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Ce film est basé sur la véritable histoire de Jeffrey Dahmer,
et de ses crimes commis pendant plus de 14 ans.
Nous avons changé les noms des lieux et des personnages,
afin de vous présenter ce film.
La plupart des ces crimes sont trop atroces
pour vous les montrer.
Pour certaines sensibilités et la vie privée des survivants,
ce film varie des événements réels.
ll n'y a que Jeffrey Dahmer qui connaît la vérité.
Rien ne changera au fait que 17 jeunes hommes le rencontrèrent.
Ce fut leur dernière rencontre.
Pour être sincère avec moi-même,
il faudrait que j'admette
que si j'avais eu un autre appartement
je ne me serais pas arrêté.
Ces actes ont été presque compulsifs.
Je me demande s'il existe une force maléfique
et si je suis sous son influence.
Qui sait ?
Maison paternelle
Après avoir été réformé,
j'ai vécu en Floride et après dans l'Ohio,
avec mon père.
ll m'a envoyé chez qui j'aimais le plus au monde :
ma grand-mère.
A 16 ans j'étais déjà un grand buveur,
et j'étais souvent saoul.
Ça ne me donnait que des ennuis,
mais c'est la seule chose qui me soulageait.
Tout petit, j'ai commencé à décortiquer des animaux.
La plupart étaient déjà morts.
Et cela me passionnait.
J'ai commencé à fantasmer sur...
ce que serait de découper des êtres humains.
Je voulais savoir comment ça marchait.
J'écoutais le coeur de mon frère avant sa naissance.
Cela m'a réellement impressionné.
Je me suis rendu compte que mes fantasmes sexuels
et mes désirs de trancher des corps,
étaient mélangés. Je n'y pouvais rien.
J'aurais dû...
m'arrêter aux animaux.
LA VlE SECRETE DE JEFFREY DAHMER
On se souvient toujours du premier.
Mes fantasmes étaient plus forts que ma réalité.
Mes idées pour tuer et découper des gens,
ne venaient ni de revues, ni du cinéma ou des bouquins.
Elles sortaient toutes de ma propre tête,
Je me sentais fort en pensant que c'étaient mes propres pensées,
qui n'appartenaient à personne d'autre.
Je venais de finir le lycée,
j'imaginais que je m'arrêtais devant un auto-stoppeur.
Je le prenais et je l'emmenais à la maison,
et je le dominais complétement.
Je traversais une longue route quand j'ai vu ce jeune
qui faisait du stop.
Je lui ai donc proposé de l'emmener.
Pour mes fantasmes, ce jeune était...
parfait.
Une fois dans la voiture,
je savais déjà
que je ne pourrais jamais le laisser partir.
Voilà tout.
Je ne voulais pas qu'il parte.
Je ne voulais pas rester seul à nouveau.
Je n'ai jamais voulu le tuer.
Ce n'était pas planifié.
Et c'est là que le cauchemard a commencé.
Je l'emmenai à la maison.
Pas mal chez toi.
Ce n'est plus pareil depuis le divorce, mon père s'est barré.
Y a t-il quelqu'un ?
Parfois elle travaille sur sa machine à coudre.
Si tu veux, t'as un banc pour faire des abdos.
- J'en fais pas depuis des semaines. - Fais-en quelques'uns.
- Moi je vais tenter par l'autre porte. - Très bien.
- Salut, chéri. - Comment vas-tu ?
- Bien, et toi ? - Ça va. Tu fais quoi ?
Je recouds des trucs.
Je vais prendre un verre dehors avec un copain.
Si vous avez faim, regarde dans le frigo.
Ok, merci.
Tiens.
Bon, il va falloir que je parte.
Mais, tu viens d'arriver.
Non, il faut que j'aille voir ma copine.
J'ai mis des bières au frigo, j'allais te faire à manger.
Non, après cette série j'y vais, ok?
Ok.
- Allez, tu peux pas rester un peu ? - Non, il faut que j'y aille.
Tu sais que t'es beau quand tu fais ça ?
Tiens, il faut que je m'en aille.
Merci pour les poids, et pour la bière.
Peux-tu seulement m'emmener au carrefour ?
Je paniquais.
Je l'ai trainé derrière la maison,
pendant que je décidais de ce que j'allais faire.
L'histoire ne tournait pas comme je l'avais imaginée.
J'avais un corps et je devais m'en débarrasser.
J'étais horrifié et je me marrais en même temps.
Dans la panique, j'ai décidé de m'en débarrasser
de la seule façon que je savais :
en le découpant en milliers de petits morceaux.
J'ai mis les restes dans des sacs en plastique
pour finir de m'en débarrasser.
Si les policiers qui m'ont arrêté avaient regardé
le coffre de ma voiture, beaucoup de vies seraient sauvées.
Ensuite, j'ai vécu 5 ans chez ma grand-mère.
J'essayais d'avoir une vie droite.
Je m'entendais très bien avec elle.
Je gardais même un contact avec mon père.
J'aurais dû rester du côté de Dieu.
J'allais à la messe, je lisais la Bible,
et j'aidais ma grand-mère en chantant dans les choeurs.
Je l'aidais dans son jardin et on se promenait.
Je tentais de vivre une vie normale.
Etre quelqu'un de bien.
J'ai trouvé un travail dans un centre de donneurs de sang.
Et j'essayais de m'éloigner de mes fantasmes.
Pendant un temps ça a marché, il n'y avait pas d'opportunités.
C'était le calme avant l'orage.
8 ans après son premier crime.
J'ai trouvé ce gars dans une boîte,
on était bourré.
On a pris une chambre à l'hôtel.
- Pas mal. - Pas cher, mais bien.
- C'est quoi ton nom déjà ? - Jeffrey.
Tu veux quoi, danser ?
Je suis complétement détruit.
Vas'y, enlève-le !
On va le faire ou pas ?
Je suis mort.
Le lendemain, en me réveillant,
il était mort.
Pendant le sommeil, à un moment donné,
j'ai dû le frapper sur la poitrine jusqu'à sa mort.
Je ne me souviens même pas.
Allez, vas'y, réveille-toi !
Réveille-toi !
Mon Dieu, qu'est-ce que j'ai fait ?
Mon Dieu !
Après le choc,
je me retrouvais face au problème de me défaire d'un corps.
Je l'ai laissé pour aller acheter une grande valise.
J'avais tellement peur d'être pris,
que la seule idée qui me réconforta
fut de l'emmener chez ma grand-mère.
Je ne sais pas pourquoi,
j'ai pensé qu'elle pourrait m'aider.
Mais j'ai réalisé tout de suite que je me trompais.
J'étais tout seul, avec un mort dans une valise,
et dans une grande solitude.
Jeffrey ! C'est toi, Jeffrey ?
Je n'avais que peu de temps
pour trouver une solution.
ll y a une drôle d'odeur par ici.
Jeffrey, viens, s'il-te-plaît.
- Tu va bien, grand-mère ? - Sens-tu quelque chose ?
- Non. - Tu ne sens pas cette puanteur ?
On dirait que ça vient de là !
Ah, je sais ce que c'est. Des cheeseburgers de l'autre jour.
Je me suis endormi en les laissant dans le sac.
lls ont dû pourrir. Je nettoye tout de suite.
- Mais nettoye tout de suite, ok ? - Oui, tout de suite.
De la nourriture pourrie !
C'était souvent un vendredi, long weekend de préférence.
- Qu'est-ce que je vous sers ? - Deux bières.
Avant de sortir, je rangeais bien le médicament
afin de le glisser discrètement dans une boisson.
J'allais dans mes bars préférés et je cherchais.
Quelqu'un de seul.
Le plus beau mec que je puisse trouver.
- Tu t'appelles comment ? - Richard.
- Merci pour la bière. - De rien.
T'as envie de gagner de l'argent ?
Je ne me prostitue pas.
Mais je trouve que tu es très beau.
Ça te dirait de poser pour des photos ?
Quel genre de photos ?
- Des photos de nu. - Des photos de nu !
- Sérieux ? - Tu dois poser. C'est tout.
Ok, pourquoi pas. Mais j'espère que ce ne sera pas tout.
Allons-y, j'ai de la bière chez moi.
Bien.
Je n'avais pas l'intention de le tuer.
J'aimais bien sa compagnie.
C'était l'idée qu'il me quitte qui me dérangeait.
Je savais qu'il me quitterait,
et que je resterais sans rien.
Et j'ai décidé de le droguer.
Merci.
Alors, tu as un copain ?
Non, je n'ai jamais retrouvé quelqu'un.
Voudrais-tu me revoir ?
Bien sûr.
Tu fais quoi ce weekend ?
ll y a un nouveau film, on pourrait peut-être...
Ça ne va pas ?
- ll y a tout qui tourne. - C'est que t'as trop bu.
Non, ça ne va pas du tout.
Détends-toi, penche-toi en arrière.
- Tu peux m'appeler un taxi ? - Détends-toi, ça ira bien.
Ce n'est rien.
Détends-toi, ce n'est rien ! Ça va aller.
Tout va bien, ne t'inquiètes pas.
T'aime ça, hein ? T'aime ça ?
Je me suis dis, quel gachis
de prendre une vie humaine
et détruire un être humain aussi beau.
Jeffrey ! T'es là ?
J'ai besoin que tu m'aides tout de suite.
C'est alors que j'ai eu cette idée :
si je préservais une partie de leur corps
une partie de la personne,
comme le crâne,
ce ne serait plus un gachis !
lls seraient toujours avec moi,
comme un vrai ami, qui est toujours présent.
- C'est la batterie ! - La batterie ?
J'ai payé 40 dollars pour cette batterie il y a une semaine.
Ça doit être autre chose, je ne sais pas.
Ma grand-mère habite à côté, si tu veux on peut voir
si elle a des outils ou autre chose.
Et laisser ma voiture dans ce quartier ?
Bon, tu pourras passer un coup de fil.
J'ai cherché la panne assez longtemps.
- Finalement c'est une bonne idée. - Ok, allons'y.
On y va.
De nos jours, ce n'est pas souvent qu'on aide un inconnu.
- Les gens ne sont pas sympas. - C'est vrai.
Depuis combien de temps réparais-tu ta voiture?
Deux heures.
ll faut que tu fasses gaffe dehors,
tu peux rencontrer n'importe qui, tu sais ?
- Oui. - Quelqu'un avec un pistolet...
Moi j'ai déjà été agressé ici.
J'ai entendu que ce n'est pas un très bon quartier.
Je vais prendre mes clés.
Prends ton temps, bois ton café. Je ne vais pas tarder.
Ok, mais dépèche-toi, je dois aller voir ma copine.
- Je vais faire de mon mieux. - Ok.
Donc vas'y, détends-toi, j'arrive tout de suite.
Je ne semblais pas l'intéresser du tout.
ll voulait seulement partir.
ll ne m'attirait même pas,
mais je l'avais drogué.
Mais pour une raison ou une autre, j'avais une impulsion à le tuer.
Donc je pourrais bien m'amuser.
ll a eu de la chance.
ll s'est fait aidé.
- Qu'est-ce qu'il y a ? - J'ai été drogué !
- Vous avez besoin d'aide ? - J'ai été drogué !
- Appellez un ambulance !
- Je vais vous aider. ll a même appelé la police.
Mais éloignez vous de la voiture.
Je leurs faisais des photos de différentes positions,
habillés et déshabillés.
Tu veux que j'enlève ça ?
Une fois que je les avais tués,
je couchais avec eux et je m'amusais.
Je trouvais horrible l'idée de les tuer.
Je pensais toujours quel gachi !
Même si j'habitais encore chez ma grand-mère,
satisfaire mes caprices était plus fort que moi.
Après les avoir découpés et pris mon pied,
m'en débarrasser devenait accessoire.
- Tu fais quoi dans la vie ? - Je suis manequin.
- T'es manequin ? - Oui.
Comme ça t'as ton... comment on dit, ton book ?
Bon, je voudrais être manequin.
- Ah, tu veux l'être. - Oui, c'est ça.
Si tu veux, je te donne 150 dollars si tu poses pour moi.
Répète ça, 150 dollar pour que je pose pour des photos ?
- Oui, c'est bien ça. - 150 dollars.
Bien. Si tu veux, paye-moi une bière et on en discute.
Plutôt, pourquoi ne viens-tu pas chez moi ?
Je te fais un café irlandais, et on en parle.
- Ok. Je m'appelle Bob. - Jeff.
Enchanté, Bob. Allons'y.
- Voici ton café irlandais. - Merci, t'as lu dans mes pensées.
C'est parfait pour une nuit d'hiver tellement froide.
T'habites avec qui dans une si grande maison ?
- Avec ma grand-mère. - Où est-elle ?
Tous les mercredi, elle va au loto.
Je vois que vous avez des antiquités. C'est beau.
Oui, c'est joli, n'est-ce pas ?
Depuis quand t'es photographe ?
Non, je ne suis pas photographe, c'est un hobby.
Je travaille dans une banque du sang.
- Dans une banque du sang ? - Oui.
Alors, dis-moi, tout ce que tu veux c'est ma photo ?
- Tout à fait. - Et c'est tout ?
- T'en est sûr ? - Oui.
- Tu plaisantes. - Non. C'est ça mon hobby.
Tu dois être fou pour payer 150 dollars ma photo.
C'est comme ça que je dépense mon fric.
Ok. Après tout, c'est ton fric.
T'aimes ça, hein ?
Oui, c'est ce qu'il y a de mieux.
Au secours !
Tu vas quelque part ? Eh, tu vas quelque part ?
Au secours ! S'il vous plaît, au secours !
Pendant qu'il vivait chez sa grand-mère,
Dahmer tua 4 jeunes hommes et abusa de leurs corps.
Ne t'inquiètes pas, je vais m'en occuper.
Une minute, attends une minute.
- Salut grand-mère. - Salut, chéri.
C'est ton père.
Papa !
Pourquoi habites-tu encore chez ta grand-mère ?
C'est ici que j'habite.
Cela fait plus de 6 ans que tu es là !
Ta grand-mère n'en peut plus ! L'alcool, la musique forte,
les hommes que tu amènes... Tu te prends pour qui ?
Que veux-tu que je fasse ? Je vais où, moi ?
T'es un adulte maintenant, agis comme tel.
Trouves-toi un travail.
Je te donne une semaine pour que tu partes.
Tu m'écoutes ? Je suis en train de te parler !
ll faut que tu sois parti dans une semaine.
Oh, mon Dieu...
Après 7 ans chez sa grand-mère, Dahmer prend un appartement
à Milwaukee, dans le Wisconsin.
C'est un processus.
Ça n'arrive pas tous les jours.
Quand on essaie, comme moi, de garder un terrible secret,
ça se répercute sur tous les aspects de votre vie.
Mais j'allais tous les jours au travail,
et me comportais comme tout le monde.
J'étais décidé à continuer avec ma compulsion.
C'était la seule chose au monde qui me satisfaisait.
Je n'avais pas l'impression que ces gens étaient morts.
Parce que je les tenais près de moi.
Je les berçais, je les serrais dans mes bras.
Je pensais à eux.
J'avais pris un des crânes et je l'avais emmené
à mon nouveau travail, caché dans mon armoire.
Comme ça je l'avais tout près de moi.
J'avais de la compagnie.
C'étaient des crimes d'amour,
de la façon la plus perverse possible.
Je les tuais pour les préserver à jamais.
A peine un jour que j'étais dans mon appartement,
la solitude devenait insupportable.
J'avais besoin de quelque chose.
Un compagnon.
J'ai convaincu un jeune qui revenait de l'école
de m'accompagner chez moi et d'essayer mon nouvel appareil.
Je n'avais aucune idée du prix que j'aurais à payer...
- C'est qui ? - Ouvrez, police !
J'arrive !
Ouvrez tout de suite !
Que puisse-je faire pour vous ?
- Etes-vous avec un mineur ? - Non !
OK, alors on va jeter un coup d'oeil !
Mais, que faites-vous ? Que se passe-t-il ?
- Vous voyez ? Quel âge a-t-il ? - C'est un ami à moi.
Un voisin nous a appelé en disant qu'il y avait un mineur,
pour faire des photos. - Non, mon voisin est fou.
Mets-lui les menottes !
Je peux vous parler une minute ?
Je peux dire quelque chose ?
Ecoutez, ce n'est pas un mineur, ce n'est pas un mineur !
Allo, c'est une urgence !
Envoyez une ambulance !
Nous avons un malade grave !
Nous avons arrêté le suspect. Stop.
- Je peux dire une chose ? - Vous lui avez donné quoi ?
ll a pris des médicaments, je ne sais pas quoi.
- Sors-le d'ici ! - Laissez-moi, c'est une erreur !
Regarde, regarde-moi, Allez !
Regarde-moi ! Reste avec nous !
Comme une grande ironie...
un jour son frère deviendra une de mes victimes.
Dahmer est condamné pour harcèlement envers un mineur et propos immoraux.
ll doit suivre pendant 5 ans une thérapie de réhabilitation.
En tant que superviseur, je suis en devoir
de vous rappeler qu'il vous est formellement interdit
de vous approcher de toute personne de moins de 18 ans.
Est-ce clair ?
- Oui, je sais. - Bien.
ll est interdit de fumer dans les locaux.
- Parlez-moi de vous. - Que voulez-vous savoir ?
Commencez par votre famille.
Ma famille est pourrie.
Je n'ai pas trop de souvenirs de mon enfance.
ll n'y avait que des disputes, toujours des disputes.
Mon père avait une autre copine.
Et deux mois plus tard...
j'arrive et la maison était vide. Tout le monde était parti.
Vous avez eu votre père dernièrement?
- Non, cela fait longtemps. - Et votre mère ?
Des années.
Quelque chose de votre enfance vous rend-elle malheureux ?
C'était comment de grandir avec vos parents ?
Je me souviens qu'on me frappait beaucoup.
Y a t-il autre chose ?
Non.
Vous n'y pouviez rien, vous n'étiez qu'un enfant.
Mais là vous êtes un adulte, vous devez prendre du recul.
Même si vous êtes une conséquence du passé,
vous êtes responsable de vos actes.
Plus vite vous comprendrez, plus vite vous serez guéri.
Ce sera tout pour cette première visite.
Trouvez un conseil et allez voir des alcooliques anonymes.
Et rappelez-vous bien de ne pas vous approcher
d'aucune personne de moins de 18 ans.
Et, la prochaine fois, veuillez avoir une attitude positive.
Ça me surprend énormément
comment les gens font confiance à un inconnu.
Cela devenait de plus en plus facile d'embrouiller les gens.
- Merci. - Voulez-vous que je porte ceci ?
Vous avez laissé un citron !
Entre juin et juillet 1990, sa période la plus brutale,
Dahmer tua et démembra 13 jeunes dans son appartement.
- Bonsoir ! - Salut !
- Ça va ? - Oui, ça va pas mal.
- Tu fais quoi ? - Rien, je traîne par là.
- Tu viens de là-dedans ? - Oui, je jetais un coup d'oeil.
- T'as envie de te faire de l'argent ? - Oui, bon, ça dépend.
C'est pour des photos. Des photos de nu.
- Des photos de nu ? - Oui, nu, ce n'est pas grand-chose.
- Et j'y gagne quoi, moi ? - Je te file 150 dollars.
- 150 dollars... - Oui.
- Ça prendra combien de temps ? - Environ 20 minutes.
150 dollars pour vingt minutes...
ll faudra que tu me payes à l'avance.
Je te paye la moitié d'avance.
Ok, ça me va.
Cette fois-ci je voulais faire quelque chose de différent.
Créer un zombi,
entre la vie et la mort.
La première fois j'ai vraiment voulu faire de la chirurgie.
J'ai acheté du chloroforme et de l'éther.
Mais à vrai dire j'en avais pas besoin.
ll était tellement drogué que ce n'était pas nécessaire.
J'ai préparé une solution d'acide et d'eau tiède.
Je lui ai injecté la substance,
et regardé ce qu'il se passait.
Arrête de bouger !
J'étais complétement accro,
c'était une incroyable source d'énergie.
Je n'aurais pas à m'inquiéter sur leurs besoins.
L'obsession compulsive de les contrôler totalement
était au dessus de la répulsion.
ll y a quelqu'un ? C'est votre voisine !
- Que se passe t-il ? - Ça pue sur tout le palier,
et il paraît que cela vient d'ici.
Ecoutez, j'ai eu des problèmes avec mon frigo,
tout a pourri, je suis vraiment navré.
Mon Dieu, achetez un déodorisant, ça pue terriblement !
Je suis en train de mettre tout dans le sac, je fais un petit noeud,
et je vais le jeter à la poubelle.
Je laisse la fenêtre ouverte, je nettoye. Je fais de mon mieux.
Mais c'est quoi qui pue ? Un boeuf entier ou quoi ?
Non, c'est simplement un peu de viande au four.
Mais faites quelque chose ! Ça pue vraiment trop !
- Je fais tout ce que je peux ! - ll vaut mieux, espèce de fumier !
Comment on peut vivre avec un telle puanteur !
De la viande rotie pourrie dans le four !
C'est pas possible cette odeur dans un endroit comme celui-là !
ll y a tout qui pue !
Ecoutez, je n'y arrive pas. J'ai essayé mais je n'y arrive pas.
Je dois de l'argent partout, j'ai plein de dettes.
Contactez votre père, qu'il vous fasse un prêt.
ll m'a viré de chez ma grand-mère. ll ne me donnera pas un centime.
C'est un cauchemard. En plus j'ai des problèmes...
avec ma sexualité.
C'est quoi qui vous dérange ?
Je ne crois pas que ce soit bien.
Vous devez vous accepter tel que vous êtes. Pensez-y.
Je sais que ce n'est pas bien. Je ne suis pour rien,
je suis attiré par les hommes.
Et si je le raconte à mon père, il va me haïr d'avantage.
Vous avez besoin de conseil plus que jamais.
Quelqu'un qui vous aide avec vos sentiments.
Personne ne peut m'aider en ce qui concerne ma sexualité.
Je suis comme je suis. Les femmes ne m'ont jamais attiré.
Et je n'ai jamais eu de relation avec une femme.
Vous avez un problème. ll vous faut de l'aide.
C'est quoi qui pue ici ?
Ce sont les toilettes, les tuyaux sont cassés. Rien à faire.
- Je ne pourrais pas vivre ici. - On fini par s'y habituer.
Tu sais, je crois qu'en va laisser tomber les photos.
- Je me casse. - Assieds-toi, tout ira bien.
- Non, j'y vais. - Détends-toi, l'odeur va passer.
- Qu'est-ce que t'as mis là-dedans ? - Ce n'est que de la bière.
- Non. - Je t'es dit de rester assis !
Tu n'iras nulle part.
Tu n'iras nulle part.
Ta tête restera avec moi, à jamais.
C'est vrai, il fait chaud cette nuit.
Tu tapines depuis longtemps ?
- Deux ans. - Deux ans ? Pas évident.
- Mais j'aime ça. - Ah bon, t'aimes ça ?
Bon, tu sais bien que je veux te prendre en photo.
Quel genre de photos ?
Des photos de nu. C'est mon hobby.
- Combien d'argent tu donnes ? - Je te l'ai déjà dis : 150 dollars.
En liquide ?
Bien sûr. Tu veux quoi si non ? Un chèque à ton nom ?
Avec le service compris.
- Ecoute, se sera en liquide, Ok ? - Ok.
- On fait l'affaire ? - Ok.
- Tu veux une autre bière ? - Oui, ce serait bien.
- Un peu de musique ? - Oui, un peu de son.
- Elle te plaît cette station de radio ? - Oui, c'est cool.
Je vais te libérer.
Mais je vais te dire une chose :
si tu le racontes à quelqu'un,
je tue toute ta famille comme des chiens.
Et après je te tuerai. Je sais où tu habites.
Et je sais aussi où ils habitent.
Souviens-toi.
Faites attention. ll est fou.
ll m'a dit qu'il tuerai ma famille, et moi aussi.
ll m'a frappé avec un marteau. ll est fou !
Ce n'est pas la première fois que tu nous ments.
Ouvrez la porte, M. Dahmer. C'est la police.
ll est dedans.
Ouvrez la porte, c'est la police. Nous avons quelques questions.
ll est dedans !
Ecoute, tais-toi et casse-toi. Si non c'est toi qu'on va enfermer.
- Mais il est dedans ! - Allez, bouge !
Jeff, c'est bien toi ? Je n'étais pas sûre du numéro.
C'est maman, mon chéri.
Maman ?
J'ai tellement pensé à toi dernièrement.
J'ai appris comment tu allais.
T'as ton chez toi maintenant, comment vas-tu ?
Je vais bien.
Je suis désolée de ne pas t'avoir appelé plus tôt.
Mais, tu sais, avec le divorce, les déménagements...
- T'étais où, maman ? - Je suis en Californie.
Je travaille avec des malades du sida.
Beaucoup d'entre eux sont homos. Je te comprends mieux maintenant.
Maman, cela fait cinq ans !
Cinq ans, maman ! Je ne sais quoi dire.
Tu n'as rien à dire. Je voulais que tu saches que je te comprends.
et que je t'aime, quoi qu'il arrive.
J'ai un deuxième appel. Attends une seconde.
Quel est ton numéro ?
Je dois répondre à cet appel. Mais je te rappellerai.
- Que s'est-il passé ? - Elle m'a appelé.
- Qui vous a appelé ? - Après cinq ans, ma mère m' appelé.
Qu'est-ce qu'elle a dit ?
Qu'elle était en Californie, qu'elle s'occupait de malades du sida.
Elle m'a dit qu'elle m'aimait, malgré que je sois homo.
Et comment vous sentez-vous ?
Elle a appelé pour enlever mes derniers sentiments.
Que voulez-vous dire ?
- Elle ne m'a pas donné son numéro. - Vous ne lui avez pas demandé ?
Elle a eu un appel, je ne sais pas, je n'ai pas eu le temps.
- Vous vous sentez abandonné à nouveau ?
Exactement. Elle cherche à chasser en douceur sa propre culpabilité.
Elle l'a fait pour se sentir bien elle-même. C'est la seule raison.
Elle rappellera. Elle vous aime, si non, elle n'aurait pas appelé.
J'en ai ras le bol. J'en peux plus.
Je vais sauter par la fenêtre !
- Vous avez besoin de conseil. - Je n'ai pas les moyens.
Mais dès que j'en aurai, j'en prendrai.
C'est une priorité, si vous ne le faites pas,
vous violez la liberté surveillée.
J'ai compris, j'en ferai ma priorité.
La réglementation dit aussi que je dois voir votre appartement.
Comme votre quartier est dangereux, je devrai aller avec quelqu'un.
Je ne sais pas vous dire quand, j'ai tellement de choses à faire.
- ll faut que sorte de ce quartier. - Avant tout le conseil, n'oubliez pas.
Je me souviens de ma première expérience de chimie.
J'ai acheté du poulet au marché,
je l'ai ébouillanté longtemps, jusqu'aux os.
C'était la première de nombreuses expériences.
J'avais beaucoup de temps à ne rien faire.
Parfois j'apportais de la rue des animaux morts,
et je les décortiquais.
Je les tenais dans un endroit secret. Je versais de l'acide
sur le cadavre, pour voir le squelette.
C'est bon ça. Oui, c'est très bon.
Ma grand-mère en faisait aussi. C'est vraiment bon.
Avec des pommes de terre, de la salade...
Sur les photos, alors, 200 dollars, ça te va ?
200 dollars, je fairais n'importe quoi pour ça.
Presque n'importe quoi.
- T'aimes ça, hein ? - C'est bien ça, du gigot ?
C'est du cerf.
Mon oncle part souvent le chasser et nous le prépare en rôti.
- C'est un peu dur, mais c'est bon. - C'est très bon, oui.
Je vais t'apporter une bière.
Non, merci, je ne bois pas. Je mange, mais je ne bois pas.
Et un soda, veux-tu un soda ?
ll y a trop de sucre dedans. J'en bois pas non plus.
Même pas un verre d'eau glacée ? C'est un peu sec, je te l'apporte.
- Non, détends-toi. - Vraiment, ça ne me dérange pas.
Non, rien à boire. Mais je vais reprendre un peu.
Laisse-moi que je te serve.
Je t'en remets un peu, il y en a encore dans le four.
- Voilà. - Merci beaucoup.
Je crois que je n'ai plus faim, mais j'apprécie beaucoup.
Je peux avoir un soda finalement ? Ce n'est pas grave pour le sucre.
- Bien sûr, je te l'apporte. - Merci.
Tu veux me donner 150 dollars pour faire des photos, c'est ça ?
- 150 dollars. - OK...
C'est des photos 35 mm, des premiers plans du visage ?
Non, c'est 150 dollars, une Polaroid et tu poses nu.
ll n'y a pas de mal, et t'as besoin du fric, non ?
- Oui, j'ai besoin de fric. - Alors, on attend quoi ?
Tu veux que je revienne après, ou que je t'appelle ?
Finis ta boisson et on y va.
- Oui, mais... - Allez, n'y pense plus. On y va.
Oui... Jeffrey Dahmer ?
Attends moi.
- C'est qui ? - ll ne l'a pas dit.
Qui êtes-vous ?
Que fais-tu ? Où vas-tu ?
Je t'ai vu au bar l'autre jour.
Où vas-tu ?
Ah, en bus. Où ça ?
Chez toi.
Je voudrais te prendre en photo.
Je veux te prendre en photo et je te paierai.
Laisse-moi voir ton... Oui, c'est ça.
Je vais aux toilettes, OK ?
Reste là, prends ta bière, détends-toi.
Tu m'entends ?
Je vais te couper la tête. Ça te plaîrait ?
Tu n'entends rien. T'entends ça ?
Et ça, tu l'entends ?
Non plus, et ça, tu l'entends ?
Je vais te couper le cou. J'espère que ça ne te dérange pas.
Qui est-ce ? C'est une blague ?
Aidez-moi !
Qui est-ce ?
- C'est ton fils. - Mon fils ? Qu'est-ce qu'il a ?
- Ton fils est mort. - Mort ? Qui êtes vous ?
- C'est moi qui l'est tué. - Mon Dieu, qui êtes vous ?
Ne raccrochez pas ! Qui êtes vous ?
Vous êtes une heure en retard. C'est quoi votre problème ?
Je suis désolé, je suis fatigué, je travail trop.
Ma vie ne vaut pas la peine et j'en ai ras le bol.
Arrêtez vos conneries ! Vous n'avez pas bonne mine.
Vous avez encore bu ?
Selon votre dossier, vous ne devez pas boire d'alcool.
- Vous devez allez aux A.A. - Putain, je n'ai pas bu !
Je prends des médicaments, je suis malade.
Et j'ai su que ma grand-mère était malade.
Travailler me manque et j'ai été viré.
Et qu'allez vous faire ?
Je ne sais pas ce que je vais faire.
Je pense que ce serait plus facile si...
je n'existais pas.
- Ça roule ? - Salut !
Tu cherches quelque chose de nouveau ?
Je ne crois pas que nous soyons dans le même truc.
On ne sait jamais. C'est quoi ton truc ?
Je suis protographe amateur.
- C'est dans ton trip ? - Oui, regarde, tout un manequin.
- 150 dollars, ça marche ? - Oui, allons'y.
Allons'y.
Es-tu plutôt du matin ? Je vais prendre quelques photos.
- Non, je suis plutôt pour l'argent. - Ah, je vois.
- C'est combien que tu m'avais dit ? - 200 dollars.
- Et pourquoi pas 300 ?
T'as un corps magnifique. Vas-y prends des poses.
C'est bon, cela suffit. Assieds-toi.
Encore quelques unes pendant que tu bois ça.
Que ce passe-t-il ?
- Tu ne te sens pas bien ? - T'as mis quoi là-dedans ?
Ce n'est qu'un soda.
- La chambre tourne un peu. - Détends-toi, ça va aller.
- T'essayes de profiter de moi ? - Non, t'inquiètes, détends-toi.
- Détends-toi. - Ah, là je comprends.
- Ça te plaît ça ? - Oui, mais ça va te coûter cher.
C'est quoi que t'as mis dans la boisson ?
Non, c'est toi qui vas payer cher, mon ami.
Je vais prendre soin de toi. Je t'aime.
Je t'aime.
Malgré les plaintes des voisins sur l'odeur de son appartement,
aucune mesure n'a jamais été prise.
Ouvrez la porte. Je sais que vous êtes là.
Je peux passer toute la journée à frapper.
- Que se passe t-il ? - Votre appartement...
empeste tout l'immeuble.
Je suis navré, j'ai un problème avec mes toilettes.
ll y a de l'eau partout et j'essaie d'arranger cela.
Ma petite fille ne peut pas respirer cette odeur
et elle vient de vomir partout dans mon salon.
Donc dites-moi qu'allez-vous faire, bordel !
Je vais vous dire : je vais prendre la serpillière,
un grand seau avec de l'eau très chaude
et je vais nettoyer et renettoyer partout.
Comme ça je n'aurai plus à incommoder les voisins.
Mais, bon Dieu, ça pue chez vous !
- Je fais ce que je peux. - Tout le monde se plaint.
Faites quelque chose avant qu'on ne vienne tous
pour nettoyer ! - Je fais ce que je peux. Merci.
Si jamais je devais vivre là-dedans...
Vous ne pouvez pas...
Attendez, je n'ai pas fini avec vous !
Vous m'avez coincé le pied, salopard !
ll vaut mieux que vous nettoyez, enfoiré !
Sinon c'est mon fils qui va vous péter la gueule !
Espèce de malade !
J'ai tenté à nouveau de faire un zombi
avec ce jeune que j'ai retrouvé dans la rue.
J'ai fait quatre trous dans sa tête et j'ai mis de l'acide dedans.
Mais je n'avais plus de bière.
Je l'ai donc laissé chez moi et je suis parti en chercher.
A mon retour j'ai vu deux dames qui l'ont croisé,
et qui ont essayé de l'aider.
Elles ont dû appeler la police
parce que leurs voitures étaient partout.
J'ai essayé de les convaincre
qu'ils me rendent le corps.
- Que ce passe-t-il ? - Qui êtes-vous ?
C'est mon amant, je m'occupe de lui et de son problème avec l'alcool.
- ll prend des médicaments. - La prochaine fois, tous en prison !
Ça ne se reproduira plus.
Je n'arrive pas à croire que vous allez le laisser partir !
Je n'y croyais pas non plus.
Police, s'il vous plaît. Non, ce n'est pas une urgence.
- Demandez l'officier de service. - Oui, l'officier de service.
C'est un fait que j'ai déjà signalé.
- ll a été frappé et violé. - Oui, l'enfant qui a été violé.
L'officier Caprice ?
Je ne veux pas parler avec vous, passez-moi votre responsable.
Oui, c'est mon problème, c'est moi qui vous ai appelé.
Nous allons travailler ensemble et voir ce qu'il s'est passé.
Vous n'avez même pas fait de rapport !
Et nous voulons être témoins.
Mais qui est cet homme avec qui il est parti ?
J'ai arrêté de prendre des précautions.
Tu sais, normalement je ne fais pas ce genre de truc.
Oui, j'en suis sûr.
A ce stade là, je savais que tôt ou tard on m'arrêterait .
- Je peux t'offrir une bière ? - Oui.
Assieds-toi.
Depuis le début de l'année...
je crois qu'ils étaient huit.
Es-tu un sataniste ou un truc comme ça ?
Non, pas vraiment.
C'est quoi ces squelettes partout, sur les murs, dans ta chambre ?
- Tu l'aimes, là-bas ? - Oui, il fait peur.
- C'est mon préféré. - Tu rentres le soir en voyant ça...
J'aime bien. lls sont beaux. C'est chaleureux.
- Ce sont des animaux morts ? - Je suis collectionneur.
Et alors, pour ces photos...
Que veux-tu que je fasse exactement ?
Que tu enlèves ton pantalon. Je veux des photos de nu.
- Pas de sexe ? - Non, pas de sexe.
Peut-être qu'à un moment donné, j'ai souhaité qu'on m'arrête.
Mon impulsion était plus forte que jamais.
J'ai continué la même méthode avec une nouvelle victime.
J'ai toujours su que ce n'était pas bien.
Je n'avais aucune intention de leur faire du mal.
Quand on dépersonnalise sa victime,
on la voit comme un objet de plaisir.
Tout ce que je dois faire c'est appuyer d'un centimètre.
Et, tu sais ? Je l'ai déjà fait auparavant.
- Ecoute, je... - Tu veux voir des photos ?
- Tu veux voir des photos ? - Oui !
Tais-toi !
Laisse-moi partir ! J'irai nulle part.
Laisse-moi te montrer des photos de mes copains, tu veux ?
- Tu veux les voir les photos ? - Oui !
Oui, je veux voir les photos !
Qu'est-ce que c'est ça ?
- Ce sont mes amis. - Tes amis ? Tu leur a fait quoi ?
- Oh, mon Dieu... - T'aimes les photos ?
- T'aimes les photos ? - Oui, mais c'est quoi tout cela ?
Mais qu'est-ce que t'as fait ?
Police ! Police ! Un mec a essayé de me tuer !
- Qui ça ? - Un blanc. Grand et blond.
- Et tu t'appelles comment ? - Tracy Edwards.
Alors, Tracy, t'as pris des drogues ?
Des drogues ? ll a mis de la drogue dans ma bière !
- Ça s'est passé où ? - Là-bas, dans les appartements.
- Et les menottes, c'est quoi ? - C'est lui qui me les a mises.
Allez-y ! ll est encore là !
Attends, Tracy, une minute.
Quartier général, j'ai un homme qui dit s'être fait aggressé,
Nous allons avoir besoin de renforts. ll a été ataqué par quelqu'un
aux appartements Oxford.
Je crois que c'est la 25e rue. ll nous faudra des renforts.
- Garez vous, on va voir ça. - Très bien.
Je pouvais me sortir d'une telle situation.
Ce n'était pas la première fois.
J'ai mis un peu d'ordre, au cas où.
Je me disais que je pourrai m'en sortir une fois de plus.
Mais dans le fonds de moi-même,
je me disais que c'était la fin.
Ça me soulageait tellement
d'en voir la fin.
Police du Milwaukee. Ouvrez ! C'est bien ici, monsieur ?
213. C'est bien là.
Police du Milwaukee. Ouvrez ! Pouvez-vous le décrire, monsieur ?
Je vous l'ai dit ! ll est grand, blond aux yeux bleu.
Donnez un coup de pied.
- Couchez-vous ! - Mets ton cul par terre !
- Qu'est-ce qu'il se passe ? - Par terre !
Ne bouge plus!
Qu'est ce que vous voulez ?
- ll m'a montré des photos ! - ll ment !
- Tu mens ! - Salopard de merde !
Tu sens ça ? Jète un coup d'oeil !
Je n'ai rien fait !
Quartier général, faites une recherche sur Jeffrey Dahmer.
924 North, 25ème rue.
ll a des produits chimiques et des os d'animaux.
Ce sont des os d'animaux, il n'y a pas de mal à ça !
- Que s'est-il passé ? - ll a tenté de me tuer !
Enfoiré !
ll m'a drogué et mis un couteau sous la gorge.
Menteur, sale menteur !
- Je n'ai rien fait. - ll y a de la pourriture là-dedans.
- ll y a quoi là-dedans ? - C'est mon linge sale.
- C'est pas pourri. - Bouge pas !
Vous avez un mandat d'arrêt ?
ll y a des déchés humains dans le frigo !
J'ai besoin d'un superviseur du labo, de tout le monde !
924 North, appartement 213.
Des déchets humains... T'es un malade !
J'étais un animal en cage.
Je savais que c'était la dernière fois que je voyais mon appartement.
lls allaient emmener tous mes amis...
et je ne les reverrais plus jamais.
C'est le diable qui m'a fait faire tout cela.
J'ai réalisé que c'était de ma faute.
Bien sûr, quelque chose de plus fort que moi
en a eu assez, et a décidé d'en finir.
Ce que j'ai fait n'était pas de la haine.
Je ne haïssais personne.
J'étais malade ou j'étais méchant. Voire les deux.
J'aurais dû rester du côté de Dieu.
J'ai essayé. Et j'ai échoué.
Et j'ai fait un holocauste.
Je sais que la société ne pourra jamais me pardonner.
Et que les familles des victimes ne pourront jamais me pardonner.
J'espère que Dieu...
me pardonnera.
Jeffrey Dammer, 33 ans, est condammné 15 fois à perpétuité.
ll purge sa peine à la prison du Wiscounsin pour un minimun de...
936 ans. ll a avoué avoir tué et dépiécé 17 personnes.
En 1992, le jury a trouvé qu'il avait toutes ses capacités.
Pour son premier meurtre, Dahmer a reçu une nouvelle perpétuité.
Ce film est dédié à la mémoire de toutes ses victimes.
Et à ceux qui ont survécu. En particulier à Tracy Edwards,
pour avoir mis fin à ses actes.
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