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Thème musical du film

---

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Rires de filles

- Chut... Chut.

Musique sixties pop

---

Applaudissements

Musique à suspense

---

Fracas

Rigolade

---

Maître Li te dit "bonjour".

C'est gentil.

"Au revoir", aussi!

---

Qui sont-ils?

Les hommes de monsieur Li.

Ah... Enfin!

Nous sommes perdus.

Ils sont perdus.

---

Tout va bien, Comtesse?

Merci, Hubert. Vous m'avez sauvé la vie.

Je vous en prie.

On a frôlé la catastrophe.

Je ne sais

comment vous remercier.

Vous savez tout faire, Hubert.

Je n'ai fait que mon devoir, Comtesse.

A l'avenir, méfiez-vous de M. Li.

Des Chinois en général, d'ailleurs.

La fortune de la famille impériale attire les convoitises.

Les sales rouges! Les sales jaunes.

Non. Les sales rouges.

Au temps pour moi.

Vous connaissez mal la Chine, M. Bonisseur de la Bath.

Oh, ma foi...

il ne tient qu'à vous que j'en explore une partie.

Si intime soit-elle.

Musique romantique

---

---

Bonjour, Fayolle. Bonjour, de la Bath.

Bonjour, Dutran.

Salut, Corbier. Hubert.

- Bonjour, de la Bath.

Poulard!

Bonjour.

Bonjour, de la Bath.

Et ce ski?

Très bien. Vous allez bien, Ledentu?

Comme un lundi.

Pas mal, celle-là. Je l'aime bien.

"Comme un lundi".

Jean-Pierre. Très réussie, méconnaissable.

Merci, Hubert. Je t'en prie.

Mayeux, Castaing.

(Les 2) Bonjour, de la Bath.

Aucune nouvelle de Picot?

Pas depuis la dispute avec Roussel.

Et Lefranc?

Il a parlé avec Mongier...

Borges, il en dit quoi? Borges, Borges...

Que veux-tu qu'il dise?

Il dit comme Favre.

Et comme Duvernois.

J'y vais, de la Bath.

Tu passeras le bonjour à Granville.

Sans faute.

Au fait, t'as le bonjour de Comolet.

Ce vieux Bernard!

On s'était vus avec Charpon et Delanoix.

Il devait même y avoir Francard.

Imagine. En effet!

Tu regardes quoi, Castaing?

C'est un plan,

pour construire un pédalo en forme de canard.

Ça sert à quoi?

A la même chose qu'un pédalo.

Tu peux me le garder?

Bien sûr.

Je vais voir Fournier.

Toc, toc.

Le patron

vous attend.

Merci.

Bonjour, Armand.

Alors, Hubert, ça s'est bien passé à Gstaad?

Ma foi, comme un lundi.

Frais et ensoleillé. Un séjour réussi.

J'en suis ravi.

Vous repartez en mission.

Quelle douce chanson.

Prenez ceci.

Merci.

Cet homme est le Pr von Zimmel,

un haut dignitaire nazi.

Ou plutôt, "était".

Technologie américaine.

Aujourd'hui, il s'appelle Octavio Pela Luerdo.

Il organise des combats de catch en Amérique latine.

- Habile.

- Sauf qu'il a décidé de faire chanter la France.

- Il faut l'en empêcher?

- Non, il faut payer. - V'là autre chose!

- Il détient le microfilm d'une liste de Français

qui ont collaboré avec les nazis.

Elle doit être bien courte, sa liste.

Détrompez-vous. Beaucoup n'ont pas votre loyauté.

Le général de Gaulle a dit que toute la France avait résisté.

Il l'a dit.

Il l'a dit.

Eh oui...

Quoi qu'il en soit,

vous partez pour Rio de Janeiro.

Contre le microfilm, vous allongez 50 000 F.

Nouveau? Nouveau.

Habile.

Pourquoi moi?

Pour un simple échange, les P&T font ça très bien.

Von Zimmel veut notre meilleur agent.

Je comprends. Procédure habituelle?

Oui.

Vous êtes reporter photographe

dans un journal du soir.

Vous vous appelez Noël Flantier.

Noël Flantier? Oui.

Qui trouve les noms au bureau?

Le commandant Ludovic Flétanchard,

des Couvertures.

Noël Flantier...

Je vais lui écrire.

- Prenez ça du bon côté, Hubert.

Rio est une ville magnifique.

Les filles sont superbes.

Prenez ça comme des vacances.

- Je ne connais pas ce mot.

Thème musical du film

---

Taxi, monsieur?

Ma foi...

Vous allez où? Au Copacabana Palace.

Montez.

---

Bienvenue à Rio, monsieur. Abragado.

Abragado...

Ce n'est pas la route de l'hôtel.

Musique intrigante

C'est quoi, ce guet-apens?

Descends! Et pas un geste!

---

Toi tué mon frère à Gstaad!

Tu vas mouri'.

Terminus à Rio pour OTT 117.

Plaît-il?

Toi tué mon frère à Gstaad!

Tu vas mouri'!

Excusez-moi.

Gstaad, en Suisse! Le ski!

Ah, Gstaad?

Gstaad...

Mon accent vous fait rire?

Pas du tout. Raciste!

Non, j'ai vécu longtemps en Cochinchine.

Adieu, OTT 117 le raciste. Tu vas mourir.

Coup de feu

Monte, Hubert. - Bill Trumendous!

Ce vieux Bill!

En plein dans le dos. T'as vu ça?

Alors, mon vieux Hubert,

on a des soucis avec des Chinois?

Pas du tout.

Il a fait erreur sur la personne.

De son point de vue, on se ressemble tous.

You got a point here, motherfucker.

Et toi, mon vieux Bill?

La CIA s'intéresse à l'Amérique du Sud?

Ah, sacré Hubert!

Toujours le mot pour rire.

What a jerk!

You stupid son of a bitch!

Oh, quelle putain de chaleur!

Trêve de plaisanterie.

Pourquoi me suivais-tu?

C'est à toi de me le dire.

Pourquoi t'es ici? Qu'est-ce qui se trame?

Il se trame que je suis en congé, Bill.

Come on. Cut the crap!

Je te connais, Hubert.

Quand t'es là, y a du grabuge dans l'air.

Je suis venu ici pour les femmes et les plages.

Je tenais à vérifier le charme des Brésiliennes.

Comme tu voudras,

my ass licking cocksucker, motherfucker,

son of a bitch!

Bill rigole.

---

Here you are!

Merci, mon vieux.

Tiens, Hubert.

Si la mémoire te revient, n'hésite pas.

Je t'appellerai, Bill, si l'office du tourisme est fermé.

Shut up! Kiss my ass!

Faisons comme ça. Ravi de t'avoir revu, l'ami.

Musique sixties pop

---

Musique de cirque

---

Oh, pardon.

Je suis affreusement maladroite.

Apparemment, je vous ai éclaboussé.

Je vous en prie.

Une femme qui éclabousse un homme,

c'est comme la rosée d'une matinée de printemps.

Cela promet une belle journée et une soirée torride.

Quel réveil!

Je n'y suis pour rien.

L'arrogance de votre beauté m'a aspergé.

Musique langoureuse

---

Vous êtes superbe, monsieur...

Monsieur?

Flantier. Noël Flantier.

Reporter. Enchantée.

Carlotta. Vous faites un reportage sur?

Le Brésil. Vaste sujet.

Vous avez un angle d'attaque?

J'en cherche un en ce moment même.

Magnifique. Vous faites du sport?

Même pas.

Superbe.

J'ai un bon pedigree.

Tut, tut!

Je vais enfiler quelque chose de plus confortable.

---

Moi aussi, je vais enfiler quelque chose de confortable.

---

Un bain coule.

---

Carlotta?

---

Qui pourrait en vouloir à Carlotta?

Téléphone

---

---

Oui? * M. Bonisseur de la Bath?

Non, Flantier.

---

Oui?

* Si vous voulez le microfilm, apportez l'argent à 15h au Belvédère.

Vous nous reconnaîtrez.

Musique intrigante

---

Tirs nourris

---

Montez!

---

---

Restez tranquille, double un sept.

Charmant voyage.

Veuillez excuser nos manières,

mais on voulait parler au calme, double un sept.

En fait, on dit cent dix-sept.

Et en plus, moi, c'est M. Flantier.

Bonjour, je suis le colonel Staman.

Voici le colonel Kutner.

Enchanté. Noël Flantier.

Je fais un reportage pour le journal du soir.

On sait qui vous êtes.

Et ce que vous faites ici, double cent dix-sept.

Juste cent dix-sept.

Nous recherchons le même homme.

J'écoute.

Le professeur von Zimmel.

J'écoute. - Soyons directs.

Feriez-vous équipe avec le Mossad?

J'écoute.

C'est nous qui vous écoutons.

Travailleriez-vous avec le Mossad?

Les services secrets israéliens.

Rechercher un nazi avec des juifs, quelle drôle d'idée!

Et pourquoi donc?

Il va les reconnaître.

Comment ça?

Je sais pas. Le nez, déjà...

Les oreilles,

les doigts, les yeux...

Attendez, je n'ai rien dit de...

Vous êtes bien OSS 117,

le meilleur agent français? Oui.

Enfin, le meilleur... C'est pas à moi de le dire.

Et vous savez, comme je dis souvent...

Musique langoureuse

- M. 717, je vous présente Dolorès Koulechov.

Vous étiez censé faire équipe avec elle.

---

Bonjour.

Bonjour.

Je suis enchanté.

Quel honneur de vous rencontrer,

OSS 117.

Votre combat contre les nazis est notoire.

Dans nos écoles, nous sommes bercés de vos exploits.

Pour beaucoup, vous êtes une légende.

Un rempart contre la sauvagerie.

Sachez que vous êtes un symbole de liberté.

Je suis touchée et honorée

de travailler avec vous, OSS 117.

Ravi d'avoir une si jolie secrétaire.

Pardon?

Je suis ravi d'avoir une si jolie secrétaire.

Je ne suis pas votre secrétaire!

La secrétaire de qui, alors?

De personne!

Je suis lieutenant-colonel de l'armée israélienne.

L'idée est que l'on travaille ensemble, d'égal à égal.

On en reparlera quand il faudra porter le matériel.

Si vous le désirez,

vous pouvez dormir ici, ce soir.

On ne sait jamais où sont vos assaillants.

Merci. - M. de la Bath.

Le microfilm ne nous intéresse pas.

Nous voulons von Zimmel. Je comprends.

Vous vous souvenez de l'enlèvement d'Eichmann?

Nous voulons faire la même chose avec Zimmel.

L'enlever et le faire juger en Israël

pour ses crimes. Qui sont?

Bah, qui sont...

La participation au génocide!

Ah, ça? Ah oui...

Quelle histoire, ça aussi.

---

Nous partons à sa recherche ensemble.

A vous, le microfilm. A nous, Zimmel.

Bien sûr, vous serez seuls.

Epatant.

Demain, on part pour Tel-Aviv. On ne vous a jamais parlé.

On ne sait pas qui vous êtes. Habile.

Voulez-vous laisser l'argent ici?

Non, l'argent de la France doit être gardé par des gens sûrs.

Quand je dis "sûrs",

ne le prenez pas pour vous.

N'allez pas croire que je me méfie par rapport...

à ce qu'on dit sur les juifs et l'argent, hein?

Voulez-vous voir

votre chambre?

Oui.

Pardon! Bonsoir.

Pyjama, brosse à dents.

Je me servirai que de la brosse à dents.

Faites ce que vous voulez. Bonne nuit.

Merci pour la brosse, Dolorès.

Je vous en prie.

Laila tov. Laila tov.

Bonne nuit.

Bonne nuit, les gars.

Staman fait pipi.

Belle soirée, n'est-ce pas?

---

Je suis désolé. J'ai été très maladroit.

Sachez que je saurai me faire pardonner.

L'incident est clos.

Je me rends compte que j'ai été...

- Antisémite?

Non!

Je pensais plutôt maladroit.

C'est une manière de dire.

Ne vous tracassez pas.

Il n'y avait pas de méchanceté.

D'autres ont déjà dit ce genre de bêtises.

Notre peuple nourrit beaucoup de fantasmes.

Voilà! Merci de le reconnaître.

Vous avez forcément une part de responsabilité.

Sans vouloir...

(Staman)

(Dolorès)

Bonne nuit à vous aussi.

Les portes claquent.

Je propose qu'on commence par le Copacabana Palace.

J'ai mon attaché-case à y déposer.

Si vous voulez. Je vais enquêter de mon côté.

C'est dommage. Venez voir l'hôtel, au moins.

C'est gentil, mais je préfère travailler.

C'est ridicule. Il y a même une piscine.

On mettra un bon coup cet après-midi, non?

Non merci, je ne préfère pas.

Retrouvons-nous à 13h pour un topo.

Comme vous voudrez.

A tantôt, alors.

Tu as tué mon frère à Gstaad. Tu vas mourir.

Pardon?

Rififi à Rio

pour OSS 117.

- Herr Flantier?

Oui?

Suivez-nous, Herr Flantier.

Jingle

Ravi de vous revoir.

Je n'ai pas pu vous revoir, depuis Gstaad.

Je voulais vous remercier.

Très belle mission.

Très agréable.

Malgré tout, je n'ai pas pu tuer tous les chinetoques.

J'en suis désolé.

Je sais que vous détestez ces bouffeurs de riz.

Ils sont récalcitrants, ces faces de quetsche.

Ces tranches de pamplemousse.

Robustes, les têtes de prune.

Les cœurs d'ananas.

Les rondelles de citron.

Les bananes flambées.

Avant qu'elles soient flambées.

Les bananes, quoi.

Jingle Je descends là.

3 coups de feu

1 coup de feu

Les Allemands... Bah oui. Les Allemands!

Musique intrigante

---

Bonjour. Bonjour.

Serait-il possible, j'ignore si ça existe,

de consulter un registre d'anciens nazis établis au Brésil?

Il doit bien y avoir une amicale d'anciens nazis

ou un club, une association?

Un mémorial nazi, peut-être?

L'Allemagne est une démocratie.

Notre ambassade ignore les agissements d'anciens nazis.

Oui. Enfin, entre Allemands...

Tous ne sont pas nazis!

Oui...

Je connais cette théorie, oui.

Veuillez partir, monsieur.

Soit.

Chou blanc, donc.

Auf Wiedersehen.

La France reste le pays des 400 fromages.

Et "fromage", en brésilien? Queijo.

Ça va, Hubert? Tout se passe bien?

Alors, vous avez progressé?

Bah...

Je vous en prie. A vous d'abord.

Je suis agent secret, mais néanmoins français.

De mon côté, j'ai fait du bon travail.

La CIA a été en contact avec von Zimmel.

Il faut joindre son agent, un certain Bill Trumendous.

Bill?

Bravo, je suis très impressionné.

Nous sommes arrivés aux mêmes conclusions.

Avec, toutefois, un léger avantage pour moi.

Voici la carte de M. Trumendous.

Cheers.

Ah... Sacré Hubert!

Bill.

Tu es toujours accompagné de jolies pépées.

Ce vieux Bill!

T'es toujours avec un petit paquet

et tu finis toujours par l'emballer.

Quelle chaleur! Ah oui.

Venez.

Wendy, amenez-nous 3 Groovy coconuts.

Raccourcissez cette jupe.

Vous me donnez chaud.

Le Brésil a un climat mystérieux.

Les gens disparaissent.

Il a passé 20 ans ici. Il a dû laisser des traces.

Il y aurait bien...

Je ne sais pas si c'est...

Il y aurait bien quoi?

Son fils Heinrich est ici, à Rio.

Je crois qu'il habite dans la favela,

avec un groupe hippie, aux dernières nouvelles.

Un quoi?

Groupe hippie.

Grand Dieu!

Vivre dans l'urine, c'est affligeant.

Mais où va le monde... Non, non.

Dans un GROUPE hippie.

Ah, d'accord. Pas un gros pipi...

Attends.

J'ai peut-être la photo.

C'est Heinrich von Zimmel.

Oh!

Cette tignasse!

Quel est l'intérêt de ressembler

à une femme?

Que veulent ces marginaux?

Fucking if you find out.

Ils font ça en signe de protestation.

Ils veulent changer le monde.

Changer le monde?

Quelle drôle d'idée?

Il est très bien comme ça, le monde.

Ils veulent faire l'amour, pas la guerre.

Mais l'un n'empêche pas l'autre.

J'ai toujours fait les deux et je n'ai eu aucune plainte.

Sacré Hubert! You are so French!

Toi aussi.

Oh, ça va.

Vous n'avez aucun humour.

On dit de l'humour juif...

Ça n'a pas l'air d'être très rigolo.

Non, ce n'est pas très rigolo.

Ah bon?

On peut faire de l'humour sans être rigolo?

Vous y arrivez bien, dans votre style.

Hum?

Oui.

Cette ville est magnifique.

Et je m'y connais.

Comment font les Brésiliens pour ne pas salir leurs souliers?

Beaucoup n'en ont pas.

Elle est bonne, celle-là.

Pas de souliers...

La vie n'est pas facile pour les gens d'ici.

C'est le propre des dictatures.

Une dictature, comme vous y allez.

Vous êtes sympathique, mais pas fine en politique.

Savez-vous ce que c'est, une dictature?

Primo, les gens sont communistes.

Ils ont des chapeaux gris et des chaussures noires.

C'est ça, une dictature.

Comment appelez-vous un pays dirigé par un militaire,

avec une police secrète et le contrôle de l'information?

J'appelle ça la France, mademoiselle.

Et j'ajouterais celle du général de Gaulle.

Je crois que c'est là.

* Musique pop

Où est Heinrich von Zimmel?

---

Je répète. Où est Heinrich von Zimmel?

Et pose ce transistor!

Il est crétin, ce môme. Laissez, Hubert.

Elle leur parle en portugais.

---

La fillette répond.

---

---

Obrigada. ---

Les hippies ne vivent plus ici.

Ils sont sur une plage.

Allons-y.

Au revoir.

Au revoir, les enfants.

---

Je vous ai vue parler avec la fillette

et je me suis dit

que vous étiez faite pour être mère.

Vous n'avez rien à faire dans ce métier.

Votre place est à la maison, à vous occuper de vos enfants.

C'est un compliment que je fais rarement,

mais vous avez l'étoffe d'une mère de famille.

Juste une question.

Bien sûr.

Vous me diriez tout ça

si j'étais un homme?

Vous savez, les hommes sont rarement...

des... mères de famille.

Heinrich von Zimmel. Voilà mon plan.

Il est simple et efficace.

Vous voyez ce rocher?

Amenez le gamin ici. Après, je m'occupe de tout.

Ne vous inquiétez pas, ça va bien se passer.

On est journalistes et on cherche ton père.

Où est-il?

On n'avait pas dit comme ça. On fait comme ça.

Dis-moi où est ton père ou je t'explose.

Je sais pas où est mon père.

Je ne veux pas entendre ça. Moi non plus.

Promis, je vais vous aider.

Je sais où est l'ancien associé de mon père.

C'est à Brasilia. Je vous emmène.

Je veux vous aider,

qui que vous soyez.

Je hais mon père. C'est un nazi.

Mon père est un salaud.

J'ai honte d'être son fils.

Non, mais!

Comment tu parles de ton père!

T'as pas honte?

Qui c'est qui t'a nourri?

Jamais je parlerais comme ça de mon père!

Mon père, il était charron. Crois-moi. Ça filait doux.

La mère, elle moufetait pas.

Les gamins pareil!

Son père était nazi.

Peut-être, mais c'était quand même son père.

Dites-moi. Votre père était charron?

Du tout. Il était diplomate.

Non, c'était de la... torture psychologique.

Il avait parlé.

Oui, mais c'est son attitude de dénigrement.

Ça commence par les parents, la famille,

ensuite, c'est le drapeau, la patrie.

Hubert, son père était un SS.

Un nazi. Ce n'est pas tout à fait pareil.

Tous les nazis n'étaient pas SS, Dolorès.

Attention aux raccourcis.

Vous pouvez manger là.

Oui... Non, merci.

Mieux vaut rentrer.

Comme vous voudrez.

Si vous préférez, on se sépare.

Restez ici pour surveiller Heinrich.

Ce serait mieux?

Peut-être.

Vous ne chercheriez pas à vous débarrasser de moi?

Non.

Je plaisante, Dolorès.

Je me doute bien.

Musique rumba

---

Vous faites aussi des quiches?

Des quoi? Des quiches lorraines.

Bye. Bye.

Ah? Merci.

C'est quoi? LSD.

Très bien.

J'avais refermé l'obturateur.

Vu que j'ai mis du 200 ASA, avec la lumière...

ça va bien rendre.

Changer le monde...

C'est sympathique, mais faudrait vous lever le matin.

Le monde vous attend pas. Le monde, il bouge.

Et il bouge vite.

Vous allez rester sur le carreau.

Vous êtes en vacances,

mais à la rentrée...

- Non.

On est pas en vacances. Admettons.

Vous avez pris une année sabbatique.

L'année prochaine,

vous y avez pensé?

Le monde va pas se plier à vos désirs.

C'est pas 68, année de la jeunesse.

Ça se passe pas comme ça.

Dans le vrai monde,

on va chez le coiffeur, déjà.

Alors, la guitare, les troubadours...

c'est fini. Non merci, j'ai les miennes.

Mélodie douce à la guitare

---

Je disais quoi?

Fini, les troubadours.

Oui, c'est ça.

Pourquoi je disais ça?

Ça, je sais pas.

Arrête, tu me déçois.

Je devais dire un truc...

Musique orchestrale

---

Musique psychédélique

---

Musique sixties pop

---

Musique langoureuse

---

Euh...

J'aime ce qui se passe.

On est d'accord. Ça reste entre nous, hein?

C'est pas... Vous comprenez?

Les gens sont pas obligés de savoir tout ça.

Sorti de son contexte, un doigt dans les fesses...

Tudo bem. Si!

Je préfère que ce soit clair.

On a tendance parfois à se faire des idées...

Tudo bem.

Tudo bem...

---

Etrange.

Je ne reconnais pas

la route de Brasilia. Il ronfle.

Rien de spécial, hier soir?

Impeccable. J'ai passé une soirée tranquille.

J'ai pris du SVP et j'ai dormi comme un bébé.

Très bien. Hum, hum.

Cette bande de hippies est fort sympathique.

Une fois passée la barrière de l'hygiène.

Enfin, que voulez-vous?

C'est la jeunesse.

Tôt ou tard, la vie va leur couper les cheveux.

Dolorès, je voulais vous demander...

- On ne bou'e plus!

Musique intrigante

T'as tué mon frère à Gstaad!

Tu vas mourir!

---

Qu'est-ce qu'il vous veut?

Je l'ignore. Je ne le connais pas.

Il ricane.

Cet avion sera ton cercueil, OSS 117.

---

---

Fermé!

Il a pris la clé.

Avec les compliments de M. Li.

---

Auriez-vous une aiguille à tricoter?

Non.

Une clé, peut-être. Non.

---

Une épingle? Non plus.

Une baleine? Je ne porte pas

de soutien-gorge.

J'ai une épingle à cheveux.

---

Dépêchez-vous.

---

Pourquoi vous n'en portez pas?

De? De soutien-gorge.

Parce que. Parce que quoi?

Mon corps m'appartient. Ce n'est pas le moment

de parler de ça.

Quel intérêt de ressembler à un homme?

Curieux.

Ouvert.

---

Ça va?

Oui, sauf que l'avion fonce sur les arbres.

On oublie le train d'atterrissage.

Y a quoi qui va? Le fait que je sois là.

Mon Dieu!

Merci.

---

On arrive?

Dépêchez-vous, l'avion va exploser.

Merci, Noël.

Allons donc. Beau travail.

- C e Chinois m'intrigue. Ce n'est pas un homme

de von Zimmel. Quoi que...

C'est lesquels les Chinois qui étaient alliés aux nazis?

Les Japonais?

Oui, les Japonais. Au temps pour moi.

J'avais un embryon de piste, mais non.

Si ce sont des Chinois de Chine, ça ne va plus.

Déclic

---

Encore merci pour tout à l'heure.

Je suis fière de faire cette mission avec vous.

Je comprends.

A ce propos, je voulais vous dire...

Je sais que vous êtes admirative de moi, de ma carrière.

Vous savez que j'ai toujours été un rempart à la barbarie.

Malheureusement, tout cela a un prix.

Dolorès, je vais être un peu brutal.

S'il devait se passer quelque chose entre nous...

Il m'est impossible de m'engager avec une femme.

Avec moi, les histoires d'amour sont brèves,

courtes, compactes, passionnelles.

Je ne sais pas vivre autrement.

D'aucuns ont des aventures.

Je suis une aventure.

Je me devais de vous en prévenir.

C'est... Mais c'est très aimable.

Merci, Hubert.

Je vous en prie.

Vous êtes aimable.

Que se passe-t-il?

Rien.

Vous n'aimez pas les hommes.

Si, pourquoi?

Vous retirez votre main comme si...

N'en parlons plus.

C'est parce que je ne suis pas juif?

Pourquoi vous dites ça?

Vous avez une religion tellement...

Quoi?

Déjà, elle interdit les saucisses, non?

Et?

Et rien.

Faisons comme si c'était normal, hein.

Pas d'alcool, les femmes voilées.

C'est quand même...

Ça fait un peu Jacques-a-dit pas de charcuterie.

Je ne trouve pas.

Vous confondez les juifs et les musulmans.

Vous jouez sur les mots.

De vous à moi, c'est ça qui agace les gens.

Le côté: je suis juif et j'ai raison sur tout.

Désolée si je vous ai vexé. Je ne m'excuserai pas.

Quant à vos analyses sur les juifs, les noirs, les femmes,

je vous remercie de les garder pour vous.

C'est plutôt vous qui avez l'air vexé.

Musique douce

---

- On peut traverser? - Négatif.

C'est un fleuve à crocodiles.

On ne peut pas le traverser à la nage.

On doit trouver un moyen de passer.

Oui, mais là, nous sommes bloqués.

Vous voyez, on ne peut pas traverser!

En attendant de trouver un moyen,

retournons à la rivière pour bivouaquer. OK?

Pas d'objection.

Ça a l'air joli, par ici.

On va passer la nuit ici.

Voilà comment ça va se passer.

Moi, je vais chasser.

Heinrich, tu vas couper du bois.

Dolorès, soyez gentille. Faites-nous une belle table.

Qu'est-ce qu'il fout?

Je vais me laver.

Il va attraper plein de microbes.

Tu vois, Noël?

C'est peut-être ça, "changer le monde".

- Attention,

Heinrich!

Merci, Noël. J'oublierai jamais.

Je t'en prie.

On a scellé un pacte. D'accord.

Si tu veux changer le monde, fais attention aux crocodiles.

Tu peux me demander ce que tu veux.

Commence par remettre ton slip.

OK.

Il fait moins le malin.

Dolorès, vous pouvez vous occuper du dîner.

Que voulez-vous que je fasse de ça?

Je sais pas. Débrouillez-vous. Faites simple.

Personne ne va vous juger.

Me juger de quoi?

Je ne vais pas faire à manger, ni dresser la table.

On juge une femme sur sa cuisine?

Ecoutez, mon petit...

J'ai fait mon boulot, moi.

J'ai redressé l'avion, je vous ai sauvés.

Là, je viens de tuer un croco.

Vous voulez l'égalité, alors, au boulot.

Faites-nous au moins à manger.

- Elle a raison.

On mange pas ça.

Elle a raison?

Pas la peine de dramatiser, Noël.

En effet, ton monde change bien vite.

Je vais m'occuper du dîner.

J'ai repéré des baies un peu plus haut.

Je viens avec vous.

Bah, tiens!

Ils rient.

Tiens, Noël.

Tu veux pas des fruits? C'est très bon.

Non merci! J'ai besoin de vitamines, moi.

C'est ridicule.

Oui, évidemment.

C'est moi qui suis ridicule.

Mais... ça cuit pas, cette connerie.

Pourquoi ça cuit pas?

Mélodie à la guitare

---

Ça va? Ça cuit?

Doucement.

La peau de crocodile, ça met du temps à rôtir.

Vous voulez quoi?

Je voulais faire la paix.

On est tous très fatigués.

On a intérêt à se serrer les coudes.

Vous avez qu'à demander à Heinrich.

Je suis sûr qu'il sera ravi de vous les serrer.

Je comprends pas votre réaction.

J'ai du mal à voir un lieutenant-colonel israélien

flirter avec un fils de nazi.

Excusez-moi d'avoir un peu de morale.

Pauvre type!

Bravo!

Très drôle! Bravo!

Tudo bem.

Ah!

Musique rumba

- Enfin, nous y voilà!

Ravie d'avoir pu traverser la rivière.

Quelle chance que vous ayez construit ce pédalo.

Je suis désolée pour la tête du canard.

Mais ça nous aurait pris bien trop de temps.

Ça ne prenait pas plus de temps!

Le plus difficile, c'est la partie pédalo.

La partie canard, c'est un bec... Ça suffit!

L'important, c'est de trouver un hôtel.

Voilà qui est fait.

J'ai eu l'associé de mon père au téléphone.

On peut le voir dès ce soir.

Il a organisé un bal costumé.

Ça, c'est problématique.

On ira déguisés. Ça peut être amusant.

Très! Mais on n'y va pas pour ça.

Non, bien sûr...

Il est temps de se mettre au travail.

Rendez-vous dans le hall 1 d'ici /2h, en costume.

Pour les drinks, c'est déjà payé.

Discussion en portugais

---

Comment vous avez fait?

Je couds.

D'ailleurs, tenez. C'est pour vous.

Faisons une trêve. Nos 2 pays sont amis.

D'accord?

Oui, vous avez raison.

Voilà, cadeau...

de Noël!

Merci.

J'ai dit "cadeau de Noël".

C'est mon prénom...

J'avais compris. M'oui...

Sinon...

y a aussi les boules.

De Noël? Oui.

Mais si. C'est rigolo, hein?

Ça suffit! Oui...

Il faut absolument que j'appelle Armand.

Il rigole.

Ça m'est venu comme ça.

Je me suis souvenu que je m'appelais Noël, et paf.

Les boules de Noël.

En plus, j'ai dû lui montrer mon bazar en même temps.

Alors, je me suis dit: "Ça, c'est pour Armand."

Bon...

J'y vais. Y a un nazi dans l'hôtel.

Non, c'est Heinrich, mon ami.

Je vous rappelle. Au revoir.

Oui, c'est...

C'est pas trop...

Non, c'est bien. J'aurais bien pris autre chose,

mais le loueur n'avait plus que ça.

Ça vient de chez le loueur. Ah, d'accord.

Je me disais aussi.

Musique inquiétante

---

J'avais fait ça pour...

C'est un signe de paix.

Vous voyez? C'est toujours notre Heinrich.

Allez, n'y pensez plus.

C'est jamais qu'un costume nazi.

C'est parce qu'elle est juive.

---

Nous y voilà.

Ça sent le piège.

Pas sûr. Ne voyez pas le mal partout.

Ils ont tous eu la même idée. Sans doute!

Ou alors, ils ont été chez le même loueur que Heinrich.

Possible. Plus difficile à croire.

"The Girl From Ipanema" (En allemand)

---

Je vais voir l'associé de mon père.

---

- Dolorès.

Je vous dois des excuses.

Vous auriez raison. C'est un piège.

Sans blague?

Essayons de ne pas nous faire remarquer.

---

Vous avez un plan pour sortir d'ici?

Je suis en phase d'analyse.

Vous pensez en sortir bientôt?

---

Murmures - Regardez!

Le professeur von Zimmel!

Il ne nous a pas encore vus.

Pardonnez-moi d'interrompre la musique,

mais nous avons un invité de marque

que j'aimerais accueillir.

Je vous demande d'accueillir

M. Noël Flantier!

Applaudissements

---

Il ne connaît pas ma vraie identité.

Que nous connaissons mieux sous le nom

de OSS 117!

Exclamations de surprise

Heinrich?

Il n'y a plus de Heinrich.

Je suis Friedrich!

Ça, alors! Heinrich?

Un postiche?

Noël, il y a un point sur lequel je ne t'ai pas menti.

Sur ma volonté de changer le monde!

Que voulez-vous von Zimmel?

Que signifie cette réunion sordide?

L'avènement du 4e Reich?

Ha, ha, ha! Non!

Le 4e Reich est un rêve ou un échec.

Beaucoup ont essayé, en vain.

J'ai dépassé ce stade.

J'ai décidé de poser les bases d'un vrai...

nouveau monde.

Admiration - Wunderbar!

Un monde plus injuste.

Un monde plus intolérant,

plus inamical.

Un monde où il y aurait tout le temps la guerre.

Tout le temps la maladie.

Ce monde...

Mon monde...

est le 5e Reich!

- Jawohl! Acclamations

---

Utopiste.

Tenez.

Mes amis.

Je comprends votre colère.

Je comprends votre haine.

Mais de grâce, méfiez-vous du cynisme.

Méfiez-vous des solutions hâtives.

Bon, bien sûr...

je vois ce qui vous plaît dans le nazisme.

Qui pourrait vous jeter la pierre?

Moi-même, parfois, il m'arrive de me fâcher.

Etes-vous sûrs qu'il n'y a pas d'autres solutions?

Les enfants que vous étiez ont-ils rêvé de ce monde-là?

Je suis sûr qu'il reste de ces enfants en vous.

C'est à eux que je m'adresse.

J'ai une question à leur poser.

Une simple question.

Musique onirique

---

Et si le 5e Reich était plutôt celui...

---

de l'amour?

---

Au lieu de les faire rêver, je récolte risée et quolibet.

Ça suffit!

Mettez-les dans mon bureau!

Schnell!

Lâchez-moi. Vous me faites mal.

Musique inquiétante

---

Qu'est-ce que...

La porte est verrouillée.

Ne vous inquiétez pas.

Je vais nous sortir de là.

Charmant programme!

Hitler!

Je déteste ce type.

Bingo! Je crois que j'ai ma petite idée.

On doit avoir 1 une /2h devant nous.

C'est largement suffisant.

Déjà?

J'étais trop impatient de vous retrouver.

Vous perdez votre temps. Je ne vous dirai rien.

Ça tombe bien, je ne vous ai rien demandé.

Vous m'inspirez un sentiment de déjà-vu.

Vos vieilles recettes, vos bureaux secrets,

vos croix gammées, tout ça est d'un banal.

Bien sûr.

Et vous, par contre...

Il pouffe de rire.

Vous êtes reporter!

---

Ça se passe bien, ce reportage?

Vous vous moquez.

Vous faites des jolies photos?

M. Noël Flantier!

Humour nazi. Aucun intérêt.

Assez ri, OSS 117!

Retournez-vous!

Musique intrigante

---

Bienvenue dans mon laboratoire.

Zantrax, Blue Devil.

Déshabillez-le et attachez-le.

Pourquoi moi?

Mon costume, chiens fascistes!

Vous ne respectez rien!

Gute Nacht, Herr de la Barth!

Carlotta. C'est ça, quelque chose de confortable?

Ces oripeaux de la haine et du chaos?

Pas Carlotta. Je suis Fraulein Frida.

Pour moi, vous serez toujours Carlotta, Carlotta.

Pour moi, vous serez toujours Noël Flantier.

Carlotta. C arlotta. C arlotta.

Flantier...

Carlotta... Flantier...

Flantier... Arrêtons cette mascarade!

Ne fanfaronnez pas,

M. de la Bath.

Nous allons voir ce que vous avez

dans le ventre.

Von Zimmel, j'en ai vu d'autres!

Je parle de ce que vous avez réellement

dans le ventre.

Qu'allez-vous faire, von Zimmel?

Je vais ouvrir mon coffre-fort.

J'avais placé dans votre poitrail 2 microfilms.

L'un avec la liste des collaborateurs français.

L'autre, beaucoup plus important.

Une liste de comptes en Suisse

qui donne accès à un fabuleux trésor de guerre.

Je ne m'en souviens pas.

Grâce à ceci.

Cet élixir permet d'effacer la mémoire immédiate.

Mon Dieu! Ça y est, je m'en souviens.

V on Zimmel rigole.

Qu'allez-vous faire?

Je vais ouvrir mon coffre-fort.

Je vais placer dans votre poitrail 2 microfilms.

L'un avec la liste des collaborateurs français.

L'autre, plus important.

La liste de comptes en Suisse donnant accès à un trésor de guerre.

Et comment je vais oublier ça?

Grâce à ceci.

Cet élixir permet d'effacer la mémoire immédiate.

Hubert hurle de douleur.

V on Zimmel rigole.

Intact! Merci, OSS 117.

Voilà pourquoi je tenais tant à ce que ce soit vous qui veniez.

Cette histoire de meilleur agent, c'était du flan.

Vous le saviez.

Adieu, OSS 117.

Tue-les.

Détachez-le!

Vous me payeriez ça.

Payerez. Je vous le dis!

Bien joué, Dolorès.

Désarmez-les et... Coup de feu

C'est pas moi.

C'est qui, alors?

Je sais qui c'est, mais je dirai rien.

Friedrich...

Mon fils.

Pourquoi?

Pourquoi?

TUEZ-LES!

---

Allons-y.

Cri de rage

Clic

---

Faites attention, Hubert.

---

Allez, Hubert!

Soyez plus agressif.

Bah...

---

Très bien.

---

Encore.

---

Tiens, un chauve?

Chauve qui peut.

Tenez, votre arc et vos flèches.

Vous avez raison. Allons-y, Dolorès.

La partie n'est pas

encore perdue.

Allez-y, Hubert.

Je comprends pas ce qui s'est passé.

C'est un arc de bébé!

Une portière claque. Vite!

Ils fuient.

Vous avez raison. Suivons-les.

Musique sixties pop

---

Ils sont là!

---

Bravo.

Vous conduisez comme un homme.

On doit les rattraper. On n'a pas droit à l'échec.

Je vous faisais un compliment.

Israël doit juger tous les anciens nazis.

Bien sûr.

Israël en a la responsabilité

pour prouver sa légitimité.

Et comment!

Vous me bluffez, Dolorès.

Vous êtes déterminée, courageuse, tenace.

Vous n'avez jamais détourné le regard.

Vous êtes intrépide, jolie, élégante.

Il me semble avoir trouvé mon double féminin.

Vous me plaisez, Dolorès.

Beaucoup.

Et là, j'aimerais...

Non!

Je comprends pas.

Vous ne me plaisez pas.

C'est ça que je comprends pas.

Expliquez-moi.

Je suis un rempart contre la barbarie,

un symbole de...

Vous êtes vieux, prétentieux.

Votre vision des femmes est archaïque.

Vous êtes imbu de vous-même, parfois, raciste.

Vous vous habillez mal. Vous n'êtes pas drôle.

Je m'arrête là?

Je m'habille mal?

Il fait chaud, non?

C'est plaisant de vous voir sourire.

Vous avez un sourire charmant.

Pff!

On a déjà dû vous le dire.

---

Regardez! Ils se sont arrêtés.

Panne d'essence. J'en étais sûr.

C'est le problème avec les Mercedes. Ha, ha, ha!

Suivez Carlotta. Et moi, von Zimmel.

Il nous le faut vivant.

J'en fais mon affaire.

---

Von Zimmel!

---

Scheiße!

Ça suffit, Zimmel. C'est terminé!

Chute d'eau

Je vous arrête.

---

Compris?

---

Vous... arrêté!

---

Musique oppressante

---

Musique de cirque

---

Musique oppressante

---

Coup de glas

---

Glouglou

---

Où suis-je?

---

Von Zim...

---

Musique sixties pop

---

A... Ar... Arrêtez.

---

Von Zim...

---

---

Rire sarcastique

---

Vous montez?

Oui.

Ça va?

Très bien, merci.

Vous savez où sont mes vêtements?

Les collants verts?

Vu leur état, on les a jetés.

Ah? C'est fâcheux.

Vous auriez des habits de rechange?

Il y aurait bien ceux du vieux jardinier.

Mais ce n'est pas vraiment votre genre.

Ce n'est pas le dernier cri, mais cela fera l'affaire.

Merci.

Excusez-moi.

Le pépé qui était là a passé un appel?

Oui. Avec un peu de chance...

Du gribouillage.

Ça ne veut rien dire.

Allez lui demander.

Il sera à 20h, à Rio, au Corcovado.

Je peux? Allez-y.

Merci.

C'est très urgent.

Téléphone

Ça sonne.

Allô? Dolorès, c'est Hubert.

J'étais très inquiète. Vraiment?

Je vous croyais mort.

C'est gentil. Vous avez eu Carlotta?

Oui. Elle est enfermée.

Von Zimmel a rendez-vous au Corcovado à 20h.

On se retrouve au bureau de Bill Trumendous.

A tout de suite. Soyez prudent.

Merci.

Téléphone

Bill, c'est Hubert. Téléphone

Sacré, Hubert. Son of a bitch. ---

C'est par rapport à Dolorès.

Tu peux m'aider? Allô?

Zimmel est au Corcovado à 20h. Echange en hébreu

Cocksucker! ---

Evidemment. ---

---

---

Téléphones ---

Allô? Tchao.

C'est Hubert. - Où êtes-vous?

Bah, au Brésil. ---

Où EN êtes-vous dans l'enquête?

Je vous le dirai à mon retour.

A très vite, Hubert.

Au revoir, Armand.

Cacophonie

---

La situation est clarifiée.

Maria Joao,

vous venez d'aider sérieusement la France.

Où pourrais-je trouver une voiture?

Il y a celle du vieux jardinier.

Mais est-ce qu'elle vous plaira?

Thème musical du film

---

Déclic

---

Bill?

Musique intrigante

Petit choc

---

Soupir d'une femme

Dolorès?

---

---

- Hello, motherfucker. Oh, Bill!

Tu m'as fichu une de ces trouilles.

Bill, tu n'es pas bien?

I'm fucking great.

A part cette chaleur.

Qu'y a-t-il?

Von Zimmel a eu peur du Mossad.

La CIA va le protéger en échange d'informations.

Habile, Bill.

Pourquoi tu protègerais un SS?

Les Américains sont contre les nazis.

La CIA n'est pas l'Amérique.

Lâchez-moi.

- Ne bougez pas ou je l'occis.

Libère-la, Bill. Nos 2 pays sont amis.

On n'est amis que pour venir vous libérer.

Qu'insinues-tu?

Oh, pardon.

Vous vous êtes libérés tout seuls, mais oui.

Derrière toi, un Chinois.

T'as quel âge, Hubert?

Coup de feu

Tu as tué mon frère dans un taxi.

Posez votre arme,

OSS 117.

Voilà.

Carlotta, vous pouvez encore faire machine arrière.

Entre les juifs et les Chinois, vous n'aurez aucun répit.

Je vous en conjure.

Réfléchissez.

Si vous nous aidez, j'interviendrai personnellement

auprès de M. Georges Pompidou,

pour que l'on trouve une solution à l'amiable.

On mettra tout en œuvre, au niveau international,

pour que les nazis aient un pays à eux.

Comme Israël.

Ravi de vous revoir, Dolorès.

J'ai prié pour vous revoir. C'est vrai?

C'est la 2e parole gentille.

La 2e?

La 1re, c'était au téléphone...

Nous sommes pressés. Vous avez raison.

Venez.

Je vous rejoins.

On se connaît, non?

Ouais.

On a passé une nuit ensemble, sur la plage.

On a passé une nuit ensemble?

Ne dites pas ça. C'est comme si on avait...

Et là, tu...

Vous faites quoi?

Je mange une pomme d'amour.

Tu veux croquer?

Serpent! Je ne mange pas de ça!

Coups de feu

Ne vous inquiétez pas.

Souvenez-vous. Il me le faut vivant.

Rendez-vous, von Zimmel. C'est terminé.

Trumendous et Carlotta sont morts!

Le Chinois aussi!

Il ne le connaît pas.

Oui, mais...

Soyez digne, von Zimmel.

Rendez-vous sans faire d'histoire.

Plutôt mourir que de se rendre.

Malheureusement pour vous, je veux mourir.

Vous avez tué mon fils, ma fiancée.

Vous m'avez tout pris.

Vous ne me prendrez pas ma mort.

Il va tirer! Non, il bluffe.

Je ne crois pas. Il sait ce qui l'attend.

D'ailleurs, au cas où vous ne l'auriez pas vu...

derrière le nazi...

il y a aussi un homme.

Un homme comme les autres.

Le nazi...

n'a-t-il pas des yeux?

Le nazi...

n'a-t-il pas des mains?

Vous avez raison. Il est sincère.

Cet homme est désespéré.

De la passion?

Et si vous nous piquez,

ne saignons-nous pas?

Et si vous nous chatouillez,

ne rions-nous pas?

Et si vous nous empoisonnez,

NE MOURONS-NOUS PAS?

Pleurs tragiques

---

Magnifique.

C'est beau ce qu'il dit.

Beau et terrible à la fois.

Je suis un vieux monsieur.

J'ai 46 ans. Ma vie est derrière moi.

Je vais faire le tour.

Laissez-moi faire.

Adieu, OSS 117.

- Ça suffit, von Zimmel!

Au nom de la France, donnez-moi les microfilms.

Au nom de l'Israël, veuillez nous suivre.

Musique d'action

Qu'est-ce qu'il fait?

Il va sauter de la main du Corcovado!

Pas si on l'empêche de sauter de la main du Corcovado.

Hubert, et vos vertiges?

Chacun doit vaincre ses démons.

Vous, c'est les nazis.

Moi, c'est le trapèze.

---

Arrêtez, von Zimmel. Rendez-vous!

Il va falloir trouver plus convaincant, mon ami.

Encore faut-il

que vous n'ayez pas vos vapeurs.

Zimmel rigole.

Et que vous puissiez avancer

malgré le vertige.

---

---

---

Musique de cirque

---

Non! Non! NON!

C'était un accident!

Un banal accident de trapèze!

---

Adieu, OSS 117.

---

Non! Non! NON!

---

Coup de glas

---

Lâchez-moi.

Lâchez-moi!

Pas cette fois-ci.

Willkommen in Israël, Herr Professor.

Bravo, Hubert.

Bravo à l'espion et bravo au trapéziste.

Merci d'avoir sauvé la vie de von Zimmel.

Ce n'est rien.

Une Israélienne me remercie d'avoir sauvé un nazi,

j'y vois comme un signe.

On peut rêver d'une réconciliation entre juifs et nazis.

Il y a une chose que je ne m'explique pas.

Quoi donc?

Ça!

Musique langoureuse

---

Joyeux Noël.

"Everybody Loves Somebody" (Dean Martin)

---

Bonjour, patron.

Bonjour, Hubert, et bravo!

Les microfilms récupérés sans verser d'argent, magistral.

On a bien fait de ne pas envoyer les P&T.

Ils rient.

Vous me passez un film?

Non, non, c'est coincé.

Faute à pas de chance.

Armand, une petite chose me chiffonne.

Oui? 3 fois rien.

Il m'a semblé voir votre nom sur la liste des collaborateurs.

On m'a dit ça, oui.

Oui... Oh là là!

Ah là là! Quelle période!

Quelle période! Quelle période!

Tout ça, c'est le passé.

La France doit oublier pour repartir de l'avant.

Oui, sans doute.

Me voilà rassuré.

Moi aussi, j'ai pensé à vous, Hubert.

Vous voulez dire...

La Légion d'honneur.

J'en ai parlé au Premier ministre,

M. Pompidou.

Ça peut se faire vite.

Je...

Je vous remercie. Je ne sais que dire.

Vous ne faites pas ça pour les médailles, je sais.

Vous savez que non.

Oui, bien sûr.

Passons à autre chose.

Vous repartez en mission, en Chine.

Un certain M. Li a pris en otage 50 de nos ressortissants.

Il ne veut négocier qu'avec vous.

J'accepte à une condition.

Accordée. Laquelle?

Je choisis mon nom de couverture.

Pour rencontrer M. Li, il faut une bonne couverture.

Oui, sinon je me mettrais dans de beaux draps.

M. Li en portefeuille!

Wagon-Li! Ha, ha, ha!

Hubert, je croyais

qu'on avait fait le tour du sujet.

Oui... vous avez raison.

Hum.

Li-couchette.

C'est curieux, ça.

Sans le vouloir, j'ai fait de l'humour juif.

Et qu'est-ce donc?

Je crois que c'est quand ce n'est pas rigolo

et que ça ne parle pas de saucisse.

Thème musical du film

---

V idéo projecteur

Musique langoureuse

---

Musique rumba

---

Sous-titrage TVS - TITRA FILM

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