Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
- Tu fais quoi ? - Je suis soldat démobilisé.
- Depuis quand ? - 6 mois.
T'es pas un soldat démobilisé, t'es un parasite.
Tu vis chez tes parents ?
Laisse-les tranquilles !
T'es ma pire phobie.
Cinq enfants toujours à la maison, à l'âge de 30 ans :
"La forme, papa ? Je viens de me réveiller.
"Il est 7h ? Je me suis pas levé."
Ils vous pètent dessus, et ils sont tous en couple.
Ca fait 10 personnes.
Vous vous extasiez au moindre signe du départ de votre enfant.
"Regarde, il rampe !
"Il marche, il va quitter la maison."
Mes enfants ont quitté la maison.
Mes 5 enfants.
C'est un miracle.
Vous priez des années, et voilà que ça arrive !
Ils sont allés chez leur grand-mère.
Shir.
Quelle joie, pour eux et pour moi !
Ils se sont précipités dans la voiture.
Montez dans la voiture.
Grimpe.
Johnny... Jonathan !
Qu'est-ce qui te prend ?
Je veux pas m'en aller, papa.
Moi non plus, mais le juge a décidé.
Le juge a dit qu'il fallait aller chez grand-mère.
Pardon, je prendrai plus de médicaments.
Chéri, c'est pas ta faute.
Ca n'a rien à voir avec ça.
C'est pas ta faute.
Ton oncle à la noix nous a entubés.
C'est tes frères et soeurs qui ont fait des bêtises.
Je rêvais de m'en débarrasser.
Je les déposais au milieu de nulle part et je traçais.
Leur grand-mère est vraiment fourbe.
Ils ne se disputent pas leur place en voiture,
ils attachent pas leur ceinture,
c'est les années 1980.
Ils sont affalés sur les sièges, sans ceinture.
Merci, vous êtes formidables ! C'était super.
Sauf le soldat démobilisé.
Honte à toi de vivre chez tes parents à 40 ans.
Merci.
Maintenant faites du bruit pour Shlomi Badani !
Idée d'une série sur la vie d'un artiste
qui gagne des prix dans le monde entier.
A propos du lien entre souffrance et art
que seuls les artistes peuvent déceler.
Nahoum Krakowski était un employé de banque en charge des prêts.
Par une nuit orageuse,
il entendit frapper à la porte avec insistance.
C'était si rare qu'ils aient de la visite
qu'il se crut victime d'une hallucination.
Ce devait être une crise d'angoisse.
Qui est-ce à cette heure ?
N'ouvre pas, c'est peut-être Daech.
A la surprise de Nahoum,
derrière la porte se tenait la pire des créatures.
- Nahoum Krakowski ? - Qui le demande ?
La Faucheuse.
Non, c'est en haut à droite.
M. Amzaleg ?
Anévrisme en 2028, il a le temps.
Je viens pour toi.
Pourquoi ? Je suis si jeune.
Tu n'as pas accompli ton destin.
Tu devais être un poète célèbre, et tu es banquier.
Où est le mal ?
Tu parles à qui ? Il n'y a que du brouillard.
Je pouvais pas suivre mon destin, je devais m'occuper de ma famille.
Dieu en a marre de toi, Krakowski.
Tu es lâche.
Monte en voiture, et que ça saute.
Attendez, s'il vous plaît.
Donnez-moi 2 mois pour accomplir mon destin.
Mes pensées grouillent de métaphores et d'allégories.
Tous les matins, j'ai de merveilleux poèmes en tête.
Ayez pitié de moi.
Je nage en eaux troubles, je flotte dans les cieux incertains
comme après un bon bain.
Intéressant.
Je te laisse 14 jours.
D'accord ?
14 jours ouvrables ou à la suite ?
Voilà pourquoi on déteste les banquiers.
La Faucheuse accepta la proposition de Krakowski.
C'est dur d'être créatif
surtout quand le couperet de la mort vous menace.
Je peux pas travailler dans ce bruit,
vous me coupez l'inspiration.
On te coupe l'inspiration ?
Ils vont te tuer.
Qui nous fera vivre ?
Il faut payer l'orthodontiste des enfants.
Le petit souffre d'une dysgraphie sévère !
J'ai donné ma parole.
Où est ton poème ?
Où es-tu, Nahoum ? Où es-tu ?
Ca vous intéresse ? Vous êtes la mort.
Ca fait que 2 ans.
Je veux pas redevenir la Petite Souris.
Je ne te le pardonnerai pas. Ecris un poème !
Ecris-moi un poème !
J'ai pas d'inspiration.
Les gens écrivent quand ils sont démunis, pauvres ou tristes.
J'ai la vie rêvée de l'employé de banque,
avec une épouse parfaite.
Je vois.
La Faucheuse devait inspirer Krakowski.
Comme l'Holocauste avait inspiré Anne Frank et Spielberg,
sa femme rendit l'âme.
Qu'avez-vous fait ?
Paula !
Les assistantes sociales débarquèrent,
déclarèrent le père inapte,
et lui retirèrent ses enfants.
Il était anéanti.
Krakowski n'avait plus de raison de vivre.
La souffrance l'inonda de métaphores,
et il écrivit le plus beau poème de sa vie.
Une lecture publique face à un public délaissé.
Dans un square bondé,
je cherche ma mère, l'âme brisée.
Elle disait toujours, les mains empourprées :
"Attention au soleil en berne
"et aux visages ternes."
La neige qui fond n'exhale aucun parfum.
Dans une ville asséchée, l'eau n'a aucun dessein.
Toute ma vie, j'ai fourbi mon épée.
A présent, face à la mort, la lame a ployé.
Malheur.
Ceux qui m'ont précédé
ont laissé un vide
que je ne saurais combler,
que je ne saurais soigner.
Le poème de Nahoum est un succès.
L'organisateur lui propose de se produire à Jérusalem.
Il remplira le Tzavta Theatre,
et passera à la télé avec de nombreux politiciens.
La Faucheuse pleure de fierté.
C'est la première fois qu'elle verse des larmes.
Elle va annoncer à Krakowski qu'il a rempli le contrat.
Elle le casera avec une collègue de travail.
Il récupèrera ses enfants.
Mais il est trop tard.
Krakowski est submergé par la douleur.
Il décide de partir
pour qu'on se souvienne de lui au sommet de sa gloire.
Il m'a demandé de te dire
que tu allais repasser Petite Souris.
C'est ta mère, la Petite Souris.
Ah, Krakowski...
Le lendemain, le monde découvrit un grand poète.
Krakowski...
C'était dans tous les journaux, tout le monde le sut,
sauf ses enfants,
qui étaient atteints de dysgraphie.
Y a un problème ?
Il est 2h30 du matin.
Tu répondais pas, je m'inquiétais.
Je réponds pas au téléphone à 2h30 !
Quelle plaie ! Retourne te coucher.
Je m'occupe de 5 enfants, j'ai jamais travaillé si dur.
Je peux les voir une seconde ?
Pas question.
Allez, ce sont mes enfants.
Je veux juste les voir une seconde.
C'est vrai ce que disent les filles ?
Dana Hen est avec Assi Dvora ?
C'est n'importe quoi !
Oui, c'est vrai, et alors ?
Il est beau et célibataire, elle est jolie et disponible.
C'est une fille adorable,
elle est magnifique, intelligente...
Quel rapport avec moi ?
Avec toi ? Il n'y a aucun rapport avec toi.
Le téléphone marche pas en Israël, mais t'y es pour rien.
Où tu veux en venir ?
Tu veux que je sois avec Dana Hen ?
Est-ce que j'ai dit ça ?
C'est pas mon rôle.
Je vais pas trouver de remplaçante à ma fille.
Entre nous, quand elle était encore là,
tu lui arrivais pas à la cheville.
- Qui peut remplacer Tamar ? - Tu es folle.
Rends-moi un service,
laisse-moi les sentir, je les réveillerai pas.
Le juge me les a confiés
pour qu'ils aient une vie à peu près normale.
A peu près normale.
Pour que je donne à tes enfants
une vie à peu près normale.
Va-t'en, que je puisse leur donner une vie à peu près normale.
Elle ne sait même pas à quoi tu ressembles.
Quand t'as demandé pour le bébé,
je t'ai dit que c'était hors de question.
Un père doit connaître la courbe de croissance de son fils.
Tu sais combien de pères sont comme moi ?
Au moins 10 000.
2 500 font partie de l'association "Un père est plus qu'un géniteur".
Chico Eviatar est mon fils, et je sais pas à quoi il ressemble.
D'accord.
C'est ton frère ?
J'aimerais bien. Je suis la babysitter.
Je le garde depuis un mois, je l'adore.
Il est adorable.
Merci.
Il est très mignon.
Comment il s'appelle ?
Eviatar.
Comme mon chanteur préféré.
T'as faim ? J'ai apporté des pommes et des poires.
Dis-moi...
Tu chercherais pas du travail en plus ?
Je suis plutôt occupée,
mais pour ce petit chou, je m'arrangerai.
- Je vous donne mon numéro ? - Oui.
054 55...
43 22 96.
Yasmin.
Trop mignon.
Eh bien, au revoir.
Nehama, tu m'entends ?
Fait chier !
- Quoi ? - Putain, tu m'as fait peur !
Tu réponds pas, et je vois une boîte de médocs.
J'ai cru que t'allais mal.
J'ai pris 2 somnifères après avoir mangé
un peu trop de sandwiches.
Regarde-toi.
Je me ferais pas de mal,
le monde se porte mieux si je suis là.
Tes vêtements sont tout froissés,
tu réponds pas, tu m'inquiètes.
Pourquoi t'es là ? Tu m'as dégoté une date ?
Une date...
C'est pas comme ça que tu récupèreras tes mômes.
L'avocate de la défense est sympa, ça ira.
Ecoute-moi bien.
Les avocats sympas sont nos ennemis, t'entends ?
Je t'ai dit comment j'ai ouvert mon club ?
Plusieurs fois.
Bon, j'étais à Amsterdam.
J'ai toujours été allergique aux noix,
avant que ce soit la mode.
T'as mangé des desserts à la noix dans 3 restos.
- Tu t'es évanoui. - Exactement.
Je vais chez Bulldog : une tarte à la noix.
Je vais chez...
- Geliben. - Chez Geliben : une tarte aux noix.
Je vais dans le quartier rouge,
je mange de la crème à la noisette,
des noix de cajou, et des amandes.
Pourquoi ?
Tu voulais rouvrir le Comedy Club contre vents et marées,
c'était ton rêve.
Non.
Je voulais me tuer, Nehama.
Je n'avais plus de raison de vivre.
Katarina était partie d'Israël avec Agam.
Quitte à mourir, autant manger un truc sucré,
que j'avais jamais eu le droit de goûter.
Cet avocat sympa est passé me voir à l'hôpital.
Un enfoiré, une ordure, un salaud.
Son père avait collaboré avec les nazis.
Il avait dénoncé Anne Frank, et pour quoi ?
- Elle était adorable, inoffensive. - Dégueulasse.
On a intenté des poursuites, 70 % pour moi.
Je devrais pas posséder de club.
J'aurais dû mourir, Nehama.
Quel enseignement tu en retires ?
Ne pas épouser une strip-teaseuse ?
Oui aussi, mais...
La leçon, c'est que...
au moment où tu touches le fond,
c'est là que tu aperçois la lumière.
Je t'ai apporté quelque chose.
Ta lumière.
- C'est quoi ? - Un contrat.
Tu vas faire une apparition avec Assi Dvora.
- Tu déconnes. - C'est vrai.
Ils voulaient pas Badani ?
T'es le numéro 1, il est deuxième.
Tu vois, Nehama ?
Tu sais comment on réussit ?
- Aucune idée. - Je vais te le dire.
Ecoute.
Le succès t'attend sur la table, à l'autre bout de la pièce.
Le premier se lève, et traverse la pièce.
Il attrape le succès et le met dans sa poche.
Il faut que tu te lèves,
et que tu le mettes dans ta poche.
Je vais tout déchirer.
T'as intérêt, sinon je ruinerai ta réputation.
Je retournerai pas à Dimona à cause de toi.
- Je t'offre un café. - Va te laver, tu ressembles à rien.
- J'ai du lait d'amande. - Je dois filer.
- Avital. - Quoi ?
Merci.
Félicitations.
- Alors ? - Il est d'accord.
Super !
Dana, t'es la meilleure.
Tu es formidable.
Je fais pas ça pour lui, mais pour Assi.
Il est pas drôle.
Il ne parle que de la méchanceté des femmes
et de la stupidité des hommes.
Il a eu son heure de gloire, grâce au plagiat, mais quand même.
Il doit pas savoir que ça vient de nous.
Evidemment.
Bande d'andouilles.
On y va.
T'as le trac ?
Non.
Joue-la cool, n'aie pas peur.
Leur montre pas tes sketches, c'est tous des voleurs.
- Vraiment ? - Mais oui.
Quoi de neuf, M. Assi Dvora ?
Vise-moi un peu ça,
voilà à quoi ressemble un millionnaire.
Il est blindé d'apparts, il possède le boulevard Rothschild.
C'est bon, Avital. Comment ça va ?
Nehama, t'es notre nouvelle star !
Jolie bedaine, je veux la même.
Moi, je vais me teindre les cheveux en gris.
Alors, qu'est-ce que vous en dites ?
Super.
T'en penses quoi ?
En prime time, mon pote.
- T'en penses quoi ? - Cette chaîne est au plus bas.
Tout ça, c'est grâce à toi.
Depuis le scandale autour du sketch sur les homos...
Il y a eu une pétition en ligne contre moi.
100 000 signatures. J'ai présenté des excuses.
J'ai vu ta vidéo, c'était très émouvant.
Je savais pas pour ta relation homosexuelle au Liban.
J'ai dit ça pour qu'ils me lâchent.
Les gros bonnets m'ont repéré.
Ils étaient contents de me trouver.
Ils m'ont dit :
"Tu es subversif, arrête les sujets basiques,
"t'es scandaleux, sexy et mystérieux."
- Ils m'ont filé une émission. - Génial.
C'est honteux.
Vraiment.
Montre-moi ce que t'as.
Laisse-le tranquille, pas maintenant.
T'as un problème ?
Non, il veut que ça reste frais.
On est à la télé, là, pas dans ton club à 2 balles.
Ah ouais ?
Tu dénigres mon club ?
Grâce à mon club, t'es ici, avec ton polo de pédophile.
Dana...
Tout va bien ?
On ne peut mieux.
Et toi ?
Rien que de l'amour.
Oui, et...
- Arik conduit un taxi ? - Oui, enfin un qui bosse.
Elbaz nous a foutus dedans.
C'est vrai.
Tout le monde sait qu'on a ruiné une boîte de portables.
Bel exploit.
Comment vont les enfants ?
Comment vont Shir, Eden, Jonathan, Amir et Itaï ?
T'as écrit leurs noms, comme avant une grosse réunion ?
Bingo.
Ils vont bien. Ils mangent bien, ils dorment bien.
Ils sont avec grand-mère Léa.
Je sais, je les suis sur WhatsApp. Comment ils se sentent ?
Ils me virent de tous leurs groupes WhatsApp.
- Ca va, t'es tout pâle ? - Je vais bien.
Je vais bien.
Ca va, ma chérie ?
Tu devrais demander à quelqu'un de vérifier ton contrat.
Fais appel à un expert.
T'as pas trop froid ou trop chaud ?
Ca va.
Je demande de baisser le chauffage ?
- Non, ça va. - T'es sûre ?
Il y a des fruits, je prépare un plateau.
- Rapporte des bananes pour Dana. - Oui...
- Allons en manger. - Ils vont t'en apporter.
Mamie s'est endormie dans mon lit.
On est en train de l'épuiser.
Elle avait l'habitude de faire des nuits de 12 heures.
Je lui donne 2 semaines avant l'infarctus ou l'amputation.
Maman me manque.
N'y pense pas, ça te rend plus faible.
Il a raison.
Elle me manque aussi.
On n'en parle jamais.
On parle jamais d'avant.
Une fois, elle m'a giflé.
Quand j'avais enfermé Jonathan dans les toilettes de l'école.
Elle voulait qu'on soit amis.
Elle a menacé Omer Elbaz quand il m'a frappé.
Elle a dit qu'elle l'enverrait en maison de correction.
Ensuite, elle a nié devant le principal.
C'est moi qui lui ressemble le plus.
Physiquement et au niveau de la personnalité.
Je vous frapperais tous si vous le méritiez.
Et je tuerais celui qui te touche, Jonathan.
Vous croyez qu'on la reverra quand on sera morts ?
La science a prouvé que c'était impossible.
Seul son souvenir perdure.
Papa me manque.
A moi aussi.
Je comprends pas pourquoi.
Il n'y a aucune raison valable.
Mais il me manque.
C'est foutu.
Foutu.
Vous savez combien de pères ne voient pas leurs enfants ?
Un peu plus de 10 000.
Une ratée.
Je suis une grosse ratée.
Viens là, idiote.
Tu dois y aller.
Papa dit que c'est loin.
Je dois me lever à 6h et prendre deux bus.
Va à ton audition.
Je t'accompagnerai, tu entreras dans cette école.
T'inquiète pas pour papa et ses vieux démons.
C'est à moi, tu l'as mis ?
C'est pas moi.
Il était dans le linge sale.
Je l'ai cherché partout.
Quels vieux démons ?
Je sais que tu as honte de moi.
- J'ai pas honte de toi. - Mais si, chérie.
Tu n'invites plus d'amis à la maison, pas vrai ?
Tu voulais pas que j'intervienne à la journée des parents.
Parce que tu travailles pas.
- Tu crois... - T'aurais dit quoi ?
Tu me trouves nulle
de rester à la maison et de m'occuper de vous.
Mais c'était mon rêve.
- J'ai pas honte de toi. - Si, chérie.
Je voulais du bruit. Petite, je devais en faire
pour étouffer ma solitude.
Ton père rêvait pas de bosser chez Technosystems.
Pourquoi il a arrêté d'être humoriste ?
Il m'a dit que son sens de l'humour était trop noir.
- Il était en avance sur son temps. - C'est ça !
En avance sur son temps, je te jure...
Ca s'est pas passé comme ça.
Il s'est passé quoi ?
Tu connais Assi Dvora ?
Le Assi Dvora ?
Nehama et Dvora formaient le duo le plus populaire du club.
Papa avait décidé de passer en solo car c'était lui, la star.
Ils s'étaient disputés à propos du nom qui apparaîtrait en premier.
Tout le monde parlait des sketches de ton père.
Il était vraiment très bon.
Même si je l'avais jamais vu jouer.
Un jour, la télé l'a abordé.
Il y avait une section comique dans l'émission de Yaïr Lapid.
Ton père pensait que c'était du tout cuit.
Les gens du club pensaient pareil.
Mais ton père ignorait
qu'Assi Dvora serait là aussi.
Vous savez... Quand j'ai su...
Vous savez quand j'ai su que j'avais un petit zizi ?
- Vous savez quand j'ai su... - Dvora ?
Qu'est-ce que tu fais ici ?
Je vais pas laisser filer Yaïr Lapid.
Mais t'as pas de sketches.
J'ai acheté ceux de Regev.
C'est pas vrai ?
- Bien joué. - Merci.
C'est super, bravo.
- Merci, mon frère. - Super.
- Tu lui as vendu ? - T'inquiète, Regev.
J'ai envie d'être auteur.
Ca me soûle tout ça.
Je veux une vie simple, une femme, des enfants.
- Tant mieux. - Tu comprends.
C'est super.
C'est super, mon pote !
- Souhaite-moi bonne chance. - Bien sûr.
Merci, mon frère.
Merci.
Alors ?
Quoi de neuf, Rami ?
Ca va ? Pas trop stressé ?
Pour moi.
Je déconne.
- Laisse-nous seuls une minute. - Pas de souci.
Merci.
Vous savez quand...
Vous savez... Non.
Vous savez quand j'ai su...
Dis-le.
Vous savez quand j'ai su que j'avais un petit zizi ?
Vous savez quand j'ai su que j'avais un petit zizi ?
Quand j'ai comparé avec ma soeur.
Balance la chute, c'est la meilleure de Regev.
Tu demandes et tu balances.
Et papa commença à se soûler.
Il enchaînait les shots.
Oh, non... Putain.
Au début, il voulait se donner du courage.
Mais ensuite, il les buvait machinalement.
La première fois que j'ai su que j'avais un petit zizi...
Content que tu sois venue.
Je raterais pas le soir le plus important de ta carrière.
C'est bientôt à moi.
Il s'en sort bien.
Il aurait rien d'original à dire
même avec un flingue sur la tempe.
Pas sûr que le public cherche l'originalité.
Je t'aime.
C'est la première fois que je sors avec un moche, et je suis heureuse.
Merci.
Je suis content.
C'est risqué pour moi aussi, ta famille est fauchée.
Eclate-les, d'accord ?
Je vais pisser.
Il les a fait rire ?
Pas vraiment.
Il est monté sur scène...
Et pour la première fois, il a eu un trou de mémoire.
Il était planté là, et il se souvenait d'aucune blague.
Le silence l'a tué.
Qu'est-ce que j'ai fait ?
J'ai l'ai poussé à recommencer.
J'y retournerai plus jamais.
Je monterai plus jamais sur scène.
Qu'est-ce que j'ai fait ?
Mais Herzl lui a trouvé une formation de programmateur.
Tamar, je monterai plus jamais sur scène.
C'était la dernière fois.
J'ai cru mourir.
J'ai eu l'impression qu'on m'avait poignardé en plein coeur.
Je me suis senti enfermé dans mon cercueil.
J'y retournerai jamais.
C'est pour les abrutis comme Assi Dvora.
J'irai plus jamais.
Plus jamais, tu m'entends ?
Je suis enceinte.
Tu plaisantes ?
C'est vrai ?
Tu te fous de moi. C'est vrai ?
C'est fou !
On peut avoir un petit bébé si on veut.
C'est vrai ?
Vraiment ?
Tu dis pas ça pour me remonter le moral ?
Au moins je suis pas stérile.
C'est toujours ça.
Et il a voulu t'appeler Shir
car ça signifie "poème", et tu es sa plus belle oeuvre.
Et pourquoi Amir s'appelle comme ça ?
Il s'appelle comme le frère de grand-père Herzl.
Il s'appelait Amir Fadida Nehama.
Il s'est asphyxié pendant la guerre du Golfe.
Il avait oublié d'ouvrir le filtre de son masque à gaz.
Un imbécile. Mais son prénom s'écrivait "Ameer".
Je l'ai jamais dit à Amir.
Où est-ce que tu es, Eden ?
Tu me réponds pas, Shir non plus.
Je sais que vous voyez mes messages avec le double coche bleu.
Pourquoi vous filtrez mes appels ?
J'ai un show, et vous devriez venir.
C'est comme ça que je vous nourris.
L'argent pousse pas sur les arbres.
Je t'ai préparé du tofu avec de la spiruline.
Ca a refroidi, je vais le jeter.
Je vais le jeter.
T'as qu'à manger la bouffe dégueulasse de mamie.
Je viens vous chercher.
Attendez-moi dehors, soyez prêts.
Vous avez intérêt à être là.
S'il m'était arrivé un truc ?
Les enfants !
- Eden ! - Au beau milieu de la nuit !
Qu'est-ce qui se passe ?
Personne me répondait, j'ai eu peur.
Je dormais ! J'ai pas le droit ?
Je me suis assoupie, ça arrive.
Shir ! Eden ! Ils sont passés où ?
Ils sont pas avec toi ?
Ils sont pas venus.
Je perds la tête...
Où sont les enfants ?
Shir a pris le bus avec eux. Ils voulaient que je me repose.
Guy, on a perdu les enfants.
"On" a perdu les enfants ? Tu les as perdus !
Pars à leur recherche.
Vérifie auprès des hôpitaux,
avec les trains.
Je vais m'habiller.
Moi, j'ai perdu les enfants ?
Je vais m'habiller.
Koube ?
Active le traceur GPS sur les téléphones des enfants.
Ceux de Shir, Eden, Amir et Jonathan.
C'est urgent !
Qu'est-ce que...
J'ignorais que vous aimiez les cimetières.
Si j'avais su, je vous aurais amenés.
- Papa, va-t'en. - Quoi ?
On a voté. Tant qu'on peut pas revenir à la maison,
on te parlera plus.
Eden t'a retiré de tous les groupes WhatsApp.
Vous êtes pas heureux avec moi.
L'avocat m'a donné la transcription de vos entretiens,
quand le juge vous a posé des questions sur moi.
On veut tous être avec toi.
C'est ça !
Jonathan a dit qu'il rêvait que je le poussais d'une falaise.
Amir veut partir de la maison pour faire carrière.
Tu seras pas primeur, je te dis !
Tu as demandé si tu avais le droit d'emménager avec ton copain.
Seule Eden a menti et dit que tout était parfait.
Heureusement qu'Itaï parle pas encore.
J'ai vu la liste de tout ce qui est arrivé cette année.
Tout ce qui vous est arrivé à cause de moi.
Je peux peut-être pas assumer 5 enfants tout seul.
Je suis pas maman.
Ne mêle pas maman à tout ça.
Shir,
vous êtes mieux avec mamie.
Vous dormez, vous mangez, vous êtes propres.
Et vous me voyez deux fois par semaine.
Je suis enfin en train de percer.
Votre père a besoin de ça !
- Vous pigez pas ? - Tu perceras pas.
- Ne me porte pas malheur. - T'as aucune chance.
T'es un lâche.
Au dernier moment,
tu trouveras une excuse pour te dégonfler.
- Tu te planteras. - Pas cette fois-ci.
Dans 20 ans,
tu te demanderas pourquoi seule Eden accepte de te parler.
Ce sera parce que t'as flippé ce soir,
sur la tombe de maman.
Allez, on y va.
Bougez-vous.
- Pourquoi ? - Allez.
Shir, fais pas ça.
Non...
Partez pas.
En pleine nuit ? Revenez là.
Shir.
Amir, Jonathan.
Je vais pas vous courir après !
Vous allez mourir de froid, arrêtez.
T'as des chamallows ?
Eden, viens.
Musique classique, maintenant.
Ce milieu tranquille, qui fait rarement les gros titres,
a été frappé hier par un scandale sans précédent.
Un musicologue allemand a trouvé
de vieilles partitions
signées par le compositeur juif Yehochoua YehoyahimMendelbaum.
Mendelbaum serait l'auteur de nombreuses pièces
attribuées au grand Jean-Sébastien Bach.
Guy Nehama.
- Maître Elad Abouhav. - Super.
Après vous.
J'ai tous les papiers que vous vouliez.
Arik ?
Nehama !
Ca va, Arik ?
T'as su que j'étais de retour et tu veux te joindre à la fête ?
- Qu'est-ce que tu fais là ? - Ce que je fais là ?
Tu sais ce qui nous différencie ?
Je suis grand ?
Non.
Contrairement à toi, je sais déceler une opportunité.
Tu sais que c'est la fin de la high-tech dans le monde ?
- Mais non. - Si.
- L'avenir, c'est quoi ? - Le bitcoin ?
Les boissons énergétiques.
Eh oui.
Tu sais que 60 % des hommes blancs
courent au moins 1 500 m par semaine ?
C'est tout ?
Ah oui, t'étais dans les commandos.
Pour un agent de renseignement, c'est beaucoup.
Crise cardiaque garantie. Eh oui.
Bref, je te présente ma nouvelle boîte.
Arik Bio Innovations. Immatriculée dans les îles Caïmans.
Je reprends la même équipe.
Mais que les bons, cette fois.
Ruthy des RH est dans le coup, ça va être énorme.
Et toi, Nehama ?
T'en dis quoi ?
Alors ?
Comment t'as fait pour récupérer nos anciens locaux ?
On a fermé.
Je les loue à demi-tarif. Je saisis les opportunités.
T'étais pas chauffeur de taxi ?
- Quoi ? - Quelqu'un t'a vu.
- Quoi ? - C'est ce qu'on m'a dit.
Plein de gens me l'ont dit.
Tout le monde, en fait.
La high-tech est un monde d'enfoirés !
- Quelqu'un a dit ça ? - Plein de gens.
Voilà pourquoi...
Pas qu'un ou deux.
Je suis choqué.
Voilà pourquoi j'arrête la high-tech.
Fallait que je m'éloigne de ces gens-là.
Je les attaquerais bien, mais je préfère penser à l'avenir.
Arik pense toujours à l'avenir.
Je suis choqué !
Une course !
J'ai rendu service à mon père sur une course pour Rosh HaAyin,
et ça y est, je suis chauffeur de taxi ?
Une seule course, c'est tout.
Et une autre pour Rishon, mais c'est tout.
Je suis aussi allé à l'aéroport...
Ca y est, je suis chauffeur de taxi. Les enfoirés !
Les gens sont d'une méchanceté !
Arik,
je vais te donner 350 000 shekels.
Super.
C'est tout ce qui me reste.
J'ai vendu ma maison, remboursé la banque,
et engagé le meilleur avocat du pays.
C'est très bien.
Tu le regretteras pas.
C'est comme donner de l'argent à Steve Jobs il y a 20 ans.
Tu auras 2 % de parts.
C'est pas un investissement.
Mets l'argent sur un fonds de placement
et n'y touche pas.
Même si t'es tenté, pas touche ! Sinon je te retrouve et je te bute.
Tu touches à cet argent et t'es mort, OK ?
Tu me paieras un salaire mensuel,
avec cet argent.
Et je veux être vice-président,
chargé de clientèle.
Pourquoi tu fais ça ?
J'ai une dernière audience et il me faut un boulot normal.
C'est...
C'est de la fraude.
C'est super, mais j'y gagne quoi ?
Une conscience, peut-être ?
Une conscience ?
C'est un truc de Séfarades, ça !
2 % d'intérêts, plus les frais de tenue de compte.
Allez, décide-toi.
Avant que je réalise que je fais une connerie.
Alors, Nehama ?
Alors ?
Voilà !
La première opération de Bio Innovations.
Ces connards de The Marker me disaient mort.
J'ai l'air mort ?
C'est ça, ma boisson énergétique à moi !
Les amis, faut y aller.
Asseyez-vous.
Salut, Dana.
- Alors ? - Alors quoi ?
Eden m'a demandé de venir, je suis là.
N'en fais pas tout une histoire.
J'ai une trouille d'enfer.
Mme la Juge,
mon client travaille pour Arik Bio Innovations,
une entreprise leader dans la boisson énergétique.
Il est en couple avec un grand nom de la high-tech,
Dana Hen.
Dana Hen est présente aujourd'hui.
Dana Hen vit avec lui.
Dana Hen entretient des relations saines et normales
avec les enfants.
Comme trois psychiatres différents ont pu l'attester,
c'est quelqu'un de normal,
un citoyen exemplaire,
un ancien des commandos qui a combattu au Liban,
à Gaza,
qui nous a protégés.
Léa Ofir est une femme âgée.
Mon client l'adore, c'est la grand-mère de ses enfants,
mais la vie ne l'a pas épargnée.
Elle n'y est pour rien, mais c'est un fait.
Elle ne s'est jamais mariée,
elle a battu sa fille Tamar à diverses reprises.
Je ne la blâme pas, elle a eu une vie difficile.
Et j'ai bien peur qu'elle soit en train de craquer.
C'est ta mère qui craque !
Mme la Juge...
Comme l'atteste M. Merinsky, propriétaire d'une épicerie,
elle a eu un accès de rage la semaine dernière.
Elle a dit, je cite :
"Le petit veut du fromage, petit con !
"Tu veux que je lui dise que j'ai pas son fromage préféré ?
"Pour qui tu te prends, Boris ? Pour qui tu te prends ?
"Je t'avais demandé de m'en mettre de côté,
"et tu me dis que tu l'as pas fait ?"
Je ne pense pas que nos enfants devraient être élevés
par des gens qui vouent une haine aux Russes.
Vous dites pas ce qu'il m'a répondu ?
Mme la Juge, il m'a insultée en russe !
Je parle pas leur langue.
Il m'a insultée en russe !
"Leur langue".
Vous voyez ?
Israël, 2018.
Nous sommes un peuple uni, Mme Ofir.
Mesdames la juge, la dactylo,
les assistantes sociales...
Mon avocat m'a demandé de parler de ma femme.
Il m'a demandé de parler de ses épisodes dépressifs,
quand elle est partie en Inde,
me laissant seul avec les enfants,
et rentrée 3 jours plus tard, brisée.
Mais je ne peux pas le faire.
Je refuse de salir la mémoire de ma femme...
Car même si elle est morte,
elle reste l'amour de ma vie.
Je l'aime tellement que...
Même quand on se disputait, je l'aimais.
Et...
C'était la meilleure mère du monde. Elle était parfaite.
Bien meilleure que moi comme parent.
On ne jouait pas dans la même cour.
On ne jouait même pas au même jeu.
Maintenant elle est morte et je suis seul.
Je suis leur père, mais je suis perdu.
La vérité, c'est que je ne sais pas quoi faire.
C'est injuste de comparer une mère et un père.
Une mère s'occupe des enfants, de leur emploi du temps.
Elle sait ce qu'ils font, et ne font pas.
Un père doit être présent.
Et je suis présent.
Je suis là, Shoshi.
Je suis toujours là pour eux.
On a gagné.
Merci.
Ca va, Shir ?
Tu vas pas faire une crise ?
Je suis pas épileptique.
- J'ai fait que deux crises. - Ne crie pas.
Tu me saoules.
Colle-moi un sticker "handicapée" tant que tu y es !
Super, alors tu peux rester avec eux.
Je serai de retour dans une heure.
Pas question ! Je suis pas leur mère.
Shir !
Ne les réveille pas, s'il te plaît.
Alors ?
Bon, d'accord.
- Je les garde. - Super.
Ca nous a rapprochés, de vivre chez mamie Léa.
Vraiment ?
Oui, je nous imaginais cachés, tous ensemble, pendant la Shoah.
J'aurais été trop forte.
J'aurais fini avec 2 kg en plus.
Tu t'en serais bien sortie, à Auschwitz.
C'est quoi ?
C'est...
le relevé des appels de maman.
Je veux savoir où elle était le soir de sa mort.
Papa, ça ne t'aidera pas à faire ton deuil.
J'ai tout ce que je veux. Vous êtes avec moi,
ma carrière est enfin en train de décoller.
Je gagnerai bientôt assez d'argent pour qu'on déménage.
Dana Hen reviendra bientôt. Ca durera pas avec Assi Dvora.
Ils se marient à Chypre la semaine prochaine.
Ca se fera pas...
Elle est dans le journal en robe de mariée.
Et alors ?
Dana aime porter des vêtements blancs.
C'est juste du bluff.
Ca va pas se faire.
Je n'arrive pas à être heureux parce que...
Parce que j'aime toujours maman.
Même si elle m'a trompé, je dois savoir la vérité.
C'est le seul moyen de faire mon deuil.
Et si maman t'a menti ?
Ca change quoi ?
Les gens mentent sans arrêt.
Arrête un peu de jouer les détectives.
Ca tourne à l'obsession. Je reconnais tous les signes.
Je vais finir par t'envoyer en désintox !
La ferme !
L'unique raison pour laquelle je te frappe pas,
c'est que je veux pas jouer avec un cocard.
T'as pas rentré les bonnes coordonnées GPS, abruti.
J'étais à la police des frontières, moi.
J'ai vérifié deux fois les coordonnées.
On t'a cherché sur le mont Hebron toute une nuit !
C'est ma maison.
T'as survécu à l'armée en faisant des blagues.
Ta maison ?
C'est l'Airbnb d'Avital. Je vis à l'étage avec les enfants.
Tu nous as ramenés au point de départ.
Tu t'es planté.
C'est ici que Tamar a passé sa dernière soirée.
Je peux vérifier.
Ils se connaissaient.
Tamar et Rami Avital.
Comment c'est possible ?
Je l'ai rencontrée au club.
Elle était serveuse et il était au bar.
On la draguait tous.
Le fils de pute.
Oren, repose ce couteau. Repose-le !
Repose-le !
Les Ethiopiens sont pas des petites natures,
c'est les Taser qui...
Où est Rami ?
Il pose une pêche.
Donnez-nous 5 minutes seuls avec Rami.
Badani, sors.
J'ai demandé gentiment.
Sisso.
- A tout à l'heure. - Salut.
- Salut, Rami. - La forme, Nehama ?
Tu viens tester un nouveau sketch ?
Je peux leur demander de t'appeler.
T'avais revu Tamar ?
C'est qui, Tamar ?
Je t'appelle avec son portable.
Tiens donc !
"La meilleure".
J'hallucine.
Nehama, laisse tomber.
Je l'aimais autant que toi.
C'est bien ce qui m'embête.
- Tu veux la vérité ? - Oui !
Tu pourras la supporter ?
Tu sais d'où Doudi Coma tient son surnom ?
Il est dans le coma ?
Tu sais qui l'a mis dans le coma ?
Tu veux entendre quoi ?
Elle m'a appelé après toutes ces années.
J'ai pas répondu tout de suite.
Mais elle a insisté pour qu'on se voie.
Ca devait se passer le soir.
Content que t'aies appelé, Tutti.
Elle avait visiblement pleuré.
Ne m'appelle pas comme ça.
C'est pas ton surnom ?
Plus depuis longtemps.
C'est quoi, cet appart ?
Tu sais quoi ?
T'es toujours la plus belle femme que j'aie jamais vue.
Merci.
Tu vis ici ?
Non, on loue cet appart sur Airbnb, avec Julie.
Assieds-toi.
Pourquoi on se voit ici ?
Sacrée Tutti...
Arrête de m'appeler comme ça.
J'ai toujours détesté ce club.
Tous ces pseudo artistes qui se la racontent !
Comment s'appelait le mec que t'as épousé, déjà ?
Tikva ? Non...
Nehama.
- Nehama ? - Oui.
Ah oui.
Je...
Je suis venue te demander...
de le prendre dans ton club.
Et de lui donner un bon créneau.
C'est un gentil garçon.
Un garçon ?
Il a pas 200 ans, aujourd'hui ?
Il peut plus jouer à son âge.
Ca marche pas comme ça. On saute pas les étapes.
Fais-le pour moi.
Pour moi.
Si tu viens au club avec lui...
On pourra s'éclater après ?
Non, j'ai un cancer.
Arrête ! C'est une blague ?
Qui mentirait à ce sujet ?
Moi.
Au moins 6 fois, avant d'aller en Hollande.
Je voulais gratter une pension à la Sécu.
Alors...
Tu veux bien faire ça pour moi ?
Je ferai tout ce que tu veux.
- Je nous fais du café. - Non.
Non, merci.
Rien ? Ni café ni thé ?
- Non, faut que j'y aille. - Pourquoi ?
C'est vite fait...
Non, merci.
Faut vraiment que j'y aille.
Merci.
Prends soin de lui, d'accord ?
Je peux te prendre dans mes bras ?
Pourquoi ?
Ca me rend triste que tu sois malade.
Tu sais combien j'ai perdu de proches du cancer ?
Une femme dans ta condition...
C'est même pas une question d'éthique,
tu dois faire ce que tu veux.
Tu sais ce que je veux ?
Réunir tous mes enfants dans un lit et dormir avec eux.
Tu peux me déposer ? J'ai plus le permis.
Elle a rien fait.
Vraiment, c'était une bonne épouse.
Une perle. Comme les femmes de Dimona.
Pas comme les pouffes de Tel-Aviv.
Bravo, tu remportes le prix d'interprétation.
Mais t'étais dans la voiture.
Quoi ?
Je t'ai vu sur les images de vidéosurveillance.
- Tu faisais quoi dans la voiture ? - Rien, je te dis.
Il s'est rien passé, je le jure !
Rien.
Tu te souviens que tu m'as aimé ?
Je voulais énerver ma mère, c'est tout.
Je peux t'embrasser ?
Non.
Pourquoi pas ?
Si j'avais envie de vomir, je ferais la chimio.
Tu sais que t'es drôle ?
- C'est ça. - Je suis sérieux.
Tu sais quoi ?
J'ai menti.
J'ai une voiture et le permis.
Je sais pas comment je vais rentrer à cause de toi.
Je vais appeler une ambulance.
Faut que je me tire d'ici.
Si Julie me choppe...
Elle menace sans arrêt de demander le divorce.
Tutti, ça va ?
- Tu vas bien ? - Oui.
Envoyez une ambulance sur la route Ein HaBesor,
près de la station-essence.
Il y a eu un accident. Une femme est blessée.
Venez vite, c'est urgent.
C'est urgent !
J'ai fait de toi une star.
Au début, je le faisais pour elle,
mais en fait, je t'aime bien.
T'es désespéré, je me reconnais en toi.
Ils voulaient pas de toi pour l'émission,
je me suis démené pour qu'ils te prennent.
T'es toujours partant pour le pilote ?
Bien sûr qu'il est partant.
Il va pas abandonner son rêve.
Il me saoule avec ça depuis qu'il a 8 ans.
Debout.
C'est le showbiz !
Tous des putes.
Réveille-toi, Dvora.
On gâche pas sa carrière pour une fille.
On s'en fout, de Dana Hen ! Elle est pas si sexy.
Tiens, prends mon portable.
Si Dana Hen appelle ou envoie un message...
Rappelle-toi : Dana Hen.
On coupe et tu m'apportes le portable.
- Compris. - Merci, chérie.
Elle adore qu'on s'engueule pour qu'on se réconcilie après.
Tu peux le croire ?
Assi.
T'attends ce genre d'opportunité depuis des années.
Ca y est, tu l'as.
Tiens.
Prends ça.
Merci, mec. C'est quoi ?
Ca va te détendre.
C'est pas le moment que je me détende !
Tu es drôle.
Tu es génial.
Les femmes sont folles de toi.
Et tu as une super bite.
Pas trop grosse, mais super. Toutes les filles le disent.
Ton père avait tort.
Ta mère avait raison.
Tu es une star.
Allez, Assi.
Allez, Assi !
Il y a un coursier pour vous.
Ah, super.
Attends, tu te fais livrer de l'herbe ici ?
T'es cinglé ?
Sois pas idiot, bien sûr que non. Je sais pas ce que c'est.
Qu'est-ce qui te prend ?
Je sais pas ce que c'est.
Il est dingue ? Il était censé passer au club.
C'est pas une livraison de pizza, il déconne !
Merci.
Ca va pas bien ? Donne-moi ça.
Ne reviens plus ici.
Dégage.
Je vais faire tomber ton site,
t'as ma parole.
Ta mère !
Quel relou...
Alors...
- Oui, Avital ? - Nehama, t'es où ?
Le tournage va commencer, t'es où ?
Avec mes enfants.
T'es pas dans le taxi ?
Amène tes gosses, je les surveillerai.
Avital, tu peux te fourrer ton émission dans le cul,
avec Assi.
Tu me diras ce que ça fait, OK ?
Vraiment ?
Un problème, Avital ?
T'as du mal à respirer ?
C'est ça que tu veux ?
Ton injecteur ?
Noisettes,
noix de Macadamia,
noix,
noix de muscade,
pistaches
et noix de cajou.
On a broyé tout ça dans ton herbe.
Tu le veux ?
C'est ça que tu veux ?
T'as laissé Tamar agoniser toute seule ?
Guy !
Regarde bien mon visage.
A une condition.
Tu touches ni à ses cheveux ni à sa couche.
Et pas de test de paternité. Ca pourrait gâcher sa vie.
Je peux le prendre ?
Bien sûr, c'est ton fils.
Vous savez quand j'ai su que j'avais un petit zizi ?
Quand j'ai comparé avec ma soeur.
Qu'est-ce qui est drôle ? C'est pas drôle.
Faites pas de bruit. Amir, Jonathan, ne le réveillez pas.
Mettez-le dans l'autre pièce.
Regardez.
C'est pas notre maison,
mais c'est un super appartement.
Tout est dans l'emplacement. Le quartier est top.
Je prends la chambre de droite. Pas touche.
Compris, Amir ?
Papa, tu vas faire quoi ?
Bosser avec Arik. Il a un super concept.
Tu abandonnes le stand-up ?
Non, je vais continuer, de temps en temps.
Et quand je jouerai,
légalement parlant, vous ne serez pas seuls.
Adaptation : Carole Benyamin & Nina Ferré
Sous-titrage TITRAFILM
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.