All language subtitles for Maigret.Voit.Rouge.1963.1080p.BluRay.x264.AAC-[YTS.MX]-fr

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Original subtitles

Ici commissariat du 10e, j'écoute.

Oui, madame.

Nous sommes à 5 minutes de la gare du Nord.

Alors je vais faire le port toute la nuit, moi. Ben oui, celui qui provient,

il va pas nous donner rendez-vous. Et on a son signalement, votre déménageur ?

Non. Tout ce qu'on sait, c'est qu'il fait pas de bruit.

Et qu'il fauche tout ce qu'on peut faucher sur un marché couvert.

On pourrait peut-être le fermer la nuit, ce marché.

On pourrait, mais ça regarde le maire. Il doit avoir ses raisons.

Arrangez-vous avec lui.

Ah, on est vraiment bons à tout dans ce quartier.

Y a pas à dire, vous avez le feu sacré, vous.

Je peux pas vous dire que c'est l'affaire de ma vie, non ?

Tu te souviens de Gay Paris, Tony ? Paris ? Très bien.

Le français ? Un petit peu.

Et toi Charlie ? Tu te souviens. Surtout ces milliers d'égards.

Vous avez réussi à obtenir l'adresse exacte, hein ? Sa femme a bouffé. Elle

lui a envoyé l'adresse de sa mère.

Et sa mère a une femme.

Le boss a des connexions partout.

3405JC64.

Je vais chercher du secours.

C'est pour une vérification ? Si on veut.

Délique 8.

Et même un peu mieux.

Ah, voilà.

3405 JC 75 Chevrolet. Oui, c'est bien ça. Ça appartient à Luigi Pozzo.

Un Italien ? Non, un Américain. Il tient un bar. Le Manhattan.

C'est à vous tout de suite, monsieur le respecteur.

Excusez-moi, monsieur l'inspecteur, mais vous voyez, c'est le coup de feu. Qu'est

-ce qu'elle vous sert ? Rien, merci.

J'aimerais vous poser une question.

Posez, posez, monsieur l'inspecteur. J'en ai rien à cacher.

Où étiez-vous hier soir, visuellement ? Ici. Vous êtes sûr ? Demandez à tout le

monde.

Vous

êtes

bien propriétaire d'une Chevrolet ?

3405JC75. Tout juste.

Et où était-elle, cette Chevrolet, à 22h30 hier soir ? Comme moi, ici.

Pardon, dans la cour à côté.

J'ai dit.

Je ne t'ai pas été voir, mais je ne m'en suis pas servi. C'est certain ? Certain,

comme je m'appelle. C'est vous, monsieur ? Qu'est-ce que vous faites ? De la

bière, trois bières.

Trois bières.

Explique-moi, monsieur.

Écoutez-moi bien, monsieur l'inspecteur.

La Chevrolet, je ne l'utilise qu'elle dimanche pour sortir la famille.

C'est curieux parce que votre ordre familial, je l'ai vu de mes yeux vus

hier soir à 22h30.

Il y avait trois bonshommes dedans qui tiraient à feu nourri contre un

quatrième. Qu'est-ce que vous dites de ça ? Je dis que je ne comprends pas.

Avec ma voiture ? Avec la vôtre.

Suivez-moi dans la cour et vous verrez que vous vous trompez.

Oui ? Lili ? Oui, c'est Lili.

Lili, c'est pour toi.

Il n

'y

est plus.

C'est bien ce que j'ai dit.

Et quand vous étiez chez lui, votre pozzo, il a téléphoné?

Non, je n'ai rien vu.

Bon.

Alors revenons à votre partie de campagne. On reprend depuis le début en

suivant l'ordre des choses.

Ils m'ont obligé à monter en voiture et ils ont gagné les bois de Marly.

Pendant le parcours, ils ont parlé ? En américain, j'ai rien compris.

Une fois au calme, ils m'ont fait descendre pour m'interroger.

Ils voulaient interroger tous les trois ? Non, celui qui semblait être le chef

était resté dans la voiture, celui qui conduisait traduisait les questions et

le boxeur me frappait pour que je m'allonge.

Et quand ils ont su que vous étiez de la police, est-ce qu'ils se sont arrêtés ?

Ça leur aurait plutôt donné des forces.

Ils n'avaient qu'une idée, c'était savoir qui avait enlevé le corps.

Vous avez parlé à quel moment ? Quand j'ai senti que je perdais ma denture.

C'est moche.

Oh non, putain.

Vous leur avez dit quoi ? Tout.

Je leur ai dit que leur victime n'était pas morte et qu'elle avait été escamotée

dans une DS-19 claire.

Cela leur a suffi ? Il faut croire, puisqu'ils m'ont assommé.

Ils m'ont demandé si j'avais contacté le FBI.

Moi, je leur ai répondu que le FBI, c'était pas mon échelon.

En tout cas, ce qu'il y a de sûr, c'est que vos amateurs de verdure ne sont pas

les gamins. Ils sont gonflés.

Parce qu'à semer un poulet au pénal, c'est tarifé sévère.

Mais dites-donc, au fait, votre rapport au sujet de cette affaire-là, je l'ai

pas eu entre les mains.

Vous l'avez pas eu parce que je l'ai pas fait.

Mais pour autant que je me souvienne, il y a un règlement qui s'oppose aux

cachoteries de ce genre.

Je sais, oui.

Vous vouliez la garder pour vous, cette petite affaire-là, hein ? Ah, il faut

dire... Ah oui, il vaudrait mieux. Parce que moi, j'ai jamais eu de chance.

Voilà la tire, tourner les garnis, planque minable, filature vaseuse, c'est

mon lot.

Votre lot, votre lot, vous êtes marrant.

Une fois sur deux, c'est grand pardon du tout, maintenant qu'on en bat le grand

coup, alors.

Vous, peut-être, oui. Bon, moi, moi, moi, moi, moi.

Écoutez, mon petit lagnon, cette affaire-là, on va la driver à nous deux

comme des chefs.

Mais attention, hein.

Pas d'illusions, c'est pour dans la poche.

Parce que tout ce qu'on a dans les mains, c'est ça.

Alors, souvenez-vous, patron, dans l'affaire Morin, vous avez démarré un

petit bouton de veste.

Un bouton français, mon Dieu, un petit bouton français. Mais là, les lunettes,

elles sont américaines.

Évidemment, c'est plus loin. Mais le mobile, où est-il là-dedans, le mobile ?

Un mobile qui se trouve dans le 14e, on va le chercher à la porte d'Orléans,

mais un mobile qui se trouve aux USA.

Alors, qu'est-ce qu'on va faire ? On va faire avec le peu qu'on a. Si on

retrouve le bonhomme pour lui rendre ses lunettes, on apprendra le reste.

Nous, on reste là.

Lucas, rappelez-moi la table d'écoute.

Florence, allez dans mon bureau, vous occupez de l'oignon.

Table d'écoute.

Arrêtez de lui remonter la mécanique.

Ici commissaire Maigret.

Ici Lambert, monsieur le divisionnaire.

Branchez-vous illico sur le bar Manhattan.

C'est rue Anatole de la Forge, dans le 17e.

Prenez toutes les communications.

Entendu.

Où est le patron ? Là-bas.

J'espère

que vous ne vous êtes pas dérangé pour moi en voiture.

Eh bien, si, justement, j'ai une bonne nouvelle, on l'a retrouvée.

C'est étonnant.

Où est-elle ? Dans la cour de la PJ.

Pardon.

9,50 francs.

Vous voyez, je suis très content parce qu'elle est une très belle voiture.

Oui, c'est l'intre.

Robuste comme le béton.

C'est la mécanique. Pourtant, à la revente, rien du tout.

Qu'est-ce que je vous sers ? Donnez-moi une bière blonde.

A la pression, si vous avez, sans faux col.

Il est bien, votre établissement.

Voulez-vous visiter mon nouveau barling ? Non, merci.

L'équipe, c'est plus de mon âge ni de ma situation.

Non, Pozzo.

Vous aimez la boxe, hein ? Si, j'aime.

Et vous avez une Merger.

Je l'étais, autrefois.

Il y a beaucoup d'Américains chez vous.

Bon, il y en a.

Parce que justement, c'est les Américains qui ont piqué votre voiture.

Qu'est-ce qui vous fait dire ça ? Alors, on les a entendus. Ils parlaient haut

placés dans le nez.

Bon, c'est l'inspecteur qui est venu ici hier. Vous savez, celui qui s'est fait

emballer en sortant. Ah, tiens.

Il s'est fait emballer ?

Oui, on balaie vite fait, à part trois Américains.

Qu'est-ce que vous en pensez ? Qu'est-ce que vous voulez que j'en pense ? On n'en

pense rien.

C'est peu.

Quand on ne sait rien, on ne peut rien dire.

Mais dites-moi vous-même, vous êtes citoyen américain ? Oui. D'origine

sicilienne ? Palermo.

Ben, pour un étranger, vous n'êtes guère coopératif avec l'autorité locale.

Et c'est une conduite passage du tout.

Supposez que le gouvernement retire votre licence.

Bon, je me plaindrai à mon ambassade.

Si vous voulez mon avis, l'ambassade a autre chose à faire qu'à trancher des

litiges de marchands de limonade.

En tout cas, il faut un motif.

Oh, vous savez, par les temps qui courent, le gouvernement, les motifs, c

'est pas ça qui lui manque.

Dites-moi, monsieur le commissaire, est-ce que vous me permettez de vous

donner un conseil ? Personnellement, je préfère les aveux, mais enfin, dites

toujours, on en apprend à tout âge.

Non, merci.

Alors, vous voyez, monsieur le maigret, À Paris, vous avez toujours gagné parce

qu'en face à vous, il y avait que des artistes, des amateurs.

Tandis que les Américaines, oh là là, neuf fois sur dix, ils sont des

professionnels. Et forcément, plus qu'au rien, c'est mieux organisé.

Somme toute, d'après vous, je vais me casser la gueule. N'osez pas le dire,

monsieur le commissaire.

Eh bien, je vous remercie du conseil.

Ceci dit, il faut tout de même que vous sachiez que s'il m'arrive d'être

indulgent avec les gangsters amateurs...

Moi, les professionnels du crime, je leur fais la guerre totale.

Combien je vous dois ? Oh, vous êtes mon invité.

Vous êtes très aimable, mais je ne suis pas votre invité.

Alors, ça fait 7 francs.

Ça, le coup de la caisse enregistreuse, on ne l'avait encore jamais fait.

Et vous croyez que pour moi, c'était le même code ? Oh, ben, j'en suis à peu

près sûr. Dès que vous avez parlé à Pozzo de sa voiture, il a envoyé l

'addition 2730.

Son garçon est parti téléphoner et cinq minutes plus tard, les Américains vous

cueillaient. Ce qui donnerait à penser que ces gens-là habitent tout près du

Manhattan. Eh bien, vous pensez bien, Lucas.

Alors, 27-30, vous voyez ce que je veux dire.

On voit très bien. Mais comment trouver le central ? On va quoi dans le coin ?

Il n'y a pas 36 groupages.

Étoiles, Vagrant... Cardon, Lavorde, Balzac, Galvani... Et Elysée.

Eh bien, si je compte bien, ça fait sept numéros à faire.

Alors, à vous de louer, monsieur, au téléphone.

Vous avez rappelé les hôpitaux ?

Oui, mais ils n'ont rien de nouveau.

J'ai bien peur qu'on n'en ait pas tout de suite.

Votre ami Pozzo a dû envoyer l'addition et à l'heure qu'il est, nous Américains

doivent courir.

Excusez-moi.

Des bonnes sœurs.

Lily Lord.

Sans profession.

Alors, 2730, ça débouche sur quelque chose ? Eh bien, Carnot, Corvegy, c'est

une boucherie.

Élysée, Boiron, c'est un huissier.

Ah, culper un huissier serait trop beau, mais ça, faut pas y compter.

Bagram, c'est un général en retraite.

Laborde, c'est des bonnes sœurs.

C'est la grande sœur du sujet.

Et Balzac, Boursas, c'est un bistrot.

Faut voir.

Je crois que je vais ce qu'on cherche.

Galvani, 2730.

Lili-Lor, 28 bis, rue Brunel, sans profession.

Rue Brunel, rue Brunel, mais dites donc.

T'as quoi d'être chez Pozzo, ça ? Tiens, je vais y aller.

Ou plutôt non. Tiens, eh, dites-donc, l'agneau, après tout, c'est votre

affaire, hein.

Alors vous allez devant, vous débrouillez les choses, puis moi je vous

rejoins plus tard.

Merci, monsieur le divisionnaire.

Eh, mais dites-donc, soyez prudents, hein.

On garde la table d'écoute ? On garde la table d'écoute, on tient au courant.

Donne-moi le rêve.

Merci.

Vous avez sa photo chez vous, et vous prétendez ne pas le connaître ? Oui.

Faites attention, c'est moi qui vous le dis.

Enfin, mon petit, soyez raisonnable. D'abord, je ne suis pas votre petit

papa, c'était un gros brin.

Puis j'aimerais bien me recoucher.

Parce que je travaille la nuit, moi.

Et les tortures dès le matin, ça me fait des rites fréquences.

Mais c'est sans doute votre patron qui vient vous donner la main.

Je vous ai prévenu, ne prenez pas ce ton-là avec lui.

Sinon, ça va se gâter.

Mon chauffeur des bois de Marly.

Madame, vous a dit qui c'était ? Elle dit que c'est Charles Trenet.

Tiens.

Où est la cuisine ? Voilà.

Et je peux vous dire que le frigidaire est plein de victoires.

Qu'est-ce que vous faites ? Elle est française ? Belge.

Et vous travaillez-t-elle ? Chez Pozzo, comme par hasard. Je peux répondre moi

-même, vous savez.

Dis-donc, il y a de la laiterie chez vous.

Comment s'appelle-t-il, Charles Trenet, là ?

Eh bien, je croyais que vous pouviez répondre seul.

Moi, vous savez, ça m'est égal. Si vous ne voulez pas répondre, j'embarque la

photo, je consulte les fiches et dans deux heures, je sais tout.

Vous voulez me faire parler ? J'aimerais bien, oui.

Je m'appelle Bill Larner.

On est brouillés depuis deux ans.

Oh, ça, c'est comme si vous me disiez que personne n'a couché ici cette nuit.

Mais personne n'a couché chez moi.

Bon.

Voyez l'oignon, votre chauffeur a couché là avec elle, le second sur le canapé,

le troisième sur le matelas.

Et maintenant, soyons un peu sérieux, cinq minutes.

Ça, ça vient des Amériques, c'est écrit dessus.

Et encore, je compte pas la literie, le frigidaire et les mégots de cigare.

Ouais, j'ai reçu des amis.

Alors écoutez-moi bien.

Ce que M. Bill Larner ne vous a pas dit, c'est que les deux hommes qui l'ont

amené ici sont recherchés pour meurtre.

Et vous, en hébergeant ce deux cow-boys, vous êtes complices. Et ça, ça va

chercher entre cinq et dix ans.

De prison ? Pas de congé payé.

Et ça ?

Algine, Miller, Missouri.

C'est vous qui prenez ça ? Pensez-vous.

Tu vas être un bébé, alors.

Ah non, Billy, les saints.

Eh bien, parlons un peu des malsains.

Je sais rien.

Eh bien, moi, je sais tout. Je peux même vous dire qu'en fin de matinée, vous

avez reçu un coup de téléphone de chez Pozzo et que tout de suite après, vos

invités ont foutu le camp.

Mais comment vous savez ça ? Les questions, c'est moi qui les pose.

Je vous demande pardon.

En partant, ils ne vous ont rien dit ? Rien.

Pas même merci.

Le nom du boxeur ? Moi, je ne sais que son prénom.

Charlie. Et l'autre ? Cicero.

Bill les a amenés avant-hier, ils venaient d'arriver.

D'où ? D'Amérique, forcément, des Américains. Par avion, par bateau ?

Bill, il ne me fait pas ses confidences.

Vous ne savez pas où ils sont allés ? Bill les a emmenés à la campagne.

La campagne, la campagne.

Vous n'avez pas une petite idée, non ? Non.

Sûr ? Je vous promets.

Bon, puisque vous n'avez pas d'idée, je vais vous laisser.

Dites-moi l'oignon, j'ai un mot à dire à madame, ça ne vous ennuie pas ? Bien sûr

que non, patron.

Dites-moi, ce n'est pas de la méfiance, mais je suis obligé de vous laisser

quelqu'un, alors je... Ah non, ah ben lui.

Ben si, justement.

Et puis je vais vous demander autre chose.

Soyez pas trop désagréable avec lui.

Mais ça ne va pas être commode, parce qu'il n'est pas facile.

Je vous le demande.

Dites, monsieur Bigré. Oui ? Billy ne va pas avoir d'ennuis.

Vous n'allez pas l'embêter ? Parce que je suis sûre qu'il n'a rien à voir dans

cette histoire.

Et là, chère madame, l'amour et la justice, c'est pas la même chose.

Bon, je vais dire que si elle nous fait la vie, on la coffre.

Merci, monsieur le divisionnaire.

Alors vous l'accompagnez au Manhattan, puis vous irez vous coucher. Moi, j

'enverrai quelqu'un pour la prendre après le travail.

Bon.

Et vous croyez qu'elle nous a dit la vérité ? Oh, bien sûr, elle sait pas où

ils sont.

Ça se voit, non ? Oui.

Pas conséquent d'écrire.

Asseyez-vous, monsieur l'inspecteur.

Vous êtes marié ? Oui.

Vous avez des enfants ? Non, je n'ai pas d'enfants.

Excusez-moi.

Deux places, s'il vous plaît. Bien, monsieur.

Oui, Bidouane.

Ah, c'est toi, Bill.

Je fais de l'essence, je serai chez le docteur dans trois quarts d'heure.

Comment va Curtis?

Pas très fort.

Il est sonné pour quelques jours.

Faut absolument que tu les tiennes à l'écart pendant ce temps-là.

See you in a couple of days. Goodbye.

Bonjour, Docteur.

Tony Cicero, Docteur Faison.

C'est un de vos spots de hang-out.

Sports et médecine.

Ok.

Où est-elle?

Lequel de ces deux messieurs souffrant?

L'un et l'autre. Ils paient un dollar.

Allez, Docteur.

Donnez-moi

cette

clé.

Il va vous faire de la place s'il sort aujourd'hui.

Jules! Harry!

Comment vas-tu?

Bien, bien.

Viens.

Laisse-moi prendre ton chapeau. Merci.

Une joie de vous voir et une chance pour moi parce que je ne suis pas souvent en

France. J'ai appris que vous aviez quitté les renseignements.

Ah oui.

La diplomatie a du bon. Oh, c'est un métier de monteur.

Je l'écoutais.

Hélas. Vous vous souvenez de votre dernier voyage chez nous?

Oh, si, je me souviens. Six ans déjà.

Oui.

Votre... La conférence à Chicago, c'était un grand succès.

Toute la paix était là.

La police aussi.

Eh oui.

Je me souviens.

Mesdames, je voudrais conclure en disant ceci.

Le crime parfait n'existe pas. Il n'y a que des policiers incompétents.

Oh, bien fait.

Vous savez qu'après ça, on m'a demandé à Hollywood de quoi faire le cinéma. Oui,

mon cher, du cinématographe.

Elle est très de plaisanterie, Harry.

Je ne vous cacherai pas plus longtemps que ma visite est intéressée.

Ah, je peux vous offrir un verre? Mais avec joie.

Je suis désolé, je n'ai que du whisky.

Mais il est parfait, il paraît que c'est excellent pour l'intérieur sclérose.

Je vous écoute.

Ben voilà, je sais que vous n'êtes plus au FBI, mais enfin, je suppose que vous

y avez conservé des amitiés.

Un peu.

J'aurais besoin d'un petit tuyau.

Si je peux vous être utile, Jules, je le fais tout de suite.

Il y a deux de vos concitoyens qui sont arrivés avant-hier à Cherbourg.

Il y en a un qui s'appelle Tony Cicero et l'autre, Charlie Sineglia.

Alors ? Alors, alors, alors, ils me font des misères.

Ils prennent le Paris d'aujourd'hui pour le Chicago de la prohibition.

C'est fâcheux.

Eh oui, c'est fâcheux. C'est pour ça, si vous pouviez me donner quelques petits

renseignements sur eux.

Une seconde.

Merci.

Est-ce que vous avez des nouvelles sur les deux hommes qui sont arrivés dans ce

pays de New York ? Je pense qu'ils sont sortis de Cherbourg.

Leurs noms sont Tony Cicero et Charlie Senaglia.

D'accord.

Vraiment ? Je vois.

C'est super, Jack.

Ça m'a beaucoup aidé.

Merci beaucoup, Jack.

Au revoir.

Ils sont effectivement bien en France.

Ils ont été signalés dès leur arrivée.

Ils appartiennent à un gang de racketeers très puissant, dirigé par un

nommé Walter Douglas.

Walter Douglas, ce qui ne serait pas de Saint-Louis par hasard.

Si. Et est-ce que vous savez ce qu'ils sont venus faire en France, à part faire

des cartons sur les passants?

Non, justement, Jules, désolé, mais là-dessus, aucune information.

Ben, c'est bien embêtant.

Écoutez, je crois que vous devriez laisser tomber.

Comment ça, laisser tomber ? Des types qui tirent sur la voie publique, je ne

peux tout de même pas les laisser courir, non ? Ah, mais ces types-là, ils

tirent aussi sur les shérifs.

Alors, pourquoi ne les arrêtez-vous pas ? Parce qu'il n'y a aucune preuve.

Ni contre Douglas, ni contre aucun de ces hommes.

Dès qu'on tient un témoin, quoi qu'il arrive, il meurt avec du procès.

C'est pourquoi je crois qu'il serait sage que vous restiez out.

Ce sont des professionnels.

Oh, je sais, j'ai déjà entendu ça quelque part.

Mais avec votre permission, Harry, je vais tout de même leur opposer mes

petits inspecteurs au minimum vital.

Ils font pas beaucoup de sport, mais ils ont des principes.

Ah, vous êtes bien français, vous. Vous ne doutez jamais de rien. Oh là là, je

doute tout le temps, mais je ne désespère jamais.

Harry, si vous avez quelque chose de nouveau, vous m'appelez à mon bureau. Au

revoir. Au revoir.

Take care of yourself. Thanks.

Il est là, votre patron ? Il n'est pas encore arrivé.

Je vais l'attendre.

Je vous sers quelque chose ? Non, merci.

Vous pouvez retourner à vos sirops.

Il manque une photo, là.

Ah, c'est possible.

Le patron a changé une de temps en temps.

Il devrait les changer toutes.

Il n'y a que des vieux là-dessus.

Il aime peut-être pour la jeunesse. Je ne sais pas.

Pourtant, ça m'étonne.

Dans le tiroir laid, il y en a toute une collection.

Dis-moi, monsieur le commissaire, vous aussi vous aimez les boxeurs ? Oui,

surtout les champions, comme votre ami Charlie, là.

Ah tiens, vous le connaissez ? Bon, pas intimement, mais ça va pas tarder.

Et dedans, vous l'avez eu quand pour la dernière fois ? Hier, avant-hier.

C'est pas vrai.

Serait-il à Paris ? Il y a dix ans, à St. Louis,

il m'appelait Papa Pozzo.

Bon, il est à Paris.

Il vient pas me voir.

C'est pas gentil.

Eh, Pozzo, il y a des plaisanteries qui ne m'amusent plus du tout.

Je comprends pas.

Ben, c'est dommage. Et quand je dis c'est dommage, c'est surtout dommage

pour vous.

Parce que c'est Charlie qui roulait dans votre voiture.

Monsieur le commissaire, je pense que vous allez un peu loin avec vos...

suppositions. C'est ça.

Bon, il est peut-être possible que je me trompe alors et que ce soit Cicero.

Comment vous dites ? Tony Cicero. C-I-C-E-R-O. C-I-C-E-R-O.

Cela ne me dit rien.

Eh bien, je vais vous aider. Il est de Saint-Louis.

Saint-Louis.

Oh là là.

C'est là que je suis devenu citoyen américain.

Le monde est petit.

Oh oui, il est petit. Et mon enquête marche vite.

Alors, vous me parlez comme une grande personne et je vous considère.

Vous me parlez comme un gamin, alors là, je vous mets au coin.

T'es bien, monsieur le commissaire ? Volontiers. Je connais vos goûts.

Blonde, pression, sans faux col.

Mais ils ont changé mes goûts.

Vous voulez vous essayer une bière hongroise ? Non, je voudrais une

spéciale. À 27,30.

27,30 ? Ça m'est très cher le... ou blanc.

Vas-en le mets à cinq en ferme dans une centrale bien tranquille.

Loin des bruits de la grande ville et des vapeurs d'essence. Parce que 27,30.

Ça fait aussi Galvani 2730.

Ça ne vous dit rien, Galvani 2730.

Ah, mais oui, Galvani 2730, c'est le numéro de mon employé.

Je peux bien lui téléphoner pour demander ses nouvelles. C'est normal,

non ? Écoutez-moi bien, Pozzo.

Maintenant, il faut passer à table.

Ou je retire le couvert et je vous emballe à jeun. Parce que votre employé,

elle hébergeait le boxeur et ses deux amis.

Vous avez arrêté Lily ? En ce moment, elle est en compagnie de mon collègue

Lognon. Vous savez, c'est lui qui sait faire enlever en passant le pas de votre

porte.

Ecoutez, monsieur le commissaire, j'aimerais bien de vous parler d'homme à

homme.

Je crois que ça vaut mieux.

Rocco, Germain, andatez-y à faire une fumata fuori.

Angéli, voglio stare tranquillo.

Si, monsieur le commissaire.

Dans tout ce micmac, je vais essayer de vous dire la vérité.

Mais il ne faut pas me... Ce n'est pas un test. Oui, il m'interrompt chaque

mot.

Là-dedans, moi, je ne connais que Bill.

Bill, la merde.

Mais oui, l'ami de Lily, quoi.

Et maintenant, le Bill, il doit être bien embêté. Pourquoi ? Les deux autres

lui font peur.

À moi aussi, d'ailleurs.

Il ne faut pas les fréquenter.

Mais je ne les fréquente pas.

Elle a mis en difficulté, c'est une chose, mais introduire ces deux mafios

dans mon commerce, ça, je ne fais pas. En tout cas, ils ne sont jamais venus

ici.

Et Galvani ? C'était pour aider Bill, ça c'est vrai.

Je vous le jure.

Je vais vous étonner, Pozzo, mais j'ai envie de vous croire.

Ceci dit, il y a quand même une addition à payer.

27 francs 30.

Vous allez fermer ma boîte.

Dites-moi, votre ami Bill, qu'est-ce qu'il fait du sport ?

Oh, à part les dames, c'est pas bien ce qu'ils pratiquent. Ah, si, ils jouent au

golf. Oh, c'est curieux.

C'est pas un sport de voyous, ça.

Puis en général, ça se joue à la campagne.

Pensez-moi dans la ligne à la cabine. C'est branché.

Passez-moi Lucas.

Lucas ? Oui ? Bon, cherchez-moi dans tous les golfes de la région parisienne

où joue un certain Bill Larner.

Bill comment ? Larner.

L-A-R-N-E-R.

Larner. C'est ça. Merci.

C'est une pièce du

dossier.

Eh bien, maintenant, il n'y a plus qu'à attendre.

Ça risque d'être long.

On n'aimait pas attendre, nous. Pas tellement, non.

Eh oui, je sais bien.

Quand on est jeune, on a l'impression de ne rien faire, d'une mauvaise

conscience. Puis quand on est vieux, on s'aperçoit qu'attendre, ça devient un

métier.

Oui.

Ah,

une bonne idée, ça.

Le quai de Kiflat-Mévis.

C'est moi, patron.

C'est gentil, ça nous parle.

Vous me donnez la gêne, vous direz qu'on met ça sur mon compte en bas.

Non, c'est moi qui ai eu l'idée.

Mangez pas.

Non, merci, ça et ça, moi ça me suffit.

Bon, alors en attendant, organisons-nous.

Groussard, vous prenez la permanence.

Moi ? Oui, je sais bien que c'est pas marrant, mais c'est votre tour, mon

vieux. Et vous, Torrance, vous direz au Manhattan, mais attention, hein.

Parce que des inspecteurs bretons dans un décor américain, ça fait tâche.

Je mettrai juste deux hommes dans la rue. Comme ça, ça restera entrevers et

personne fera attention.

Vous avez raison, Pascal Manhattan, c'est notre seul piège à rasser. On veut

qu'il se referme pour savoir doser le gruyère.

Bon, alors, l'oignon est chez Didier. Ah, au fait, il faudra pas oublier d

'aller le relever.

Les deux ricains vont tout de même pas retourner à Galvani.

Eux pas, mais les autres, ceux de la déesse. Ah, ceux-là, alors, c'est le

brouillard. C'est normal, ils ont ramassé le bonhomme. Leur intérêt, c'est

de faire la mort.

Parce que l'enjeu, c'est le bonhomme. Faut pas l'oublier.

Ça va pas être simple d'en remonter jusqu'à lui. Oui, ça risque d'être

laborieux.

La barrière est traditionnelle, c'est classique.

Si nous avions été sûrs que Curtis était mort, nous ne serions pas restés ici.

Oui, je suis sûr que je l'ai coupé.

Tu l'as coupé, mais tu n'es pas allé à son funéra, n'est-ce pas ? Bill, qu'est

-ce que tu fais de ce véhicule ? Le Citroën, celui qui a coupé celui-là

juste sous nos doigts.

Tu m'as coupé.

Merci, Doc.

La tête de monsieur est avancée.

Oui, c'est moi.

Regarde, Tony, c'est moi. Tu te souviens de la lutte contre Smartiano en 1954 à

St. Louis ? Dans ces conditions, nous devrions le finir ce soir.

Pourquoi ? Comment vas-tu le faire ? En éclatant les témoins.

Nous allons au Hotel de Flandre et au Manhattan.

Qu'est-ce qu'il dit ? Le Valley au Manhattan.

Au Manhattan ? Mais je croyais que c'était un endroit insalubre.

Quoi, insalubre ? Personne ne me connaît là-bas, sauf Lily.

Open the window.

Uh-huh.

Qu'est

-ce

qui t'arrive ?

Je vais prévenir le patron.

D'accord.

On y va ? Déjà ? Oui, Bill, on y va maintenant.

J'aimais jouer au golf.

Et j'aimais beaucoup.

Oh, mais c'est un petit ballon.

Oui, mais tu rencontres des gens.

Et tu parles.

Je connais tout le monde ici.

Bien sûr, de bons amis.

Faites attention, vous vous brûlez les cheveux.

Oui, je vais voir s'il est là.

Patron, c'est pour vous.

Une femme qui a lu le journal.

Elle a un accent étranger.

Un accent étranger.

Alors ? Oui ? Ne parlez pas si vite, madame, s'il vous plaît.

Si, si, je vous entends.

Elle dit qu'elle ne peut pas quitter sa chambre.

Qu'elle est en danger et qu'il faut qu'on y aille.

Un placard dans la presse, ça excite drôlement les névrosés.

Peut-être une follingue qui ne va pas assez au lit, oui.

Où ça ? Quoi ? Où ça ? Ah bon, j'arrive.

Vous allez y aller ? Oui, monsieur le psychiatre, parce que cette femme-là

téléphone de l'hôtel des Flandres, que l'hôtel des Flandres est en face du

marché couvert, et que c'est au marché couvert qu'on a ramassé notre bonhomme.

Voilà.

Bonsoir, Mme Curtis.

Mme Curtis ? Oui, Mme Curtis, dépêchez-vous. Il n'y a pas le feu ? Une

fête pour l'intelligent, police.

Chambre 17, premier étage. Je vous annonce ? Pour la peine.

Prenez-moi le commissariat et faites monter le patron au 17.

Il n'y a pas de patron.

Il n'y a pas de patron ? Ben, la patronne, alors.

Madame Robert,

il faut monter au 17.

Oui, la 10e.

Allô, le commissariat ? Oui. Ne quittez pas, on vous parle.

Mon fils ? Oui, Jules. J'ai besoin de toi.

Bien, Jules.

Un cadavre.

Vendiez-vous ça.

Allô.

Je t'envoie deux hommes.

Compte sur moi, monsieur le divisionnaire.

C'est Maigret.

Il vient d'y avoir un meurtre, il est à l'hôtel des Flandres. Alors envoyez les

deux gardiens à l'hôtel des Flandres.

Maigret, plus un meurtre dans le quartier, on va passer une bonne nuit.

Et l'entité judiciaire ? Ici commissaire Maigret.

Il y a un crime, hôtel des Flandres, rue de Compiègne.

Hôtel des Flandres, rue de Compiègne. C'est à la gare du Nord.

Alors, je vous attends, chambre 17, au premier étage. Dépêchez-vous.

John Curtis, madame, Montréal, Canada.

Oui, monsieur l'inspecteur.

Alors, d'après vos fiches, ils sont arrivés il y a trois semaines.

Mes fiches sont en règle, monsieur l'inspecteur. Je ne vous dis pas qu

'elles ne sont pas en règle.

Qui est-ce qui couche là ? Le mari. Elle, elle était ici et lui à côté.

Chambre à part, quoi.

Et où était le mari ? Parti, monsieur l'inspecteur. Où ça ? Ça, je ne sais

pas. Et depuis quand ? Depuis lundi.

Il a emmené des bagages ? Je ne crois pas.

Il vous a dit qu'il s'absentait ? Il ne m'a rien dit du tout.

Alors, vous dites-moi ce que vous savez.

Je ne sais rien, monsieur l'inspecteur.

Attention, il y a eu un crime chez vous et c'est grave. Alors rassemblez tous

vos esprits parce qu'on sait toujours quelque chose.

Lundi, vous l'avez vu sortir.

Oui. Et le lendemain matin, Lucienne m'a dit le 17 n'est pas rentré.

Et sa femme, elle est inquiète.

Qui c'est, Lucienne ? C'est la petite qui fait les chambres.

Entrez.

Monsieur le divisionnaire, mon collègue est en bas.

Bon, alors vous restez dans le couloir.

Est-ce qu'il recevait beaucoup de gens, les Curtis ?

Pas à ma connaissance, non, à part les deux types de ce soir.

Il recevait des lettres, il téléphonait ? Non, il ne téléphonait jamais, je n'ai

pas vu de lettres.

Parlez-moi donc un peu du mari.

Il était petit, pas costaud, avec de mauvais yeux.

Comment ça, de mauvais yeux ? Il portait des lunettes, des lunettes noires, qu'il

ne retirait jamais, même pas le soir.

Tiens,

vous êtes bien sûre de ça ? Oui, oui, même que ça m'avait frappée.

Votre Lucienne, elle habite l'immeuble ? Oui, au 7e.

Et que lui donne venir me parler.

Bien, monsieur l'inspecteur.

Touchez pas au bouton.

Gardien, tirez la porte.

Allez, allez, on monte.

C'est par ici, monsieur. Merci.

Mes respects, monsieur le divisionnaire.

Bonsoir, monsieur Toney. La femme est là, dans la salle d'avance.

Prenez-moi donc un cliché du peine de la peau.

Allez, prenez-moi la valise, là-haut. Bien, monsieur.

Et ne répondez qu'aux questions qu'on vous pose, hein. Et tâchez d'être

aimable. Avec un flic, on ne sait jamais.

Entrez, mademoiselle, entrez.

Vous désirez peut-être que je vous laisse ? S'il vous plaît, si ça ne vous

dérange pas.

Pardon, permettez.

Elle est commerçante, votre patronne ? Ben oui.

Mais hier, pour une note en souffrance, elle aurait bien voulu me placer au

plombier. Vous vous rendez compte ? Ben, dites donc.

Vous êtes le commissaire Maigret ? Oui.

Vous cherchez les indices ? Oui, alors parlez-moi de monsieur et de madame

Curtis. Parlez.

C'est pas commode, hein ? Enfin, j'ai tout de suite vu que c'était un drôle de

couple. Pourquoi ? Parce qu'ils faisaient chambre à pain ? Ben oui.

À partir d'un certain âge, c'est fréquent.

À quel moment faites-vous le ménage ? Ici, il n'y a pas d'heure.

Quelquefois c'est le matin, quelquefois l'après-midi.

Ça dépend si les clients dorment après ou s'ils sont pressés.

Je parle pas de ceux qui viennent ici pour faire une pince. Je parle de ces

deux-là.

Ah, pour eux ? Oui.

Ben, j'attendais qu'elle soit sortie, mais lui, il était toujours là.

Et elle sortait souvent ? Pour lui acheter à manger.

Et lui, il ne prenait jamais l'air ? Si, le soir.

Est-ce que vous avez l'impression qu'il se cachait ? Oui, quand je frappais à la

porte. Si je disais pas c'est Lucienne, il n'ouvrait pas.

Vous couchez avec lui ? Moi ? Non, alors.

C'était pas votre genre ? Non, c'était pas mon genre.

Puis vous savez, un type qui a toujours des lunettes noires, on ne sait pas ce

qu'il pense.

Il n'est quitté jamais ? Jamais.

Je vous remercie, mon petit, vous pouvez aller.

On va sûrement parler dans les journaux ? Il y a des chances, oui. Il y aura

peut-être mon nom ?

Oui, mais pas en première page, ni dans la rubrique spectacle au fait divers, c

'est tout ce que je peux vous offrir.

Allez.

Messieurs. Au revoir, M. de Villeneuve.

Donc, comment ils étaient, les deux gars qui sont venus tout à l'heure ? Ils

étaient bien sapés, genre Italo américain.

Il n'y en a pas un qui avait une tête de boxeur ? Si.

Mais qu'est-ce qu'ils ont dit ?

Ah, je n'ai rien compris, parler anglais. En tout cas, ils n'ont pas

voulu que je les annonce.

Et vous ne les avez pas vus sortir ? Non, j'étais à la cuisine à préparer mon

manger.

Vous non plus ? Oh non.

Ça va pas me faire des complications, toutes ces histoires ? Oh, jusqu'à

présent, je ne crois pas. Allez, bonsoir.

Bonsoir.

Taxi !

Une bière à son téléphone.

Bien, monsieur le divisionnaire.

Commissaire, le divisionnaire Maigret a l'appareil.

Allô, c'est encore toi ? Je vous l'avais dit, on va l'avoir sur le paletot toute

la nuit.

Qu'est-ce qui t'arrive ? Écoute, mon fils, c'est très sérieux, faut que tu

fasses vite.

Il y a deux types qui m'ont pris en filature.

Alors écoute-moi bien.

Dans 15 minutes, je vais sortir d'ici et je vais essayer de les entraîner sur le

marché. 15 minutes, c'est un peu juste, mais on fera aller.

Bon.

Ne t'inquiète pas, on y sera.

Au fait, tu es armé ? Non.

Il y a 30 ans que je te dis de ne pas sortir tout nu.

Eh bien, fous-moi la paix. Dans 15 minutes, tu as compris ? Oui, j'ai

compris. Bon.

Combien je vous dois ? Deux francs pour un, et tout le monde.

Voilà. Merci.

Salut. Allez, on est à l'hôpital.

Passez-moi Lily.

Allô ? Allô Lily ? J'essaie de vous joindre depuis 7 heures du soir, de la

part de Bill.

Vous devez absolument partir du Manhattan tout de suite, ils seront où

vous cherchent. Mais je ne peux pas, il y a des flics qui me surveillent.

Écoutez Lily, ils ont décidé de vous supprimer, alors il faut partir tout de

suite.

Vous êtes en avenue Carnot, passez par le service.

Vous avez bien compris ? Avenue Carnot, et passez par le service.

Il est là.

Qui t'a appelé ? Mes amis.

Vos amis vont vous prendre pour me protéger.

Je ne veux pas vous blesser.

C'est Curtis qui m'intéresse.

Je veux savoir où ils vous emmèneront.

Travaillez tranquillement, comme si vous ne m'aviez pas vu.

Compris ? Oui.

Où peux-je trouver un verre d'eau ?

Et pourquoi c'est pas Bill qui est venu?

Ça marche pas, là.

De l'autre côté.

Sous-titrage Société Radio-Canada

Monsieur le divisionnaire, j'ai capté une communication intéressante qui vient

du Manhattan.

Envoyez-la, j'écoute.

J'envoie.

Allô, allô, Lily ? J'essaie de vous joindre depuis cette heure du soir.

Vous êtes absolument parti du Manhattan tout de suite, ici, on vous cherche.

Mais je peux pas, il y a des flics qui me surveillent. Écoutez, Lily, ils ont

décidé de vous supprimer, alors il faut partir tout de suite.

Vous êtes en avenue Carnot, passez par le service.

Il est là. C'est tout.

Merci.

T'as une arme ? Oui, la mienne.

Donne.

Maintenant, tu vas me réveiller de l'oignon et du coin et me les envoyer au

Manhattan. Armé ? Comme à la guerre.

Allez, au revoir. Au revoir.

Vas-y, maman.

On a entendu des coups de feu, on est rentrés. Le type a tiré en l'air pour

faire diversion.

La salle était dans le noir.

Comme peu de joueurs allumés, Lily était partie.

Profitant de l'affolement, le type a dû la suivre.

Vous voyez, monsieur le commissaire, c'est pas ma faute. Et vous,

naturellement, vous n'avez rien vu.

J'éteins la lumière pour aider Lily.

Qu'est-ce que je pouvais faire ? Bon, cherchez-moi les impacts et arrêtez-moi

le jeu de quilles. Vous me vérifiez toutes les identités, américains ou pas.

Vous rassemblez-moi votre personnel.

Tout de suite.

Le grand télégraphe aussi, là.

Elle est dedans.

Votre Lily, elle n'est pas partie dans cette tenue, non? Où est le vestiaire?

Entrez dans la salle.

On passe dans le vestiaire.

Elle vient pas de Saint-Louis, celle-là.

Pharmacie du Nut, la Morlaix, ou elle.

Elle vient de chez nous, ça.

Il y a un golf à la Morlaix.

Oui, je crois. Qu'est-ce qui se passe ? On va jouer au golf.

Vous téléphonez à la gendarmerie de Santillet ? Pourquoi pas au CRS ? Je

vous attends de m'arrêter au commissariat.

Veroji.

Réponse.

Vous connaissez la Morlaix ? Oui, monsieur le

divisionnaire. Enfin, j'y suis passé souvent.

On a trouvé la pharmacie.

Algin.

Algine, voilà.

C'est pas vieux, ça date de cet après-midi.

C'est le docteur Faisun qui l'a demandé et je l'ai servi moi-même.

Vous le connaissez ce docteur ? Oui, vaguement, je le vois de temps en temps.

Et il habite pas loin ? L'enclos, ça s'appelle sa maison, c'est sur le chemin

du Golfe.

Merci, monsieur.

On est le deuxième matériel à la maison.

C'est fini tout de suite.

Il était moins une.

Fouillez-moi la baraque.

C'est mon boxeur ? Il y a de quoi être fier, oui.

Je l'arrange d'un côté, vous me l'avez mis de l'autre.

Et dedans, docteur, ce type-là est dangereux, vous le savez. Alors, qu'est

-ce qu'il fait chez vous ? C'est un homme, il est blessé. Je suis médecin.

Alors, comme ça, vous soignez n'importe qui ? Eh oui, tout le monde.

Même les bêtes.

Sauf les poulets.

Et qu'est-ce qu'il dit de ça, le conseil de l'ordre ? Vous ne devez pas être très

bien noté.

La sécurité sociale non plus.

Tous les papiers à remplir.

L'univers de Kafka.

C'est pas du tout mon style.

Je vous conseille d'en changer le style, parce qu'une paire de manottes vous

irait à merveille. Tenez, je viens de trouver ça.

Pour vous, le nom.

Lucas, fais l'étage.

Et ça, qu'est-ce que j'ai une pharmacie du luxe ? C'est vous qui l'avez acheté

ou pas ? Je peux pas le nier.

Alors parlez-moi de Cicero.

Cicero ? Oui. Ah, le grand ? Ah, c'est un beau sujet, Cicero.

C'est un congénital, avec répercussions sur le psychisme, d'un névrose

caractériel et obsessionnel, symptôme hypochondriaque. Je m'en fous, je veux

savoir où il est.

Je ne sais pas plus que vous. Et Bill Larner ? Ils sont peut-être ensemble,

puisqu'ils sont descendus tous les trois ce soir pour Paris. Il n'y a que celui

-là qui est en montée, avec une balle 6.35 dans le plat de gauche.

Et Lily Lord ? Je ne connais pas.

Permettez.

Besson, vous me dites où sont Cicero, Larner et Lily ?

Qu'est-ce qu'il dit ? C'est allusion à mes origines, il me traite de bâtard.

Oh, monsieur le divisionnaire, laissez-moi aller bricoler un petit peu

sur la coxalgide. C'est pour lui qu'il y a la coxalgide, oui.

T'as fait pas une coxalgide, mais ça va tout de même être ta fête ! Oh, shut up

! Qu'est-ce qu'il y a ? Qu'est-ce qui se passe ? J'ai bien envie de la ranger,

votre client ! Non, allez, je vous en prie, hein, passez-la, vous. Ça t'a

fermé la clé ? Alors on a été obligés de passer la porte.

Bon, ben, allez-y, je vous rejoins.

Lucas, aller rejoindre Terence en bas.

Dites-moi, docteur, vous avez une voiture ? Oh non.

Bon, l'année dernière, à Pâques, j'ai vu l'état des routes.

J'ai voulu survivre, alors j'ai vendu l'auto.

C'est pour ça que votre garage est fermé à clés ? Non, non, c'est pas pour ça,

mais quand ils sont arrivés, ils m'ont pris les clés.

Même que ça me gêne, parce que j'ai un épifilium grimpant qui doit manquer d

'air. Et malheureusement, il n'y a pas que lui. Venez, venez donc avec moi.

L'oignon, attendez-moi là.

Ah, ici.

Bill. Eh oui, ils l'ont descendu.

Avec ça.

Torrance allait m'appeler Compiègne.

Lui pas.

Comment

et

où l'avez-vous connu ? Pas connu ? Je l'ai pas connu.

Il y a des gens qu'on connaît, comme ça, c'est tout.

Eh bien, assez de littérature et répondez-moi.

Précisez-moi les faits.

L'effet, c'est qu'il avait vendu une voiture pas très catholique à un client

du Golfe.

Alors l'autre démarre et le pont arrière... Alors discussion, bataille, j

'ai recousu un peu.

Puis il a fait sa convalescence ici, chez moi.

Et quand il vous a amené les deux tours, ça ne vous a pas paru curieux ? L

'hospitalité, c'est inconditionnel.

Quand j'ouvre ma maison, je demande pas de passeport.

Bill Larner, c'était une fripouille, mais une sorte d'honnête homme comme je

les aime.

détestant l'ordre établi, mais incapable de tuer.

Il aimait trop la vie.

Mais il a tout de même été tué chez vous, alors arrêtez la raison funèbre,

on la reprendra plus tard.

Qu'est-ce que les deux autres avaient lui reproché ? Ça faisait trois ans que

Bill vivait en France, il avait le mal du pays. Il ne pouvait pas retourner

dans ses Amériques, parce que là-bas, il est interdit de séjour.

Alors si je comprends bien, pour se faire pardonner, il était devenu

indicateur.

Eh oui.

Au bénéfice de qui ? Est-ce que je vais avoir de gros ennuis ?

Très gros quoi qu'on fasse, alors parlez tranquillement, ça ne change plus rien.

C'est drôle, parce qu'au fond de moi-même, j'ai toujours eu envie d'avoir

de gros ennuis.

Mais alors envie, comme on a envie d'aller en Chine.

Et voilà, vous irez à Freyne ou à Clare, c'est beaucoup moins loin, mais vous

irez quand même du pays.

Alors maintenant, quittez vos rêveries et dites-moi qui joue au golf avec Bill

Larner.

C'est une espèce de flic.

Comment ça, une espèce de flic ? Oui, il travaille pour les services d

'enseignement américains.

C'est Bill qui me l'a dit. Il était venu le voir ici chez moi il y a 15 jours.

Il était avec un autre américain grand, distingué.

Ils étaient en voiture.

Qu'est-ce que c'était comme voiture ? Une DS.

Quelle couleur ? Grise.

Vous êtes sûr ? Ah oui.

Lucas, à la voiture en vitesse.

L'oignon, vous me faites embarquer les devants à la PJ et vous, vous restez là.

Bien, monsieur le divisionnaire.

7 rue Bonneau.

Doucement, c'est là, la rue Bonneau.

Le 7, c'est de mon côté.

15.

13.

Qu'est-ce que c'est ? Police ! Chez McDonald's, s'il vous plaît. Deuxième

étage, droite.

Merci.

Qu'est-ce que c'est ? Police judiciaire.

C'est McDonald's. Il dort encore ? On va le réveiller.

Tiens, qu'est-ce que vous faites là, vous ? Monsieur Maigret.

Je vais vous annoncer une bonne nouvelle.

Votre Bill a pris l'avion à Orly parce que s'il était resté, j'étais obligé de

l'inculper.

Vous avez tort, parce qu'il y a des cas où il faut croire sans poser de

questions.

Lucas, expliquez-lui donc comment on l'a mis à l'avion de New York.

Ah, bien, monsieur le divisionnaire.

Vous appelez qui, vous ? Si Cicero est parti du Manhattan derrière elle, il ne

doit pas être loin.

Et s'il nous a vu rentrer ici, il a dû se tirer.

Alors, il ne faut pas venir l'oignon. Les aérodromes, les gares, les ports,

tout. Eh bien, moi, je suis persuadé du contraire. Parce que s'il retourne aux

États-Unis sans avoir descendu son bonhomme, en arrivant là-bas, il se fait

repasser immédiatement. Il n'a pas le choix.

Et je suis sûr qu'il est dans une de ces voitures en bas, là.

Je ne sais pas laquelle, mais j'en suis sûr.

Alors prenez du monde, cherchez-le et faites-le aux pattes. Viens, va-t'en.

Je vais faire accompagner la petite chez elle. Eh bien, après.

Eh bien, levez-la, notre Curtis.

Ah, dis-donc.

Oh, ben dis-donc, toi.

En fait, Curtis, il s'appelle Polar, et en fait, Canadien, il est Stéphanois.

Polaire, le coup de la banque de Villeurbanne?

Non, Villefranche-sur-Saône.

Condamné par l'accord d'Assise-des-Rhônes à 20 ans de travaux

forcés. Évadé l'année suivante de la centrale de Clairvaux.

Vous voyez, M. Maigret, moi aussi je connais bien le dossier.

C'est possible, mais en attendant, emballez-moi ces messieurs, sauf

évidemment M.

Macdonald, qui est protégé par l'immunité qui couvre le haut personnel

des ambassades.

Je vous préviens, je vais être obligé d'appeler Washington.

Et moi, je vous signale que j'ai été obligé de prévenir l'intérieur.

Ça sera faire un incident diplomatique.

Ça vaut mieux qu'une erreur judiciaire. Cette affaire n'est pas celle que vous

croyez. J'appartiens au FBI.

Et moi à la PJ. Chacun son commerce.

Mais écoutez, Jules. Il n'y a plus de Jules. Si vous voulez m'entretenir de l

'affaire, adressez-vous au quai des Orphans, chez le divisionnaire Maigret,

à partir de 8 heures.

Vous êtes ici, c'est bon ? Oui.

Dans ton histoire, j'ai deviné bien des choses, mais enfin, j'aimerais bien que

tu me les racontes toi-même.

D'abord, premier point, cette Mme Curtis, si je comprends bien, c'était

pas ta maîtresse, mais est-ce que c'était ta femme ? Non, je travaillais

avec elle. Quand j'ai changé d'identité, c'était mieux d'être marié. Elle a

accepté, mais c'était un mariage bidon, quoi.

Somme toute, t'avais une fausse femme comme on se colle une fausse barbe.

Oui.

Et M. McDonald qui vient d'arriver ? Eh ben, qui l'attend avec ses compatriotes

? Bon.

Allez. Revenons-en à l'essentiel.

Pourquoi es-tu rentré en France et pourquoi les deux ricains ou les petites

butées ? Ça ne vous fâche pas, je voudrais bien que ce soit M. McDonald

qui réponde à tout ça.

Jusqu'à présent, il est conseiller d'ambassade, il fait partie du FBI, mais

je ne crois pas qu'il soit avocat.

Ah non, ce n'est pas ça, mais mon cas, c'est un cas particulier.

Alors, qui c'est un cas particulier ? Lagnon,

voulez-vous venir ici ?

Et faites entrer M.

McDonald et son homme de confiance.

Viens, va t'asseoir de l'autre côté.

Je vous en prie.

L'oignon, venez vous asseoir à côté de moi, j'ai pas dormi de la nuit, j'ai

besoin d'affection.

Alors.

Écoutez, Jules, nous sommes deux collègues. Non, deux concurrents.

Vous avez vu Washington?

Oui.

La communication était bonne, pas trop de friture, non ? Non.

Parfait. Alors maintenant, envoyez la couleur, mais la vraie, parce que je

vous préviens, je ne suis pas d'Altonia.

Je voudrais que vous vous rendiez polar.

Pourquoi je vous rendrais polar ? Pour témoigner.

Polar, c'était un réfugié aux États-Unis.

Il aurait vécu tranquille à Saint-Louis, mais il a été témoin d'un meurtre.

Le meurtrier, c'était Walter Douglas.

Ah oui, l'intouchable.

On avait enfin un témoin, mais Douglas était sur le point de le faire exécuter.

Alors, il est revenu en France, et vous, vous avez voulu le récupérer, seulement

Loulas l'a su, et il a lâché ses coeurs.

Tout juste.

Alors maintenant, dites-moi, pourquoi vous, vous m'avez tiré dans les pattes à

moi? Parce que j'avais l'ordre de vous empêcher de l'arrêter.

Mais le fait de le coffrer moi-même ne l'empêchera pas de témoigner.

Si.

Si je ne retourne pas en Amérique, je ne témoigne pas.

Je veux bien témoigner, mais contre ma liberté.

Mais dis-donc, c'est du chantage, ça.

Cet homme s'était réhabilité.

Et puis dans six mois, il aurait bénéficié de la prescription.

Vous voulez le renvoyer pourrir en prison?

À quoi ça peut servir, ça ? Et puis Douglas va continuer à courir.

Lui, c'est un tueur, hein ? Un vrai.

Alors ? Monsieur Maigret.

Quoi, monsieur Maigret ? Tu veux retourner en Amérique ? Ah, ça, oui.

Eh bien, moi, je vais te donner mon opinion. Je sais pas si t'as raison.

Parce que là-bas, tu te croiras libre, mais après le procès, tu seras culbuté.

Et peut-être même avant.

Tandis qu'ici, tu fais un peu de taule. Tu témoignes contre Douglas par

procuration. Et sans danger, ce qui te faudra d'ailleurs une remise de peine.

C'est vrai, ça ? C'est vrai et c'est faux. C'est pour prouver à M.

McDonald que tout raisonnement arbitraire se retourne comme un gant

dans la poire de celui qui l'envoie.

Je ne peux pas vous empêcher de penser ce que vous voulez, mais... Est-ce que

vous vous en rendez ou non ? Moi, je veux bien vous le rendre. Je veux bien,

mais malheureusement, ça ne dépend pas de moi.

Ça dépend de qui ? L'oignon.

De moi ? Ben oui, quoi.

C'est votre affaire, non ? Vous connaissez toutes les données du

problème. Alors, qu'est-ce que vous en pensez ?

Il y a du contre et puis du sur. Et puis du pour, oui. Vous avez raison, l

'oignon. Il y a du pour et beaucoup de pour.

Alors, qu'est-ce que vous décidez ? Et vous, monsieur le divisionnaire ? Moi,

je l'en rendrai.

Bon, oui, c'est peut-être la meilleure solution.

Oui.

Allez, go home, polar.

L'oignon, occupez-vous de ces deux messieurs.

Torrance, faites-moi embarquer ça au dépôt avec tous les égards dû à des

professionnels.

Lucas, vous prenez la déposition du docteur. Avec toute indulgence due à un

pur égaré dans un siècle mécanique et barbare.

Et bien voilà, nous n'avons plus rien à nous dire.

Euh, je dois vous rappeler que Cicero et Senaglia sont citoyens américains.

Et alors ? Alors pour le procès, il faut témoigner.

Oh, alors là, jamais, en aucun cas. Ou alors, je reprends l'autre, il faut

choisir. Et si vous voulez les récupérer, vous passerez par la voie

officielle, vous allez reprendre les chancelleries. Parce que je vous

préviens, en ce qui me concerne, moi, je ne ferai rien, mais alors absolument

rien pour arranger les choses. Au contraire, ces deux-là, je me les garde.

Ils m'ont descendu à un bonhomme et je vais les faire genouler.

Mon cher Harry, vous connaissez le chemin, je ne vous reconduis pas.

Alors, Jules, on fait la paix ? Mais, il n'y a jamais eu de guerre, chacun son

job.

Sous-titrage Société Radio-Canada

Oui, oui, on vous cherche.

Intime, 129 Rue de Baïonnet.

Quel genre de crime ? On croit que c'est passionnel.

C'est intéressant, ça.

Et donc, brancher son oignon là-dessus, ce sera peut-être l'affaire de sa vie,

parce que moi, je vais dormir.

Eh bien, bonne nuit.

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