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[musique militaire]
[narrateur] Nous sommes en 50 avant Jésus-Christ.
Toute la Gaule est occupée par les Romains.
Toute ?
Non. Un village peuplé d'irréductibles Gaulois
résiste encore et toujours à l'envahisseur.
Et la vie n'est pas facile pour les garnisons de légionnaires romains
des camps retranchés de Babaorum, Aquarium, Laudanum et Petibonum.
[Obélix] ♪ Moi, ce qui me plaît Dans la vie ♪
♪ C'est me balader jour et nuit Dans la forêt ♪
♪ C'est ça qui me plaît bien De me balader avec mon copain ♪
Ça rime. [il rit]
[Astérix] On a pas une vie saine.
- Hein ? - On mange trop de viande.
- Hum, trop de viande ? - Bah, oui !
On mange du sanglier matin, midi et soir. Quand c'est pas la nuit.
Sans parler de la cervoise.
Pas sûr que ce soit bon pour nous.
- Qu'est-ce que tu veux manger d'autre ? - Je sais pas.
On pourrait équilibrer un petit peu de temps en temps avec des légumes.
Des légumes... des légumes ?
[il acquiesce]
[Obélix rit]
Tu me fais rigoler, Astérix.
- T'entends ça ? - [il geint]
[Obélix] Tu rongerais du céleri à la place d'un os ? Des légumes !
[il rit]
C'est ça, rigole !
Franchement, je comprends pas l'intérêt de se bousiller la santé comme ça.
C'est comme la potion magique.
Et si c'était mauvais pour l'organisme ?
On a pas le recul, je te le dis, on a pas le recul.
Et surtout, est-ce qu'on en a vraiment besoin ?
Ça va ?
Non, ça va pas.
Mais de temps en temps,
une salade composée, des champignons, des châtaignes...
- C'est pas la saison, mais tu comprends. - Chut.
[il renifle]
[Astérix soupire]
- [musique cocasse] - T'en as déjà un,
laisse ces bêtes tranquilles.
[grognement]
[tintement]
[ils tremblent]
Coucou, les coucoulinous
loulous toutous !
[aboiements]
Ave. Pardon, on s'est perdus. On savait pas qu'on était près du village.
Bah, si, j'ai pas arrêté de te le dire.
- Bah, non. - Si.
[soldat 2] Tu disais : "Marre de ces Gaulois,
"l'amphore est pleine. Ils vont bouffer leurs menhirs."
- [soldat 1] Mais non ! - Oh !
- Je sais pas mentir. - [Obélix] Là.
Ah, non, non !
Tu me laisses faire.
Je vais te montrer si j'ai besoin de ça.
La force, elle est là.
Et elle est là.
Alors, tu t'assois,
tu regardes... [ding]
... et tu bouges pas.
[musique de tension]
[soldat 1] Bonjour.
[cris de douleur]
- [musique cocasse] - [Obélix rit]
C'est le casque ! C'est à cause du casque !
- Pardon, vous allez intervenir ? - Non, j'ai pas le droit.
Non, non, non !
- [Astérix crie de douleur] - [rire]
Viens m'aider !
Plus fort !
[gémissement]
[Obélix] Hé !
[petits cris d'animaux]
[musique mystérieuse]
[rugissement]
Oh !
[sifflement]
Oh, non, c'est pas du jeu.
[Astérix soupire]
Tricheur !
Ça n'a rien à voir.
Franchement, j'aurais pu m'en passer.
[claquements de langue]
C'est pas obligé.
Bah... si.
[long hurlement]
[musique douce]
[hurlement]
[brouhaha]
Vous êtes de plus en plus nombreux. Ça me fait bien plaisir.
[il chante faux]
Pourquoi ils viennent pas ?
- C'est pas frais. - [mouches]
- T'es fraîche, toi ? - Quoi ?
- Rien. - [Obélix] Tu te rends compte,
je peux plus fumer mon sanglier à l'intérieur.
Alors, c'est pas parce que monsieur Astérix a décidé d'arrêter
- que je dois aussi. - [rire]
[enfant] Falbala ! Falbala !
Falbala ! Falbala !
- Falbala ! - [Falbala] Ça va ?
- On va au marché ? - [enfant] Oui !
- Bonjour, Falbala ! - Bonjour, Obélix.
Falbala...
[Obélix] Je voulais te dire...
Je l'ai taillé en pensant à toi. Je voudrais te l'offrir.
C'est gentil, mais que veux-tu que j'en fasse ?
À plus tard.
- Elle l'a pas pris. - Mmh ?
Le menhir.
Bah, c'est normal, ça pèse une tonne. [rire]
Que veux-tu qu'elle en fasse ? Une bague ?
Panoramix, ta serpe.
- Merci, Cétautomatix. - [cri]
Oh, ça va !
Oh, dis-moi.
Dis-moi.
[il chante faux]
Tu sais, rien n'empêche Astérix de varier son alimentation.
Sans l'imposer aux autres.
Qu'est-ce qui t'arrive ?
Hein ?
[musique cocasse]
Je m'enfonce.
- Tu t'enfonces ? - Ça doit être les sables mouvants.
Il n'y a pas de sables mouvants dans cette région.
Il serait temps de les signaler.
[Assurancetourix] Chariot !
Chariot en vue !
Pardon.
♪ J'ai dans la voix ♪
♪ Certains soirs Quelque chose qui crie ♪
Tu peux pas la fermer, toi ?
[Assurancetourix tient la note]
[gémissements]
Pour une fois que j'avais un client !
Que t'as du poiscaille frais !
Quoi ? Il est pas frais, mon poisson ?
[musique douce]
Je vais voir ce que c'est.
Bougez pas.
- Graindemaïs ? - [Graindemaïs] Chut !
- C'est pas l'automne. - Une attaque ?
- [Astérix] Et ton oncle ? - Chut ! C'est pas vrai, taisez-vous !
Les amis, ça va ? Bon...
J'arrive de Chine, j'ai besoin de votre aide.
- C'est complètement fou ! - T'es blond ?
Il fallait que je vous dise. Je suis gaulois, d'accord ?
J'ai toujours été gaulois.
Non, s'il vous plaît, pas de gaffe, je vous en supplie.
Je vous expliquerai.
- [musique mystérieuse] - [propos indistincts des enfants]
[cris surpris de la foule]
[Graindemaïs] Alors, elle,
la jeune fille très belle sur l'épaule, c'est une princesse.
Fu Yi. C'est la fille de l'impératrice de Chine.
[cris admiratifs]
Rassurez-moi, vous savez où c'est ?
[tous] Oui, oui.
Ouais.
- Elle aussi ? - [Graindemaïs] Non.
C'est son garde du corps, Tat Han.
C'est une folle. Elle a tabassé tout le monde en chemin.
Elle a tabassé des Scythes, des Parthes, des Huns !
C'est une belle femme.
Une femme garde du corps ? Laisse-moi rire !
Eh bah, vas-y, rigole.
Fais-nous profiter de ton expérience de mâle dominant.
- Bah, oui. - Bah, ouais.
[Graindemaïs] Essaie de la toucher.
- [Graindemaïs] Vas-y. - D'accord.
[craquement]
[gémissement]
[rires]
- Voilà ! - [homme] Il t'avait prévenu.
[musique : "Say You, Say Me", Lionel Richie]
T'as bu de la potion ?
Bah, non. Je comprends pas ce qui m'arrive.
Moi, je comprends très bien ce qui t'arrive.
Et je t'arrête tout de suite.
La princesse et moi, on est plus que des amis,
tu me suis ?
- Ah oui ? - Oui.
Princesse !
Nous sommes arrivés.
[cris admiratifs]
[Abraracourcix] Il se passe quoi ?
- [enfant 1] V'là le chef ! - [enfant 2] On file !
C'est Abraracourcix, le chef de nous tous Gaulois.
[musique cocasse]
Tu tombes bien, toi, par Toutatis !
Et ton oncle Épidemaïs ? Il m'a vendu un foulard trop petit.
- Ah ? - [Bonemine] Oui.
Ça devait se détendre. J'ai l'air détendue ?
- Non. - Il est où ?
Aïe ! C'est lui qui m'envoie, laissez-moi vous raconter.
Je vous présente la princesse Fu Yi,
c'est la fille de l'impératrice de Chine.
[cris admiratifs]
C'est qui, elle ?
- Merci, Graindemaïs. - De rien.
Ô chef Abraracourcix, laissez-moi vous expliquer les raisons de ma venue.
Panoramix, c'est loin, la Chine ?
Oui. C'est là où le soleil se lève, tu sais, par là-bas.
[musique douce]
[narrateur] Comme le récit de la princesse risque d'être très long,
empreint d'une certaine d'émotion,
laissez-moi vous résumer les événements de façon condensée.
La princesse vit avec sa mère, l'impératrice,
qui, depuis la mort de l'empereur, dirige non sans mal le pays,
divisé en six royaumes.
Aimée du peuple, l'impératrice doit néanmoins
se confronter à certains princes ambitieux
qui convoitent son trône en secret.
Les problèmes ont commencé le jour de l'anniversaire de la princesse Fu Yi.
Celle que vous avez vue au village.
C'est un flashback, quoi.
Encore un vase.
[grognement]
[Fu Yi] Toujours pareil. Ça intéresse qui, des vases ?
J'ai 20 ans, je suis jamais sortie de ce palais.
Marre du jardin, des gardes !
Fu Yi, il s'agit de ta sécurité, tu sais...
Père m'avait promis de m'emmener voir Lutèce, ses commerces, ses tavernes.
Je veux connaître la Gaule !
Nous en avons déjà parlé. C'est trop dangereux de voyager si loin.
[impératrice] C'est non !
Tiens, ouvre celui-là.
C'est une pièce en or qui te représente.
Le premier exemplaire.
Pour une robe à Lutèce ?
Fu Yi...
[musique asiatique]
[impératrice] Prince Deng Tsin Qin !
[musique intrigante]
Tu as encore levé
un nouvel impôt dans ton royaume, alors que ton peuple a faim.
Si je peux me permettre, Majesté,
lever des impôts, Jules César l'a fait dans tout le monde romain, ça fonctionne.
Et s'il y a pas de peine, il y a pas de plaisir.
Qui est-ce ?
C'est Ri Qi Qi, mon nouveau conseiller en stratégie.
Il vient de Rome, où il a exercé les plus hautes fonctions.
Pense au peuple chinois avant d'écouter les mauvais conseils d'un Romain.
Bien sûr, Votre Majesté Impériale.
Avant de me retirer,
avez-vous réfléchi à ma demande en mariage ?
J'en ai parlé à la princesse.
Et ?
Et nous avons bien ri.
[rires]
[Ri Qi Qi] Ah !
Femme qui rit... [rire]
Pardon.
[Deng Tsin Qin] Si Votre Majesté et sa fille ont bien ri,
qu'il en soit ainsi.
[musique inquiétante]
[impératrice] Tat Han.
Tat Han, ma fidèle guerrière.
Fais venir ma fille.
[musique entraînante] [brouhaha]
[Épidemaïs] Nous sommes en Chine.
Ils aiment les produits gaulois, on est gaulois, c'est pas compliqué !
En tant que Phénicien, je suis humilié, Épidemaïs.
Épidemaïx !
Mais ça va rentrer quand ?
Toi, t'es Toufix et toi, t'es Abdelmalix.
On est des Gaulois, comprix ?
Mais c'est toujours à nous de faire des efforts.
[Épidemaïs] Vous ?
- [rires] - Ça te fait marrer ?
Tu crois que ça me fait marrer ?
- De me teindre ? - [Toufix] Non.
Prenez ces papyrus et distribuez-les, fissa !
Allez, yallah... Allez, on y va !
Et mettez votre casque, voilà !
Allez, on y va !
Et à nous la Chine, hein ?
Ho, ho, ho, la fouine !
Tu veux de l'aide ? Tu touches, tu paies, c'est la règle.
Des vraies Louboutix ?
"Des vraies Louboutix ?"
Évidemment, vous avez vu la semelle ? Elle est rouge, comme le prix.
Si vous avez pas les moyens, allez chez Decathlos.
Puis c'est tout.
Allez, dégagez de mon étal.
- On détale ! - [Épidemaïs] Hop, hop !
La boulette ! [soupir]
Pardonnez-le, Sa Majesté.
Pardonnez-le, c'est mon neveu. Et il a le même caractère que sa maman.
Oui. Tout le monde le dit.
Bien entendu,
les sandales sont pour vous, cadeau. Je les retirerai...
- [cri] - ... de sa paie.
- Ça fait mal. - Bah, oui, mais faut pas.
Épidemaïx. Pour vous servir.
[en chuchotant] Personne la serre.
- Personne. - Non, personne.
Alors, c'est une regrettable méprise, princesse.
Oh, là, vous êtes sublime ! [balbutiement]
[Graindemaïs] Graindemaïx, je suis le neveu avec le caractère de ma mère.
Et aussi... ses yeux.
[vent]
J'aurais adoré être blonde.
Oh, vous savez, j'ai pas eu le choix, princesse, c'est de naissance.
C'est la nature qui a voulu.
[raclement de gorge] Votre Majesté,
veuillez nous excuser
et nous faire l'honneur de venir goûter à notre fameux nectar gaulois,
nous en serions très honorés.
[Épidemaïs] Entrez.
Prenons un grand cru
pour célébrer la grande et majestueuse impératrice.
On sent les notes de fruit. [il renifle]
On sent le soleil.
On sent le pin, l'ombre.
Avec des petites notes de châtaignes, de bananes.
De dattes, enfin...
On est plus sur la salade de fruits que sur le vin, en fait.
[musique enjouée]
Je prends tout.
- [soupir] - [ding]
- [Fu Yi] Ce sont des parfums gaulois ? - Mais oui, princesse.
Tous nos parfums viennent de Gaule. Comme moi et mes vendeurs, d'ailleurs.
Voici la dernière création
que toutes les Gauloises s'arrachent. Amphor.
Amphor ?
J'adore !
Moi aussi, j'adore.
- [soldat] Archers, tirez ! - Attention !
[cris]
- [musique de tension] - [cris]
Fu Yi, tu es blessée ?
Non, mère, ça va.
- Graindemaïs, rien de cassé ? - Ça va, je vais bien.
Non, la marchandise !
Sympa.
Impératrice ! Sors les mains sur la tête !
Et personne ne sera blessé.
Tu es cernée !
Et bridée.
Vous avez dit : "Tu es cernée." C'est rapport aux yeux.
Et moi, je rajoute...
Une autre sortie ?
Oui, j'ai un passage secret
en cas de contrôle des douanes. De contrôle...
D'incendie. Sortie de secours.
Tat Han, je te confie ma fille. Sauvez-vous.
Mère, non. Fuyez avec nous.
L'impératrice ne fuit pas. Sauve-toi.
Ce félon en a après toi.
Allons-y.
- [Graindemaïs] Au revoir, princesse. - Je reste.
Un marchand n'abandonne pas sa marchandise.
Comme les capitaines de bateaux, tu vois ?
- Ouais. - Vas au pays, ramène les autres.
Chez tonton Marmoud ?
Pas lui ! Non, l'autre pays à nous !
- Ce pays-là ? - Oui.
Ça fait une trotte.
Tu devrais filer.
- [grognement] - Go !
Non, attends !
Prends soin de la princesse. Hors de question de perdre cette vente.
T'imagines ? Tu sauves la princesse de Chine.
[musique douce]
- Mmh. - Mmh.
- Je pigerai. - [Épidemaïs] Go !
[Graindemaïs] Sois prudent !
[soupir]
J'ai quelques notions de pugilat phénicien.
Laissez-moi faire.
- [musique d'action] - Alors, les gars ?
- On embête les dames ? - [coup]
[gémissement]
[soupir]
Je suis rentré dans la pièce et...
[soupir] Mais qu'est-ce qui s'est passé ?
- Vous avez reçu un coup dans la tête. - Ah, voilà !
Je comprends mieux.
Ça rigole toujours, l'impératrice ?
[Épidemaïs] Attendez.
Vous êtes qui ? Là, je comprends rien.
Je suis perdu, mais, alors, perdu !
- Alors ? - La princesse est introuvable.
En tout cas, si elle se cache, elle est maligne !
Elle est sournoise. Comme un poisson.
[imite un poisson]
Fouille le royaume !
- Oui. - Mets une récompense !
Je la veux vivante pour notre magnifique mariage forcé !
[rire]
Je connais ma fille. Elle reviendra pour se venger.
On a peur ! Une fille pourrie gâtée jamais sortie de chez elle.
- Tu parles de ma femme ? - Pardon.
Pardon, moi aussi. Je comprends plus rien. Je suis totalement perdu.
Je vais te faire décapiter, impératrice.
Non plus, vous allez décapiter personne. Ça se fait pas.
Il a raison, vous pouvez pas tuer l'impératrice.
[Deng Tsin Qin] Quoi ?
[en chuchotant] Pas si simple, les autres princes vous détestent.
Vous n'auriez pas l'étoffe d'un empereur
et, selon eux, vous avez un physique disgracieux et une petite...
- Bon, ça va ! - Non, armée. Une toute petite armée.
La plus petite. Vous avez aucune chance de les renverser.
[Deng Tsin Qin] Pour oser me dire ça, tu as un plan.
Évidemment.
- Et mon idée... - Chut !
- Embarquez-les ! Hop, on y va ! - Non.
Doucement.
- [Deng Tsin Qin] Allez ! - Il y a l'impératrice et des jarres.
[Deng Tsin Qin] À nous la Chine !
- [rire machiavélique] - [musique dramatique]
[pleurs]
[Graindemaïs] Ça va aller.
Et puis, je suis là, moi, hein ? Je suis là.
- Aïe, aïe, aïe, aïe, aïe. - [craquement d'os]
[Graindemaïs] Ça va aller.
On va vous aider. Nous, c'est connu, les Gaulois, nous, on adore aider.
Non !
Non, non, non et non.
[Abraracourcix] Pas question !
Moi, j'ai trouvé ce récit extrêmement long.
Hein.
Et par Bélénos, pourquoi faut-il toujours qu'on vienne nous demander de l'aide ?
Ô Abraracourcix !
[Panoramix] C'est une tradition de porter secours à tous ceux qui en ont besoin.
Sans oublier Épide...
- Maïs. - ... maïs.
Maïx, Maïx.
Oui, ben, c'est non, voilà.
Ça a souvent été oui, mais là, c'est non.
[chef] Je le sens pas. C'est loin. On y est jamais allés.
On sait pas où c'est !
Si, quand même.
Même moi, je sais où c'est.
C'est du côté de là où le soleil se lève.
[Obélix] Il sait pas ça. [il rit]
Je sais pas où c'est, et je commande.
Grand chef, je respecte votre décision.
Je repars au secours de ma mère et de mon pays.
- [Graindemaïs] Non. - Attendez, princesse !
Moi, je suis d'accord.
Et puis en plus, j'ai rien en ce moment.
Moi non plus, j'ai rien. Je veux bien y aller aussi.
Hé, ho ! Y a qui, sur la chaise ?
Vous êtes chefs, maintenant ?
Allez, fin de la discussion.
- C'est non ! - Mais attends, ça va pas bien, non ?
Il est beau, le chef du village !
On ignore une jeune fille blessée ?
- Non, Mimine. - Il y a pas de Mimine.
- C'est quoi, cet accueil des Chinois ? - C'est clair !
[Bonemine] Tu parles d'une Gaule ! Et pourquoi ?
Parce que c'est trop loin ? C'est pas toi qui y vas.
- [elle rit] - [soupir]
Non. C'est Astérix et Obélix, comme d'habitude.
- [rire] - Ouh !
Si des imbéciles écrivent l'histoire du village,
ils n'appelleront jamais ça Les Aventures d'Abraracourcix le Gaulois.
Idéfix voyage plus que toi !
- [rires] - T'entends ça, Idéfix ?
[aboiement]
[rires]
- Une vraie catapulte. - Pour fabriquer de la potion magique,
là, il y a du monde ! Pour le délicat, il y a plus personne !
Vous pouvez y aller.
- Oui ! - [cris joyeux]
- [petit cri joyeux] - Merci du fond du cœur.
- [lyre] - ♪ Puisque vous partez en voyage ♪
♪ Puisque nous nous quittons ce soir ♪
♪ Mon cœur fait son... ♪
[cri] [il tombe]
[musique épique]
[narrateur] Pendant ce temps, dans la bien irriguée ville de Rome,
nous retrouvons Jules César en son magnifique palais,
qui vit toujours le parfait amour avec la puissante reine d'Égypte,
la magnifique et douce Cléopâtre.
[Cléopâtre] J'en peux plus ! Tu sais quoi ? J'en peux plus !
[fracas]
Je peux savoir ce que tu fais ?
Tu vois, je fais mes malles et je rentre chez moi.
J'aurais dû écouter ma mère.
Puisque c'est fini, je peux te le dire.
- J'ai rencontré quelqu'un. - Comment ça ?
[cri outré]
[César] T'es pas sérieuse ?
Comment ça, tu as rencontré quelqu'un ?
Tu me parles de quoi ? Tu me parles d'Infidelitatis ?
Tout à fait.
Et...
Puis-je savoir pour qui tu quitterais le grand César ?
Tabascos !
- [musique grecque] - [César] Tabascos ?
Le Grec, là ?
[rires]
Tabascos le Grec !
[César] Alors, comme ça, tu quitterais le grand César
pour un prof de gymnastique ?
Eh bien, nous en reparlerons après les lions.
Je t'interdis de lui faire du mal !
Je l'aime, tu m'entends ?
Comment ça ?
Comment ça, tu l'aimes ?
Qu'est-ce qu'il a de plus que moi ?
C'est un gymnaste international.
Toi, à part à Rome et en Gaule, tu es un inconnu.
[soupir]
[rire]
Un parfait inconnu, Jules César ? Non, mais !
Bon, tu as des ambitions internationales.
Vas-y, avec ton athlète.
- [en latin] - [soupir outré]
- [raclement de gorge] - Oui ?
Je peux, ô César ?
Petite mise au point conjugale, mais tout est réglé.
Donc, parle, Tullius Perfidus, conseiller fourbe et vilain que tu es.
[Perfidus] Ave, César. Ton sens de l'observation m'a fort bien dépeint.
- [il tape des mains] - [musique intrigante]
Je te présente Ri Qi Qi, le représentant du prince
Deng Tsin Qin, le nouveau maître de la Chine.
Comment un aussi grand empire peut-il avoir un conseiller aussi petit ?
C'est pas la taille qui compte, mais le savoir-faire, ô César.
Il y en a qui n'ont ni l'un ni l'autre.
[elle rit]
[en chuchotant] Elle est belle.
Bon, que veux-tu, minus ?
Je suis venu t'offrir les grandes richesses
de mon pays d'adoption
en échange d'un petit soutien militaire.
Ton pays ? Même le grand Alexandre a renoncé à conquérir la Chine.
C'est une belle occasion d'agrandir mon empire...
ton empire, ô César.
J'ai déjà assez conquis.
Et mon nom sera gravé à tout jamais dans le marbre de l'histoire.
J'adore quand tu dis ça, j'adore !
Tu le dis bien !
Il le dit bien.
Biopix, mon biographe galicien.
Quoi de plus inspirant que le parcours du puissant César ?
Vade retro, les deux.
[Perfidus] Une précision.
Toi qui veux marquer l'histoire...
En Chine, personne ne te connaît.
Qu'est-ce que je disais ? [rire]
Mais ça suffit, cette histoire !
Aïe.
Jules César, l'homme aux mille conquêtes.
Personne ne me connaît ?
- Hélas. - [rire]
[musique : "Le diro parole blu", Christophe]
[Ri Qi Qi] Il dit vrai.
Enfin, en Chine.
[il chuchote et parle galicien]
[César] Bon, Ri Qi Qi,
approche-toi et parle-moi de cette alliance
et de ton pays
qui va bientôt apprendre à me connaître !
[Cléopâtre rit]
Explique-moi tout clairement. Mais ne raconte pas de salades à César.
[rire]
[musique douce]
[Cétautomatix] J'ai changé votre oignon,
il faut du costaud, non ?
C'est du char, il y a pas mieux. Le cousin BX nous l'a prêté.
- Des panses de sanglier. - Ah ?
Ouais, une sorte de coussin d'air
pour amortir les chocs. Et...
le toit ouvrant.
Oh, dis donc, oui.
Tu veux que je te dise ? Il est parfait, mon char.
Il est magnifique.
Allez, on y va !
[Astérix] Princesse, si vous voulez bien.
[soupir] Dommage, pardon.
On va faire un beau voyage.
Astérix, je t'avais préparé une gourde de potion magique,
mais comme Obélix m'a dit que tu n'en avais plus besoin, du coup...
Non, mais ça va aller.
Je...
Je vais la prendre quand même au cas où, mais je...
Je voudrais ralentir.
Fais attention, je l'ai bien chargée.
[il éternue]
[rires]
T'en as bu ?
Euh, non, j'ai juste un petit peu goûté.
Comme ça, pour voir.
- C'est pas, c'est... - [Astérix] Oui, ben...
Bonne chance, princesse.
Quant à vous deux,
soyez braves, imprudents,
et de mauvaise foi. En un mot... soyez gaulois !
[acclamations]
- Accrochez-vous bien. - On vous a pas dit.
Ça va aller plus vite qu'à l'aller.
[Graindemaïs le singe]
[soupir]
Excusez-moi, mais j'aimerais vous faire remarquer
que le rôle du barde, c'est de célébrer les héros et leurs exploits. Hein ?
Si je ne voyage jamais, je deviens quoi ?
- [tous] Oui, oui, oui. - Excellente idée.
- Euh... - Vas-y !
Assurancetourix va partir...
- [toux] - [Assurancetourix geint]
Non... Ils m'ont oublié.
[tous] Oh.
- ♪ Ils m'ont oublié ♪ - [lyre]
[il chante]
[gémissement]
[il tombe]
[musique majestueuse]
[narrateur] Et voilà nos amis partis à grande vitesse vers le sud,
en privilégiant une route maritime qui, selon Panoramix,
est plus rapide que la route de la soie.
Après avoir traversé la Méditerranée à la rame,
merci, Obélix,
ils arrivent dans le nord de l'Afrique.
Frotte et essore.
Je t'ai dit de m'apprendre le kung-fu.
Frotte.
Et essore !
[soupir]
Oh, non, ça me reprend !
[soupir]
Ça va ? T'es au spectacle ?
Une cervoise, un siège ? Bouge pas, je t'amène ça tout de suite !
Non, je t'amène pas ça ! Qu'est-ce que tu fais, là ?
Comme toi.
Elle sait que tu l'observes en cachette ? Je pourrais lui dire.
Elle est magnifique !
Elle apprend la lessive, sachant
qu'elle aura une vie rude, avec moi.
- Elle se prépare pour sa nouvelle vie. - [rire]
Une princesse chinoise en Gaule, avec des paysans ?
Laisse-moi rire.
Je te dis qu'on est ensemble. Tu me crois pas ? Tu es sourd ?
- Vous êtes pas ensemble. - Si !
Ça fait six mois.
- Ah bon ? - Oh, c'est pas vrai !
Les amis, une bonne fois pour toutes,
Fu Yi et moi, c'est du sérieux. On s'aime, on va se marier.
Oh ! Bah, toutes mes félicitations, Graindemaïs.
Merci, Obélix.
[Obélix] J'adore les mariages. Avec un banquet ?
Évidemment. Tu sais quoi ? Tu seras mon témoin.
[rire] Merci. J'ai jamais été témoin de rien.
Obélix, tu peux arrêter de croire tout ce qu'on te dit ?
C'est agaçant.
S'ils sont amoureux, c'est pas de ma faute.
- C'est vrai. - Ils ne sont pas amoureux.
En attendant, Fu Yi n'est avec personne.
Que le meilleur gagne.
J'ai hâte de voir la tête qu'elle va faire quand je vais lui dire que...
Que t'es pas un vrai Gaulois, un faux blond.
Ouais ? Moi aussi,
hâte de voir sa tête quand je lui dirai que ta moustache...
Ouais, quoi, ma moustache ?
- Ta moustache ! - Ouais ?
Elle est horrible.
- [rire] - Oh, non !
Bah, c'est nul.
Bah ouais, voilà.
- J'y ai été fort. - Mais la moustache.
J'aurais pas dû, mais il me pousse.
[Obélix] Pas la moustache !
- [Graindemaïs] Quoi ? - Mais oui.
C'est pas vrai, il nous balance !
[Graindemaïs] C'est ça, ton copain ?
Ouh, là, elle arrive.
[cris affolés, soupirs soulagés]
- Vous faites quoi ? - Euh, rien, on se...
Si, on cherchait une... une datte. Voilà.
- Pour le mariage. - Ouais, non, pour manger, le fruit.
- Le fruit. - Au mariage.
[Graindemaïs] Non, ici.
- Je suis témoin. - Ah, c'est pas possible.
- [rire] - Il dit n'importe quoi.
- On va y aller. Pardon. - [musique cocasse]
Tu comprends pas quand je te dis de te taire ?
Bonne nuit, M. Je-Sais-Tout.
Bonne nuit, M. J'ai-Un-Nouveau-Copain.
- [rire] - Bonne nuit, M. Je-Mange-Des-Légumes.
C'est bon, les légumes. C'est bon.
Bonne nuit, M. Le-Faux-Blond.
- Bonne... - [Tat Han] Dites-le une fois pour toutes.
Mmh.
C'est lui, ça.
[Obélix] Bonne nuit.
[soupir]
[en chuchotant] Tat Han.
Tu penses que ma mère est encore en vie ?
L'impératrice est la fille du ciel, princesse.
Il ne peut rien lui arriver.
Bonne nuit, M. Je-Suis-Amoureux-Mais-J'Ose-Rien-Dire.
Bonne nuit, M. Je-Dis-N'importe-Quoi. Et On-Me-Voit-Pas-Derrière-Mon-Ventre.
Bonne nuit, M. Je-Dors-Tout-Seul, comme si j'étais un petit insecte.
- Oh ! - Ça suffit !
- Ouais. - [tous] Pardon.
[musique mystérieuse]
Bonjour !
Ça va ? Vous avez fait bon voyage ?
Elle est introuvable. On l'a cherchée trop longtemps.
- [Deng Tsin Qin] Le pays est trop grand. - Bonjour. On est deux.
Vous êtes qui ?
Quand les renforts seront là, je te ferai décapiter.
Voilà, c'est bon. Décapiter, je sais. Vous êtes le monsieur qui adore décapiter.
Toi aussi !
Pas moi. J'ai rien à voir là-dedans.
Il va falloir...
J'ai les boules pour vous.
[musique dramatique]
Jour un.
À la fin du boulier, si la princesse ne s'est pas rendue...
Tous les deux...
Nous avons deux vies.
Et la 2e commence quand on se rend compte qu'on en a qu'une.
Merci à toi.
Ouah !
Ça, c'est une vraie impératrice.
J'adore.
"Nous avons deux vies et elle finit...
"C'est la 2e vie qui commence la...
"Nous avons deux vies
"et c'est quand elle commence que... Merci à toi."
[il continue de marmonner]
[narrateur] Pendant ce temps, César, son immense armée et Ri Qi Qi
ont pris la route de la soie
et progressent à toute vitesse vers la Chine.
Enfin, presque.
- [musique militaire] - [cris]
La route de la soie ?
On est paumés. Vous voulez pas le dire ?
[soldat 2] Versus, c'est quoi, ce chemin ?
On a 9 000 hommes qui sont partis vers le nord.
Je peux pas travailler.
C'est pas possible !
Engagez-vous, qu'ils disaient !
[hennissement]
[musique militaire] [orage]
[César] On passe où ? À gauche ou à droite ?
[Versus] Y a pas papyrus.
- Faut passer à gauche. - Donc, on passe à droite.
Excusez-moi,
ça va durer longtemps, ce gauche-droite ?
À ce train, on sera en Chine à la Saint-Glinglin.
- Pour qui il se prend ? - [Abribus] Ave, Abribus.
Ave, Abribus, sécurité César.
Ave, Abribus, sécurité César.
Abribus, tout le monde te connaît. Alors ? Où est Antivirus ?
Toujours en campagne à Milan. Je lui envoie des pigeons, il les lit pas.
[soupir]
César, je suis là, moi.
C'est pas pareil.
Ah, non, ça, c'est pas du tout pareil.
[César] Qu'est-ce que tu veux ?
Puissant César, Carioca, la cheffe de tes danseuses, demande audience.
Elle a des revendications, le respect, je sais pas quoi.
Je fais quoi, je la cogne ?
Ça va pas ?
[César] Tu la fais rentrer.
Oh, euh, Tapioca !
[trompette]
Alors, Carioca, que veux-tu ?
Ô César, on a reçu nos nouvelles tenues, et qu'est-ce qu'on constate ?
Encore plus courtes, comme par hasard.
Si vous voulez des tavernes,
fallait rester à Rome, ça manque pas.
Je ne les connais pas.
Bah, si, le Palladium ! Derrière le marché.
Et le Sternum. Le Scrotum.
Bon !
Alors, Carioca,
que veux-tu ? Des tenues plus longues ?
Déjà. Et puis, plus globalement,
je pense qu'une réflexion sur la place de la femme s'impose.
Quand on regarde bien,
il y en a que pour les hommes.
Les gladiateurs, des hommes.
Les sénateurs, que des hommes. Les légionnaires, que des hommes.
Les César...
- Que des hommes. - Tu réclames un César féminin ?
[rires]
Tu veux que Rome soit dirigée par une femme ?
Ah, d'accord.
[musique orientale]
[narrateur] Et revoici nos amis,
qui, après avoir traversé le désert égyptien
sous une chaleur étouffante,
arrivent enfin au bord de la mer Rouge
dans la ville de Klysma.
Petit port d'Égypte qui portera plus tard le nom de Suez.
Oui, comme le canal.
Chi, cha !
[Graindemaïs] Si on cherche un capitaine, c'est là qu'on le trouvera.
[Obélix] Regarde, Astérix, la taverne le Petit Lutèce.
[Bibine] ♪ Ose venir la première Me jeter la pierre ♪
[musique douce]
♪ En avoir un dans la peau ♪
♪ C'est le pire des maux ♪
♪ Mais c'est connaître l'amour Sous son vrai jour ♪
- ♪ Et je dis qu'il faut qu'on pardonne ♪ - [Astérix et Graindemaïs chantent]
♪ Quand une femme ♪
- ♪ Se donne... ♪ - Non.
Non, tu la connais pas.
Je la connais bien.
[ensemble] ♪ À l'homme qu'elle a dans la peau ♪
[cri joyeux]
- [applaudissements] - [Graindemaïs] Bravo !
Vous avez vu ? Ça, c'est la Gaule.
J'adore cet endroit.
C'est exactement comme ça que j'imaginais Lutèce.
[homme] Bibine ! Bibine !
Moi aussi.
[cris de joie d'Obélix]
Oh, c'est bon ! Vous êtes gauloise, vous.
Ah, oui, mon beau, une pure et dure.
- Vous êtes ici depuis longtemps ? - Ça fait un bail.
J'avais un cabaret à Lutèce, il faisait son beurre, plein chaque soir.
Mais je m'étais entichée d'un gus.
Une petite frappe voulait faire de moi sa bergère.
Surtout me rincer la marmite.
- [ensemble] Mmh. - Qui a pris son flouze
et qui est venue ici ?
- C'est Bibine ! Ouais ! - [ils acquiescent]
Et qu'est-ce qui vous amène ?
On cherche le meilleur capitaine du coin.
Oh ! C'est lui, là-bas, Titanix.
Il est sûr ?
Titanix, c'est un cador, vous risquez pas le naufrage.
- Merci pour votre aide, Bibine. - [Bibine] Entre Gaulois !
Les clébards, c'est dehors.
- Mais toi, t'as une bonne bouille. - [petit cri]
[musique reggae]
[il souffle]
Nous cherchons un bateau pour aller en Chine.
La Chine par la mer ? Ah, la flemme, trop loin.
Les gars, je vous propose :
une petite visite des criques de Klysma, forfait brochettes, baignade,
- coucher de soleil. - [ding]
C'est pas mal.
Non, mais pour plus tard.
Cette pierre vaut plus que votre bateau.
Fallait commencer par ça.
- Alors ? - [Bibine] Mais vous croyez quoi ?
Que je suis venue me faire racketter ?
Tirez-vous,
ou je sors le nerf de bœuf !
Elle monte en pression, ça sent l'embrouille.
- Un souci ? - [Bibine] Ils sont venus
me faire les poches.
Je vais leur faire une ordonnance.
- Je vais leur montrer ! - [claquements de langue]
Vous êtes légers pour titiller la Gauloise.
Vous lui voulez quoi, à la petite dame ?
Tu parles de léger ?
[rires]
Il est fou, lui.
Princesse, en Gaule,
quand des types de 130 kilos disent certaines choses,
ceux de 60 ne les écoutent pas.
[musique de tension]
[dénégation]
Mmh.
[soupir gêné]
[musique entraînante]
Oh !
[cris d'animaux]
[cri]
C'est un lézard !
[homme] Oh, mon Dieu !
[barrissements]
Ouah...
Qu'est-ce qui se passe ?
[cri]
[cris admiratifs]
Elle est très forte, il l'a beaucoup trop chargée.
Hé, tu me fais goûter ?
- On dira rien. - Pas celle-là.
[soupir] [toux]
[Astérix] Tu veux lequel ?
Allez, je prends le plus grand, voilà.
[musique cocasse]
Messieurs.
[rire]
- [fracas] - [cris étonnés de la foule]
Je n'ai pas le droit d'en boire, je suis tombé dedans quand j'étais petit.
Du coup, ça va faire moins mal.
- [explosion] - [cri affolé]
[musique épique]
[Graindemaïs] Imagine une amphorette où on peint deux petites ailes.
À l'intérieur, on met un peu de potion, de quoi foutre un coup de fouet.
Nous, on vend ça en boisson revigorante.
J'ai pas encore le bon terme, mais je vais le trouver.
À Rome, avec toutes les orgies,
les jeunes qui dansent jusqu'à pas d'heure,
on ferait un malheur.
[Titanix] Hé, moi, je suis ton homme. Transport, tac, tac !
- Qu'est-ce que vous faites ? - C'est du tai-chi.
Une technique ancestrale chinoise pour recharger son corps en énergie.
C'est fou qu'on se rencontre maintenant.
Dans ma vie, je prends un virage qui correspond à votre culture.
L'équilibre, l'alimentation, les énergies, tout ça.
On est connectés, nous deux.
[rire timide]
[il souffle]
- C'est fini ? - Maintenant, la méditation.
- Génial ! - Sans parler.
[en chuchotant] Elle est jolie.
Mais c'est vous ?
Oui. C'est un cadeau de ma mère.
Qu'est-ce qu'elle doit vous aimer.
[musique triste]
Quand on me l'a offerte, j'ai même pas souri.
Vous inquiétez pas, princesse. Je vais la délivrer, moi, votre mère.
Je suis là pour vous.
[Graindemaïs] Excusez-moi.
"Nous" sommes là pour vous. Et certains, même, étaient déjà là pour vous
depuis le début de l'aventure.
Pardon, excusez-moi.
Princesse.
[musique douce]
Vous faites quoi ? Non, non, vous avez mis deux boules.
- Non. - Remettez-en une. Si, deux.
Remettez une boule. Et me carottez pas sur les boules.
Ça me rajoute de la prison.
[rire] Euh...
À ce propos, vous avez pensé à...
ma petite proposition ?
Eh ben, elle va être dure, cette négo.
Après, les négociations difficiles, j'en ai l'habitude.
- Épidemaïs ? - Oui.
Si un jour, on sort d'ici,
vous aimeriez continuer à faire du commerce en Chine ?
- Ah, oui, ça... - Alors, taisez-vous !
On nous a enfermés ensemble pour me torturer.
Vous y allez un peu fort.
C'est peut-être juste...
le destin qui nous a réunis.
Le mektoub, comme on dit chez nous.
Vous êtes très belle quand vous êtes agacée.
- [musique dramatique] - [soupir]
[capitaine] Ah !
[grognement]
Oh là là ! [rire]
[soupir]
Messieurs, sur cette mer Rouge, finies, les mauvaises rencontres.
Parce que les prédateurs, ici, c'est qui ?
- [tous] Nous ! - [capitaine] Voilà !
- [rire] - [sifflement]
Bateau en vue !
Merci, Vigie Pirate !
- De rien. - [capitaine] Allez !
Ce riche navire ne nous échappera pas. Ce soir, on dort dans la soie !
[acclamations]
[rires]
[balbutiement] Les Gau-Gau... Les Gau-Gau...
Les Gaulois ?
[en hurlant] Les Gaulois !
[musique entraînante]
Coucou !
Ouh, les copains !
Non, non, non, non ! Non !
Pas les Gaulois !
- [capitaine] Pourquoi toujours nous ? - [pleurs]
Y a pas que nous.
Bonjour. Faisons comme si vous nous aviez pas vus ?
Mais on vous a vus, alors bon.
C'est pas faux.
[rire triste] Allez, sortez les défenses ! Allez !
[capitaine] Oh, une peinture toute neuve !
Attention, quand même !
[rire]
- Bah, oui. Si tu crois que ça m'amuse... - [soupir]
Non, non, attendez.
Je vous montre comment on se bat en Chine.
- [cris] - [musique rythmée]
On fait quoi, capitaine ?
[il hésite]
Je le sens pas trop.
On y va quand même. À l'attaque !
[cri]
Non ! Non ! Hé, ho ! Non ! Vous y allez !
Michel, tu y vas ! Michel, non ! Michel !
[cris]
Aïe ! Aïe ! Aïe !
Oh, ça se voit qu'il a mal.
[cris]
Elle a combien de pieds ?
Laissez-moi passer derrière. Oh là là !
Désolé, mon capitaine.
- Tu vas où ? - Je veux partir comme un prince.
- Non ! - [cri]
Attention, derrière vous !
[cri d'attaque]
[capitaine] Oh, non !
[fracas]
Calme-toi ! Elle est folle, elle !
[cri d'attaque]
[fracas]
[glougloutement]
[musique : "Say You, Say Me", Lionel Richie]
[capitaine] Compagnons, la version officielle de ce naufrage :
on a croisé une tornade chinoise. [soupir]
[musique mélancolique]
Je peux ?
- Oui. - [petit rire]
[Obélix siffle] C'est beau, hein !
Je voulais vous dire,
vous vous battez drôlement bien.
Merci.
Et vous, alors, vous ne prenez jamais de potion ?
Non, j'ai pas le droit.
Ça peut être dangereux, qu'ils disent. La dose de trop.
Mais j'aurais tant aimé ressentir encore au moins une fois cet effet.
[musique douce]
[musique mystérieuse]
[cri de loup]
[musique douce]
[rire]
[Obélix] Ouah !
[soupir]
- [cri affolé] - [grésillement]
Obélix ?
[explosion]
Maman !
[grésillement]
C'est une sensation extraordinaire.
Ça pétille dans la tête,
puis dans tout le corps. Un peu comme tomber amoureux.
[musique douce]
[rire]
[musique militaire]
[narrateur] Après avoir enfin retrouvé leur chemin,
César et sa puissante armée ont traversé la Perse,
les montagnes de l'Inde, les steppes mongoles,
et atteignent enfin les portes de la Chine,
où le terrible Deng Tsin Qin peaufine son plan machiavélique
pour conquérir les six royaumes.
[trompette]
Ave !
- C'est ici, la guerre ? - Prince Deng Tsin Qin.
Je vous présente...
Jules César. En personne.
Je sais, ça impressionne. On respire.
Vous verrez, ça va bien se passer.
Où sont tes rebelles ? Tu as du mal à les contrôler ?
La guerre est un métier. Tu as raison de faire appel à des professionnels.
C'est pas un peu compliqué ?
Bah, non.
Nous suivons les conseils de Sun Tzu, le plus grand stratège chinois.
Et son Art de la guerre.
"T'as l'air hagard", non ?
[rires]
Les bonhommes, ouvrez vos mirettes,
parce qu'avec nous, ça va être vite plié.
Allez !
[en latin]
[César] Exactement.
[le scribe tape un rythme]
- Il est pénible, lui. - C'est un malade.
Un prétentieux. Cancer 1er décan, les plus débiles.
Mmh ?
Je ne m'y attendais pas. Je vais dormir, je suis décalé.
[soupir]
[musique dramatique]
- [César] Biopix ! - Mmh ?
Nouveau chapitre. Après César le séducteur,
César le stratège.
Attends, je change de rouleau et je suis à toi.
- [César] Casque ! - Quintéplus !
Glaive !
[la musique s'arrête]
C'est quoi, ça ?
- La dernière fois, tu t'es blessé... - Ça va !
On a des nouvelles d'Antivirus ?
[Abribus] Il est là,
puissant César.
[César] C'est parti !
[ils tapent sur le rythme de "We Will Rock You"]
Tout le monde !
[tous] Anti, Antivirus ! ♪
Ça me fout les poils.
Moi, pareil.
[tous] Anti, Antivirus ! ♪
[cris d'attaque]
["Anti, Antivirus" sur le rythme de "We Will Rock You"]
[effort]
[cri]
[cris]
[cris]
[gémissement]
[cri]
[tous] ♪ Anti, Antivirus ! ♪
Antivirus, je t'aime !
♪ Anti, Antivirus ! ♪
[cri]
♪ Anti, Antivirus ! ♪
[gémissement]
Antivirus, tu perds ton sang-froid. [rire]
Faut pas pousser, ça fait mal.
Vous vouliez Antivirus.
Je vous ai donné Antivirus.
Maintenant, retournez à vos courses de chars.
[acclamations]
Pourquoi parler quand on peut voler ?
[musique mystique]
[acclamations]
[César] Une promenade de santé.
[musique asiatique]
Dans quelques jours, je serai le maître de la Chine.
J'aimerais presque être à votre place et découvrir pour la 1re fois
la puissance romaine.
Veni, vidi, vici.
- [César rit] - Alors, là,
César, je me régale, je note tout tel quel, je touche à rien.
- On est mal assis. On mange comme ça ? - Ouais.
- Ils savent pas recevoir. - Non.
[raclement de gorge]
Et Antivirus, il n'est pas là ?
Euh... Il dort.
Comment ça ?
Mais moi, je suis là.
- Mais c'est pas pareil. - C'est pas pareil.
[Ri Qi Qi] Ô César,
il te reste un dernier royaume à conquérir.
- Ça va être plus compliqué. - [soupir]
Nos victoires ont fait grand bruit,
et les Deng sont coriaces.
Très bien. Nous verrons lequel est le plus dingue.
[rires]
Ça me fait pas rire. Le père Fu Deng est mort cet hiver.
Il laisse
un héritier, Du Deng, 20 ans, obligé de se cacher sous un masque
à cause d'une malformation.
- L'homme au masque de bambou. - [musique dramatique]
[Perfidus] Un deuil. Bientôt une raclée.
Ça va pas être leur année.
- [rires] - [César] Mais d'ailleurs,
tu es pas un peu Deng, toi ?
Non, je suis un Qin. Deng, c'est mon prénom.
Oui, mais...
Tu es un peu dingue, non ?
- Hein ? - [il tape]
[claquement]
[musique de tension]
Je n'ai pas compris ta motivation à me demander de l'aide
pour t'évincer de ton royaume.
Qu'est-ce que tu as à y gagner, toi,
Deng Tsin Qin ?
Tu n'envisagerais pas de me faire une césarienne
pour ensuite te débarrasser de moi ?
Non ! Jamais je ferais une chose pareille !
Ah oui ?
Moi, je l'aurais fait. [rire] Et je me serais pas gêné !
- [rires] - Il est bon, il est bon !
Dis-moi, ô César.
- Mmh. - [Deng Tsin Qin] Sais-tu
que Cléopâtre est très respectée ici en Chine ?
[Ri Qi Qi] Oui.
Elle a tant fait pour la défense et la préservation des pandas...
Elle est comment dans la vie ? Sympa ?
[musique douce]
Je retrouve enfin mon pays.
Vous sentez le bambou, l'eucalyptus et le gingembre ?
Vous embêtez pas, ils connaissent même pas.
Par contre, moi, je les sens, et... quel doux parfum !
Titanix. Tu vas rentrer directement en Égypte ?
Je veux aller tout droit, jusqu'à mon point de départ,
prouver que la Terre est ronde.
[rires]
[musique intrigante] [brouhaha]
[Graindemaïs] Alors ?
- J'ai dit qu'on reviendrait, princesse. - Chut !
[musique inquiétante]
Tat Han, comment va-t-on retrouver ton maître, ici ?
C'est lui qui va nous retrouver.
C'était quoi ?
Rien.
[rire] C'est un ami à toi, le petit chauve ?
Pourquoi tu me dis pas, si c'est rien ?
Mon maître Ban Han nous attend ce soir dans une auberge où nous dormirons.
Il suffisait de le dire, au lieu de faire des mystères.
J'ai plus faim, moi !
[gémissement]
Bah, alors ?
Je l'ai jamais vu comme ça !
Après, je pense que c'est la fatigue. C'est le décalage, le choc des cultures.
- Je peux te parler franchement ? - Mmh.
On est pas très copains, toi et moi. Je te déteste, et c'est réciproque.
Mmh.
Mais là, c'est très tendu entre vous deux. Ça commence à tendre tout le monde.
- Ah bon ? - Oui.
Moi, j'ai quelque chose pour vous deux, et...
franchement, je pense que ça peut vous faire le plus grand bien.
[Astérix] Obélix, faut que je te parle.
[Obélix] Je t'écoute.
T'as compris qu'une très belle histoire s'écrivait entre la princesse et moi.
Ah bon ?
Bah, oui !
Et je pense que ce serait plus simple si...
elle venait s'installer chez nous au village.
D'accord.
Bon, tu sais, toi et moi, on vit ensemble depuis très longtemps.
Maintenant... on a jamais dit que c'était pour la vie.
Et comme au départ,
c'était la hutte de mes parents...
Bah...
Tu voudrais que j'aille vivre ailleurs ?
Oui. [soupir]
Oh, Astérix ! Tu peux pas savoir comme je suis soulagé !
Je voulais partir, mais je savais pas comment te le dire.
[Obélix souffle]
- Ah bon ? - Mmh.
Moi aussi, je suis amoureux.
T'es amoureux ?
[en chuchotant] De Tat Han.
[rire]
De Tat Han ?
[Astérix] Notre Tat Han ? T'es pas sérieux ?
Obélix, Tat Han ?
Pourquoi tu rigoles ?
Rien. Je suis surpris.
Que je sois amoureux ?
Mais non, mais Obé...
Non, il y a pas de "Obé". Il y a plus de "Obé" !
C'est drôle ?
J'ai pas le droit d'être amoureux ? J'ai droit à rien !
Arrête ton char, il y en a que pour toi.
- Pas que pour moi ! - Si !
- Non ! - [aboiement]
Obélix peut pas prendre de potion, il a pas droit à l'amour.
Le pauvre Obélix qui a pas le droit de boire de potion.
Oh, le pauvre Obélix !
Mais j'ai même plus le droit de rôtir mes sangliers dans ma propre hutte.
[Obélix] Ah non !
Pas la mienne. Celle des parents d'Astérix.
Bah, oui ! Faudrait manger des fruits et des légumes !
Mais pourquoi je voudrais qu'on en mange ?
Pour toi ! Pour que ça te fasse du bien !
Ne dis pas le mot. Ne dis pas le mot !
- Parce que tu es gros ! - Non !
Je suis enrobé !
Mais moi, au moins, je suis fort.
Ah, voilà, merci !
Tu crois que c'est facile pour moi d'être le plus faible ?
De dépendre d'une gourde ?
C'est bien fait !
[Obélix] Je l'ai dit.
[bruissement]
Aiguilles bien travailler, faire sortir tensions.
Libérer parole.
[rire]
[brouhaha]
- Oh, des Romains. - Non, Obélix !
Quoi encore ?
Faut pas compromettre l'identité de la princesse.
[Astérix] César en Chine ?
Ce traître de Deng Tsin Qin nous a vendus aux Romains.
[gong]
[mercenaire] Pause information !
Peuple chinois !
Le prince Deng Tsin Qin et Jules César
ont la joie d'annoncer l'exécution publique
de l'impératrice déchue.
[musique dramatique]
La décapitation aura lieu dans sept jours, au coucher du soleil.
Un wok dînatoire sera prévu.
Places limitées. Il est conseillé de réserver.
J'ai pas eu l'info.
- Le papyrus ? - Non.
- T'es pas dans le groupe ? - Vous m'y mettez jamais.
Je suis la princesse Fu Yi ! Personne ne touchera
à la fille du ciel, Sa Majesté l'impératrice, ma mère !
- Arrêtez-la ! - [cris affolés]
[homme] Pardon, pardon.
Allez, mon toutou.
C'est parti !
Celui qui touche à un cheveu de ma future épouse,
je vais lui faire très mal !
J'ai vraiment dit ça ?
[tintements de lames]
Euh, attendez, temps mort, temps mort, pause.
[Astérix] Deux secondes.
J'arrive tout de suite.
[soupir] C'est pas vrai.
- [musique mystérieuse] - [cris d'animaux mêlés]
- On peut y aller ? - J'étais aux toilettes.
Bah, oui.
Oui, on sait où t'étais.
[musique de tension]
[cris]
[Obélix] Ouh, le Romain !
[fracas]
[cris]
Essore !
[musique épique]
[musique de tension]
[il râle]
Ça, alors...
- [cri] - [musique : "Kung Fu Fighting"]
[cri]
L'acupuncteur m'a dit de rester tranquille deux jours.
Au prix où on est payés.
Ouais.
On s'est pas vus ?
- On s'est pas vus. - Hé !
[cris]
[gémissement]
[cris]
[gong]
[sifflement]
[fracas]
[long hurlement]
Hé ! T'as vu comme je l'ai envoyé loin, lui ?
J'ai vu. De toute façon, tu sais, c'est toi, le plus fort.
[Graindemaïs] Qu'est-ce que tu fais ?
[cris enthousiastes]
- Quelle complicité ! - Allons-y, faut pas rester.
Allons-y, c'est pas prudent de rester.
- Un souci ? - Mmh.
Je sais pas. T'es encore sous l'effet de la potion ?
Je sais pas, essaie, pour voir.
On en reparlera.
Mmh, quand tu veux.
- Bouh ! - [petits cris]
[musique militaire]
Halte !
[cris]
[sifflements lascifs]
Qui a sifflé ?
[musique sombre]
[musique militaire]
[César] Je pars en guerre.
Je risque ma vie. Et elle, rien.
Pas un message, pas de nouvelles. Même pas un papyrus ou un pigeon.
Ah, mais il faut se ressaisir, là !
On était en pleine fougue, en pleine la rage de vaincre,
là, je vois plus rien.
[Abribus] C'est vrai.
Tu lui as envoyé un message ?
Non, on a dit pas de message. Non, on reste de marbre, on fait rien.
On la laisse mariner, comme un poulpe.
Il reste à sa place, le délicat !
Qu'est-ce que tu dis, le vigile ?
Abribus ? Aquarium avec de l'eau qui passe dans la tête, oui.
Tu te prends pour Antivirus ? Tu lui arrives pas à la cheville.
[il lui parle en galicien]
[Biopix] César.
Qui porte la toge à la maison ? Hein ? C'est qui, le patron ?
- Bah, c'est moi. - Quelqu'un a entendu ?
C'est qui, le patron ?
[soupir] C'est moi.
Ah, voilà !
Je te retrouve, là, c'est Jules César. Notre champion, le numéro un !
Alors, j'ai un message à envoyer.
Qu'elle prenne ses malles et ses trucs.
Et elle rentre en Égypte, de profil ou de face, on s'en fout, elle dégage !
T'as raison. Note.
- Ah ! - [musique douce]
Cléo... Non ! Cléopâtre.
Oui, c'est ça !
À mon retour, je veux voir mon palais vidé de tes bandelettes.
- Mmh. - À partir d'aujourd'hui,
tu sais qui porte la toge à la maison.
[Biopix] Voilà.
À bon entendeur. Ave.
[Biopix] Voilà !
Ça, c'est du César d'honneur, ça, c'est magistral.
Ah, la reine d'Égypte...
- La reine des truffes, oui ! - [musique entraînante]
[rire] Et ils sont où ? ♪
Et ils sont où, les Égyptiens ? ♪
- T'envoies. - Oui.
[roucoulements]
Pigeon, pigeon.
Oh ! [rire]
[il parle en galicien]
Oh, ça fait peur.
[il parle en galicien]
- [musique cocasse] - [bêlement]
[rire]
[il parle en galicien]
[roucoulement]
[il parle en galicien]
[envoi de mail]
[notification]
[il roucoule et vibre]
Oh, c'est Cléopâtre.
- Déjà ? - [le pigeon roucoule et vibre]
Bah, lis-le-moi !
[il marmonne]
- [il marmonne] - Je comprends rien. Je comprends pas.
Euh...
"Je tiens à m'excuser pour mon comportement.
"Je suis allée trop loin."
Ça, c'est sûr. Euh...
"Quatre mois sans te voir et je ne rêve que de te retrouver.
"Je t'attends à Rome, reviens au plus vite.
"Ta Cléo qui t'aime."
Il faut arrêter le pigeon !
Annulez le pigeon !
- Vite ! - On annule pas comme ça.
- Quand c'est envoyé, c'est envoyé. - Je cogne ?
Tout le monde dehors !
J'ai dit "tout le monde".
[musique : "Le diro parole blu", Christophe]
[roucoulement]
[bisou]
[Cléopâtre rit]
[flatulence]
[grognement]
[sanglots]
Cléo...
[grincement]
Vous avez faim ? Il y a des fruits.
- Mais enfin. - Quoi ?
Ce sont des offrandes.
- Pardon, j'avais... - [on frappe]
- Chut ! - [musique de tension]
Attendez. Monsieur, faut pas rester là. Allez, bonne soirée.
Bon courage.
C'est rien, c'était un mendiant.
[musique mystique]
Maître Ban Han.
Oh, pardon.
Euh, toutes mes excuses,
monsieur Ban Han...
[Tat Han] Maître Ban Han est
un ermite qui se consacre à la méditation. Il a fait vœu de pauvreté absolue.
Bravo pour votre serment. Je sais pas comment vous faites.
Personnellement, moi, j'y arriverais pas. Mais, du coup,
laisse-moi vous débarrasser.
Essaie de reprendre ta pièce,
petit scarabée !
[tintement]
[Graindemaïs] Bah, c'est...
C'est très facile, vous êtes aveugle.
Ne présume jamais qu'un homme ne voit pas parce qu'il est av...
- [cris] - Tu l'as vue venir ?
[rire]
Voilà !
Il a voulu jouer !
Laisse !
Petit scarabée !
Non, monsieur, je suis là.
[Ban Han] Oui. Tu es vif
comme le cobra.
Bah, oui, Ban Han.
On peut peut-être passer aux choses importantes.
[musique mystérieuse]
- [rires dans les airs] - Par Toutatis.
[Ban Han] Deng Tsin Qin sème la terreur dans tout le pays.
- [grésillement] - [Ban Han] Non !
[soupir] C'est très tentant.
Je vois un vieux temple abandonné.
[Ban Han] C'est celui de Xuan.
Sa Majesté l'impératrice est retenue prisonnière.
Après l'avoir délivrée, vous devrez vous rendre au plus vite
au palais des Deng,
avant que César ne s'empare de ce dernier royaume.
Vous allez rencontrer
le hideux,
le disgracieux,
l'immonde prince héritier.
Du Deng,
l'homme au masque de bambou.
[aboiement]
[charabia]
N'aie pas peur, c'est pour de faux.
Bonne chance.
C'est ici
que nos chemins se séparent.
Grand maître. Euh, vous avez fini avec la boule ?
Oui.
[grésillement]
Non !
[explosion]
[Graindemaïs] Oh, la vache !
Eh bah, voilà, vous l'avez cassée.
Il vous a dit de pas toucher.
[porte]
Il a raison !
Hé !
Fallait pas toucher.
[explosion]
[en chuchotant] Pourquoi t'as touché ?
[musique mystérieuse]
La princesse Fu Yi ?
- Elle est avec deux guerriers. - [fracas]
[rires]
La princesse Fu Yi !
Tu l'as vue ? Elle est suivie
de deux guerriers à la force surhumaine. Avec un petit chien.
[aboiement]
[musique d'action]
Bah, oui, mais bon...
[centurion] Vous attendez quoi ? Ramenez-les-moi !
- [Obélix] Astérix ! - Quoi ? Mais cours !
- Astérix ! - Quoi ?
- Pourquoi on court ? - Pourquoi ?
- Je veux pas me battre. - Pourquoi ?
Ni prendre de potion devant la princesse,
marre de passer pour un nul !
[soupir]
Venez, j'ai négocié un pousse-pousse.
Allez, viens !
Dépêche-toi !
- [Astérix] Dépêche-toi ! - Ho, hé, hein, ho !
[cri plaintif d'Idéfix]
Princesse.
Il fait exprès.
[inspiration] [cri]
[musique rythmée]
[cri plaintif d'Idéfix]
[musique mystérieuse]
Oh, Tat Han !
[gémissement]
- Ah, ouais, quand même. - Ouais.
[Épidemaïs] Bon...
Encore une boule
et on est définitivement perdus.
Du coup, c'est notre dernière nuit, et...
je me disais que...
peut-être... pour pas nous oublier...
- Majesté ! - [cris affolés d'Épidemaïs]
Elle m'a fait peur.
Majesté, on va vous libérer.
C'est qui, ça ?
[musique d'action]
- Reculez ! - Oui, reculer...
[Obélix] Tat Han !
[Astérix] Ça va ?
Pardon.
[fracas]
[musique dramatique]
Lève-toi.
Allons-y.
Sautez, on vous rattrapera.
Quoi ? Ça va pas ou quoi ? Je vais pas partir maintenant !
Ça fait des mois... J'ai jamais lâché une négociation.
Et là, le garde,
je suis à deux boules de l'avoir. Allez-y sans moi, je vous rejoins.
Vous êtes sûr ?
- Ouais. - [impératrice] Bon.
Comme vous voudrez.
Prenez soin de vous.
Attention à votre tête.
Ah ! Vous avez peur pour moi, là ?
Vous voyez ? Vous êtes encore
plus belle souriante qu'énervée.
Oh, elle est impressionnante !
- [effort] - Merci.
[musique d'action]
Mère !
Quelle joie de te retrouver.
- Ouah. - Ma Tat Han.
- [garde] Alerte ! Ils s'échappent ! - Fuyons !
[respirations haletantes]
- [Graindemaïs] Où ? Où je vais ? - [Astérix] Chut ! Chut !
Attendez.
- On les a semés. - [impératrice] Amis gaulois,
merci de votre aide.
- Avec plaisir, Votre Majesté. - Majesté.
Bon, comme on me présente pas.
Graindemaïs.
Je sais pas si vous vous souvenez, on s'est vus au marché.
Eh oui ! [rire]
La vie est pleine de surprises.
- Problème d'attention. - [impératrice] Fu Yi.
Pars avec eux rencontrer les Deng.
Obtiens leur soutien. Moi, de mon côté,
je vais tenter de rallier notre armée et nos fidèles. Tat Han, tu m'accompagnes.
Je vous ferai honneur. Vous pourrez être fière de moi.
Je suis déjà fière de toi.
[impératrice] Tat Han.
[petit rire]
[cris enthousiastes]
Ça va mal finir.
[rire]
[musique douce]
Tat Han.
Tat Han a un coup de cœur pour Obélix.
Obélix aussi.
Il y a trop de coups de cœur, dans cette aventure.
Bon, allez, on y va.
Obélix, allez, viens.
[musique douce]
- [César] C'est de l'alcool de quoi ? - [Deng Tsin Qin] De riz.
Le raffinement, c'est pas votre point fort.
C'est costaud, mais c'est pas si mauvais que ça.
Puis ça détend.
L'alcool de riz.
Je devrais en ramener pour les soirées de dispute avec maman.
Tu vois,
moi, dans des moments comme ça...
[soupir]
Bah, elle me manque.
C'est quoi, cette musique ?
Ils sont combien ?
Quatre et une chanteuse.
- Tu emmènes tes musiciens ? - Ouais.
C'est pratique.
Ça me permet d'emmener toute la musique que j'aime.
- Tu la connais, celle-là ? - Bah, oui, quand même.
- Ça, c'est de la musique, ça. - Mmh.
C'est autre chose que vos... [il imite la musique chinoise]
[il renifle]
Amore...
[gémissement] Hop, hop, hop ! Tu fais quoi, là ?
- Je t'ai pris pour ma femme. - Non, pas moi.
[César] Tu sais,
ça m'a redonné l'envie d'avoir envie, ton breuvage.
Je vais devenir le nouvel empereur de Chine.
Et ça, la mère Cléo, elle va pas s'en remettre.
Demain matin, à l'aube, on va se faire voir chez les Deng.
[soupir]
Ouah.
[musique majestueuse]
[Astérix] Obélix, ralentis, on sort bientôt !
- [Fu Yi] Oui, c'est la prochaine ! - [crissement de pneus]
[narrateur] Encore une fois, grâce à Obélix,
nos amis arrivent avant l'armée de César au palais du prince Du Deng,
l'homme au masque de bambou.
Pour ceux qui suivent.
Je suis To Fu.
Conseiller du prince régent Du Deng !
Qu'est-ce qui me prouve
que vous êtes réellement la princesse Fu Yi ?
Vous avez ma parole. Je suis la fille de l'impératrice.
Malheureusement, votre parole ne me suffit pas.
- [respiration] - Vous pourriez être une espionne
à la solde de Deng Tsin Qin !
Hein ? Non !
La pièce !
[Astérix] La pièce !
[musique dramatique]
Cette pièce vous fera-t-elle enfin vous incliner ?
Oh.
[To Fu] Toutes mes excuses, princesse Fu Yi.
Nous devions rester prudents.
Son Altesse le prince
Du Deng !
[grognement]
[musique de tension]
[Obélix marmonne]
[Graindemaïs] Tu fais quoi ?
Retourne-toi, regarde. Ça se fait pas,
- on est chez lui. - [Obélix tremble]
[musique : "Say You, Say Me", Lionel Richie]
Princesse Fu Yi. Je suis le prince Du Deng.
Nous sommes à votre service.
On se rallie à votre mère, notre impératrice.
[elle balbutie]
Merci, prince... Pardonnez-moi, je perds un peu mes mots.
C'est ma faute. Ma chevelure vous effraie.
Au contraire, ça vous va très bien.
- Vous êtes la première à me dire ça. - J'avais envie de le dire.
C'est ce qu'on appelle un coup de tonnerre.
Des semaines de travail pour rien.
On a basculé en friendzone.
Bon, on y va, là ?
On a un pays à sauver, non ?
[musique dramatique]
Faut être dingue pour construire un palais dans une cuvette.
Aucune issue.
Coincés par César, ça va être rapide.
Et voilà, c'est parti ! Va falloir encore jacter.
Je suis la princesse Fu Yi !
Soumettez-vous à la seule impératrice de Chine.
[rires]
[Deng Tsin Qin] Fu Yi. On va enfin pouvoir se marier.
N'y compte même pas ! Tu vas regretter tes actes, Deng Tsin Qin.
[César] Ouh...
- Ça va pas être facile. - C'est pas le coup de foudre.
- J'ai une question à te poser. - [Biopix rit]
Combien êtes-vous ?
10 000.
Non, parce que nous, nous sommes 80 000 !
[acclamations]
C'est l'expérience. Je n'ai aucun mérite, j'ai jamais perdu.
Ah, tu es merveilleux.
Vous avez mal compté, princesse.
C'est 10 000 plus deux. Si vous avez encore besoin de moi.
Coucou, Jules !
- [Obélix] C'est nous ! - Les fous.
[Du Deng] Pas plus deux...
- Plus trois ! - [Ri Qi Qi] Oh !
L'homme au masque de bambou !
[Deng Tsin Qin] Le pauvre.
- Il est blond. - Je trouve pas ça moche.
[Graindemaïs] Plus quatre !
Je suis l'homme aux pieds de plumes !
Qu'est-ce que c'est ?
Basta cosi.
Pourquoi parler quand on peut courir ?
[cri d'attaque]
- [musique rock] - [acclamations]
[cri de douleur]
- [Antivirus] Mamma mia... - [huées]
Il est parti à froid, aussi, là. Quelle buse !
- J'ai dit "chargez" ? - Bah, non.
[soupir]
Bah, changement.
- Changement ! - [trompette]
[soldats] Antivirus !
Antivirus !
- Antivirus ! Antivirus ! - [vuvuzela]
[les soldats scandent "Antivirus"]
[cris]
[bouchon qui saute]
[cornemuse]
[soupir]
[gémissement]
[soupir]
[Graindemaïs] Astérix, moi aussi.
Il y en a pas pour quatre.
[il le singe]
Oh, les tricheurs !
Ça va pas suffire.
Chargez !
- [acclamations] - [musique d'action]
[cri]
- [cris] - [aboiements]
- Oh ! - Ouais ?
Bien sûr.
[aboiement]
[cris]
[grognement]
[cris]
Aide-moi.
Chut, on va se faire...
On va se faire gauler.
Gauler ! La Gaule. [rire]
[cris]
Je peux y aller, là ?
Oui, oui.
Archers !
[Deng Tsin Qin] Préparez !
Armez !
Tirez !
Deng Tsin Qin, empereur de Chine ! [il rit]
[musique mystérieuse]
Flèches !
[cri affolé]
Mais t'es sérieux, là ?
Me juge pas. Ah !
Ça y est, je le sens.
Ah, je sens que ça monte, là. [rire]
C'est fou !
[il souffle]
C'est tout ! C'est tout ? [il grogne]
Non ! C'est pas vrai, bah, c'est nul !
[un soldat crie]
- Ça sent la victoire. - Ça sent la victoire.
Un parfum particulier ?
Ça intéresse le lecteur, ces détails ?
Ça le met dans l'ambiance.
Ça sent le laurier, alors.
Excellent. Ah, excellent !
[musique dramatique]
[cri]
[cri]
[rire]
[cris]
[rire]
[cri]
[musique douce]
Merci.
De rien.
[soldat] Aïe !
Même fâchés, je t'aiderai.
- Je sais. - Je te défendrai.
[cri]
Je sais.
Parce que tu resteras toujours mon copain.
Je sais.
Pardon, Obélix.
[Fu Yi] Astérix ! Obélix !
- [musique dramatique] - [bataille]
[Obélix grogne]
Obélix, arrête !
Arrête.
[rire]
Avant de mourir...
Je voulais vous dire une chose.
- [musique douce] - [une armée approche]
[musique épique]
Regardez !
[narrateur] Alors que tout semblait perdu, l'impératrice est là.
Suivie par son armée et son peuple tout entier.
Ils sont tous venus.
Tous l'ont suivie sur les routes de l'empire du Milieu
pour rejoindre à pied le lieu de la bataille finale.
- [les boucliers tombent] - Bah.
[musique douce]
- C'est quoi, ça ? - Je sais pas trop.
Mais ça sent moins le laurier, d'un coup, là.
On est plus sur du sapin. [il rit]
[raclement de gorge]
César !
Je suis l'impératrice de Chine.
Je vous ordonne de quitter mon empire !
- [rire] - Jamais !
Quel caractère ! Elle me rappelle quelqu'un.
Votre Majesté.
Plutôt que de vous emporter et tout gâcher,
peut-être pourrions-nous envisager une alliance.
Quand le nuage passera devant le soleil,
mon armée vous réduira en poussière.
C'est quoi, ça ? Encore un proverbe de chez vous ?
Non, non, c'est en direct. Ça se passe maintenant.
[musique dramatique]
Vous êtes combien ?
Il va la refaire.
Un million.
[la musique tourne court]
Ah, ça marche moins bien, du coup.
[soupir]
C'est pas tout, mais je suis pas d'ici.
Je retourne à Rome. On se tient au courant ?
César ! Tu vas pas nous laisser comme ça. Ils sont un million.
C'était pas ma guerre.
[trompette]
Je peux pas partir comme ça.
[il siffle]
[César] Cabrade !
Cabrade ! [claquement de doigts]
[il roucoule et vibre]
Elle est dure, cette journée.
Elle est dure.
Allez.
Ouais !
- [musique majestueuse] - [cris de joie]
Ouais !
Ouais !
[petit rire]
Ouais !
[narrateur] Ben, ça fait plaisir.
[musique douce]
Et nous voici de retour en Gaule.
Non pas seulement pour le banquet habituel de nos amis,
mais aussi pour célébrer une cérémonie gallo-chinoise.
[applaudissements]
Attention ! L'impératrice, elle va parler.
Valeureux Gaulois,
vous avez ma reconnaissance éternelle.
[chef] C'est un honneur, Votre Majesté.
C'est moi qui ai insisté pour qu'on vous aide.
[impératrice] Nous avons fait ce long voyage
pour célébrer une très belle union.
[musique douce]
C'est mon cousin, Remix.
Spécialiste en musiques du monde.
C'est mon cousin, il est à moi. À moi. Pas à toi, c'est à moi.
Chut !
[cris étouffés]
[chef] On est un peu pareils,
tous les deux. On est chefs.
Vous m'enlèverez pas l'idée que le pouvoir, ça isole.
On est d'accord, non ?
Et... et... j'ai pas fini.
Et que derrière chaque grand homme, il y a une grande femme.
Sans Bonemine, je suis rien. C'est elle qui porte le bouclier.
Je te dérange pas ? Tu passes une bonne journée ?
Hein ? On règlera ça à la maison.
- [elle fulmine] - Mais Mimine !
Excusez-moi, juste une mise au point conjugale.
Mimine ! Mimine !
[soupir] J'ai cru qu'il partirait jamais.
[il rit]
Quand vous avez quitté la cellule, j'ai retrouvé ma tête.
Mmh.
En revanche, j'ai perdu mon cœur.
Voyons, voyons.
Et alors, il est où, mon petit cœur ?
Graindemaïs, t'as vu ?
J'ai pas fait la sieste en prison.
[rire gras] Très classe.
[aboiements]
Hé ! Encore une assiette.
Non, un plat. Un grand plat. T'en veux ?
- Non. Je vais pas craquer maintenant. - Je suis bête.
Ça te manque toujours pas ?
Non, pas du tout.
Franchement. Rien que l'odeur, ça me dégoûte.
Ce qui me manque, c'est le geste.
Tu vois ? Dès que t'as bu une cervoise, là, c'est compliqué.
Bonjour, Obélix.
Bonjour, Falbala.
Je te dérange ?
- Non. - [Falbala] Bah, si,
je te dérange. Depuis ton retour, tu ne me regardes plus.
C'est vrai, ce qu'on raconte ? Toi et Tat Han ?
C'est pas sérieux ?
Une relation à distance n'a pas de sens.
Franchement, elle là-bas, toi ici. Mais moi, je suis là.
J'attends depuis des mois, à me faire un sang d'encre.
Et toi, tu tombes amoureux ?
Tu m'aimes plus ?
- Hein ? - [Falbala] C'est oui ou c'est non ?
Hier, tu me voulais. C'est oui ou bien c'est non ?
- [Falbala] Je dois t'oublier ? - Dis oui.
Écoute, Falbala...
N'insiste pas.
Tu sais, ce village vit toujours de nouvelles aventures.
Il est grand temps que moi aussi. Voilà, c'est pas contre toi.
Si tu veux bien m'excuser...
T'es fou ?
Mais... moi, je...
["(I've Had) The Time of My Life" en chinois]
[dialogue inaudible]
[musique mystérieuse]
["(I've Had) The Time of My Life" en chinois]
[acclamations]
[cris étouffés]
C'était bien, non ?
On dirait que tout le monde s'est bien amusé.
Oui, c'était une belle fête.
Et Tat Han, alors, elle est partie ?
Bah, oui, ils avaient de la route.
Mmh.
Je suis son amoureux.
[musique douce]
C'est vrai ?
C'est formidable.
Et du coup... Elle voulait pas rester ?
Bah si, elle aurait bien aimé, mais...
elle a trop de travail en Chine, des responsabilités au palais.
C'est pas grave, on a tout le temps. Quand on sera grands.
- Quand vous serez grands ? - Bah, oui. [rire]
[Obélix bâille] Oui.
Je suis fatigué, je vais me coucher.
[Obélix bâille]
- Obé ! - Mmh ?
Une petite dernière ?
Ça, c'est pas de refus, ça.
[Obélix rit]
Oh, Obé.
Mon copain.
[rires]
Oh, Obé !
Astérix !
Obélix !
[rire étouffé]
Tu m'étrangles.
[musique entraînante]
[la musique tourne court]
- [musique rock] - [Assurancetourix] Coucou !
Ah, vous voulez pas que je chante ? [rire]
Je vais chanter quand même.
Vous voulez pas que je chante ? Mmh ?
- Vous voulez pas que je chante ? - Oh !
- J'ai oublié la surprise. - Laquelle ?
Attends !
♪ Alors, c'est quoi ? C'est ma voix ou c'est moi ? ♪
♪ Alors, c'est quoi ? C'est moi ou c'est ma voix ? ♪
♪ C'est ma voix qui ne va pas Ou c'est vous qui ne voulez pas ? ♪
♪ Ou c'est simplement moi ! ♪
♪ Qu'est-ce qui vous va pas ? Y a jamais rien qui va ♪
♪ Gnagnagna Fais pas ci, fais pas ça ♪
♪ C'est mes textes ou ma voix ? Franchement, là, je comprends pas ♪
♪ Sans parano, vous êtes tous contre moi ♪
Vous voulez pas que je chante ?
Mmh ?
Je vais chanter quand même.
[cris admiratifs]
Vous voulez pas que je chante ?
Eh ben, je vais chanter quand même.
[Assurancetourix chantonne]
[Biopix] César, il a dit :
"Faut que ça brille à mon retour."
Alors, on astique !
Astique, astique, astique !
- [les deux] Aïe, aïe, aïe ! - Voilà, ça, c'est la fête.
Je te laisse la Gaule. Je prends la Chine et le reste du monde.
Ça peut être énorme. À prendre ou à laisser.
Je veux une réponse.
C'est quoi, le truc énorme ?
- J'ai pas dit ça. - [Épidemaïs] Si.
[insulte en arabe] Un bon commerçant
peut lire sur les lèvres même à 5 km de distance.
- [Épidemaïs] Pourquoi t'as dit ça ? - J'ai rien dit.
[dispute]
Toi, ma chérie, tu peux toujours le rattraper, ton Jules.
Alors, tu lui envoies un message :
"J'irais jusqu'au bout du monde, je me ferais teindre en blonde."
Et emballé, c'est pesé, il va revenir, ton lascar.
[soupir] T'as raison.
Je sais pas pourquoi je me prends la coiffe.
Oh, non, il est à plat ! T'aurais pas un chargeur de pigeon ?
Oh, bouge pas ! Je vais te trouver ça.
Avec un embout égyptien !
[César] Et pourquoi égyptien ?
[elle rit]
[Assurancetourix] Je vais chanter quand même.
[rires]
[villageois 1] C'est bientôt fini, ce bruit ?
[villageois 2] On aimerait bien dormir !
[rires]
Pardon.
[Astérix] Bonne nuit !
[Obélix] Bonne nuit, les petits Gaulois !
[musique : "Ils sont fous, ces humains"]
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