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Original subtitles

Les dix gladiateurs

Obscurité totale. Personne ne nous a vu.

Éteignez les torches !

C'est le moment.

Les nÎtres sont déjà arrivés.

Mercenaires prétoriens.

- Attention... - Qui ĂȘtes-vous ? Que faites-vous ici ?

Montrez-vous...

C'est libre, en avant !

Vous devrez passer sur nos corps !

Tous dessus !

ArrĂȘtez ! Ça suffit.

ArrĂȘte toi aussi.

OĂș est Merove ? OĂș s'est-il cachĂ© ?

Je ne le sais pas.

Il est parti. Il est Ă  Capua.

- Tu mens ! - Ayez pitié !

J'ai dit la vérité par tous les dieux.

Cet homme a dit la vérité.

Partons d'ici.

Vite, vite !

Que faisons-nous ?

Nous sommes proches de Capua.

Et l'aube est proche aussi.

Nous n'avons plus le temps pour... Mario !

Tu as perdu la raison ?

Nous resterons dans la forĂȘt et nous rejoindrons...

la villa de Neron quand il fera nuit.

Et dire que mes courtisans de Rome les appellent

Les ravissantes distractions de Capua de l'empereur.

Quel ennui, quel ennui, quel ennui.

Un ennui déprimant Tigellin.

"Ici nous entendons le fracas de la mer qui se brise sur les rochers".

"Les blancs rochers du Levant".

Buvons mon ami.

Un bon verre de Falerne dissipe les ombres.

Ave César !

Tigellin. Que se passe-t-il ?

Encore ces bandits masqués.

Ils ont pris d'assaut ta villa de l'Appia.

Et tu me dis ça comme ça ?

D'abord les chrétiens,

Et maintenant ces bandits sans visages.

Ils ont volé des coffre-forts sous vos yeux.

Tué mes soldats et distribué mon or au peuple.

Oui. Ils me volent pour donner au peuple.

Mais pourquoi ?

Que visent-ils ?

Toi, qu'en penses-tu, Tigellin ?

Chaque puissant a ses ennemis.

Mais nous les écraserons comme des insectes.

Seulement que...

Parfois les insectes glissent entre les doigts.

Tu es malin.

Un bon courtisan.

Tigellin, tu veux peut-ĂȘtre retourner dans le Subure ?

Prends des prétoriens de ma garde.

Prends tous les soldats que tu veux...

Mais reviens avec ces maudits bandits masqués !

Je veux voir leurs visages !

Voici la zone.

Nous devons attendre les renforts de Capua.

Nous sommes peu nombreux.

Nous ne pouvons pas attendre.

Suivez-moi !

Les renforts sont derriĂšre nous.

Des arbres. Seulement des arbres.

L'endroit idéale pour une embuscade.

Attention les amis, attention !

Il en arrive d'autres. Surveillons nos arriĂšres. On s'en va.

Salue Neron de ma part !

Tigellin, ils s'enfuient !

Nous devons les poursuivre.

Un jour, je vous aurai.

Il est inutile de penser Ă  l'empereur.

Désormais, nous ne pouvons plus compter sur l'effet de surprise.

Rentrez à Rome. Moi, je vais rejoindre la villa de Néron.

Vite !

Cours Lidia !

Je n'en peux plus.

Allez cours ! Ou nos amis vont se faire des idées sur nous.

Roccia.

Comme la vie est belle.

Attends ici.

HĂ© toi, pourquoi tu ne fais pas voir ton visage ?

CaractĂšre violent mon ami.

Mets-toi en position.

Et voici un direct du droit !

Il a pris un soufflet, Lidia.

Roccia, derriĂšre toi !

Laisse-le moi.

Voyons ce que tu sais faire contre ma dague. Fanfaron !

Si tu avances avec le fer, mon beau cochon,

Roccia utilise sa masse,

Et il te fait mal.

Vole mon ami, vole !

Et toi ? Pourquoi tu ne suis pas ton frĂšre ?

Encore un autre Lidia. Il arrive en volant.

Et toi avec cette brĂŽche ?

Tu m'as pris pour un veau ?

Te cogner contre Roccia ne te convient pas.

Voyons ton expression mon ami.

Tu as des cornes maintenant.

Tu n'es pas si laid, pourquoi te masquer ?

HĂ© toi, j'ai envie de jouer.

- ArrĂȘte. - Laisse-le.

Je n'ai pas besoin de ce fouet. Tu sembles loyal.

Mais je veux te montrer que je ne plaisante pas.

Chez moi, celles qui portent des bijoux au bras et au doigts...

Sont ces grosses femmes qui cherchent un mari.

Attention, derriĂšre-toi !

Ne bouge plus si tu ne veux pas mourir.

- Laissez-le ! - Voyoux !

Vous ĂȘtes sans honneur.

Vous prenez par derriĂšre comme des traites.

Tu es fort mon ami. Vraiment trĂšs fort.

Je voudrais des hommes comme toi à mes cÎtés.

Comme toi et Servio Galba sur le trĂŽne.

Peut-ĂȘtre que nous nous reverrons un jour.

Un instant !

Ce n'est pas avec ton visage que je pourrai te reconnaitre.

Il me suffira de reconnaitre le tien.

Á cheval mes amis. Vite !

Tous mes voeux Ă  toi et Ă  ta compagne.

Cet homme a nommé Galba.

Qui c'est ?

Un général Romain.

On dit qu'il est juste et valeureux.

Nous devons y aller.

Nous devons nous dépécher ou ils penseront mal de nous.

Laisse-les penser ce qu'ils veulent. MĂȘme que nous...

Nous quoi ?

Regarde Roccia.

Regarde.

Tu veux vraiment que ton oncle me botte les fesses. Allez, marche.

Roccia, je suis fatiguée. Je n'en peux plus.

Paresseuse. Monte, nous irons plus vite.

Galope, cheval !

Non, non.

Ce n'est pas comme ça qu'il faut faire.

Mino, en plus d'ĂȘtre muet tu es aussi bĂȘte.

Tu enlĂšves la tĂȘte trop doucement.

Tu n'as pas compris que la hache coupe pour de vrai.

Tu dois ĂȘtre rapide comme moi.

Je ne t'ai pas touché.

ArrĂȘtez, ArrĂȘtez.

Tu m'as frappé car il n'y a pas Roccia.

Un, deux, prends ça.

Bats-toi !

Un, deux...

Si tu vas si lentement, personne ne te croira, Metodio.

Et toi grosse bĂȘte, fais-toi voir.

Trop de sang.

C'est vrai que tu ressembles Ă  un cochon mais...

Ce n'est pas la peine de le faire voir Ă  tout le monde.

Venez ici.

Rezio vous a amenés pour combattre dans les arÚnes.

Mais si vous ne voulez pas ĂȘtre frappĂ©s par la misĂšre,

Vous devez savoir que la premiĂšre rĂšgle d'un gladiateur,

C'est de se tenir en forme.

Et tu sais qu'elle est la premiÚre nécessité pour se tenir en forme ?

Manger !

Et ici, on ne mange pas.

Vous avez entendu ?

RĂąleur.

Eh bien, il pleut des hommes ?

Allez aux enfers ! Vous ne pensez qu'Ă  jouer.

Aux enfers !

Rezio !

Ils en mettent du temps, ta niĂšce et ce balourd de Roccia.

Mais c'est de la faim ou de la jalousie ?

Nous sommes tous jaloux Rezio !

Qui n'aimerait pas ĂȘtre le prĂ©fĂ©rĂ© de Lidia ?

MĂȘme Mino.

Sauf qu'il ne peut pas le dire.

Il est muet.

- Attention ! - Ne bougez plus !

Ce sont eux.

Je les veux vivants.

ArrĂȘtez ! Ce sont les prĂ©toriens de l'empereur.

Nous sommes honnĂȘtes, Centurion.

Ça doit ĂȘtre une erreur.

HonnĂȘtes.

En attendant, vous ĂȘtes sur les terres de CĂ©sar.

Je vais vous ramener au Préteur et vous serez jugés.

- Prenez-les ! - ArrĂȘtez ! N'utilisez pas la force !

Ce sont les meilleurs gladiateurs jamais vus dans une arĂšne.

Vous ne pourrez pas nous vaincre.

Tu veux te dresser contre Rome ?

Nous sommes honnĂȘtes mais prĂȘts Ă  tout.

Ne le crois pas Tigellin.

Ce sont eux que nous cherchons.

Alors, si vous ĂȘtes honnĂȘtes...

Ne faites pas de résistance.

Vous nous suivrez chez le Préteur de Capua

Là, nous confirmerons vos identités.

Je ne crois pas que mes hommes veuillent te suivre.

Bien dit Rezio !

Je n'aime pas ces gens-lĂ  !

Minicio, la fille !

- Donne ça ! - ArrĂȘte Roccia !

Voici la preuve ! Ce sont eux qui ont essayé de tuer César.

Roccia !

En arriĂšre les amis, en arriĂšre !

Tous sur eux !

ArrĂȘtez ! ArrĂȘtez !

Dis Ă  tes hommes de se rendre ou je la tue !

ArrĂȘtez !

Rezio ! C'est toi qui décides !

Lidia est une des nĂŽtres.

Nous affronterons le jugement du Préteur.

Mais je te l'ai dit : nous sommes innocents.

Ça reste à voir.

Poppée à Capua.

Il doit y avoir un fĂȘte importante.

Ou un membre musclé du Conseil romain qui va arriver.

Ton Auguste épouse est ici, Claude Néron.

Épaphrodite, et si c'Ă©tait elle la commanditaire de ces assassins ?

Pourquoi aurais-je dĂ» le faire ?

Claude Néron.

Attends.

Tous savent Ă  quel point je t'aime.

Je ne voulais pas t'offenser, Poppée.

L'audace de ces bandits masqués n'a plus de limite.

Le nĂŽble Glauco Valerio.

Ave César.

Mon excellent ami.

On m'a averti du péril que tu as traversé...

Et j'ai pleuré toutes mes larmes en y pensant.

Divine.

Reste proche de moi.

Toi qui est un ami sincĂšre.

Me voici entre Apollon et Vénus.

Entre le génie et la beauté.

Jouis-en alors.

Une chance comme celle-lĂ ...

Ne se présente pas souvent.

Épaphrodite.

Bois !

N'as-tu pas peur ?

Peur de mourir pour toi ?

Ave César !

Je t'apporte de bonnes nouvelles.

Tu veux dire que... tu les a pris ?

Je les ai pris et ils vont venir ici.

C'est un jour heureux pour Néron !

Si ce sont les hommes que nous cherchions, tu auras une province.

Cher Tigellin !

Que ferait l'empereur sans toi ?

Une province en cadeau...

Pour une récompense de ce genre, tous peuvent devenir ceux que tu recherchais.

Insinuation valide.

J'ai trouvé ceci sur cet homme.

Ont-ils confessé leur crime ?

Je les obligerai Ă  le faire.

Parmi tous ces mauvais visages,

Une belle fille.

D'oĂș venez-vous et qui ĂȘtes-vous ?

Nous sommes des gladiateurs Thraces et...

- Tais-toi ! - Tigellin !

Ils ont le droit de se défendre.

Tu as dit que vous ĂȘtes des gladiateurs Thraces.

Continue.

Nous venons d'Herculaneum oĂș nous avons fait un spectacle.

Et nous allions Ă  Rome.

Mais de quoi sommes-nous accusés ?

Le préfet de jeux de Rome nous connait.

- Oui. - C'est vrai !

Nous pouvons le prouver.

Ça ne sert à rien.

Mieux vaut innocents et morts...

Que coupables et vivants.

Qu'ils soient dĂ©capitĂ©s et leurs tĂȘtes suspendues en dehors de nos murs.

Roccia ! ArrĂȘtez ! Vous ĂȘtes devenus fous !?

Allez-vous-en ! Emmenez-les dans les souterrains !

En avant, vite !

Quelle bĂȘte magnifique !

Selon moi, c'est dommage de le décapiter.

Écoutons, Glauco Valerio.

Pourquoi vouloir sauver leurs tĂȘtes ?

Sauver n'est pas le mot juste.

Je dirais que si l'on doit gagner sa vie,

Ils devraient gagner la mort.

Dans ton arÚne privée par exemple,

Il y a de bons gladiateurs.

Et toi, tu improviserais une ode à ta bien-aimée.

Bien. Ainsi soit-il.

Viendras-tu au spectacle ?

Si Néron nous épargnera de ses vers, alors je viendrai.

Tu l'as entendue ?

L'esprit d'une femme, et tu le sais,

est changeant comme les couleurs de ses habits.

Mais le peuple t'aime Néron.

Autant que tu l'aimes.

Il a dit de vous juger, veinards, sains et frais tous les jours.

Mais pas trop longtemps sinon vous nous couterez trop chers.

Toi aussi avec les autres !

Je ne supporte pas la puanteur des chĂšvres !

Si je perds ma patience les amis...

Je sais ce que je ferais : je finirais par les massacrer !

Mais si ma mort est déjà décidée,

Je veux par Vulcain le boiteux, mourir reposé.

Je te vois joyeux.

D'oĂș te viens cette assurance ?

Sois tranquille ! Quelque chose arrivera.

Et alors, nos tĂȘtes resterons ici.

Je vais te dire Ă  quoi pense ce vaniteux

l'impĂ©ratrice l'a surnommĂ© magnifique bĂȘte.

Et lui, connaissant la réputation de Poppée,

EspĂšre que...

Je ne pensais pas Ă  cela.

Mais c'est une idée.

Roccia le brutal, protégé de Poppée.

Du reste...

Si Roccia a plu à Poppée,

Continue !

Ce courtisan mielleux n'a pas laché Lidia des yeux.

Je ne l'ai pas remarqué.

Lidia ne regarde que ses compagnons de travail.

Et toi, quand tu parles d'elle, tu cesses de parler en vers.

Mais enfin, laissez-le tranquille.

Un peu de repos, enfin.

Un nain ! Que fais-tu ici ? Parle !

Tu as perdu ta langue ?

Galope, Magnifique bĂȘte !

Fais attention Ă  toi, petit singe.

On dirait que tu as le libre accĂšs ici.

LĂąche-moi !

Amenez cette table, vite.

Par le mĂštre que j'ai perdu, tu es vraiment belle.

Maintenant, tu es grand comme nous.

Tu es grand comme Roccia. Un vrai géant !

J'aimerais tant t'appeler maman.

HĂ© toi !

Les nains au four ne sont pas un plat pour les gladiateurs.

Tu veux bien nous dire qui t'envoie ?

Jupiter !

Patron et seigneur de la vie des mortels.

Et il ne veut pas que ta tĂȘte tombe.

Que veux-tu dire ?

Mon patron a convaincu l'empereur Ă  vous battre dans l'arĂšne.

Qui est ton patron ?

Un homme qui sait oĂș se trouve la vĂ©ritĂ©.

Et il veut vous aider. Vous, les justes.

Peut-ĂȘtre que sa conscience le dĂ©mange.

Nous mourrons de toute façon.

Vous ne mourrez pas, non !

Non !

Si vous suivrez ses conseils.

Vous serez mis les uns contre les autres, avec les visages cachés.

Vous devrez faire semblant de ne pas vous reconnaitre. Compris ?

Ça sera un combat Ă  mort dans l'arĂšne privĂ©e de l'empereur.

Mon patron vous fournira les armes pour l'évÚnement.

Le peuple de Capua s'exhale pour peu, Claude Néron.

Quand ils verront les dix gladiateurs Thraces, Ils seront déchainés.

Je hais la violence quand elle ne vient pas de moi.

Silence !

Le vainqueur doit toujours ĂȘtre graciĂ©.

Dix colosses de Thrace...

Les dix gladiateurs !

Á toi César, le salut des gladiateurs.

Défends-toi !

J'imagine le visage du vainqueur quand il verra tous ses amis morts.

Tu as eu une magnifique idée, Glauco.

Vraiment magnifique.

Reste calme, Lidia.

Fario, ne serre pas trop !

Ils vont tout de mĂȘme nous croire, par vulcain le boiteux !

Non !

Pas maintenant.

Maintenant, c'est mon tour.

Attention Roccia. MĂȘme si mon trident est un ami tu dois sauter.

Me voici, j'arrive !

Le coup du trident.

Je l'Ă©vite. Toi arrĂȘte mon coup de glaive.

Touché !

Croisons le fer, plie-moi et fais attention au coup du fou...

Si tu veux rester debout.

Évite sur la droite, tĂȘte de lard !

Puis Ă  gauche.

C'est la magnifique bĂȘte.

Maintenant.

Rezio, la dague a resisté au choc.

Continuons notre jeu.

Roccia, rendons-le plus crédible.

Pousse, pousse comme un damné.

Et je crĂšverai agonissant.

Le vainqueur te salue César.

Ils vont l'embrocher comme un poulet.

Quelle est cette maudite blague ?

Intéressant. C'était au programme ?

Tu es un incapable !

Venez, on se regroupe.

Vous mourrez tous !

César !

La vie que tu nous refusĂ©s, nous la prenons nous-mĂȘmes.

Prenez-les ! Ils ne doivent pas s'enfuir !

Je veux leurs tĂȘtes ! Tigellin !

Archers, tirez !

Ils vont nous tomber dessus par centaine !

Partons d'ici !

Éloignez-vous, allez !

Que veux-tu faire Roccia ?

Laissez-moi faire.

- Roccia, Roccia, réponds Roccia ! - Je suis là !

DerriĂšre toi !

Roccia ! Je ne voudrais pas ĂȘtre un de tes ennemis.

Par lĂ  ! Nous devons aller prendre Lidia.

Elle était ici les amis. Malédiction !

Ils ont fermé la grille. Que faisons-nous ?

Soulevons-la ! Allez !

Allez ! Poussez ! Bons Ă  rien !

Plus fort les gars ! Nous pouvons y arriver.

Je vais vous briser le dos.

Poussez !

Maintenant !

Ma dague.

Ma bienveillance t'a ramolli, et tes hommes aussi.

Claude a raison.

Mais maintenant ça suffit !

Reprends ces gladiateurs morts ou vifs...

Ou je te balaierai comme ça !

Claude Néron.

Le calme est la virtue des forts.

Un moment !

Un moment...

Il y avait une femme avec eux.

Elle parlera sous la torture.

J'imagine que tu l'as sous la main.

Ou s'est-elle enfuie avec les autres ?

Ignoble rejet de Subure.

Tigellin !

Souviens-toi ce que j'ai dit.

Et si tu manques ta cible, tu paieras personnellement.

Cette nuit, nous rentrerons Ă  Rome.

Je te verrai lĂ -bas Glauco.

Divine Poppée.

Je salue la plus belle femme de l'empire.

Je te ferai regretter cette insulte.

Voyons comment tu te débrouilles avec ça.

Je n'ai jamais utilisé un fouet.

Ni mĂȘme sur mes esclaves.

Tu es assez malin.

Beau et musclé en plus.

C'est dans le Subure que j'ai entrainé mes poings.

Intéressant.

Voyon comment tu sais faire fonctionner les tiens.

Coutisan sans trippes.

ArrĂȘte ! Ne profite pas de l'absence de CĂ©sar.

Je vais te casser la figure.

Ne pleurniche pas. Ici, personne ne t'entend.

Non Tigellin, non !

Tu me brises.

Je n'en peux plus. Je crois que tu exagĂšres.

LĂšve-toi ! Debout !

Tu n'as pas envie de détruire mon profil grec ?

Je veux tellement t'en donner qu'ils auront du mal Ă  te reconnaitre.

Hé non, ça suffit !

Ne fuis pas, lĂąche !

J'ai dit ça suffit !

Ah, c'est comme ça.

Je vais t'embrocher comme un cochon.

ArrĂȘte !

Bien...

Comme tu peux voir...

MĂȘme un courtisan sait se battre.

Je dis que le courtisan sans trippes Ă  montrer son vrai visage.

Tu dis vrai.

Que Néron ait des soupçons,

Cela ne justifie pas de recourir Ă  la force.

Le sang appelle le sang.

Je peux le tuer.

Et alors, nous finirons avec un empereur du nom de Tigellin.

Non, croyez-moi les amis,

Revenons à notre premiÚre idée.

Servio Galba est l'homme qui faut pour Rome.

Le seul homme.

Ses victoires en ont fait un héros aux yeux du peuple.

Ton Servio Galba est en Espagne et il n'est pas au courant.

Galba n'est pas loin.

Sa flotte est partie du port de CarthagĂšne.

Et trois légions de Masi sont en marche vers Rome.

Il l'a écrit à mon pÚre.

Un marchand Phénicien m'a donné l'information hier.

Ne vous réjouissez pas.

Galba demande que soit décrété un triomphe.

VoilĂ  pourquoi il vient Ă  Rome.

Nous devons profiter de l'occasion pour lui préparer le terrain.

Je retournerai à Rome et je parlerai au sénat contre Néron.

Mais c'est de la folie. Ils vont te tuer.

Quel est le prix de ma vie face Ă  la sauvegarde de Rome ?

Salut les amis !

Ou si vous préférez, ennemis.

Il a tout entendu ! C'est un espion. Tuons-le !

Tous sur lui ! Tous sur lui !

ArrĂȘtez !

J'ai dit arrĂȘtez !

Il vaudrait mieux que tes amis se calment.

- Qui t'a amené ici ? - Mon flair !

Mes compagnons sont dehors.

Je dois encore te remercier de m'avoir sauvé la vie jadis.

Tu portais ce bracelet quand tu étais à cÎté de l'empereur.

Mais je n'ai rien dit.

C'est pour cela que nous sommes quittes.

Ainsi soit-il.

Laissez-nous seuls.

Élio.

Lucio.

Ton silence doit durer jusqu'Ă  mon retour.

N'aie crainte. Je sais ce que je dois faire.

Tu as tout entendu ?

Vos intrigues ne m'intéresse pas.

Nous voulons seulement quitter Capua quand ça sera possible.

Bien dit Roccia. Quand ça sera possible.

Mais pas avant d'avoir retrouvé ma niÚce Lidia.

Une vraie parade de force.

Dix gladiateurs Thraces invités chez moi.

Des invités que j'attendais depuis longtemps.

Je veux vous faire une surprise.

Une belle surprise.

Clelia.

Roccia !

Clelia s'est occupée d'elle.

J'ai pensé la ramener ici...

Avant qu'elle devienne la proie de Tigellin.

Cette nuit nous rentrerons Ă  Rome.

Je hais Rome Épaphrodite.

Et ses marbres froids.

Et pourtant je dois me réfugier dans ce palais.

SĂ»r comme seule une prison peut l'ĂȘtre.

Je te suis fidĂšle mon seigneur.

Toi ?

Tu ne serais mĂȘme pas capable de me dĂ©fendre contre l'assaut d'une vierge.

Et mes prétoriens.

Ce maudit qui les commande,

Flirte avec ma femme.

Ma pire ennemie.

Ta premiÚre femme, ta mÚre ont payé de leur vie pour avoir comploté contre toi.

Oui.

Et maintenant c'est son tour.

Je vais mettre à l'épreuve la fidélité de son amant envers l'empereur...

Ce soir...

Au palais...

Durant la fĂȘte.

Tigellin est le seul de mes amis Ă  apprĂ©cier cette fĂȘte.

Être Ă  tes cĂŽtĂ©s CĂ©sar. Ça me suffit.

Si ce n'était pour toi et pour elle...

Mon coeur serait déjà de pierre.

Poppée, Glauco Valerio, lui qui ne manque jamais.

Petronio, mon arbiter elegantiae.

Personne n'est ici.

Et je me sens si seul.

J'ai froid.

Peut ĂȘtre que c'est le marbre de ce palais.

Je voudrais te parler de Glauco Valerio.

Ce jour-lĂ , dans le vestibule du cirque.

S'il fait fonctionner son cerveau comme il sait le faire avec ses poings...

Tu as peut ĂȘtre raison mais je veux tester...

Ta fidélité et la confronter avec celle de Glauco.

Épaphrodite.

Je dois faire un cadeau à Poppée et c'est toi qui va lui donner.

Il arrive.

Divine Poppée.

Divine. Tigellin vient t'apporter un cadeau.

Tigellin.

Je t'aime Tigellin.

Moi aussi je t'aime.

Viens mon unique bien.

La volonté de César s'est accomplie.

Poppée a été brutalement assassinée cette nuit.

Silence, Silence !

Face à l'évidence des faits,

J'exige de vous, patres conscripti,

Un jugement lapidaire Ă  celui qui a le sort de Rome entre ses mains.

Continue Lucio Vero.

Nous sommes ici pour écouter tes accusations.

Poppée, comme sa premiÚre femme,

Comme sa mĂšre Agrippine,

Chaque maison de Rome gronde du sang qu'il a versé.

Je vous demande...

Jusqu'à quand allons-nous tolérer les délits...

Et la folie de Néron ?

Sénateur Lucio.

Devons-nous oublier les fautes de Poppée ?

Une femme frivole et luxurieuse qui a souvent enfreint la fidélité conjugale.

Et Agrippine ?

Bien qu'étant mÚre de Néron,

Elle n'avait aucun scrupule de porter atteinte Ă  la vie de son fils.

La vérité est sortie de la bouche du sénateur Claudio.

Et nous sommes tous d'accord !

C'est le droit de l'empereur que de se défendre.

Silence !

La dignité du Sénat de Rome est bafouée par des cris de marché.

Les fautes des victimes ne justifient pas les délits du bourreau.

Attention Ă  ce que tu dis, Lucio Vero.

Exécutions et non assassinats.

L'empereur a fait justice selon sa prérogative de juge suprÚme.

Trop tard. On y est jusqu'au cou.

Vous avez tous oublié la dignité du Sénat de Rome.

Le Sénat renvoie ses décisions à la prochaine session.

Par ta bouche, Rome a parlé.

Ne sois pas imprudent Elio, je ne veux pas te compromettre.

Lucio Vero !

Le préfet de Rome veut te parler.

Va Ă  la maison, Elio.

Il vient avec nous lui aussi.

Nos consciences sont pleines de nos péchés.

Et mĂȘme si un jour nous seront la proie de la violence humaine,

- Nous devrons accepter cette violence. - Des chrétiens

Des clochards crasseux qui vénÚrent un voleur mort sur la croix.

HĂ©, vous autres !

Je vous ai ramenés des amis.

Tigellin. Tu peux oublier ma caste mais pas ma religion.

Je suis paien.

En ce qui me concerne, mes prétoriens t'ont trouvé ici.

Et tu avais ça sur toi.

LĂąche, traite !

- Elio, Elio ! - Idiot !

Tu as fermé la seule bouche qui pouvait parler.

Elio, réponds-moi !

Mon petit, réponds.

Servio Galba.

Servio Galba.

Ce n'est pas les honneurs qu'il cherche,

Mais c'est l'empire qu'il veut !

Mais sa vie sera courte si tu le souhaite.

Ni lui ni ses amis.

Ses amis ? Parle clairement.

Elio Attico. Le jeune qui a été tué dans les catacombes...

Était l'ami du sĂ©nateur Lucio.

Ami comme l'est Glauco Valerio.

Tous hostiles ! Tous ennemis !

Je hais cette ville !

Je hais tout et tous.

Moi...

NĂ© pour vivre dans la musique.

Les chants agraires.

Le bon falerne.

Les belles femmes.

Les belles femmes.

Ave César.

Je t'annonce le noble Glauco Valerio.

Que les Dieux te préservent.

Tu arrives Ă  temps pour voir ma tristesse, mon ami.

La mort de Poppée a laissé un grand vide dans mon coeur.

Mais ne parlons pas de deuil.

Servio Galba veut me tuer.

Tu ne me crois pas Glauco.

Mais j'ai les preuves.

Servio Galba est en Espagne.

J'ai mes trucs pour savoir qui m'est ami ou qui m'est ennemi.

Mais tes amis ont des nerfs d'acier.

Il ne m'a jamais supporté.

Le Subure est toujours sa vraie maison mĂȘme s'il vit au palais.

Parfois je me dis que je devrais m'en débarasser mais parmi les infidÚles,

Peut-ĂȘtre qu'il est le plus fiable.

Mais maintenant, c'est Galba qui me préoccupe.

Lucio Vero est son ami. Il mourra demain avec les chrétiens.

J'approuve.

Tu seras à mes cÎtés au cirque ?

Par tous les dieux, tu peux y compter.

Je serai à tes cÎtés, César.

Nous avons réussi à Capua, nous réussirons ici aussi.

Dix romains ne valent pas un des nĂŽtres.

Écoute...

Les romains ne doivent pas ĂȘtre pris Ă  la lĂ©gĂšre.

Au maximum, nous pourrions en considérer un sur cent.

- Roccia !- - Non, laisse-le parler.

Laisse-le parler.

De plus, ces habits ne nous aident pas Ă  ressembler Ă  de vrais hommes.

Malheureusement, c'est la civilisation.

Mon pÚre m'a enseigné l'art des vers.

L'ami Rezio, seulement l'art de gagner des sesterces.

Glauco, Roccia. Mais que se passe-t-il ?

Laisse-les faire.

Ami Roccia, que dois-je faire pour vous convaincre que je mérite votre estime ?

Vous ĂȘtes les deux pires teigneux que je connaisse.

Mon enfant, ce n'est pas sérieux.

Mais je pense qu'il vaut mieux clarifier cela.

Alors Roccia ?

Nous emmÚnerons ce sénateur en sûreté.

Mais toi et les tiens devraient ne pas vous en mĂȘler.

Contre les prétoriens du cirque, ça sera facile comme détendre...

- Les amis, venez voir ici. - Qu'est-ce qui est facile Roccia ?

Comme détendre ton bras.

Attention, j'arrive.

Sourit clochard. Sourit.

Allez, frappe, frappe !

Je vais te briser la colonne vertébrale.

Roccia, Roccia...

Voulez-vous vous arrĂȘter ?

Tu m'as entendu. Ça suffit !

Tu es coriace.

Toi aussi.

Je voulais m'assurer si nous devions aider un courtisan ou un homme.

Merci petit frĂšre.

Pourquoi me remercier ?

Je suis sale et mouillé petite soeur.

Roccia.

Me voici Rezio.

Alors, on va le libérer ce sénateur ?

Non Roccia.

J'irai moi seul avec Glauco et ses amis.

Nous le ferons mais ce n'est pas vos affaires.

D'accord.

Les gars, vous avez entendu ? Ce ne sont pas nos affaires.

Un travail dans le cirque de Néron, lui présent, et il nous le refuse.

J'ai bien compris ?

- Il nous le refuse. - Oui.

MĂȘme maintenant que je connais la botte secrĂšte, mon maitre ?

D'accord !

Invités appréciés, ce n'était que le début.

Le repas est servi.

Le pauvre. Viens, je vais t'aider. Allez !

Amusant.

Cette nuit, nous devrons ĂȘtre en forme.

J'y vais moi aussi.

- Et toi ? Tu n'as pas faim ? - Je mangerais un prétorien cru.

Roccia !

Attends.

Baisse-toi un peu.

Non. Un gladiateur est comme un acteur, Lidia.

Il doit savoir quel est le moment pour sa sortie.

C'est un grand homme.

Il a du flair, comme les bĂȘtes.

Qu'est-ce qu'il y a Ă  comprendre ?

Moi.

Lidia.

Ce fût dés le premier jour.

Et maintenant, c'est comme si je le trahaissais.

Comme si je trahaissais tous mes amis.

Parce que je...

Aide-moi.

Tu partiras dans ma maison d'Albano.

Quand ça sera fini, nous te rejoindrons.

Non ! Je ne te laisserai pas.

Quel sera ton sort et le leur dans cet horrible cirque ?

Non Glauco, non.

Tu feras comme j'ai dit Lidia.

Je t'aime.

Et toi ?

N'étais-tu pas dans la maison de Glauco Valerio ?

Mes hommes sont lĂ .

Mais que Jupiter nous foudroie s'il y a quelqu'un dans la maison.

- Ce n'est pas possible. - C'est la vérité.

Nous avons vu que quelques esclaves.

Suivez-moi vous autres.

Tu as toute la vie devant toi.

Il faut faire vite maintenant. Le char est déjà dans la rue.

Lida, au secour !

- Ne me touchez pas ! - L'amie des gladiateurs.

On m'avait dit que la maison était vide.

En fait, la proie la plus importante est encore ici.

- En arriĂšre, reculez ! - Laissez-nous passer soldats !

- Les rues sont bloquées. - Laisse-moi passer soldat.

Mon sac est vide et demain je ne pourrai pas voir le spectacle.

Je suis désolé mais les ordres du préfet de Rome...

Ce n'est pas juste !

On ne peut pas passer.

Nous passerons de toute façon.

- Ce char transporte les lions. - Il ne faut pas avoir peur.

HĂ©, du char !

- Peux-tu me ramener avec toi ? - Je ne peux pas.

Alors je te casse les os !

- Roccia ! - Attends-nous Roccia !

Il ne doit pas le faire tout seul.

Roccia !

C'était super les amis.

Maintenant, nous allons entrer dans le cirque comme des lions.

Mettez-vous dedans, je vais conduire le char.

- Mettez-toi lĂ  ! - Pousse-toi au fond !

ArrĂȘte. Ton lion ne ferait pas peur Ă  une poule.

VoilĂ  ! C'est la poule que tu dois faire.

Comme ça tu vas nous remonter le moral.

La poule. Pas vrai les gars ? Allez, vas-y !

Stop !

Salut chef de garde. - Qui es-tu ? C'est la premiere fois que je te vois.

Je travaillais Ă  la prison de Mamertino.

Désormais, je transporte les lions pour le cirque.

- Tu as dit des lions ? - Oui, j'ai dit des lions.

Tout le monde descend, allez, vite.

Maglio, Maglio. EspĂšce d'idiot ! C'est ton tour.

Alors, tu te décides ?

Maglio, qu'attends-tu ?

- Qu'est-ce qu'il a sur la tĂȘte ? - Tu verras, laisse-le faire.

J'ai perdu mon dernier sesterce.

Que puis-je jouer ? Mon armure ?

Tu dois insister. Tu te referas. La chance est bandée.

La chance est en piĂšce.

Prenez-le vite !

Vite, mettez-les dedans. Ils ne doivent pas rester dehors.

Il y a du monde qui arrive. Nous devons nous cacher.

Chacun prend une dague.

Vite, vite les gars !

Une trappe.

Attends, ça ne te sert plus désormais.

La tunique pourrait les emmener vers une fausse piste.

Laissez que les enfants viennent Ă  moi.

C'était une consolation pour lui.

Il aurait fait n'importe quoi pour les enfants.

L'innonce, la chasteté, la bonté et la compréhension...

Étaient les vertus qu'il recommandait à son prochain.

Ce n'est pas vrai que mÚre nature crée et nourrit pour tuer.

La foi doit nous assister.

La foi dans la pensée de Dieu.

Faites-le signe de croix mes frĂšres.

Allez les gueux, dépéchons-nous.

Les gladiateurs ont fini. C'est votre tour maintenant.

Les bĂȘtes du cirque ont faim.

Ne pleurez pas.

Les romains ne pleurent jamais.

Ne pleurez pas.

Cette grille est bloquée. Essayons de la soulever.

C'est inutile, il faut retourner en arriĂšre.

- Écoutez comme ils crient au-dessus. - Vite, nous avons peu de temps.

Je sais comment fonctionne les grilles. Ils amĂšnent les lions dans le cirque.

Malédiction.

Nous devons réussir.

Par ici.

Aujourd'hui, je sens que je vais m'amuser.

Un lion Ă  la fois.

Que leur agonie soit longue.

Ça lui servira à rien.

Encore ton signe.

Dieu des chrétiens,

Je ne peux que t'offrir le coeur d'un paien.

Maglio, que s'est-il passé ? Parle ! Allez, parle !

Ils étaient nombreux. On aurait dit des gladiateurs.

- Il y a plein de soldats en haut. - D'autres arrivent.

Les voilà ! Nous les avons trouvés !

Nous devons trouver une autre sortie.

Ou le sénateur Lucio Vero n'aura plus besoin de nous.

Le peuple proteste Tigellin.

Le spectacle commence Ă  m'ennuyer moi aussi.

Je donnerai le signal.

Mino, Mino, qu'est-ce qui t'arrive ?

Préparez les arcs et les carquois.

Au prochain coup de cors, nous entrerons dans l'arĂšne.

Et au gong de Tigellin, nous tirerons sur les chrétiens.

Ça sera un vrai tir aux pigeons.

HĂ© lĂ  !

Tous dessus, tous sur les traites !

Je veux en finir. Le signal !

Trahison, trahison !

La cavalerie !

- ArrĂȘtons-les ! - Sus aux traites !

Lucio Vero, mon ami.

Aidez-les... Aidez-les...

Ces chrétiens... doivent vivre.

Car ils détiennent la vérité.

Partez !

Partons oĂș ils vont nous tomber dessus.

Protégez ces gens.

Je vais les arrĂȘter.

La porte, Minio, vite !

Que toutes les portes de Rome soient fermées.

Vous devrez passer sur nos corps.

Nous devons refaire la route par oĂș nous sommes venus.

Suivez-nous. Je connais un passage qui amĂšne aux catacombes Laurentini.

Aux catacombes ? Mais nous ne sommes pas chrétiens.

Ils vous chercheront. Et pour le moment, vous n'avez pas d'autre choix.

Allons-y !

Désormais, mon seigneur sera convaincu que Glauco Valerio est son ennemi.

Ave César.

Je t'apporte des nouvelles importantes.

Les triÚres de Servio Galba ont été vues sur les cÎtes d'Ostia.

Tout est bien manigancé et orchestré.

Lucio Vero. La trahison de Glauco Valerio.

Et Servio Galba qui veut s'assoir sur mon trĂŽne.

Rome a besoin de Néron.

C'est moi l'empereur ! Moi !

Le triomphe que tu lui décrÚteras...

Pourrait se conclure avec des funérailles.

Va Tigellin.

Et qu'Ostia l'accueille avec les honneurs qu'il se doit.

Rome, en attendant,

Lui préparera les obsÚques digne d'un César.

- Vive Servio Galba ! - Vive le grand général !

La permanence dans les catacombes a doublé mes soucis.

L'air d'Ostia te les fera passer.

Bien sûr. Ostia et le visage loyal du Général Servio Galba.

Regardez sa triĂšre.

ArrĂȘte Cirione. La voile nous amĂšnera au quai.

Pour n'ĂȘtre qu'Ă  Ostia, l'accueil est important. Imagine Ă  Rome.

Ils le louent comme s'il était l'empereur.

BientÎt, ils pleuront à ses funérailles.

Sourit. Ou il connaitra son futur Ă  travers tes yeux.

Claude NĂ©ron m'a chargĂ© de te dire qu'il ira lui mĂȘme au sĂ©nat...

Demander à ce que tu reçois un glorieux triomphe.

Bien sûr Général. Comme il se doit pour le plus glorieux fils de Rome.

Nous serons son ombre.

Et nous le protégerons contre n'importe qui.

Il deviendra le nouveau César.

Une splendide résidence t'attend afin que...

Tu puisses te reposer des fatigues du voyage.

Nous sommes des amis. N'ayez pas peur.

Glauco.

- Glauco Valerio. - Allez, suis-moi.

Mais que se passe-t-il Glauco ?

Les prétoriens de Néron me trouveront dans ton Triclinium.

Dépéchons-nous alors.

Tu as vu ? Tout est clair.

Bande de roublards. Vous ĂȘtes tous d'accord.

C'était ma place ici.

Allons-y.

Á toi !

Je te dois la vie Glauco.

Et grĂące Ă  vous aussi les amis.

Le jardin pullulent de chacals. Nous devons partir d'ici.

Je vais suivre ton conseil.

Vu que je n'ai pas le choix.

Allons-y.

- Attention Glauco ! - C'est une embuscade !

Sus au mercenaires de Tigellin !

CrĂšve charogne !

- Ami Roccia, voler n'est pas... - Prends la dague. Je vole comme toi.

Bravo, tu es doué !

Prends ça, mercenaire.

Partons d'ici.

Rezio, tu ne vas pas nous quitter ainsi ?

Laissez-moi passer !

Un gladiateur sait quelles sont les blessures mortelles.

Un homme comme toi ne peut mourir ainsi.

C'est ton coeur... qui doit continuer Ă  battre.

Ton coeur pour Rome, Galba.

Allez vous mettre en sécurité !

Venez dehors ! Venez dehors, sales ordures !

Traites, lĂąches ! Je te vengerai Rezio !

Je te vengerai ! LĂąches !

C'était un grand homme.

Le maitre s'en est allé.

Que ferons-nous sans lui ?

Il n'est pas parti. Il vivra toujours en nous. MĂȘme maintenant.

- Il est ici. - Regardez-lĂ -bas.

Au-delĂ  des colines.

Le ciel est rouge.

Et le soleil ne se lÚve pas de ce cÎté là.

Il y a Rome lĂ -bas.

Rome.

La ville est en train de brûler.

Mais c'est fou !

Le Subure est fait de bois.

C'est peut-ĂȘtre lui qui brĂ»le.

- Patron, Patron ! - Trepido, enfin !

- Quelles sont les nouvelles ? - Je pensais ne plus vous trouver.

Parle ! Qu'est-ce qui est arrivé ?

- Lidia... - Quoi ? Que lui ont-ils fait ? Parle !

Tigellin ! Ils l'ont prise.

Lidia est prisonniĂšre Ă  Rome.

Tu as su oĂș ils l'ont emmenĂ©e, oĂș ?

Á la prison Mamertino.

Mes amis, Ă  cheval. Je serai avec vous dans un instant.

Galba.

Tu sais oĂș se trouve le bien de Rome.

Je sais que je dois rejoindre mes légions.

Sestulo avertira la flotte qui est au large.

Nous marcherons sur Rome dés que possible.

Que les dieux te viennent en aide.

Toi et tes amis.

N'oubliez pas.

Rome a besoin de vous.

Nous sommes des durs à cuire, César.

Va !

Sestulo !

Que la flotte accoste Ă  Ostia et que les troupes attendent mon signal.

Je rejoindrai mes légions par la terre.

Et ma ville de Rome qui brûle.

C'est inutile. Nous ne pourrons jamais rejoindre la prison par ici.

S'il pouvait pleuvoir, nous aurions un espoir.

On peut passer par lĂ , suivez-moi !

Nous te remercions Seigneur,

Unique et seul vrai dieu.

Mon fils est dedans, il a brûlé vif !

- Viens avec nous... - Non, je veux rester ici !

Partons, partons tous !

Tout va s'écrouler !

Hé toi, une fille du nom de Lidia était dans la prison. Parle !

La fille dont tu parles a été emmenée par Tigellin.

- OĂș ? OĂș ? - Je ne sais pas, Je ne sais pas !

Il faut la retrouver. Allons-y !

Que la responsabilité de l'incendie retombe sur les chrétiens !

Crucifiez-les tous !

Que le peuple voit qui sont les vrais ennemis de Rome.

Laissez-moi seul.

Je vais te faire voir un magnifique spectacle.

Et si tu t'obstines Ă  te taire, alors toi aussi tu gouteras...

Á l'huile bouillante.

C'est inutile d'insister avec une femme amoureuse.

Et si je me trompais.

S'il t'aime comme tu l'aimes, Glauco Valerio tombera dans ce piĂšge.

Et tu pourrais ĂȘtre un magnifique appĂąt.

Vite, vite. Nous devons encore en faire une dizaine.

Je mets le paquet, par Mercure.

Tu auras une belle vue d'ici.

Faites vite, faignants !

Forcez sur les bras. Soulevez-lĂ .

Ça sera comme un piùge à rats quand il y aura l'appñt dessus.

Allons-y.

Je l'ai vue. Ils vont la mettre sur la croix.

Qu'attendons-nous, Roccia ?

Nous allons suivre mon plan.

Suivez-moi !

Mes hommes déguisés en prétoriens vont jouer le jeu et...

Ils protégeront nos arriÚres quand nous interviendrons.

Stop ! D'autres chrétiens arrivent des prisons, Tigellin.

Incendiez les bûchers.

Non !

Lidia te veut vivant mon ami.

- Roccia ! - Lidia !

Roccia, Roccia ! EmmÚne Lidia en sécurité, vite ! Tous avec moi !

Les amis de Glauco vont attaquer.

Prétoriens avec moi ! La cavalerie, repoussez-moi ces traites !

Maintenant, tu es pris au piĂšge.

Roccia ! Place, sales bĂątards de mercenaires.

Si tu n'étais pas si gros, je t'aurais botté les fesses.

En avant, Roccia vous attend !

Roccia !

Ordures de mercenaires ! LĂąches ! LĂąches !

C'est la derniÚre représentation.

Rezio, prépare-moi un bon contrat là-haut

Vin rouge. Je paie ma tournée générale.

Roccia ! Roccia...

Galba est aux portes de Rome. Servio Galba avec toutes ses légions.

- Les voilĂ  ! - Sauvons-nous !

Roccia, Roccia ! Parle-moi !

Peut-etre que Jupiter a entendu parler de moi et désire me voir combattre.

Je t'ai tant aimé Roccia.

Je t'ai toujours aimé Roccia.

Moi aussi Lidia.

Le petit frĂšre s'en va.

Il devait s'en aller.

Petite soeur...

Adieu.

Roccia !

Suivez-moi !

- Vive Servio Galba - Gloire à l'héros d'Espagne.

Ce n'était pas un incendie que je voulais.

C'était le début de la plus grande oeuvre urbaine du monde.

Nous devons fuir mon seigneur.

Le palaquin est prĂȘt. Nous pouvons encore fuir.

Le peuple m'aime !

Il tuera Galba et je resterai sur le trĂŽne de Rome.

C'est moi l'empereur, moi !

Moi ! Moi...

ArrĂȘtez-vous ! ArrĂȘtez-vous !

ArrĂȘtez-vous !

Voleurs, traites, lĂąches !

J'ai toujours eu ce cauchemar, cette terreur...

De me retrouver dans un moment comme celui-ci.

Écoute-les ! Écoute-les !

Écoute-les comme ils crient.

Mais Galba n'est pas le vainqueur.

Ce sont les chrétiens qui ont gagné.

Les chrétiens.

Seul... Néron est seul.

Le plus grand homme du monde.

Avec un seul ami.

Mais Rome ne me verra pas enchainé.

Épaphrodite, je ne veux pas de cette fin.

Ô Rome...

Ô Monde...

L'empereur se meurt.

OĂș penses-tu t'enfuir, Tigellin.

Tue-moi, tue-moi !

Pas moi.

Mais les gladiateurs de Roccia te tueront.

Non, non...

Centurie, halte !

Rome te doit beaucoup.

C'est Rome qui te doit tout, César.

Gloire Ă  Galba. Honneur et gloire au premier citoyen de Rome.

Rome salue son nouvel empereur !

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