",
mais les jeux vidéo, ça permet de s'entretenir.
Elle chantonne.
Et si vous arrêtiez de me prendre pour une quiche ?
Elle rit.
-Bon, ben...
Il tape dans ses mains.
Merci.
-C'est pas mal. -Très pas mal.
Très très pas mal.
-Candice, avec un C comme "conne".
Il y a certaines règles avec lesquelles je ne transigerai pas.
On est d'accord ?
Tu descends ?
Aboiements.
-Ouais, Fun ! -TROP COOL !
-Il est beau ! -Il est doux !
Cris de joie.
...
-(Je sais ce que j'ai dit, mais c'était trop long.)
-Bon.
Sous-titrage MFP.
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