Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
English
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
– Sous-titrage FR 2021
Voilà.
Là, il arrive.
On
va
y aller ? Je vais te dire.
Ok.
Bon, alors, tu vas me regarder, Paul. Il faut que tu te grandisses. Il faut que
tu sois très sec, très nerveux.
Le taureau, il y a un rapport avec la mort, il y a l'angoisse. Il faut que tu
sois très nerveux, très sec.
Clara, il faut que tu aies le regard un peu plus bas. Tu dois être un peu
soumise quand même.
Pas trop non plus.
Un petit peu soumise, c'est l'homme.
À trois, tu vas me regarder. Tout passe dans ton regard.
À trois, il faut que tu te lèves sur la pointe des pieds et tu me regardes
fixement. On est prêts ? Un, deux, trois.
Top.
Excellent. Tu crois que ça me fait pas mal à moi aussi ? Tu crois que j'aime
te voir malheureuse comme ça ? Je t'ai dit que c'était toujours comme ça.
Avec les autres, ça dure une semaine.
Puis ensuite, six mois sans rien faire.
C'est vrai ? Oui.
Avec toi, ça dure au moins trois mois.
Souviens-toi, on pensait qu'à ça.
Jour et demi.
Oui, en fait, t'exagères un peu.
Jamais toute la nuit.
Ah ouais ? On faisait l'amour au moins deux fois de suite ? Non, je crois pas.
Justement.
Je crois pas que ce soit jamais arrivé.
En tout cas, moi j'ai le droit de te tromper, toi t'as pas le droit.
Tant t'as pas le droit.
J'ai pas envie que tu bonnes pour une autre alors que tu bonnes pas pour moi,
Sam.
Tu m'as déjà trompé ? Non.
T'as de la chance parce que c'est pas toi qui va me rendre juste.
Alors si je t'ai pas déjà trompé, c'est que j'aurais dû.
Qu'est-ce que ça veut dire, ça ? Regarde-moi dans les yeux.
Tu l'as déjà fait ? Absolument pas.
Ça veut dire que je suis trop conne.
Et que tu mérites pas que je l'aie déjà fait.
Tu sais pourquoi tu bois ? Parce que comme ça, tu pourras tomber dans ton lit
comme une bûche.
Je crois que tu m'aimes que quand il y a une table de restaurant entre toi et
moi.
Depuis qu'on s'est rencontrés, tous les soirs, on est ensemble.
Tous les soirs, je dîne en face de toi.
Et je m'ennuie jamais.
C'est ça.
Tu m'aimes quand il y a une table de restaurant entre toi et moi.
Tu te trouves ça normal que je ne dorme même pas chez moi, que tous les soirs je
découche pour un type qui ne me touche même pas ? Depuis que mort, tu ne m'as
pas touchée.
On a déjà parlé de ça. Bah oui, on a déjà parlé, t'as juré que tu ferais
quelque chose. Bah tu attends.
Le déluge ? Tu attends, c'est comme ça.
Et si ça doit durer encore trois mois, t'attends encore trois mois.
Il n'y a pas que ça dans la vie.
Tu veux te barrer ? Non.
C'est pas si grave.
Hein ? Si, c'est grave.
Un enfermement invisible fond sur moi comme une chapeau.
Une charia tacite.
Enlève ton t-shirt, homo.
J'ai pas envie de dormir avec un sac de coton, j'ai horreur du coton.
Non, déshabille-toi, rentre dans le lit.
Pourquoi tu veux pas l'enlever ? Tu sais bien que je peux pas supporter, j'ai l
'impression que c'est contre moi.
Bon, j'enlève le tee-shirt, mais je garde le caleçon.
Ça me tient les couilles au chaud.
C'est pas parce que je suis avec toi.
D'abord, je pensais pas qu'on passerait toutes les nuits ensemble.
Enfin bon, c'est comme ça.
C'est de ma faute aussi.
Je sais pas, je me disais que... que t'aurais plein d'autres choses à faire
que de me voir tous les soirs.
Des fois, on se verrait pas pendant 15 jours ou un mois.
Tu me laisserais disparaître, quoi.
Hein ? Faut pas s'en donner de Noël.
Pas pour être ici à Paris en même temps, con.
Voilà, t'as pas confiance.
Je m'en vais.
Si tu veux, je m'en vais.
Tu me reverras jamais plus.
Tu vois comme tu es.
On peut pas discuter avec toi.
Relève ça.
Je t'ai dit que c'était pas contre toi.
J'ai toujours dormi comme ça.
Si c'est contre moi, c'est parce que tu me détestes.
Je t'ai déjà dit de jamais essayer comme ça.
Tu gâches tout et tu recules l'échéance.
Tu bandes.
Arrête ou c'est terminé entre nous.
Mais tu peux.
Ça m'intéresse pas, tu comprends ?
Mais merde, écoute, sois gentil, qu'est-ce qui t'empêche ? Si tu n'en es
pas encore, je comprendrai.
En fait, tu as décidé d'arrêter de faire l'amour jusqu'en moi.
Fais attention.
Je vais avoir envie de m'assassiner.
Je n'ai jamais fait ça à aucun type.
Je ne l'ai touché pas tantôt, je ne l'ai touché pas.
C'est important pour toi si tu t'obstines à me le dire.
Mais même si tu ne veux pas, si tu ne peux pas, je ne comprends pas pourquoi.
Mais t'as qu'à me caresser, au moins. T'es pas obligé d'avoir du plaisir, toi,
t'as qu'à m'en donner.
Tu sais, les femmes, ça peut jouir beaucoup plus souvent que les hommes.
Mais si je faisais ça, je te mépriserais.
Je pourrais plus t'aimer.
Je te mépriserais parce que je suis une femme.
Tu parles que tu m'aimes.
plus basse que moi.
Pourquoi je ne suis capable que de l'aimer ou de le détester ? Pourquoi je
n'arrive pas à être indifférente, alors que je suis lucide
? Pour moi, un homme qui est incapable
de m'aimer physiquement, c'est un puits de malheur, un gouffre de
souffrance.
On dit d'un homme qui baise une femme qu'il l'honore.
Il faut être attentif au langage parce que c'est une chose vraie.
Paul me déshonore.
Merci.
Ça vous dérange ? Ça m'arrange.
Vous venez terminer vos soirées ici ? Non.
Je sors de mon lit.
Exactement, je viens juste de m'habiller.
Je supporte pas de dormir. Comme ça, je me suis relevée.
De toute façon, je me fous de l'heure, du temps. Je suis jamais fatiguée.
J'ai horreur des gens qui se prétendent tout le temps fatigués, qui parlent
toujours des contingences matérielles.
Non ?
C'est forcément parce qu'ils sont pas passionnés.
Vous viviez toute seule ? Non, j'ai un
mari.
Je lui ai dit que j'ai un mari.
Comme ça, il sait que je suis pas libre.
Car je suis pas libre.
Et il sera obligé de prendre en compte l'adultère.
Il dort, lui, justement.
Ça ne le dérange pas de dormir.
Il faut dire que demain matin, il se lève très tôt.
J'ai un rendez-vous à Deauville à midi pour son travail.
Et vous, vous avez une fiancée ? Elle est morte d'un accident de voiture.
Ça fait quatre mois que je ne fais pas l'amour.
C'est peut-être que vous êtes tous comme ça, alors.
Mon mari, il est très bien, mais il est comme ça aussi.
Ça ne l'intéresse pas.
Les préliminaires, c'est ce que je préfère.
C'est délicieux.
Je ne peux jamais m'empêcher de céder.
Ça m'étonne chaque fois.
Je me regarde me laisser faire comme si ce n'était pas moi.
Alors sincèrement, je m'aurais d'envie que ça se passe encore une fois, ce
miracle où un inconnu vous fait l'amour.
C'est une envie complètement enfantine.
Une envie pure.
C'est moi, Pip.
Non, pas maintenant.
Ce soir ou demain.
Tu me donnes ton numéro de téléphone ? Tu n'as pas envie ? Une pipe ? Non, pas
tellement.
C'est pas ma spécialité.
J'aime pas commencer par une pipe.
Je préfère recommencer par une pipe, si vous voyez ce que je veux dire.
Mais d'aller à l'hôtel, si, ça j'en crève d'envie.
Mais il faut que je décarpisse, il faut même que je décarpisse tout de suite.
Tu veux pas qu'on aille à l'hôtel ? Si, mais je travaille.
Et puis il faut absolument que je ramène la voiture, je suis obligée.
Tu comprends, c'est pas la mienne.
Tu me rappelleras ?
Excusez-moi, je suis en retard.
C'est pas grave.
J'ai déjà fait l'appel. Merci.
Bonjour.
Bon.
Vous allez sortir vos cahiers de grammaire et vous mettez la date du
jour.
La semaine dernière, nous avons fait le présent de l'indicatif du verbe être.
Je suis, tu es, il est, nous sommes, vous êtes,
ils sont.
Aujourd'hui, nous allons faire avoir.
Avoir, ce n'est pas du tout la même chose qu'être.
On peut être sans avoir.
Et on peut avoir sans être.
Qu'est-ce que je me fais avoir ? Complètement avoir.
J'aimerais bien que tu sois enceinte.
Ça risque pas.
par l'opération du Saint-Esprit, mais qu'est-ce que tu crois ? Y a pas une
fois depuis que j'ai raté la pilule où ça aurait été possible.
Tu sais très bien que t'as horreur des détails, mais y a des dates.
Alors si à la fois tu le fais presque jamais et t'es pas capable de faire un
effort quand il faut, ça arrivera jamais.
C'est ça qui me déprime.
Ouais, mais là, c'est pas pareil.
Si tu me le dis qu'il faut aller au charbon, j'irais.
Parce que ça changerait tout.
Si on avait un enfant, au moins on aurait une raison d'être ensemble.
C'est parce que t'as pas confiance.
Et ça reviendra.
C'est comme le mythe de Circé.
Toi, tu veux savoir ce qu'il y a devant.
Tu veux savoir ce qu'il y a derrière.
Et même le présent, tu le laisses pas venir.
Tu le forces.
Alors comme t'as pas confiance, tout s'effondre.
Tiens, par exemple, si je partais.
Si je partais et que je te téléphone pas pendant, je sais pas, quinze jours, un
mois.
Ou même six.
Tu crois qu'une histoire comme la nôtre serait finie ?
Bah tout dépend.
Si tu pars au pôle Nord sur une banquise ou dans un désert peut-être.
Si tous les jours tu passes devant une cabine téléphonique en disant « je la
pète pas cette conne ». Si tes vacances c'est de faire tous les bars de Saint
-Germain-des-Préhens, c'est reconcentrique autour de moi, j'appelle
ça une rupture.
Pourquoi quand je te parle de liberté tu me parles de bar ? C'est statistique.
Un homme a besoin de refaire le monde avec ses potes dans un bar.
Sans ça, ils crèvent.
Et puis tu sais très bien que je te trompe pas.
Ben peut-être que je préférais que tu me trompes et que tu le fasses avec moi
aussi.
En tout cas, moi j'ai le droit de te tromper, toi t'as pas le droit.
Tu l'as déjà fait.
Parce que tu m'en parles souvent.
Non.
Et tu mérites de croire que oui.
En tout cas, demain soir, j'irai à la Cachelet.
Tu peux venir, mais tu sais ce que je préférerais ? Que je n'y aille pas.
Je sais qu'il faudra que je le laisse vivre.
J'ai besoin d'être tout le temps collée avec lui comme une sangsue.
amoureuse folle.
Et moi, ce qu'il appelle respirer,
ça me fait étouffer.
Moi, j'ai jamais demandé à être libre.
Je veux pas qu'il le soit, c'est comme ça.
J'ai une exigence incroyable d'absolu.
Et je crois que je suis dans le vrai.
Mais quand j'applique ça à la vie, ça fait une schizophrénie effroyable
de ma tête.
Il danse parce qu'il veut séduire.
Il veut séduire parce qu'il veut conquérir.
Il veut conquérir parce qu'il est un homme.
Qu'est-ce qui t'arrive ? T'as vu la scène que tu me fais parce que je danse
avec une fille ? Pas une fille, une meuf, une pétasse.
Ouais, une pétasse, et alors ? J'en ai rien à foutre.
Eh ben, t'avais qu'à pas foutre.
Tu veux absolument que j'en mette ? Oui.
Ça fait six mois que je baisse pas. Je parle sinon.
Tantôt, t'as fait des progrès.
T'as l'air d'aimer ça.
T'es même assez triomphant.
Tandis que je te regarde quand t'enfiles la capote.
Première fois, tu te casse.
Oui, je trouve.
Et moi, je ne vais pas te regarder parce que je n'aime pas regarder la pite.
Comment ça vous s'agit ? Je trouve que c'est dégoûtant.
Ce n'est pas esthétique.
Oui.
C'est vrai que c'est assez dégoûtant.
C'est comme les tombax, quand t'as envie de baiser avec ton mec et que t'es
obligé de l'enlever discrètement et de le fourrer sous le lit pour pas que ça
te dégoûte.
Les mecs, ils sont dégoûtés de tout.
Et puis après, bien sûr, t'es obligé de le récupérer.
Moi, je trouvais assez bien que...
Ils peuvent pas mettre de capote.
Parce qu'ils bandent trop mou.
Alors, comme on dit... Ça fait capoter.
Moi, je sais pas.
Je couche pas avec les mecs.
Mais si, c'est vrai. Ils débandent tout le temps.
Parce que... Ils ont plus de vrais désirs.
Regarde, c'est comme dans les films pornos.
Les filles, elles ont plein la bouche de ce truc. C'est pour ça
qu'elles font des pipes.
Parce qu'elles sont pas désirables.
Moi, je trouve que ou un mec, il faut qu'il te prenne sans dire un mot, ou
alors, c'est pas la peine qu'il te fasse chier avec ses envies défaillantes.
Des fois, c'est bien une pipe.
qui te baisait et qui te baisse pas.
Que c'est le supplice de ton talent.
Et là, viens m'obliger d'avouer
que t'es même capable de faire ça.
Même bien pire.
La plupart des mecs, ils ont une queue, courte, maigre, avec le bout pointu.
Pointu ? Des bites de chien.
Je déteste. Il n'y a pas que la longueur qui compte.
Il y a l'assise aussi.
Les bites maigres ne servent pas de noblesse.
Tu veux que je t'encule ? Non.
Pas déjà.
J'ai encore envie que tu me baises.
Je pars à ses yeux.
Tu sais, mon mec, il me baisse pas.
J'aime pas ceux qui me baisent.
Je les déteste.
qui me baissent, je veux pas les voir, pas les regarder.
J'ai envie d'être un trou, un gouffre.
Plus c'est béant, plus c'est obscène.
Plus ça doit être moi, l'intimité de moi, plus je me désiste.
C'est métaphysique.
Je disparais à proportion de la bite qui prétend me prendre.
Je m'évite.
C'est ça ma pure...
Tu aimes le gousi-gousi sous le dos.
Non, j'aime pas la tendresse.
Ni qu'on m'embrasse sur la bouche, ça, je supporterais sûrement pas.
Tu vois, ça m'est bien égal que n'importe qui me bourre le cou.
Mais je pourrais pas embrasser quelqu'un que j'aime pas.
Ça, c'est trop intime.
Mais j'ai embrassé Paolo, j'en avais envie.
Au moment où j'embrassais Paolo, je pensais plus à Paul.
Alors j'ai décidé de plus le revoir.
C'est une question d'intégrité.
Qu'est-ce que tu fais ?
Rien, j'ai école.
Tu l'aimes, ma queue ?
J
'aime son odeur.
T'es dégueulasse.
Non, ça sent bon.
J'aime bien qu'elle soit pas trop grosse.
Elle tient dans ma main, elle tient dans ma bouche.
Pourquoi tu l'aimes ?
Elle est à moi.
Je sais pas.
C'est comme un oiseau.
J'ai l'impression d'avoir un oiseau dans la main.
Tu vois ? Quand tu bouges un peu comme ça, on dirait que tu veux t'envoler.
Et puis ça s'envole pas.
Ça m'attendrait.
Ça te choque qu'on aille pas jusqu'au bout ? Ce qui me choque c'est que tu me
laisses pas te caresser.
Je t'en veux à mort.
Mais je te laisse me caresser.
Seulement je vais pas jusqu'au bout.
Ouais bah rassure-toi, moi non plus je jouis pas.
Moi d'hiver.
Chacun avait pris l
'habitude d'une
petite vie
rangée. Point.
Et voilà que,
soudain, la
lumière
éclatait à nouveau.
Printemps. Et t'es là.
Point d'exclamation.
Je sais, je fais une faute par syllabes.
Je comprends pas comment ils ont pu me donner l'examen alors que l'orthographe,
c'est éliminatoire.
C'est comme pour le permis de conduire, je suis incapable de me garer. Je sais
pas faire un créneau.
C'est moins grave.
Parce que vous êtes pas derrière moi quand je m'arrête en double file.
C'est parce que je suis disclé... Je suis disclé... Je suis
dyslexique.
Et c'est comme pour les mathématiques, pour les raisonnements, je fais toujours
juste, mais je suis incapable d'apprendre les tables de
multiplication.
C'est joli ici.
Ça t'étonne ? C'est petit, mais il y a tout.
Les filles, ce qu'elles veulent, c'est reconnaître ce qu'elles ont vu à la
télévision. En ce moment, c'est la mode des paravents japonais. J'ai des
paravents japonais qui coulissent.
C'est la mode des jacuzzis. J'ai des jacuzzis.
Il y a 30 mètres carrés ici, mais il y a tout. C'est un théâtre.
Il y a des strades. En fait, c'est une scène.
Je fais des répétitions.
Je ne suis pas beau.
Et pourtant, les femmes, j'en ai possédé plus de 10 000.
Pourquoi moi ? Parce qu'il faut leur parler.
Plus personne ne prend la peine de parler aux femmes.
Tu leur parles, elles t'écoutent.
Elles sont à portée de la main.
Et la main, bien sûr, tu la poses où il faut.
Sans préliminaire.
C'est comme ça.
Et oui, parce qu'à un moment donné, il faut bien qu'il y en ait un qui
commence.
La seule possibilité d'amour avec les femmes passe par le viol.
Les femmes se donnent très facilement en premier venu, alors même qu'elles se
refusent et tiennent adragé au tout malheureux qui les aime, qui donnerait
son existence pour elles et qui jurent de les respecter. C'est comme ça.
Merci.
Est-ce que d'ailleurs elles veulent qu'on les respecte ?
Mais c'est le respect qui est dans la logique des choses.
La logique qui consiste à dire qu'elles sont à prendre.
Alors évidemment, elles demandent à être prises.
J'ai dix mille femmes.
Je ne dis pas que je peux avoir un souvenir de toutes.
Mais j'ai toujours marqué leur nom, leur âge, les circonstances. J'ai consigné
cela.
Les cons des femmes.
Aucun n'est pareil.
On peut s'en souvenir à la place d'un visage tandis que tu prends dix hommes
dans l'assistance.
Tu leur coupes leur queue et tu les mets là dans un panier, pas un qui reconnaît
la sienne.
J'ai fait une émission sur France Culture.
Ils sont venus chercher des preuves.
Oui, oui.
Ils ont compté.
psychiatre et sexologue, connaît un homme de la race de Casanova et de Don
Juan, d'ailleurs peut-être plus que Don Juan, c'est le cavalierie des
séducteurs.
Pourquoi a-t-elle dit le cavalierie des séducteurs ? Absurde, je n'ai jamais
séduit personne, aucune femme.
Je sais que je ne suis pas particulièrement beau, même peut-être
particulièrement dégoûtant.
Mais le fait est là,
j'ai possédé dix mille femmes.
Plusieurs par jour.
J'étais un séducteur dans le sens c'est adouctéré, amené à soi. C'est ça ce que
ça veut dire, séducteur.
C'est adouctéré, amené à soi.
Nous avons vérifié, nous avons compté, il tient un carnet de ses conquêtes.
J'ai quelque chose qui va t'intéresser énormément.
Je l'ai acheté.
Je savais qu'un jour je te le ferais lire.
Ah.
Et voilà.
Je voudrais que tu me lises une phrase.
Parce qu'il ne faut plus prêter ses livres maintenant. Il faut que les
femmes nous lisent des phrases.
Vous en êtes sûrs qu'au moins, une chose est lue.
J'ai horreur de lire.
Il a ce qu'il faut, c'est que les femmes nous lisent des choses.
Tandis que la mère engendre le fils, le fils engendre la mère.
C'est-à-dire que son acte accompagne créativement et entièrement tout le
processus.
Cet engendrement de la mer, c'est sa purification.
C'est purifier et se purifier uno acto.
Et pourtant transformer en une vierge la prostituée de Babylone.
Tu vois, tu m'entimides.
Je ne sais pas ce que j'ai.
Pourtant, c'est toi, en fait, qu'il y a quelque chose.
Non.
Je suis très bien.
Dis-moi.
Je vois rien.
Mais si tu fais...
Cette espèce d'immense gêne, exactement comme je suis,
est un trouble.
Il fait partie du jeu.
Ne plus avoir de mots quand on en vient aux gestes, sinon on risquerait trop
facilement de leur dire pas les pattes.
Puisqu'il s'agit de cela,
particulièrement honteux.
Pourquoi les hommes qui nous dégoûtent ne comprennent-ils mieux que ceux qui
nous attirent et que nous aimons ? Avoir un trou sur le
CE1 et enseigner le CE1.
de mes doigts sur ta chatte.
Et pourtant, c'est moi qui le fais.
J'aurais même pas encore envie que déjà toi tu m'aimes, parce que tu t'en viens
pas que ce soit moi.
C'est comme ça.
Les femmes belles se complaisent à être prises par les hommes, mais ça compte
dit surtout pas.
C'est comme ça, il faut qu'il y ait un mouvement.
Et le mouvement, ce n'est pas l'homme et la femme.
Ah non, ce serait trop simple.
Le mouvement, c'est le beau et le laid.
La beauté se nourrit de l'ignominie.
Elle s'y frotte.
Et moi, je suis là.
J'en profite.
C'est comme ça.
J'y suis pour rien.
Tu veux que je te domine ?
– Sous-titrage FR 2021
Et c'est la même sous-entente qu'il faut aller plus loin.
Qu'est-ce qui est raisonnable pour une femme d'accepter ?
Bien sûr qu'elle prend le risque d'être contrainte bien au
-delà de ce qu'elle accepte, puisqu'on ne désire jamais que ce qu'on n'accepte
pas.
L'amour physique.
C'est étrange.
L'obscénité ne dérange pas les femmes.
Je voulais dire, si c'était trop dur avec toi, j'avais l'impression que je
pouvais aller très loin.
Mais tu sais, je peux t'attacher moins sévèrement, ou même on peut faire l
'amour tout à fait normalement.
C'est moi.
Problème avec moi.
Personne ne m'a jamais attachée.
Je ne l'ai jamais fait.
C'est vrai, tu ne l'as jamais fait ? Je l'ai toujours eu en vie.
On recommencera.
Je serrerai moins fort.
C'est bien.
que ce soit comme ça.
C'est vrai, c'était bien pour toi aussi.
Pour moi, c'était très joli.
Vraiment très joli.
Je vais te faire plaisir. Quand tu pleures, je me sens paniqué.
J'ai l'impression d'avoir fait quelque chose de mal.
C'est bien.
dans tes mains qui s'engourdissent, et tu crois que tu vas supporter.
Et subito, c'est insupportable.
C'est comme de la mort.
Une vargale aux portes.
T'as l'impression que tes mains vont tomber.
Et ça se transforme en charogne petit à petit.
Et là... Il faut que ça cesse tout de suite.
Faut pas que ça dure une seconde de plus.
Ça fait peur que tu comprennes pas à cause du baillon.
Mais... Qu
'est-ce que c'est flippant.
Mais c'était bien le baillon.
De toute façon, j'aime pas dire les choses.
Quand je suis rentrée, Paul n'était pas là.
Et ça a suffi pour que le monde s'écroule.
Ça n'a pas de rapport avec ce que j'ai fait.
Ce qui est fait est fait.
Ça passe derrière soi.
Je suis très lucide dans ma tête.
C'est tout ce que je suis capable d'être.
Dans ma tête, je crois que mon corps ne m'appartient pas.
C'est un appendice anonyme.
Et dans ma tête, il y a Paul.
Il aurait pu me réconcilier avec mon corps.
Mais c'est pas ça qu'il voulait.
Parce que, justement, parce que j'aimais pas mon corps, j'étais une proie facile.
Je veux dire une victime.
De toute façon, les femmes sont les victimes expiatoires des hommes.
Je me branle toujours les jambes serrées.
C'est très rare que j'écarte les jambes.
Même à moi, je suis pas capable de m'offrir.
Je me viole.
Je n'en éprouve qu'une satisfaction sans intérêt, assez nauséeuse,
juste assez vindicative pour me dire que c'est pas la peine d'avoir un mec pour
en arriver à ce point.
Et c'était une souffrance pour moi d'être sur sa couche.
En souffrance, on dit justement, comme un paquet abandonné.
Et plus le temps passait, moins je pouvais supporter cela.
Il fallait que je me jette dehors sur le trottoir comme une épave.
Sens étymologique de l'épave, il y a tout le monde.
La seule chose que je me répétais obstinément comme une espèce d'équation
merdique, c'est que si moi je l'avais trompé, et que je n'aimais que lui,
peut-être que s'il lui me trompait, ça n'avait pas non plus d'importance.
Mais il ne me trompait pas.
C'était bien pire.
Il était ravi d'être seul.
entre les hommes et les femmes, on ne le dit pas assez, c'est une bataille
sournoise.
Voilà.
Je gagne si je rentre la dernière.
Je le sais, alors j'aurai le pied sur lui.
Ça c'est mon rêve.
Quand pour un mec je sais très bien que je suis juste une chatte qu'il a envie
de bourrer.
Sans faux semblants sentimentales.
Juste du désir cru.
Se faire prendre par un mec.
ça va d'une cloche avec qui on se vautre pour le plaisir de se vautrer.
Le déshonneur, la déconsidération, c'est une jouissance de
fille.
Salope, pardonne-toi, je... Tu me payes.
T'as pas le choix.
Je te plais ? Salope.
Je t'ai baisé.
On choisit celui qui ne vous aime pas.
Je ne désire pas coucher avec des hommes.
Je désire être ouverte jusqu'à l'intérieur et puis quand on voit que le
mystère n'est qu'un homme à tripes, la femme est morte.
À la limite, mon désir, c'est de rencontrer Jack l'éventreur.
C'est certain qu'il ouvrirait en deux une femme comme moi.
Et j'ai encore été foutue d'attendre une heure de plus pour être la dernière à
rentrer.
Si c'est pas la preuve que les femmes sont capables de beaucoup plus d'amour
que les hommes.
De beaucoup plus d'amour.
À lui aussi, il m'attend.
Quand je rentre la seconde, c'est pas aussi facile.
Il est à cran, le petit bonhomme.
Je veux rentrer.
Moi aussi.
Je te vois bien.
Moi aussi, je veux rentrer.
Je me doute, t'es pas le genre à rester deux heures devant la télé comme une
cloche.
Un amour raconte la passion destructrice d'un homme nul pour une jeune
prostituée.
Je m'en fous qu'il veuille pas me baiser.
Peut-être à cause de l'éducation reçue dans son enfance, la femme lui était
toujours apparue comme une étrange créature.
Avec une femme, il n'était jamais parvenu à se produire en confiance comme
avec des amis.
La femme était toujours pour lui une créature d'un autre monde, vaguement
supérieure et indéchiffrable.
J'ai le con gonflé et humide et je peux très bien tenir jusqu
'à la nuit des temps.
C'est pas comme ça qu'il arrivera à me réduire.
C'est simple.
Maintenant, dès qu'il dit qu'il veut passer la soirée sans moi, j'en profite.
Je me fais attacher.
C'est de sa faute.
Tu veux que je te domine ? Tu veux m'attacher, moi ?
Aujourd'hui, tu fais ce que tu veux.
Non, je ne veux rien faire.
Tu aimes bien que je t'attache.
Oui, mais pas derrière le coude.
La dernière fois, j'ai mis au moins 15 jours à récupérer complètement la main.
Et derrière le coude, un mois, j'ai encore senti un truc bizarre.
Ton âge n'est pas normal, tu as des problèmes de circulation.
Un jour, j'ai rencontré à Cannes, Grace Daly.
Je ne savais pas que c'était Grace Daly, sinon je n'aurais pas pu lui parler.
Mais bon, je ne lui ai plus et elle m'a donné rendez-vous chez moi.
Alors, elle sonne, blonde, très bien coiffée, avec un petit tailleur pied de
poule.
La poule, c'était elle.
Crac, je la baisse comme ça entre 5 et 7 et elle s'en va très contente.
Le lendemain, je la revois, j'étais avec un ami.
Et je lui dis, tu vois, j'ai baisé cette femme-là.
Il dit, comment ? Tu as baisé Grace Daly ? Je la regarde, je ne savais pas.
Eh oui, je ne suis pas particulièrement beau, ni riche, ni séduisant, mais
je l'ai baisée.
Quand même, alors, je m'approche d'elle, et on prend un verre, et je lui dis,
mais pourquoi ? Pourquoi ?
J'ai dit, pourquoi ne m'avez-vous pas dit que vous étiez Grace Daly ? Elle me
fait, est-ce que vous vous seriez conduit pareil ? Et voilà,
tout est dit.
On ne fait pas la même chose avec Grace Daly.
Ça, ça fait pas mal.
Dommage, j'en ai pas de... Bon, attends, ça fait rien.
Je vais mettre ça, comme ça.
Voilà.
Allez, maintenant, soulève ton cul.
Je vais t'en monter la chute.
Voilà, comme ça.
Je vais t'écarter les jambes, tu veux ?
J'ai l'impression que tu aimes bien quand je t'écarte les jambes.
Attends.
J'adore ça.
Voilà,
c'est très beau.
Tu es jolie comme ça.
C'est très, très beau.
Je vais te mettre le paillon.
J'aimais tellement ça que je commençais à m'attacher à Robert.
M'attacher sans attachement.
Voilà le secret de son office.
Après les séances, au lieu d'avoir des états d'âme, je rigolais.
On faisait la bringue.
On se tapait des gueules tout le monde.
Elle lui dit...
Tu en veux du caviar ?
Encore du caviar ? Monsieur, s'il vous plaît.
Caviar.
On peut avoir ? Merci.
Et de la vodka aussi.
Moi, j'adore me peinter.
Mais je suis jamais ivre. Enfin, ce qui s'appelle ivre.
Et de la vodka. Monsieur, s'il vous plaît.
Oui, on peut avoir de la vodka aussi ?
T'as l'air enfant.
Tu vois tes copains, je vois mes copines.
Qu'est-ce que vous devez nous casser comme sucre sur le dos ? Du sucre, du
sel, du poivre.
Tu m'aides ?
Caresse-moi.
Mais je peux pas puisque t'as gardé ça.
Bah si y'a que ça.
C'est con l'amour.
C'est une question de pouvoir.
Un mec qu'on aime vraiment assez pour être fidèle, il ne vous baisse plus.
Quand on les trompe, ils vous baissent, c'est simple.
C'est pas qu'ils devinent qu'on les trompe.
C'est qu'ils comprennent qu'on leur échappe.
J'ai les poings fermés, je peux rien faire.
Ça va pas ? Quel plan tu me fais, là ?
Tu comprends pas que tu comprennes pas qu'il y a quelque chose avec toi.
Tu sais, moi, j'ai jamais touché la queue d'un homme.
Pourquoi, moi, tu me laisses pas tranquille ? Parce que toi, tu fais
rien.
Toi, tu prends ma place.
T'es la femme.
Moi, je suis ton mec.
Je te baise.
Vous le croyez ? C'est comme ça qu'il m'a collée enceinte, ce sale con
égoïste. Sans aucune jouissance, même de sa part.
Me faire le coup de la Vierge Marie.
La gougoute séminale.
Allez, laissez bien tomber les jambes, et tendez-vous.
Le col est fermé, tonique.
Ça fait huit semaines.
Allez, à toi.
Et puis je suis devenue un objet d'étude pour jeunes praticiens boutonneux.
Une pièce de boucherie.
Ça me tue que dès qu'on est enceinte, ça devient anodin d'écarter les jambes et
de se faire reluquer le vagin jusqu'au très fond.
Et puis j'y ai pris goût, avec une certaine amertume.
Parce que finalement, comme j'avais conclu une trêve avec Robert pendant que
j'étais enceinte, personne d'autre me touchait.
Je n'avais de relation sexuelle qu'au moment de mes visites mensuelles.
J'ai jamais pu m'installer normalement sur une table gynécologique, j'écarte
pas les jambes.
C'est pour ça que ça me fait de l'effet.
Parce que je suis bien plus frigo que d'autres.
Je comprends très bien la médecine chinoise où on soignait le corps sur son
double en ivoire.
Encore que cela aussi puisse être inadmissible.
Le cinéma porno n'est pas autre chose que soigner sa libido sur son double en
image.
Or la chose qu'on n'admet pas, on n'en admet pas l'image non plus.
L'image vous compromet tout autant.
à partir du moment où elle vous représente.
Paul a raison.
On ne peut pas aimer ce visage s'il a ce con.
Ce con ne peut pas appartenir à ce visage.
J'imagine très souvent une maison de rendez-vous où la tête serait séparée du
corps par un système un peu semblable à celui de l'échafaud avant que le
couperet ne tombe.
Bien entendu, il n'y a pas de couperet.
Je porte une jupe de faille rouge bien gonflante et grise au toucher.
Et ces accessoires ridicules qui font bander les hommes.
Et ça prouve que ceux qui bandent aussi ne nous aiment pas.
Dans le fond, Paul a raison. C'est être une femme qui est rédhibitoire.
Parce qu'une femme pour laquelle on bande, c'est qu'on veut l'enfiler.
Vouloir enfiler une femme, c'est la mépriser.
L'amour des hommes et des femmes est impossible.
Je ne sais pas pourquoi ces hommes qu'on ne voit pas, on les imagine forcément
grossiers et cimesques.
Comme si le pire était ce qu'on peut souhaiter de mieux.
Vous voulez savoir ce que c'est ? C'est un garçon.
Ce soir-là, Paul m'a fait l'amour pour la première fois depuis des lustres.
Et pour la dernière fois.
Ensuite, il s'est contenté de me traîner derrière lui comme un poulet qui vous
pèse.
Qu'on enture par sens du devoir.
On s'est mis à sortir tous les soirs, avec sa soeur et son beau-frère.
Maintenant que j'étais la mère de son fils, il m'avait présenté à sa femme.
Ça va ?
Mais
où est-ce qu'il est ?
Hey, you tell me about it ! Hey, you tell me about it !
Tu
reprends quelque chose
? Non, tout à l'heure.
Et je ne peux que penser à ton corps, à moi.
Je ne pensais jamais que je t'avais.
Mais maintenant que je t'ai, je veux te dire quelques choses.
Mon corps.
Mon corps n'est pas ton corps.
J'espère que tu ne vas pas me faire une scène.
Je ne te fais pas de scène.
J'avais envie de danser, alors j'ai attrapé la première fille.
J'ai même failli lui rouler un patin, elle me regardait comme un arbre de
Noël.
Et puis je l'ai replanté là où je l'avais prise.
Elle a pas dû comprendre ce qui lui arrivait.
Alors tu vois, t'as rien à dire.
Je dis rien.
Et si j'apprends que t'en penses pas moins ?
Un whisky, s'il vous plaît.
Vous vous aimez plus ou quoi, là ? Pardon ? Je vous regarde et je vois un
couple de beaufs.
Tu la tiens comme un beauf ? Tiens,
assieds-toi.
Tes crevettes.
Ça va.
C'est ma sœur mais je vais lui dire moi.
Je vais lui dire qu'un mec, ça aime le challenge, tu vois ? Un mec, ça aime pas
qu'on le suive partout.
Il a besoin de croire qu'il va la perdre.
Alors là, il lui cavale après.
Sinon, il cavale ailleurs.
Parce qu'un mec, ça cavale tout le temps.
Qu'est-ce que t'en penses, toi ? Ça m'intéresse pas, tes histoires de
cavale.
Le salaud.
Il me laisse seule avec cette affreuse angoisse que bientôt mon sexe va se
dilater et que je vais expulser le bébé de mon corps.
Réveille-toi.
Réveille-toi ! Mais j'en ai marre que tu sois un pochard !
Gros porc, mannequin de merde !
Je descends.
Qu'est-ce qui se passe ? Ça va te plaire.
On va s'installer.
Il y a une contraction. Attendez, on attend qu'elle passe. Respirez bien.
Respirez bien.
Respirez bien. Dès qu'elle est passée, on s'installe.
Non, le fer ne reste plus fort. Il reste... On me fait la péridurale.
Non, on n'a pas le temps. Votre bébé va naître, là.
Voilà, on est prêts. On va s'installer, on va pousser le bébé, d'accord ? Vous
prenez de l'air.
Prenez plein d'air.
Bloquez. Attrapez en bas.
Et poussez fort. Allez-y.
Encore. Encore, encore, encore.
Toutes vos forces. Poussez fort. Gardez le l'air. Allez-y, encore.
On dit qu'une femme n'est pas une femme avant d'être mère.
Je crois que c'est vrai.
Que rien de ce qui s'est passé avant n'a vraiment d'importance.
J'ai appelé mon fils du nom de son père.
S'il y a quelqu'un qui compte les âmes là-haut, ça fait compte égal.
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.