All language subtitles for Un.Anno.Di.Scuola.2025.1080p.AMZN.WEB.DL.DDP2.0.H.264.Cinepth

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
en English
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil) Download
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

POUR LA PREMIÈRE FOIS À L'ÉCRAN

LYCÉE TECHNOLOGIQUE MARIE CURIE

Librement inspiré du roman de Giani Stuparich

UNE ANNÉE ITALIENNE

- Elle vient d'où ? - De Suède.

Quelqu'un l'a vue ?

Pardon. Poussez-vous, les gars.

- Toi aussi. - D'où tu pousses ?

- Laisse-nous regarder. - On voit rien.

Les garçons, elle vient d'un pays civilisé.

Ne lui faites pas regretter d'avoir déménagé.

- Comment tu t'appelles ? - Fredrika.

Ça s'est bien passé ?

On t'a demandé quoi ?

Hé, tu fumes ?

Non.

Enchanté, Pasini. Je peux t'appeler Fred ?

- Et moi, "connard" ? - Pourquoi, y a un problème ?

Dis-moi au revoir de loin, par sécurité.

Viens, on va à Barcola.

Tu te détendras la nouille.

Pour moi.

Pour moi.

Les gars, que dit une Suédoise après 100 pipes ?

Vas-y, Mitis, dis pour voir.

Je Suède pleine.

Vous êtes cons.

Salut, les gars. Salut, Antero.

- Pourquoi vous riez ? - Laisse tomber, c'est mieux.

Ça va, les beaux gosses ?

Salut, Ali.

- Je t'aide ? - Oui, merci.

On va se baigner ?

Vous faites quoi, ce soir ?

- Embuscade. - Bar Merda.

Vous êtes raccord !

- Merci. - Merci à toi.

C'est quoi, putain ?

La fille canon est dans notre classe.

Elle est suédoise ?

Hé, Fred.

Pasini, je vais te buter.

Je t'ai gardé une place.

- Je peux ? - Oui, bien sûr.

Bonjour à tous.

- Bonjour. - C'est pas un bon jour, madame.

Je vous retrouve comme je vous ai quittés.

Le programme est intense cette année.

Ne perdons pas de temps.

L'année dernière, nous avons étudié les concepts de vérité,

de contexte,

d'approximation.

Quelqu'un s'en souvient ?

Turez.

Les vérités mathématiques ne sont pas abstraites.

Elles dépendent du contexte et des variables.

Oui, quoi d'autre ?

Elles sont absolues.

Non. Elles sont relatives.

Mon 6/20 aussi, alors.

T'aimerais bien.

Elles sont absolues et elles sont relatives.

Nous devons donc considérer le monde

comme un système de vérités plus vaste,

qui dépasse les représentations.

Madame ? Je dois pisser.

Vas-y.

Allez, ouvrez vos livres.

Au fait, bonne dernière rentrée.

Merci, madame.

C'est qui, elle ?

Jamais vue.

Avec ton mec, ça se passe bien ?

Oui, et toi ?

Salut.

- C'est toi, Fred ? - Oui.

Pasini m'a parlé de toi. Je m'appelle Alice.

Tu le connais ?

Oui, elles aussi.

Salut.

C'est le meilleur ami de mon ex.

Mitis.

On est en filière santé-social, dans le lycée d'en face.

Y a même pas de gymnase.

- Tu viens d'où ? - Stockholm.

Mon père a été muté ici, il travaille chez Tarsilia.

Vraiment ? Mon père aussi.

- Il est mécanicien. - Mais non !

Mais c'est le bordel là-bas, non ?

Ils veulent virer plein de gens.

Mais les ouvriers vont faire grève.

Ton père fait quoi ?

Je sais plus.

Ton nom de famille ?

- Comment ? - Sjöberg.

Je demanderai à mon père s'il le connaît.

- Salut. - Contente de t'avoir vue.

Enchantée.

Touchez la ligne.

Les coéquipiers de Turez enlèveront leur t-shirt pour se différencier.

Pasini.

Choisis-la, allez.

Antero.

Vitelli.

Torrisi.

Ça suffit.

- Usai. - Mais non !

Pardon.

- Radusich. - Tu ferais plaisir à tout le monde.

Allez.

Dis-le.

Fred.

Alors, t'enlèves ton t-shirt ?

Vitelli, ça suffit.

Tu fous quoi, Pasini ?

Tu la marques ou pas ?

Passez-vous le ballon.

Allez, on se bouge.

Pasini !

Allez, les gars !

C'est pas possible, putain.

Fred !

Hé, Jordan !

Ça me va bien, non ?

Salut, Fred.

Allez, bougez de là.

Coucou, ma chérie.

Salut, papa !

T'as faim ?

Salut.

- Ça va ? - Oui.

Tu prépares quoi ?

Une salade de fruits.

Une salade de fruits ?

C'est pas vraiment un repas, si ?

Comment c'était ?

On aurait dit le début d'un film porno.

Donc c'était bien.

Et toi ?

Merveilleux.

- T'as coupé des têtes ? - Aucune.

Pour l'instant.

Moi non plus.

Putain !

Regarde ça !

Prends-toi ça !

Non !

Arrête, c'est humiliant.

- Attention ! - Hé, Fred !

C'est à qui ?

Monsieur, c'est à moi.

J'avais peur qu'on me la tire sur le parking.

Viens ici, Pasini.

Asseyez-vous.

Tu te prends pour Picasso ?

Sans vouloir me vanter, oui.

Je le jette ou tu le fais ?

À la poubelle ?

Bref, sors ta Vespa d'ici.

Antero.

- 18/20, encore. - Merci.

- Mais ne te mets pas à pleurer. - Pardon ?

Fredrika, 20/20.

Pourrais-tu montrer à ces ânes comment tu as réalisé ta projection ?

Dessine au tableau ta projection.

Hé, Fred !

Ce pantalon te fait un beau cul.

C'est pour ça que je le mets.

Hé, Fred.

Je vais venir chez toi ce soir.

Bien sûr, j'ai trop hâte.

- Marzi, laisse-la. - Va te faire foutre, Pasini.

L'écoute pas. C'est unbinbin .

- Unbinbin? - Un petit con.

Lui ?

À toute.

Si tu veux, on va au Bar Merda à 21h.

Celui à côté du lycée.

Je te drague pas, on sera pas seuls.

- Je sais pas si je peux. - Tu dois faire quoi ?

On verra.

Salut.

Excuse-moi, t'as dit que tu la draguais pas ?

Tu me la fais pas.

On parlait, c'est tout.

Antero !

T'es libre cet après-midi ?

Pourquoi ?

Pour me montrer...

comment t'as fait cet exercice.

Salut.

C'est par là.

Comment ça va ?

Ça va et toi ?

Moi aussi. Et toi ?

Ça va !

Et l'an prochain ?

Je voudrais étudier architecture à Florence.

Et toi ? Tu vas étudier quoi ?

Expertise du bâtiment.

Je m'attendais pas à ça.

Tu t'attendais à quoi ?

Littérature, peut-être.

T'as toujours un livre à la main.

Ça en dit long sur toi.

Ça parle de quoi ?

C'est de la poésie. Je saurais pas te l'expliquer.

Celle-ci.

"Nous qui voyons la joie comme une montée à gravir.

"Nous serions troublés et presque émus de la voir nous tomber dessus."

La joie n'est pas une chose à atteindre,

mais c'est plutôt quelque chose qui nous tombe dessus.

Qu'est-ce qu'on s'amuse !

Tous les chefs-d'œuvre sont des tragédies.

Je suis pas d'accord.

Pourquoi ?

Si quelque chose de beau nous arrive,

on en profite.

Mais si c'est quelque chose de triste, on l'écrit.

- Je vais par là. - Moi, de l'autre côté.

Salut.

- Qui l'a invitée ? - Sperminator.

- Je savais que tu viendrais. - Salut.

- Tu vas bien ? - Oui et toi ?

J'ai parlé de ton père au mien. Il le connaît.

- Ah bon ? - Tu te fous de moi ?

Irene, il t'arrive quoi ? Calme-toi.

Demande-lui ce que fait son père.

Elle a rien à voir là-dedans.

Je te prends une bière.

Irene, lâche-la un peu.

Désolé pour Irene, elle s'emporte facilement.

Mon père s'occupe des licenciements chez Tarsilia.

Et mon père pour Forza Italia. Tu connais Berlusconi ?

Désolée.

- C'est une blague ! - Quoi ?

Ils se remettent ensemble, putain !

Allez, ma mère est arrivée.

Ali.

On te laisse là.

Dépêche.

Salut, les gars.

Salut.

- Il est où, l'autre ? - Derrière.

Il est toujours comme ça ?

Il boit pour arrêter de penser.

Lâche-moi.

Qu'est-ce qui te prend ?

Tu cherches quoi ?

Les couilles de Mitis.

Pourquoi tu ris ?

Ta mère t'impose pas de...

"pare-feu" ?

Un couvre-feu.

J'ai pas de mère.

Pas de mère, pas de "pare-feu".

Je n'ai plus de clopes.

Tiens.

- On va se coucher. - Oui, on rentre.

On va à l'Embuscade.

Salut, Fred.

Tu casses toujours l'ambiance.

Je vais par là aussi.

Un, deux, trois.

Laisse.

Attention...

Interdit aux culs-bénits, animaux et femmes.

Salut.

À toi, Mitis.

J'en bois encore une et j'essaie.

Fais pas ton timide !

Doucement !

Attends.

T'es timbrée.

La vraie question est : défoncée ou timbrée ?

Elle était pas mal !

Tu peux mieux faire.

Sans le toucher.

- Trop forte. - Merci.

Comment on reconnaît un cerf qui "brome" ?

"Brome" ?

- C'est pas ça ? - Il brame, andouille.

En tout cas, j'entends rien.

Écoute.

OK, je m'en vais.

Attention.

- Ils vont pas te manger. - Arrêtez un peu.

Tu aimes ?

Oui.

Tu te donnes vraiment du mal.

À quoi ?

À jouer le mec à la marge.

Antero, t'as vu Pasini ?

- Non, pourquoi ? - Je sais pas où il est.

Giada !

- Où est Pasini ? - Il est parti pisser.

- Tu l'as appelé ? - Ça capte pas.

Il avait l'air bien aujourd'hui.

On va le chercher. Les filles !

Pasini !

Pasini.

Tout le monde te cherche.

- Quoi ? - Écoute.

- On s'en va. - Non, attends.

C'est les cerfs.

- J'ai flippé. - Qu'est-ce qu'il y a ?

Y a qu'on doit jouer les baby-sitters.

Reste calme.

Non. C'est un égoïste, un connard et une merde.

- Va chier. - C'est bon.

Va te faire foutre.

J'aimerais bien.

Pourquoi tu ris ?

Allez, pardonne-moi.

S'il te plaît.

- Pardon. - C'est ça, excuse-toi.

Je suis plutôt esthétique, asthmatique, lymphatique, cosmétique

J'aime la Bible, la Libye

Les chaussures des femmes, mignonnes, ignorantes

Je suis beau et gracieux Plutôt chanceux

Un homme audacieux et sain Un aéroplane

Je suis assez terrible Un dirigeable

J'ai pas les pieds sur terre Un paratonnerre

Qui tourne car ça tourne pas rond

Si j'étais plus sympathique Je serais moins antipathique

Les gars, soyons sérieux 2 min.

- Tetris ou Bar Merda ? - Au Mandracchio ?

- Où ça ? - Chez ta mère.

Tu t'ennuies à mort ?

Oui, carrément.

On peut pas la laisser comme ça !

Bois !

Cervelle de poulet :

Hönshjärna.

"Hosanna".

-Skitstövel. - C'est quoi ?

- Sac à merde. - Pas mal.

Pas mal, le sac.

Je sais comment continuer la soirée.

- C'est l'heure de l'Embuscade. - Je pense aussi.

On y va tous alors.

Pourquoi l'Embuscade ?

Ça a l'air sérieux, votre truc.

Parce qu'une fois dedans, t'en sors plus.

T'es piégé.

On dirait le Rotary club.

Plus ou moins.

Et quelles sont vos règles ?

On en a plein.

N° 1 : on fricote pas avec les mamans des autres.

Dis-lui.

Fricote ?

- Fricoter. - Ah, d'accord.

Trop tard pour Mitis.

Ensuite...

Les membres couchent pas ensemble.

Facile.

Facile ?

Oui, vu que personne me plaît.

On tiendra quand même nos mères à l'écart.

Surtout de toi, Mitis.

Elle va...

Elle va où ?

Vaut mieux pas le savoir.

Qui a laissé la porte ouverte ?

Devine.

C'est toi qui as les clés, et tu nous accuses ?

C'est vrai, ça paraît logique.

Je t'en prie.

C'est quoi, cet endroit ?

Mon grand-père avait une imprimerie.

Putain, si seulement t'utilisais la moitié de ton ingéniosité

au lycée...

Elle serait gâchée.

Fred.

C'est incroyable.

All-in.

Ma maison,

ma voiture.

Et ma grand-mère.

Non, on touche pas aux grands-mères.

Mais c'est tout ce que j'avais.

Tu fais quoi ?

C'est votre tour, poules mouillées.

Jamais de la vie. Tu fais quoi ?

J'ai ni argent ni peur, mon ami.

Putain de merde !

Fais voir.

Merci, Fred.

Donne.

Tiens-la-moi.

- Je suis doué. - Pour copier.

Putain de merde, on se gèle les couilles.

Des plans pour ce soir ?

J'ai un anniversaire.

J'ai promis à Ali.

La poisse.

Carrément ?

On peut s'incruster ?

Non.

Pourquoi pas ? On va pas te laisser seul.

Fred !

Je les veux.

Skitstövel.

Et couillon aussi.

- Sac à merde. - Bien dit !

Je dors chez Pasini, OK ?

Allez, bonne nuit, salut.

Allô, maman ? Salut.

Je voulais te demander, je peux dormir chez Antero ?

Quoi, t'es sérieuse ?

Salut, Paola.

Salut, oui, on dort chez moi.

Vous inquiétez pas.

Merci à vous aussi.

Salut, bonne soirée.

Elle a dit quoi ?

De te laver les dents avant de mettre ton pyjama.

Connard.

- Et ton père ? - Je lui ai envoyé un message.

Bonsoir.

Vos noms.

Pasini, Antero.

Ils sont avec moi.

Pourquoi vous riez ?

- J'aime bien. - Merci, Pasini.

- Ça va pas ? - Quoi ?

- Ça va pas ? - Je dois parler à Antero.

Les losers, vous faites quoi ?

Votre attention, s'il vous plaît, c'est le moment du gâteau !

C'est l'anniv de qui, déjà ?

- Me laisse pas seule. - J'arrive.

On se casse, j'en ai ras le cul.

- Et le gâteau ? - Rien à foutre !

Putain, elle appartenait à ma mère.

- Celle-ci ? - Non.

C'est ton style, ça ?

C'est pas la mienne.

Et ça ?

Bu, on a bu.

Dansé, on a dansé.

Baisé, on a bu.

C'est à qui maintenant ?

Je n'ai jamais embrassé ma cousine.

- C'était une cousine éloignée. - Bien sûr.

Ça reste ta cousine.

Je ne me suis jamais branlé au lycée.

Je n'ai jamais...

photocopié mon cul.

Tu t'es pas foulée dis donc.

- Santé. - Santé, mon ange.

Je n'ai jamais pleuré depuis la mort de mon frère.

Moi...

Je n'ai jamais baisé.

Vraiment ?

Personne n'est assez bien pour lui.

C'est pas ça.

Tu bois, toi.

Et alors ?

Avec combien de mecs ?

Trois...

Mais le premier compte pas.

Pourquoi ?

On sait que le premier, c'est pour s'échauffer.

Pour déblayer le terrain.

Faisons un jeu,

tourne-toi vers moi.

Fais comme ça.

- Pourquoi ? - Pas de questions.

Recule un peu, voilà, ne bouge plus.

Tu dois tous nous embrasser.

Laisse-la tranquille.

- T'as jamais fait ça avec nous. - C'est vrai.

- Jaloux ? - Oui, je dois dire que oui.

- Tu dors sur le canapé. - Voilà.

Antero et moi ensemble.

- On verra. - On est tous d'accord.

Pourquoi tu réponds pas ?

Parce que je l'énerve quand je bois. Je bois et je danse.

Tu danses très bien.

Le lit est fait.

- Bonne nuit, Fred. - Bonne nuit.

- Mitis, bonne nuit à toi aussi. - J'arrive.

Bonne nuit.

Pour moi.

Sandra.

À plus, mon trésor.

Mitis !

- Hé, Ali. Ça va ? - C'est quoi, ces fringues ?

Tu réponds pas au téléphone.

Je l'ai oublié à l'Embuscade.

- T'es pas rentré ? - Laisse-le.

Mêle-toi de ton cul.

Elle y était aussi.

- Vous avez tous couché ensemble. - N'importe quoi !

En trois ans, tu m'y as pas emmenée, mais elle, si ?

C'est juste une pote, je la vois comme un mec.

Oui, un vrai bonhomme.

- Tu sais quoi ? - Quoi ?

J'en ai ras le cul. Adieu.

Viens, Ali, on s'en va.

La fin des contrôles marque une circulation plus libre.

Il n'y aura plus de contrôle douanier entre l'Italie et la Slovénie dès demain.

Les gars, c'est une dinguerie !

Un premier pas vers une Europe sans frontières.

Ce sera bénéfique...

- Contents ? - Les clopes seront moins chères !

- C'est bien, non ? - On crache pas dessus.

C'est un changement historique qui renforcera les liens...

Juste deux minutes, je veux voir.

On va mettre de l'essence.

Raconte-lui l'anecdote de la Yougoslavie.

Je suis guide touristique.

On prend des grillades ?

Grillades, essence, bière et casino. Vendu ! On y va.

Antero, tu veux des clopes ?

Oui, prends-moi du tabac. Merci.

- À toute. - Oui.

Mademoiselle.

Quelque chose à déclarer ?

Oui, j'ai des mouchoirs.

Mon téléphone.

Votre téléphone...

Une gourde.

Vous y transportez illégalement de l'essence ?

Non.

Votre accent vous trahit, vous êtes étrangère.

Qu'avez-vous contre les étrangers ?

Je suis suédoise.

Vos papiers.

Alors,

née à Stockholm, 1,68 m.

Cheveux blonds.

Yeux...

De beaux yeux.

Autre chose ?

Vous êtes célibataire.

Quoi ?

Célibataire.

Non.

Mes papiers ne sont pas à jour.

Je vois.

Je dois me concerter avec mon collègue.

Dis-moi, par rapport à la demoiselle ici.

Qu'est-ce que je lui dis ?

Un instant.

Ils sont là !

T'en as pensé quoi, de la Yougoslavie ?

Ça a été, le cours ?

C'était quelque chose.

On rentre de Rabac et, à la frontière,

un douanier nous contrôle.

Mon grand-père dit : "Le petit a pêché des coquillages."

Le douanier ouvre le coffre, il était rempli de moules.

Ça y est.

Te voilà arrivée.

Merci beaucoup !

Bon, à demain alors.

- Salut. - Salut, la blonde.

Et on rentre à la maison.

Tu parles beaucoup trop.

- Arrête-toi. - Pourquoi ?

Elle a oublié son bonnet, je lui ramène.

Serrurier, serrurier, va te faire enculer !

Salut, les mecs !

Il se passe quoi ?

Quelqu'un nous a fait un beau cadeau.

Va te faire mettre.

J'y vais.

T'as ton brouillon ?

Le premier, les gars.

- Merci. - Et le deuxième.

"Salut, Rosa.

"Ça te dirait qu'on se voie..."

Elle écrit mieux que lui.

"... pour un café..."

C'est fou.

"... demain ?

"Samuel." Envoyé.

Non, c'est pas vrai.

- Tu l'as envoyé ? - Oui.

- Personne m'appelle comme ça. - Même pas sa mère.

Donne-moi ça.

Ça fait tellement ringard.

Les gars.

Je suis mort.

- Je vais dormir. - Je te suis.

Bonne nuit.

Antero, tu viens ?

- J'arrive. - Bonne nuit.

- Quoi ? - Un suçon.

Mes petits, le café est prêt.

J'ai dit que le café était prêt.

- Frère. - Bonjour.

Merci.

Antero ?

Il a dû aller pisser.

T'es devenue un chihuahua ?

- Bonjour. - Bien le bonjour.

Merci.

Pourquoi tu ris ?

Pour rien.

Je t'ai rien dit,

mais tu ris.

Allez, les gars,

il est tard, faut aller au lycée.

Calme-toi, on a le temps et on boit notre café.

Je t'interromps, pardon, mais je sèche la 1re heure.

- Voilà. - Je zappe l'interro.

Et nous trois, on va en cours.

À plus, les intellos !

- Il reste du café ? - T'as qu'à te le faire.

C'est magnifique.

C'est beau, hein ?

Et l'interro ?

T'aurais dû venir, c'était facile.

Je peux t'aider cet aprèm.

Dès que l'année se termine, je me casse.

T'iras où ?

À Istanbul avec ma Vespa.

Comme mon frère.

Beau gosse.

Plus que moi.

Tu lui ressembles.

Je sais ce que tu ressens.

C'est vrai qu'avec le temps, ça va mieux ?

Oui, un peu.

Quand tu te réveilles,

t'y penses pas tout de suite.

Viens.

J'arrive.

On attend Pasini et on va au Bar Merda ?

Je sais pas.

Tu dois faire quoi ?

Rien.

Je déjeune avec mon père.

D'accord.

Je dois y aller.

Parfait.

Oui, à toute.

Salut.

Elle a quoi ?

- Elle a un mec ? - J'en sais rien, moi.

T'as dit quoi ?

- Tu la baises ? - Non.

Jure-le sur ta mère.

T'es bizarre.

On se tient au jus.

C'est ça, à plus tard.

Santé.

T'as déjà vu...

un accident dans un tunnel ?

Non.

Allez, concentre-toi.

La dérivée de cette fonction.

- La fonction... - Ça.

Je sais pas.

Je suis venue pour t'aider.

J'ai posé un lapin à une meuf pour venir.

- À qui ? À Eleonora ? - Elle est bonne, non ?

Grave bonne !

Tu peux aller la rejoindre si tu veux.

Non.

- Pourquoi ? - Parce que.

- Parce que quoi ? - Pas envie.

- Tu te fais désirer. - Non, c'est pas ça.

J'en aime une autre.

OK.

- Comme d'hab. - Non, cette fois, c'est différent.

C'est qui ?

Eh bien...

Elle est comment ?

Elle est...

Devine.

- Irene. - Non.

Alice.

Pas du tout.

Celle en première, comment elle s'appelle ?

Elle est grande, toujours au Bar Merda,

elle a un piercing au nez.

Jamais de la vie.

Luisa ?

Mais ça va pas ?

Je sais pas... Chiara ?

Il reste plus que moi.

Mais non, je rigole.

T'es vraiment trop con.

Je dois y aller.

Et la bière ? Tu me laisses en plan ?

Faut que j'y aille.

Tu fais les exos pour demain ?

Je te dois combien ?

T'inquiète.

Salut.

Le tram d'Opicina de malchance joua

En dévalant Scorcola une maison il renversa

Mais grâce à Dieu, c'était un jour ouvré

Dedans, il n'y avait que l'infortuné qui tenta de freiner

C'est comme la bora avec ses va-et-vient

Ils dirent que le monde s'était renversé...

Je bois

Je picole et je suis heureux

Même si après, je vomis

Je vais prendre à boire.

On s'en roule un ?

- Un pétard ? - J'ai rien sur moi.

- Qui a la beuh ? - Antero. Il est avec Fred.

- Ils sont où ? - Là-bas.

Pasini !

Pourquoi tu m'as dit d'y aller ?

C'est eux les merdes qui nous ont rien dit, pas moi !

Fallait bien qu'elle en choisisse un.

Tu pensais que ce serait toi.

- T'es amoureux. - Va chier.

Reviens !

Ça va pas, la tête ?

Ta grand-mère t'embrasse,

Riccardo te salue aussi.

- Alex et Franci te saluent aussi. - D'accord.

Et voilà, de toute manière, on se voit tout à l'heure.

Mitis, allez, courage.

- Oui, maman. -Et tes livres.

Me ramène pas mes livres de cours, juste des caleçons.

Des caleçons, alors.

- C'est ça. -D'accord.

Je te laisse, mes amis sont là.

À tout à l'heure, mon chéri.

Oui, salut, maman.

Merci.

Laisse-le là, merci.

Mitis,

c'est quoi, cette tête ?

Quelle tête ? J'ai rien.

Bonjour.

Naide !

Tout va bien avec mon patient préféré ?

Je vous présente Naide, ma fiancée.

Si seulement !

Que Dieu te bénisse.

La psychologue va arriver pour parler un peu avec toi.

C'est pas juste.

On peut pas se faire renverser sans inquiéter tout le monde.

Au revoir, les jeunes.

Au revoir.

Vous m'avez manqué.

Tous les trois.

La prochaine fois, ramenez-moi un sandwich...

Mitis !

- On revient. - Je bouge pas.

Mitis !

Lâche-moi !

- Putain, arrête-toi. - Lâche-moi.

Arrête tes conneries.

Qu'est-ce que t'as ?

C'est sa faute.

- De quoi tu parles ? - Pourquoi tu dis ça ?

Pourquoi ?

Il s'est fait renverser parce qu'il vous a vus vous embrasser.

Mais de quoi tu parles ?

Et ce serait ma faute ?

On était deux à s'embrasser.

Y a deux possibilités :

soit t'es bête, soit tu fais semblant.

Calme-toi un peu.

Il est amoureux de toi !

- Alors, ton code ? - Je l'ai pas eu.

J'ai fait 5 fautes.

- Qui fait l'exposé ? - Ça devait être Fred.

Mais on sait où elle est, ou plutôt avec qui.

Si Pasini n'arrive pas à la baiser,

il se sera fait défoncer pour rien.

T'inquiète pas qu'il la baise.

S'il vous plaît,

M. Parmeggiani est absent.

Il était comment aujourd'hui ?

Il avait l'air d'aller mieux.

Tu devrais aller le voir.

- C'est pas moi qu'il veut voir. - C'est faux.

Il serait heureux de nous voir tous les trois.

T'es fâché ?

Quand tu fais la tête, t'as l'air d'avoir 5 ans.

Tu veux que je fasse quoi ? Que je danse ?

- Pardon. - Tu veux quoi ?

- On reste encore un peu ? - Non, j'ai envie de marcher.

Je t'appelle.

Salut.

Vous prenez cette feuille,

vous la collez sur vos lèvres

et vous la passez à votre droite.

Si la feuille tombe,

pas de bol, vous devez vous embrasser.

Si les couples sont d'accord, évidemment.

On joue, allez.

Mon vieux, on veut un bisou.

Voilà la première victime.

- Et le premier vénère. - Il va où ?

C'était un couple.

- Y a un problème ? - Non.

Je suis pas sûr.

C'est toi qui as un problème.

Tout va bien ?

Pas du tout ! Tu vas rien lui dire ?

Tu veux que je lui dise quoi ? Regarde-le.

Laisse tomber.

- Elle t'a rendu con. - Fais comme il dit.

Monsieur a toujours raison.

On peut plus rien dire.

Et monsieur a pas besoin de se jeter sous une voiture

pour avoir de l'attention, si ?

T'es contente ?

Fais voir.

Il s'est passé quoi ?

Pourquoi tu l'as embrassé, putain ?

C'est un jeu, je devais faire quoi ?

Pourquoi t'as pas dit qu'on était ensemble ?

Tu l'as pas dit non plus.

- Parle en italien, putain. - Parle en suédois alors.

Il fait ça contre moi, tu le sais ?

C'est juste une compétition.

C'est un truc entre vous, alors ?

Oui, je le connais bien.

- Pas si bien que ça. - Toi, oui, par contre.

Tu fous quoi avec moi ? Va avec lui.

Vas-y.

Va te faire foutre.

Toi, va te faire foutre.

FRED LA PUTE

J'ai corrigé vos bacs blancs.

C'est mieux que la dernière fois.

Saletti.

Usai, c'est bien.

Mitis,

tu t'es trompé

dans cet exercice.

Tu viendras au tableau et on le corrigera.

OK.

Fred, il y a juste une étourderie dans le dernier exercice.

On va faire effacer ça.

Salut, papa.

Je veux rentrer.

Oui, maintenant.

Je me sens pas bien.

Que s'est-il passé ? Dis-moi.

Cette ville me dégoûte.

Et les petits cons qui y habitent.

Tu parles de quelqu'un en particulier ?

De tout le monde.

Je veux rentrer.

Tu as déjà remarqué que si tu mets

une pomme entre deux kiwis, ils mûrissent plus vite ?

Ça arrive parce que les pommes produisent de l'éthylène.

Cet éthylène contamine les autres fruits qui sont autour

et les fait mûrir.

Tu es la pomme.

La pomme ? Comment ça ?

Ils vont mûrir, eux aussi.

Et toi, tu les auras aidés à mûrir.

C'est quoi, cette métaphore pourrie ?

Ils m'ont détestée dès qu'ils ont su qui t'étais, tu le sais, ça ?

Et qui voudrait être une putain de pomme ?

- Calme-toi. - Non, je me calme pas !

Tu veux savoir ce qu'ils m'ont fait ?

Tu veux le savoir ?

Oui, dis-moi et j'irai voir la proviseure.

Ils ont écrit sur le mur du lycée que je suis une pute.

Tout le monde l'a vu.

Pour eux, je suis pas une pomme.

Je suis une pute.

Fred ?

J'ai parlé avec la proviseure et tes profs.

Aujourd'hui, il y avait le bac blanc d'italien.

Ils attendent que tu sois prête à revenir.

Ne t'inquiète pas.

C'est dans la boîte.

On va en faire une autre.

Une photo plus folle, souriez, s'il vous plaît.

Je veux voir toutes vos dents.

Allez.

C'est bon.

Une toute dernière.

Celle-ci, plus folle encore. Allez, on y va.

Faites des bruits de fous.

Oui, c'est votre moment !

Bien, aux suivants.

Fred.

S'il vous plaît, vous pouvez faire une pause.

Comment tu vas ?

Tu es restée chez toi longtemps.

Tu es prête pour le bac ?

Je fais rien en ce moment.

Et après, tu feras quoi ?

- L'an prochain ? - Oui.

Je sais pas.

Au début, je pensais faire architecture.

Mais maintenant, je sais pas.

Tu prépares l'examen d'entrée ?

Non.

Je sais pas si j'en ai envie.

Écoute, Fred,

je sais ce que tu ressens,

mais là, tu leur donnes encore plus de pouvoir.

Eux, ils avancent,

et toi, t'es à la traîne.

Ne perds pas de temps.

Titre :

"Le détachement dans l'existence :

"un sentiment de perte et d'aliénation."

"Perdre", verbe transitif.

Au sens courant : égarer quelque chose.

Perdre un bouton,

son portefeuille, une bague.

En référence aux membres du corps : en être privé.

Soit par le biais d'une action violente :

perdre son bras, sa jambe, un œil.

Soit dans le temps, naturellement :

"Il a perdu tous ses cheveux."

En référence à des forces vitales qui viennent à manquer :

perdre l'appétit, le sommeil, sa bonne humeur.

Au sens figuré :

être privé de la considération

dont on jouissait auprès des autres.

Perdre sa réputation,

l'estime.

Comme une invitation à lâcher prise :

ne pas perdre son temps,

laisser couler.

Regarde.

Attention à tes pieds.

L'eau ! Ferme le robinet, putain !

Putain de merde !

- C'est un désastre. - Essuie.

Attention aux livres.

Paolo, je peux rien faire avec ça.

Voilà, on s'est jamais occupé de la plomberie,

vu que c'est une école publique, on s'en fout.

Michele, fais attention.

J'y arrive pas avec la serpillère.

Ramène le seau.

Passe la serpillère.

Alors, vous venez m'aider ou pas ?

- Non. - Oui.

Parlez pas tous en même temps, on comprend rien.

On va mettre des plombes.

Action ou vérité ?

S'il te plaît, non.

Tu veux commencer ? D'accord.

Action.

Action...

Dis à Mitis ce que tu m'as dit.

- Quoi ? Dis-moi. - Rien, t'inquiète.

Il a peur que tu t'énerves.

Allez.

Je vais à Bologne.

En fac de lettres.

Tu t'en vas, du coup ?

Mais je reviendrai les week-ends.

Tu pars quand ?

Sûrement après le bac.

Vous pouvez en parler, c'est pas tabou.

- Je suis désolée, Pasini. - Pas moi.

L'an prochain, je serai le 1er de la classe.

Et toi, Fred ?

Tu comptes faire quoi ?

Je vais à Florence.

Elle est restée 9 mois, elle a foutu la pagaille

et elle repart.

C'est mon tour.

Vérité pour vous trois.

Qui a écrit sur le mur ?

Je me fâcherai pas, je veux juste savoir.

On sait pas qui c'était.

Mais je t'assure que c'était pas nous.

OK, je te crois.

Allez, Pasini.

Oui. Fred, action ou vérité.

Vérité.

C'est qui, ton préféré ?

T'es sérieux ?

Oui.

Sinon, t'as un gage.

- Tu dois embrasser Mitis. - Quoi ?

C'est le seul que t'as pas embrassé.

Pardon ?

Vous avez pas eu assez...

De quoi ?

D'éthylène ?

Ce qu'on trouve dans les fruits ?

Laissez tomber, viens là, Mitis.

Ferme les yeux.

Une prochaine fois, mon vieux.

Tu vas où ?

Je passe chez moi.

Je dîne avec mon père.

On se voit plus tard, peut-être.

D'accord, à toute.

On fait quoi, ce soir ?

On va à Opicina, non ?

Oui, pour la soirée de Pia.

Mon caleçon doit encore être dans son jardin.

Je reviens.

Fred.

Fac de lettres ?

T'avais raison.

À bientôt, alors.

Antero.

La réponse à la question de Pasini...

C'est toi.

UNE ANNÉE ITALIENNE

Adaptation : Léa Beaussier-Kieffer

Sous-titrage TITRAFILM

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.