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"Je vous aime"
-Dis Papa, pourquoi Alice ne vient pas avec nous ?
-Elle nous rejoindra l�-bas.
-Mince, ma raquette ! -Va vite la chercher.
-J'y vais. Alice ?
Ma raquette ! -Tiens, j'y ai pens�.
-Merci.
Pourquoi tu viens pas avec nous ? -Je vous rejoindrai.
-C'est s�r, hein ? -Oui, c'est s�r.
-Ah !
-Au revoir, mon petit bonhomme. -Au revoir.
-Bonnes vacances. -Oui. On t'attendra.
-Bon voyage. -Au revoir.
-Au revoir !
Au revoir !
-Maman, maman, maman ! -Oui.
Bonjour.
Tiens. Ca va, ch�ri ? -Oui.
-Dis donc, toi ! -C'est pour qui, �a ?
-Je voudrais bien voir les cadeaux. -Quels cadeaux ? Quoi ?
Mais y a pas de cadeaux. Elle a fait la sieste ?
-Elle a pas dormi, mais oui. -C'est ce que t'appelles... Bien.
Le t�l�phone sonne.
-All� ? *-Alice.
C'est Patrick.
Tu vas m'en vouloir, mais je viens pas.
*-Si tu viens pas... -Ne le prends pas comme �a.
Si je viens et que �a se passe mal, tu me connais, quoi.
Je suis pas s�r de pouvoir me retenir.
Si je bois trop, je peux lui remettre un pain dans la t�te.
*-T'es pas oblig� de boire. -Un soir de r�veillon !
-Si tu ne viens pas,
tu ne verras plus ta fille pendant six mois.
-Bon, j'arrive. -C'est lui, c'est son disque.
*-Pour les petits gars Et des bas noirs pour les n�nettes
Et quand je prends ma robe... -Je peux avoir un autographe ?
-Votre nom ? -Marie-Louise.
-Marie-Louise, une grosse bise.
Cri -C'est malin.
Que faites-vous l� ? -C'est son id�e.
-C'est brillant. Va te pr�parer, toi.
Il faut que je m'habille. Mon bain...
-C'�tait Patrick au t�l�phone ? -Oui, c'�tait Patrick.
-Pourquoi il veut pas venir ? Je lui fais encore peur ?
-C'est de lui qu'il a peur. Quatre ans apr�s, c'est grotesque.
-Pourquoi ? S'il t'aime encore ?
-Tu parles !
Je suis un peu �nerv�e. Il faut que je prenne mon bain.
Laisse-moi.
-Ca me fait quelque chose aussi de le revoir.
-Regarde la neige.
Oh, c'est bien beau, joli.
-Oui, c'est beau. Regarde la neige.
C'est simple, c'est calme.
Cloche
-H�, gamin !
-Maman, maman, c'est Simon ! Maman !
-Vacherie de v�role de merde de putain !
-H�tel La Sivoli�re ? M. Chabert, s'il vous pla�t.
*-Oui, un instant.
-All�, Claude ? C'est Alice. Tu es seul ?
*-Oui, je suis seul. J'allais justement t'appeler.
-Tu me manques. *-Toi aussi, tu me manques.
Elle est bien, cette chambre. On se sent tout de suite � l'aise.
Dans "Pariscope", il y a avait marqu� :
"Confort, luxe et discr�tion."
Vous voyez, c'est confortable, luxueux, discret.
On s'en va ?
-Arr�tez de bouger, asseyez-vous un peu.
-Bon alors, on s'assied, on cause et puis on s'en va.
-Vous avez command� du champagne.
-Voil�. Alors, je m'assieds, on parle,
on boit le champagne et on s'en va.
-C'est vous qui vouliez venir.
-Parce que j'�tais s�r que vous alliez refuser.
-J'aurais d� refuser. -Non, c'est bien comme �a.
-Mais on prend un verre et on s'en va.
Vous disiez :
"Allons boire dans un h�tel, on sera mieux pour parler."
Non ?
Alors, parlons. -C'�tait un pr�texte.
Parce que j'ai pas os� vous dire :
"J'ai envie de vous enlacer, allons dans un h�tel."
C'�tait difficile � dire. -J'aurais refus�.
-Je le savais. C'est pour �a...
Je vous plais pas. J'en �tais s�r.
-Arr�tez de faire l'idiot.
Quelqu'un frappe � la porte. -Entrez.
Ah, le champagne.
-Voil�.
-Je vous r�gle tout de suite ? -S'il vous pla�t.
-Combien �a fait ? -Avec la chambre, 320 francs.
-Voil�. -Merci beaucoup.
Bon apr�s-midi. -Merci.
Vous avez raison.
Je peux pas m'emp�cher de faire l'idiot.
Quand une femme me pla�t, je fais l'idiot.
C'est tragique.
Quand j'�tais plus jeune, qu'une fille me plaisait,
je faisais l'idiot.
Pour me faire remarquer. Ca marchait parfois.
Quand j'�tais seul avec elle.
Si un beau arrivait dans la pi�ce, elle partait plut�t avec le beau.
Moi, je partais chez moi, j'�crivais des po�mes, des odes...
Des choses grandioses.
Vous voulez que je tamise les lumi�res,
que je cr�e l'ambiance ?
Voil�.
Tirer les rideaux.
L'ambiance.
Voil�, c'est bien.
Avant de vous prendre dans mes bras et d'essuyer un refus,
y a quelque chose qu'il faut que je vous dise.
-Oui ?
-Il y a longtemps que j'avais pas fait l'idiot.
Et puis aussi que...
si je vous prends pas dans mes bras aujourd'hui,
c'est pas tr�s important pour moi.
Je suis pas press�.
J'ai l'air d'une b�te sexuelle comme �a, je sais,
mais faut pas se fier aux apparences.
Ce qui est important, c'est qu'on soit l�.
Enfin l� ou ailleurs, dans un endroit plus agr�able.
Ce qui est important, c'est qu'on soit ensemble.
-Elle est tr�s bien, cette chambre.
Maintenant que vous avez cr�� l'ambiance.
-J'ai vraiment un truc � vous dire, mais je ne peux pas ici.
-Ca va ? -Oui.
-Go�te.
-Oui, c'est bien.
Non, un peu de moutarde. -Il manque ?
-Oui, un peu plus.
Coups de klaxon
-Si t'es sage, tu verras le p�re No�l, Marius.
-Mais je m'appelle pas Marius. -Mais si.
Cloche
Sans rancune ? -Sans rancune.
-Voil�, �a rime. -Oh, ma ch�rie !
-Que tu es beau ! -O� est ma fille ?
Oh, ma fille ! -Papa !
-Bonjour, Alice. -Bonjour. Tu viens avec moi ?
Bonjour.
-Oui, ma fifille.
Oui, mon ange, oui.
Ils rient.
Il chantonne.
-Chut !
Chut !
-Moi, j'entends marcher dehors. -Oui, moi aussi.
-Qui est l� ? Tu crois que c'est le p�re No�l ?
-Oui. -Regarde.
-C'est le loup-garou.
-Il est �norme.
-Quoi ? -Il apporte les cadeaux.
-Un cadeau pour maman ? -Non.
-Si, pour maman.
-Papa Nono a tout plein de joujoux dans son sac � dos, dos, dos, dos
-C'est pour qui, les cadeaux ?
-Il est p�t�, hein.
Comme un coing. -Qu'est-ce qu'il y a dedans ?
-Mais qui c'est, ces petits enfants ?
Approchez.
A qui sont ces chaussures ? -A moi.
-Comment tu t'appelles ?
-Marius. -Et toi ?
-Sofia.
-Qu'est-ce que tu avais command� au p�re No�l ?
-Un train �lectrique, un habit de Goldorak et de Superman.
-Un train �lectrique. Voil� le train �lectrique.
Oui, le train �lectrique.
Et l'habit de ?
L'habit de ? -Superman.
-T'as pas mis tes pompes ? -Tu m'as vu ?
-Ben quoi ? Et alors ? T'auras que dalle.
T'auras que dalle.
Musique de No�l
Alors tu y crois encore au p�re No�l ?
-Une cuisse, une cuisse ! -Elle est musicienne, comme papa.
Elle a du rythme. -Oui, ma ch�rie.
Tiens, la cuisse. Oh, la voil� ! Il est o�, Marius ?
Il est o� ? -Je vais le chercher.
-Oh, ben dis donc ! Une bonne dinde.
Tiens.
-Alors, Marius ? Il est content, Marius ?
Qu'est-ce qu'il aime, Marius ? -Il aime le blanc, comme sa m�re.
-Boum boum sur la t�te. -Hein ?
-Boum boum dans la t�te. -Donne-lui un peu de pur�e.
-J'aime pas la pur�e. -Tu en mangeras un petit peu.
Ils parlent tous en m�me temps.
Marius, c'est aussi ton fr�re.
Marius, c'est mon fils. Si c'est mon fils, c'est ton fr�re.
-La dinde, c'est comme la vie.
-Sofia, je l'embrasserai plus tard quand j'aurai bu.
Je te le promets.
-La vache, �a tombe !
-Oh, �a recommence !
T'arrives ou quoi ?
-O� tu changes de chambre ou c'est moi.
-Pourquoi ? -Je veux �tre seule.
-Je te d�range ?
-J'ai besoin d'air. -Madame est changeante.
-Je t'ai pas demand� quand tu �tais rentr� du casino.
La croupi�re �tait bien ? -C'est �a ?
-Non, c'est un tout. J'�touffe.
-Black-jack. Sonnerie
Faites vos jeux.
-Je vous cherchais. -Je vous attendais.
-Black-jack.
Pleurs
-Alice ?
Qu'est-ce que tu as ? Qu'est-ce que tu as ?
-C'est fini.
C'est fini, Julien. Je ne t'aime plus.
J'aurais bien voulu attendre un peu avant de te le dire,
mais je ne pouvais plus.
-Tu es s�re ?
-S�re de quoi ?
-Il y a quelqu'un d'autre ? -Oui.
-Depuis longtemps ?
-Depuis quelques jours.
-Quelques jours ?
O� l'as-tu rencontr� ?
-Dans une librairie, mais je le connaissais d�j�.
-Dans une librairie.
-Dans une librairie
ou en poussant une voiture, quelle diff�rence ?
-C'est vrai. Quelle diff�rence ?
C'est plus romantique.
-Si tu veux.
-Je devrais pas �tre �tonn�.
Il y a quatre ans que j'attends �a, mais �a fait mal.
-Julien.
Pleurs
-Tu m'avais pr�venu. Je devrais pas �tre surpris.
Ca devrait pas me faire tant de mal.
-Ferme la fen�tre, j'ai froid.
J'ai froid.
Je ne suis pas optimiste, vous savez.
Parfois, on est fait pour quelqu'un d'une fa�on fulgurante.
Quand on le rencontre, tout est bien.
Malheureusement, �a ne dure pas.
Alors si un jour, je sens que c'est fini
ou si c'est vous qui le sentez, il faudra se le dire.
-On va pas commencer � penser � la fin.
-Vous cherchez quelque chose de particulier ?
On se conna�t, non ? Il me semble.
-Oui, on se conna�t. Vous aviez une librairie rue Vaneau.
-Je l'ai toujours.
Vous veniez chercher des vieilles S�rie Noire.
-Des S�rie Bl�me, oui. -Oui, c'est �a.
Bonjour. Comment allez-vous ?
-Ca va. Et vous ?
-Vous voyez, la vie continue son cours inexorable.
-Qu'est-ce qu'il t'a dit ? Il t'a fait rire ?
Il est dr�le ? -Arr�te de te faire souffrir.
-J'aurais pr�f�r� ne jamais t'avoir rencontr�e.
Tu finiras seule, Alice.
-Tu me fais mal, tu me fais peur !
Je veux pas que tu me touches. -Je te touche, je te touche !
Et alors ?
-Je veux pas que tu me touches ! -Je te touche.
-L�che-moi ! -Je t'ai bais�e aussi, non ?
Salope, va !
Pleurs
T'es vraiment un pauvre type. -Un pauvre type.
-Oui, t'es un pauvre type.
Mais comment j'ai pu aimer un type comme toi ?
-Avec ta chatte.
-Tu m'emmerdes ! Tu m'emmerdes ! Je te d�teste. Tu m'entends ?
Mais comment j'ai pu avoir envie d'un enfant de toi ?
Je veux mourir.
-Oui, vas-y.
Pleurs
Vas-y, allez. T'es pas cap. Allez, cr�ve. Cr�ve !
Cr�ve. Moi, je suis un artiste.
Je n'ai besoin de personne.
Vas-y, cr�ve.
Musique au piano
Cr�ve.
Tu fais chier !
Oh, tu peux chialer, tu me gonfles, tu me fais chier.
Voil�. Allez, d�gage. Avale tout ce que tu veux.
-Mais t'es vraiment d�gueulasse.
-Evidemment, j'ai rien vu.
Pleurs
Musique au piano
-Arr�te de jouer !
Arr�te !
Je te d�teste. Je te d�teste.
-Barre-toi, d�gage.
-T'es d�gueulasse, t'es vraiment d�gueulasse.
Mais arr�te de jouer, merde ! Arr�te de jouer, �coute !
T'es vraiment un pauvre type, tu sais.
T'es vraiment un pauvre type.
Bris de verre -Oh l� l�, merde ! Oh, merde !
Cliquetis des bouteilles qui s'entrechoquent
Oh, chiotte !
Je ronfle, je ronfle. Tu me gonfles.
Ah, �a rime. Je ronfle, je ronfle, tu me gonfles.
Je ronfle, je ronfle. O� sont les bouteilles ?
Y a rien � boire dans cette baraque.
O� sont les bouteilles ? R�pondez pas tous en m�me temps.
O� sont... Ah.
Qu'est-ce que tu fais l� ? -J'arrivais pas � dormir.
-Parce qu'il ronfle aussi, lui ?
Ah, voil�.
Un petit scotch pour le p�re No�l vite fait bien fait, et �a rime.
T'en veux un ? -Non.
Un grand, tiens.
Qu'est-ce qui ne va pas ?
-Tout va bien.
Tu dormais pas ? -Je ronflais, elle m'a r�veill�.
Comme �a, on est deux � pas dormir. Elle est contente, elle a gagn�.
Toi, au moins, tu t'y �tais fait, � mes ronflements.
-Avec des boules Qui�s, oui. -Non. Au d�but, non.
Quand tu m'aimais, t'en mettais pas.
-Au d�but. Mais au d�but, on dormait pas.
-Tu m'as aim� longtemps ?
Combien de temps tu m'as aim� ?
-Je t'ai aim� jusqu'� la fin.
-Non. R�ponds-moi vraiment. Y a longtemps que je veux savoir.
-Mais c'est la v�rit�. Je t'ai aim� jusqu'� la fin.
-Alors tu m'as aim� ? -Mais oui, je t'ai aim�.
Je comprends pas que tu puisses en douter.
-Pas seulement pour Sofia ?
-Pas seulement pour Sofia.
C'est de toi que j'ai voulu un enfant.
-Oui.
C'est moi qui te l'ai demand�.
Mademoiselle,
je ne vous connais pas depuis longtemps,
mais j'aimerais un enfant de vous.
-Vous �tes s�r ?
-Absolument.
On le fait tout de suite ? -Une fille.
-Si tu veux. Allez, allons-y. -Laisse-moi fumer une cigarette.
-Non, on ne fume pas quand on attend un enfant.
-Mais je suis pas encore enceinte. -Allons-y.
-Arr�te de boire. Tu bois trop.
-Si tu arr�tes de fumer, j'arr�te de boire.
C'est des pompiers qu'il te faudra pour accoucher.
Tu vas l'enfumer, mon fils.
-Poivrot.
-Tu te rappelles la 1re fois qu'on s'est vus, le 1er regard ?
-Oui. Tu jouais en fermant les yeux.
-A un moment, je les ai ouverts et je t'ai vue.
"La Fautive" de Serge Gainsbourg
-LA FAUTIVE
LA FAUTIVE
LA FAUTIVE
LA FAUTIVE
-Le coup de foudre.
-Foudroy�, tu veux dire.
-Voil� ce que je voulais vous dire :
je suis veuf.
J'ai perdu ma femme il y a 8 mois dans un accident de voiture.
J'aurais pu vous le dire avant, mais...
Je veux pas vous emmerder avec �a.
Dans cette chambre d'h�tel, c'�tait pas vraiment l'endroit.
En m�me temps, avant de vous enlacer,
il fallait que je vous dise �a.
Alors voil�, c'est dit.
On n'en parle plus et puis...
on peut continuer � se revoir.
Je peux m�me faire l'idiot.
Quelqu'un frappe � la porte.
-Viens, Julien, on va �tre en retard.
-Oui, j'arrive. Tu me laisses me doucher.
-Tu peux me dire bonjour.
-Bonjour, maman.
A quelle heure, il arrive, papa ? -En principe, cet apr�s-midi.
-La derni�re fois, je l'ai attendu toute la journ�e.
-Je crois qu'il viendra.
Change de tee-shirt apr�s le tennis. -OK.
-Tu t'es coiff� avec quoi ? -Ben, avec un peigne.
-Tu t'es pas coiff�. -Ben...
A part celle-l�. -Allez.
-Tu viendras nous voir ? -Oui, plus tard.
-Plus tard... -Si, je viendrai.
-Dis � Julien que je l'attends en bas.
-D'accord. A tout � l'heure.
-Ah, c'est pas mal, �a.
C'est quoi, �a ? -Un blouson de femme.
-De femme ? -De femme.
-C'est pas mal. -Trop court pour votre taille.
-Ca d�pend. Il suffit que ce soit bien ferm� pour le vent.
Regarde.
Tu vois, �a fait un peu Henri II. Mais Henri II aux sports d'hiver.
Tu n'aimes pas �a ? Pour descendre la piste olympique.
-T'es pas s�rieux ? -Si. J'arrive pas � le fermer.
-C'est pas la peine de le fermer. -Tu me vois tout schuss...
-Tu vas pas prendre �a ? -Je vais peut-�tre le prendre.
Tu viens l�-bas ? -Oui.
-Tu viens comment ? -Je viens.
Musique au piano
-Continue.
Je pense queue...
Il fredonne.
Je pense queue...
Il fredonne.
"Je pense queue" de Serge Gainsbourg
Cl�bards en collier
B�tardes sans pedigree
Je pense queue
Choeur
Queue
Choeur
Je pense queue
Choeur
Queue
Choeur
Donne la papatte
Suce sucre, allez couch� Je pense queue
Choeur
Queue
Choeur
Je pense queue
Choeur
Aboiements
Je pense queue
Choeur
Queue Choeur
Je pense queue
Choeur
-Quand vous dites que les femmes sont des chiennes,
c'est un compliment ? -Absolument.
-Pour les chiens ? -Vous �tes con ?
Pour les femmes.
-Elles vous ont fait du mal ? -J'ai �t� mordu.
J'en ai pris plein la gueule, plein ma sale gueule.
-Vous avez une sale gueule ? -Vous ne trouvez pas ?
Je m'y suis habitu�.
Quand j'�tais jeune, j'en ai bav�, mais maintenant...
-Mais vous avez du succ�s.
-Les femmes aiment avoir peur. Ca les excite.
-Il ne doit pas y avoir que �a.
-Laissez venir � moi
les petites salopes
-Ca vous arrive d'aimer vraiment ? -Et vous ?
-Ca m'arrive.
-C'est une id�e � vous, cette interview ?
-C'est une id�e � moi. J'avais envie de vous conna�tre.
On vous quitte ou c'est vous qui quittez ?
-Avec mon grand blaze, je sens le vent.
Quand �a tourne au vinaigre, je me barre.
A reculons.
-Que remarquez-vous d'abord chez une femme ?
-Ca d�pend... Si elle est assise,
les yeux, la bouche...
Si elle est debout, de dos...
Vous avez une voiture ?
-Non.
-OK, je vous ram�ne.
Le t�l�phone sonne.
-All� ? C'est de la part de qui ?
*-C'est de la part de Claude, un ami.
-Maman, c'est un monsieur pour toi. -J'arrive, j'arrive.
*-Comment tu t'appelles ? -Sofia.
-J'arrive.
Merci, ch�rie. All� ? Attends.
Va aider Nejma � pr�parer la table. Tu me laisses, ferme la porte.
-C'est qui ? -C'est un ami. Allez.
Tu sors, ch�rie. Tu vas aider Nejma.
A tout de suite.
All� ? *-All�, c'est moi.
-Je suis contente que tu m'appelles.
Ca va ? *-Oui.
-Tant mieux.
J'ai pas pu, je lui ai dit. *-Comment �a s'est pass� ?
-Tr�s mal. *-Raconte.
-Pas maintenant, je te raconterai demain.
Mon avion arrive � 10h. Comment on se retrouve ?
*-Je viens te chercher.
Sauf en cas de souci avec Thomas, mais je pense pas.
T'as l'air bizarre. Ca va pas ?
-Non, je suis pas bizarre, je suis fatigu�e.
Tout est tellement compliqu�.
C'est peut-�tre moi qui complique tout.
Je te verrai demain. J'en ai envie. *-Moi aussi.
-Je t'embrasse. A demain. *-Moi aussi, je t'embrasse.
-Il reste des restes ? -Oui.
-Parce que je veux bien.
Merci, Nejma. Regarde Max, il dit pas non.
-Tu r�veilles pas Simon ?
-Si, je vais lui pr�parer un caf�.
-Merci, Nejma, merci. Ca me change
du poulet � l'ananas. Merci.
C'est pour rire. -Je mange les petites miettes.
-Les petites miettes, c'est bien.
Dis donc, Marius,
qu'est-ce que tu veux faire plus tard ?
Qu'est-ce que tu feras quand tu seras grand ?
CRS, �a te plairait pas ?
Ca plairait � ta m�re. -Pourquoi ?
-Enfin... -N'importe quoi.
Elle rit.
-N'importe quoi, n'importe quoi.
-Prends de la b�che. -La puce.
-La b�ce !
-B�che, b�ce ou puce ?
-B�che !
-Je crois que la puce, elle veut de la b�che.
-C'est bon, la b�che. -Hein, Nejma ?
-R�veille-toi, il est 18h.
R�veille-toi, il est 18h. -Tu me fais chier, bordel !
Ferme les rideaux !
Mais ferme les rideaux, merde !
-Moi, j'en ai marre de vivre avec un hibou.
Bris de verre
-Oh, tu fais chier, putain !
Est-ce que je te fais chier, moi, quand tu dors, hein ?
-Seulement, moi, je dors la nuit. -Comme tous les cons.
-Je vais pas passer ma vie � te regarder dormir.
-Eh ben, cocotte, �cris des chansons, �a t'occupera.
-Tu n'es qu'un fumeur de Gitanes.
"Dieu, fumeur de Havanes" de Serge Gainsbourg
-Dieu est un fumeur de Havanes
Je vois ses nuages gris
Je sais qu'Il fume m�me la nuit
Comme moi, ma ch�rie
Je ne suis qu'un fumeur de Gitanes...
Non, �a va pas. Non, je la sens pas.
-Qu'est-ce qui va pas ? -Je la sens pas.
-Eh ben, change. -Si �a t'ennuie pas, je voudrais...
Tu n'es qu'un fumeur de Gitanes. Sinon, c'est trop �vident.
-Dis �a si tu veux.
-Je te dis que c'est un duo.
Tu n'es qu'un fumeur de Gitanes Je vois tes volutes bleues
Me faire parfois venir les larmes aux yeux
-Eh ben, voil�. -Allez, viens.
-Quoi ? -Envoie la bande.
-Tu veux que je chante ?
Qu'est-ce qu'il fait ?
Tu n'es qu'un fumeur de Gitanes
Je vois tes volutes bleues
Me faire parfois venir les larmes aux yeux
Tu es mon ma�tre apr�s Dieu
-On va �couter �a.
-Ca va ? -Parfait.
-Non, je vais �couter.
-C'est parfait. C'est �a.
-Tu n'es qu'un fumeur de Gitanes
Je vois tes volutes bleues
Me faire parfois venir -Parfois venir...
-Les larmes aux yeux
Tu es mon ma�tre apr�s Dieu
-Souvenir, souvenir.
-Tu n'es qu'un fumeur de Gitanes
Sans elles, tu es malheureux
Au clair de la lune, ouvre les yeux
Pour l'amour de Dieu
-Dieu est un fumeur de Havanes
Tout pr�s de toi, loin de Lui
J'aimerais te garder toute ma vie
Comprends-moi, ma ch�rie
-Tu n'es qu'un fumeur de Gitanes
Et la derni�re je veux
La voir briller au fond de mes yeux
Aime-moi, nom de Dieu
-Dieu est un fumeur de Havanes
Tout pr�s de toi, loin de Lui
J'aimerais te garder toute ma vie
Comprends-moi, ma ch�rie
-Tu n'es qu'un fumeur de Gitanes
Et la derni�re je veux
La voir briller au fond de mes yeux
Aime-moi, nom de Dieu
-Tu vas me couper une oreille. -Arr�te de bouger.
Rires -Ca te fait rire, mon amour ?
Tu voudrais que maman me coupe ? -Oui.
-Tu voudrais que maman me coupe ? -Non.
Cris et applaudissements
Musique rock
-Je suis pour la petite Agathe C'est la derni�re en date
J'accepte les prognathes Je suis pour les primates
Pour le permanganate
J'aime celles qui se d�shydratent Ce sont celles-l� qui s'�clatent
J'aime les couv�es dans l'ouate Qui aiment bien qu'on les batte
Et qui trouvent �a bath
La Schleu qui se dilate Le foie gras et la rate
Je suis pour celles qui en t�tent Lorsqu'apr�s coup, je les mate
Il crie.
Je suis pour la petite Agathe C'est la derni�re en date
J'accepte les prognathes Je suis pour les primates
Pour le permanganate
La foule est en d�lire.
Cris et applaudissements
-UNE AUTRE, UNE AUTRE, UNE AUTRE,
UNE AUTRE, UNE AUTRE...
-Je suis vide, moi.
J'ai besoin des mots des autres.
Si les chansons sont cons, je les chante.
Si les chansons sont bien, je les chante.
-Tu peux choisir, quand m�me. -Oui.
Je peux faire un choix, mais j'ai pas le choix.
Il faut que je chante, que je me d�foule.
Sans la musique, j'aurais pu mal tourner.
Avant, je criais dans mon saxo,
maintenant, je hurle dans le micro.
Mais j'ai besoin des mots des autres.
-Mais un jour, c'est toi qui les trouveras les mots.
C'est pas rien de crier comme �a, c'est pas le vide, �a.
-J'ai besoin de toi.
-Oh, mais qu'est-ce que tu as fait, Sofia ?
Mais qu'est-ce que t'as fait ? Elle rit.
-Je lui ai coup� les cheveux. -Elle va �tre belle comme �a.
-Dis au revoir. -Au revoir.
-Au revoir.
Coups de klaxon
-Maman, t�l�phone pour toi. Maman ?
Maman, il y a le t�l�phone pour toi.
-Je dors.
Je dors.
-"Alice, je pars.
"Ces quatre ann�es de bonheur avec toi, je les emporte.
"Elles sont � nous pour toujours.
"Nous nous reverrons, j'en suis s�r.
"Pour l'instant, ne cherche pas � me joindre.
"Il faut que je me calme.
"Dis aux enfants que je suis parti en Am�rique pour mon travail,
"que je reviens dans quelques semaines.
"Rassure J�r�me pour son match. Je serai l�.
"La seule chose que je regrette, c'est de t'avoir dit
"que j'aurais pr�f�r� ne jamais t'avoir rencontr�e.
Prends soin de toi. Julien."
-C'est quand l'ann�e prochaine ? -Dans deux jours, ma ch�rie.
Mange.
-Pourquoi il est parti, Julien ? -J�r�me.
Pour son travail, ma ch�rie.
-Il sera l� l'an prochain ? -S�rement.
Enfin, peut-�tre.
-Il a de la chance.
Moi aussi, j'aimerais aller en Am�rique.
-Tu iras, un jour, quand tu seras plus grande.
Mange, J�r�me. -J'ai pas faim.
-Alors va te coucher.
J�r�me, je sais que tu m'en veux, que tu crois que tout est ma faute.
Je te demande de comprendre
que je n'arrive pas � faire ma vie en une fois
et que je suis la premi�re � en souffrir.
J'aurais pr�f�r� qu'il en soit autrement.
J'aurais �t� bien plus heureuse.
Je suis consciente de t'avoir fait partager mes �checs
bien malgr� moi.
Je sais le chagrin que tu �prouves,
mais n'ajoute pas ton chagrin � ma peine, sois courageux.
Un jour peut-�tre, tu me comprendras.
Ne me juge pas.
Ta m�re qui t'aime.
-Bonjour.
Voil�, Thomas, je te pr�sente Alice.
Enl�ve tes lunettes, dis bonjour. -Bonjour.
-Voil�.
Qu'est-ce qu'on est bien ! Il fait un temps magnifique.
-A Paris, il faisait un sale temps. -D'o� tu la connais ?
-Elle m'a achet� des livres et on est devenus copains.
-T'es mari�e, toi ? -Non. Non, pas vraiment.
-Alors t'as pas d'enfant ? -Si.
J'ai deux enfants.
Une petite fille et un grand gar�on.
-Pas mari�e et des enfants ? -Arr�te de poser des questions.
D'abord, on peut tr�s bien avoir des enfants
et ne pas �tre mari�e.
Va te chercher une glace. -J'en veux pas.
-Moi, j'en veux une. Va m'en chercher une.
-Va la chercher. -Tu me parles autrement.
Tu vas me demander pardon sinon tu rentres � Paris, ce soir.
-Pardon. -Pardon, qui ?
-Pardon, papa.
-Viens m'embrasser, va.
-Papa, tu veux pas aller me chercher une glace.
Elle rit.
-C'est vrai qu'il en profite, qu'il me monte sur la t�te,
qu'il m'emmerde,
mais j'�tais pas pr�par� � �tre m�re.
Dans la vie, on est faits pour �tre p�re, pour �tre fils.
C'est rare qu'on soit les deux en m�me temps.
Moi, j'�tais un fils. J'adorais mon p�re.
Alors comme �a, de p�re pas tr�s dou�,
il a fallu que je devienne une m�re g�teuse.
-J'aime pas les lits s�par�s. -C'�tait la seule chambre libre.
Je ne peux pas rester ici.
Je dois �tre � c�t� de lui � son r�veil.
-Mais vous dormez ensemble ? -Ah oui.
-Dans le m�me lit ? -Oui.
-Vous dormez dans un grand lit ? -Ah oui, dans un grand lit.
-Je trouve �a parfaitement injuste.
-Ce fils.
C'est assez inattendu, tout �a.
Je me sentais plus capable de plaire,
d'�tre amoureux.
-Moi, j'avais l'impression qu'il ne m'arriverait plus rien.
-Et l�, t'as l'impression qu'il t'arrive quelque chose ?
-Oui, je crois.
-Qu'est-ce que tu me trouves ? T'as vu ma t�te ?
-T'as raison. M�fions-nous. -M�fions-nous, m�fions-nous.
Rires des enfants
Rires des enfants
-Viens, viens.
Essaye un peu de l'attraper.
-Allez, Thomas !
Oui !
-Allez !
-On se replie. -Tricheur, tricheur !
-Rends-moi �a.
-Papa ! -Regarde ce qu'il a fait.
-Rends-moi cette cigarette.
Si je t'attrape...
-Arr�te de fumer. T'es malade, non ?
Thomas ? Mais il est fou.
-Il prend mes cigarettes. -Tu dois pas faire �a.
-Y A DU ROULIS Y A DU TANGAGE
-Allez, viens, Alice !
-Y A DU ROULIS Y A DU TANGAGE
Y A DES COUPS DE CHIEN Y A DE LA TEMPETE
MAIS COMME ON N'EST PAS DES MAUVIETTES
ON EST HEUREUX COMME DES POISSONS DANS L'EAU
Y A DU ROULIS Y A DU TANGAGE
Y A DES COUPS DE CHIEN -Maman, viens, on s'amuse bien !
-Y A DU ROULIS... -Allez, attention !
-Y A DU ROULIS Y A DU TANGAGE
Y A DES COUPS DE CHIEN Y A DE LE TEMPETE
MAIS COMME ON N'EST PAS DES MAUVIETTES
ON EST HEUREUX COMME DES POISSONS DANS L'EAU
-T'as d�j� fait de la magie ? -Non.
-Je vais te donner des ciseaux.
Tu les regardes bien, tu fais bien attention.
Maintenant, tu vas couper le ruban au milieu.
Vas-y, tu donnes un grand coup de ciseau.
Vous pouvez l'applaudir. Elle le fait bien. Voil�.
Applaudissements
Maintenant, on va essayer de raccommoder le ruban.
C'est possible ? -Oui.
-Oui. c'est possible ? -Oui.
-C'est possible ? -OUI !
-Non ! -Tu comptes jusqu'� trois.
-Un... -Deux,
trois... Tu souffles.
Oui, c'est raccommoder. On peut l'applaudir. Bravo !
Applaudissements
-Sofia �tait fascin�e par le ruban.
Les yeux qu'elle roulait. Ca lui a plu, �a.
-Je me sens bien. J'aimerais bien que �a dure.
-Pourquoi �a ne durerait pas ? -Parce que
�a dure pas.
-L�, t'es heureuse, t'es bien ? -Oui, tr�s bien.
-Alors ne pense pas � demain, � la suite.
-Je peux pas m'en emp�cher. Je suis une emmerdeuse.
J'ai toujours envie de sauter du train en marche.
-Je sais ce que je vais faire, je vais t'attacher,
comme �a tu sauteras pas de ton train.
-Tu crois que c'est la bonne m�thode ?
-T'as pas compris. Je vais me rendre attachant,
tr�s, tr�s attachant.
Tr�s, tr�s, tr�s attachant. -J'aime mieux �a.
-J'en ai une, j'en ai une !
Pourquoi devant les magasins belges, y a des tas de merde ?
-Je sais pas. -Vas-y.
-Parce qu'il y a marqu� sur la porte : "Poussez fort."
-C'est bien. Avant le dessert, �a ouvre l'app�tit.
-J'en ai encore une, mais c'est un jeu de mots.
Comment dans un appartement, avec une statue de Napol�on,
on peut se r�chauffer ?
On lui coupe un bras et �a fait Bonaparte manchot.
-Il ne reste qu'un yaourt sur quatre.
Qui les a mang�s ? -Ben, c'est moi.
-T'as mang� trois yaourts ? Et les autres ?
-Il reste des petits-suisses. -Fallait les manger aussi.
-Personne n'en veut des yaourts. -Je d�teste �a, je m'en fous.
-C'est pas un drame. Il a mang� des yaourts.
On raconte des histoires dr�les.
-Barbe � papa d�bile
Mais quand je prends ma robe Dans les rayons de ma mob
Je fais un vol plan� Et j'atterris dans la chemin�e
Boum, voil� Papa Nono
Papa Nono Plein de joujoux dans son sac...
-Comment tu arrives � �crire des conneries pareilles ?
-C'est une chanson de No�l pour Patrick.
-Je vois pas le rapport. -Il vendra peut-�tre des disques.
-Je te parle pas d'argent. -Moi, je t'en parle.
C'est parce que j'�cris �a que je reste ind�pendante.
-Non. Trouves-en une qui �crive des chansons moins cons.
-C'est moi qui ai dit une connerie.
Tu vas pas te f�cher pour �a ?
-Je suis pas f�ch�e, �a m'a d��ue.
Ne crois pas que j'aime pas les critiques,
mais celle-l�, tu aurais pu me l'�pargner.
-Je te demande pardon. -Je ne suis pas ta m�re.
-Y a pas que les enfants qui demandent pardon.
-Viens, on s'amuse.
-Tant mieux. -On est tous ensemble.
-Je finis les affaires des enfants. -Tu finiras demain.
Viens, �a leur fera plaisir.
-Si je fais une r�flexion � J�r�me, ne viens pas t'en m�ler. Hein ?
-Ne fais pas une histoire pour �a. Tu vas pas le voir pendant un mois.
-Il est trop �go�ste.
-Allez, boude pas, viens.
Allez, viens.
Je veux pas te laisser toute seule.
J'ai peur que tu tombes du train.
Tu vas pas tomber, hein ? -J'arrive.
-Laisse tout �a, viens.
-J'arrive.
-Pourquoi tu veux pas ?
-Arr�te. -Tous les deux mois, non.
-Je t'emp�che pas d'aller ailleurs. -C'est toi que je veux !
-Arr�te ! -Je vais te prendre de force.
-C'est pas la peine. vas-y, je bouge pas.
-Alice. Non, mais je t'aime, Alice. Tu comprends ? J'ai envie de toi.
J'ai envie d'�tre en toi !
Tu entends ?
Pourquoi ? -Pourquoi quoi ?
Pleurs du b�b�
-Pourquoi tu veux plus ?
Bon, alors c'est fini entre nous ?
-Physiquement, oui. -Hein ?
Qu'est-ce qui reste ?
Tu vas te taire !
Ca fait combien de temps ? Ca fait combien de temps ?
T'es pas normale !
-C'est possible.
-Non, mais...
J'aurais jamais d� te faire cet enfant.
C'est ma faute.
Tu vas te taire, hein ? Tu vas te taire !
Tu vas te taire ! -Patrick !
Mais t'es fou, non !
T'es fou !
-Sofia ?
Sofia.
Sors de l�, je t'ai vue.
Sors de l�-bas, je t'ai vue.
Oh l� l� l� ! -Qu'est-ce que tu as fait ?
-Qu'a-t-elle fait ? -Je l'ai pas vue.
-O� elle �tait ?
O� elle �tait, ma Sofia ? Viens ici, ma beaut�.
Pourquoi elle a fait �a, Sofia ?
Regarde ce qu'elle a fait.
-Ne lui mouille pas la t�te. -Non. Qu'est-ce que t'as fait ?
Pourquoi t'as pouss� ? Pourquoi t'as pouss�, hein ?
Elle rit.
-Arr�te. -Encore.
Allez, viens. Allez, nage, nage, nage.
Ma beaut�.
Musique des �les
-T'es une pute.
Tu sais ce que tu es ? Une vraie pute.
Vous savez ce qu'elle est ? Regardez-la, une pute.
Une pute. Regardez-la.
Une putain !
-Tu vas me le payer.
-Combien je vais te le payer ?
Tu prends combien pour la nuit ? -L�che-moi. Tu entends ?
Tu n'as aucun droit sur moi ! -J'ai le droit de t'aimer.
-Non. Ca se paye, �a. -Qu'est-ce que je disais ?
T'es vraiment qu'une pute. -Et toi, un pauvre type. Poivrot.
-Embrasse-moi. -Arr�te, j'en ai marre.
-Oh, et merde ! Elle crie.
On a un train � prendre. -Oui, mais enfin, �coute...
-Au revoir. Dis au revoir. -Salut !
On embrasse Sofia.
-Viens, ma ch�rie. On a un train � prendre.
-Il faut pas le rater.
-Patrick, tu m'�coutes ? Ne la couche pas trop tard.
-On part en vacances. -Elle se d�couvre la nuit.
-Mais je t'assure, oui. Tiens, regarde.
Au revoir. -Au revoir.
-Dis au revoir. Au revoir, mes enfants.
-Sage, dans le train. -Salut, Claude.
-Pourvu qu'on le rate pas. -J'ai pas fini ta valise.
-Mais �a va aller. -J'ai deux trucs � rajouter.
-On finit la valise et on y va vite.
-Pourquoi d'un coup ? -On est en vacances.
-Ho, ho !
-Tu vas bien ?
J�r�me, ton p�re est arriv� !
Tu prends un verre ? -Non. Un taxi attend.
-T'es venu en taxi ? -Oui, j'ai d� vendre ma voiture.
-O� est-ce que tu l'emm�nes ? -A Bonnieux, chez un vieux copain.
Ca va ? -Oui. Qu'il se couche pas tard.
-Comment vas-tu, toi ? -Ca va. O� on va, l� ?
-En Haute-Provence.
-C'est o� ? -Loin. Tu baises un peu ?
-N'oublie pas d'�crire. -Non.
-Hein ? -Allez, hop.
-Tu le couches pas tard. -Quoi ?
-Tu le couches pas tard. -C'est promis, c'est jur�.
-Je compte sur toi. Bon voyage !
Ambiance de caf�
Elle vomit.
Chasse d'eau
-Allez, tire un coup.
-Un verre de Vichy, s'il vous pla�t.
-Allez, moi aussi, un petit dernier.
-Simon, je me sens pas bien. -Qu'est-ce que tu as ?
-Je suis peut-�tre enceinte. -De qui ?
-H�, Simon, c'est � toi.
-Une derni�re boule et on rentre. D'accord ?
-Prends ton temps. -On va faire la belle.
-D'accord.
Crissements de pneu
-Tu roules en sens interdit. -Je m'en fous.
T'as pas compris que je plaisantais !
-J'en ai marre.
J'en ai marre de tra�ner la nuit. Pour moi, c'est pas �a, la vie.
-Moi, j'ai besoin de d�conner pour �crire mes chansons.
Je me fous de la vie et j'ai du succ�s.
Moi, je chante le d�sespoir en faisant marrer.
-Va te marrer avec une autre. -Je veux me faire chier avec toi.
Crissements de pneu -Je descends.
-Reste l�. -Non.
-Reste l� ! -J'ai mal au coeur !
-Je veux une petite fille.
-Une autre fois.
Pleurs
Elle tousse.
Pleurs
Elle tousse.
Pleurs
-La fautive, c'est toi
Si t'es dans ce merdier C'est de ta faute � toi
La fautive, c'est toi Le mal que tu m'as fait
Tu vas payer pour �a
La fautive, c'est toi
Aujourd'hui, tu chiales Mais ne t'en prends qu'� toi
La fautive, c'est toi Tu m'as poss�d�
Tu m'auras pas deux fois La fautive, c'est toi
Je te promets, ma petite Que tu t'en mordras les doigts
La fautive, c'est toi
Fallait pas parler d'amour et cetera
La fautive, c'est toi...
-Pourquoi tu m'as pas parl� plus t�t ?
Pourquoi tu m'as rien dit ?
-Je n'ai pas os�.
J'�tais l�che.
Mais je ne t'ai pas menti longtemps. -Je veux pas parler de �a.
Quand c'�tait plus bien entre nous, pourquoi tu ne me l'as pas dit ?
Je sais pas.
J'aurais tout laiss� tomber.
On serait partis en voyage, on se serait aim�s encore.
-On aurait recul� l'�ch�ance de quelques semaines.
Non.
Je ne t'ai rien dit parce que j'esp�rais que �a s'arrangerait.
Mais ici, dans la vie quotidienne, pas en voyage.
Pour moi, c'est encore un �chec.
-Laisse-moi t'aimer autrement.
Laisse-moi t'aimer tendrement. -Mais tu m'aimes tendrement, Julien.
O� sont nos rendez-vous, nos premiers rendez-vous ?
-Mais l'amour �volue, Alice. On a rendez-vous tous les jours.
-A la m�me heure. Ce n'est pas l'amour pour moi.
Je pr�f�re souffrir, je pr�f�re faire mal,
mais l'amour, j'ai besoin d'y penser.
J'ai besoin d'incertitude.
Je ne peux pas aimer tous les jours � la m�me heure.
-Moi, j'ai toujours envie de toi, Alice.
-Alice !
Alice !
Thomas, va chercher Alice. -Mais j'ai faim, moi.
-Justement, elle viendra plus vite.
-Alice !
-Une petite batavia du jardin, s'il vous pla�t.
Ca, c'est beau.
Oh, la vache ! Tu me fais go�ter ?
T'es balaise en quiche.
Elle s'est mise en dimanche pour venir manger la quiche.
-Non, je sors. -O� tu vas ?
-Tout est pr�t. -Vous mangerez sans moi.
-O� vas-tu ?
-Elle sort. Assieds-toi. Tu lui donnes de la quiche.
On va jouer aux dominos. -Chouette !
-Je rentrerai t�t.
Ne faites pas la vaisselle.
-Attends, je t'accompagne.
C'�tait pas pr�vu, cette sortie ? -Non.
J'ai appel� un ami. J'avais envie de sortir.
-Pourquoi tu m'as pas demand� ?
N'oublie pas qu'on part demain. -Non, je rentrerai pas tard.
-Tu m'embrasses pas ?
-Ca peut attendre demain.
Le charter pour Palerme est plein ? -J'attends la r�ponse.
-Je dois partir. Venez un peu plus t�t demain matin.
D�sol�. Avec ces gr�ves, on a des journ�es dingues.
Tu as faim ? -Non, pas trop.
Bonsoir, monsieur Xavier. -Bonsoir.
-Peut-on boire quelque chose ? -Que voulez-vous ?
-Un whisky avec un quart Perrier. Et toi, Alice, que veux-tu ?
-La m�me chose. -Dans votre chambre ?
-Non, on va le prendre dans le salon.
-Oh non, j'aimais mieux avant. -C'�tait mieux avant, M. Xavier.
Vous voulez bien �teindre ? Merci.
Il n'est pas habitu� � me voir avec quelqu'un.
-Alors c'est ici que tu habites ? -Oui. C'est pratique.
Maintenant, je voyage beaucoup.
Quand je pars, je laisse mes affaires au concierge.
Quand je reviens, j'ai toujours une chambre.
Je suis libre.
Je suis content de te voir.
La derni�re fois, j'avais mon rhume des foins.
-Alors tu es seule. Les enfants sont en vacances ?
-Oui.
Ils sont partis cet apr�s-midi. -Et toi, tu ne pars pas ?
-Si.
Je pars demain.
Je me sentais seule, alors je t'ai appel�.
-T'as bien fait.
T'as eu de la chance de me trouver.
Sans cette gr�ve, j'�tais en Irlande.
Mais je pense que je pourrai partir demain matin.
-Tu veux peut-�tre te coucher. -Non, pas du tout.
-Tu aimes l'Irlande ?
-Oui, j'aime bien.
J'organise des voyages en roulotte.
-En roulotte ?
-Dix-huit kilom�tres par jour.
Tu sais que J�r�me m'a battu la derni�re fois ?
-Oui, je sais.
Il n'en pouvait plus. Tu l'as fait expr�s ?
-Non. J'ai jou� du mieux que je pouvais.
Non, il �tait tr�s en forme. Il m'a battu, je t'assure.
Il a grandi.
Comment va Sofia ?
-Bien.
Tr�s bien, merci.
Je suis contente de te voir.
-Moi aussi.
Tu vas bien ?
-Oui. La sant� est bonne.
J'avais envie de te voir.
J'avais besoin de parler � un ami.
J'aurais peut-�tre pas d�. -Mais si, au contraire.
C'est tr�s important pour moi aussi, ton amiti�.
-C'est encore ce qu'il y a de mieux en moi.
J'ai soif.
Je voudrais boire autre chose. -Qu'est-ce que tu veux boire ?
-Quelque chose de frais. Du champagne ?
-Oui.
-Il faut peut-�tre qu'il aille se coucher.
-Je le fais porter dans ma chambre ? -Oui.
Quelqu'un entre.
Une porte claque.
-Qu'est-ce que t'arroses ?
-T'en veux ? -Non, merci.
Tu t'es bien marr�e ? Ca a �t�, la rigolade ?
-Oui, follement.
-J'ai r�fl�chi en t'attendant.
Il vaut mieux qu'on se s�pare.
-Je suis d'accord.
-T'es faite pour vivre seule, avoir des aventures, comme �a,
mais pas pour �tre avec quelqu'un.
-Je suis d'accord.
"Je suis d'accord." Tout le temps d'accord.
-Puisque je suis d'accord. Je te rappelle une chose :
c'est toi qui as voulu qu'on vive ensemble.
Moi, je voulais pas. -Oui, je sais.
Moi, je peux pas aimer une femme
sans avoir envie de vivre avec elle tout le temps.
T'aurais voulu qu'on se voie une ou deux fois par semaine ?
Qu'on parte en week-end, sans les enfants ?
Qu'on se voie
� l'h�tel ? -Oui, c'est bien, l'h�tel.
-C'est bien au d�but.
Mais y a pas que le d�but.
-Non. Y a la fin aussi.
-Et entre les deux ?
-On repense au d�but et on attend que �a finisse.
-Tu vas pas attendre longtemps.
-J'aime bien que tu cries pas.
Je ne supporte plus les cris.
-Je te demande un truc pour demain. Si tu peux...
vis-�-vis de Thomas, faire semblant,
comme si tout allait bien.
Je sais pas, tu dis que tu pars pour ton boulot,
un truc comme �a.
Moi, je lui expliquerai pendant le voyage.
-D'accord.
-Je peux �teindre ?
Au revoir.
-Bon voyage.
-Dieu est un fumeur de Havanes
Je vois ses nuages gris
Je sais qu'Il fume m�me la nuit
Comme moi, ma ch�rie
-Tu n'es qu'un fumeur de Gitanes
Je vois tes volutes bleues
Me faire parfois venir les larmes aux yeux
Tu es mon ma�tre apr�s Dieu
-Dieu est un fumeur de Havanes
C'est Lui-m�me qui m'a dit
Que la fum�e envoie au paradis
Je le sais, ma ch�rie
-Tu n'es qu'un fumeur de Gitanes
Sans elles, tu es malheureux
Au clair de la lune, ouvre les yeux
Pour l'amour de Dieu
-Dieu est un fumeur de Havanes
Tout pr�s de toi, loin de Lui
J'aimerais te garder toute ma vie
Comprends-moi, ma ch�rie
-Tu n'es qu'un fumeur de Gitanes
Et la derni�re je veux...
Sous-titrage ST' 501
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