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Original subtitles

Les �v�nements et les personnages de ce film sont fictionnels

et ne correspondent pas � la r�alit�.

L'INSTITUT DU FILM SLOVAQUE pr�sente

un film sur la vie d'un homme qui a perdu la foi

mais qui n'a pas le courage de ne pas y croire.

sujet et sc�nario

en collaboration avec

d�cors

montage son

direction de production, maquillage, costumes

assistant de r�alisation, assistant de production, scripte

avec l'aide de

avec

musique

production ex�cutive

image

r�alisation

tourn� aux laboratoires Koliba � Bratislava

Une, deux, trois, quatre...

Quelle heure est-il ?

Vous permettez ?

Attends !

Dis merci.

Il ne sait pas dire merci.

Il ne sait pas dire merci ?

Il ne sait pas dire merci ?

Tu ne sais pas dire merci ?

Merci.

Ah ben voil� !

Tu as eu peur ?

Pourquoi avoir peur si vous �tes juste ?

Je me suis r�veill�

et un gamin est venu me dire :

Tu vas �tre notre papa maintenant ?

J'attends toujours le bifteck.

Quelqu'un a vol� la pompe � v�lo de mon voisin.

Vous pleurez encore ?

CILKA

Il fit une main courante � la police.

Dis quelque chose, Cilka.

Quoi ?

Je dois aller voir le m�decin.

Qu'est-ce que tu as ?

Vous pourriez venir voir ?

On a une plainte sur la nourriture.

- Ann�e de naissance ? - 1923.

- Adresse ? - 12 rue Sulekova.

- Vous avez le t�l�phone ? - 617 401.

Lauko, avez-vous travaill� au Comit� National ?

Ouvrez la bouche !

Respirez.

�a a commenc� quand ?

Eh bien... J'avais mal � la gorge.

Vous allez rester chez vous.

Pr�sentez-vous avec ce papier � l'h�pital Bezrucova.

Suivant !

Diagnostic ?

Tumeur maligne.

Notez "322".

Il est cuisinier

depuis dix ans.

Avant, il �tait adjoint

au Comit� National. Il vit seul.

Partage un appartement lumineux avec son ex-femme.

Le patient est de taille moyenne

et a une l�g�re scoliose.

Sa posture et sa d�marche n'ont pas �t� examin�es.

Avez-vous d�j� entendu parler de cette histoire ?

Une maison s'est �croul�e.

Il y a eu beaucoup de morts.

Les ouvriers n'�taient pas qualifi�s.

D'apr�s le juge,

ils n'�taient donc pas responsables.

Ceux qui les avaient embauch�s non plus.

C'�tait dans les journaux.

PERSONNE N'EST COUPABLE

Vous y comprenez quelque chose ?

Moi non.

Vous �tes le Camarade Szepesi ?

- Qu'est-ce qu'il y a ? - Je suis de l'h�tel International.

Je vois... Attendez.

Qu'est-ce que vous avez ?

MALAISE

Allez... �a ne va pas ?

Non.

Certains le supportent mal.

Vous les abattez ?

Parfois, il le faut.

Tu y restes ?

Le vieux vient de passer.

Je t'attendrai, tu veux bien ? Tu m'aimes encore ?

- �a s'est bien pass� ? - Quoi ?

� l'h�pital.

Je suis en arr�t de travail.

Il faudrait que je fasse de m�me, si je veux finir mon garage !

La Direction a t�l�phon�. Vous devez rappeler Camarade Pavelka.

Pour une hom�lie ?

Vous allez baisser les prix ?

Je vais acheter une peluche � mon fils.

Il se roule par terre et met tout � la bouche.

Citoyens ! Traversez la rue sur le passage pi�tons !

La dame au manteau noir ! Oui... vous !

Reculez et essayez une nouvelle fois !

Mademoiselle ! On ne vous a rien appris � l'�cole ?

Cela ne vous concerne pas ?

Ne fumez pas dans la rue !

Le vieux monsieur, l�-bas !

Suivez-le !

Si vous transportez une porte, faites-le sur le passage pi�tons !

J'ai demand� � ma femme de rester � la maison.

Ils vont venir r�parer l'�vacuation.

Tu aurais une cigarette ?

Qu'est-ce que tu as au juste ?

Regarde !

Viens, on va prendre un caf�.

Tu as d�m�nag� ?

Une femme avait des probl�mes de sant�.

Elle a cherch� dans les livres m�dicaux

et a trouv� qu'elle avait le cancer.

Combien de sucres ?

Je vais me servir.

Eh bien, elle s'est suicid�e.

Au cours de l'autopsie, on a constat� qu'elle n'avait rien.

Et ton nouvel amour ?

Une gentille fille.

Tu la connais peut-�tre, elle travaille au Jalta.

Tu es content ?

Content de quoi ?

De toi-m�me.

Pourquoi ne le serais-je pas ?

Je t'ai d�j� racont� �a...

Quand on allait dans les villages

pour d�marcher les gens...

Esp�ce d'agitateur !

Un jour, un vieillard qu'on avait l'habitude de visiter me demande

M�RITE

si je serai content quand tout le monde aura sign�.

Tu sais o� je pourrais trouver des briques bon march� ?

Bonjour !

CARTE D'IDENTIT� NUM�RO BU - 66

Salut, le boucl� ! Tu vas o� ?

Nulle part en particulier.

- Tu as une cigarette ? - Non.

Tiens.

Boucl�... Elle a ses r�gles.

Quelle conne ! Lesbienne, va !

PAPILLONS ET CHENILLES D'EUROPE CENTRALE

Tu es un gar�on ou une fille ?

Un �tre humain.

Insolent ! Ta carte d'identit� !

Qu'est-ce que cela signifie ?

- Vous �tes en service ? - Non.

Alors suivez-moi.

Bonjour.

La bi�re l�g�re va bient�t co�ter sept couronnes

et la m�dium : dix.

Si vous voulez une forte, il faudra bient�t faire un emprunt !

Combien vont-ils te payer

si tu es malade ?

Peut-�tre ton salaire complet ?

Tu le m�rites.

S'il te pla�t !

Tu n'as pas faim ? Je t'attendais.

Tu as fait � manger ?

Qu'est-ce qu'ils t'ont dit ?

Je dois rester � la maison.

Et qu'est-ce que tu as ?

Je ne sais pas.

Un certain Pavelka a t�l�phon�.

J'ai �t� chez le coiffeur.

Elle m'a dit que j'avais du courage.

Je lui ai demand� pourquoi et elle m'a dit

que les femmes d'ici ont peur de porter une telle coiffure.

Elle m'a dit que c'�tait la mode � l'ouest.

Je lui ai donn� dix couronnes de pourboire.

Tu as besoin de quelque chose ?

J'aurais bien besoin de quelque chose...

Tu pourrais me pr�ter 21 000 ?

Et j'emprunterai...

C'est pour m'acheter une Fiat.

J'AIME LES CHOSES

D'accord. Merci pour le d�ner.

Qu'est-ce que tu fais ?

Je me change.

Levez le bras droit, le gauche en arri�re, et en ciseaux...

Une, deux, une, deux ! Avec plus d'enthousiasme...

Respirez, chers amis !

Gardez vos jambes bien droites, puis penchez-vous en avant.

Maintenant, vous pouvez vous accroupir !

Aspirez profond�ment par le nez...

Puis expirez par la bouche !

Plus vite !

Maintenant, les pieds �cart�s...

On va fl�chir le buste de c�t�. On commence par la droite.

� votre sant� !

Ma petite-fille vient juste de na�tre, vous savez !

Vous devez d'abord vous oublier vous-m�me !

M�me si tu leur demandais, ils ne le feraient pas.

Comment les forcer ?

Ils diront qu'il fallait le leur dire il y a deux ans.

As-tu des photocopies � faire ?

Tu vas en faire ?

Tu pourrais venir m'aider ?

J'en ai quelques-unes � faire.

Il n'est pas encore 15 h ?

Il dit : je sais que je dois partir, mais pourquoi toute cette douleur ?

Vous permettez ? Regardez cette femme.

Elle vient d'arriver et est d�j� pr�s de la porte.

Ce n'est pas ici.

Excusez-moi...

O� dois-je aller ?

Pourriez-vous me dire ce que j'ai ?

Un instant.

Ils vont vous envoyer � l'autre bout de l'h�pital...

Nous attendons vos r�sultats. Nous vous t�l�phonerons.

Vous travaillez, les gars ?

Oui, Monsieur le Directeur.

Tu aimes faire l'amour ?

... Il y a maintenant deux joueurs � sa gauche...

Le voil� qui perd le palet

alors qu'il allait tirer...

Vous avez d�j� voyag� en 1re classe ?

Du vivant de mon mari, je voyageais toujours en 1re.

C'est quoi le score ?

Je n'�coute pas le match.

Il ne l'�coute pas.

J'�coute de la musique.

Savez-vous o� repose Maria Laukova ?

Laukova ? Si elle �tait dans l'aile est, alors elle n'y est plus.

C'est ma m�re.

Tr�s bien. Je vais regarder dans le registre.

Bonjour.

J'ai trouv�. Suivez-moi.

Vous n'�tes pas d'ici, hein ?

C'est bien elle ?

Non.

� qui �cris-tu ?

Que voulez-vous ? Vous �tes du service du logement ?

Non.

On nous a promis un logement...

Lauko !

Mon mari est en prison, vous savez...

C'est bien toi ?

Que fais-tu l� ? Tu es venu nous voir ?

J'ai pens� � toi.

Es-tu all� dans le nouveau quartier ?

Je suis all� � l'abattoir.

Tu as une voiture ?

J'ai entendu un coup de feu.

Et sinon ? Comment va la sant� ?

Viens te montrer un peu.

Je vais faire un tour.

Tu viens juste d'arriver...

JE SORS

Il deviendra m�decin et fera courir toutes les filles !

Petr !

Comment va le petit Petr ?

Dis bonjour � la dame.

Bonjour.

�a va, l'�cole ?

Je voulais �tre m�decin, mais je serai �conomiste.

Et le travail ?

Il est intelligent.

Si au moins il �tait dentiste...

AVRIL PLUVIEUX, MAI FLEURI

- Vous ne travaillez pas ? - Non.

C'est � vous deux ?

Elle est jolie, n'est-ce pas ?

Qui ne d�pense pas sans compter...

Il ach�te une voiture � cette vip�re, elle ne s'occupe m�me pas de lui !

Bonjour.

- Es-tu content d'�tre diff�rent ? - Oui. Et vous ?

Qu'est-ce que tu prends ?

Je n'ai pas d'argent.

Tu as des parents ?

Oui, mais je n'habite pas avec eux.

Que fait ton p�re ?

- Professeur. Quel climat en Roumanie ? - Il y fait chaud.

J'aimerais y passer l'hiver.

Et l'�t� ?

J'irai n'importe o� ! � l'�tranger.

L'INFLUENCE DE LA LITT�RATURE I

Tu sais pourquoi c'est bien d'avoir une voiture ?

On a l'impression de s'enfuir.

Il est comment ?

Qui ?

Lui.

Tellement gentil que je ne le supporte pas.

Il a toujours fait ce que je voulais.

C'est difficile � expliquer... Je sais qu'il m'aime.

Je voulais �tre ind�pendante.

C'est pour �a que tu l'as quitt� ?

On a rompu.

Tu avais la belle vie...

Tu rentrais et le repas �tait pr�t.

Il n'a pas toujours �t� cuisinier.

Certains cuisinaient, d'autres servaient, lui �tait fonctionnaire. Un bon poste.

Et apr�s ?

Et puis il est revenu en cuisine.

Il �tait oblig� ?

Non.

C�URS ESSEUL�S

Veuve au pass� irr�prochable

cherche un homme intelligent

pour une compr�hension mutuelle.

Vous m'avez �crit la semaine derni�re ?

- �tes-vous seul ? - Oui.

Qu'est-ce que vous avez ?

Comment �a ?

Eh bien... Une maison, un jardin...

Non, je n'ai pas tout �a.

L'ann�e derni�re, j'ai gagn� � la loterie

Puis-je vous demander combien ?

22 000 couronnes.

Je les ai donn�es � mon ex-femme pour qu'elle s'ach�te une voiture.

- Vous voulez... renouer avec elle ? - Non.

Alors pourquoi lui avoir donn� cet argent ?

Bon. Donc vous n'avez pas de jardin.

J'aime tes mains.

Tu te comporterais de la m�me fa�on avec moi

si j'�tais moche ?

Ne regarde pas. Tu regardes !

Tu m'aimes ?

Qu'est-ce qu'elle dit ?

Comment vous �tes-vous connus ?

Je suis venue � Bratislava.

J'habitais chez ma tante. Elle �tait insupportable.

J'�tais seule.

Et celui qui travaillait � la mine, c'�tait avant ?

On nous a attribu� un joli logement.

Je n'avais pas m�me commenc� � travailler.

L'autre fois, elle ne disait pas la m�me chose !

Donne-le-moi !

Il a chang�, depuis.

Je me sentais en s�curit� avec lui.

Et ce m�decin ?

Il �tait mari�.

Il m'a op�r�e de l'appendicite.

M�me si j'�tais heureuse,

je savais que �a ne durerait pas.

C'est arriv� souvent ?

J'ai tout oubli�.

Je ne regarde pas.

Merci.

Je ne regarde pas.

�a y est.

Dis-moi quelque chose sur toi.

Je suis vierge.

Il se lave sans arr�t. C'est une manie.

Une fois il m'a dit qu'il �tait malade parce qu'il l'avait bien cherch�.

Je lui disais qu'il �tait cingl�.

J'ai fait un r�ve.

C'�tait l'hiver.

J'�tais sur un �tang gel�,

il y avait des corbeaux morts autour de moi.

Je cherchais quelque chose.

Je ne sais plus quoi.

Il y avait un silence incroyable !

Pourquoi fais-tu cela ?

Quoi ?

Tout �a.

Je veux �tre heureuse.

Et toi, au juste...

- Que cherches-tu ? - Rien.

Tu veux gu�rir pour pouvoir faire des biftecks ?

Pourquoi est-ce que tu ne veux rien ?

La seule chose qui compte...

Je ne te comprends pas.

�cris sur ton dos "je vous aime tous"

et descends dans la rue.

Il faudrait tout vouloir.

Que faites-vous l� ?

Rien, je suis venu.

Vous �tes toujours arr�t� ?

Pavelka vous cherchait.

Il est venu ?

Oui, il a aussi t�l�phon�.

Vous n'avez pas envie d'aller au cin�ma, parfois ?

J'aimerais, mais j'ai un petit ami maintenant, il vient de Slovnat.

Il vient me voir deux fois par semaine.

- Il est beau ? - Non.

Certains sont beaux, d'autres...

Je ne suis pas non plus tr�s belle.

Vous habitez seule ?

Nous ne pouvons pas �tre ensemble nulle part.

Me femme m'a beaucoup d��u.

Elle s'est trouv�e un amant.

Un coll�gue de travail. Ils sortent ensemble. Je suis all� le voir.

Il est petit et gros.

Je l'ai invit� � boire un verre et lui ai demand� de ne pas ruiner notre mariage.

Tu sais ce qu'il m'a r�pondu ?

Qu'il profitait d'elle mais s'ennuyait terriblement.

Et il a pay� mon verre

pendant que j'�tais aux toilettes.

Tu aurais une cigarette ?

Il ne manquait plus que �a !

Si je n'avais pas d'enfants, je la mettrais � la porte.

Je ne suis pas comme toi.

Je ne peux pas rentrer � la maison comme �a !

J'ai vu la princesse dans sa voiture.

Elle ne m'a m�me pas dit bonjour.

On se conna�t, elle aurait pu me dire bonjour !

Lauko ! Tu vas mieux ?

Je ne suis pas vraiment malade.

J'ai seulement perdu ma voix.

Alors tu n'es plus en cong�s maladie ?

Sinon, tu ne peux pas rester.

D'accord.

Je risque la prison ! Et si le service d'hygi�ne venait ?

Jozef, il faudrait collecter

les cotisations syndicales. Tu pourrais le faire ?

- Non. - Qu'est-ce que tu as ?

M. Lauko...

J'ai un probl�me... Je voudrais...

Il veut bien m'�pouser

mais avant, je dois me faire avorter.

Je me suis assise � l'arri�re du bus pour perdre le f�tus.

J'adore les enfants.

Mais il n'en veut pas...

Aujourd'hui je vais � l'h�pital.

J'ai un rendez-vous.

Gardez l'enfant et vous verrez s'il vous aime ou pas.

Mais j'ai d�j� pay�...

J'ai un rendez-vous.

... Ces probl�mes et ces difficult�s nous ont inspir�s

pour que nos espoirs et nos id�es sur l'avenir

puissent atteindre le succ�s que l'on conna�t aujourd'hui...

Tu aimes faire attendre les gens.

Il faut le d�sinfecter !

J'ai t�l�phon�. Il y a eu une r�union.

- Prends une cigarette ! - Merci.

Tu ne sors presque plus.

Pourquoi ?

Il faut faire quelque chose. Tu as du temps, n'est-ce pas ?

Tu pourrais faire une affiche.

Et ta maladie ?

Pavelka, es-tu content de toi ?

Pourquoi ?

Est-ce que tu te supportes toi-m�me ?

Tu es d�concertant.

Il y en a qui sont n�s bien coiff�s.

Il y en a qui sont n�s l� o� il faut.

Tu penses que je n'ai pas eu de chance ?

Un allemand a voulu m'�pouser.

Tu es d�j� all�e en Allemagne ?

Je ne peux pas vivre avec un homme que je n'aime pas.

C'est pour �a que tu as refus� ?

Je ne fais pas les choses � moiti�.

Halte !

Pourquoi sors-tu avec moi ?

Je t'aime.

Et tu penses que je t'aime ?

Mais tu dois accepter quelque chose,

tu n'as pas � dire toujours ce que tu penses.

Justement, je n'en suis pas capable.

Tu me rappelles quelqu'un.

- Le mineur ? Ou bien le docteur ? - Non, lui.

Il savait encaisser et avaler beaucoup de choses.

Maintenant, il a un cancer de la gorge.

Qu'en dis-tu ?

Il le sait ?

Les m�decins ne disent jamais le vrai diagnostic.

- Et toi, comment le sais-tu ? - Je le sais depuis longtemps.

Les gens prennent soin des autres, c'est tr�s bien.

Grand-m�re Halamova de Ruzbachy

f�te aujourd'hui son 76�me anniversaire

entour�e de sa famille.

- All� ? Jozef Lauko ? - Lui-m�me.

N� en 1923 ?

Nous avons une chambre de libre. Vous pouvez venir.

Mais mon m�decin ne m'a rien dit.

Alors je vous le dis maintenant.

Apportez seulement le strict n�cessaire.

La compagnie NBC vous offre

une �mission de 30 minutes

en noir et blanc et en couleurs

consacr�e au premier pas de l'Homme sur la Lune.

Que voulez-vous dire par "rien qu'un gardien" ?

Si vous faisiez bien votre travail...

Vous avez votre carte d'identit� ?

Pourriez-vous appeler Mme Laukova ?

Vous �tes son mari ?

On ne fume pas ici, Camarade.

Bon alors, cette serviette ?

Si vous l'aviez laiss�e ici, elle y serait encore.

Le ticket du pressing, s'il te pla�t.

Tu es all� � la maison ?

J'ai ferm� la fen�tre. On n'a pas chauff� aujourd'hui.

C'est d�j� l'hiver.

Pista, quelle heure est-il ?

Vous d�sirez ?

Un Back & White avec un soda.

Nous n'avons que de l'eau min�rale.

Savez-vous ce que �a veut dire en anglais ?

Oui. Noir et blanc.

Non. Une veuve noire.

Je donne ma langue au chat.

Salut.

Du cognac georgien.

Vous avez des bo�tes de bonbons ?

Oui. Pour 20, 24 ou 28 couronnes.

Et des plus grandes ?

Le plus beau mod�le est � 68 couronnes.

Dans ce cas-l�, donnez-moi un chocolat amer.

Pour 12 couronnes ?

Non, pour cinq.

Tu veux acheter quelque chose ?

J'aime les choses.

Au d�but, je venais

tous les jours

faire les grands magasins.

Tous ?

J'aimais bien leurs vitrines.

Pourquoi ?

Tout le monde les admire.

Une compote d'abricot et deux vodkas.

Un bouillon de poule, une cuisse de poulet,

une compote d'abricots et deux vodkas.

Tu as bonne mine.

Tu prendras bien une vodka, non ?

Tu as encore gagn� � la loterie ?

- Depuis quand as-tu arr�t� le travail ? - Sept semaines.

Tu vois, et rien.

Je ne me plains pas.

C'est pour toi. Un cadeau de la cuisine.

Tu en as d�j� ?

Que fais-tu apr�s le service ?

Ils sont forts, n'est-ce pas ?

J'ai pass� trois ans � b�tir ma maison.

Quand mon fils est venu me voir, il n'a pas lev� le petit doigt.

Quand tu ne penses pas � quelque chose, cela n'existe pas.

Deux vieillards mettaient du bois dans le po�le...

QUAND TU NE PENSES PAS A QUELQUE CHOSE, CELA N'EXISTE PAS.

... La vieille disait : c'est comme si notre fils �tait ce four.

Comme si nous �tions tous les trois r�unis.

Il n'a pas �t� admis � l'�cole.

Il a �t� enseveli vivant dans une mine.

Savez-vous � quel point il est difficile de se procurer du mat�riel ?

J'attendais les trains qui transportaient le ciment.

Et comment mes enfants m'ont-il pay� en retour ?

On m'avait d�cor� d'une belle m�daille en or.

Savez-vous ce qu'a fait ma belle-fille ?

Elle s'en est faite une dent !

Pour qui ai-je donc construit cette maison ?

O� courez-vous, mon ami ?

Savez-vous ce qui vous attend, � la fin ?

Toi, tu peux et moi pas ?

Tra�n�e !

Tu peux t'amuser et moi pas ?

Donne-moi la bague !

Au secours !

Suis-la !

Au secours !

Le coq s'est envol� la la la...

La poule l'attendait...

Qui est-ce ?

C'est moi.

Qui, moi ?

Jozef.

Tu m'as r�veill�e.

Je suis venu avec un copain. Un professeur.

Vous ne pouvez pas revenir une autre fois ?

Il le faudra.

Tu crois qu'il y avait quelqu'un avec elle ?

Oui, je pense.

Moi aussi.

Il y a des choses qui passent avant tout. Le sexe en fait partie.

Voici mes fleurs.

Tu faisais quoi ?

Vous avez d�j� peint autre chose ?

Non, seulement ces fleurs.

Il y a une quinzaine d'ann�es,

j'ai connu un peintre.

SITUATION I

Il peignait des choses vraiment �tranges.

Puis, quelque chose s'est produit.

On l'a chass� de la ville.

Il se tenait face aux gens qui d�cidaient de son sort

et a dit quelque chose,

je ne sais plus quoi, mais tout le monde a ri.

Vous avez tous ri ?

Vous aussi ?

Non.

Qu'est-ce qu'il y a ?

J'ai vu de la lumi�re.

Je pensais que tu �tais � l'h�pital.

�teignez la lumi�re.

Merci.

Il avait aussi un chapeau.

Je vous en prie.

Voici le cintre. Rincez la baignoire apr�s utilisation.

La jeune demoiselle n'est pas l� ?

Toutes les femmes ne peuvent pas �tre jeunes !

Pourrez-vous lui donner cela ?

Oui.

Tu connais le nouveau malade ?

Non.

Il t'a fait passer ce chocolat.

Peut-�tre que je lui plais.

Sois gentille avec lui.

Qu'est-ce qu'il a ?

Devine.

Tu es un amour.

Je me sens bien avec toi.

Il faut que tu m'aimes.

Tu es heureux ?

Dommage que tu sois si jeune.

Qu'est-ce qu'il y a ?

Rien.

Si, il y a quelque chose.

Lis-moi quelque chose...

La situation est terrible pour le sage quand le sot est libre.

Es-tu raisonnable ?

Je ne peux pas vivre avec des personnes raisonnables.

Quand je ris, elles pleurent.

Quand je pleure, elles rient.

Je t'aime.

Tout appartient � tout le monde.

Tout le monde appartient � tout le monde.

Professeur ?

Je voudrais parler au professeur.

Je voulais vous dire. L'autre jour, dans votre atelier...

Je ne vous ai pas dit la v�rit�.

En fait, je vous ai menti.

SITUATION II

Je faisais partie des gens qui ont d�cid� du sort du peintre.

Il y en avait d'autres.

Je ne vous ai pas dit comment �a s'est r�ellement pass�.

� la fin, j'ai attrap� une grippe

et je ne m'en suis pas remis.

Que fais-tu l� ?

Il fait froid dehors, j'attends le m�decin.

Comment vas-tu ?

Je suis vivant.

Vous connaissez la diff�rence entre un corbeau ?

Il n'y en a pas. Il a deux pattes identiques.

Surtout la gauche.

Soyez raisonnable.

Il ne doit pas savoir qu'on s'est parl�.

Merci.

Docteur, pouvez-vous me dire qu'est-ce que j'ai ?

Vous �tes l� pour qu'on fasse un diagnostic plus pr�cis.

Faites-nous confiance.

Je ne suis qu'un petit homme, mais j'ai toujours dit ce que je pensais.

Un jour, j'ai d�couvert qu'un contr�leur

falsifiait des billets. Pendant deux ans.

Je l'ai signal�, et le Directeur m'a r�pondu :

"Je ne crois pas qu'Imre puisse �tre malhonn�te."

Vous comprenez, Camarade Directeur...

Il y a eu un beau match de foot en 1946, � Kuchajda.

Vasica, Farkas...

Avez-vous d�missionn�

parce que vous �tiez en d�saccord

ou parce que vous ne saviez pas faire votre travail ?

Je suis parti parce que j'�tais malade.

Si vous n'aviez pas �t� malade,

vous seriez rest� ?

Non.

On a eu la visite de la commission de contr�le...

Vous permettez ?

Ils ont vir� le contr�leur et moi aussi, par la m�me occasion.

Certains sont malades et ne partent pas.

Je ne vois que leurs fesses.

Ils les ont comme �a.

Quand ils te donnent un coup...

Si j'avais eu le cancer,

il se serait propag� partout.

Le pire, �a a �t� apr�s l'op�ration.

Je ne dormais pas, j'avais peur d'y rester,

peur de ne pas me r�veiller.

Vous n'allez plus jamais voir des matchs de foot ?

C'est peut-�tre vrai que dans la vie,

tu r�coltes ce que tu s�mes.

Je crois que je suis heureuse.

Je voulais �tre un bon acteur.

�tre dans la norme, ne pas sortir du rang.

Car tous peuvent facilement

profiter de toi.

Je n'ai que toi.

Et lui ?

Tu es b�te.

Pourquoi ne d�m�nages-tu pas ?

Je vais aller faire teindre ma robe.

Je n'ai rien de noir.

Que s'est-il pass� ?

Je croyais que vous aimiez �tre avec des gens !

C'est vrai,

mais la soci�t� ne m'aime pas.

Il faut laisser la place aux jeunes.

Je ne comprends pas. C'est nouveau !

Vous ne comprenez pas... �a ne m'�tonne pas...

Vous fumez ?

- Beaucoup ? - C'est ma quatri�me.

Venez.

Alors, comment allez-vous ?

Vous le savez mieux que moi.

Tout change, rien ne cesse d'exister

mais... sous une autre forme.

Pouvez-vous imaginer cela ?

La seule chose immuable,

c'est la m�chancet�.

Elle se propage partout,

aucun rem�de ne peut la combattre, sauf des substituts.

Peut-on en gu�rir ?

Si on s'en aper�oit � temps.

Car seuls les autres sont m�chants.

Vous n'�tes pas content.

J'observe et ne fais rien d'autre.

J'observe, en gardant en m�moire ce que je vois

et ce qui m'entoure : le silence.

Bonjour.

Tout va bien ?

Vous avez eu les rayons ?

Docteur, pouvez-vous me dire si j'ai un cancer ?

Je suis venu ici pour une bronchite.

Il a re�u 3000 R.

Vous avez du nouveau ?

J'ai eu mal � cet endroit, la nuit derni�re.

Allongez-vous.

- �a fait mal ? - Oui.

Il para�t que vous voulez retourner travailler.

Il ne nous reste rien,

faisons nos bagages

car notre fiert� n'est plus...

Salut.

Tu penses avoir du temps � me consacrer, aussi ?

Je suis l� pour �a.

C'�tait qui ?

Une connaissance.

Une connaissance de longue date ?

Pourquoi cette question ?

Elle est jolie.

Tu m'aimes ?

Mais oui.

Ce caf� ne m'a pas fait de bien.

Plus bas.

- Qu'est-ce que tu dis ? - Ne parle pas si fort.

Raconte-moi quelque chose.

Ne te fais pas prier.

Tu es press�e ? Tu dois aller quelque part

Non.

Que se passerait-il si on rompait ?

Deux cognacs !

Non... quatre !

- Combien ? Deux ou quatre ? - Quatre, s'il vous pla�t.

Pourquoi est-ce que tu fais �a ?

Ne t'inqui�te pas, j'ai de quoi payer.

J'ai achet� un chauffe-eau pour la salle de bains. Tu crois qu'il marche ?

Venez boire avec nous.

J'ai quelque chose � f�ter.

- Tous mes v�ux ! - Merci.

C'est votre f�te ?

Ma f�te et mon anniversaire.

On a failli avoir un accident.

La voiture s'est renvers�e, mais il ne s'est rien pass� de grave.

�a va durer longtemps ?

Qu'est-il arriv� au conducteur ?

C'est pour vous...

Merci.

Donnez-moi votre veste.

Servez-vous.

Comme d'habitude, je serai de service � No�l

parce que je suis c�libataire.

Alors qu'ils savent tous que je vais me marier.

Ils voient � quel point je trime.

Vous �tes contente ?

Je le sens bouger.

- Vous aimez les enfants ? - Pourquoi ?

Quand l'usine textile est vide,

les travailleuses de la brigade socialiste partent en excursion.

Tu devrais faire des �tudes.

Pour quoi faire ?

Marka Filekova est une fille calme et discr�te.

On lui dit souvent de m�rir un peu.

Comment est-ce que tu gagnes ta vie ?

Derni�rement je posais

comme mod�le � l'Acad�mie.

J'avais de quoi m'acheter une soupe. �a m'allait.

Voici Mlle Cabalova. Elle n'est pas partie en excursion.

Avant je travaillais � la t�l�.

Ils m'ont dit que leur mission �tait de former les gens

mais qu'ils n'embauchaient pas de gens comme moi.

Ce serait plus facile

Si Cabalova n'�tait pas dans l'�quipe.

- Vous attendez un enfant ? - J'esp�re que non !

C'�tait votre femme ?

Non.

Vous avez un fianc� ?

J'ai encore le temps.

Voici votre feuille de sortie.

Est-ce que vous r�alisez,

mais r�alisez vraiment,

qu'il y avait des gens avant nous ?

Pas seulement il y a un si�cle, mais en g�n�ral ?

J'ai entendu � la radio qu'une am�ricaine voulait divorcer

parce que son mari

l'avait chatouill�e !

Les Mayas, les Incas... Tellement de gens !

Son mari s'est d�fendu en disant qu'elle avait toujours ri,

et donc, qu'elle devait appr�cier.

Avaient-ils des probl�mes ou �taient-ils heureux ?

Ils nous ont laiss� la paix et le silence.

- Ils ont divorc� ? - Bien s�r.

Voil�.

Prenez du vin.

Vous ne souhaitez rien d'autre ?

Non, pourquoi ?

Les mains en l'air !

C'est la fameuse surprise ?

J'aimerais acheter un jardin

pour y construire un chalet.

Tu fais comment pour avoir autant d'�nergie ?

Regarde ta montre

et tourne le levier toutes les dix secondes.

Neuf !

Huit !

Tu dois �tre rapide.

- Tu veux essayer ? - Non.

Allez, tire !

Laci, un moineau !

Bien jou�.

Moi, maintenant.

Tu es un imposteur !

Et toi, un fou.

Je peux essayer ?

Tu sais quoi ? On va s'acheter un poisson.

D'accord.

Mais on ne le mangera pas.

C'est vrai qu'en Chine, ils mangent des fleurs ?

- Quand ils n'ont que �a � manger ? - Non, juste comme �a.

- Tu viens avec moi ? - Non, je t'attends ici.

J'ai �crit un article pour le journal

en me basant sur des faits scientifiques.

Ils l'ont coup� et m'ont donn� 20 couronnes. "�a va, �a va pas !"

Quel toupet !

- Vous �tes slovaque ? - Oui.

Alors pourquoi ne chantes-tu pas ?

Tu pourrais �tre r�dacteur en chef !

�a vous est d�j� arriv� de faire deux r�ves en m�me temps ?

J'en fais souvent trois.

Du ketchup ?

On peut dire que c'est r�ussi !

C'est d�j� �a !

En allant au travail,

j'ai rencontr� des jeunes gens.

Ils m'ont frapp�.

Je me suis dis que je le m�ritais.

Pour me consoler.

Que dans la vie, tout ce qui arrive est pr�vu d'avance,

tu r�coltes ce que tu s�mes.

On va f�ter No�l.

Que tu sois bon ou m�chant,

tu n'as que ce que tu m�rites.

Je n'ai pas d'excuses.

- Il y a quelqu'un ? - Non.

Vous m'avez tout dit ?

C'est un baiser de paix.

Pourquoi as-tu �cris sur ton dos le num�ro de ta carte d'identit� ?

Pourquoi ?

Il souffre en permanence,

autour du foie, de la v�sicule biliaire...

Les m�tastases ?

Ce sont des calculs biliaires.

Vous pensez que le cancer touche tout l'organisme ?

Oui, j'en suis persuad�.

Faites-le venir.

Professeur, je suis de la compagnie d'assurance, on se conna�t.

D�shabillez-vous devant ce monsieur

si �a ne vous d�range pas.

J'ai rat� le tramway...

Alors attendez derri�re la porte.

Nous devons vous op�rer.

- La gorge ? - Non.

Je suis venu ici pour ma gorge.

�a va m'aider ?

Nous allons faire de notre mieux.

Je ne veux pas.

Pourquoi ne voulez-vous pas ?

Regarde, c'est Janosik !

Il volait les pauvres comme les riches !

C'est joli ici. Tu �tais d�j� venu ?

Alors c'est fini entre nous ?

On pourrait dormir ici.

J'ai les yeux fatigu�s.

Alors, qu'est-ce que tu veux ?

�a n'est plus comme avant ?

L'INFLUENCE DE LA LITT�RATURE II

Certaines personnes n'apprendront jamais � vivre.

Toi, tu apprendras.

Tu m'as aim�e, au moins un peu ?

Mais oui.

J'ai une lettre, � l'arri�re.

Il faut que je l'apporte � l'h�pital.

Pour lui expliquer quelque chose.

Marta, enl�ve tes lunettes.

Qui �tes-vous ?

Vous �tes son mari ?

D'apr�s sa carte d'identit�, elle est divorc�e.

Je suis son ex-mari.

- Votre carte d'identit�. - Je ne l'ai pas sur moi.

Je ne sais pas quel est votre rang, mais...

Vous le connaissez ?

Son c�ur... Arr�t cardiaque.

La voiture n'a rien eu.

Je vous laisse. On m'attend.

La voiture �tait assur�e ?

J'aimerais vous la racheter.

�a s'est pass� quand ?

�a s'est pass� quand ?

� quelle heure ?

Que dites-vous ?

� quelle heure ?

Vers dix heures.

Je ne sais pas si elle vous aimait ou si elle vous d�testait.

Dites quelque chose ! Allez !

Elle m'a racont�

� quel point �a l'�nervait quand vous vous taisiez.

Pourquoi �tes-vous aussi s�r de vous, esp�ce d'idiot ?

Qu'est-ce que tu veux ?

Vous reconnaissez et rejetez imm�diatement ceux qui sont diff�rents.

Pourquoi �tes-vous retourn� travailler comme cuisinier ?

Pourquoi ne pas �tre devenu un meilleur camarade ?

Avouez que vous vous �tes tromp� !

Avouez que vous vous �tes tromp� !

Non.

Vous �tes content du r�sultat ?

Vous le faites pour qui ?

Avouez que vous n'y avez jamais vraiment cru.

Vous ne le direz pas ?

Si vous avouez, je vous donne une lettre de votre femme.

Ce sont des calculs biliaires, Professeur. C'est propre.

Peut-on les retirer ?

Tu sais ce que m'a dit le consultant ?

Qu'il fallait s'y attendre !

Et sa gorge ?

Tu as besoin de cong�s.

Dans les stades avanc�s ou n�glig�s,

o� il est difficile, voire impossible de gu�rir,

les personnes d'un certain �ge sont d'embl�e rejet�es.

Les cons�quences de cette tumeur

venant de corps �trangers sont graves

car la tumeur s'est d�velopp�e � l'encontre des besoins de l'organisme...

Tu as besoin de quelque chose ?

J'ai eu une angine. Viens avec moi.

Mes affaires sont � l'int�rieur.

Tu ne veux pas ?

J'attends un enfant.

Mais il n'est pas de toi.

Salut.

Petr ! Je plaisantais.

Tu veux que je te t�l�phone ?

J'ai eu vingt minutes de retard,

il m'a fait la morale

et on s'est r�concili�s dans la soir�e.

Tu vois...

Pourquoi parles-tu aussi bas ?

Un des malades a une forte fi�vre. J'ai laiss� la porte ouverte.

Il m'appelle. Un instant.

On a bu... Ne bois pas ! Jeunes et forts...

Vous avez mal ?

On me l'a confi�... Signez !

Ne parlez pas.

Une vieille dame... Je voulais... C'�tait bien d'y aller...

Pour leur faire peur...

Pour la bonne cause...

�a va, �a va...

Cette vieille dame...

�a va aller, M. Lauko...

Je le tenais dans la main... On buvait... Un pistolet...

Calmez-vous.

J'ai tir� sur une vache.

Je ne crois pas.

La vieille dame a cri�...

Tu vas te souvenir de moi...

Tu vas le payer...

Tu as vu les pulls hongrois dans le magasin ?

- L'ensemble ? - Oui, le bleu.

Il co�tait combien ?

- 322 couronnes. - Salut !

Eh bien, infirmi�re...

Qu'est-ce qu'il a dit ?

Des paroles d�nu�es de sens... Il a de la fi�vre.

Vous diriez quoi si cet homme s'en tirait ?

Le bonheur et la libert� sont les plus grandes valeurs de l'Homme.

C'est une pomme, �a, une prairie.

Un arbre.

C'est un arbre ?

Oui.

C'est une pomme ?

Oui, c'est une pomme.

Il neige � nouveau.

C'est une prairie, une pomme

et un arbre.

C'est une prairie, une pomme

et un arbre...

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