All language subtitles for Plannen 4 2026-10-03 23-46-31-373(1)

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Original subtitles

Au revoir.

Audition des danseuses demain à 10h du matin.

Tu me poignardes dans le dos.

Pire, tu m'arraches le cœur et tu piétines à coups de talons. Ça va,

arrête de faire ta diva.

J'arrive pas à croire que tu m'assassines comme ça.

Refuser la direction artistique du moulin ? J'y penserai quand ma jambe me

fera moins souffrir.

Dis plutôt quand tu rassèches chez tous les barres de Montmartre.

C'est quoi ce bruit ?

Sans doute le bruit de ta mauvaise conscience.

Diane ? Je me doutais que je te retrouverais chez elle.

Je suis désolée, Alexandre.

Il fallait que je vienne.

T'as choisi ce moment.

Je ne peux pas me marier sans ma sœur.

On ne disparaît pas comme ça sans donner de nouvelles.

Elle réapparaîtra quand elle voudra, comme d'habitude.

Arrête ! J'ai l'impression d'entendre l'inspecteur Le Breton.

Je suis sûre qu'il n'a rien fait pour la retrouver.

Cette fois, c'est différent.

Quand je suis arrivée ici, tout était retourné comme un cambriolage.

Sauf que la logeuse jure que rien n'a été volé.

Et puis regarde.

Marie a quitté le Moulin Rouge il y a six mois sans demander son reste.

Je comprends ton inquiétude.

J'en peux plus de t'attendre.

Je tiens à ce mariage autant que toi, tu le sais.

Mais il faut que je la retrouve.

Le plus grandiose des cabarets de Montmartre, le temple de la danse, le

premier palais de la femme.

Depuis le temps qu'on danse pour ça, ils n'attendent que nous, on sera les reines

du cancan ! Les déesses du quadrille ! Les sœurs baro ! Le tout Paris se les

arrache, les femmes les veulent dans leur salon, et les hommes, dans leur

lit. Marie... Bah quoi ? Ça marche bien avec les péquenots du coin, ça marchera

là-bas.

Pour toi aussi d'ailleurs, il suffira de...

Marie. Je sais très bien que tout ça ne m'intéresse pas.

Ah oui.

Tu crois que je ne t'ai pas vue l'autre jour nous regarder quand j'étais avec

Louis ? Pas du tout.

Qu'est-ce que tu racontes ? Tu ne peux pas cacher ce genre de choses à ta sœur.

Moi et moi, on est pareil.

Heureusement que vos parents ne sont pas là pour vous entendre. Ils n'avaient qu

'à pas mourir et me laisser avec vous, espèce de vieille peau.

Marie. Eh bien, on va arrêter les cours de danse. S'ils vous mettent dans des

états pareils... On s'en moque. Ma sœur et moi, on va partir danser au Moulin

Rouge, toutes les deux.

Vous aurez de nos nouvelles dans les journaux.

Plus haut ! Plus vite ! Arrête.

Vous voulez rentrer dans le quadrille ? Oui. On dirait une brochette de dinde.

Suivante !

Bonjour, je m'appelle Diane Baron. Allez-y, dansez, je vous dirai après si

votre nom m'intéresse.

On est au moulin rouge, pas au balai.

Suivante. Attendez, je peux recommencer.

Suivante. Vous allez m'éliminer sans me donner une vraie chance ? Regardez-moi

faire. Suivante. J'ai fait 15 ans de danse classique, je sais danser.

Techniquement, peut-être.

Seulement ici, on veut du spectacle, vous voyez ? Ce qui compte, c'est de

savoir donner de soi.

Comme un amour.

Bon, je doute que vous en sachiez quelque chose.

Suivante ! Viens, ma Florette, viens, chérie, viens, ma brouille.

Monsieur Zidler.

C'est l'amie d'une de mes danseuses, la Goulue, enfin la chef, je veux dire.

J'ai promis d'aller la promener, sinon elle piquait sa crise, la Goulue. Je

cherche du travail, monsieur Zidler, n'importe quoi, je sais coudre.

Au Moulin Rouge, on vend du rêve. C'est le palais de la femme et vous n'êtes pas

le genre de la maison, n'insistez pas. Je peux faire le ménage aussi.

Aucune vermine ne me résiste. Oh, bien envoyé.

Je crois qu'il manque une habilleuse.

On peut l'engager. Allez, viens.

Suivante.

Suivante.

Ah ! Non mais t'es pas folle ! Ecoute-moi bien, pot de chien.

Tu me piques encore une fois avec ton aiguille, moi je te l'enfonce dans l

'œil. Tu sauras.

Je suis désolée.

On t'a jamais appris les bonnes manières, tu bénis.

Hors de mon chemin.

Oh, la goulue, c'est gentil de te joindre à nous.

Avec une heure de retard.

Oh, t'enrage pas, je te t'assure la langue, Charles.

La goulue est là.

Le spectacle peut commencer.

Hé, la goulue, au cas où t'aurais oublié, t'es payée pour lever la jambe,

pas le coude.

Je parle pas aux filles qui ont une jambe plus courte que l'autre,

rigolette.

Est-ce que quelqu'un a vu ma chèvre ? Je crois qu'elle a fugué.

Tu parles qu'elle s'est fait la malle, ouais ? Pauvre bête.

On me parlait d'Accroche-Cœur, une danseuse, vous la connaissez ? Accroche

-Cœur ? J'avais entendu ce nom-là.

Moi, je vois qui c'est.

La vie de des guerpilles, non ? Où ça ? Qu'est-ce que j'en sais, moi ? C'est les

danseuses, ça va, ça vient.

Il paraît que les folies bergères ont débouché pas mal de filles ces derniers

temps. Faut qu'à voir s'il a encore un casier.

Allez maintenant les filles, tout en salle et d'une aire.

Allez, Fernande, la sauterelle.

Surpassez-vous les filles, ce soir on reçoit du beau monde. Un prince russe,

Amaradja, et surtout son altesse en personne.

Le prince des métaux en fusion, le magicien de la finance, Harold Meyer.

Oh, je me cherche le décoiffé celui-là.

Il doit avoir des billets de banque boisé sous le chapeau.

Et les femmes, la bibette saut.

Et maintenant, bougez-vous les miches !

Je

sais ce que vous pensez, c'est un peu mou ce soir, mais vous inquiétez pas.

Demain, ça va pulser ! Bienvenue au Moulin Rouge.

Dis donc, Armand, t'as intérêt à écrire un papier sur mes chansons ? Mais tu

parles à un correspondant de la Gazette de Paris, tu n'obtiendras rien par la

menace.

Par contre, pour un dîner, j'écris ce que tu veux.

D'accord.

Hé, toi ! Tu veux que je t'aide à fouiller dans mon casier ? On dirait que

quelqu'un t'a fait de la place dernièrement.

J'espère que l'emplacement te convient.

C'est qu'elle a dû répondre à la nouvelle.

Tout à fait mon genre.

Je m'appelle Lila.

Je suis pas libre en ce moment, mais ça peut s'arranger.

Pardon ? Bah quoi ? C'est le moment de changer de bord, non ? On est au palais

de la femme, là ! Qu'est-ce que t'as fait des affaires de la fille qui avait

son casier avant toi ? Je sais pas, c'est des vieilles frises qu'on a tout

brûlées.

Qu'est-ce que c'est que ça ?

Qu'est-ce que j'en sais, moi ?

Demandez à Maxime, le pianiste.

Ils étaient toujours fourrés ensemble.

Toi, le jour où tu t'occuperas de tes affaires... Bon, je te laisse, hein ?

Je vais danser.

Chantez !

La nouvelle, elle pose des questions sur Accroche-Coeur.

Oh arrête, tu vas nous foutre la trouille avec des histoires.

Mais si, elle est arrivée l'année dernière, je crois qu'elle venait de

province.

Excusez-moi, vous parlez de qui ? Son Jules, qui travaille pour la police, il

a vu passer une fille de chez nous.

Et il travaille dans quel commissariat ? Non mais t'y es pas, il est garçon de

morgue. Il paraît que la pauvre est pas belle à voir.

Inspecteur Le Breton. Oh, mademoiselle Baron, encore vous ? Vous avez retrouvé

le corps d'une danseuse.

Les nouvelles vont plus vite que moi, maintenant.

Je dois ranger trop de ces cochonneries. Vous deviez me prévenir si vous aviez du

nouveau. Je vous ai aussi dit de ne pas vous mêler de mon enquête et de vous

tenir loin du Moulin Rouge. J'espère que vous l'avez fait. Il faut que je le

voie. Vous m'avez suffisamment dit que ma sœur était en goguette avec un riche

client du Moulin. Et maintenant, vous avez un cadavre. Du calme ! Je ne l'ai

pas encore vu.

Si ça se trouve, ce n'est pas votre sœur.

Laissez-moi y aller.

Sinon, je reviendrai demain, après-demain, un jour d'après, s'il le

faut. Alors gagnons du temps, d'accord ? On a retrouvé le cadavre avec cinq coups

de poignard. J'ai également relevé des traces de ligature au niveau des

poignets, plusieurs blessures superficielles antémortelles et un viol

post-mortem.

Ce n'est pas ma sœur.

Bon, allez, venez. Je vous avais bien dit, ce n'est pas un endroit pour vous.

Je vous fais un rapport complet, inspecteur de Breton, comme pour les

deux autres.

Deux autres danseuses assassinées ? Et toutes venaient de cabaret de

Montmartre. Les folies bergères, l'Elysée Montmartre et maintenant le

Moulin Rouge.

Je n'arrive pas à croire que vous ne m'ayez rien dit.

Aucune d'elles ne correspondait au signalement de votre sœur, alors j'ai

préféré vous épargner les détails. Laissez-moi mener mon enquête comme je l

'entends. On ne peut pas dire que vous ayez brillé jusqu'à présent.

Les anarchistes nous donnent du fil à retour en ce moment.

Cette enquête n'est pas votre priorité.

Le préfet ne veut pas créer une panique générale et... Je vois.

Préserver le sommeil des bonnes gens, ça c'est votre priorité.

Ça suffit.

On a déjà trois cadavres.

J'ai tout sauf envie de venir ici identifier le vôtre.

Mais qu'est-ce que vous faites ? Ce sont mes affaires.

Maintenant, ce sont mes loyers. Attendez, j'ai trouvé un travail. Je

vous paierai.

Gardez-la.

Votre sœur, elle était aussi mauvaise payeuse que vous.

J'ai déjà trouvé mon nom de scène.

Accroche-cœur.

Alors, tu viens ? Tu veux réveiller la tante ou quoi ? On aurait dû lui laisser

un mot. Tu parles, elle n'en avait rien à faire de nous et c'est réciproque.

Viens, mets ton sac.

Ça fait rien, remonte le chercher.

Marie, je peux pas.

Comment ça tu peux pas ? On en a parlé cent fois.

Paris, le Moulin Rouge, les auditions.

Je sais.

Me dis pas que c'est à cause de cette Alexandre.

Mais enfin, des garçons comme lui, on en trouve à tous les coins de rue à Paris.

On va se fiancer.

Je savais pas comment te le dire.

T'avais en tête d'aller à Paris. On avait en tête d'aller à Paris.

On devait y aller toutes les deux.

Plutôt crever que de rester ici.

Je suis désolée.

Il faut que j'y aille.

Le train.

Je sais.

Je t'écrirai.

Toutes les semaines.

Et puis tu pourras venir me voir.

J'ai déjà trouvé mon nom de scène.

Accroche-cœur.

Diane.

Je t'attendrai.

Je sais que tu viendras.

Je cherche une amie.

Accroche-cœur, il paraît que tu la connais.

Tu m'empresques que c'est bien que ta sœur.

Diane ? Je suis Maxime.

Marie m'a beaucoup parlé de toi.

T'as pas de ses nouvelles non plus ? J'espérais que tu m'en donnerais.

Non.

Depuis qu'elle a quitté le moulin, je l'ai cherchée partout.

Rien. Je suis vraiment inquiète pour elle.

J'ai retrouvé ça dans ses affaires, tu sais ce que c'est ? C'est rien.

Comment ça c'est rien ? Qu'est-ce que c'est, Maxime ? C'est un carnet de

clients.

De clients ? Ta soeur, elle... Elle vendait ses charmes, comme on dit.

J'ai tenté de l'en dissuader, je te jure. Mais tu sais comment elle est.

Ces lettres disaient que tout allait bien.

Côté danse, elle n'arrivait pas à suivre ici.

Elle a été virée du moulin.

Très recherchée.

C'est comme ça qu'elle a fini par céder à certaines avances des clients.

Puis ensuite, ça a été de pire en pire.

Jusqu'à sa disparition.

Elle était tombée entre les pattes d'un macro.

Marietta.

Mais tu lui as parlé ? On parle pas à quelqu'un comme Marietta.

Je cherche une fille, Marie Barreau.

Elle tapine ? C'est quoi son nom de pute ? Non, parce qu'ici, on n'a pas de

traité civil.

Accroche-cœur ? Tu parles que je connais.

Avant qu'elle se mette avec le zéléphon des bouteilles. C'est une sacrée

gagneuse. Elle a disparu. Il faut que je la retrouve.

T'as qu'à me demander.

Le bureau des renseignements, ici, c'est moi.

Je te jure.

Marietta, je te jure.

Je vais t'apprendre à jacasser au lieu de bosser.

Je promets que tu vas le

regretter.

Attendez, je tiens juste ma soeur.

Tu croyais que tu pouvais venir chez moi comme ça, tranquillement, poser tes

questions ?

Non ! Ma belle, dès comme toi, j'en ai saigné pour beaucoup moins que ça.

Ta soeur a un carnet qui m'appartient, tu l'as ?

Bah voilà !

Gentille

petite fille.

Ta soeur m'a plaqué en mai dernier.

Quand une de ses copines vient refiler une combine pour se faire des ronds.

Il est là ou quelque chose comme ça.

Je ne l'ai jamais revu et je m'en fous.

Et j'ai autre chose à foutre que de courir derrière.

Alors maintenant, écoute-moi bien.

Je ne veux plus jamais te revoir dans le quartier, d'accord ? Sinon, je te ouvre

en deux, tu as compris ?

Ma sœur, Marie, elle est où ? Va contre un peu de violence, madame. La ferme !

Ma sœur, Marie, elle est où ? La sœur ?

Écoute, je sais pas d'où tu reviens, là, mais nous, on doit se préparer,

alors. Il y a déjà trois danseuses à la mort. Il vous en faut combien de plus

avant de me dire ce qui se passe ? Écoutez-la brailler, celle-là.

Elle cause, elle cause, elle sait même pas ce qu'elle raconte. Ces danseuses

qui se font débaucher, elles sont mortes, assassinées et violées dans cet

ordre. Alors maintenant, vous allez cracher ce que vous savez !

Allez les filles, en scène, dans deux minutes.

Bougez-vous le popotin.

Écoute. Il a-t-il un boucle ? Ça vaudra mieux pour tout le monde.

Ça va, elle a le droit de savoir.

C'est à cause de ses soirées privées, disons.

On ne sait pas qui les donne ni où elles se tiennent, mais il paraît qu'il n'y a

que du beau linge là-bas.

Marie et moi, on fait partie des rares à avoir reçu une invitation.

Moi, j'y suis pas allée, parce que les gros vicieux, c'est pas mon truc, mais

ta sœur, elle avait peur de rien, alors.

Allez, tout de suite en scène, les filles.

Ce soir-là, un fiacre a venu la chercher et puis on l'a plus jamais revue.

Attends.

Ces soirées, pourquoi personne n'en parle ? On pourrait prévenir la police.

On n'en parle pas parce qu'on a la frousse, tiens. Pauvre cloche. Tu sais

pas ce que c'est, toi, d'avoir les jetons, hein ? Et puis y a pas que ta

frangine. Les autres filles non plus, on les a jamais revues.

On va courir, on va sortir, sortir à pied, pas en berline. On va pouvoir en

le suvoir, un peu plus haut que la petite.

Ah, qui est de près, de soins coquets, qu'elle craqua pour la chambre hier.

Enfin c'est fait, elle paraît, la parisienne s'en va dans la guerre.

On la voyons, on devient fou et l'on ressent l'air comme un choc, comme un

choc, comme un choc.

Hey Diane, si tu veux nous attendre on peut rentrer ensemble ? Non non ça va je

vais marcher un peu.

La police était au courant de l'affaire depuis des semaines.

Meurtre à Montmartre.

Quatre danseuses retrouvées éventrées. La police était au courant de l'affaire

depuis des semaines. Du calme, du calme. Monsieur Ziegler, est-ce que le Moulin

Rouge va suspendre ses balles ? Si vous croyez qu'un vulgaire fait d'hiver peut

se mettre en travers de mon chemin, je sais que vous n'avez rien compris au

Moulin Rouge.

Vous pouvez noter, ce soir, Charles Ziegler promet un véritable tremblement

de terre.

Un ouragan.

Non, un cataclysme.

Et puis débrouillez-vous.

M. Ziegler, M.

Ziegler. En tout cas, ce qui est sûr, c'est que les chiens boivent. Le

spectacle continue.

M. Ziegler.

Ne vous inquiétez pas, les filles. Personne ne peut rentrer ici.

Et s'il veut vous atteindre, le tueur devra d'abord me passer sur le corps.

Allez, va répéter, toi.

Ça continue.

Je suis désolée pour ce qui t'est arrivé.

J'aurais dû t'en parler plus vite. En tout cas, si je peux t'aider.

Merci. Tu vas aller voir les flics ? Pour qu'ils me renvoient à Nantes par la

première diligence ? N'empêche, c'est ce qui pourrait t'arriver de mieux.

T'as pas ta place ici, toute belle dange que t'as.

Tu vas quand même pas rester au moulin.

Je suis censée faire quoi ? Attendre qu'on retrouve le cadavre de Marie dans

un égo ? Et comment tu comptes t'y prendre pour la retrouver ? Je vais

assister à une de ses soirées.

Oublie ça, pauvre pomme.

Tu ne doutes de rien, toi.

Je t'ai bien regardée.

Il n'y a que des danseuses qui sont invitées.

Par les bonus.

Je sais.

Je sais.

Je sais. Je sais.

Je sais.

Je sais.

Je sais.

Tu respires.

Tu souffles, là ? Vas-y, vas-y.

Tiens la main.

J'ai entendu.

Vas-y, viens.

On saute ? Je n'arrive plus. Mais si, tiens.

C'est bien. Tu pousses, tu respires, tu détends.

N'aie pas peur.

Yann, tu es morte.

Je te raconte une histoire.

Elle en a fait du beurre, une motte de beurre, et elle est partie.

Du coup, elle s'est épanouie.

Comme toi, elle faisait bien le galop.

Trois, quatre. Le galop, tu le fais très bien. Tu le fais très bien.

Elle était bonne, là.

Un, deux, trois.

Un, deux, trois. Un, deux, trois.

Un, deux, trois.

On m

'a

dit que je vous retrouverais ici.

Bienvenue dans mon bureau.

Sacrée vue, hein ? Vous n'avez pas peur de tomber ? Ça n'empêcherait

pas la terre de tourner.

Ni le moulin, d'ailleurs.

J'étais un grand danseur, vous savez.

Un grand danseur.

Qu'est-ce que vous faites là ? Vous êtes venue me dire au revoir, j'espère ? Pas

vraiment.

Je veux rejoindre le quadri.

Il me semble qu'on a déjà eu cette discussion.

Je me suis entraînée toute la semaine avec Lila. Je voudrais vous montrer.

Je crois que je...

Je veux vous épargner cette humiliation supplémentaire.

Laissez-moi vous faire changer d'avis.

Montrez-moi un port d'arme.

Qu'est-ce que vous faites avec vos jupons ? J'essaie de ne pas les montrer.

Je viens d'un endroit où c'est une qualité.

Vous allez devoir les montrer.

Le port d'armes, comme ça.

Alors ? Alors j'ai soif.

J'ai oublié de vous dire qu'il n'y avait pas de place de libre dans le cas de

rien.

Tout se passe bien ?

Tes plans avancent comme tu veux. De quoi tu parles ? Lila qui te tourne

autour comme une affamée, ça te suffit plus.

Maintenant, t'as l'ambition qui te chatouille.

Maintenant, il faudrait ta place sur le devant de la scène.

Mais non, je te jure, je... Jure pas, saleté.

Ça vaudra mieux.

Tu crois vraiment que je t'ai pas vue ? Te frotter contre Julien ? Avec tes airs

de sainte-nitouche ? Tu veux que je te dise ? Une dégoûte.

Faut que je me fasse inviter à ces soirées, c'est le seul moyen que j'ai de

retrouver Marie.

Mais c'est qu'elle nous ferait pleurer une larme en plus avec ça.

Tu sais pas le pire ? Ta putain de sœur.

Elle était comme toi, une roulure, une dinde, venue de province, prête à tout

pour réussir à Paris. Je t'interdis ! Ah, tu m'interdis ! Voyez-vous ça ?

Sinon quoi ?

C'est pas le genre de violette de rater l'ouverture.

En même temps, ça te fait une place de libre.

Ça doit bien se passer.

Mais qu'est-ce que vous faites ? Dépêchez-vous ! En scène ! Et vous, les

filles ! Allez, en scène ! Bande de petites grues ! Allez ! Et vous ! Allez,

les filles ! Vite, vite, vite !

Bienvenue au bal du Moulin Roux !

On

va voir s'ils avaient quelque chose dans le ventre.

J'aurais donné cher pour être à ta place.

J'ai bien mérité, non ? C'est vrai.

Viens te croiser, Julia.

T'aurais vu sa tête.

Quelle belle envolée de chambres ! Vous avez bien gagné votre place parmi nous

ce soir. Et pour vous souhaiter la bienvenue, le Moulin Rouge est ravi de

vous offrir cette nouvelle tenue de balle.

Mais c'est ma jupe ! C'est ma jupe, vous me l'aviez promise !

Allez, reste celle-là ! Choisis-leur.

Cette petite souillon n'est qu'une débutante. Une propre à rien ! Oui, mais

elle, elle a créé l'événement.

Hein ? Qui a eu l'idée géniale de vous embaucher ? C'est vous ? Ah ben oui, j

'aurais dû parier.

Allez, champagne ! Eh, ne le prends pas comme ça.

T'étais pas là, alors ? Là, je t'en supplie, pas toi.

Mais enfin, tu vois pas ce qui est en train de se passer ? Est-ce que t'as

seulement idée de ce qu'elle a fait, ta petite protégée, pour en arriver là ?

Allez, reprends-toi.

La jalousie te va mal, ma belle.

Tu peux décamper Lila, va plutôt fêter la victoire de ta pucelle.

Allez, tu ne sois pas idiote, il y a de la place pour tout le monde. Où ça

exactement ? Au moulin ou dans ton pieu ?

Chérie,

allez viens boire des billes.

Diane, il y a quelqu'un pour toi à l'entrée, avec des fleurs.

Elle arrive.

Ce compliment, elle l'entend, essuie son chemin toute fière, se balançant, se

trémoussant, d'une façon particulière. En la voyant, on devient

fou et l'on ressent, là comme un choc, comme un choc, comme un choc.

Ça en me fait fou, fou, fou, fou, ces petits pieds fous, toc, toc.

On est chez nous ! Le cadenas est piché, c'est un peu trop, mais je suis fière de

toi.

Violette ? Tu vas encore me vouloir, Lila ?

Violette

? C'était juste pour les fleurs. Quoi ?

Violette ?

Lila

est toujours cloîtrée chez elle.

Tout ça, c'est de ma faute.

C'est moi qui ai été visée.

Violette est morte à cause de moi.

Arrête avec ça.

Lila s'en veut, toi tu t'en veux.

Ça va pas nous ramener ni Violette ni les autres.

Allez, je te laisse.

T'es sûre que tu veux continuer à danser ?

J'ai pas le choix.

Diane, fais attention.

Ce type est peut-être encore en train de te suivre.

Vous nous avez encore ensorcelé ce soir, Carmine. Je me disais que peut-être... C

'est ça, bien bonjour à votre femme, monsieur de la salle.

Elle me croit à un conseil d'administration. La soirée ne fait que

commencer.

Carmine.

Lila. J'ai pas donné beaucoup de nouvelles, désolée. Ça va ? Ouais. Ce

soir, t'as un an. Ça se fête.

Tu sais que le trek peut faire ton portrait.

Hé, la goulue.

Ça va ?

Elle est furax, je rêve.

Dis donc, la couturière.

Ton nom est écrit en rouge.

C'est pour rappeler ton teint de paysanne.

Il tient écrit en énorme, c'est pour rappeler ton cul.

Je te laisse, je vais dire bonjour aux filles.

Et puis on se voit tout à l'heure.

Vous avez fait du chemin.

Bravo. Pas vous, apparemment.

Vous êtes exactement là où je vous ai vu la première fois.

Ça vous va bien, Carmine.

Vu que le sang semble s'attacher à vos pas. Je vois.

Vous avez décidé de gâcher ma soirée. Vous n'y arriverez pas.

J'ignore ce que vous cherchez.

Mais je doute que ça vaille la peine que vous risquiez votre vie pour ça. Une

mise en garde ? Qu'est-ce qui me vaut cet honneur ? Vous voulez vraiment être

la suivante sur la liste ? Et vous ? Vous voulez continuer à faire comme si

de rien n'était, comme tout le monde ? Vous avez beau danser au-dessus du vide,

vous n'êtes qu'un lâche.

C'est ça, retournez là-haut sur votre perchoir. Et faites-nous le plaisir de

tomber une fois pour toutes.

Vous ? Quand je vous ai rencontré, vous étiez Diane Barraud, je vous retrouve en

Carmine. Quelle métamorphose.

Mais qu'est-ce que vous faites là ? Vous n'aimez pas les surprises ? C'est que je

ne m'attendais pas à vous trouver là, je... Qui est-ce que vous attendiez ?

Où est-ce qu'on est ? Chez le célèbre Harold Meyer.

Tant de secrets autour de ces réceptions.

Vous savez que la première grande crise financière a eu lieu en Hollande au

XVIIe siècle.

Harold adore les secrets.

C'était sur le marché des tulipes. Et les fleurs. Et on dit même, au plus fort

de la spéculation, un homme a vendu sa boutique contre trois petits bulles.

Le cours s'est effondré naturellement, le malheureux s'est retrouvé ruiné, car

Dieu seul sait la juste valeur des choses.

Vous savez, l'argent, le commerce sont bons pour les hommes, mais ils peuvent

engendrer la folie, la corruption, s'ils ne sont pas encadrés.

Industrie, finance, botanique, Harold a tout réussi.

C'est pour ça que je songe me présenter aux prochaines élections de la Chambre.

Félicitations. Elle dit que je suis la seule bouture que mon père n'ait pas su

faire pousser droit.

Votre père ? S'il vous plaît.

Vous cachez bien votre jeu pour un des plus riches héritiers du pays.

J'utilise souvent le nom de ma mère.

Pour ma profession, c'est plus discret.

C'est à se demander ce que vous cachez d'autre.

Je ne suis pas le seul à avoir des secrets, n'est-ce pas ? Ça m'a frappé

quand je vous ai regardé danser.

Il y a quelque chose qui vous empêche d'être pleinement sur scène, de profiter

de ce succès ? Pas du tout.

Ces dernières semaines ont peut-être été les meilleures de ma vie.

Pourtant vous semblez en avoir honte.

Qu'est-ce qu'il y a là-bas ? Ce que nous cherchons tous,

le plaisir.

La réalisation de nos rêves.

La réponse sur nous-mêmes aussi.

Vous parlez par énigmes.

Vous trouvez ? Laissez-moi être plus clair.

Ces gens... Des hommes et des femmes.

Avec des désirs comme les vôtres.

Et d'autres avec le pouvoir d'exaucer ses rêves.

Une rencontre idéale.

C'est ce que vous êtes venu chercher, n'est-ce pas ? Vous allez enfin savoir

jusqu'où vous êtes prête à aller.

Pour quelle autre raison auriez-vous accepté mon invitation ? Vous pouvez

avoir le monde à vos pieds, Carmine.

Il y a ici des hommes qui peuvent faire que le bal ne s'arrête jamais pour vous.

Vous n'avez qu'à dire je le veux.

Je... Je le veux, je...

Marie ?

Quelque

chose ne va pas ? Cette bague, je... J'ai déjà vu.

Vraiment ? Qu'est-ce que vous m'avez fait voir ?

C'est vous qui avez attiré ma sœur ici ? Votre sœur

? Accroche-cœur.

Accroche-cœur.

Je savais bien que vous aviez votre part de secret.

Vous êtes un monstre.

C'est vous qui avez tué toutes ces femmes.

Vous me réduisez à ça.

S'il ne s'agissait que de vous tuer, ce serait déjà fait.

Mais je suis un artiste, moi.

Et je prends tout mon temps.

Lâchez-la ! Qu'est-ce que vous faites chez moi ? J'aurais dû me douter que

vous étiez derrière tout ça. Moi j'aurais dû m'occuper de vous il y a

longtemps !

Au revoir.

Allez-vous-en tous, sortez d'ici.

Sortez tous.

Calme-toi.

Venez.

Demain, au bois ! Laissons à Dieu le soin de décider qui de nous doit mourir.

Ne répondez pas.

Je vous laisse le choix des armes, puisque vous êtes diminuée.

Il est fou, venez.

J'y serai.

Tenez, pour votre blessure.

Merci.

Je suis désolée de vous avoir traité de lâche.

Ça n'a rien à voir avec vous.

La dernière fois que j'ai croisé la route d'Armand Meillard, je n'avais pas

besoin de cette canne pour marcher.

Vous avez cette façon de tourner autour des filles.

Je l'ai fait jeter dehors, il m'a fait briser le genou. Voilà.

Je suis désolée.

Je ne savais pas.

C'est meurtre, je savais.

Je n'ai rien dit.

Maintenant que nous savons que c'est Armand qui a commis tous ces crimes,

nous devons aller à la police.

Vous n'êtes pas obligé de l'affronter ? C'est à moi d'en finir.

D'une façon ou d'une autre.

Si j'avais su que je devais me lever si tôt, j'aurais jamais accepté d'être

témoin.

Et en plus, j'ai eu un mal fou à trouver les pistolets.

Est

-ce

que vous avez tué ma sœur ? La souffrance de ne pas savoir, l

'impossibilité de faire son deuil.

Ne vous inquiétez pas, je reviens m'occuper de vous.

Vous êtes sûr de vouloir aller jusqu'au bout ? Meilleur est habitué au duel, il

va vous tuer.

Il l'a déjà fait.

Messieurs, en place.

Écartez-vous de dix pas.

Retournez-vous.

Armez vos pistolets.

Visez.

Tirez.

Pardon.

Pardon.

Pardon.

Pardon. Je vais mourir.

Je vais mourir.

Vous

pouvez

me dire merci.

J'ai faussé la mire du pistolet de meilleur.

Et tu ne nous as rien dit ? Ce dégénéré ne gênera plus personne.

C'est ce que vous vouliez, non ? Eh bien, grâce à lui, vous allez devoir me

supporter encore un peu.

Je pensais que sa mort me soulagerait.

Julien.

Vous avez une meilleure idée ? Le légiste confirme que toutes les victimes

portent la marque de la chevalière d'Armand Meyer.

Mais on n'a pas retrouvé ma sœur. Il faut fouiller ses appartements et

interroger ses proches. Mademoiselle Barreau, je suis désolé, mais c'est

terminé. L'affaire est classée.

Notre priorité, c'est la lutte contre les anarchistes. Mais Marie est peut

-être encore en vie.

Votre sœur est morte, Diane.

La seule personne qui pouvait vous dire où elle repose est morte elle aussi.

Vous allez devoir vivre avec vos interrogations et sans votre sœur.

Vous avez étouffé l'affaire.

Pour protéger votre réputation, je risque de ne jamais retrouver ma sœur.

Et ces femmes n'obtiendront jamais justice.

Tout ça parce que le nom de votre rejetant vaut plus que la vie de ces

femmes.

Vous vous trompez.

Excusez-moi.

Je suis venu juste m'assurer qu'il n'y aurait pas de poursuite contre l

'adversaire de mon fils.

Un de vos amis, je crois.

Je veux juste qu'Armand repose en paix.

Oubliez ça.

Pas après les horreurs qu'il a commises.

Tout est de ma faute. J'ai fermé les yeux sur ça.

Ta maladie.

Et lorsque je me suis aperçu de ce qu'il était devenu, il était trop tard.

J'aurais pu éviter ce duel.

Mais j'ai laissé mourir mon unique enfant.

Mon fils est coupable.

Mais il n'a pas tué votre sœur.

J'ai moi-même fait mon enquête avec des moyens que la police n'a pas. Je me suis

vite rendu compte qu'il avait tué ces quatre danseuses, mais pas votre sœur.

Accroche-cœur.

Elle est vivante ? Un de mes employés l'a croisée mardi dernier.

Une jeune fille brune aux yeux bleus aperçue près du Sacré-Cœur qui

correspond à la description.

Mais on a perdu sa trace.

Vous ne pouvez pas en savoir plus.

N'abandonnez pas.

Votre sœur est vivante quelque part.

Quatre, cinq, six, c'est sur six la jambe.

Et un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept et huit, plus haut. Et un, deux,

trois. Quatre, cinq, six, sept et huit.

Qu'est-ce que vous faites ? Je reviens.

Zidler m'a dit que vous aviez démissionné.

Je n'ai eu aucune raison de rester ici.

Ma sœur est toujours dehors quelque part. Je dois continuer à la chercher.

Au revoir, Julien.

Réfléchissez bien.

Vous êtes en train de faire une erreur.

Je croyais que je n'étais pas le genre de la maison.

Et vous vous trompez encore.

Je n'ai plus rien à faire ici.

Vous taisez, vous vous êtes battue et vous avez gagné votre place.

Mais à quel prix ? Attendez.

Si vous avez quelque chose à me dire, Julien, dites-le moi maintenant.

Je vous attends.

Au revoir, les filles. Au revoir.

Hé,

Diane ! Alors, c'est vrai ce qu'on raconte ? Tu nous quittes ? Mais alors,

peut-être qu'il voulait peindre ton portrait, il va être déçu.

Il trouvera un autre modèle.

Pas avec ta chute de rein.

Tu regretteras.

Marie disait que son portrait, c'était la seule chose à laquelle elle tenait

vraiment.

Juste qu'elle l'a vendu quand elle était à court d'argent.

Ça risque pas.

Elle le tenait comme elle la prenait de ses yeux.

Je l'ai pas retrouvé dans ses affaires pourtant.

Il y a eu un cambriolage juste après sa disparition.

Et ça aurait un rapport avec ce tableau ? La logeuse disait qu'un avait disparu.

Le preq a peint un portrait de ma sœur. Est-ce que vous lui avez volé pendant

son absence ? Je ne vois pas de quoi vous voulez parler.

Mais non !

Elle me fait

beaucoup d'argent.

Je me suis dit que je pouvais avoir ma petite part de goulas rouge moi aussi.

Le temps de valeur que ça, ce tableau !

Maxime, qu'est-ce que tu fais là ? Je veux ce papier.

Pourquoi ? Qu'est-ce que tu veux ? Fais pas l'idiote. Je veux exactement la même

chose que toi.

La tête d'Harold Meyer.

Harold Meyer ? Qu'est-ce qu'il a à faire là-dedans ? Quel est le rapport avec ce

papier ? Qu'est-ce que c'est ?

La preuve de ses malversations boursières.

Il achète ses propres actions pour gonfler artificiellement les cours.

C'est comme ça qu'il s'enrichit.

Ta sœur a dû voler ça chez les Meyer.

Tout s'explique.

Encore un scandale financier et il est fini.

Meyer va continuer à tuer pour ces documents.

Comment se fait-il que tu en saches autant sur les affaires d'Harold Meyer ?

Disons qu'il est une cible de choix.

Pour moi et mes amis.

Tu es avec ces anarchistes que tout le monde recherche ? Je ne comprends pas.

Et la musique ? La musique ?

La musique, tu crois qu'elle peut empêcher les mineurs de crever ? Les

militaires de tirer sur les ouvriers ? Et les innocents d'être tués par vos

bombes ? C'est le prix à payer.

Les types comme Meilleur, ils spéculent sur du vent.

Mais leur saloperie boursière, elles affament les gens.

Diane, Diane, aide-moi.

Ensemble, on peut détruire le système.

On peut changer le monde.

Hors de question.

Avec ça, on peut faire tomber Meilleur sans blesser personne.

Ne me dis pas que tu vas aller voir la police ? Si.

Harold Meyer fait de la jetage.

Tout est lié à ses manœuvres boursières.

Tu n'as rien compris, Diane.

Dites-moi que cette fois, il s'en tirera pas en prenant le thé avec votre

supérieur.

Si tu veux la justice.

Mais c'est que Meyer est un gros poisson.

Inspecteur.

Va falloir la leur arracher.

J'espère que vous avez une bonne raison de me déranger.

Vous venez de m'apporter cette merveille d'Extrême-Orient.

Là-bas, sa culture est considérée comme un art.

Vous aurez tout le temps d'approfondir en prison.

Vous m'avez manipulée.

Il fallait que vous continuiez à chercher.

J'avais besoin de récupérer ce qui m'appartenait.

La partie est finie.

Oui.

En effet.

J'espère que vous serez plus docile que votre soeur.

Non, pas vous.

Très bien.

Je vous remercie de me l'avoir apporté.

Vous savez qu'il suffisait de vous aiguiller un peu.

Où est Marie ? Tout aurait été tellement plus simple si mon fils l'avait tuée

comme les autres. Seulement, voilà, elle lui a échappé.

Et le lendemain, cette petite Fouine est revenue.

Et elle m'a surpris.

Avec quelques amis banquiers.

Tout ça pour de l'argent ? Votre naïveté est touchante.

À votre avis, pourquoi votre sœur m'a-t-elle volé ce billet ? Pour me

faire chanter.

Vous comprenez fort bien que je ne pouvais pas la laisser comme ça aller

dans la nature avec une prof pareille.

Alors j'ai très vite récupéré mon argent.

Seulement, votre sœur n'a jamais révélé où était ce billet.

As-tu eu Diane ?

Je

vous ai confiance.

On sait.

Allez !

Allez ! On n'est pas obligés de faire ça. Si, justement.

Meilleur peut faire et défaire un fonctionnaire comme moi du jour au

lendemain. Allez.

Allez.

S'il te plaît, sur les nouveaux maîtres du monde.

Avance ! Avance, là ! Je dirai rien à personne.

Je quitterai Paris.

S'il vous plaît.

S'il vous plaît.

Ça devait pas se passer comme ça.

Je devais juste freiner l'enquête.

Pas tuer des filles ! Comme votre sœur.

Et Violette.

Mais maintenant, à cause de vous, je suis un meurtrier.

Je n'ai plus le choix.

Le hasard fait bien les choses.

Vous avez enfin retrouvé votre sœur.

Tout ça pour quoi ? Tous les crimes ont été attribués à Armand et le breton est

officiellement mort dans un accident.

Ça a dû lui coûter cher, mais Harold meilleure son sort.

Ta soeur a fait ses choix.

Il aurait pu rendre ce qu'elle avait pris.

Il l'aurait tué de toute façon, elle en savait déjà trop.

Comment elle a pu en arriver là ? Encore une chance de ne pas tout perdre.

Profitons-en, Diane.

Tu peux aller la rejoindre.

Si c'est ça que tu veux.

Tu sais, je...

J'ai cru que je voulais vraiment se marier.

Mais avec eux, je... J'ai trouvé ma place.

C'est aussi qu'ils croyaient l'avoir trouvée.

Mais je ne suis pas Marie.

Puis je ne suis plus toute seule.

Il faut que je me calme.

Il faut que je me calme ! Ça y est, je suis calme.

Mesdemoiselles, ce soir, c'est le grand soir.

Je veux qu'ils oublient tout.

Que vous les envoûtiez.

Que vous les mettiez en état d'hypnose. Mieux que l'alcool, que l'opium, que les

filles de la rue chabanée.

Il reste moins d'une heure, mais qu'est-ce que vous faites ? Vous dormez

! Il y a rarement eu autant de monde.

Qu'est-ce qu'il y a ? Tu vas pas me dire que tu regrettes

? Non, c'est Harold Meyer.

Le breton avait raison, il est devenu le nouveau roi du monde.

Oh, oublie-le et danse.

C'est pour ça que t'es revenu, non ?

Je dois te laisser.

J'ai promis de guider la nouvelle pour son premier bal.

Violette me reprochait toujours de ne pas m'occuper des autres, alors...

Chères mesdames,

chers messieurs, voici l'ouverture du grand bal.

Ce soir, vous verrez les meilleures danseuses de la capitale. La Goulue,

Nini Pattenlaire, Lila Lafolle, La Sauterelle.

Valentin le Désossé, non. Lui, c'est un garçon.

Carmine ! Vite, je veux plus te voir ici.

Vite ! C'est pas la première fois que je te vis. La prochaine fois que je t

'attrape en train de tourner autour des filles, je te casse la tête sur la tête,

t'as compris ? Et puis les plus belles femmes de Paris ! Je te vois plus ! Il

paraît que vous avez accepté la direction artistique du Moulin.

Et le service d'ordre, on dirait.

Félicitations. Je vous promets des étonnements.

J'ai fini par descendre de mon perchoir.

Des stupéfactions, des renversements ! Et vous ? Vous avez changé d'avis ? Je

suis revenue pour la danse. Des trucs inimaginables et impossibles ! Oui, pour

la danse.

Parce que vous êtes le meilleur professeur.

Des pluies de feu !

Diane

? Tu viens ?

Ça va être à nous, là.

Je vous aime.

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