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ST'

501

Je pensais que tu ne viendrais plus.

Et rater les voeux du président Michelson, tu plaisantes.

C'est Michelson.

S'il vous plaît. Nos clients font des rêves.

Nous bâtissons des réalités.

Voilà pourquoi moi aussi je crois au père Noël.

Non mais j'ai du mal à t'imaginer en train de bosser ici.

Tu montrerais pas ton bureau ? Place à la fête, joyeux Noël à tous !

Et là, tu m'imagines ? Oui, mieux.

C'est bon, on est connectés.

Ok, va sur leur mail.

Attends, deux secondes.

Je brûle notre adresse IP pour pas qu'ils remontent jusqu'à nous.

T'as du neuf sur les charpentiers ? Bouclé depuis un mois.

Tu le saurais si tu t'intéressais un peu à autre chose qu'à ton affaire

Mikkelsen.

C'est bon.

Alors, filtre avec un mot-clé.

Ibrahimi.

Ne touche plus à rien, Sophie.

On a reçu un appel anonyme. Un hacker s'est introduit chez nous.

Quel rapport avec moi ? Votre invité, hier soir.

Police judiciaire, nous demandons M. Philippe Roche.

Est-ce qu'il est encore foutu ?

C'est bon, je suis de la maison. Enfin, j'étais.

La crime. Monsieur Roche, s'il vous plaît.

Monsieur les policiers, c'est par là.

Philippe, j'ai quelque chose pour toi.

Allez, fouillez-moi tout ça.

Vous êtes en garde à vue pour atteindre un système de traitement automatisé de

données. Recel, vol, dégradation volontaire et espionnage industriel.

Non mais vous savez, nous, on est un peu sur de la fugue, un peu sur du divorce,

un peu les détectives du cœur, quoi.

C'est ça, non ? Ouais, allez, on y va.

Ma première sextape.

Dites-moi, c'est légal de filmer les salariés ? S'ils sont prévenus par leur

employeur, oui.

C'est le cas.

Ma clé USB.

Je la cherche partout depuis ce matin.

C'est gentil, mais vous auriez pu me la renvoyer par la poste.

On vient d'analyser, elle contient un virus.

Ah bon ? Faites bien de me le dire.

Heureusement que je l'ai pas utilisée au bureau. Vous imaginez, toutes mes

archives, mes dossiers... Vous jouez pas au con ! Vous avez intentionnellement

déposé cette clé ou piraté le système de Mikkelsen !

Ouais. Mais si j'avais piraté le système, vous auriez retrouvé une trace

sur nos ordinateurs, non ? Hein ? Mais à ce que je pense, vous n'avez rien.

Par une certaine tendance au voyeurisme.

Et puis, beaucoup trop de temps libre.

Allez, bonne fin de journée.

Elle vient de se suicider, votre sex tape.

Somnifères, vodka, les secondes n'ont rien pu faire. C'est quoi ces conneries

? Une femme terriblement seule, sans amis, qui pensait avoir trouvé son

prince charmant. Elle a pas supporté que vous soyez servi d'elle.

Elle ne s'est pas suicidée. Ah oui, parce que vous êtes un expert des

comportements humains maintenant ? Parce que moi j'ai un rapport ici... Il y a

autre chose derrière.

Ah oui, quoi ? Ils l'ont vue avec moi, ils ont cru qu'elle me donnait des

informations sensibles. L'affaire Ibrahimi, ça vous dit rien j'imagine ?

Je peux ? Malik Ibrahimi, un ouvrier de

25 ans mort sur le chantier de l'EPR en Normandie.

Il travaillait pour un sous-traitant chargé des soudures, filiale du groupe

Mikkelsen. Le malheur a fait une chute de 30 mètres. L'entreprise a conclu un

simple accident mais est passée par on.

Malik nous avait dit qu'il y avait des problèmes de sécurité sur le chantier.

Des malfaçons.

Il en a parlé avec son contre-maître qui n'a voulu rien entendre.

Malheureusement, sur ce type de chantier, les accidents sont très

courants. Et il est toujours difficile d'établir la responsabilité de l

'employeur si c'est ça que vous cherchez.

Vous pensez qu'on fait ça pour l'argent ? Que Michael Sen garde ses milliards ?

Tout ce qu'on veut, c'est la vérité.

Il n'y a même pas eu d'enquête.

Accident, affaire classée.

Un ouvrier qui meurt dans un chantier, c'est normal.

Tout le monde s'en fout.

Allez, viens ensemble.

Viens. Vous avez des enfants, M. Roche ? Deux.

Viens, viens, on s'en va.

Tout ce qu'on veut, c'est qu'une enquête soit ouverte pour savoir pourquoi notre

fils est mort, c'est tout.

C'est trop demandé.

Et qu'est-ce qui vous prouve que c'est pas un accident ? Pour l'instant, rien.

À part l'intime conviction de ses parents. Ah oui, ok, je vois. Et vous la

facturez à combien, l'intime conviction de ses parents ? Alors, vous la relisez,

signez, vous serez convoqué au tribunal. Puis en attendant, interdiction d

'approcher Mikkelsen, ses employés, etc.

Et pour Sophie ? Qui ? Elle a suicidé ? Je vous promets de mener une enquête

approfondie.

Vous aussi ?

Je pensais pas te trouver là.

Mais va te faire foutre ! Joyeux Noël quand même ! Ah, mes félicitations à

votre chef.

Le coup du suicide.

Dégueulasse, indéfendable, mais brillant.

Si tu fais les couteaux, c'est à droite. Bon, laisse-moi le faire.

Non, mais attends, je suis bête d'une table.

Non, non, écoute, va t'occuper du sapin, voilà.

J'ai réfléchi.

Le sujet de l'agence.

Ah non, tu ne vas pas recommencer avec tes histoires de renseignements

économiques. Je te l'ai dit cent fois, on ne fait pas le même métier. On ne

fait peut-être pas le même métier, mais aujourd'hui, une agence de détective qui

ne fait pas dans l'intelligence économique est appelée à dépérir.

Et moi, mon cher Philippe, j'ai une idée.

C'est qui ? Mon idée.

Je vous en prie, mademoiselle.

Voilà, je vous présente Nora Abadie.

Alison, ma femme.

Ah, merci.

Isabelle, ma fille, 120 euros, la séance sur le divan. Marc, mon gendre, notre

homme de terrain. Enchanté. Mes petits-enfants, Hugo et Xenia.

Et Philippe, comme Marlowe.

Voilà, Nora.

à fonder une agence avec qui nous allons nous associer.

Pardon ? Personne n'est au

courant. Que serait la magie de Noël sans les surprises ? Venez avec moi.

Je peux te voir une minute ? Ben oui.

Je ne suis pas censé être le patron de cette agence.

Depuis quand tu prends des décisions comme ça sans m'en avertir ?

J'ai essayé, mais chaque fois, tu refuses la discussion.

Alors, comme actionnaire principal de l'agence, j'ai pris mes responsabilités.

Je vois ça comme une victoire du grand capital sur le travail.

Pas mal pour un ancien ouvrier syndiqué. Je vais marier une héritière.

L'argent pourrit tout.

Philippe, t'es un excellent détective.

Bien meilleur que moi.

Pour toi, c'est pas un métier, c'est une passion.

Alors vois cette fusion comme un... Un moyen de préserver ça et d'assurer l

'avenir de l'agence, hein ? Allez, Philippe, viens.

La date nous attend.

Nora, c'est ça ? Oh, de mauvais esprit, Philippe.

Vous allez épouser mon père ? Non, on est juste associés.

Vous me mettez ? Non, merci.

Allez, il faut me faire plaisir.

C'est incroyable.

Sacré Alison.

Elle n'apprendra jamais le français.

Comme ça.

Ne te blesse pas, surtout.

Ne bouge pas trop, toi.

C'est un serment, un serment rose.

On s'est déjà rencontrés, non ?

Ça doit être le chapeau.

Alors c'est quoi votre histoire ? J'ai

quitté la DGSE il y a deux ans pour monter ma propre agence.

Merci. Je travaillais seule jusqu'à présent, en faisant appel à des

collaborateurs occasionnels, mais aujourd'hui j'ai besoin d'une

association stable avec de vrais professionnels reconnus.

Pourquoi vous avez quitté la DGSE ? Bord de jouer à la trompe ?

Mon coéquipier est mort au cours d'une mission hyper dangereuse. Mon mari, oui.

Vous n'êtes pas les seuls à travailler en famille.

Pardon.

C'était pour elle ?

Oh, attention ! C'est des dossiers, vous m'avez dit.

1959.

Premières affaires.

Avec Blanchet.

Ça se respecte, non ? Regardez.

Pièce de collection.

Premier appareil à visée latérale.

Ça donne l'impression qu'on vise en face, mais le sujet sur le côté.

Et il ne se doute pas qu'il est photographié.

Les détectives, c'est ici ? C'était.

Ça, c'était ailleurs.

Vous désirez ? Je voulais parler à un détective.

Il est en face de vous.

Maxime Roche, fondateur de l'agence.

Émilie Lassalle, vous pouvez vous occuper de mon problème ? Je vous

écoute.

Alors voilà, j'ai l'impression que quelqu'un me suit.

Je suis allée voir la police, mais ils m'ont dit qu'ils ont besoin d'éléments

concrets. Ne vous inquiétez pas.

Même sans éléments concrets, on enquête, nous.

Bienvenue chez nous.

Je vous présente Santo, mon assi... Enfin, notre assistant.

Bonjour. Rédaction et gestion des courriers, suivi des consommables,

maîtrise de logiciels, vitesse de frappe exceptionnelle, 130 mots par minute.

125, madame. 130 bientôt.

Et c'est un être humain aussi, j'imagine.

Comme vous pouvez le constater, vous avez toute la place pour prendre vos

aises.

Et nos bureaux ?

Nos chaises, nos classeurs. Le baby-foot.

Aux gares de meubles.

Vos clients sont des particuliers, les miens sont des entreprises, des

organismes, des partis politiques.

Ils attendent un certain standing.

Et c'est quoi votre activité exactement alors ? Par dépenser l'argent dans le

loyer ? Études de concurrence, enquête sur leur partenaire, protection de

données sensibles.

C'était vous le témoin de la police ? Mikkelsen et mon client, je suis en

charge de leur sécurité.

Et mon père était au courant ? J'ai fait ce que j'avais à faire, pour le bien de

notre association et de mon client.

C'est moi ou c'est tordu ? Mais c'est une excellente nouvelle.

J'ai plus accès à Mikkelsen, mais vous si.

Non, je crois qu'on s'est pas bien compris.

Vous laissez tomber l'affaire Ibrahimi.

Ah bon, pourquoi ? Parce qu'il paye moins que votre client ? Épargnez-moi le

couplet moralisateur. Non, vous avez raison.

Je trouve ça formidable que toute notre énergie soit mobilisée pour aider un

grand groupe comme Mikkelsen à lutter contre ses méchants concurrents en se

foutant éperdument des gens.

Pas fait grand-chose de ma vie, mais j'aurais aidé Martin Mikkelsen à gagner

beaucoup plus d'argent, c'est ça ? Ça a dû être fatigant pour votre femme, ce

côté chevalier plus blanc que blanc.

C'est pour ça qu'elle est partie ? Vous voulez qu'on parle de Nairobi ? C'est un

jeune coopérant. Pas votre mari, mais ça a dû être dur quand même.

Moi aussi, j'ai fait mes devoirs. On continue ? Monsieur Roche ?

Monsieur Roche ? Monsieur et madame Ibrahimi sont là, je les installe dans

la salle de conférence. Qu'est-ce qu'ils foutent ici ? J'ai le droit de recevoir

mes clients, non ? Je sais, tout ça est très long et je comprends votre

frustration, mais nous avançons, je vous assure.

On a fait comme vous nous avez demandé.

On a cherché dans ces affaires.

Votre fils était un militant écologiste ? On n'était pas au courant.

Non.

Un écolo qui travaille sur un chantier de réacteurs nucléaires, ça fait un peu

conflit d'intérêt.

Vous voulez dire ? Ça n'a pas dû plaire à Michelson.

Et vous pensez que Michelson le savait ? Et c'est pour ça qu'il l'a tué !

Écoutez, il faudrait confirmer les liens entre Éco-Citoyens et Malik et voir si,

comme à vous, il leur a parlé de malfaçon sur le chantier.

Je sais pas, si jamais on vous suit, je le saurai tout de suite.

Allô, oui ? Oui, darling.

Tu n'aurais pas oublié quelque chose avant de partir, Max ? Non, je vois pas,

non. Ben oui, te dire combien je t'aime.

La liste des courses.

Oui, ah oui, c'est vrai, oui.

Ben, j'y suis justement.

Je me souviens de l'essentiel.

Merde ! Quoi ? Il n'y en a rien.

Max ? Ne me dis pas que tu as repris une affaire. Tu m'avais promis que c'était

terminé.

Tu ne vas pas encore t'imaginer.

Putain, mais où est-ce que vous étiez passés ?

Je vous expliquerai tout à l'heure.

Mme Abadi, comment allez-vous ? M.

Michelsen. Mme Abadi est en charge de la protection de nos données.

Enchanté, mademoiselle.

Lucas Nivationi, qui dirige notre filiale Franco-Soudure, qui envoie les

équipes de soudeurs sur les chantiers.

Ah oui, les soudeurs, je vois.

Et vos bureaux sont ? Au troisième.

Nous partons déjeuner. Je ferai un brin avec vous cet après-midi.

Qui d'autre avait vous dit que vous étiez suivis ? Vos parents ? Je veux pas

les inquiéter.

Vous habitez où ? Dans le sud.

Là, ils sont à Vienne pour leur 25 ans de mariage. Ah ben ça, c'est une belle

idée. Est-ce que t'es chiant ? Qu'est-ce que tu fous ? Mais quand tu nous as

retrouvés ? Maman m'a dit que tu faisais tes courses. Et donc ? Émilie.

De la famille Rocher-Fils. Je vous présente le fils, Philippe.

Philippe. Émilie, qui a fait l'appel à nos services.

Il est à la retraite.

Que tu joues les actionnaires tout-puissants, ok, mais les détectives,

c'est fini.

Tu sais ce qu'a dit ton médecin ?

Je l'emmerde, mon tout-bib. C'est ta mère qui passe sa vie avec tes enfants,

voit des expositions avec ses copines, et moi, je suis astreint à domicile.

J'ai raison, non ? Je vais vous laisser.

Non ! Bon, on paye et tu m'expliques.

Alors, notre coco râpé, alors pour mon dessert, c'est parfait.

Comment ça se passe avec Nora ? Super, j'adore.

Jamais j'aurais cru atteindre ce stade de félicité.

Sérieusement ? Sérieusement, papa.

On a toujours travaillé qu'en famille.

Forcément. Une famille, ça s'agrandit ou ça s'éteint ? Ou alors ça se barre à l

'autre bout du monde avec un médecin humanitaire.

Elle t'a laissé deux beaux cadeaux.

Mais qu'elle me quitte moi, ça je peux comprendre.

Mais pas les enfants.

T'es un père formidable.

Et une très mauvaise mère.

Je crois qu'il est temps qu'on se pose un peu ensemble, ta mère et moi.

Lyon, un week-end.

Bonne table, bon pinard.

Mais c'est un week-end pour toi ou pour vous deux ? Moi, ouais.

Alors, va pour Anise.

Je te confie la gamine.

Un vrai petit chou égaré.

Pas sûr qu'elle soit suivie, mais garde un oeil sur elle.

Allô Marc ? T'as quoi noté ? Une voiture bleue. Mettez-vous un peu sur votre

gauche. Voilà. Le dos, la tête, le bras.

Merde, merde, merde ! Merde ! Merde !

La voiture appartient à Florence Aubrac, une secrétaire intérimaire. Florence

Aubrac, ça me dit quelque chose.

Elle a été condamnée avec son amie en 89 pour un triple meurtre, celui d'un

routier et de deux policiers.

Un des policiers était un de mes copains de promo. Non, Isa, c'est important.

Ton père a besoin de moi.

Mais moi aussi, j'ai besoin de toi.

Un couple de petits bourgeois rupture de banc, ils ont essayé de rançonner un

routier mais ça a dérapé... Non mais tu arrêtes ! Il y a 10 minutes t'étais un

glaçon, un coup de téléphone et t'es un volcan en éruption ! Ça va, ça fait le

gendre idéal, il adore ça ! Mais non mais je fais pas le gendre idéal ! Ah

mais tu m'énerves ! Ça suffit oui ! Oh Maxime, pardon, oui, alors le routier

qui a été pris en otage et assassiné était marié, père d'un nouveau-né,

Florence Braque a été relâchée il y a 4 ans... après 15 ans d'incarcération.

Qu'est-ce que ça fout ici ? C'était là que je suis arrivé.

Viens ici.

Je veux que tu me prennes en photo tout leur foutoir.

Pourquoi ? Pour que quand on re-range ce qu'on va déballer, tout soit exactement

en état.

Tu peux m'expliquer pourquoi parmi tous les candidats que j'ai rencontrés, je t

'ai choisi toi ?

J'ai un côté métrosexuel non confrontant pour le client et rassurant pour les

clientes. Et je suis un très bon café.

On cherche un truc en particulier ? J'ai fait un saut chez Franco Soudure.

La filiale de Mikkelsen pour qui bossait Ibrahimi.

Ibrahimi comme ? Ibrahimi.

J'ai trouvé une note blanche.

Le document a été écrasé avec un niveau de sécurité supérieur à tous les autres.

Apparemment, ils ont découvert qu'un de leurs soudeurs sur un chantier nucléaire

était en relation avec un groupe écolo.

Et j'ai aussi retrouvé cette photo d'Ibrahimi avec un homme inconnu au

bataillon. Mais si Ibrahimi était une taupe, sa mort est peut-être suspecte.

Vous pensez que Mikkelsen... Non, j'en sais rien.

Mais on doit le découvrir avant les roches.

Si Mikkelsen est mouillé, je veux pas que ça nous retombe dessus.

Vous vous êtes mariés ? Disons que j'ai une femme, quelque part.

Ça doit bien marcher avec vos clientes, non ? Ce petit côté protecteur ou petit

soin.

Heureusement, vu les efforts que ça me demande.

Excusez-moi.

Je reviens.

Allô ? Philippe, essaie de trouver ce qui lie Émilie à une certaine Florence

Aubrac. Florence Aubrac, ok.

Sinon, dis-moi.

Je pense quoi de Prague ? Joli, hein ? Moins convenu ? Oui, c'est moins

convenu. Allez, je te rappelle.

Je vous raccompagne.

Vous ne mélangez jamais le plaisir et le boulot.

Oh si, mais j'embrasse jamais le premier soir.

Raté ?

Et regardez.

Oh, les cons.

Je cherche l'aspirateur.

Et quand ils vont s'apercevoir qu'il n'y a plus de confettis dans la boîte, ils

penseront quoi ? Tu les ramasses un par un et tu les remets à leur place.

Jamais vu ni entendu parler.

Vous croyez vraiment que c'est elle qui me suit ? On l'a vu au même endroit que

vous, deux fois en moins de douze heures.

Et je fais comment, moi ? C'est une meurtrière, ça fout les jetons.

C'est une criminelle qui a purgé sa peine.

Et pour l'instant, on manque d'éléments pour justifier une interpellation ou une

plainte pour harcèlement.

Pas un regret au procès.

Même quand la femme du routier se suicide.

Quatre morts au total.

Mais vraiment, ça vous dit rien ?

Non, enfin je... Pardon.

C'est mes parents, ils sont rentrés.

Il faut qu'on se voit avant qu'ils redescendent dans le sud. Je dois les

rappeler, excusez-moi.

C'est immense ici.

C'est tout pour vous ? Non, j'ai des associés.

Ça va ? Ouais, ouais, vous êtes bien rentrés ? Ils

sont pas très discrets d'ailleurs.

Bon, t'as fait ce que je t'ai demandé ? Batch éco-citoyens, 9 sur 5 plastifiés.

Mais franchement, je sais pas comment ils vont vous laisser rentrer, les

écolos. C'est qu'une photocopie couleur sans piste magnétique et... C'est un

truc de la du GSE, ça ? Quand on va sur le terrain, faut pas avoir peur de se

mouiller.

Dossier.

Vous pouvez attraper mon badge et m'ouvrir, s'il vous plaît ? Attendez, je

vais m'ouvrir.

Excusez-moi, je suis bien à la com ? Ah non, c'est le recrutement ici, en fait.

La com, c'est au bout du couloir, là-bas.

Oh, putain ! Vous permettez ? Bien sûr, je vous en prie.

Allez ! C'est reparti ! Ah oui, quelle

surprise ! Vous aussi, vous vous intéressez au sort des ours polaires ?

Je pense.

Qu'est-ce que vous faites ici ? Je suis venu voir mon vieil ami Lars.

On rêve de changer le monde, lui et moi.

Vous avez oublié ça ? Ma stagiaire.

C'est le code d'accès pour le fichier des employés.

Mais ça vient pas de moi.

Non, t'inquiète pas. Et sinon, t'es sûr ? Pour Marie-Lou ? Marie-Lou ? Bien sûr.

Elle pense qu'à toi, elle t'aime.

Vous pouvez ? Merci.

En tout cas,

je suis ravi de voir que le charme Ibrahimi a opéré sur moi.

Bon, je vous laisse ça, j'ai une course à faire, on se rejoint au bureau.

Très joli le t-shirt moyen.

Ouais Marc, Nora arrive à l'agence, tu la lâches pas d'une semaine.

Moi je m'occupe de Florence Aubrac.

Non, non, non, je préfère que tu restes avec Nora.

Bah non, c'est pas un ordre, c'est juste une... Oh là là, est-ce que t'es chiant

? Bon d'accord, c'est un ordre, voilà, ça te va comme ça ? C'est ça les

enquêtes modernes.

Le moindre cheveu...

La moindre trace ADN, le moindre confetti, on se fait gauler.

Cette famille, l'humour, ah bah non, non, vous êtes la pièce rapportée, vous.

Tu peux arrêter deux minutes ? Y'a pas école aujourd'hui ? C'est mercredi, il

est toujours à l'agence le mercredi.

Moi je trouve rien sur Ibrahimi.

Élargis la recherche.

Stagiaires, bénévoles, activistes, passé et présent.

Tu vois, moi je fais la contrôle critique, ça va plus vite.

T'as vu ? Stop.

C'est pas le type de la photo, ça ? Vérifie.

Richard Katz, 37 ans.

En charge des opérations spéciales depuis 2001.

On n'a rien mal dit depuis trois mois.

Oh ! Quoi ? Ça non plus ?

Pas trop de sucre, pas trop de... J'aurais très bien pu venir toute seule.

Bah quoi, on forme une équipe maintenant, non ? Monsieur Katz !

Bonjour, nous sommes Nora Abadie et

Marc Duchem de l'agence Abadie Rochefis. Nous menons une enquête sur Malik

Ibrahimi. Je connais pas, allez-vous-en.

Nous savons que vous avez rencontré Monsieur Ibrahimi au sujet du chantier d

'EPR.

Ibrahimi a été liquidé par Mikkelsen.

Tu veux être des côtés des complices ou des témoins ? J'ai pas grand chose à

vous dire. Ben parle quand même.

Malik travaillait sur le chantier EPR.

Il avait constaté de graves manquements aux règles de sûreté nucléaire.

Les travaux de soudure sur la mature qui devait supporter le système de

refroidissement.

Il avait mené son enquête, pris des photos, fouillé le bureau de chantier

avant de me contacter pour me filer des documents.

Et puis ?

Il est mort.

Ces documents, vous les avez ? J'ai encore des contacts dans la police. On

peut assurer votre protection.

C'était un chouette type, Malik, vous savez.

Les documents, ils sont chez moi.

Mais c'est pas moi qui vous les ai donnés, ok ?

Rendez-moi ce document.

Vous n'avez pas le droit.

Arrêtez de faire un chant.

Je veux d'abord que Philippe les voit. C'est à moi qu'il les a remis.

Alors voilà, je vous laisse seul pendant deux heures et ça y est, c'est le

chamail. Matza, un document confidentiel de chez Franco Soudure.

Malik Ibrahimi avait raison.

Il y a eu des malfaçons au niveau des soutures du chantier EPR.

Très intéressant.

Beau travail, cher associé.

Ce document appartient à Mikkelsen.

Micro-fissures sur plusieurs segments de tuyau reliant le réacteur au générateur

de vapeur.

Ça a l'air plutôt dangereux, ça, non ? Oui, c'est pour ça qu'on doit en

informer Mikkelsen.

Si vous faites ça, il effacera toutes les preuves qu'on pourra trouver.

Franco Soudure a très bien pu agir à l'insu de la maison mère. Vous voulez

quoi, partir au front ? Très bien.

Vous avez intérêt à bien connaître vos ennemis et vos alliés.

Et vous, vous êtes quoi ? La seule façon que vous ayez d'entrer chez Mikkelsen.

Que ça vous plaise ou non.

Il faudrait voir la compte, parce qu'on n'y est pas du tout, pas du tout. Mais

qu'est-ce que... Surprise ! Monsieur Michelsen, je vous présente Philippe

Roche, votre espion de Noël.

J'avoue ne pas trop comprendre, je croyais que... Monsieur Roche a agi à ma

demande, dans le cadre de la mission d'audit de sécurité que vous m'avez

confiée. Une sorte de test qui a permis de déceler certaines défaillances

techniques et humaines. Il fait désormais pleinement partie de l'équipe

dédiée à votre entreprise.

Ah, c'est... c'est prénant.

Oui, c'est l'idée.

Durant cette opération nous avons néanmoins découvert certaines

informations au sujet d'une de vos filiales et nous aimerions en parler

avec vous en privé

Ces

informations

ne doivent surtout pas sortir d'ici Vous pouvez compter sur nous

Des sanctions seront prises, les responsables seront licenciés et nous

ferons en sorte que les malfaçons soient corrigés.

Je vous charge d'enquêter en interne pour savoir qui était au courant et qui

a couvert ces négligences.

Vous avez carte blanche pour interroger nos employés, nos filiales ? Ou vous

-même ? Effectivement, je n'ai rien à cacher.

Le groupe Michelson compte 68 filiales. Je ne peux malheureusement pas être...

derrière tout le monde.

Pour preuve de ma bonne foi, je vous autorise l'accès à tous les documents

que vous êtes réconsultés.

Ça vous va ? Youpi.

Ah, une dernière chose.

Oui ? Retirez votre plainte contre mon associé.

J'imagine qu'un Mercier de rigueur ? Un associé sous le coup d'une mise en

examen ne me servirait à rien.

Vous êtes pas naïve au point de croire que Mikkelsen va vraiment nous ouvrir

toutes ses portes ? Je suis en charge de la sécurisation de leurs données. Si

quelqu'un connaît leur système d'information dans ses moindres recoins,

c'est bien moi.

Quoi qu'il dissimule, je le trouverai.

Et pourquoi vous parlez comme ça ? Il n'y a pas de micro ici.

Il y a plein de caméras et de gens qui lisent sur les lèvres.

Il a l'air cool ton père. Je ne dirais pas autant de ta patronne.

D'ailleurs, comment tu t'es retrouvé ici ? Classique.

Et tu te boffes, pas de job, des petits boulots sans perspective.

J'ai rencontré Nora.

Elle m'a demandé si j'aimais bien Columbo.

Je dis oui.

Elle m'a demandé si ça m'intéressait d'être le chien de Columbo.

En CDI.

Je dis oui.

Et toi ? Tu ne veux pas être facile de bosser avec ton père ? Ah non, mais tu

sais, travailler ça passe.

C'est vivre avec lui qui est parfois compliqué.

Mademoiselle Aubrac ? Bonjour, je suis agent privé.

Je voulais juste savoir, qu'est-ce que vous faisiez hier devant le Square Maker

et la Sorbonne ? Pas de faire de foot.

Excusez-moi, j'y connais rien en mécanique, mais à mon avis c'est la

batterie. Les câbles peuvent se défaire parfois.

Ok, on va dire que j'ai fait une connerie, j'aurais jamais dû la suivre.

Je vous promets de ne plus recommencer, ça vous va ? Non.

Et si je vous explique ? Vous ne direz rien à Émilie ? Je ne peux rien vous

promettre. Elle a le droit des explications, non ? J'avais fugué pour

suivre mon copain.

Un petit bourge comme moi, dans une panoplie d'Anna.

Quand j'ai découvert que j'étais enceinte, j'ai eu peur de lui dire.

Peur qu'il me largue.

J'ai réussi à le lui cacher.

Je suis allée seule à l'hosto pour accoucher en secret.

Et puis je suis allée le rejoindre.

Des années plus tard, j'ai retrouvé l'assistante maternelle qui m'avait

aidée.

Elle avait suivi le parcours d'Emilie au cas où j'aurais voulu savoir.

Vous comprenez, il m'a fallu du temps pour assumer.

J'ai tellement de regrets.

Pourquoi ça rime de dire ça aujourd'hui ? Je me sens prête à rencontrer ma

fille.

Mais elle, sa mère est une meurtrière, son père est mort en tentant de s

'évader.

Allô ? Allô, bonsoir, Philippe Roche, je suis agent de recherche privée.

J'ai été contacté par une femme qui a accouché sous X en 89, qui m'a demandé

de rechercher son enfant.

Oui, et qu'est-ce que vous voulez exactement ? J'essaie juste de

comprendre.

Attendez, Emilie a toujours su qu'elle était adoptée.

On a commencé à lui en parler à 3 ans.

On n'a pas vraiment réagi.

C'est comme si elle faisait semblant de ne pas entendre.

Et vous n'avez rien fait ? On l'a envoyée voir un psy.

C'est vrai que ça n'a rien arrangé. Elle ne voulait pas y aller.

Petit à petit, on a laissé filer.

Bref, ça fait des siècles qu'on vit dans des non-dits.

Attendez, je... Excusez-moi, mais là, je ne comprends pas. Qu'est-ce que voulez

-vous exactement ? Moi, rien, mais...

Je pense qu'elle est prête à en finir avec le mondi.

Vous avez des nouvelles ? Florence Aubrac ? C'est ma mère, c'est ça

? Quand vous m'avez montré les photos, j'ai pensé que...

Ça a fait tilt.

Un jour, j'irai la voir.

Peut-être.

Merci.

On avance, monsieur Ibrahimi, on avance. Il faut qu'on obtienne des preuves avant

de demander l'ouverture d'une enquête. On ne peut pas se permettre le moindre

faux pas.

D'accord.

Je vous tiens au courant, promis.

Au revoir.

Alors, ça recoule avec Nora ? Ça recoule avec Nora ? De quoi je me mêle ? Tu

sais, tu fais ce que tu veux. T'es majeur, t'es un grand garçon. Mais je

sais, je sais.

Dommage, mais on va recevoir les nouveaux papiers du bail pour... Toi,

par contre, avec Sampo, c'est non.

Pourquoi tu dis ça ? Ça ne marchera pas.

Ça ne m'intéresse pas.

Tu me l'aurais dit, toi, s'il avait été adopté ?

T'as été adoptée.

Papa,

t'es chiant quand tu fais ça.

Ah, Xenia, je plaisante.

Comment tu ne peux pas être ma fille avec ce caractère-ci enjoué d'ici à

venir ? Alison !

Allez, sol.

Merci à tous.

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