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Bonjour. Bonjour.
Bonjour.
Bonjour.
Bonjour.
Je suis désolée, je ne peux pas chanter. J'aurais beaucoup aimé chanter pour
vous, mais ma voix est partie.
Pardon ?
J'irai à la nouveau après.
Fatiguée. Et puis, c'est pas une vraie mausartienne.
Merci.
Merci beaucoup, mademoiselle. Merci.
J'avais l'impression que... Non, mais bon, évidemment.
Bonjour. Bonjour.
Bonjour.
Merci beaucoup, mademoiselle. Merci.
Au revoir. Merci beaucoup.
Merci beaucoup. À bientôt.
Oui. Je l'ai entendu à la radio.
Ah ! Vous la connaissiez pas ? Pas du tout.
Le truc, c'est qu'il a le pouvoir.
Ouais, il a le pouvoir de toucher toutes les meufs. C'est pratique, ça. Bah
ouais, à l'époque, c'était comme ça.
Enfin, les mecs avaient du flic, quoi.
Comme maintenant, en fait.
Ah non, beaucoup plus.
C'était le bon vieux temps.
Bon, mais à part ça, je comprends pas pourquoi il décide de choper la meuf
pile le jour où elle se marie. Mais parce qu'après, elle sera plus vierge.
Et à l'époque, le mec qui avait du fric, il pouvait dépuceler une femme en
premier. Voilà.
En même temps, il peut pas la dépuceler en deuxième.
Bon, si c'est pour te foutre de ma gueule, j'arrête de raconter, d'accord ?
Non, non, non, non.
Non, pardon.
Excuse-moi, vas-y.
Excusez-moi.
Ok, d'accord.
Mais arrête de me vouvoyer, on dirait que j'ai 100 ans.
Bon, alors, l'histoire.
C'est comment Figaro et Suzanne vont faire pour empêcher le comte Almaviva de
dépuceler Suzanne avant son mariage.
Ok.
Et donc ça, ça dure trois heures, ça ? Ben oui, c'est un opéra.
Rassure-moi.
T'as déjà vu un opéra, quand même.
Oui. Enfin, vite fait.
Oh, Louis V et Mirabelle. Donc là, Mirabelle, elle va vraiment être là,
hein ? Ben oui, elle va vraiment être là, Mirabelle.
C'est la quatrième fois que tu me le demandes.
Oui, Mirabelle.
Ils ont fait fort cette année.
Oui, Mirabelle quand même.
Eh bien, ce sera Susanna. Enfin,
Susanna.
Susanna ? Oui, oui, elle chantera Susanna, la voix principale. Je sais que
c'est la voix principale, mais... Bon, avec tous les pièges, mais qu'il faut
absolument qu'elle soit toujours dans mon regard avant que vous arrangerez.
Merci beaucoup mademoiselle, merci.
Merci. Merci.
C'est la fille de Pastouane.
Pastouane ? Oui, c'est un mécène.
Il a donné 300 000.
Bonjour.
Oui, dans la cour. Le parking. J'arrive, j'arrive. Attendez, j'ai un autre...
Allô ?
Allô ? Ah, Armand, Samir, c'est bien que vous ayez pu venir quand même. Non, c
'est normal, monsieur Gildas. Non, non, Gildas tout court, pas de monsieur. Je
suis désolé, j'ai repris le loueur de l'ancienne production, mais ils sont
lamentables. Ah non, mais ça c'est pas grave, moi demain matin j'irai chercher
une voiture. Ouais, bah y'a intérêt, parce que chauffeur c'est pas mon
métier. Oui, oui, bien sûr Armand, encore merci de m'avoir rendu ce petit
service. Ouais, petit service, c'est une grosse galère, je devrais être en amur
là. Faut pas chialer si vos décors prennent du retard.
Bon, j'ai le droit d'aller prendre un café avant de partir ? Ah bah oui, oui,
oui.
Bon, comme ça vous avez pu faire connaissance.
Mais non plus, j'ai pas choisi.
Et vous avez vu, il a son caractère. Mais on m'a dit qu'il travaillait très
bien, ça va bien se passer.
C'est la classe, c'est la vôtre.
Non, c'est la voiture de Pastorel. Je me suis fait avoiner par le gardien parce
qu'il s'était garé n'importe où.
C'est bon pour Cherubin.
Elle est incroyable, Coravarnia.
Igor, il avait raison.
C'est formidable, ça tend mieux.
Mirabelle, elle est incroyable.
Complètement. Après, moi, je l'ai trouvée toute incroyable.
Eh ben voilà, on y est. C'est formidable.
Bon, je vous présente Samir, qui sera notre régisseur général. Bonjour.
Nicolas Poirier me l'a recommandé personnellement. Samir, je vous présente
Mirabelle, notre metteuse en scène.
Ouais, ouais, ouais.
Je sais qui c'est, madame.
Je vous suis sur Insta.
Je suis hyper fan. Ah, merci.
Et puis, Clotilde et Stéphanie qui assistent Mirabelle. C'est le contraire.
Ben non. Ben si. Ben non, c'est bien vous qui assistez à Mirabelle. Non,
Stéphanie c'est moi et Clotilde c'est toi. Ah, oui, oui.
En tout cas, vous êtes toutes les deux tout aussi charmantes, si je peux me
permettre.
Pour votre contrat, on va aller dans mon bureau et puis on vérifiera que tout est
prêt pour accueillir Madame Liebman.
Qui ça ? Anna Liebman, la comtesse. Vous savez qui est Anna Liebman ? Oui, bien
sûr, ça me dit quelque chose quand même. Attendez, elle chante Tosca au Stade
Sopheur de Vienne en ce moment, pour vous donner une idée.
Ah oui, quand même !
Celle-là, je l'aime beaucoup.
Vous avez une idée ? C'est pourtant facile quand on a la réponse.
C'est en compagnie de Bruno Martin que nous évoquons l'éjaculation trop rapide.
Anna, ma chérie, justement, je parlais de toi ce matin à l'équipe et je disais
que tu avais fait tes premières noces avec moi il y a 30 ans. 30 ans déjà ? Ah
mon Dieu ! Oui, mais tu avais commencé très jeune.
À vieillir, tu veux dire ? De toute façon, même pour Barbarina, j'étais déjà
trop vieille à l'époque.
Mais t'exagères, t'avais 22 ans.
Je suis trop vieille aussi. De toute façon, à tous les âges, on est trop
vieille. Des fois, toi, t'as pas d'âge.
Enfin, mes cordes vocales, si.
En tout cas, ça va être une très belle production. J'ai trouvé un chérubin très
bon et Piazzoni m'a donné son accord.
Il est toujours aussi pénible, Piazzoni ? Il faut savoir le prendre, mais ça va.
Dis-moi, vous faites... L'assistante a demandé que je sois là dès la
présentation de ma quête, mais je vais pas être là dès le début. J'arrive à l
'acte 2, on est d'accord ? Oui, oui.
En plus, il faut que j'aille voir mon père parce qu'il vient de se faire
opérer. Donc, je voudrais passer.
Ça va ? Non, oui, oui, c'est rien de grave.
Oui, oui, c'est absolument rien de grave, mais bon, je voudrais y aller
quand même.
D'accord ? On est d'accord ? Je t'embrasse.
Au revoir. Au revoir.
D'accord.
Donc, vous la pénétrez ? Oui.
Oui ? Et ? Et voilà, quoi.
Et... Ah oui, oui.
Vous éjaculez tout de suite, c'est ça ?
Ouais, enfin, des fois, je tiens un peu plus, mais faut pas trop que je bouge,
quoi. Ça, c'est un problème pour vous ? C'est pour ma femme, surtout. Elle est
gentille, mais... Le mec ! Le naze, ouais !
Enfin, le pauvre.
Après le cinéma et le sport, c'est au tour de l'opéra d'être touché lui aussi
par la vague MeToo, car la célèbre diva Katarina Mancini aurait laissé entendre
dans une interview avoir subi de multiples agressions sexuelles tout au
long de sa carrière.
La rumeur veut qu'elle s'apprête à révéler toute une liste des auteurs de
ces agressions.
Et ça aussi, ils commencent pas à nous les casser avec leur MeToo, c'est trop,
c'est incroyable.
Avance ! Putain !
Elle nous a foutu un merde ! Y'est pas possible d'être connasse avec ces
travaux-là ! C'est simple, voilà ! Y'en a que pour les vélos, vous voyez ? Et
donc, tu peux parler, là ? Papa est pas là ? Mais non, non, non, c'est bon, là.
Il est avec la kiné, papa.
Et donc, j'étais avec qui dans la salle d'attente ? Pardon ? Non, non, mais je
sais, mademoiselle, c'est rien. Je vais m'en occuper.
Il y avait des vieux, normal, à part une fille, jeune, très jolie, qui était là
parce qu'elle avait des maux de tête terribles.
On se met à parler, elle me raconte ça. Et d'un coup, papa lui coupe la parole
et lui dit, il y a une chose qui fonctionne avec les migraines, c'est d
'avoir un puissant orgasme. La fille devient écarlate. Moi, j'avais pu me
foutre. Je la regarde, genre, vous avez compris que vous n'avez pas toute sa
tête. Et ensuite, la docteure m'a montré sur une radio des zones grises. C'est
des parties de son cerveau qui sont endommagées et qui correspondent à la
censure sociale.
À la censure sociale ?
Non, à la censure sociale.
Le surmoi, si tu veux.
Et c'est pour ça que maintenant, il dit tout ce qui lui passe par la tête.
Bah, il en a jamais eu de surmoi. Il a toujours dit tout ce qui lui passait par
la tête.
Bah ouais, ouais, ouais, je sais, ouais. Et d'ailleurs, ça m'a fait réfléchir.
Non mais, quand est-ce que tu viens ? Parce que moi, j'en peux plus d'être
seul avec tout ça. Le 18, je t'ai dit.
Pour les noces.
Ah, parce que t'as dit oui, finalement ?
Je croyais que c'était hyper ringard la production.
Non, non, j'ai jamais dit hyper ringard.
En plus, ils ont plus d'ambition cette année. Igor m'a dit qu'il voulait faire
mieux. D'ailleurs, il y a Piazzoni qui vient.
Parce qu'avec Igor, il y a toujours un... Mais non, rien du tout. Mais bon,
il m'a fait débuter quand même.
Sinon, t'as vu, je t'ai renvoyé hier soir la dernière version de mon
oratorio.
Ah, oui, oui.
Mais j'ai pas eu le temps d'écouter. Et à part ça, il faut que je raccroche. Il
faut encore que j'aille me jeter dans le timbre.
T'embrasse.
Donc, il en faut deux en plus, c'est ça ? C'est ça.
Deux de plus, ouais. Non, mais ça, ça va pas être possible.
Non, ça va pas être possible. Mais Mirabelle, tiens, enfin, c'est prévu
depuis le début. Ah non ! Elle avait dit deux.
Et puis c'est devenu quatre. Et puis maintenant... Bah oui, mais sa mise en
scène, elle évolue. Voilà, si elle en veut plus, il en faut plus. Et deux.
Et deux... Et puis c'est quoi ? Deux colonnes. Deux bites ! Elle veut plus de
bites !
Mirabel veut inscrire dans la mise en scène, enfin dans la scénographie, une
image forte du patriarcat et de la domination masculine.
Sa mise en scène repose là-dessus, ça a été dit au premier rendez-vous. Mais c
'est un coup ça les filles, vous êtes marrantes vous. Non mais ça va aller, on
va trouver un arrangement. On va trouver, on va trouver.
Faudrait déjà me payer ce que vous me devez.
Parce que c'est toujours pareil, on prend des people qui ont des idées
débiles pour faire la mise en scène et c'est à moi de rattraper les conneries.
Bon alors il en faut combien là des bites au final ? Deux.
Et si tu peux dire des phallus ou des colonnes, ce serait mieux. Ah, parce que
bite, on peut plus dire non plus.
Phallus, pénis, comme tu veux, je m'en fous.
En tout cas, il en faut six en tout. Oui.
Donc, deux de plus. C'est ça.
Et ce sera livré quand ? Le premier jour, puisqu'elle l'exige, machinette.
Mirabelle l'a exigé. On l'a exigé.
Parce qu'il nous reste très peu de temps de mise en scène, je te rappelle.
Oui, c'est ce que je disais justement.
Les auras, c'est vite. Enfin, pardon, c'est phallus.
Le premier jour, enfin les quatre premières, parce que les autres font le
temps de la construction.
Désolé. T'as noté ? Merci Armand.
Il y aura vraiment des... Des
phallus, oui, des phallus.
Une variation donc sur le célèbre récit mère de Mozart, « Vous qui savez ce qu
'est l'amour ». Nicolas Poirier, vous qui savez ce que sont les affaires, si j
'ose dire, puisque je le rappelle à nos auditeurs, vous avez bâti un empire dans
les restaurants et les discothèques.
Comment se fait-il que vous, le roi de la nuit, vous vous lanciez dans une
entreprise artistique aussi périlleuse et élitiste qu'un opéra ? Périlleuse, ça
me va bien.
Je suis un homme de défi.
Mais élitiste, vous savez que l'opéra a longtemps été un art populaire, très
populaire.
Et c'est justement la vocation d'Opéra des Fleurs de réconcilier le grand
public et l'art lyrique.
Je vous pose la même question, Mirabelle, même si Opéra des Fleurs a
coutume de faire appel à des novices, vous, qui êtes surtout connue comme
icône de la mode, qu'est-ce qui vous a convaincu pour votre toute première
expérience de mise en scène de vous confronter à un monument tel que les
noces de Figaro ?
Eh ben, c'est Nicolas Poirier.
Parce que c'est pas facile de lui dire non.
Enfin, je veux dire que j'avais quand même, c'est vrai, beaucoup de doutes.
Parce que même si j'adore la musique classique, c'est quand même un monument,
comme vous dites.
Mais c'est un opéra très moderne et surtout très féministe.
Féministe. Vous voulez déconstruire Mozart ? Oui. Enfin non, en fait, je
pense que Mozart... étaient très féministes. Beaumarchais, vous voulez
dire, parce que cet opéra est adapté par Lorenzo da Ponte de la trilogie de
Beaumarchais. Oui, ils étaient tous les trois très féministes, contre le
patriarcat et tout ça.
Et il y a beaucoup de sororité dans cette histoire. En tout cas, c'est un
parti pris qui résonne avec l'actualité, puisque la vague Me Too pourrait bientôt
déferler sur le petit monde de l'opéra.
Catharina Mancini, la mezzo-soprano de légende, s'apprête à rendre publique une
liste de dix noms masculins, dix artistes éminents de l'opéra
contemporain qu'elle accuse de divers abus à son égard. Qu'est-ce que ça vous
inspire, Mirabelle ? Si c'est vrai, c'est terrible. Si c'est vrai, vous
doutez de la parole de la Mancini ?
Ah non, non, pas du tout. Non, non, non, au contraire, je la crois complètement.
Et Willy Zatkin, on ne peut pas ne pas parler de lui. Il sera présent à vos
côtés ? Il est content que vous vous lanciez dans cette aventure ? Est-ce qu
'il vous donne des conseils pour la mise en scène ? Car je rappelle à nos
auditeurs, mais est-ce besoin de le rappeler, que vous partagez la vie de
Willy depuis votre rencontre il y a trois ans ? Oui, oui, oui.
Willy me fait confiance, il est très content. L'immense Anna Lippmann vous
fait confiance, elle aussi, puisqu'elle a accepté d'interpréter la comtesse dans
votre mise en scène. Je vous propose de l'écouter dans un extrait des noces qui
date de 1992,
à l'époque où elle chantait le rôle de Suzanne.
Une musicale, c'est seulement le chef et les chanteurs. Bon, et le pianiste
aussi, bien sûr.
Donc ça veut dire qu'on peut faire ça en salle berliose, ou sinon peut-être en
forêt, c'est encore mieux.
En forêt ? Mais il y aura un piano en forêt ? Ah oui, il y en a partout, des
pianos.
Les scéniques, par contre, eux, c'est forcément dans la grande salle.
Donc les essayages, on peut les mettre là pendant que... Non, non, non, les
essayages, on peut pas les avoir.
C'est pas possible.
Ah, et lundi... Attends, bouge pas.
Lundi, Julien et Roméo, on peut les avoir que de 14h à 16h. Ah bah, ça veut
dire qu'il faut commencer à calmer les voix. Oh putain, Piazzoni, ça va le
faire chier de nous.
Elle regarde Suzanne et Cora, si tu les changes.
Et pas mercredi ? Non, mercredi, la Miss Poirier a ses invités. Je suis sûr.
Ouais, ils nous les cassent, Poirier.
Je m'appelle pas l'ami, ça, aussi.
Ouais. Et Poirier, aussi, a le droit d'accueillir quelques clients, vu le
fric qu'il aligne pour que ce truc existe.
OK.
T'as pu voir les musicales avec Sophie ? Oui.
Ça, il commence demain.
Bon. Très bien.
À propos de demain, il est 23h. Moi, je crois qu'on se confirme.
Allez-y, parce que moi, il faut que je revends encore toute ma conduite. Non,
non, elle va très bien, ta conduite, Clotilde. Allez, hop.
Vas-y.
T'as besoin de dormir.
Non, non, non. Elle a raison.
Elle a raison. Faut que tu dormes.
Pour garder ce joli petit temps de rose.
À demain.
Ne t'inquiète pas.
Tu as un ski.
Tu vois que tu as ski chaque fois sur le temps.
Comme si tu avais... Tu vas faire du ski. Tu as un ski là et un ski là.
Essayons. Donc, des débuts.
Un, deux.
Fais attention, tu vois qu'il y a des petites pauses là?
Imane, excuse-moi, est-ce que tu peux sortir du plateau, s'il te plaît ?
Merci, merci.
Ouais, ouais, c'est pas mal, mais... Fais voir si tu le prends carrément dans
tes bras, là.
Comme ça ? Et si tu le prends par la taille ? Parce que là, tu le prends
comme une gonzesse et je crois que Mirabelle, elle veut voir ce que ça
donne si on inverse les rôles, c'est ça ? Oui, oui, c'est ça. Comme ça, là.
Vas-y, franchement, prends-le comme un mec.
OK.
Comme ça ? Alors...
Je sais pas. T'en penses quoi ? Je sais pas vraiment.
Pardon, je sais pas.
On peut aussi faire le contraire, non ? C'est-à-dire ? Que ce soit lui qui... Ah
oui. Samir, tu peux, toi, la prendre dans tes bras.
Vas-y, ouais.
Pardon.
Mirabelle, y a ton taxi qui est là.
Tu veux que j'aille lui dire de t'attendre 5 minutes ? Non, non, faut
que j'y aille.
J'en ai marre de ces interviews.
On t'enverra les photos.
Oui, bien sûr.
Ah oui, papa, j'oublie, je viens d'avoir un message de Piazzoni. Il arrivera bien
demain, mais en retard, parce qu'il a je sais pas quoi avant. D'accord, c'est
noté. À tout à l'heure. À tout à l'heure.
Putain, j'avais tout arrangé, tout aille bien, j'allais le chercher, là
maintenant, il va falloir que je guette son arrivée. C'est pas grave.
Putain, de toute façon, c'est une tannée avec lui.
T'as vu que Baptiste, il sera là finalement demain ? Oui, oui, j'ai vu.
Oui, oui, j'ai vu.
Quoi ?
Quoi ? Tu te moques de moi ? Mais non, mais arrête. C'est juste qu'à l'époque,
on faisait le chemin ensemble parce que j'habitais Nation, lui aussi.
On faisait le chemin ensemble.
Mais le dernier soir, vous avez pas... Mais non, on s'est juste embrassés comme
ça. Ça vous viendra même pas.
Ouais. De toute façon, t'habites à Clichy, maintenant, donc y a plus de
risques.
Top, top, top, top, s'il vous plaît. S'il vous plaît.
Ça manque de précision, ça savonne, le début doit être plus précis, plus piqué.
Ça doit être léger, ça doit chuchoter.
Et puis après, ça explose, vous comprenez ? Parce que c'est les noces.
Les noces, c'est joyeux.
Mais au début, petit, petit, petit...
Je suis très contente de travailler avec toi.
Merci, moi aussi.
T'es sur quoi déjà ? Excuse-moi, je... Non mais t'inquiète pas, j'avais juste
fait une semaine de stage sur la flûte. Ah mais oui, la flûte, je me souviens,
bien sûr. T'habites toujours à Nassau ? Oui.
Enfin, en tout cas, je pourrais te raccompagner si... Oui, bien sûr, c'est
pas pour ça que... Et Cherubin, il est où ? Cherubin ? C'est Cora Varnia.
Voilà, Cora Varnia, Cherubin, Sophie Pastourelle, Suzanne.
Enchantée. Ah, mais d'accord, j'avais pas compris que... Ah mais c'est super !
Non, enfin, je veux dire, moi je trouve ça super, vraiment.
Enfin, très bien, normal, quoi.
Qu'est-ce que tu trouves normal ? Non, non, je ne sais pas pourquoi, je pensais
que vous faisiez Barbarina.
Ah oui, tu m'imaginais plus dans la bonne, oui, bien sûr.
Ça te paraissait plus normal.
Ah non, non, non, pas du tout, pas du tout. Non, non, je ne savais même pas
que vous étiez... Noir.
Oui, enfin, non, mais il n'y a pas de... Non, non, mais il n'y a aucun problème.
Enfin, je veux dire, moi, je trouve ça vraiment très bien. Enfin, c'est super.
Ça ne te pose pas de problème que je sois noire, c'est cool.
Non, non, non, pas du tout. Attends, justement, je voulais dire que c'est
très bien de jouer le rôle de la bonne.
Il est très bien. Bonjour.
En plus, vraiment, de toute façon, ce n'est pas toi qui la joues, donc on s'en
fout, mais c'est un rôle magnifique, même pour une blanche.
Samir, je ne comprends pas, elle est complètement fermée là. Oui, je sais,
justement, je venais de te dire que la direction ne voulait pas ouvrir.
Pardon, mais comment ça ? Ils veulent pas ouvrir ? Tant qu'ils ont pas été
payés des prestations l'année passée, ils ont donné la consigne de pas ouvrir.
Non, mais c'est pas possible, c'est un gag ! C'est bon, c'est bon, tout est
arrangé, tu vas bien ! Quoi ? Comment ? C'est bon, j'ai... C'est bon, c'est bon,
c'est ouvert ! Enfin, on ouvre ! C'est bon, merci ! Comment t'as fait ? Avec l
'avance de la billetterie. Grâce à un poste de Mirabelle sur... On a vendu 300
places en deux heures, c'est fou ! Non, pas ça, les people... Peut-être qu'on...
Moi, c'est prêt.
Excusez-moi, je commence même si tout le monde n'est pas encore là. Excusez-moi,
Piazzoni vient de m'appeler, il est dans le bouchon, il arrive.
Je vais à ça en cours.
Vas-y, commencez.
Je suis très contente d'être là avec vous pour cette nouvelle aventure.
Vraiment toute nouvelle pour moi parce que c'est ma première mise en scène.
Excusez-moi d'avance si... Enfin, je ne suis pas très expérimentée, mais j'adore
la musique classique et j'adore cet opéra que je trouve incroyablement
féministe.
Féministe, c'est-à-dire ? Oui,
féministe. C'est clairement contre la domination masculine.
Et puis, il y a beaucoup de sororité dans cet opéra. Oui, après, n'empêche
que la punition suprême de Figaro, c'est d'épouser une vieille, alors que ça ne
poserait aucun problème dans l'autre sens.
Dans l'autre sens.
Un vieux avec une jeune, tout le monde trouve ça normal, alors que dans l'autre
sens... Ah oui, dans l'autre sens, pardon. Oui, bah oui, oui, oui.
Ah oui.
Oui.
Oui.
Ah d'accord, dix minutes.
Bon, d'accord.
Ok.
Oui, oui, mais je serai là pour venir vous ouvrir parce que l'entrée
principale est fermée aujourd'hui.
Oui. Oui.
Oui, non, mais c'était pas un reproche, hein ? Oui ? Oui, oui, très bien.
D'accord.
Oui, oui, je serai là.
C'est bon, c'est bon.
Ouh là là, attends, attends, attends, la Miss, parce que c'est un peu trop lourd
pour toi, ça.
Je t'ai déjà dit, je m'appelle pas la Miss, et de deux, ça ira très bien.
Merci.
Allez ! Oh, putain !
Il n'y a absolument personne ici.
Personne.
Et puis c'est le trou du cul du monde ici.
Oui, c'est trouvé, mais il ne répond pas.
Va bien, merci mille. Si, si, ciao, ciao.
Bon,
je vais laisser des messages.
Visiblement, vous avez mieux à faire.
Je ne peux pas passer toute ma journée ici, donc je rentre.
Non, non, mais attends, je viens avec toi. Non, tu restes ici, tout va bien.
Non, non, tout ne va pas bien là.
Non, je lui avais dit que... Mais bon, après... Tu veux savoir ce qui se passe
? Je viens de recevoir un message de Piazzotti, il a attendu une heure et il
est reparti ! En fait, Stéphanie, elle s'est prise une colonne du décor.
Excusez-nous, est-ce qu'on pourrait commencer la réunion ? Oui, d'accord.
Oui, oui, c'est vraiment obligatoire.
Monsieur,
dame, s'il vous plaît, on s'écarte, on va l'emmener.
Oui, oui, bien sûr.
Oui, oui, je comprends.
Mais si... Non, mais ça va être réglé.
Bien sûr.
Bien sûr.
Bien sûr.
Oui, au revoir.
Tu te rends compte ?
Ils avaient pas payé non plus la salle Berlioz. Du coup, on doit encore 6000
balles de l'année dernière. C'est comme les autres. Mais c'est pas possible.
Tous les jours, on va en découvrir.
Mais Poirier, il va... Ben, Poirier, il va... Non.
Je peux pas l'appeler tous les jours, Poirier. Parce que j'en découvre tous
les jours.
J'ai encore demandé une rallonge hier. Et il m'a dit, c'est la dernière fois.
Maintenant, tu te démerdes.
Faut pas être plus clair.
Et puis, ces phallus, là.
Non, mais c'est embêtant. Ils sont beaucoup trop lourds.
Oui ? Ah, Clotilde. Comment ça va, Stéphanie ?
Alors, elle est partie aux urgences, mais ça a l'air cassé quand même, donc
on en saura plus plus tard. Eh ouais, voilà.
Bon, en attendant, je peux compter sur vous.
Ah oui, bien sûr. Vous pouvez assurer le poste de première, de toute façon.
Bah, non, enfin, peut-être qu'on attend un peu de... Oui, oui, non, mais bien
sûr. Mais bon, même une entorse, c'est pas très... Donc, on est d'accord, vous
assurez le poste de première assistante.
Bah, enfin, moi, je sais pas, là, si je suis capable, enfin... Mais si, ouais,
bien sûr. Bien sûr que si, vous serez capable. Il faut bien une première fois,
en tout cas, c'est ce que je me suis dit à moi-même. Parce que c'est mon premier
opéra.
Donc évidemment que vous êtes capable.
Samir, Samir, elle est capable.
Ah ben moi... Je sais pas. Mais oui, pour vous aussi, c'est la première fois.
Ben oui, c'est la première fois pour tout le monde, c'est parfait. C'est
parfait, c'est la preuve que ça va bien se passer.
Tu vas très bien t'en sortir, je suis sûr.
Merci, c'est gentil. C'est pas gentil, je le pense.
Sur la flûte, t'étais parfaite, je me souviens.
Tu fais quelque chose ce soir ? T'as quelque chose de prévu ou pas ? Non.
Non, non, rien.
J'ai un peu de travail, évidemment, mais... Ouais, bien sûr.
De toute façon, il faut que je me couche tôt.
Ah non, mais il faut que je mange.
De toute façon, je veux dire... Non, mais soyons raisonnables.
C'est le premier soir.
Vas-y.
Alors comme ça, tu vis papa.
Oui, finalement.
C'est une joie que je ne peux pas imaginer. Bonjour, monsieur.
Une table au nom d'Igor Vagné, s'il vous plaît.
Je ne me rendais pas compte que ça me rendrait aussi heureux. C'est
incroyable. J'ai vraiment hâte que tu rencontres ma petite merveille, mon
petit boulet.
Ton petit boulet ? Oui, c'est comme ça que ma femme l'appelle, parce qu'elle
est toute ronde.
Ah oui ? D'accord.
Merci encore d'avoir accepté.
Je te dois bien ça.
Et donc, tu en penses quoi de Prunelle ? Prunelle ? La metteuse en scène. Ah,
Mirabelle.
Écoute, elle est gentille, mais bon... Elle n'y connaît rien. On est bien d
'accord. On est bien d'accord. Mais c'est leur... Merci.
C'est leur principe à Opéra des Fleurs. Il y a plein de gens connus qui n'y
connaissent rien.
Non, mais c'est pour élargir le public.
Ça rend l'opéra populaire. Et puis, ça fait venir du beau.
Tu as vu ce bordel ridicule avec Katharina Mancini ? Ah, l'interview où
elle dit qu'elle a subi une centaine d'agressions sexuelles durant sa
carrière ? Oui, oui, bien sûr. Enfin, je ne l'ai pas lue, mais j'en ai entendu
parler. Non, elle ne dit pas une centaine, elle dit une dizaine. Oui,
oui, on ne va pas suppoter.
C'est horrible, hein ? Non, non, c'est horrible.
Tu es en contact avec elle, toi ? Ah, mais oui, tu avais eu quelque chose avec
elle. Non, non, non, trois fois rien, tu vois.
Rien. Vraiment, vraiment.
Et ton père, alors ? Tu peux pas parler de ton père ? Écoute, ça va, mais bon,
il faudrait que je m'occupe plus de lui.
Ne serait-ce que pour alléger la charge de mon frère. Parce que... Il en a
marre. C'est normal.
Il compose toujours ton frère ? Eh oui, hélas.
Non, non, mais je suis méchante, mais... T'as écouté ce qu'il fait ? C'est bien ?
Non, pas récemment, mais...
On connaît l'opéra par cœur, Cooper.
Je sais, c'est atroce, j'ai l'impression d'être à l'école des fans.
Suzanne ! Ah, pardon.
Top, top, top. Pardon, pardon, je suis vraiment désolée. Non mais désolé, c'est
ma faute. Bon, ça va, ça va, c'est pas grave.
On reprend.
Excusez-moi, est-ce que je peux juste dire que... Oui, bien sûr. Je veux...
Figaro, excuse-moi, tu as juste fait un déplacement qui n'est pas possible
ici parce qu'il y a une colonne.
D'ailleurs, pourquoi elles ne sont pas là ? Elles sont retournées à l'atelier
pour la peinture. Ah.
Non, mais quand il y aura la colonne, c'est sûr, il n'y aura pas de risque.
Oui, mais pardon, mais peut-être qu'il vaut mieux tenir compte des marques au
sol. Enfin, je ne sais pas si ça vous embête. C'est juste pour ça qu'elle a
arrêté. Non, je voulais aussi repréciser la situation.
Figaro est trop content de cette grande chambre, mais Suzanne sait qu'Alma Viva
va essayer de coucher avec elle parce que sa chambre à lui est juste à côté.
Je crois que tout le monde connaît l'opéra.
Oui, bien sûr. Et aussi, je voulais ajouter que le comte a aboli le droit de
cuissage, mais il veut quand même coucher avec Suzanne. Et ça, Figaro le
découvre dans cette scène et ça le blesse dans son orgueil de mâle.
D'accord, très bien. Oui, c'est noté.
Pardon, je voulais...
On reprend. Oui, allez, on reprend.
Formidable.
Capin, je t'en supplie, ne me fais pas ding-ding en même temps que le piano, ça
me déconcentre complètement. Mais j'adore ce passage.
Je ne me suis même pas rendu compte que je faisais ding-ding. Tu faisais ding
-ding. Je ne faisais plus ding-ding. Merci.
Bonjour, bonjour.
C'est parce que je suis en plein divorce.
Et que mon mec, enfin, mon mari, s'est comporté comme un connard.
Voilà, j'ai pas envie que tout... Oui, oui, bien sûr, je comprends.
En plus, l'avocate vient de me dire que c'est moi qui allais devoir lui filer
des sous tous les mois.
C'est... Tu gagnes plus que lui ? Bah, il est au chômage.
Alors, c'est normal.
Euh... Oui, oui, oui.
Oui, oui, bien sûr.
Mesdames et messieurs !
Sous-titrage Société Radio-Canada Bonjour tout le monde, très heureuse de
vous rejoindre.
J'imagine que tu reconnais Mirabelle, notre bétoise en sèche. Bien sûr,
Mirabelle, on vous voit en grande dans toutes les capitales.
Enchantée. C'est un honneur et je réalise pas vraiment. Je suis trop
heureuse, madame.
Anna, s'il vous plaît. Et d'ailleurs, c'est valable pour tout le monde,
appelez-moi Anna.
Ou mademoiselle. Et Clotilde, son assistante. Et aussi Basilio. Bien sûr.
Merci.
deux minutes, je ne me rappellerai plus d'aucun prénom. Bonjour, Madame Liebman,
il faut que je vous dise absolument... Anna, j'ai dit. Oui.
Voilà, et Baptiste Wautier, notre fille avant. Pardon, Anna.
En fait, ça va me prendre du temps, mais je vous admire tellement. Oh, ta-ta-ta
-ta ! Je ne savais pas, Phil ! Mais oui, ça va, ça fait combien de temps ?
Petit moment.
Et puis, Zoni, il est où ?
Ah oui, alors, Piazzoni.
Piazzoni, il a eu un petit souci, mais c'est comme ça, en général.
Et dis-moi, elle parle toujours comme ça, Mirabelle ? Comment ? Je connais
pas le mal, je suis une enfant.
Oui, j'aime bien.
J'aime bien.
Et je file au costume, et puis après, je passe voir mon père, d'accord ? D
'accord, très bien.
T'es belle ! N'est-ce pas qu'elle est belle ? Et vous aussi, vous êtes belle.
Ah si, si, si, vous êtes très, très belle.
Vous avez un visage magnifique et puis des yeux malicieux. Oui, papa, tout le
monde est très beau. Comment ça va ? Non, ton frère, il est pas tellement...
Il est pas tellement beau, ton frère.
T'es un peu grossi.
Oui, sûrement. Comment ça va, toi ? Ça dépend ce qu'on entend par ça. Moi, je
vais très bien.
Tout le bazar qui marche pas.
Je lui ai dit que je voulais sortir, mais ton frère veut rien entendre.
Alors, enfin, on s'en fiche, mais ça m'empêche pas d'être réjoui pour toi.
Ton frère m'a tout raconté.
Pour tes noces, c'est formidable.
Mes noces, tout raconté quoi ? Tout.
Tes retrouvailles avec Igor, et puis les noces.
Oui, Igor a beaucoup insisté. Il a bien fait, et puis t'as bien fait d'accepter.
Moi, j'étais ravi de l'apprendre. Je me suis dit que je voulais pas rater ça.
Bon, en tout cas, moi je serais ravi que tu viennes, mais il faut d'abord que tu
te rétablisses.
Non, non, non, non.
Je serai là avec toi, tu peux compter sur moi.
J'ai quand même pas loupé ça, non ?
Messieurs, dames, excusez-moi, c'est pour la toilette. Ah, le meilleur moment
de la journée.
Euh... Non, non, non, non. Non, non, restez, restez.
Non, mais non, mais ça gêne pas.
On va attendre dehors. Elle est jolie aussi.
Elle est très jolie.
C'est ma fille.
Enchantée, madame. Enchantée, madame. Ah, vous ne l'avez pas reconnue.
C'est Anna Limon.
Arrête. C'est la comptatrice.
Anna, chante-lui quelque chose, là. Mais non, enfin.
Non, mais à la voix, vous allez la reconnaître. Si, si, si, tu lui chantes
le nom.
Ah, merde, la fille qui est malade, la... La traviata ? Oui, voilà.
Bah, t'as qu'à lui chanter, toi.
Ça va pas si mal, hein.
En tout cas, il est joyeux, ça fait plaisir.
Mais j'ai quelqu'un qui se souvient plus de la traviata. C'est très joyeux. Non,
il a 82 ans.
Sinon, t'as pas eu le temps d'écouter la dernière version.
De ? De mon oratorio.
Il y a 3-2-X qui pourraient être intéressés. Ah, mais c'est super, ça.
Oui, c'est un super ensemble.
Juste, il faudrait qu'il y ait... Enfin,
tu vois.
Non,
mais c'est pas vrai.
Non, mais... Ah, parce que ça t'amuse.
Je comprends pas, hein.
Non, moi, ça me beurk. C'est tout ce que ça me fait. Mais moi aussi, ça me beurk.
Enfin, tu rigoles, ça me beurk.
Sous-titrage ST' 501
Je suis vraiment confus pour l'autre jour, vraiment. Non, non, ne t'en fais
pas.
Bonjour, No.
Mirabelle, la metteuse en scène, je suis vraiment désolée, désolée pour la
dernière fois. Vraiment, pardon.
Ça va, ça va.
Signore Piazzoni, je suis vraiment très, très heureux de faire votre connaissance
et d'avoir l'honneur de partager la scène avec vous. C'est une joie pour
moi. Vous êtes ? Figaro.
Baptiste Vautier, mais c'est moi qui chante Figaro. Je n'aurais jamais
imaginé avoir l'honneur de vous avoir comme partenaire.
Moi non plus.
Je plaisante, enfin.
Ah, un café, grazie.
Café francese, va bien. Comment c'est possible que vous soyez incapable de
faire un bon café, toujours ? Alors, on fait une pause ou on continue ? Cora
Varnia, je chante Cherubin.
Oui, pardon, je ne t'ai pas présenté Cora Varnia, donc je t'ai beaucoup
parlé. Et Sophie Pastourelle qui chante Suzanne.
Oui, j'allais là, évidemment.
Enchantée.
Bon,
on a fait le tour, il y a un technicien qui veut se présenter. Bon, on reprend.
Apportez un siège pour M.
Piazzoni, s'il vous plaît. Oui, bien sûr, tout de suite.
Merci.
Merci.
Tu veux voir, il est superbe.
C'est trop bien.
Sous-titrage ST' 501
avec les anciennes armes, avec les anciens outils. Elle va très bien, votre
voix. Il faut juste trouver un nouveau chemin.
Je ne trouve pas, justement, c'est ça, le problème.
Mais vous êtes trop volontaire.
Accordez-vous un peu de liberté.
Prenez le large.
Oubliez la compétition.
J'ai vu un médecin et il m'a parlé de presbyphonie et il m'a dit que, bon, les
hormones, tout ça, enfin bref, qu'il n'y avait rien à faire, en fait.
Vous avez vu qui ? Diotti.
C'est un imbécile. Diotti n'y connaît rien.
Il faut se souvenir des bases, vous vous souvenez ? Périnée, plancher pelvien, ça
part du vagin, ça remonte jusqu'au sommet du crâne, embouchure,
détente, ouverture du diaphragme. La presbyphonie, ça existe, mais ça n'est
pas une fatalité.
Diaphragméo.
Lâchez, lâchez.
Je sais, je suis complètement angoissée en ce moment.
Concentrez-vous sur votre périnée, Anna.
On ne peut pas être sensible et insensible, vous savez bien.
Vous partez quand dans le Sud ? Mercredi.
Ménagez votre voix.
Pardon, excusez-moi, excusez-moi Baptiste.
Baptiste, est-ce qu'on pourrait essayer que tu viennes un petit peu plus du fond
et que tu t'approches... Mais non, mais non, mais non !
Déjà qu'on l'entend pas, s'ils se mettent au lointain, c'est fini.
Non, Igor, qu'est-ce que tu penses ? J'ai pensé qu'on chantait, mais peut
-être que vous étiez juste en train de marquer, c'est ça ? Non, non, non.
Bon, de toute façon, c'est l'heure. Alors, on se retrouve demain à la gare.
Merci. Merci, maestro.
Fantastique. Moi, je descends d'un avion.
Tu veux qu'on mange ensemble demain soir ? Dame à maison ? Oui, avec plaisir,
mais ma femme et ma fille ne seront pas encore arrivées, tu sais.
Pas encore, mieux.
C'est bien, à demain alors.
Au revoir, bon voyage.
Baptiste, au revoir. Baptiste, Baptiste. J'y vais, je te ramène ? Non, je vais
marcher un peu, je vais prendre le... D'accord, à demain.
À demain.
À demain, Mirabelle.
Merci les gars.
On se voit là-bas.
Bon courage.
Ouais, ben c'est pas nouveau.
Elle l'avait dit, Manchini, qu'elle allait balancer.
Mais oui, là c'est confirmé. Ah ouais ? Mais oui, avant on n'était pas sûrs,
mais là c'est Manchini qui le dit. Ah vous ? Mais oui.
Tiens, regarde.
sont ceux d'hommes de talent qui méritent, sans doute, la reconnaissance
d'hommes justes, allumés, d'agréés, méritant aussi... Oh
putain !
Je suis un peu troublé.
Un peu troublé. Pourquoi ? C'est Piazzoni.
Il a dit que... Il trouvait que mon organe manquait de puissance.
Piazzoni, mais il faut toujours qu'il fasse son coq, celui-là. Il est très
bien, ton organe.
C'est un bariton bozartien. C'est très bien.
Merci.
I got my man, who could ask for anything more?
Who could ask for...
Nicolas,
tu as la chambre bleue.
Vous, la chambre jaune là-bas.
Mais c'est magnifique ! Mais t'es sûr que ça prive personne ?
Je te jure, je peux très bien dormir dans la petite maison avec les
techniciens. Mais pas du tout, enfin.
Moi, je préfère que tu sois près de moi. C'est plus pratique, c'est pour avoir
des choses ensemble.
Sauf si toi, tu préfères... Ah non, non, non. Moi, pas du tout.
Pardon, enfin, c'est comme tu préfères toi.
Pardon et puis... Bah, merci.
Pardon et merci à toi.
Pardon ? Mais pardon de quoi ? Bah... T'es trop si nulle avec mes indications.
Mais non, mais t'es pas nulle du tout.
Je te jure.
C'est une question de confiance.
Faut juste que t'aies confiance en toi, faut que t'aies confiance en tes idées.
Eh oui, voilà.
Si t'as confiance en toi, tu sais, les chanteurs, ils vont suivre.
Et... Pardon, mais peut-être que... Enfin, peut-être que tu t'excuses un peu
trop. Mais pardon.
Et costaud, dis-donc.
Je suis désolée, mais je ne peux pas faire quelque chose que je ne comprends
pas. C'est juste pour qu'on voit la sororité de la scène.
La sororité ? Attends, avec le micro, je ne peux pas. Ce n'est pas une scène de
sororité, c'est une scène de désir. C'est le désir qui s'exprime dans cette
scène. Il est jeune, il est appétissant, elle le déshabille.
Beaumarchais inverse les rôles, là, on est d'accord ? Oui, mais c'est pour ça
que je veux que vous mettiez un corset, c'est pour montrer l'oppression
masculine.
Mais c'est complètement contradictoire.
Oui, peut-être, pardon. En plus, je me tords le cou. De toute façon, si vous ne
vous sentez pas... Si c'était un homme qui dirigeait, vous auriez plus de
respect pour ses indications.
Pardon ? Vous n'avez pas entendu ? Je disais que peut-être vous auriez un peu
plus de respect si ça avait été un homme qui dirigeait. C'est mal de me
connaître.
Si un homme me donnait des indications aussi nulles, je réagirais exactement
pareil. Il n'y a aucun problème. L'important, c'est que vous vous sentiez
à l'aise.
Merci, Penel.
Et elle s'appelle Mirabelle.
Merci, Mirabelle.
C'est pas grave du tout.
C'est grave. Ça arrive tout le temps. Non, mais c'est grave.
C'est l'inconvénient avec les prénoms de fruits.
Je suis désolée. Non, mais c'est pas grave.
On peut reprendre ? On peut y aller ? Oui, allez-y, on reprend, s'il vous
plaît. Merci.
Euh, oui.
Si vous le voulez bien.
Ah, la mise d'enseigne qui me demande de déplacer les anciennes colonnes. C'est
vrai qu'elles gênent là où elles sont. Qu'est-ce que j'avais dit, hein ? Elles
voulaient absolument les avoir le premier jour.
Mes gars ont fait les trois oui pour qu'elles soient prêtes à temps.
Je les ai fait partir directement dans le sud, vu que personne m'a rien dit à
moi.
De toute façon, qu'est-ce que tu veux que j'en foute, moi, de ces vieilles
bites ? Oh, pardon, Céphalus.
Parce que maintenant, ils veulent en fabriquer des nouvelles.
Mais voilà, des plus légères. Elles arrivent quand ?
Mais j'en sais rien quand elles seront prêtes.
Bon, en attendant, faudrait déplacer celle-là parce que... Non, écoute, ça
suffit, maman. Quand les nouvelles vite arriveront, on virera les anciens.
Que ça veut encore ? J'adore.
Ah là là, ça va trop bien en peau black, cette couleur, je trouve, c'est... Noir.
Je suis noir, tu peux dire noir.
C'est pas une ensuite.
Je suis désolée. C'est plutôt black qui serait raciste aujourd'hui.
Pardon. Ça te va hyper bien, en tout cas, c'est...
Ah, puis tes cheveux, là, ça dort. C'est pas un monde, pardon.
Comment ça nous a merdé, celle-là. Désolée.
Je suis déjà content de chanter Cherubino, alors que c'est
invraisemblable. Merci, les quotas.
Attends, il a dit quoi, là ? Non, mais faites pas attention.
Il raconte n'importe quoi.
Non, mais faut pas que ça vous tracasse. C'est plus de la bêtise que de la
méchanceté. Non, mais tu rigoles, tu vas pas excuser, non ? Super grave, ce qu'il
vient de dire.
Ça s'appelle du racisme, tout simplement.
Puni par la loi.
Je serais bien, je laisserais pas passer un truc pareil.
Le 22, normalement.
Ce qui paraît être en vrai, il est tout petit.
Limite, non ? C'est souvent comme ça avec les vedettes. Tu les vois en vrai,
on dirait des gens.
Une fois dans le train, ma mère, elle a discuté.
Deux heures avec la bonne femme assise à côté d'elle.
Le lendemain, elle a réalisé que c'était un accordé. Ah ouais ? Tu vas pas
comparer. Déjà, Willy, c'est pas une vedette. C'est une hostard.
Je comprends pas ça.
Non, mais ça, on a eu privilégié aussi. La coulisse...
En fait, j'y ai passé des heures.
Je lave mon verre aussi.
Mais qu'est-ce qu'il y a ? Tu n'étais pas d'accord ? Non.
J'ai toujours été féministe, mais... Je suis témoin de ça.
Cette façon de procéder, la liste noire, la délation publique, les noms jetés en
pâtissière, ça me met mal à l'aise.
Imaginez qu'il y ait juste un de ces types, un sur les dix, qui n'a rien à se
reprocher, il aura beau protester...
Vous aviez foutu, quoi, voilà. Les victimes et les victimes, les milliers
de femmes dont les vies sont foutues.
Bien sûr, mais c'est pas une raison pour... Mais quoi, t'es pour la
présomption d'innocence, c'est ça ? Bah oui, pas toi.
Et pour la liberté de te faire importuner, c'est ça ?
Quand on a joué, c'était sûr et certain.
Bah oui, là... Tu vois ? T
'as hâte de le mater ?
Bah non.
C'est vraiment pénible, hein ? Quoi donc ? Cette espèce de terreur à deux balles,
là. C'est rien, c'est pas grave.
C'est agaçant de se faire corriger tout le temps, mais c'est pas grave. Si, si,
c'est grave. C'est très, très grave, même.
Qu'est-ce qui est grave ? C'est ce que tu disais tout à l'heure. Si Mancini
accuse un innocent, c'est très grave, c'est très problématique.
Tu as quelque chose à te reposer ? Non, non, pas du tout.
Enfin, je ne sais pas en fait.
Si tu ne t'es pas comporté avec Wang Chini, tu dois bien savoir. Non, non,
non, c'est pas si simple.
Wang Chini, en fait, tu la connais, mais je me suis comporté normalement. Enfin,
à l'époque, c'était normal, mais aujourd'hui, je sais que je ne sais pas.
Quand même ! Non, je suis, je te jure, je suis perdu, je ne sais pas.
Je me demande.
Anna ! Anna !
Il est gonflé, lui. Il te drague ouvertement.
Mais si, mais si, il te drague. Il joue maintenant.
Libraison de champagne.
Merci. Igor ? Non, non, merci.
Attends, on traque.
Anna ? Tu t'en veux ? Attends.
J'ai pas fini.
Tu t'en veux ?
Ah oui, merci.
Allez, santé.
Oui, toi aussi, santé.
T'as vu l'empêche grâce à Poirier ? On a du champagne gratos, hein.
Champagne à volonté, ça c'est la classe quand même.
Tu l'aimes bien ton Poirier.
Mon Poirier ? Ouais, c'est quelqu'un de bien, je trouve.
Si tu le dis.
Au départ, j'étais juste videur. Et il a pas hésité à me donner ma chance.
Tu vois ? Et maintenant, il... En fait, il me fait confiance.
Grâce à lui, je me retrouve ici, je découvre tout ça. Et cette musique, ça m
'étonne, mais c'est pas si nul.
Mozart ? Non, c'est pas si nul, Mozart.
Non, mais en vrai, c'est carrément beau.
J'aime bien, à force d'entendre. Je vais te dire, je raccompagne Anna au château,
elle est fatiguée.
J'y vais, moi, si tu veux. Non, t'inquiète, moi aussi, je suis crevé.
Adoman ?
Samir, Samir, tu peux me laisser la bouteille ?
Sous-titrage ST' 501
Sous-titrage ST' 501
Je vais te ramener, d'accord ? C'est à cause de MeToo que les mecs, ils osent
plus conclure.
À cause de qui ? De MeToo.
T'as entendu parler de MeToo, quand même ? Attends.
Je t'ai déjà dit, je connais rien à l'opéra, moi.
Viens, viens, viens.
Mais on va où, là ? Je te ramène, t'inquiète. Je m'inquiète pas du tout,
je m'en fous de ça.
Pourquoi on reste pas ici ? Ici ou ailleurs, c'est pareil, non ?
Mais je ne sais pas, peut-être.
Je ne sais pas.
Peut-être.
Je vois les mecs, vous ne savez jamais rien, en fait.
Je vais me réveiller, je vais me réveiller.
Tu ne viendras pas me dire que je ne t'ai pas prévenue.
C'est
beau.
Pardon, je suis vraiment désolée. C'est pas grave du tout, c'est pas grave.
C'est ma faute en fait, pardon.
Je pense que vous êtes mal placée, pardon.
Il faudrait que Alma Viva soit à la droite de Suzanne pour qu'elle puisse s
'évanouir dans ses bras. Bon, on va passer une heure ici, sur ça.
Il suffit que je l'attrape et je la mette jusqu'à gauche.
Justement, je voulais justement vous demander d'être un tout petit peu plus
entreprenant. Oui, c'est le sens de la scène.
On est tous d'accord ? Vous avez noté, mademoiselle ? Oui, oui. On arrête là.
C'est presque 16 heures de toute façon.
Maestro, que facciamo ? On va reprendre juste une dernière fois pour le rythme.
Bah oui, le rythme.
Mesure 27.
Non, mais c'est pas grave, Sophie.
On va voir ça ensemble avec... Avec Phil.
Bon, on va faire la pause.
Roberto, tu peux y aller, vous aussi.
Je suis désolée. On fait la pause et vous, vous travaillerez avec Phil.
Merci.
Ça va, pas trop casquée ? Oui, oui, ça va, merci.
Et merci de m'avoir accompagnée.
Non, c'est normal.
Je t'en prie, j'allais pas... Et oui, à part ça, je voulais te dire, je t'ai
embrassée, je crois. Et bon, je suis désolée, c'était pas... Ah non, non,
alors là, franchement, ne sois pas désolé, parce que... Au contraire, c
'était très bien. Oui, mais c'était pas mon intention, voilà.
Ne crois pas que... Ok.
Ok, j'ai compris.
Non, mais excuse-moi, mais je voulais pas que tu te fasses des idées, quoi.
Non, non, j'ai très bien compris.
Bon, très bien, merci.
Très bien.
Ah oui, et je voulais te dire aussi, je ronfle très, très rarement.
Sinon, tu voulais me demander quelque chose ? Ah si, les nouveaux phallus sont
arrivés. Tu me diras où tu veux que je les mette. Range, tu veux que je les
range ? Je sais pas, demande à Mirabel. Ouais.
Connard, ce Pierre Jaunière.
Il est immonde, quoi.
Immonde.
Il me stresse.
En plus, j'aime pas quand même qu'il me touche.
C'est-à-dire ? Non, là. Mais si, vas-y, dis.
Non, mais... Dans la scène, là, il...
Il fout ses mains sur moi et... C'est pour ça aussi que j'arrive pas à chanter
en dur. Mais oui, mais tu m'étonnes, mais c'est grave.
Je l'ai vu, là, il te touchait, là, il te prenait comme de la barbaque, là. Je
crois que je l'ai pris en photo. En même temps, pardon, mais c'est la situation
aussi. Enfin, Almaviva veut coucher avec elle. D'accord, donc parce que c'est la
situation, il faudrait jouer au pied de la lettre. Donc s'il y a marqué il la
tue, il devrait la tuer. Bah non, non. Enfin, je sais pas, Baptiste. C'est un
peu compliqué pour moi de m'exprimer là-dessus parce que je suis un homme. D
'accord, parce que t'es un homme, t'as pas d'avis sur les agressions sexuelles,
toi. Putain, le mec, il est méprisant, il est raciste, et en plus, il agresse
sexuellement. Attends, ça, il est méprisant, je suis bien d'accord avec
vous, mais moi, je voulais pas me situer à... C'est hyper grave, ça, en fait.
Pardon,
juste, excusez-moi, est-ce que vous avez vu que demain, il y a les horaires qui
ont changé ? T'es en train de nous parler d'horaires alors qu'on est en
train de parler d'agression sexuelle ?
Bah enfin agression sexuelle oui agression sexuelle toucher le corps de
quelqu'un sans son consentement ça s'appelle une agression sexuelle je suis
désolé si tu connais pas la définition des mots mais bon d'accord moi je pense
qu'il faut en parler bien sûr si ça gêne Sophie t'inquiète pas qu'on va en parler
Bah, moi, je suis d'accord. C'est quoi cette histoire de photos, Laurence ?
Contre moi, je ne vais pas au plateau. Tu veux voir la photo ? Regarde, je te
la montre.
Regarde ce qu'il a fait. Tu vas voir. Mais on le sait que Pierre-José, c'est
un homme, il est dangereux, le mec. C'est un agresseur sexuel, je suis
désolée. On va en parler, on va en parler.
Ne me dis pas, juste ne me dis pas.
C'est très bien.
C'est très beau.
Mais, pardon, je ne sais pas, mais juste pour qu'on sente que c'est vraiment une
femme abandonnée par son mari, je ne sais pas, mais... Mais allez-y,
exprimez-vous, parlez normalement.
C'est-à-dire ? Je sais que la dernière fois, j'ai été un peu vive, mais vous n
'êtes pas obligés de prendre cette voix.
Dites-moi ce que vous allez me dire.
Mais je prends aucune voix. Oui, oui. Et donc ? Donc, si vous voulez bien vous
adosser à la colonne de gauche, par exemple, et même l'enlacer ou la
caresser quand vous chantez.
Vous voulez que je caresse la colonne ? Essayons peut-être, et puis on voit
ensuite si ça fonctionne.
Oui, oui.
Essayons.
... ... ...
Non, non, je me sens stupide. En plus, elle tient pas, donc je me... Non.
Non, merci, mais... Ce que je vous propose, c'est de reprendre plus
simplement, quoi. Et puis, sans rien interroger du tout.
À ce public, c'est tout.
Mirabelle, je voulais pas vous interdire de parler.
Tu es d'accord ? Tu veux bien qu'Anna reprenne tout simplement ? Bon, eh bien,
on fait ce que vous proposez, alors. Très bien.
Pardon, excusez-moi.
Mais enfin, qu'est-ce que... Mais pourquoi ? C'est à cause du fait que je
ne veuille pas caresser la bite ? Ou c'est parce que j'ai fait ce que je dis
sur sa voix ? Bon,
vous n'allez pas vous y mettre, vous aussi ? Non, mais je pense qu'on peut s
'arrêter aujourd'hui.
Ils sont nuls, ces nouvelles bites.
Ne tiennent pas.
J'ai pas été si désagréable.
Ah, Clotilde.
Clotilde, je vous disais, pour... Peut-être qu'on pouvait entreposer les
anciens phallus près de la tente, non ? Qu'est-ce qu'elle avait, Mirabelle ?
Mais je sais pas, et en plus, elle répond pas, je sais pas où elle est
passée.
Pour les phallus, écoute, je sais pas.
Ou qu'on les mette, de toute façon, ça gêne quelqu'un, donc... Oui,
ben... Oui, oui, là, il...
Ils en parlent aussi.
Qu'est-ce que je vais faire sans lui ? Qu'est-ce que j'ai qui va pas
? Mais rien, rien.
C'est pas toi, c'est lui.
Visiblement, il a besoin de... C'est bien.
C'est une bonne chose. Tu vas pouvoir te consacrer à l'opéra et personne te
parlera plus de Willy.
Tu parles. Mais personne va te dire qu'il t'a donné des conseils.
Tout ça, là...
Et qu'est-ce qu'elle a, ma voix ?
Je
suis vraiment désolé.
Tu sais que je suis là.
Bonsoir.
Bonsoir. Je vais vous laisser. Non, non, non, Clotilde, reste.
On a encore plein de travail, plein de... Oui, oui, oui.
Bien sûr, très bien. Pardon, pardon.
Merci, Nicolas.
Je suis désolée. On a encore vraiment plein de... Et on prend le petit
déjeuner ensemble demain matin, d'accord ? Merci.
Je suis là. Ah oui.
Ah bon ? Ouais.
D'accord. Ah ouais, c'est grave.
Je vais m'en occuper, on va faire la lumière sur tout ça.
J'ai fait la formation, justement.
Vous me demandez d'ailleurs à quoi servait cette formation. Vous savez, la
formation pour... Pour savoir quoi faire, justement, en cas de...
Eh ben voilà, ça sert à ça. Eh oui, voilà, exactement.
Donc vous savez quoi faire ? Eh ouais.
T'as pu dormir un peu ? Oui, un peu.
Tu sais que je suis là ? Oui, tu me l'as dit hier soir.
Pardon.
Non, non, j'ai... Je sais plus où j'en suis, pardon.
C'est pas du tout ce que tu crois.
Si tu savais... OK ? Bon, je comprends.
De toute façon, là, il faut que je reparte à Paris.
Et si t'as besoin de quoi que ce soit...
Je suis là.
Merci.
Merci Nicolas, ton soutien est...
Moi, j'ai les yeux fixés sur mon conducteur, de toute façon.
Donc, moi, j'ai rien vu et je ne me mêle pas. Non, mais c'est absolument n
'importe quoi, cette histoire. En tout cas, je ne veux pas être un Béléassin
parce que ça va vite. Après, on va enquêter sur moi.
Ensuite, les journalistes, ils vont chercher.
Ils vont forcément trouver je ne sais pas quoi.
Après, c'est la meute.
La meute, peut-être pas, mais...
De toute façon, il s'agit pas de toi, Igor.
Enfin, c'est n'importe quoi.
C'est ma faute. Mais comment ça ? J'ai pas fait...
On n'a pas su faire le safe space.
J'ai pas fait le safe space.
Tu trouves qu'il l'a particulièrement ploté ? Enfin, touché ? Mais non !
Vous êtes plus entreprenant, tu te souviens ? J'aurais dû demander son avis
à Sophie et j'ai pas su faire de safe space.
J'ai pas su faire de safe space. Mais c'est pas toi, c'est pas que toi. C'est
aussi nous.
Mais moi ! On va faire un safe space. Tu sais où je peux trouver un safe space ?
Je sais, je sais.
Bonjour, bonjour tout le monde. Bonjour Maestro.
Je crois que j'ai trouvé un surnom parfait pour Caterina Mancini.
Vous voulez savoir ? Sainte Mitouche.
Pas mal, non ? Sainte Mitouche, priez pour nous, pauvre pêcheur.
Bon, d'accord, à part ça, on y va ?
Oui, mais je ne sais pas si... On va reprendre avec l'air de barberine, s'il
vous plaît.
Comment ça, barberine ? Je ne comprends pas.
Je t'ai convoqué à 11 heures.
Oui. C'est quoi cette organisation ? Oui, oui, mais c'est parce que... Enfin,
pardon, mais... Mais quoi ? Mademoiselle, c'est bien vous qui faites
le planning, non ? Mademoiselle, carrément.
Qu'est-ce qu'il y a ? C'est un problème pour vous aussi, c'est moi ?
Dites-moi, hein, les mots autorisés. Non, mais moi, vraiment, ça me dérange
pas du tout, mademoiselle. Enfin, pardon, hein, mais... T'excuses pas,
putain.
Mais moi, je vais vous dire ce qui se passe. Mais d'abord, vous parlez pas
comme ça à Clotilde. Non, vraiment, y a aucun problème. Il a pas à parler comme
ça. D'accord.
Et puisque tout le monde se tait, ben, moi, je vais vous dire ce qui se passe.
Vous avez agressé Sophie et des sanctions doivent être prises.
J'ai agressé Sophie ? C'est qui, Sophie ? Suzanne.
J'ai agressé Suzanne ? Non, non, mais c'est n'importe quoi.
Roberto, tu as beaucoup de défauts, mais tu n'es pas un violeur.
Je te remercie, Anna.
T'es bien bonne.
Bon, on fait quoi, du coup ? Déjà, vous pouvez commencer par vous excuser.
M'excuser ? C'est la meilleure, celle-là.
C'est moi qui attend des excuses.
C'est jeune.
A part ça, je croyais qu'il aimait les hommes, Piazzoni.
Bah, faut croire que non.
Faut croire que non ? Tu l'as vu, toi, abuser de Suzanne ? Non, enfin, je sais
pas, mais... Est-ce que moi, ça t'embêterait d'appeler Mancini ? Mais qu
'est-ce qui se passe avec elle ? T'as quelque chose à te reprocher, oui ou non
? Non, non, non.
Non, enfin... Oui, enfin, on a eu un semblant d'aventure, et j
'ai... Et enfin...
Peut-être que j'ai insisté, mais bon, c'était comme ça à l'époque.
Les femmes disaient non et les hommes insistaient jusqu'à ce qu'ils disent
oui. Oui, c'était comme ça, mais tu dois bien sentir la différence entre quelqu
'un qui dit non, mais qui dans le fond est d'accord, et puis quelqu'un qui n
'est pas d'accord.
Tu dois bien te souvenir de ce qui s'est passé.
Pas si clairement, c'est pas évident cette frontière-là.
En fait, si je réfléchis, t'as abusé de moi aussi.
Si t'étais plus âgée, plus célèbre, j'étais jeune.
C'est ce que tu penses ? Non.
Non, mais... Si on considère qu'il faut une stricte égalité entre un homme et
une femme, économique,
sociologique, culturelle, d'âge, pour qu'on estime que la relation est saine,
le monde va se dépeupler très vite.
En fait, elle est où, ta femme ? Elle est repartie en Allemagne avec notre
fille.
Ça se passe pas si bien.
Tu devines pourquoi ? T'as abusé d'elle ? Ah, c'est très drôle. Non, non, non.
Enfin bon, oui, je ne rends pas très heureux.
Enfin, tu sais bien, c'est à cause de ça que tu m'as quitté à l'époque.
À cause de ça ? Du fait que tu jouisses vite ? Oui ! Mais
c'était le cadet de mes soucis.
Enfin...
Moi, c'est plutôt quand c'est trop long que je trouve ça pénible.
On se fait du mal pour rien, parfois.
Bon, on va à la réunion du comité central.
Bon, déjà, merci à tous et toutes d'être là si nombreux.
Ah oui, vous êtes vraiment tous là. Non, non, mais c'est très bien. Donc,
voilà.
Il y a eu un...
Un incident.
Un incident.
Oui, vous avez raison, c'est plus qu'un incident, c'est un acte inacceptable.
Mais je pense qu'on ne devrait pas ébriter la chose. Je pense que pour, par
respect pour toutes et tous, on peut déjà leur expliquer ce qui s'est passé.
Pour ceux qui ne sont pas au courant, Sophie a eu le courage de nous faire
part d'une agression qu'elle a subie parce que Roberto Piazzoni s'est permis
pendant des répétitions d'une scène d'attouchement complètement déplacé.
Oui.
Et ces attouchements sont directement sous le coup de la loi, parce qu'il s
'agit ni plus ni moins de ce que la loi qualifie d'agression sexuelle.
Agression sexuelle ? Oui, absolument, oui, agression sexuelle, toucher le
corps de quelqu'un sans son consentement, c'est une agression
sexuelle. Désidément, ils connaissent pas les lois sur ces prods.
Si, si, mais justement, on est là pour... Donc, on vous propose un vote à
main levée.
Un vote ? Non mais attendez, on vote.
Pourquoi ? On ne va pas tous voter quand même.
Mais tout cela, c'est pour voter. Alors on vote.
Bon, écoutez. On vote pour quoi exactement ? Déjà, on n'a qu'à voter
pour savoir qui veut voter.
Non, non, non.
Mais attends, c'est sérieux.
Oui,
oui, mais alors attendez, on pourrait... Je l'entends bien. On pourrait, par
exemple, voter pour que, je ne sais pas, pour qu'il s'excuse. Mais il ne s
'excusera jamais, Piazzoni. Là, ça, vous pouvez attendre longtemps.
On peut au moins essayer...
Au moins on essaye et après on voit si on s'apprend pas.
Excusez-moi. S'il vous plaît, s'il vous plaît.
En tout cas, je voulais juste vous dire que moi je vous demande pardon à tous
parce que...
Parce que j'ai pas su faire de self-space.
J'ai pas fait de self-space et on n'a pas fait de self-space. Oh ma poupe,
écoute-moi ta peau. C'est pas ça. Je voulais faire un self-space. Il faudrait
rien changer.
Des excuses.
Des excuses. C'est le minimum des excuses vu ce qu'il a fait. Et on a l
'épreuve. On a l'épreuve de quoi ? Que Pierre-Johnny joue la scène comme on la
joue depuis 200 ans. Mais quoi ? Je ne comprends pas ce qu'on juge. Toi, tu ne
crois pas le ressenti de Sophie, c'est ça ? Si.
Si, je crois le ressenti de Sophie. Il y a 200 ans, les choses ont changé depuis
200 ans. Il y a des choses qu'on ne peut plus faire. Bien sûr qu'il y a des
comportements qui sont plus admissibles. Je comprends vraiment que les femmes en
aient marre, mais s'ils s'excusent, peut-être qu'on pourrait reprendre. Mais
il ne s'excusera pas.
Encore une fois, on ne sait pas. Donc, posons-lui déjà la question.
Il est coupable, comme tous ces mecs-là qui se prennent toute l'armée. Les
algéromophobes ! Attendez, s'il vous plaît, on entend.
J'étais Rosina à Salzburg et le graphe... Le comte. Le comte.
m'a beaucoup touchée, touchée, touchée, touchée, touchée, touchée, touchée,
touchée, touchée, touchée, touchée, touchée, touchée, touchée, touchée.
carrément la main entre les cuisses.
Et moi, il faut les gens racontent le nombre de fois, là, où les chanteurs,
ils en profitent, le coup des ténors, là, qui bousillent exprès leur
braguette, juste avant d'entrer sur scène, et tu te retrouves, là, à deux
centimètres, à genoux, alors au coup de le skibar... Pourquoi les ténors ? Je
suis désolé, mais de tout ce qu'on entend, là, bien sûr que ça me
bouleverse, mais les choses ont changé, quand même, on n'en est plus là,
maintenant. Ça bouge, franchement, arrêtez. À vous entendre, tous les
hommes sont coupables, en fait. Les choses ont changé ? Mais qu'est-ce que t
'en sais, toi ? Mais parce que je le vois, je suis intervenu dans des écoles.
Tu vois, mais qu'est-ce que tu vois ? Tu vois les Regarde, tu vois les mains au
cul, tu les vois ça ? Mais qu'est-ce que vous parlez en fait ? Mais je comprends
même pas que les hommes parlent là, parce que vous ne comprenez pas ça. À 12
ans et demi, à 12 ans et demi, on a commencé à regarder mon corps comme si j
'étais un objet sexuel. Mais toutes mes amies, mais toutes les femmes qui sont
dans cette pièce, on s'est toutes pris 100 fois une agression ou une remarque d
'un mec dégueulasse qui te regarde comme si c'était un objet, comme si c'était de
la viande.
Tu connais le GHB ? Toi quand tu vas en boîte, tu penses quoi ? Tu penses à t
'amuser ?
Moi, à chaque fois que je vais en boîte, je me demande si ce n'est pas ce soir
que je vais me faire violer.
Les choses, elles changent.
Est-ce que tu te rends compte de ce que tu es en train de dire ? Je dis juste qu
'on n'est pas tous coupables de ça.
Mais regarde-la ! Vous êtes d'accord, on vote ? Oui, oui,
voilà, votons !
Mais pourquoi,
finalement ? Déjà, on vote pour savoir si on est tous d'accord que Pierre
-Johnny est coupable. Alors, qui est d'accord ? Non, mais c
'est n'importe quoi.
Ah ben non, c'est pas n'importe quoi.
Mais non, t'étais pas là, toi.
Moi, je suis désolée, mais je refuse de voter.
On n'est pas juge, là.
Mais la justice, elle ne le fait pas, son travail ! Non, mais c'est toujours
pareil. On voit qui défend sa caste.
Tu es complice des agresseurs et tu t'en rends même pas compte. Oui, ils sont
complices. Bien sûr qu'ils sont complices.
Ah, voilà la plus belle ! Ah, papa ! Ah, ma fille ! Donc, on est d'accord ? On le
vire. Non, non, non.
On le vire.
On le vire. Comment je fais ? Excusez-moi, c'est une chose que je n'ai
pas faite.
Je ne sais même pas à propos de quoi je dois m'excuser. Ah non, mais c'est pas
grave. Enfin, je veux dire, c'est pour faire un geste, pour permettre de
continuer, pour en faire une répétition sereinement, un petit message comme ça,
et puis on n'en parle plus.
La première épreuve, les représentations sont complètes.
S'il vous plaît, je vous en supplie. Non, non, non, per favore, non, non,
non, ne me suppliez pas, ça n'est pas possible.
Merci.
Senti, Paolo, me donne le téléphone, per favore.
Je vous prie de m'excuser.
d'être un mâle blanc de plus de 50 ans, un affreux colonisateur carnivore,
et d'avoir... et d'avoir plus de
succès, plus de talent, et plus d'intelligence que vous, et de sens
rythmique.
On ne peut pas continuer comme ça. Il faut qu'il soit remplacé. Il n'y a pas d
'autre solution.
Il continue à nous bafouer ! On n'est pas en sécurité pour travailler, c
'est... Non mais il a un contrat, je peux pas le renvoyer comme ça, plus y en
a qu'une preuve, la photo floue, là c'est pas une preuve. Pardon ? Non mais
premièrement, moi je crois Sophie.
Et deuxièmement, pourquoi est-ce qu'il a envoyé un message d'excuse s'il s'est
rien passé ? Bah pour s'excuser.
Et bien ça, ça vaut pour preuve, l'avocate l'a confirmé. Avocate quoi ?
Quelle avocate ? L'avocate. Enfin peu importe, d'accord, d'accord. Je vais
voir ce qu'ils disent dans le guide et... Mais je vais le remplacer. Je vous
demande simplement de reprendre les répétitions en attendant.
Non. Si, on est à quelques jours de la première, on peut pas se... J'ai reçu un
message d'un journaliste et je sais pas quoi faire.
Un journaliste, c'est pour le spectacle ? Non, pour mon agression.
Mais comment il a su ? Je sais pas.
Sous-titrage MFP.
Excusez-moi, je vous ai demandé de vous agenouiller, excusez-moi, vous ne le
faites pas. Ah, excusez-moi, pardon, mais ce n'est pas bien.
Bon, on reprend une vanne Régis Tété.
C'est bon, je sais.
Susanne, attention ! Eh si, Susanna !
Elle est facile pour tasser d'entrée, on peut le dire, ou c'est trop offensant
pour le dominer ? Non mais stop là, stop, stop ! Quoi stop ? C'est toi, ta
gueule ! Tu peux pas continuer à parler comme ça ! Non, attendez, attendez,
quelqu'un doit m'expliquer. Je ne peux pas parler comme ça, mais elle, par
contre, elle peut me dire...
Oui, tu peux pas continuer à te comporter comme un salopard, d'accord ?
De toute façon, il est viré, donc je comprends pas ce qu'il fait encore ici.
Arrête de hurler, corard ! Mais c'est toi qui hurle ! Mais c'est une merde !
Pardon, pardon ! Mesdames, mesdames, s'il vous plaît.
On peut savoir ce qu'il se passe ? Il se passe plus rien, justement.
On arrête, Poirier arrête. Il m'a appelé, il m'a dit, tu coupes, je coupe.
Ancienne catastrophe, c'est sorti sur les réseaux.
Piazzoni agresse sexuellement une jeune chanteuse. Poirier ne veut pas être mêlé
à ça. Une chanteuse ne veut pas exagérer. Mais on fait quoi ? Même
jeune, d'ailleurs.
Bon, sérieusement, on fait quoi ? Déjà, on rallume la lumière, bordel, pour que
personne ne se blesse ! Voilà, ça, c'est votre voix.
Ah, vous voyez ? Vous avez vu ? Bon, du coup, c'est...
Ben,
Mirabelle, ne portez pas !
Qu'est-ce qu'on fait ? Qu'est-ce qu'on fait ? C'est fini, voilà, vous avez
gagné.
Vous préférez pas du champagne ? Allez-y, parce que là, de toute façon...
Non, c'est gentil. Non, si. On va rester à la bière.
Bon, ben comme ça.
Je suis soulagée, en fait.
Ouais, je comprends.
De toute façon, moi, j'étais là pour les quotas. Pour les quotas ? Ça existe pas
en France, les quotas ? Non, si, pour l'affiche, pour se donner bonne
conscience. Non, non, mais pas du tout. On voulait toi pour ta voix.
Mais bien sûr que si, mon père me l'a dit, je te promets.
Igor t'a entendu à la radio et ils ont exigé qu'on retrouve.
Mais t'as une voix sublime, tu le sais quand même.
C'est moi qui suis là alors que je suis incapable de chanter en rythme.
Mais non, quand même pas, t'exagères.
Ne t'inquiète pas, je le sais.
Ça peut pas s'arrêter comme ça.
Ben... En même temps, faut le comprendre, Poirier.
Il a été tenu au courant de rien, puis d'un coup, ça lui explose à la gueule.
Ça m'aurait étonnée.
C'est n'importe quoi, franchement.
Poirier, c'est un lâche, comme tous les autres, et c'est tout.
On peut pas être à la merci de la moindre rumeur.
Pierre-Denis, c'est un connard, d'accord, mais il a pas... Attends,
attends.
Tu l'as pas défendu, toi ?
Non. Mais... C'est pas facile. J'ai eu l'impression de... D'avoir
des couilles.
De desservir la cause.
Oui.
C'est comme moi quand on attaque les Arabes.
Putain, l'orchestre ! J'avais complètement oublié qui débarquait ce
soir. Oh, putain ! Bonsoir !
Bonsoir à tous.
C'est Mirabelle, elle me dit que le filage de demain est maintenu et de
convoquer tout le monde sur le plateau en costume.
Bonsoir.
Bonsoir.
Tu
peux
m'expliquer ce qui se passe ? C'est quoi cette histoire ?
Si cette Cora bâche à me faire la révolution, on peut la renvoyer sans
problème. Y en a marre des hystériques. C'est pas Cora qui est en cause, papa, c
'est moi. D'accord ? Quoi ? T'as qu'à me renvoyer, moi. Bah, arrête de dire n
'importe quoi. Va t'excuser auprès de Piazzoni, puis on n'en parle plus.
Enfin, je te rappelle que j'ai mis 300 000 euros dans cette histoire.
Quoi ? Je m'en fous. Quoi ? Je m'en fous, papa.
D'accord ? Tu m'as imposé.
Personne ne comprend ce que je fais là, en fait. J'ai peur, je décaille. Je
prends même pas de plaisir. Tout ça pourquoi ? Parce que tu rêves que je
sois chanteuse, papa. C'est ton rêve, c'est pas le mien. C'est toi
Je ne sais pas si c'est vrai, il faut bouger la voiture vers l'entrée, elle
gêne.
Mes amis, mes amis,
mes amis, bonjour.
S'il vous plaît, s'il vous plaît. S'il vous plaît, messieurs, dames, messieurs,
dames, merci.
Merci Maestro.
Bonjour à tous.
Alors vous pouvez remercier Mirabelle, qui a su trouver les arguments pour me
convaincre de poursuivre cette belle aventure, ainsi que M.
François Cresse, qui a accepté de reprendre au pied levé le rôle de...
Comment il s'appelle ? Alma Viva. De Alma Viva.
Bon, eh bien bonjour, je crois qu'il n'y a pas d'autres mots.
Je suis très content d'être là, et puis de toute façon, je ne peux rien refuser.
À mon vieil ami Igor.
Par contre, je n'ai pas trop forcé, vous savez, je ne sais pas ce que j'ai depuis
hier. Vous pouvez peut-être vous asseoir.
Ah non, ne faites jamais ça, mesdemoiselles, vous savez que je suis
encore pleinement à l'âge de vous aimer.
Bon, puisque tout le monde est prêt, on peut commencer.
C'est bien, l'osie.
Oui.
Je ne peux pas te parler, je suis en pleine répétition.
Je dis, je suis en pleine répétition.
Oui, arrête de me rater. C'est normal que ça patauge un peu, mais il va
regarder les vidéos et demain, ça sera parfait, je te promets. Ils ont l
'habitude.
Putain, mais je suis en pleine pompa, là. Je vais pas venir parce qu'ils
aiment pas les zooms.
Ils sont complètement parano ou quoi ? Comment ça, il n'y a pas de choix ? Je
peux encore décider de comment ça se passe dans ma boîte, merde !
Ok, je viens.
Je vais faire un aller-retour à Paris, je suis vraiment d'accord.
Mais je suis là.
Je serai là demain pour la première, bien sûr.
Ça va bien se passer.
Je pouvais pas y croire, moi, que le spectacle soit annulé.
Vous savez que vous m'avez fait découvrir un monde, là.
Ah ouais.
Merci. Merci pour tout, mais là, franchement, je ne m'y attendais pas.
C'est incroyable, l'opéra.
C'est incroyable ce qu'ils font, les chanteurs, avec ces voix qui sortent de
leur corps.
C'est ridicule, moi. Les gens qui chantent, au lieu de parler, je n'arrive
pas à m'y faire.
Ils n'aimaient pas l'opéra.
Je croyais que... Non, non.
Tu peux m'installer dans une chambre à côté de Mirabelle ? Dans une chambre à
côté de... Ouais.
Là, il n'y en a qu'une, c'est celle de l'assistante.
Tu as besoin de s'installer ailleurs ? Pas de problème.
Oui ? Seigneur Abel ? Oui, oui, rentre. Je peux ? Bien sûr.
Clotilde ? Oui ? Je voulais te dire merci.
Bah non, non, mais pas du tout, moi j'ai vraiment rien vu. Si, si, t'as fait
beaucoup, tu m'as fait confiance et moi sans toi j'aurais jamais... Bref, je
voudrais que tu co-signes la mise en scène avec moi.
Mais non, mais pas du tout, enfin pas du tout.
C'était tes idées et... De toute façon j'ai déjà demandé à Poirier.
Il est d'accord ? Tant qu'il espère, il est d'accord avec tout ce que je lui
demande.
Encore un journaliste.
Je ne sais pas comment ils ont eu mon numéro.
Et à septembre, dans Giovanni...
Tout va bien ? Qu'est-ce qu'il y a ? Je peux t'aider ?
C'est ma voix.
J'ai l'impression qu'on va pas m'entendre.
Mais t'es fou, bien sûr qu'on t'entende. T'as une voix magnifique.
Moi, en tout cas, j'adore ta voix.
T'es gentil.
Bah non, c'est vrai, j'adore ta voix.
Euh, Clotilde, je peux te parler une minute ? Merci, Christine.
Une minute, oui, parce que j'ai vraiment plein de trucs à faire.
Dis-moi, est-ce que ça t'embêterait... Enfin, dis-moi, est-ce que tu
pourrais... Juste cette nuit, hein ?
déménager tes affaires de ta chambre.
Je veux dire, carrément aller dormir dans une autre chambre, cette nuit.
Aller dormir dans une autre chambre ? Je comprends pas, enfin, pourquoi j'irais
dormir dans une autre chambre ? Moi, je peux le faire, bien sûr, si ça rend
service, mais pourquoi ? Parce que le... Est-ce que Poirier
veut dormir dans cette chambre, cette nuit ? Poirier veut dormir dans cette
chambre, cette nuit ? Elle est au courant, Mirabel ?
Non, je crois pas. Je... Je sais pas.
En tout cas, t'avais raison, c'est vraiment un mec bien ton pari.
J'ai faim.
C'est toi qui sais. Et derrière, ça va ? Merci,
merci beaucoup.
Oh ma petite chérie.
Très bien, très bien, merci.
Alors, Gustafsson ? Alors, Gustafsson, il chante à Dijon.
C'est pas si loin, Dijon. C'est quand même à deux bonnes heures. Non, mais il
chante à Dijon. Trois, quatre même. Non, en hélicoptère. Il chante à Dijon, je
vous dis.
Mais enfin, vous m'avez tous trahi et vous osez venir me demander de... Non,
mais c'est... Toi aussi, tu m'as trahi. Non, non, non, mais écoute, Roberto, qu
'est-ce que tu... On est tous pris en otage. On peut pas aller à contre
-courant. C'est le sens de l'histoire.
Le vieux monde est mort, il faut s'y faire. Non, non, non, non, non, non.
Il a refusé.
Gilles Daz va expliquer au public que c'est annulé.
Et ben tant mieux.
Tant mieux ? Tant mieux ? C'est à ce désastre là que tu voulais arriver ? C
'est ça que vous voulez ? Annuler ? Détruire ? Punir ? Putain ! Non, stop.
On a essayé.
On a essayé. C'est juste rétablir un peu de justice là. On a essayé en demandant
gentiment, poliment, en minodant, en s'excusant et ça n'a pas marché.
À Salzbourg aussi, mais c'est dans deux ans.
Et il le formule comment ?
Compte tenu des circonstances.
Bon, ils sont tous annulés en fait.
Si, si, je comprends.
D'accord, bonne soirée.
Je ne vais jamais plus chanter.
Bonsoir. Je voulais vous remercier tout d'abord infiniment pour votre patience.
J'ai coutume de dire qu'elle paie toujours, mais malheureusement, elle
paye toujours.
En tout cas, malheureusement, ce soir, nous allons devoir... Bonjour, bonjour,
bonjour.
Bonjour, tout va bien, on peut commencer.
Malheureusement, ce soir, nous allons bien et il en aura fallu beaucoup de
patience, je veux dire, pour avoir la joie de vous annoncer que tout va bien
se passer et qu'on peut commencer.
Je suis là, je suis là.
Reviens. Je suis là.
Boris.
Allons-y.
5, 10,
20, 30,
36, 43.
Sous-titrage ST'
501
Sous-titrage ST' 501
Sous-titres par Jérémy
Diaz
Sabir ! Sabir ! Sabir ! Sabir ! C'est
un souci, monsieur Poirier ? Ça a commencé, là. Je sais, je me suis barré
juste à temps.
Vous regardez pas l'opéra ? Je veux pas, il y a PSG, Lance.
J'avais raté 20 minutes. Heureusement, il y a pas eu de but.
Tu veux regarder ? Non, faut que je surveille, quoi.
C'est vrai, je suis con.
Dites-moi, excusez-moi, mais il paraît que c'est peut-être la dernière fois
que... Attends, attends, putain ! Je vais là-haut, ça passe mieux, ok ? Tu m
'envoies un texto 5 minutes avant la fin ? Super.
A tout à l'heure.
Bon courage.
Allez, allez, allez.
C'est pas grave, c'est pas grave, tu nous suis.
Je suis pas mal, je suis pas mal.
C'est bon.
C
'est
bon.
Sous-titrage MFP.
Sous-titrage ST' 501
Sous-titrage
MFP.
Sous-titrage MFP.
Sous
-titrage
FR ?
au revoir
Sous-titrage ST'
501
Pardon, je vous la vole. Je vous la vole.
Est-ce que c'est extraordinaire ? Merci.
C'est extraordinaire.
Mais ça va aussi. Ça permet aux gens d'adorer, regarde.
Franchement, ça va passer.
Sophie.
Écoutez, Mirabel, vous avez sauvé le spectacle.
Franchement, bravo. Je ne sais pas comment vous avez fait pour convaincre
Nicolas, mais...
Merci. C'est elle, c'est pas moi, mais merci.
Elles sont en terminale.
Mais c'est pas grave, il s'amuse, il est content comme tout, regarde.
Oui,
Samuel, je vais te dire, j'ai écouté ton oratorio et c'est magnifique en fait.
T'as écouté, tu veux dire que t'as écouté en entier ? Oui, en entier.
C'est beau.
Merci. Et voilà, si t'as personne, enfin un roquette, je serais très contente de
le chanter.
J'y suis pas ! Anna, je n'y suis pas ! Mottini a donné le nom.
Je ne suis pas sur la liste.
Pardon.
Mais sans déconner, tu vas trouver le temps.
Oui, je vais trouver le temps, bien sûr.
C'est trop beau.
Je suis contente.
Ben oui, je te dis... Mais rien, rien, bravo.
Mais si c'est beau comme ça. Mais oui, c'est très beau. Ça va, tout va bien.
Attention quand même.
Je vais me coucher. Je suis crevée.
Merci.
Bonne nuit.
Merci à toi.
Bonne soirée. Au revoir.
Tu crois qu'il ne chantera plus jamais, Piazzoni ? Je ne sais pas, mais pour Vin
Thérèse, c'est sûr qu'il faudra que je trouve quelqu'un d'autre.
Je suis content.
T'es content ? Pour Bansini, je suis soulagé.
Tu te rends compte de ce qu'elle m'a fait vivre ?
Tu te rends compte de ce qu'elles nous font vivre ? Ce qu'elles vous font vivre
? Tu voulais savoir pourquoi je t'ai
quitté ? C'est pour ça.
Parce que tu comprends rien.
Tu comprends rien, tu pourras jamais te comprendre.
Tu peux me dire où je dors cette nuit ? Dans la grande chambre du rez-de
-chaussée avec Mirabelle. Si ça t'embête pas.
Avec Mirabelle ? Ouais.
Je l'ai mise au courant, comme tu m'as dit, parce que... C'était normal, quoi.
T'avais raison. Petit.
Je te raccompagne ? Euh... Euh... Oui.
Oui, d'accord.
Salut, Samir.
Pardon.
Enfin, non, d'ailleurs, pas pardon.
Enfin, un ainsi.
Il
va
pas t'en vouloir, Poirier ? Probable.
Tu m'invites à danser ?
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