Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
...
Klaxon.
J'y crois pas.
Ca va ? Vous vous amusez bien, Meyer ?!
Ceinture !
- Ca vous va, les photos ? - Oui, c'est bon. Merci.
C'est un SDF qui l'a trouvée.
- C'est le Profundis ? - Bonjour Meyer. Oui.
On a un nom ?
Non. Personne n'a signalé sa disparition.
La mort remonte à plus de 48h.
Lundi matin, elle devrait être au lycée.
L'établissement va se manifester.
A qui appartient la boîte ?
Alain Louvion, il a ouvert il y a un an. On est parti le chercher.
Elle aurait été étouffée, puis jetée dans la benne.
Elle n'était pas en boîte.
Une ado qui va en boîte sans maquillage, ça existe pas.
C'est le patron de la boîte.
C'est quoi ?
On a retrouvé un corps à côté de votre établissement.
Ma petite fille ! Louise !
Louise ! Louise !
Vous voulez qu'on appelle un proche ? Un médecin ?
Tout ce que je veux, c'est qu'on arrête l'assassin de ma fille.
Je répondrai à toutes vos questions.
OK. Elle vivait avec vous, votre fille ?
Non, elle vivait avec sa mère.
Elle avait la garde depuis dix ans.
Vous la voyiez régulièrement ?
Maintenant, oui.
Mais quand j'avais mon affaire en région parisienne,
je la voyais presque pas.
Sa mère est venue s'installer ici avec son nouveau gars.
C'est pour ça que j'ai acheté ici.
Pour me rapprocher de ma fille.
Elle a passé le week-end avec vous ?
Elle devait, mais au dernier moment, elle m'a envoyé
un SMS, elle avait un DS ou...
Je sais pas quoi, un devoir, elle devait bosser tout le week-end.
Elle a pu venir ici samedi soir sans que vous la voyiez, non ?
Mon personnel m'aurait prévenu.
Elle venait souvent ?
Oui. Elle aimait bien ça.
A son âge, c'est normal.
C'était la joie de vivre, ma fille.
Vous avez intérêt à le retrouver avant moi,
parce que si je le chope, il s'en sortira pas vivant.
Venez avec moi, M. Louvion. Venez.
Il en est capable. Si on touchait à un cheveu de mes enfants...
Je vous vois venir, Meyer. Sa réaction est tout à fait normale.
Pas d'empathie. Prenez sur vous ou je vous mets sur un autre dossier.
"Elodie, c'est Frédéric. Je bosse beaucoup,
"mais il m'arrive de dîner, alors si t'as faim..."
"Elodie, c'est Fred, je bosse beaucoup,
"mais il m'arrive de dîner, alors si tu veux te joindre à moi..."
Elodie, j'ai pas de chance ou tu filtres ?
J'ai pas mal de boulot, mais si t'as envie de moi...
Euh, de te joindre à moi pour dîner, rappelle-moi.
Je t'embrasse.
Merde !
Excusez-nous pour l'attente, le juge ne devrait pas tarder.
Merci.
"Si t'as envie de moi..." Quel con !
Bonjour. Juge Filiponi.
Bertrand Blancheteau. Mon épouse, la maman de Louise.
Venez avec moi.
Je vous en prie.
Quand je pense que ça s'est passé devant la boîte de son père...
Ca me rend dingue ! Alain a toujours été irresponsable !
Votre fille n'aurait pas vu son père, ce week-end.
C'est Alain qui dit ça ?
C'est faux. C'est faux ! Comment il peut dire une chose pareille ?
Louise nous a dit qu'elle devait voir son père samedi pour déjeuner.
Je comprends pas.
On ne s'est pas inquiétés. - Quand l'avez-vous vue ?
- Vendredi soir, on a dîné ensemble. - Elle était comment ?
Elle a passé le dîner à pianoter sur son portable.
Franck le lui a reproché,
elle est montée se coucher.
Louise dormait encore quand on est partis travailler samedi matin.
Le téléphone sonne.
- Excusez-moi. - Aucun appel de tout le week-end ?
Louise ne répond pas toujours à mes appels.
Quand j'insiste, elle finit par m'envoyer un SMS.
Je pensais qu'elle était avec son père.
Vous pensez que non ?
Comment étaient vos rapports ?
Normaux.
C'est quoi, des rapports normaux ?
C'est pas toujours...
Enfin dans l'ensemble, ça se passait bien.
Franck est responsable.
Elever une gamine, ça ne consiste pas à la pourrir de cadeaux.
Alain la montait contre nous. - Il lui cédait sur tout.
Sur ce qu'on lui refusait.
Il l'emmenait au théâtre, en voyage.
C'est facile, de se donner le beau rôle.
C'est plus marrant que des parents qui posent des limites, un cadre.
Merci.
Elodie, c'est Fred.
*-Fred, je peux pas te parler, je suis avec ma mère. On se rappelle.
...
Salut. Ca va, Elodie ?
- Entrez, ne soyez pas intimidé. - Non, je suis là par hasard.
Si vous êtes venu jusqu'ici, c'est qu'il y a une souffrance en vous.
Je souffre de rien.
C'est un tabou, mais l'addiction au sexe est une drogue dure.
Euh... Non. Excusez-moi, non.
L'autopsie révèle que Louise
était alcoolisée, elle a fumé du cannabis
et a eu des rapports sexuels juste avant.
Son portable a cessé d'émettre dans la nuit de vendredi à samedi,
à 4h22 très précisément,
quelques heures avant sa mort. - Elle était censée être chez elle.
Il a été borné où ?
A l'autre bout de la ville.
Louise est partie de chez elle
vendredi soir.
...
Ah, ben le chien ?
Toutou !
Je suis déjà là
parce que je me suis trompée de route, mais c'était un raccourci...
On va pas commenter nos parcours à chaque fois ?
- Ca, quand j'arrive en premier... - Vous venez ? Bonjour.
Pas dans l'escalier.
C'était la chemise préférée de Louise.
Chérie, le juge veut revenir
sur l'emploi du temps de Louise.
Samedi matin, avez-vous vérifié que Louise était dans sa chambre ?
Non, on est partis
directement, j'ai déposé Cathy à la boutique et j'ai filé à la mairie.
J'avais une réunion.
Louise avait posé un verrou pour ne pas être dérangée.
Mais pourquoi
cette question ? - Elle n'a pas dormi ici vendredi.
Impossible. Vous vous trompez.
Son portable a été localisé dans le quartier de la Mauve.
Elle y avait des amis ?
Dans ce quartier, ça m'étonnerait.
On peut pas savoir.
Elle nous racontait pas tout. C'est une ado.
Peut-être qu'elle nous disait pas toujours
toute la vérité.
Si j'avais frappé à la porte de sa chambre,
j'aurais bien vu qu'elle était pas là.
Cathy, ça n'aurait rien changé, c'était déjà sans doute trop tard.
Du nouveau, Meyer ?
Sentier a faxé le dépouillement des fadettes de Louise.
Et elle laissait beaucoup de messages
sur les réseaux sociaux.
Elle faisait souvent le mur la nuit pour rejoindre des copains
qu'elle avait connus au Profundis, plus âgés, 23, 25 ans.
Elle s'ennuyait avec ceux de son âge.
"Boris, Benoît, Alexandre, Niels".
Ces quatre noms reviennent souvent.
Benoît habite le quartier de La Mauve.
Fanny, faites-le convoquer.
Bien sûr.
Allô. *-Chéri, je suis pressée.
Ca commence bien. Sinon, ça va ?
Oui, pourquoi ?
*-On est invités par les Prévost
ce week-end pour un barbec, on peut même dormir sur place.
On devait faire les confitures.
On peut les faire une autre fois.
*-J'avais envie de me poser, d'être cool.
Ca fait six mois qu'on voit plus personne, t'es toujours crevée.
Moi, j'ai envie d'être avec toi, d'accord ? Bon, je te rappelle.
Allô ?
Ne me dites pas non.
Les bornages téléphoniques de Louise vous trahissent.
Allez.
OK, Louise est passée vite fait chez moi vendredi soir.
- Qui d'autre était là ? - On n'était que tous les deux.
Il fallait appeler la police, en apprenant sa mort.
Mais elle est passée comme ça, en coup de vent.
Ca servait plus à rien, et j'avais peur qu'on me soupçonne.
- Elle est arrivée à quelle heure ? - Vers 1h, 1h30 du mat environ.
Elle avait amené de la vodka. On a un peu bu...
On a un peu fumé, aussi.
C'était avant ou après les rapports sexuels ?
Ca, on l'a pas fait.
Louise avait un mec, et je pique pas les meufs des autres.
Elle a eu des rapports sexuels.
Alors avec qui ? Son copain ?
Il s'appelle comment ?
Vous étiez seul avec elle, alors c'est vous qu'on va accuser.
Y avait Boris, aussi. Et un pote.
- Boris comment ? - Vergnaud. C'est lui, son mec.
Ils se sont embrouillés.
- A quel propos ? - Pour des conneries.
Elle se la pétait avec son nouveau smartphone, soi-disant waterproof.
Boris l'a jeté dans le verre
et il l'a complètement niqué, elle a piqué une crise et s'est barrée.
Il a voulu la rattraper en moto.
- Et ensuite ? - Je sais pas.
Il ne répond pas à mes appels.
Pourquoi couvrir Boris ?
Et ne nous sortez pas le couplet de "Je ne suis pas une balance".
Boris, il est sympa, mais il pète facilement un câble,
et dans ces cas-là, il fout carrément les jetons.
...
T'étais avec elle ?!
Parle ou je te défonce la gueule ! - M. Louvion, vous faites quoi ?!
Arrêtez ! Le juge vous a promis de vous tenir informé de l'enquête.
Ca va pas assez vite !
On vient de commencer ! Lâchez-le !
Rentre chez toi.
Il a été entendu comme témoin,
tout comme vous. Vous savez qu'il pourrait porter plainte ?
Vous en êtes où ? Vous avez une piste ? Quelque chose ?!
Le secret
de l'instruction, ça vous dit quelque chose ?
Mais je deviens dingue, moi, à imaginer ses derniers moments.
Je me demande sans arrêt
si elle a souffert, si elle connaissait le meurtrier...
Faites confiance
à la justice.
La justice me l'a enlevée parce que je bosse la nuit !
Elle l'a confiée à une névrosée et un connard !
D'accord.
Vous retrouvez le tueur. Et vous faites quoi ?
Vous le torturez ?
Vous vivez ce qu'il y a de pire, je sais,
mais je vous garantis qu'on fait tout pour le trouver.
M. Louvion,
promettez-moi d'arrêter de vous prendre pour un justicier.
Heureusement que tu étais là, imagine qu'il l'ait tabassé.
J'ai réussi à le raisonner.
Louvion a déboulé à la mairie pour tabasser Blancheteau.
- Le beau-père ? - Bravo, Meyer.
Vous l'avez raisonné.
On se rejoint à la mairie ?
L'entreprise qui bosse pour la mairie est aussi chez Blancheteau.
Arrêtez d'extrapoler.
Il fait peut-être des travaux chez lui avec de l'argent public.
Mon assistante a appelé la police. Je voulais pas.
- Il vous a agressé. - Pourquoi ?
Quelle importance ? De toute façon, je porterai pas plainte.
L'incident est clos.
A moi d'en juger, c'est une affaire de meurtre.
Ca n'a rien à voir.
Alain a reçu une lettre de la mairie
lui signifiant que le Profundis allait être rasé.
- Maintenant ? C'est dégueulasse. - C'était prévu.
J'ignorais que la lettre partirait si vite.
Je veux pas porter plainte.
Vous savez,
Louise, c'est moi qui l'ai élevée,
qui lui ai appris à lire, à nager,
à faire du vélo.
C'est une part importante de ma vie.
Petite, elle m'attendait au retour du travail
pour me sauter au cou.
Et puis Alain est arrivé ici et il a bousillé notre vie de famille.
Louise s'était mis en tête
d'aller vivre avec lui, elle nous a rendu la vie impossible.
Cathy souffrait beaucoup,
mais n'a pas cédé.
Elle s'inquiétait des rapports entre Alain et Louise,
des rapports malsains.
Vous insinuez quoi ?
Si vous savez quelque chose, il faut le dire clairement.
Il cherchait à la séduire, lui disait qu'elle était belle,
lui offrait des tenues indécentes, et quand ils partaient en voyage,
ils prenaient qu'une seule chambre. Vous trouvez ça normal ?
Blancheteau et Louvion, c'est vraiment deux mondes opposés.
Il faut vérifier
si Louvion entretenait pas des rapports ambigus avec Louise.
La destruction de la boîte, ça sent le règlement de comptes.
Vous vous avancez un peu vite. Blancheteau est pas seul à décider.
Et pour Louvion ?
Il va falloir qu'il se calme. Il fait preuve d'excès de violence.
Bon week-end. - Bon week-end.
- Bonjour à tous ! - BONJOUR.
- Nous accueillons Frédéric. - BONJOUR FREDERIC.
Il est nouveau.
Eh bien allez-y.
Euh, bonjour, je viens vous voir
parce que j'ai une amie qui est concernée par cette addiction.
Plus fort, pour le reste du groupe.
J'ai une amie qui est concernée par cette addiction,
et pour l'aider,
je souhaiterais comprendre ce qu'elle vit.
Il faut savoir être patient : la route
qui mène à l'abstinence peut être longue.
Le but, c'est l'abstinence ?
Absolument, car la tentation est partout,
au bureau, pendant les réunions de famille...
Ah bon ? En famille ?
Si vous voulez vous en sortir, ne restez pas dans le déni.
On peut vous aider, ici.
Mais je viens pas pour moi.
Moi, quand une femme me plaît, je dis l'inverse de ce que je pense,
je fais n'importe quoi.
Et vous prenez un verre,
et ce verre en entraîne un autre.
Votre amie n'existe pas, je me trompe ?
Vous êtes bien les addicts au sexe ?
Rire général.
Les love addicts, c'est le lundi. Là, c'est les addicts à l'alcool.
Ah, d'accord... OK, d'accord.
Eh ben merci beaucoup. Merci pour l'accueil.
Je vais aller boire un coup.
Barth ! Hou hou !
C'est moi !
...
Tu m'épates, avec ton site. On dirait que tu vends du parfum.
C'est le secret, maman : faut faire rêver les gens.
On fait un produit rare.
- Ton père doit être fier de toi. - Oui, il trouve ça super.
Même si ça lui fait bizarre de vendre à New York ou au Japon.
Quand vous êtes seuls ensemble, tu devrais l'initier.
C'est toi qui as raison.
- Papa a pas trop la tête au boulot. - Ah bon ? Il a la tête à quoi ?
A ses potes, sa bécane...
J'aurais dû aller à ce barbecue. Ca lui aurait fait plaisir.
Ca va, il était pas contrarié. Il chantait en faisant les confitures.
Il chantait faux, d'ailleurs.
- J'ai déjà tout dit aux flics ! - Vous allez recommencer.
Asseyez-vous, M. Vergnaud.
Casquette.
Vous vous cachiez chez votre mère depuis la mort de Louise Louvion.
Je me cachais pas.
Je suis juste allé voir ma mère.
Il aime bien sa maman.
Redressez-vous,
s'il vous plaît.
Parlez-moi de la nuit où Louise a été tuée.
Rien. On était faits, on avait trop teasé,
j'ai niqué son portable,
rien de très grave.
- Mais elle l'a mal pris. - Ouais.
Elle s'est tirée, j'ai voulu la raccompagner, elle m'a rembarré.
- Et ? - Et c'est tout.
Elle est rentrée à pied ? Ca fait une trotte, jusque chez elle.
J'ai un autre scénario.
Vous la rattrapez, vous êtes "faits", tous les deux,
vous tentez d'abuser d'elle, elle refuse,
alors vous l'empoignez violemment...
N'importe quoi, on venait de coucher ensemble !
Y a jamais eu de violence entre nous.
Louise est pas là pour vous contredire.
- J'aurais pas dû l'effacer... - Effacer quoi ?
On a fait une sextape.
Une sextape ?
- Pour le fun. Pas pour la poster. - Pourquoi vous l'avez effacée ?
Je vais pas garder ça, quand même !
Votre portable a été localisé près du Profundis entre 5h et 6h30.
Je me suis dit qu'elle était allée voir son père. Elle était pas là.
C'est pourtant là où on a retrouvé son corps.
M. Vergnaud, je vous mets en examen pour homicide.
Putain, fait chier...
Ah, t'es là ! Je te cherchais partout.
Sentier a récupéré la sextape.
- C'est possible ? - Ca reste dans le cloud.
C'est comme ça que les stars américaines se sont fait piéger.
L'enregistrement a bien été fait cette nuit-là, vers 1h du mat.
Ca prouve que Boris a pas menti.
Alors...
On y va ? - Oui.
C'est parti. *-Fais-moi un strip.
Faites une pause sur l'image.
- Oui. - Vous voyez quoi, là, Meyer ?
La chemise que sa mère serrait contre elle.
Donc Louise est rentrée après sa virée chez Benoît.
Votre fille avait sa chambre, chez vous ?
Evidemment, je faisais tout pour qu'elle s'y sente bien.
Elle allait pas dormir dans le canapé.
Vous partagiez la même chambre, en vacances.
Et alors ? On prenait toujours une chambre à deux lits.
Ca coûte cher, les chambres en club vacances.
Oui, c'est plus cher de dormir seul.
Qui vous a parlé de cette histoire de chambre ?
C'est l'autre manche à balai...
Elle les supportait plus,
sa mère toujours flippée, l'autre avec ses principes à la con...
Il la fliquait sans arrêt. - Ce sont des règles d'éducation.
C'est de la connerie !
Ca marche peut-être sur certains, mais pas sur ma fille.
C'est tout le contraire,
qu'il lui fallait.
Si elle voulait vivre avec moi, c'était pas pour mes cadeaux.
Ca lui faisait plaisir, mais au fond, elle s'en foutait.
On l'achète pas, ma fille.
Non, c'est parce que je lui faisais confiance.
Elle était responsable et autonome, mais ils l'ont jamais compris.
Votre fille est-elle passée vous voir samedi matin ?
Pourquoi samedi matin ?
On sait que Louise a dormi chez elle vendredi soir.
Samedi matin, elle était encore en vie.
Son portable était HS.
Elle a pu passer vous voir pour vous demander d'en racheter un.
Vous me croyez assez taré pour tuer ma fille que j'adore
et la laisser devant ma boîte ?
Alors arrêtez-moi.
Bien.
On n'a rien pour interpeller Louvion.
Téléphone.
Ah, excusez-moi. Oui, Elodie ? Ca va ?
Non, je peux pas te parler, là. Je suis avec ma mère.
Oui. Je te rappelle. Oui.
- Merci ! - Oh, ça va.
Ses photos de vacances
sont équivoques, non ? - Attendez, regardez ça...
Ma fille Alice et mon mari Barth.
Et alors ? Je connais pas la teneur de leur relation.
Quoi ?
S'il vous entendait, il vous casserait la gueule.
Dans ce métier, il faut savoir mettre de la distance.
On peut aussi suivre son intuition.
...
Hum !
Pardon. - Ca va, entre.
Qu'est-ce qui te prend ? - Je sais pas. Excuse-moi. Je...
Je me sens beaucoup plus proche de toi
depuis que j'en sais plus sur toi.
T'en sais plus sur moi ?
Je me doutais pas qu'une femme comme toi, sérieuse,
jolie, professionnelle, puisse avoir ce genre de...
- De ? - D'addiction.
Développe, je comprends pas.
Quand on fait partie d'un groupe de parole,
c'est qu'on a un problème. Mais c'est pas grave.
Tu m'as suivie ?
Non, c'est un concours de circonstances. J'étais là...
D'accord. Tu m'as vue.
Je vais te dire la vérité.
Je pense qu'à ça.
Je suis accro au sexe. Dès que je vois un homme...
N'importe lequel, gros, petit, chauve, peu importe,
je peux pas résister.
C'est plus fort que moi.
Sérieux ?
Que ça puisse être dans le cadre d'une instruction,
ça t'a pas effleuré l'esprit ?
Merde... Une instruction ?
- A propos des frères Slavnic... - Arrêtez de me gonfler avec ça.
C'est peut-être une piste.
Les frères Slavnic ?
Ils bossaient chez Blancheteau samedi matin,
et Louise y était aussi.
Votre entreprise est sous contrat avec la mairie ?
C'est ça.
- Vous travaillez pour Blancheteau ? - Juste le week-end. C'est facturé.
Ce n'est pas du travail au noir.
J'ai les factures.
Tenez.
Merci.
Samedi, vous étiez là-bas ?
- Oui, on refait la façade. - Vous avez vu leur fille ?
Non, avec mon frère, on n'a pas quitté le chantier.
Vous auriez pu la voir sortir, ou aller lui demander quelque chose.
On se serait pas permis.
Pourquoi vous demandez ça ? On n'a rien fait.
Personne ne vous accuse. Donc vous n'avez vu personne ?
Un copain qui serait passé... - Personne, à part M. Blancheteau.
Il partait quand on est arrivés.
- Il était avec sa femme ? - Non, il était tout seul.
C'était samedi à 8 heures ?
9 heures. Le week-end, on commence toujours à 9 heures.
Bien, nous vous remercions.
- Je peux partir ? - Bien sûr. Au revoir.
Au revoir.
C'est bien.
Vous m'avez affirmé que Louise n'était pas rentrée,
maintenant vous prétendez que Franck est rentré à la maison
après m'avoir accompagnée ! Qu'est-ce que ça veut dire ?
On essaie juste de comprendre.
Alain n'est que son géniteur. Son véritable père, c'est Franck.
Vous pouvez pas savoir comme il aimait Louise.
Jusqu'à quel point ?
Pourquoi avait-elle un verrou ?
Elle avait peur que son beau-père entre dans sa chambre ?
Comment vous osez ?! Vous connaissez pas Franck !
Il a même fait installer une salle de bains rien que pour Louise !
On sonne à la porte.
On frappe.
Le juge Filiponi est là ? Merci.
M. le juge, Blancheteau
a quitté un chantier
précipitamment sous un faux prétexte, il reste introuvable
et il a déconnecté son portable.
On a retrouvé sa trace sur l'A8, direction l'Italie : il a utilisé
sa carte bleue. - L'Italie, ça vous parle ?
Mais taisez-vous ! Taisez-vous ! Vous mentez tous !
Je pense qu'elle sait rien.
Convoquez la PTS, voyez s'ils peuvent trouver quelque chose ici.
Tenez.
Merci.
Dommage que vous soyez pas juge.
Je ferais comme le juge Filiponi. Je voudrais savoir.
Vous voulez pas savoir
qui a tué votre fille ? - Ma petite Louise...
J'avais tellement besoin
de stabilité, pour nous, tellement besoin d'être épaulée.
Et Alain... Alain n'était pas fait pour fonder une famille.
Nous, les femmes, on a le chic pour tirer le mauvais numéro.
Franck nous a toutes les deux prises
sous son aile, comme si on avait toujours fait partie de sa vie.
Etre aimée par quelqu'un sur qui on peut s'appuyer,
ça fait du bien.
Je veux bien croire qu'il soit innocent, mais il doit s'expliquer.
Vous savez pas où il est allé ?
Franck ne s'est pas enfui. Jamais il ne me laisserait toute seule.
...
Aboiements.
Fouillez le coffre. Il doit rester des cheveux et des traces ADN.
- Pourquoi il est là ? - Il me suit depuis plusieurs jours.
- Et vous n'intervenez pas ? - Je crois que je le comprends, moi.
C'est un accident...
C'est forcément un accident.
Cathy, il faut te rendre à l'évidence.
Il l'a tuée. Je sais pas pourquoi, mais il a tué notre petite fille.
Regarde-moi.
Tu sais ce qui va se passer ? Franck va disparaître.
On va jamais le retrouver,
parce que la police italienne sait pas où chercher.
On peut pas admettre ça.
Tu le connais mieux que personne. - Guido... C'est son ami d'enfance.
Il habite dans un village près de San Remo.
C'est juste, ce qu'on fait.
...
Alors ?
J'ai lancé un mandat d'arrêt international.
Y a plus qu'à attendre.
Et si on le retrouve pas ?
C'est pénible,
d'être impuissant.
Rentrez chez vous, Meyer.
Vous serez plus utile qu'ici.
...
Le téléphone sonne.
...
Allô ?
Quoi ?! Amenez-le-moi.
D'accord, M. le juge.
- Personne l'a pris en photo ? - J'espère.
A tous les coups, c'est Louvion ! Il se croit dans un western ?
En même temps, il nous a rendu service.
Faites-le monter dès que Fanny arrive.
Quand Slavnic m'a appelé
pour s'excuser de ce qu'il vous avait dit,
j'ai paniqué et je me suis enfui.
Qu'est-ce qui s'est passé, M. Blancheteau ?
Après avoir déposé Cathy,
j'ai constaté que j'avais oublié un dossier.
Quand je suis rentré, Louise était déjà levée.
Elle avait un devoir à faire.
Elle était pas comme d'habitude.
Déjà, elle m'a souri.
Salut ! Ca va ? Tu veux un café ?
Quoi ? Qu'est-ce que j'ai dit ?
Ca fait des mois que tu m'as pas demandé comment j'allais.
C'est vrai, je suis injuste avec toi. Je m'en veux, des fois.
J'aimerais bien que ça change. - Qu'est-ce qui t'arrive ?
Peut-être que je grandis.
Allez, on fait la paix ?
Louise ! - Je vais te balancer aux flics !
Je vais tout raconter !
Sur le coup, ça m'a troublé. Et puis tout est allé très vite.
Louise avait ouvert mon dossier et vu que le Profundis serait rasé.
Elle m'a tout de suite fait chanter :
soit j'épargnais la boîte de son père,
soit elle portait plainte pour agression sexuelle.
J'ai essayé de la raisonner, de lui dire que c'était trop tard...
Vous vous rendez compte ? Je l'ai élevée comme ma propre fille.
Tu veux détruire mon père ?!
Je vais raconter que ça fait des années que tu me touches !
Tout le monde le saura ! Tu vas perdre ton boulot !
On sera débarrassés de toi ! Sale pervers ! Arrête ! Aïe !
- Louise ! Calme-toi ! - Au viol !
- Louise ! Viens ici ! - Au viol !
Viens ici ! Tais-toi ! Tais-toi !
Calme-toi, Louise. Tu sais très bien que c'est pas vrai !
Tais-toi ! Calme-toi !
T'es en colère ! Calme-toi !
C'est pas grave, je t'en veux pas.
J'ai caché son corps dans le garage.
Son visage avait perdu toute méchanceté. Elle semblait dormir.
Le samedi soir, j'ai mis un somnifère
dans le verre de ma femme, j'ai habillé Louise,
j'ai attendu l'aube...
Je suis allé déposer le corps dans la benne.
Devant la boîte de son père.
Pour vous venger d'Alain.
Tout ça, c'est de sa faute ! C'est lui, le responsable !
Je vous mets en examen pour homicide volontaire,
avec mise en détention immédiate. - Ca m'a rendu fou...
J'aurais jamais pu la toucher ! Faut me croire ! Jamais !
Je l'ai pas touchée ! Dites-le à ma femme !
Pardon.
...
Vous serez forcément poursuivi
pour enlèvement et séquestration arbitraire.
Coups et blessures volontaires, aussi. Vous l'avez pas loupé.
Mais un jury d'assises comprendra qu'un père
ait voulu livrer l'assassin de sa fille à la justice.
J'ai fait ce que j'avais à faire.
Heureusement que vous n'avez pas suivi votre première idée.
Je suis incapable de tuer quelqu'un.
Je voulais juste qu'il soit puni.
Le plus dur, ça va être maintenant.
Comment on va faire, pour vivre sans Louise ?
...
france.tv access
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.