All language subtitles for Candice Renoir_France 2_2013_04_19_21_35 الحلقة الثانية

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic Download
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
en English
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

...

-Merci de m'avoir invitée. -De rien. T'es jamais venue ?

C'est le Q.G. de ton groupe.

Ca va pas mieux ?

-Depuis que j'ai acheté une méthode de pensée positive, si. Et toi ?

Pour être invitée dans leur Q.G., tu soldes le relevé d'empreintes ?

-Non. Disons qu'Antoine... Euh, le capitaine Dumas

m'a invitée un soir pour... parler d'un dossier.

-Et te culbuter sur le comptoir. -Tu penses me faire avouer ainsi ?

-Alors ? -Ah !

Alors... C'était un soir, mais c'était pas mal.

Vraiment bien. Ta méthode de pensée positive te le recommanderait.

-Il a déjà du mal à m'accepter comme supérieure...

-Quand on parle du loup...

-On en voit la queue !

-Oui, Antoine ?

Génial ! Où ça ?

J'arrive. A toute. -Il veut te parler d'un dossier ?

-Non, d'un meurtre.

Lotissement des Genêts.

Il aurait pu te prévenir la 1re. -Ou me prévenir tout court.

-What you want, baby, I got.

What you need, do you know I've got it ?

All I'm askin'

is for a little respect when you come home.

-JUST A LITTLE BIT. -When you get home.

-JUST A LITTLE BIT. -Mister !

-I ain't gonna do you wrong

while your gone. Ain't gonna do you wrong.

-Il a pris cher, lui. -Une vraie boucherie.

-Samy, tu passes aux empreintes ? -Ca roule.

-On a une idée de l'heure du crime ?

-Je dirais une heure.

Deux maximum. Tu vois comme ça coagule vite ?

-Trop bien.

-Pardon. -Je boirai plus jamais à jeun.

-Ni peau ni sang sous les ongles. Il s'est pas débattu.

-Commandante, vous êtes là ?

-C'est le propriétaire ? -Oui.

Thierry Caron, 42 ans, marié, un enfant. Sa femme est à côté,

Antoine l'interroge. On n'a pas retrouvé l'arme du crime.

-Ca doit être un couteau. Large, bien aiguisé...

Un couteau de cuisinier.

16 ou 18cm. Y a au moins 10 entailles.

-On a affaire à un dingue.

-Qui déteste les barbecues. Mais qu'y avait-il au menu ?

...

-Vous êtes là... Confortable ?

-Je préfère les matelas plus durs. -Je vous ai cherchée partout !

-Ah ! Ca oui, vous m'avez cherchée. -Pardon ?

Sylvie Caron est rentrée à 19h30,

avec son fils, et a découvert le corps de son mari.

-Le petit l'a vu ?

-Non.

La victime avait pris sa journée pour jardiner et préparer un dîner.

-C'est gentil, ça.

-Oui...

Elle comprend pas. Son mari était un comptable, bon mari, bon père...

-Bon mari ? Pourquoi ils faisaient chambre à part ?

Le 2e est sur le canapé du bureau.

-J'avais pas vu.

-C'est moi qui prenais le canapé. -Vous aviez quelqu'un d'autre ?

-Personne. Je ne l'aimais plus, c'est tout.

Il vient de mourir. Ne m'obligez pas à en dire du mal.

-Non, j'ai juste besoin de savoir qui il était.

-Plus l'homme dont j'étais tombée amoureuse.

-D'accord... Il était comptable, c'est ça ?

-Directeur du recouvrement et des impayés. Ca gagne mieux.

Il lui fallait toujours plus... Belle maison, écran plat géant...

Je lui reprochais ses heures sup',

il disait qu'il les faisait pour nous.

Son fils avait juste besoin de lui. Y a un mois,

Thierry avait promis à Lucas d'aller le voir jouer au foot.

Il le faisait jamais.

Evidemment, il a oublié. A la fin de l'entraînement,

un type du centre de réinsertion a abordé Lucas.

-Le centre de réinsertion ? -Pour malades mentaux.

Lucas a eu peur et s'est enfui.

Il est rentré seul à la maison, alors qu'il faisait nuit, à 8 ans.

-Votre mari a réagi comment ?

-Mal. C'était de sa faute, mais il s'en est pris à ce pauvre type.

J'ai pas supporté.

-Qu'a-t-il fait à ce type, exactement ?

"Ne laissons pas un malade mental faire du mal à nos enfants."

C'est dur.

Vous avez aidé Thierry Caron à faire cette pétition ?

-Non, mais je l'ai signée.

-Il a fait cette photo de son portable.

-Depuis qu'il y a ce centre, les incidents se multiplient.

Lucas a été agressé,

il fallait réagir.

-Agressé ? Je croyais qu'il avait juste eu peur.

-Ce malade circule dans la rue, car un psy le déclare inoffensif.

L'erreur est humaine. -Vous avez vécu en Afrique ?

-Pas vraiment. Je suis steward, je suis allé un peu partout.

-J'ai passé deux ans à Dakar. Là-bas, un dicton dit ceci :

"Quand tout le monde est fou, personne n'est fou."

-Thierry voulait anticiper un drame.

Et c'est lui qui est mort.

-Vous avez vu ce type le tuer ?

-Non. Mais je l'ai vu traîner dans la rue, en fin d'après-midi.

Vous allez l'interroger ? -Oui.

Evidemment.

Dès qu'on en aura fini avec vous. -Non, demain.

Allez... Merci.

-Vous me contredisez devant témoin ?

-Entre 21h et 6h, on a des règles à respecter.

On a évité une erreur de procédure. -J'ai pas vu l'heure.

J'en ai assez de vos manières.

Déjà, le coup du téléphone... -De quoi vous parlez ?

-Vous ne m'avez pas prévenue du meurtre,

pour me mettre sur la touche. -L'alcool, ça rend parano.

Oui, j'ai un odorat très fin.

-Ca suffit. Je suis votre supérieure.

Vous voulez une mise en garde pour vous le rappeler ? Vous l'avez.

J'ai confiance.

*-Je maîtrise mes émotions. -Je maîtrise mes émotions.

*-Je reste toujours calme.

-Je reste calme.

*-J'ai confiance en moi.

-Salut. -Vous sortiez les poubelles ?

-Non. Hervé nous a montré ses guitares.

-Allez...

Merci pour eux. Bonne nuit. -Ca m'a fait super...

Super plaisir.

-Où sont les jumeaux ?

-Au lit. Laurette éteint à 20h30. -Elle a raison.

Ils ont besoin de sommeil.

Vous êtes pas sympas.

-Elle est pire qu'une vieille.

-Hervé cuisine mieux qu'elle. -Il est trop cool, lui.

-En plus, sa femme voyage beaucoup. Il est tout le temps tout seul.

-Il est tard.

Au lit. -C'est mercredi, demain.

-Au lit ! Je compte jusqu'à 3.

Un, deux... -C'est un régime fasciste, ici !

Tu décides de tout ! Tu m'étonnes que papa ait pas tenu le coup.

Sonnette.

Cloche.

-Je croyais que t'étais fâchée.

-A quoi tu joues ? -OK, t'es fâchée.

-J'ai été claire : je ne veux pas d'un adultère entre deux portes.

Quand on a été trompée comme je l'ai été, on n'a aucune envie

que ce soit le tour d'une autre. -OK, je vois.

Ecoute bien...

J'ai pas l'habitude d'embrasser des femmes dans le dos de la mienne.

C'est la 1re fois que ça m'arrive.

L'autre soir, quand je t'ai rencontrée,

j'ai eu le coup de foudre. Voilà.

Mais je suis d'accord avec toi.

On vaut beaucoup mieux que ça.

-C'est ça... Bonjour à Claire.

Article 61...

Article 10.

Article R61...

-Je le reconnais : il est venu ici il y a un mois.

Il exigeait que Christian Melki soit privé de sortie.

Un sacré connard.

-Il s'est fait massacrer à coups de couteau.

-Et forcément, c'est le crime d'un fou !

-"Infirmerie - Cuisine". Qui y a accès ?

-Le personnel soignant et d'entretien.

-Pas les patients ?

Vous avez peur de quoi ? -Vous ne comprenez pas.

On les protège d'eux-mêmes. Ils ne sont pas violents, mais dépressifs.

Normal : en plus de la maladie, ils doivent supporter la bêtise.

On tue un type le soir,

et le matin, vous avez déjà votre coupable idéal ici ?

-Christian Melki n'est pas plus suspect que vous.

D'ailleurs, que faisiez-vous, hier soir ?

-C'est lui.

Il fait peut-être peur,

mais il n'est pas plus fou que vous et moi.

La chorée de Huntington n'est pas une maladie psychiatrique,

mais neurodégénérative, qui affecte la coordination des mouvements

et l'organisation de la pensée.

-Ca se soigne ? -Malheureusement non. Pas encore.

Son état se dégrade rapidement. Dans 2 ou 3 ans, il va mourir.

Comme sa mère et son frère avant lui.

-C'est sa femme ?

-Non, c'est Isabelle.

Une bénévole qui l'aide pour ses mails. Il ne peut plus écrire.

-Je peux lui parler ?

-Isabelle... -Oui ?

Madame voudrait parler à Christian. -Commandant Renoir.

-Bonjour. Isabelle.

Christian, je te laisse avec le commandant.

-Je veux... finir mon... mail.

-Bonjour, M. Melki.

Une petite pause ?

A moi !

Les gamins du centre sont plus doués que moi.

Vous avez eu des problèmes avec un des papas ?

Hé ! Non ! Y a triche !

Vous savez qui a fait ça ?

-Je suis pas fou !

-Vous l'avez vu, hier ?

...

Lâchez-le !

Il est pas dangereux. -Vous voulez parier ?

Un couteau a disparu, en cuisine.

-Lâchez-le !

-C'est le numéro 4.

Il était dans le jardin de mon voisin.

Ils se disputaient. Il portait ce sweat-shirt.

-Il était quelle heure ?

-Depuis que je suis en arrêt de travail, je regarde moins l'heure,

mais il devait être 18h. -Pas plus tard ?

-Non.

-Ca correspond : Melki est rentré à 18h30 au centre.

Il a fait une tentative de suicide y a un mois.

Il avait volé des médicaments à l'infirmerie.

S'il a eu le code une fois, il a pu recommencer.

-La taulière vous réclame.

-OK.

-Voici la main courante déposée par Thierry.

La police n'a rien fait. -C'était pas une agression.

-Maintenant, on a un gentil père de famille massacré par un malade.

Les médias vont nous tomber dessus.

-Faut souligner qu'on n'a mis que quelques heures à l'arrêter.

-Vous vous ennuyez, commandant ?

-Non. Je me demandais si vous n'étiez pas végétarienne.

Vous êtes si mince...

Moi, j'adore les viandes grillées.

Je fais plein de barbecues. Du coup, les enfants sont dehors,

et la cuisine reste propre. -Vous cherchez à me dire un truc ?

-Christian Melki n'a pas pu tuer Thierry Caron, à cause du barbecue.

-C'est pas vrai...

-Le frigidaire de Thierry Caron contenait des brochettes au boeuf.

Sa famille rentre à 19h30. Il a pas mis le barbecue en route à 18h :

les brochettes auraient été trop cuites.

Il l'a donc mis plus tard... Et Melki a un alibi.

-Eh oui !

Vous m'imaginez dire au procureur que la culpabilité de Melki

repose sur un problème de... Comment dire ? De brochettes ?

-C'est vous le patron. Je dis juste qu'il vaudrait mieux rester discret

sur la garde à vue. -Vous fumez ?

Suivez-moi.

-Non, merci. J'ai arrêté à ma 1re grossesse.

C'est là que j'ai commencé à... grossir.

-Dites-moi, Candice... Cette reprise ? Le groupe ?

-Bien ! Très bien ! Chacun est en train de prendre ses marques.

-Donc, ça roule ? -Oui.

-Rien qui justifie que toute mon équipe demande sa mutation ?

Entre perdre 3 bons éléments et vous perdre vous, j'ai choisi.

Vous êtes une bonne enquêtrice, mais il me faut un chef de groupe.

Dumas poursuit l'enquête.

-Ca va vous revenir comme un boomerang.

Offrez-leur ma tête.

Ils vont se sentir si puissants que vous ne pourrez plus les diriger.

-Terminez cette enquête. Ensuite, c'est vous qui êtes mutée.

-Martin ! Arrête !

Arrêtez ! Arrête...

-Que se passe-t-il ? -Vous êtes injoignable.

-Laurette a perdu ses clés.

(-PARCE QUE LAURETTE, ELLE EST BETE !)

-Je les avais bien rangées, pourtant.

-Vous avez pensé à un cordon autour du cou, comme pour les enfants ?

-Non.

-Tu rentres avec nous ?

-Non, j'ai encore du travail.

A ce soir, mes chéris.

-A ce soir.

-Et à son travail ? Aucun souci avec un client ?

-Il avait aucun contact direct avec la clientèle.

-Alors, on retourne au centre. -Je viens avec vous.

-On est assez de 3. C'est mercredi, vos enfants ont besoin de vous.

-C'est plus ?

Vous aviez parié

que j'allais être débarquée ? Ca a raté : je vous rembourse.

-Ne le prenez pas personnellement. -Elle a sanctionné Antoine !

-Il a omis

de me prévenir d'un meurtre. -C'était à moi de vous appeler.

-Il fallait me le dire.

-Antoine a pas voulu, par esprit d'équipe.

J'aurais pas parié qu'elle lâcherait l'affaire si vite.

-Un peu vite, non ?

-J'ai pas identifié cet homme par plaisir.

J'ai refusé de signer la pétition de Thierry.

-Vous étiez allongée là, quand vous avez vu Caron et Melki ?

-Non, c'est quand je me suis levée pour aller aux toilettes.

A mon retour, ils n'étaient plus là.

-Ils étaient où ? Devant l'entrée ? Dans l'allée ?

-Près du garage. -Ouvert ? Fermé ?

-Y avait quelque chose qui me le cachait. Une voiture...

Une camionnette...

Oui, y avait une camionnette, juste devant.

-Une camionnette de livraison ?

-Oui, y avait un logo dessus. -Du genre ?

-Je vais pas y arriver. -Si.

Carré ? Rond ? Rectangle ?

-Un rond. -Un rond.

-Avec des sortes de traits. Genre... un soleil.

-Faut pas qu'on lâche. C'est à Antoine de diriger le groupe.

-Toi, dès que c'est Antoine... -Quoi ?

-Ouais, bébé ? Quoi ? C'est tôt, pour avoir des contractions...

OK, écoute-moi...

-Avez-vous assuré des livraisons hier au lotissement des Genêts ?

-Bonjour ! Ca me dit rien, mais je vais vérifier.

Non, pas du tout.

-Bonjour. -Bonjour.

-Ce sweat-shirt est à vous ?

-Non, à mon livreur.

-Il a un nom, votre livreur ?

-Oui, Yanis. Yanis Melki.

-Nous la fais pas à l'envers. Le témoin s'est gouré.

C'était toi, sur le lieu du crime. -Je vous emmerde.

-C'est ça qui t'a pas plu. -Ferme ta gueule.

-T'as vu où tu es ? Tu veux ajouter une ligne à ton casier ?

Outrage à agent, ivresse, excès de vitesse...

-T'as le coupable idéal, et c'est la fête, c'est ça ?

-Yanis... Ca fait longtemps que vous savez que vous êtes malade ?

Un casier vierge...

Et y a deux ans, vous commencez à déraper.

Ca correspond au moment où on vous a testé, non ?

Je me trompe ?

Pour votre père, c'est trop tard. Pas pour vous. La science avance.

-C'est des conneries ! Evidemment que je vais y passer !

Mais c'est pas ça qui me fait peur. C'est avant.

Petit, mon père m'emmenait voir mon oncle.

Il me faisait flipper, il était dégueulasse.

Je dois vivre avec ça ?

Avec l'idée que, bientôt, ce sera moi ? Ca ?

Ca fait deux ans que j'ai pas vu mon père.

Voilà... C'est moi qui suis dégueulasse.

-Vous êtes allé voir Thierry Caron. -Pour qu'il cesse de me harceler.

-Que voulait-il ?

-Que j'aille voir mon père, que je m'occupe de lui.

J'ai pas tué ce type. Je lui ai hurlé dessus, c'est tout.

A la fin, il avait une course à faire dans une station-service.

Je l'ai emmené !

-Il avait raison, la voiture de Caron était en révision.

-La station-service est à 7mn de marche de sa maison.

-Il a acheté du charbon de bois.

-On trouve de tout, dans ces stations.

-Il est mort après 18h30, bien après l'heure qu'on imagine.

-Moi, depuis le début...

-Yanis Melki et son père sont hors de cause... Qui a charcuté Caron ?

-La piste de la pétition, ça marche pas.

Sa femme a un alibi, et il a pas de problèmes au boulot. On a rien.

-C'est bizarre. Thierry Caron est fou de rage contre le centre,

il lance une pétition, puis s'arrête.

La mairie n'a jamais reçu la pétition.

Mieux : il tente de réconcilier un homme qu'il considère dangereux

avec son fils. Pourquoi un tel revirement ?

-Il a eu honte ?

-Tout seul, devant sa glace ? -Ca nous mène où, votre théorie ?

-Parfois, il faut savoir chercher sans savoir où l'on va.

-Voici le Dr Drouot.

J'aimerais que vous preniez sa plainte personnellement.

-J'ai peur pour mes patients.

Depuis l'arrestation de Christian, ils sont pris à partie dans la rue.

On reçoit des menaces.

-J'ai veillé à ce que sa garde à vue reste confidentielle.

J'ai mis à l'écart la presse.

On sécurisera votre établissement. Hein, commandant ?

-Bien sûr. Je délèguerai une équipe pour surveiller votre centre.

Chrystelle s'en occupera.

-Pourquoi Christian Melki est-il toujours retenu ici ?

-Levez la garde à vue.

-On est pressés ? -Mais vous êtes inconsciente !

-Parfois, on n'a plus de place en cellule.

Alors, on met deux gardés à vue dans la même pièce.

-Décidément,

vous êtes une femme étonnante. -Un peu trop, il paraît.

-Numéro 20 : M. et Mme Bernado.

-Et juste avant, les Michel, au 18.

Un homme de chiffres rigoureux comme Thierry Caron est méthodique

et opère rue par rue, maison par maison, numéro par numéro.

-Numéro 22 : les Melkoub.

-Voilà. Après, la liste s'arrête. Il a laissé tomber.

-On les interroge ?

-Non. S'ils ont signé, c'est qu'ils étaient d'accord avec sa pétition.

Celle qui m'intéresse,

c'est celle-ci. Juste après.

Isabelle Lemot.

Elle sonne.

-Bonjour. Entrez, je vous en prie.

Désolée pour le bazar, je suis en plein déménagement.

-Je vous ai vue au centre, avec Melki. Vous êtes bénévole ?

-Ce centre a fait du bruit, dans le quartier. J'ai choisi mon camp.

-Vous avez déjà vu ça ?

Non, pas ça... C'est un autre.

Voilà, ça.

-Oui. Il est venu me voir il y a 3 semaines, avec son torchon.

J'ai failli le chasser.

Mais j'en pensé que réussir à le faire changer d'avis

rendrait plus service à Christian que de lui écrire ses mails.

-Que lui avez-vous dit ?

-Qu'il serait responsable de sa prochaine tentative de suicide.

Ca l'a tout de suite calmé.

Thierry n'était pas méchant. Juste ignorant, comme beaucoup.

Il pensait Christian fou.

Je lui ai expliqué ce qu'était la chorée de Huntington.

Il était très mal. Il m'a dit qu'il aurait dû écouter sa femme.

-Vous lui avez parlé de Yanis ? -Oui. Christian a abordé son fils

pour jouer au foot avec lui, comme avec Yanis, quand il était petit.

Texto.

Quel gâchis...

-Excusez-moi, je...

-Thierry Caron a bien reçu 12 coups de couteau, mais après sa mort.

-Tu plaisantes ? -Jamais avec les autopsies.

Il est mort d'un seul coup,

dans le dos. L'arme est un truc fin, long et pointu.

Comme un pic à brochette.

-On a maquillé le crime pour faire croire à l'oeuvre d'un dingue ?

-Exactement.

-Pas pour moi. La dernière fois, l'équipe a eu ma peau.

-Quoi ?

-Ils ont raison, je suis pas faite pour le commandement.

-Je rêve ! Tu culpabilises ?

Tu paies juste le fait d'être une femme, mère de famille, jolie...

-Blonde. Coassement.

Les enfants ont encore changé ma sonnerie. Désolée.

C'est Antoine.

-Tu vois, il connaît ton numéro, maintenant.

-Oui ?

Quoi ?

-Je vous avais prévenus.

-Que s'est-il passé ? -J'étais dans mon bureau.

J'ai entendu du bruit.

J'ai cru que votre équipe de protection arrivait enfin.

C'était un type cagoulé,

qui taguait le mur avec une bombe. Il me l'a envoyée dans la figure.

-Je vous fais un bandage.

-Si vos gars étaient arrivés à temps, ce type serait en taule.

-J'ai oublié.

-Et s'il porte plainte contre nous ?

-J'ai déconné, je sais.

Vous allez faire quoi ?

-Vous ne reconnaissez que le capitaine Dumas comme chef ?

Il va donc vous dire ce qu'il ferait à ma place.

-Je ferais un rapport.

*-J'ai confiance en moi.

*Je maîtrise mes émotions.

*"Respect".

*...

*-What you want, baby, I got.

*What you need, do you know I've got it ?

*All I'm askin' is for a little respect when you come home.

-JUST A LITTLE BIT. -When you get home.

-JUST A LITTLE BIT. -Mister !

I ain't gonna do you wrong

while you're gone.

Ain't gonna do you wrong cause I don't want to.

All I'm askin' is for a little respect.

...

*-Ca me fait plaisir que vous passiez des bonnes journées.

-Tu nous manques trop, papa.

*-Vous me manquez aussi. Je vous embrasse, les garçons.

-J'ai un dîner à préparer ! -Après ton exo de maths !

Bonsoir. -Bonsoir. Et Emma ?

-Elle refuse mon aide.

-Vous avez retrouvé vos clés ? -Désolée.

-Le camion de pompier est leur cachette préférée.

-Les jumeaux auraient caché mes clés ?

-Laurette... Votre héroïsme me fait du bien. A votre place,

je les aurais abandonnés dans un parc, accrochés à un arbre,

non loin d'une fourmilière.

-C'est une blague ?

-Mmh !

Ca sent bon !

-C'est tout simple : des blancs de poulet et du lait de coco.

-Achète plutôt des produits allégés.

-Ah ça, non !

-Si tu te fous de ma ligne, pense à celle de maman chérie.

-Y a plus de curry !

-Et quand c'est grave, tu cries comment ?

-Je vais faire du poulet au curry sans curry ? Je vais chez Hervé.

-Sûrement pas.

Ca se fait pas.

Il est trop tard. -Il est même pas 8h.

-Et à quoi ça sert d'avoir des voisins sympas, sinon ?

-Ah ! Voilà l'agneau de lait par barquettes de 250g...

Ils mettent pas la date de péremption... C'est pénible.

-Je fais pas mes courses sur Internet.

Encore moins sur mes heures de travail. Ca fait 30mn, là...

On attend quoi ?

-Mon collègue.

C'est pratique, quand même, pour l'eau, le lait, le charbon...

-Je fais les courses une fois par mois.

-Ah bon ? Vous devez manquer de tout !

-Je suis hyper organisé. Je stocke dans mon garage.

Dites-moi au moins ce qu'on fait là.

-Je veux vérifier votre alibi sur l'heure du crime.

Je suis pas sûre.

Ma fille aime pas l'agneau de lait. -J'étais avec ma femme !

-Oui... Mais Thierry Caron est mort entre 18h30 et 19h.

Et là, vous étiez seul chez vous.

-Nous étions amis. Vous comprenez le sens de ce mot ?

-Oui, très bien... Mais justement, je comprends pas pourquoi,

à ce moment-là, Thierry est parti à la station-service

chercher du charbon, au lieu de sonner chez vous.

-Je venais de m'absenter 10 jours. Il ignorait que j'étais rentré.

-Je crois plutôt que vous étiez fâchés.

A cause de Sylvie ?

Les Caron avaient des problèmes de couple... A cause de vous ?

-Coucher avec la femme de son voisin... C'est minable.

-Alors, pourquoi vous étiez fâchés ?

Bon, moi, j'ai tout mon temps, j'ai d'autres courses à faire.

-A cause de la pétition.

En rentrant de vacances, j'ai demandé où ça en était.

Thierry m'a annoncé qu'il laissait tomber.

On s'est engueulés. C'est tout.

-Vous mentez, M. Angelo. Vous étiez pas en vacances.

Vous étiez en cure de sommeil. J'ai appelé votre DRH.

On vous a mis à pied suite à un pétage de plombs en vol.

-Un passager m'a agressé. Ca arrive. Je vais bien mieux.

-Vous êtes sûr ? Selon les experts, vous avez du mal à gérer le stress.

-C'est faux.

-Ils disent que vous pourrez plus jamais voler. Ca doit être dur...

Cloué au sol...

-Les psys disent n'importe quoi. Je vais me battre.

-Thierry Caron a renoncé à la pétition.

Ca vous a rendu fou.

Et ca a dégénéré. -Taisez-vous !

-C'est quoi, votre dicton ? "Quand tout le monde est fou..."

-"Personne n'est fou." -On s'est gouré de fou.

C'est lui, l'agresseur. -On n'a aucune preuve.

Et comme vous l'avez provoqué, il va plus parler.

-J'ai appliqué vos méthodes. Je parie qu'on trouvera des preuves.

-C'est une maladie, chez vous, de parier à tout bout de champ.

-Mme Caron.

La poubelle de votre voisin ? -Elle est là.

-Là ? Vas-y.

-Quoi ? -Fouille.

-Putain...

-Vous soupçonnez Fabien ?

-Ca va ? Vous tenez le coup ?

-Thierry et moi, on s'est quittés fâchés. Je m'en veux.

Je vous ai dit que je ne l'aimais plus.

C'était faux. J'espérais juste qu'il réagirait.

-Il a réagi : il a abandonné la pétition.

Il a essayé de réparer ses torts,

vis-à-vis du patient qui avait fait peur à votre fils.

-C'est vrai ? -Oui.

Les rosiers grimpants,

c'est vraiment mes préférés. C'est un Meilland ?

-Oui.

La semaine dernière, y avait encore des roses.

Le père de Thierry l'avait planté à notre arrivée. Il était jardinier.

-Le jour du meurtre, votre mari avait posé un congé pour jardiner ?

-Oui.

-Au revoir, Mme Caron.

-Au revoir.

-C'était dans la poubelle d'Angelo. -Un tee-shirt plein de sang.

-Il a menti.

Il a pas pris sa journée pour jardiner.

-Qu'en savez-vous ?

-Les fleurs fanées... Il faut les couper pour que le rosier reparte.

Vous comprenez pas ?

Thierry n'a pas coupé les fleurs fanées : il avait mieux à faire.

En 3 semaines, il pose 3 RTT sans en parler à sa femme !

-Ou... On pourrait se concentrer sur le tee-shirt plein de sang

retrouvé dans la poubelle d'Angelo...

-Je rêve, ou vous êtes presque aimable ?

-On se demandait... Si vous passiez l'éponge sur l'oubli de Chrystelle,

nous, on pourrait retirer notre demande de mutation...

-Vous me proposez un marché ?

-Appelez ça comme vous voulez, mais... Oui.

-Mais vous n'accepterez jamais mon autorité. Surtout vous...

Avant, on aurait réglé ça à la loyale, sur la pelouse...

Ca ne se fait plus...

Alors, je vous propose un pari.

-Un pari ? C'est-à-dire ?

-Le 1er qui trouve le meurtrier, preuve à l'appui,

commandera la groupe.

-Vous êtes sérieuse ?

-Je sais que vous respectez ça. Alors, parions.

-Vous allez perdre.

On frappe. -Oui ?

-Je vous dérange ?

-Merci beaucoup.

Je viens d'avoir le Dr Drouot. -Il va comment ?

-Mieux que vous.

Il porte pas plainte.

Si Antoine avait été chef de groupe,

vous n'auriez pas commis deux erreurs en deux jours.

Travailler pour les beaux yeux du patron est une bonne motivation ?

Je sais pas, Chrystelle.

Je vous connais peu, mais vous pourriez faire un bon flic.

A condition de savoir la raison, la bonne raison,

pour laquelle vous êtes là.

Ce sont les fadettes de Thierry ? -Oui.

-Alors ? Que faisait-il derrière le dos de sa femme ?

-Il avait une maîtresse ?

-Sa femme dormait sur le canapé depuis un mois...

-3 numéros reviennent les veilles de ses RTT. Le 1er : chez lui.

Le 2e : le portable de sa femme. Le 3e : je m'en occupe.

-Non, on va téléphoner maintenant.

*-Bonjour, c'est Vanessa. Laissez un message.

-Vanessa...

Joli...

-Je ne le connaissais pas depuis longtemps. Mais sa mort m'a peinée.

-Excusez ma question abrupte : étiez-vous amants ?

-Non ! Bien sûr que non. Coucher avec un collègue de travail,

c'est pas une bonne idée.

Thierry était le nouveau comptable de notre association.

Il voulait que ça reste discret, pour faire une surprise à sa femme.

Euh... Ca, attends...

C'est pour la famille, là-bas. -Il a répondu à une annonce ?

-Il s'est inscrit comme bénévole y a 3 semaines.

Il était en pleine remise en cause personnelle.

Il réalisait qu'il menait une vie égoïste, consumériste,

qu'il devait faire autre chose de sa vie.

-"Chaque miette de vie doit servir à conquérir la dignité."

-C'est notre devise. Il a appris que j'allais engager un comptable,

et il a postulé.

J'étais surprise : il gagnait très bien là où il était.

J'avais embauché quelqu'un de super compétent. Il était si motivé...

-Vous l'avez revu, mardi, le jour du meurtre ?

-Oui. Il s'était inscrit pour une journée de bénévolat.

Je lui ai dit qu'il avait décroché le job, il était fou de joie.

Il m'a dit qu'il l'annoncerait à sa femme le soir même.

Le lendemain, j'ai vu le journal... J'arrive pas à y croire.

Je dois me secouer et rappeler l'autre candidate, mais là,

franchement... J'y arrive pas.

Allez, les gars, y a encore du boulot.

-Et le 12. Ca colle. Ses RTT, il les a passées là.

Vous êtes vénère que Vanessa soit une fausse piste ?

-Non. Mme Caron pleure un homme qui faisait tout pour la reconquérir.

-Et votre pari ?

-Je l'ai perdu. Mais j'ai qu'une parole.

-Pas comme la taulière. Elle avait promis le poste à Antoine.

-C'est une blague ?

-C'est pour ça qu'il a fait un mois de commandement.

Vous vous êtes pointée, et il a eu envie de vous faire la peau.

On se casse ? -Non.

Vérifiez l'alibi de Vanessa pour le meurtre.

Je vais aux toilettes : le thé vert, c'est diurétique.

Alors ?

Je me plante et c'est vous qui faites la tête ?

-Le sang, sur le tee-shirt de Fabien Angelo,

c'est celui de Fabien Angelo.

-Ah... Et il a un alibi ?

-Non. -Le Pr Drouot

a frappé son agresseur. Réinterrogez Angelo.

-Il refuse de parler.

-Essayez de le faire parler vous. Elle sait s'y prendre, non ?

-C'est gentil.

Mais Antoine saura se débrouiller. Je vous donne un conseil :

emmenez Angelo au centre, ça le mettra en situation.

-C'est pas con. -Elle nous balade.

-C'est pas con ! -Depuis le début, elle nous balade.

-Je ne le ferai pas. C'est à vous de coincer les meurtriers.

Moi, je suis médecin.

-Bonjour. -Bonjour, Isabelle.

On tient l'agresseur du docteur.

On espère qu'il avouera le meurtre de Thierry Caron.

C'est un sale type.

Il a pris un couteau en cuisine pour faire accuser Christian Melki.

-Vous voulez bien prendre de ses nouvelles ?

-J'y vais.

-Pensez à la réputation du centre.

Il faut que le public sache.

-D'accord.

-On va vérifier que vous étiez assez grand pour écrire ça.

Enlevez-lui les menottes.

-Je vous reconnais ! Il est venu au centre !

Pour une livraison ! Salopard ! -Salopard ?

-Calmez-vous ! -Calme-toi...

-Foutez-moi la paix !

-Calme-toi.

Reste là !

Tu te calmes !

-Voilà. Fabien Angelo va être mis en examen

pour le meurtre de Thierry Caron et pour l'agression du docteur.

-Docteur !

Docteur ! Docteur !

-Y a un défibrillateur, ici ? -Je sais pas.

-Il en faut un. Si on attend le samu, il va y passer.

Vous avez le code ?

Vous êtes quelqu'un de bien. Vous voulez sauver le docteur.

-Les gars, venez ! -Ca va ?

-Ca va.

-Quitte à vous trahir.

Thierry Caron est revenu plusieurs fois chez vous.

Il était en pleine crise existentielle,

et c'est vous qui l'avez dirigé vers la banque alimentaire.

Ils cherchaient un comptable. Recruter Thierry était une aubaine.

-J'avais plus d'expérience que lui. -Que s'est-il passé, mardi ?

-Vanessa m'a appelée.

Elle m'a dit qu'elle était navrée, mais que je n'avais pas le poste.

J'ai foncé directement chez Thierry.

Il était tout joyeux, dans son jardin,

en train de préparer un barbecue pour sa famille.

Il a reconnu que, sans moi,

il n'en aurait jamais entendu parler, mais que c'était le jeu.

Il n'avait rien fait d'illégal.

Je l'ai... Je l'ai supplié.

Je suis aux abois.

Ca fait 18 mois que je suis au chômage. On va m'expulser.

Mais lui... Il avait déjà un travail.

Il a juste répondu qu'il était désolé,

mais que ce job était sa dernière chance de reconquérir sa femme.

-Vous avez pris un pic à brochette.

-Pour le menacer.

Je voulais qu'il appelle Vanessa pour lui dire qu'il renonçait.

Il m'a regardée, plein de mépris.

Il m'a dit que j'étais pathétique, que j'avais aucune dignité.

Moi...

Je n'avais aucune dignité...

Il m'a tourné le dos, et...

-Regarde.

-Merci, docteur.

-J'aurais préféré que ce ne soit pas elle.

-Vous êtes allée aux toilettes pour que Vanessa vous donne le nom

de l'autre candidate ? -Oui.

J'ai fait le lien grâce à vous. Vous m'avez dit qu'Antoine

me haïssait car la commissaire lui avait promis mon poste.

-C'est pas très juste.

-Vous savez ce qui est injuste ?

C'est qu'entre un homme et une femme de même qualification,

même au sein d'une association, c'est l'homme qui l'emporte.

-On peut tuer pour du travail ?

-La société est dégueulasse.

-Renoir.

On a rendez-vous.

-Je dis quoi ?

-On avait un deal. Pour moi, c'est vous, le chef de groupe.

Félicitations.

...

-Entrez.

Disco.

...

-J'ai confiance en moi... J'ai confiance en moi...

-Non... Commandant ?

-Oh !

Que faites-vous là ? -J'allais vous le demander.

-J'adore ce bar.

J'offre ma tournée ? Ca serait un peu comme un pot d'arrivée !

-Ouais.

-3 bières ? -Allez...

-Super. Je propose qu'on se tutoie. -OK.

-OK.

-3 bières et un mojito.

-Candice ?

-Oh ! C'est "the place to be", ici. T'es pas avec Hervé ?

-Non, ça risque pas... Il m'a quittée.

T'étais pas au courant ? -Non.

-Bonne soirée.

Sous-titrage MFP.

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.