All language subtitles for FR-Vincent, Francois, Paul and the Others (1974)

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Original subtitles

Attention !

- �a prend vite. - Ouais, pas mal.

Pourquoi vous avez cass� cette branche ?

Elle �tait � moiti� cass�e. Elle pendait.

Si on faisait un 4:4 ?

Ouais, allez !

Francois, tu fais goal ?

Pierre, avec nous !

- Qu'est-ce que tu fais, Paul ? - Je m'�chauffe.

Olivier, tu restes � l'arri�re.

Julia ?

Ne te d�range pas. Je fermais la fen�tre � cause du vent.

Catherine...

Non, j'�tais en haut. C'est pour �a.

Tu veux parler � Vincent ?

�a va bien ?

Tr�s bien, oui...

�coute, ils sont tous dehors, mais je sais pas o�.

De toute fa�on, y a main. Coup franc.

- Main de qui ? - De lui.

Non, mais �a va pas ?

Francois...

Laisse, laisse, laisse !

D�marque-toi.

J'ai le droit de le tirer direct ?

Indirect.

Ma cheville...

L'un des plus beaux buts que j'ai jamais vu. Remarque, je t'ai bien servi.

Regarde-moi ces 2 cons.

Passe la balle. Tu me remplaces. On attaque.

C'est la cabane.

- Qu'est-ce qu'il y a dedans ? - Des outils, des cages � lapins...

- Y a des lapins ? - Non, y en a pas.

Allez, sortez-vous de l� !

La vache ! Personne n'�tait l� ?

Les enfants ont fait br�l� des branches. J'aurais d� faire attention.

Foutez le camp !

Du sang-froid...

Ne vous affolez pas.

Il faudrait un extincteur.

- T'en as un ? - Oui, dans la voiture.

Va le chercher !

Et si on appelait quand m�me les pompiers ?

Pour 3 bouts de bois, on va �tre ridicules !

Attention, Jean ! Derri�re-toi !

Attention au pommier !

Et le butane ?

Les deux bouteilles de butane qui sont dedans !

Tu me dis �a � moi !?

C'est de la connerie ! �cartez-vous, �a peut sauter !

- Paul, appelle-le ! - Mais je l'appelle ! Jean !

T'es fou ou quoi, merde !

Il n'a rien, tout va bien.

- Dramatise pas tout le temps. - Y a 2 bombonnes !

L'autre est vide !

- T'as pas pris la vide, au moins ? - T'es con !

- T'arroses, toi !? - Y a plus de pression !

Attendez-moi !

Ah, quand m�me !

La vache !

�a marche.

- C'est pas le t�l�phone ? - Oui, j'y vais.

Coriace, hein !

Je vais quand m�me jeter un coup d'�il � l'int�rieur.

Quel courage.

Vincent ... t�l�phone !

J'arrive.

Faut quand m�me laisser une sentinelle. Toujours avec un feu !

C'est Catherine. Elle a appel� tout � l'heure, mais avec le feu...

All�, oui ?

C'est la cabane de Paul qui flambait.

Julia t'a dit...

Oh le con !

J'ai plus rien pour me changer !

- Je plaisante pas, regarde. - Qu'est-ce qu'il y a ?

Il a noy� sa montre.

Non, rien de grave.

Comme tu veux.

Oui, moi aussi.

Y a de la bi�re par l� ?

- Ce bouchon est nase. - Enfonce-le.

Jean-Louis, au lieu de vider ta bouteille, va chercher du gaz.

Je peux prendre le torchon ?

Un peu de beurre avec le saucisson, s'il te pla�t.

Dis donc, Jean, t'as pris du poids.

C'est �a dans le sport, d�s qu'ils arr�tent la comp�tition, ils gonflent.

J'arr�te pas.

Vincent, ton vin.

Qui est-ce ?

C'est Jacques.

Comment est-ce qu'on dit ? �Pour une surprise, c'est une surprise !�

Je ne retrouve plus la maison. Il y a 2 routes maintenant.

- T'es arriv� depuis quand ? - Depuis 3 jours.

Tu connais Marie ?

Et Jean ?

Ah oui, la boxe !

Je ne le reconnaissais plus. En 3 ans, ce qu'il a chang� !

Pierre, tu veux pas aider les autres dehors ?

Alors, tu restes � Paris ?

Ils ont mont� un laboratoire � Suresnes, alors j'ai demand�.

Et �a va marcher ?

Ah, je pense.

Et Catherine, elle est pas l� ?

Tu restes dormir ici ?

- Oui. - Formidable.

De toute fa�on...

Trouve des planches. On le refera dimanche prochain.

Fais gaffe avec la moto, Jean.

Tu viens, Colette ?

Qui est-ce qui a eu l'id�e de faire du feu � 2,50 m. de la cabane ?

- C'est moi. - C'est g�nial.

Non, ce n'est pas g�nial. Mais le vent a tourn�. Je pouvais pas pr�voir.

Les enfants...

- Il fallait pr�voir. - J'ai pas pr�vu.

Tu aurais pu au moins surveiller, faire attention.

J'ai rien pr�vu, rien surveill�, pas fait attention et je suis conne, voil� !

�a te pla�t, comme �a ?

Qu'est-ce qui te prend ?

Fran�oise... allez !

Allez, d�p�chez-vous.

Qu'est-ce qui se pass� ? Je l'ai faite r�viser y a 2 mois.

Alors l�, c'est la plaisanterie fine.

Tr�s fine, jamais faite.

D�brancher le delco ! Je ne veux m�me pas savoir qui c'est !

Ah, c'est d'une dr�lerie ! Je ris ! Tu ne ris pas, Marie ?

J'avais un article � finir.

Alors, je l'ai fini.

Et puis j'ai essay� de me remettre �...

...mon livre, mais...

Je n'y arrive plus.

Si on se faisait un caf�, quand m�me.

J'y vais. � tout � l'heure.

Mettez votre m�daille dans la bouche, s'il vous pla�t.

Respirez � fond.

Cessez de respirer.

Vous pouvez vous rhabiller.

C'est tout, docteur ?

Je vais dans le bureau.

Vous le laissez jouer et vous le faites manger � 8h.

Je les appellerai avant le d�ner.

Excusez-moi.

C'est peut-�tre nerveux, docteur ?

On va voir.

On va faire les analyses.

Des prises de sang ?

Oui.

Je le prends.

Qui, Vincent ? Il ne m'a rien dit. Qu'est-ce qu'il veut ?

Demain, c'est impossible.

Tu peux, vers 4h, cet apr�s-midi ?

Tu passes me prendre ? On ira avec ma voiture.

Et maintenant, notre b�lier se d�gage et lib�re la table.

Jean, tu restes l�.

C'est une machine terrible. Tu travailles au 100e de mm avec �a.

Seulement, faut la payer.

Il t'a dit, Paul ?

Mais si, Catherine. Tu sais bien.

L�-haut, chez moi.

C'est pas Marie ?

Qu'est-ce que tu fais l� ?

Tu arrives ou tu repars ?

Je repars. Je suis juste rentr�e pour me changer.

Tu me rejoins directement chez les parents ?

C'est du Condrieu.

Alors voil�, c'est tout.

Catherine veut divorcer, et moi je...

Toi quoi ? �a fait plus de 2 ans que vous �tes s�par�s, non ?

Je dis pas le contraire, mais...

Il fait lourd, ou quoi ?

D'apr�s mon avocat, si elle veut divorcer tout d'un coup, c'est qu'elle a...

quelque chose dans la t�te... ou quelqu'un.

Parce que depuis qu'on s'est quitt�s, je ne lui ai rien fait.

Je suis oblig� de me d�fendre. Autrement, j'ai tous les torts contre moi.

Te d�fendre contre quoi ?

J'en sais rien, justement. Je sais pas ce qui peut arriver.

Tu sais, une femme, quand c'est plus ta femme...

Il me faut des lettres.

Je suis emb�t� de vous demander �a, mais sinon, � qui je peux demander ?

Des lettres de quoi ?

Des t�moignages. On se conna�t...

Catherine aussi, on la conna�t.

Je sais bien. C'est des formalit�s pour mettre dans le dossier.

Elle aussi, elle en aura.

Je me demande � qui elle va les demander, d'ailleurs.

� nos femmes.

En somme, tu voudrais...

Tu voudrais les torts r�ciproques.

Voil�, c'est �a.

Il faut qu'on �crive quoi ? Qu'elle t'a tromp� ?

Non, quand m�me pas.

Paul, t'es �crivain. Tu vas forc�ment trouver une fa�on...

T'as un stylo !?

En r�alit�, c'est elle qui est partie.

Tu nous avais dit que c'est toi qui l'avait quitt�e !?

�J'avais dit...�, ce sera pas comme �a.

La preuve, je suis ici.

C'�tait � cause de Marie, mais...

Il veut dire qu'historiquement, c'est Catherine qui est partie d'ici.

Vincent, on n'est pas l� pour faire une enqu�te, mais qu'est-ce qu'on met ?

Qu'est-ce qu'on va mettre concr�tement ? Nous, on n'y �tait pas.

On pourrait dire que quand on venait ici,

on a toujours �t�

Oui, bon ! On n'a jamais remarqu� sp�cialement...

Que vous ne m'avez jamais vu en col�re. Que je menais une vie normale.

Que j'�tais amoureux d'elle, quoi.

�a, je crois qu'on peut pas.

Si, je crois.

T'�cris ?

Ben oui.

T'�cris quoi ?

Attends, pour l'instant, j'ai mis la date.

J'essaye de trouver une formule qui me situe par rapport � lui.

�a, c'est facile.

Il est chiant, merde !

Je peux pas faire des trucs comme �a.

Tu n'avais qu'� lui dire !

Tais-toi, attends.

On avait dit...

On avait dit que s'il �tait livr� avec un retard,

la 2e traite �tait d�cal�e d'autant.

Et vous me dites �a maintenant ? Mais qu'est-ce que vous voulez que je fasse ?

Oui, bon.

N'importe comment, c'est pas... Qu'est-ce que tu as mis ?

Moi, rien.

J'allais dire, c'est pas pour demain.

Faites �a chez vous et puis vous me les envoyez.

Ce serait mieux.

Je ne pouvais pas vous demander �a par t�l�phone.

Tu viens ce soir chez Clovis ?

C'est pour sa cr�maill�re. Il a tout refait : le bar, la cuisine, la salle...

Fantastique !

Qu'est-ce qu'il y a ?

Qu'est-ce que t'as ?

Cette fois, je suis coinc�.

Faut que je trouve 13 millions dans les 3 jours,

et je les ai pas.

Une traite que je dois payer � Becaru.

Il avait promis de la reporter parce que la machine avait �t� livr�e en retard.

Et puis maintenant, il la reporte pas.

En plus, la LMC a annul� sa commande.

Pourquoi ils ont annul� ?

Je sais pas. C'est compliqu�...

Ils abaissent le programme, comme ils disent.

Et si tu payes pas, il se passera quoi ?

Je saute.

C'est pas possible. On saute pas pour une traite.

Si, c'est possible. La preuve !

Je suis hypoth�qu�.

C'est l'impasse, quoi.

Je sais pas quoi faire.

Tu peux pas demander �...

� qui ?

� Armand. Il sait ce que c'est, �a lui est d�j� arriv�.

Eh oui, �a lui est arriv�.

Justement...

Il n'a pas 13 millions comme �a.

Et les banques ?

La banque, parce que les autres...

Remarque, au point o� j'en suis.

Je vais t�l�phoner quand m�me � Segal.

Je vais lui demander qu'il me re�oive.

Tu penses bien !

Les banques te pr�tent 3 parapluies quand il fait beau, pas quand il pleut.

O� on va ?

Chez Armand.

Non, chez Becaru. Il ne sera pas l� mais y aura son fond� de pouvoir, le salaud.

On l'a pas �crit, mais on l'a dit !

Becaru l'a dit, devant vous !

M. Becaru m'a laiss� une note, mais il n'est pas l� et je ne sais m�me pas o� il est.

Becaru n'est pas l�, mais la traite est l� !

Y a 15 jours, on avait d�cid� de la reporter.

On l'a dit, Becaru l'a dit, vous l'avez dit ! Ne me dites pas non !

Effectivement, M. Becaru l'a dit.

Mais il a chang� d'avis.

Je n'y peux rien.

Et vous non plus.

Merde, c'est ferm�.

Allons voir � sa menuiserie.

S�rement ferm� aussi.

Allons chez lui, alors.

Chez lui... c'est � Garches !

T�l�phone d'abord.

�coutez, Betty, c'est tr�s important.

Non, je vous rappellerai. Merci, au revoir.

Il n'est pas chez lui. Il avait un truc au syndicat.

� quelle heure il rentre ?

Elle n'en sait rien.

Oh l� l�, et Marie qui m'attend depuis une heure !

Laisse, c'est pay�. J'avais rendez-vous avec Colette.

Ma moto, merde !

- Je vais te d�poser, o� tu vas ? - � la salle.

�a n'a aucun rapport avec les colonies de vacances.

M�me la maison est jolie.

- C'est � quel endroit ? - � Berni�res-sur-mer, en Normandie.

Elles sont 3 par chambre. Tu penses, elle est enchant�e.

Elles ont classe le matin ou l'apr�s-midi, selon le temps qu'il fait.

L'autre demi-journ�e, elles font du bateau, se prom�nent sur les plages.

Ce qui n'est pas dr�le, c'est qu'on peut ni aller les voir, ni leur t�l�phoner.

Mais pourquoi ?

C'est dans l'int�r�t des enfants. Enfin, je te dis ce qui est �crit sur la circulaire aux parents.

Il ne mange pas, Vincent ?

Elle a quel �ge, maintenant ?

10 ans.

Vincent...

Tr�s bon.

C'est froid.

Est-ce que je peux t�l�phoner, s'il vous pla�t ?

Oui, bien s�r. Dans le bureau, c'est la 2e porte.

All� Betty ? C'est Vincent, encore. Excusez-moi.

Bon, �coutez. L�, je vais rentrer chez moi.

Dites � Armand qu'il faut qu'il me rappelle absolument, m�me tard.

Merci, Betty. Au revoir.

O� tu as mis la voiture ?

Je l'ai pr�t�e � Dominique.

Je rentre avec toi, � moins que �a te g�ne ?

Pas du tout. Pourquoi tu me parles comme �a ?

Je ne te parle pas comme �a. Je ne te parle pas du tout.

Je suis comme toi.

Vincent...

Quoi ?

Qu'est-ce que je t'ai fait ?

Mais rien, ne t'inqui�te pas. Et puis je suis fatigu�, voil� !

Il n'y a que toi, �videmment.

Mais non, il n'y a pas que moi, justement ! T'as qu'� voir les autres ! Demande-leur...

Je les ai vus, les autres.

Ils n'arrivent pas une heure en retard. Ils ne restent pas le nez dans leur verre, comme des...

Comme des quoi ?

Ils �taient heureux de te voir. C'�tait un �v�nement.

Il ne savait pas quoi faire pour te faire plaisir, surtout eux.

Mais tout ce qui n'est pas toi, tu t'en fous.

- Ils doivent regretter Philippe. - Fous la paix � Philippe, je t'en prie.

La v�rit�, c'est qu'il faut que tous les autres tournent autour de toi, la terre et les autres.

- C'est �a. - Tu crois qu'ils t'aiment, les autres ? Non !

- Marie, j'ai des emmerdements. - Moi aussi !

Tu vas aller dormir chez toi, et on en reparlera demain.

Non, on ne parlera pas demain.

Vincent, je crois que c'est plus possible.

Peut-�tre.

Non, pas peut-�tre...

On est de plus en plus loin, Vincent.

C'est peut-�tre parce que tu veillis, et que moi, j'ai 25 ans.

J'ai voulu m'en aller plusieurs fois d�j�.

Aujourd'hui, je te le dis. Je m'en vais.

J�r�me, une bi�re !

Vincent ! Vincent !

Salut, Clovis.

L�, tu me fais plaisir. Ils avaient dit que tu viendrais peut-�tre pas.

Vous avez tout d�moli ? Je reconnais plus rien.

Attends de voir. Il y a trop de monde.

C'est toujours pareil : tu balances 60 invitations, il en vient 300.

La petite pi�ce en haut, tu verras !

Myriam, tu as vu ?

Oh, mais tu es beau, toi !

Tu trouves ?

- Oh oui, je trouve ! - Qu'est-ce que tu bois ?

Un caf�.

Dis-moi, c'est plus grand, non ?

Non, c'est parce qu'on a abattu la cloison en verre.

T'aurais pas vu Armand ?

Par contre, il y a paul... il en tient une !

Mon demi, tu me le fais chauffer ou quoi ?

- Voil�. - Merci.

Oh, cher ami ! Finalement, t'es l� !

Tu sais que t'es emmerdant avec tes histoires de lettres !

Oh merde, pardon !

- C'est en parlant que... - �a va, arr�te !

D�sol�. �a tache, la bi�re ?

Je pourrais t�l�phoner ?

Oh, branchez la cabine l�-bas !

Vincent, tu as vu qui est l� ? Marco !

Tu ne reconnais pas ton ami Marco ?

T'es toujours le m�me. Tu changes pas.

Tu vois, j'ai quelque cheveux blancs, mais c'est pas grave.

Tu connais ma fianc�e ?

Arlette ! Mais o� il est ?

Jacques !

All� Armand ? C'est Vincent.

Dans les 48 heures.

�coute, Vincent.

13, je peux pas. Tu t'en doutes.

Je peux trouver 4, � la rigueur.

3 ou 4, mais c'est tout. Pour le reste...

Bon, t'es o� demain ?

Bon, d'accord.

Mais non, tu penses !

� demain.

Je te d�range pas ?

- Qu'est-ce que t'as ? T'as pas l'air tr�s... - Non.

C'est Catherine ?

Non, c'est pas Catherine.

Non, j'ai des ennuis d'argent.

D'argent ?

Oui, pas pour longtemps mais si je trouve pas �a tout de suite...

Je demande m�me pas ce qui te faudrait parce que depuis qu'on s'est lanc� dans cette histoire de clinique...

On est 3, mais tout y passe.

Laisse tomber. Je demandais �a parce qu'� des moments, on est un peu...

Tu vois ce que je veux dire ?

Je vais m'arranger, ne t'inqui�te pas.

Merde, c'est con.

Si seulement tu m'avais demand� �a... quel jour on est ?

Je sais pas quoi te dire.

Tu dis rien.

Tu veux boire quoi ?

Rien.

Tu bois pas, tu fumes pas, tu sais rien faire.

Non.

Tu veux pas que j'aille te chercher quelque chose ?

Quoi ?

Une glace, un g�teau ?

Une glace, d'accord.

T'arrives maintenant ?

Ben, tu vois.

Vous �tes all�s au cin�ma ? C'�tait bien ?

Nul.

Bon, on y va ?

- D�j� ? - Je travaille demain, t'es au courant ?

- Au revoir, Lucie. - Au revoir, Jacques.

Oh non, ne partez pas d�j� !

Elle est belle, Lucie, hein ? Mieux qu'avant, je trouve.

Il para�t qu'avec Fran�ois, ils ne s'entendent plus comme avant.

Il para�t.

Qu'est-ce que tu as fait, cet apr�s-midi ?

Tu ne vas pas me demander �a � chaque fois, puisque tu le sais.

On sait jamais.

Mais si.

Il en faisait une dr�le de t�te, Vincent.

Qu'est-ce qu'il a ?

Des ennuis

de fric.

- Vincent ? - Eh oui, Vincent.

Il a m�me essay� de me taper.

- Beaucoup ? - J'en sais rien.

- Tu as m�me pas demand� ? - Non.

Salaud.

Salaud ?

Tu t'envoies en l'air avec n'importe qui. En plus, tu me le dis. Et c'est moi le salaud !

Pas mal, �a.

Je te le dis parce que tu me le demandes.

�a n'a rien � voir.

Qu'est-ce qu'ils ont, tous ces types ?

Qu'est-ce que tu leur trouves ?

Ils ont quelque chose que tu n'as plus, Fran�ois.

Ah oui, la jeunesse.

Oh non, pas toujours.

Ils n'ont m�me pas ton intelligence,

ni ta force.

Mais ils sont vivants.

C'est quoi, �a ? �Vivant� ?

Toi, tu m'entretiens, mais tu ne me fais pas vivre. Tu ne sais plus.

Parce que tu nous m�prises.

Qui, �nous� ?

Tous.

Tes enfants, tes amis, ta femme...

M�me ton m�tier.

Tu n'es plus qu'une machine � sous.

Tu n'as plus de sang, tu n'as plus d'air.

Alors, je respire ailleurs.

Voil� !

Et alors, pourquoi tu restes avec moi ?

� ton avis ?

Par habitude ? � cause des enfants ?

Non.

Oh non.

Alors, c'est par int�r�t.

C'est �a, oui. Pour l'argent. Et toi ?

Pourquoi tu restes ?

Certainement pas pour le fric, en tous cas.

Pourquoi je reste ?

Pourquoi est-ce que je continue � vivre avec cette putain ?

Mais pourquoi ?

Francois, arr�te !

T'as perdu un bouton de manchette.

Tu veux pas aller voir ?

Non, je verrai �a demain avec Clovis.

Dimanche � la maison, hein ?

Tu leur dis, hein ?

Attention la t�te !

- Pourquoi il n'est pas venu, Jean ? - Je sais pas.

Y a quelqu'un qu'a oubli� sa b�che !

Alors, dimanche, hein ! Tu n'oublies pas !

Vincent ? Mais qu'est-ce qui se passe ?

Qu'est-ce qui t'arrive ?

�coute, il est quelle heure ?

O� tu es ?

Mais... tu n'�tais peut-�tre pas seule ?

Non, mais maintenant oui.

Quand m�me, excuse-moi je...

J'avais oubli� que... �videmment.

T'as chang� quelque chose ?

Plus fonc�, hein ?

Oui.

C'est �a. C'est bien. Tr�s bien.

�a fait tellement...

La derni�re fois, c'�tait au...

Quand on a fait ces jeux idiots, c'�tait...

Alors, j'�tais chez Clovis... �a, je te l'ai d�j� dit...

Alors, tu sais, je savais pas o� aller.

Quand je dis �a, je...

Je voulais te voir, quoi.

Tu me vois.

Oui.

Tu as bu ?

Oui.

Tu veux du caf� ?

Oui.

Ce n'est pas pour le divorce.

Je voudrais pas que tu crois �a. Au contraire.

Qu'est-ce qu'il y a ?

Je vais pas bien.

Je suis en train de descendre petit � petit.

Je sais pas o� je vais m'arr�ter.

J'ai 9 millions �...

Si je les ai pas demain,

je suis coul�.

C'est tout.

Mais tu ne peux pas les trouver ? Toi ?

Moi.

Je trouve plus personne nulle part.

�a m'�tait jamais arriv�.

Mais quand �a arrive,

c'est le d�sert.

Tu peux pas ouvrir un peu la fen�tre ?

Je te dis �a, je sais bien que tu peux rien y faire.

Je voulais seulement...

Je sais plus ce que je veux.

J'avais besoin de te voir, de te parler. Tu comprends ?

Mais je vais m'en sortir.

Tu me connais.

Rien que de t'en avoir parl�, je sais pas comment je vais faire, mais c'est pas possible que...

Tu me vois mal fichu parce qu'avec toi, je me g�ne pas,

mais tu vas voir. Ne t'inqui�te pas.

Bonjour, Vincent.

Catherine m'a t�l�phon� en arrivant � son travail.

Comment vous �tes rentr� ? Quelle heure il est ? Oh l� l�, 10h15 !

Elle m'avait laiss� la clef sur la porte.

Je suis pass� la voir assez tard. Il fallait qu'on parle.

C'est pour �a que je suis l�. Catherine m'a racont�.

Faut pas que vous vous laissiez...

Chez vous, j'ai toujours aim� votre c�t�...

Quand on disait �Vincent�...

�coutez, malheureusement, ce ne serait pas pour longtemps.

Mais un mois, si vous voulez. J'ai exactement 10 millions.

Je peux vous les pr�ter.

J'ai pas besoin de 10, mais de 9.

Mais de toute fa�on, non. Je vais pas vous dire dans un mois, ce serait pas honn�te.

Je pourrai pas vous les rendre avant 3 mois.

Je vous remercie, mais non.

Jusqu'� 3 mois, c'est possible.

Vous savez que je vends la rue Saint-Guillaume

pour m'acheter cette petite maison au-dessous d'Avignon.

Elle vous a dit ?

Vous rendrez la somme � Catherine.

Parce que tout le mois prochain, je serai l�-bas avec sa m�re, chez Francis.

Vous �tes press� ?

Non, mais j'ai faim.

Qu'est-ce qu'il fait, le p�re ?

Il fait plus rien.

Il �tait ing�nieur m�canicien.

Le comptable, il faut que je le vois tout de suite.

Je veux pour lundi matin...

- Les endives avec le plat ? - Oui.

Je veux pour lundi matin une situation exacte.

Maintenant, je veux y voir clair.

J'ai vu Armand, ce matin. Je lui ai dit que tu serais ici � midi.

T'as bien fait.

Je vais peut-�tre boxer le mois prochain.

C'est bien ! Contre qui ?

Catano.

Jo Catano, tu le connais.

- H� ho, Catano, il... - Eh oui !

Je peux avoir des pommes de terre � la place des endives ?

Ils te payent combien pour un match comme �a ?

L�, ils me proposent 6 000. Enfin, 600 000.

- Faut que tu t'entra�nes, alors ! - Je suis entra�n�, c'est pas la question.

C'est quoi, la question ?

C'est Catano !

Ils me le proposent parce qu'ils trouvent personne.

D'ailleurs, j'ai pas encore sign�.

Qu'est-ce qu'il en pense, ton mec ? Comment il s'appelle ? Avakian ?

Il est d'accord. C'est lui qui organise.

Tiens, voil� Armand.

Je suis pass� chez toi, ce matin.

Jean m'a dit.

Y a Marie qui partait. Elle m'a m�me pas...

Elle est venu prendre ses affaires. On a cass�.

On mange ensemble ?

Tu connais M. Farina ?

Oui, enfin, je sais qui vous �tes.

Vous prenez quelque chose ?

- Un martini. - La m�me chose.

Pour ce que tu m'as demand�, il y a peut-�tre une possibilit�.

�a y est, merci. �a va, maintenant.

J'ai pas encore eu le temps de te... Mais si toi, tu peux comme tu as dit...

Pour le reste, c'est arrang�. En tous cas, merci quand m�me.

Non, vous savez...

Vous avez une table dans le fond.

Parce que tu sais, Farina peut...

Je sais bien, mais...

- T'es fou. - Je te signale que je suis l�, c'est tout.

Touche pas tout comme �a.

Attends-moi. J'ai fini dans 5 minutes.

C'est ce que je fais.

J'ai vu Marie. Elle est pass�e me voir apr�s le d�jeuner.

C'est vrai que c'est fini avec Vincent ?

Il para�t.

J'en sais pas plus que toi.

- Il te reste des p�tes, ou quoi ? - Ouais.

Tu les �gouttes et tu mets un morceau de beurre.

Il va bien ?

Ne fais pas trop le malin.

Je vois le m�decin demain, parce que �a fait 15 jours.

Faudrait que je t'�pouse, alors.

T'es pas oblig�.

Toi non plus.

Ton fr�re m'a dit que t'allais boxer ?

Peut-�tre.

Merde, qu'est-ce qu'il fait froid !

Regarde comme tu es. Va demander un chandail � Paul.

�a fait combien ?

22-2-22.

�a tiendra pas bien. Le bois est pourri.

Y a qu'� le mettre � c�t�. L�, c'est pas pourri.

Tu n'es pas patient.

Non, je suis pas patient.

Ah, voil�. Jo Catano.

27 ans, poids mi-lourd, invaincu chez les amateurs.

38 combats professionnels, 32 victoires dont 18 avant la limite.

4 nuls, 2 d�faites, n'a pas �t� abattu depuis le 6 mai 1971.

Derni�re victoire :

Il bat Mano Rodriguez � Barcelone par KO � la 3e reprise.

Voil� ce que c'est, Catano. Moi je te dis : ne signe pas.

Pourquoi ?

T'as pas compris ?

Ben, non.

Vous allez peut-�tre m'expliquer, mais non, je comprends pas.

On dit toujours : �Jean est fort, mais il ne trouve pas de combat int�ressant.�

�Pas assez pour vivre. C'est pour �a qu'il apprend un m�tier chez Vincent�, c'est pas �a ?

- Si. - �videmment !

Si tu vas boxer contre un type qui te massacre, c'est pas un combat int�ressant.

Mais c'est quand m�me pas �a, Jean ?

Alors, il ne doit boxer que s'il est s�r de gagner ?

T'as raison. Tu comprends pas.

Jean, si ton t'a demand�, c'est que tu as une chance.

On a toujours une chance.

Une chance de se faire descendre, oui !

Jean est tr�s bon. C'est un styliste.

Mais l'autre, c'est un tueur.

Je le connais, je l'ai vu y a 2 ans au Palais des sports.

Contre un styliste qu'il �peronnait. Comment il s'appelait, d�j� ?

Hamadoul n'a pas fait 2 rounds.

Sur une civi�re, il est rentr� au vestiaire.

Comme dit Vincent, c'�tait un massacre.

Il n'a jamais pu reboxer, le mec.

T'as une vis ?

Tu dramatises tout.

Quand on se fait payer pour faire un m�tier, on choisit pas toujours.

Est-ce que je choisis, moi ?

La m�decine, c'est pas la boxe ! Merde !

Arr�tez, � la fin !

C'est Jean que �a regarde.

�coute, Jean. Si tu as besoin d'un conseil, tu me demandes.

Jean, je voulais seulement dire que m�me lorsqu'on a 1 chance sur 1000, faut la tenter.

Sinon on reste en carafe toute sa vie, comme Gilbert Pillot.

Comme qui ?

- Gilbert Pillot, tu connais pas ? - Non.

Il connait pas.

Qui �a ?

C'est dans le bouquin de Paul. Un personnage. Je t'expliquerai.

Ah, Gilbert Pillot, c'est...

Enfin, c'�tait. �a fait un bout de temps qu'on n'a pas entendu parler du lui.

Qu'est-ce qu'il devient ? T'as pas de ses nouvelles, Vincent ?

Moi ? Non !

Justement, je commen�ais � m'inqui�ter.

Et toi, Paul ?

Aux derni�res nouvelles, il �tait derri�re une barricade gare du Nord, non ?

�Il tenait dans sa ligne de mire 2 jeunes SS dont il ne voyait que le dos,�

�le doigt sur la d�tente, il se demandait s'il devait ou pas tirer.�

La suite, je la sais pas. C'est Paul qui la conna�t.

Ah, c'est ton livre. Je me rappelle. Gilbert Pillot �tait le...

Le h�ros. Un h�ros en panne, comme son auteur.

�a fait 30 ans que la guerre est termin�e.

Gilbert Pillot se demande toujours s'il doit ou s'il ne doit pas tirer.

Y en a qui se le demande jamais, c'est �a que tu veux dire ?

Ce que je veux dire, c'est qu'avec des h�ros comme toi et Gilbert Pillot dans les gares,

les SS peuvent voyager tranquilles.

Tu deviens emmerdant, Fran�ois. Fous-lui la paix, � la fin !

Laisse-le, �a l'amuse.

J'ai jamais bien compris pourquoi, mais �a l'amuse.

J'ai l'impression que j'ai �t� un peu loin.

�a n'a vraiment aucune importance.

Remarque, d'un autre c�t�, si on t'emb�tait tous les dimanches avec ton bouquin,

tu serais bien oblig� de le finir.

File-moi du feu, va !

Je le finirai.

De toute fa�on, j'ai une commande.

Quoi ?

Les m�moires d'Ilia Mauresco.

La danseuse roumaine qui a une jambe m�canique.

Ah, c'est bien, �a !

Vous avez dr�lement boss� !

Qu'est-ce que tu crois ?

Tu l'as mis � quelle heure, Julia ?

- Y a 10 minutes. - Voil� le pain.

Julia, t'aurais pas un chandail ? Je g�le !

T'as qu'� regarder l�-haut, dans la chambre.

- Qu'est-ce que t'as fait des enfants ? - Ils sont chez les petits copains.

Qu'est-ce que j'ouvre ? Du rouge ou du ros� ?

Faut demander � Paul.

Du rouge.

Vincent, ton verre !

- Tu fais les p�tes au saucisson ? - Oui, oui.

Julia, impeccable.

- �a, c'est un gigot. - Qu'est-ce que tu crois ?

Alors, Jacques. Tu disais, la banlieue ?

Pas la banlieue, mais un peu plus loin. Quand tu traverses, tu reconnais plus rien.

Ni personne.

C'�tait pourtant bien ces petites maisons. On se croyait � la campagne.

En tous cas, c'est moins laid que ces tours.

�a d�pend lesquelles.

C'est vrai. Il y a des tours qui sont belles.

En g�n�ral, dans celles-l�, il y a des bureaux.

Et puis les autres, t'as qu'� voir les prix !

Julia, t'as pas un autre couteau ?

Oui, y en a un sans manche l�-dedans.

�a va, regarde !

En tous cas, les gens qui habitaient l� se sont fait expulser, sans histoires.

On les reloge.

Oui, dans des HLM avec des loyers qu'ils ne peuvent pas payer.

Ils n'ont qu'� s'installer plus loin.

Dans la Creuse, c'est pas mal, il para�t.

Ou dans l'Ard�che.

Tu rigoles mais les types qui sont d�j� � 60 ou 100 km de leur travail,

c'est pas une rigolade pour eux.

En attendant qu'on les �jecte un peu plus loin.

C'est l'�volution urbaine. C'est in�vitable.

Faut savoir s'adapter.

T'es tr�s marrant. Faut avoir les moyens.

Pierre !

C'est Francois qui a raison.

Ceux qui n'ont pas d'argent, ils n'ont qu'� s'arranger.

Ou pour en avoir, ou pour s'en passer.

Mais pas pour emmerder les autres, qu'est-ce que �a veut dire ?

S'adapter, �a signifie quoi ?

Vivre avec son temps. Savoir bouger avec la soci�t�.

Comme Fran�ois.

Naturellement, une seule devise : �Pour changer de vie, changer la vie.�

Ah, autrefois, c'�tait autre chose.

Fallait pas rire avec le progr�s social, sinon il se f�chait.

C'�tait la grande �poque du dispensaire.

Cr�ons et multiplions les dispensaires de banlieue.

Soigner les pauvres gratuitement.

La science n'est pas � vendre.

Nous sommes au service du monde, et cetera, et cetera...

Voil� ce qu'on entendait � Maisons-Alfort dans les ann�es 50.

Puis alors, je sais pas ce qui s'est pass�. Tout d'un coup, coup de baguette.

Plus de dispensaire, dis donc !

Et � la place, une clinique toute blanche � l'�toile.

Nous sommes au service du monde, mais du beau monde.

C'est �a, l'�volution urbaine, mon petit gar�on.

Les autres n'ont qu'� s'installer plus loin. C'est �a, s'adapter, t'as compris ?

Je vais pas entendre des conneries toute ma vie !

Recevoir des le�ons imb�ciles jusqu'� la fin des temps !

�couter un �crivain qui n'�crit rien, un boxeur qui ne veut pas boxer,

des bonnes femmes qui couchent avec n'importe quoi, merde !

Et quand on sera partis, celui-l� qui va rester avec sa danseuse

qu'a une jambe et qui... Qu'est-ce que j'en ai � foutre ?

- �coute, Fran�ois. - Ta gueule !

Tu m'emmerdes ! Je t'emmerde !

Je vous emmerde tous avec vos dimanches et votre gigot � la con ! Merde !

Il refroidit. C'est pas la peine.

Tiens, un couteau.

Un petit peu de vin.

�a va �tre froid, maintenant.

On pourrait peut-�tre faire une petite mayonnaise, Colette ?

Tu me sers, s'il te pla�t ?

Celle-l� va �tre mieux, je crois.

Je suis idiot.

Je sais pas quoi te dire.

Tu me l'as dit.

- Mais non... - Si.

C'est moi, aussi...

C'est tellement grotesque.

Je le sais tellement.

Ben alors ? Vous n'allez pas nous laisser tout seuls ?

Il ne manquait plus que ceux-l� !

C'est toi qui les as invit�s l'autre soir.

Vous avez d�j� reconstruit la cabane ? C'�tait pas la peine d'y mettre le feu !

J'ai amen� ma s�ur. J'esp�re que �a vous d�range pas.

Penses-tu ! Au contraire !

T'es fou, fallait pas !

Je sais vraiment pas ce que j'apporte, avec Clovis qui n'a pas arr�t� dans la voiture...

O� t'en es avec les examens ?

J'ai fini.

- Qu'est-ce que tu fais, alors ? - Rien.

Comment �a ?

J'attends de faire quelque chose qui serve � quelque chose.

- Ne pas travailler pour travailler. - Pour vivre, t'es bien oblig�.

Ouais, je travaille dans une bo�te. Mais je fais rien.

Clovis me trompe de temps en temps...

Du moment que je le sais pas, quelle importance ?

Moi, je suis comme �a.

Attention, c'est pourri l�-dessus.

O� t'as vu jouer �a ? Tiens, regarde !

Reste pas l�-dessus ou tu vas y aller aussi.

- Et moi, alors ? - �a n'a pas froid, les sportifs.

Mets le manteau.

Tu claques des dents.

Elle n'est pas chauff�e, hein.

C'est la meilleure ! J'ai laiss� une godasse dedans.

J'en loupe pas une, c'est terrible ! Je suis vraiment le dernier des...

Non, je t'aime.

Je me demande comment tu fais.

- C'est fini, oui ? - On arrive !

�a, c'est en plus. L�, si vous voulez, c'est un �tat brut.

Ensuite, les charges : 44 000 et quelques... Disons, 4,5 millions.

Les fournitures sont avec.

7,5 millions d'arri�r�s � la S�curit� sociale.

M. Becaru, les 2 traites.

Et puis, la paye � courir sur 3 mois.

J'en suis d�j� � 71 millions.

En ce qui concerne les rentr�es, on arrive au mieux � 24 millions.

� moins d'une commande qui tombe du ciel pour remplacer la LMC.

Faudrait que j'aille voir aussi votre contr�leur, parce qu'il va y avoir l'imp�t sur le chiffre d'affaires.

Regardez si vous voulez lire, je vous ai �tabli un relev� s�par�...

Non, �a suffit.

J'ai compris.

Vincent, quand vous dites que vous vendez...

Je vends.

Je m'en vais.

Mais pour vous, �a ne devrait pas changer.

Ici, �a continuera de tourner.

Mais vous ne pouvez pas demander...

Quoi ?

Je ne sais pas...

de nouvelles hypoth�ques.

Sur quoi, Henri ?

Tout est hypoth�qu�.

�a peut pas �tre possible !

Vraiment, y a pas de...

Non, y a pas. Y a plus.

Montubert, vous appellerez Becaru.

��a ne devrait pas changer pour nous.�

C'est pas s�r.

All�, M. Arakian ? Bonjour, c'est Jean.

Je vous t�l�phone pour Catano.

Oui, c'est d'accord.

Quand vous voulez.

Demain matin ? Ouais, d'accord.

J'avais un oncle � Boulogne. Quand sa femme est morte, tu sais ce qu'il a fait ?

N'aie pas peur, va !

De toute fa�on, �a risque rien. Le percuteur est cass�.

Qu'est-ce que tu fais ce soir ?

Rien, je suis avec Colette.

Bon, eh bien je t'invite !

On va arroser �a, hein !

Je vends. Je vends !

Viens, on va s'habiller.

On va prendre la voiture et puis on va aller aux Pieds dans l'eau. Je t'y ai jamais emmen� ?

Tu vas voir.

T'avais Armand, son p�re et puis moi.

On travaillait sous un hanger pour commencer, avec 3 machines.

Avec 3 machines !

Non, pas pour lui.

Bref, quand son p�re a quitt�, on s'est retrouv� seuls avec Armand.

Alors, au d�but... et puis on s'est bien battus. On �tait jeunes.

Au bout de 4 ans, on avait tout rembours�.

C'est l� qu'Armand a voulu avoir son affaire � lui,

avec, en plus, sa menuiserie industrielle.

Il m'a laiss� l'atelier sur les bras.

J'ai pens� que j'allais �pater Catherine.

Tu penses ! L'�pater avec des machines !

Alors, j'ai tenu, et puis...

Cela dit, avec Armand, �a s'�tait pass� sans...

Armand, toujours impeccable.

Tu ne l'aimes pas beaucoup.

Elle est bien bonne, celle-l� !

On peut avoir l'addition avec les caf�s, s'il vous pla�t ?

Demain, on va discuter avec Becaru.

Tu vas le voir rappliquer, celui-l�, par l'odeur all�ch�.

Bon, je vais r�fl�chir � tout �a.

- C'est �a, r�fl�chissez. - Vous aussi. Au revoir.

Je ne savais pas que le passif allait jusque-l�.

Eh si !

Je ne peux pas vous dire que ce soit un mauvais march�.

Je sais.

�a n'a pas plu � Becaru ?

Si.

C'est Becaru qui ne me pla�t pas.

Eh bien, nous sommes d'accord.

Oui, mais je voudrais 13 millions tout de suite.

Maintenant.

J'avais soif.

Je te trouve tr�s...

En forme ? Tr�s, je le suis.

Je fume un peu trop, peut-�tre.

Tiens, tant que j'y pense.

Qu'est-ce que c'est ?

C'est le ch�que pour ton p�re. Je lui ai mis un mot, aussi. C'est normal.

�a pouvait attendre.

Oui, je sais...

J'ai c�d� l'affaire, tu sais ?

On m'a fait une proposition fantastique.

Je voulais pas, et puis... tu te rappelles mes difficult�s.

Je m'en �tais sorti mais les petits probl�mes s'accumulaient.

Je me suis dit : �� quoi �a rime ?�

J'ai bien vendu. Je suis tr�s content.

Qu'est-ce que tu vas faire maintenant ?

Je sais pas encore. Je vais voir.

J'ai plein de trucs en vue.

Je vais souffler un peu. Je vais repartir

� z�ro.

Et toi, �a va ?

�a va.

Tu es belle, en tous cas.

La seule chose, tu vois,

repartir � z�ro tout seul,

�a me fait triste.

- Mais t'es pas tout seul. - Eh si.

Quand je t'ai vu l'autre nuit, je me disait :

�Qu'est-ce qui a bien pu nous arriver ?�

Je sais bien que c'est moi qui...

qui ai eu tort.

Mais �a sert � rien de dire �a.

Tu veux qu'on d�jeune ensemble ?

Je ne peux pas.

Ta cigarette est...

�a arrive.

Je vais partir, tu sais.

Oui, moi aussi.

Non, je veux dire...

je vais quitter la France.

Ah bon.

Pour longtemps ?

Pour ton travail ?

Pas seulement.

Mais si je te demande de revenir avec moi,

tu restes ?

Non.

Pourquoi ?

Parce que je ne peux pas.

Plus maintenant.

Je demandais �a parce que...

J'y avais pens�, forc�ment.

Comment tu t'appelles, maintenant ?

�coute ! Mais comme toi !

Oui, que je suis b�te !

�videmment.

En tous cas, tu me diras o� tu es ? Toujours ?

Bien s�r.

On t'attendais.

Donne-lui-en. Elle en veut.

Par contre, je boirais bien un petit coup ! Robin ?

Vincent, un petit alcool avec moi ?

- C'est de la prune ! - Alors, �a.

C'est joli, dis donc !

C'est un bateau ?

Non, c'est une �cole.

L'�cole des gar�ons, si tu remarques.

- Va chercher l'autre. - Lequel ?

Le chien que tu as fait ce matin.

�a va, Vincent ?

�a va. Je suis bien.

Tu veux les perdre avec moi, les 5 kg ?

Dis donc, Simon, �a lui fait combien maintenant ?

34. Il est n�, j'avais 19 ans.

Et moi, 17.

Nicole et Marc sont venus bien apr�s.

Quand on est partis habiter Pontoise.

Tu te souviens bien.

Il faut que j'y aille.

- Jean, une petite goutte. - Non, non.

Tu ne vas pas le faire boire avant son combat !

C'est pas tout de suite, encore.

- Moi, je m'en fous de Catano. - Oh toi !

- � tout � l'heure. - � tout � l'heure.

Ils m'ont cass� mon pick-up. Je sais s'ils l'ont arrang�.

Andr�, tu veux pas nous mettre...

Tu n'as rien contre l'op�ra ?

Je ne sais jamais. Je veux dire, les ouvertures.

Faut travailler plus sur sa gauche.

Vous allez avoir des ennuis avec Catano.

Vous allez voir !

Faut que je m'en aille.

Il a raison, Jamain.

Catano, faut pas laisser passer son gauche, sans �a...

au revoir, tout le monde !

Qu'est-ce qu'il y a, t'es fatigu� ?

Un peu, oui.

Remarque, il a encore 3 semaines.

Jean, c'est moi le 1er qui l'ai emmen� � la salle.

Je boxais comme amateur, mais j'allais pas faire le poids.

Tandis que Jean n'a pas de probl�me. Il monte sur la bascule en rigolant.

De toute fa�on, moi j'avais pas la frappe.

Et �a, vous pouvez grossir ou maigrir, vous entra�nez 50 heures par jour...

Qu'est-ce qu'il y a, Vincent ?

Tu souffres moins ?

Oui, �a va mieux.

Si je m'�tais attendu � �a !

Pourtant, il est tellement fort.

C'est pas une question de force.

Les enfants.

Montrez-moi vos mains.

Vous allez � la cuisine, vous les lavez et vous demandez � Maria de vous donner un go�ter.

- Tu veux boire quelque chose ? - Non, merci.

- Alors, tu vas boxer ? - Oui.

- Qu'est-ce qu'elle dit, Colette ? - Elle n'en parle pas.

Oui, Paul ...

J'aime mieux te passer Fran�ois.

Tu veux parler � Paul ?

Il est en face de moi. Tu veux lui parler ?

Ne t'inqui�te pas.

Faudra qu'il d�croche un peu, naturellement.

Je te dis de ne pas t'inqui�ter.

Je lui dis.

Moi aussi.

Paul t'embrasse.

�a aurait pu �tre plus grave.

C'est quand m�me une alerte.

Qu'est-ce qui va se passer ?

On va faire un �lectrocardiogramme pour confirmer.

Tu vas rester quelques jours sous surveillance.

Apr�s quoi, il faudra que tu te reposes un peu.

Et c'est fini.

Seulement attention, maintenant.

Pas d'alcool, pas de �a.

Pas d'effort violent, etc, etc...

Tu n'as plus 20 ans. On n'a plus 20 ans.

Ouais.

� l'h�pital, o� Fran�ois avait fait admettre Vincent,

Catherine vint le voir tout de suite.

Vincent lui dit qu'il allait mieux, et c'�tait vrai.

Il la fit rire.

Il �tait content de tout. Il aimait tout.

M�me ce qui n'�tait pas bon.

Catherine avait retard� son d�part, mais sans le lui dire.

Elle partit quand elle su que Vincent avait quitt� l'h�pital,

pour aller se reposer chez les parents de Julia.

Vincent n'aimait pas beaucoup la mer,

mais les autres �taient souvent avec lui.

Un samedi que Jacques �taient venu les rejoindre,

Vincent remarqua la solitude de Fran�oise.

En parlant avec Julia,

il apprit que Lucie n'avait plus d'aventures avec n'importe qui.

Elle devenait sans le savoir amoureuse de Jacques.

Au d�but, ni elle, ni Jacques, ni Fran�ois ne s'en aper�urent.

Francois les regardaient sans les voir.

Il sentait que Lucie lui �chappait d'une fa�on diff�rente.

Mais au lieu de se demander pour qui,

il se demandait pour quoi.

Tr�s vite, Vincent voulut rentrer � Paris.

Pourtant, ce qui l'inqui�tait n'�tait pas Catherine.

Puisqu'elle n'y �tait plus.

Ni son travail puisqu'il n'en avait plus.

L'inqui�tude de Vincent, c'�tait Jean.

Il s'en voulait d'avoir laiss� Jean accepter ce combat

qu'il savait perdu d'avance.

Beaucoup de gens sont arriv�s.

Ils ne sont pas arriv�s. C'est dans les gants.

Le crochet, il lui a bien mis.

�a suffit pas. Il faut que Jean attaque.

Attaque, attaque, faut pouvoir !

Ce que demande l'autre, figure-toi !

T'as bien vu la s�rie de Jean. Il a essay�, et l'autre l'a sorti.

Attends, c'est pas fini.

N'emp�che que tout � l'heure, t'as vu Catano...

Tu sais ce que c'est qu'un contre ?

Tais-toi un peu, Paul.

Soigneurs, dehors.

4e reprise.

Voil� ce qu'il ne fallait pas faire !

C'est comme �a qu'on peut le descendre !

Ne soyez pas idiots, regardez !

C'est comme �a qu'il faut frapper, pas comme �a. D'accord ?

Pourquoi il lui dit �a ?

Il l'a frapp� sur l'oreille avec la paume.

Qu'est-ce que je t'avais dit ? Fallait pas te battre avec lui !

On lui a dit. Jamain lui a dit.

On prend pas Catano comme on prend un 2e s�rie.

- Catano aussi, il a pris des coups. - C'est pas pareil.

Jean n'est pas sonn�. Il r�cup�re, regarde.

De toute fa�on, c'est pour Catano. Il lui rend 8 kg.

�a veut rien dire !

�a va, mon Jean ?

�a va aller.

Quand je pense comment il avait commenc�, �a me rend malade.

�a va maintenant, arr�te !

- C'est toi qui me parle ! - Arr�te, Paul !

Soigneurs, dehors.

5e reprise.

Elle est arriv�e, celle-l� !

Allez, Jean, avance !

L�, il m'a �pat�.

C'est pas le moment de faire du style !

Absolument.

Dis donc, il est bless�.

Catano.

C'est l'oreille.

Soigneurs, dehors.

6e reprise.

Il abandonne !

Je sais pas, la blessure dans l'oreille.

Jean Lavall�e, vainqueur !

Par abandon sur blessure.

�coutez, je suis quand m�me pas con ! S'il n'avait pas eu sa blessure � l'oreille...

T'y es pour rien, mon pauvre petit ! Pense au prochain combat !

Je sais, je sais. Pour moi, c'est pas une victoire.

C'est le r�sultat qui compte !

�videmment, je ne peux pas dire que je ne suis pas content.

Si on avait le m�me combat 50 fois, je serais battu 50 fois.

On ne refait jamais le m�me combat !

C'est exactement ce qu'il veut dire.

Je vois toujours Marie, tu sais ?

Oui, je sais. Elle m'a �crit.

O� est Fran�ois. Le train est � moins 10.

On s'en va, d�p�che-toi.

Qu'est-ce que tu as ?

Lucie s'en va.

C'est fini.

Elle me quitte.

Elle part avec Jacques.

Avec Jacques.

Elle d�m�nage demain.

Ils ont trouv� un truc rue de Vaugirard.

Et les enfants ?

Les enfants !

Ils vont habiter avec elle.

Qu'est-ce que tu veux que je fasse d'eux ? Qu'est-ce que tu veux qu'ils fassent de moi ?

Je les verrai.

Tu as parl� � Jacques ?

Vas-y.

Comment tu vas ?

�a va tr�s bien. Bonjour, Armand.

- � tout � l'heure. - � tout � l'heure, Armand.

Alors, tu vas rester ?

Eh ben oui. Au d�but, j'ai dit � Armand de me prendre.

Et puis je me disais, la menuiserie, c'est quand m�me mon 1er m�tier.

- Mais o� tu es gar� ? - Je suis l�-bas.

Je commence. J'ai un petit pourcentage.

Si tu voyais comment �a marche !

C'est pas pour m'envoyer des fleurs, mais, comme on dit,

y a de l'avenir !

Et toi alors, que vas-tu faire � Bordeaux ? J'y comprends plus rien.

Y a rien � comprendre. J'arr�te la boxe, c'est tout.

Avec toi, j'ai appris un m�tier.

La boxe n'est pas un m�tier. En tous cas, pas pour moi.

�a, je le sais depuis Catano.

Je vais faire un petit stage � Bordeaux,

6 mois, et je reviendrai certainement.

�a te ferait partir quand ?

Le 20. Non, le 21.

Alors, dans un certain sens, c'est la derni�re fois qu'on d�jeune ?

C'est toi qui invite, alors ?

Et Colette, c'est pour bient�t ?

Si je les prends, c'est pas pour moi, c'est pour lui.

C'est pour son pourcentage !

Comme moi, la menuiserie.

Par contre, le matin, je fais un peu de v�lo.

Tu ne vas pas faire le Paris-Roubaix, quand m�me ?

Si, en voiture.

Non, je fais un peu de v�lo parce que ces derniers temps, j'avais tendance � reprendre un peu.

Comme Colette !

Je rentre � la campagne. Tu viens jusqu'� lundi ?

J'ai mon fils pendant 2 jours.

Emm�ne-le.

Ah oui, peut-�tre.

Tu me t�l�phones quand ?

Lundi, s�r ?

Tu comprends ? Marie, c'est dommage.

Elle est jeune et belle. Elle est intelligente.

C'est vrai, intelligente.

Il lui faudrait quelqu'un de jeune comme elle. Des types comme �a, il y en a.

De toute fa�on, je sais bien que je vais pas me remettre � vivre avec elle.

Je pourrais pas.

Et puis, tu te rends compte si Catherine revenait ?

Remarque, un jour ou l'autre, on sait pas.

Je disais, si Catherine revenait.

On ne sait pas avec la vie !

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