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-Ca va, mon amour ?
Dis-moi,
si on se mariait ?
C'est ce qu'on fait quand on s'aime.
-On peut s'aimer sans.
-J'ai envie de plus. -Attends,
c'est une vraie demande ? T'es pro-mariage ?
-Je suis pro-toi.
On est bien, tous les 2. C'est simple, fluide.
Et Salom� t'adore.
-Justement, on est bien donc on change rien.
La famille, la robe, la mairie, la f�te...
-On s'en fout du d�corum.
Juste toi et moi, nos t�moins, ma fille, ton fr�re.
Faudra un �lu pour nous marier, �a pourrait �tre V�ro.
-Je suis d�sol�e, Philippe, mais le mariage, c'est pas mon truc.
-Bonjour. -Bonjour, monsieur.
-Je vous ai vu au 20h. -Oui.
-On a des d�saccords, mais bravo. -Merci.
-Vous pensez r�ussir l'union ?
-On avance bien.
-Les primaires ont pas emp�ch� la division.
-On a fonctionn� � l'envers.
Avant de choisir le candidat, il faut une plateforme commune.
Sinon, on vote,
mais les perdants sont en d�saccord
sur le fond, mais en r�alit�,
ils sont en d�saccord avec le r�sultat.
-Pardon, je me permets aussi. -Bonjour, madame.
-La plateforme est une bonne id�e, mais vous avez des diff�rences.
-Moins qu'au temps o� le PC soutenait l'Union Sovi�tique.
On a tous
le m�me fil rouge, l'�cologie. Chacun a son nom pour lui,
planification, r�volution, transition.
Mais c'est comme pain au chocolat et chocolatine.
Personne n'est pour le Frexit.
Et plus personne ne dit que les 3 %
sont une r�gle intangible.
-Ce que je vois, c'est que Vidal veut pas de l'union.
-Pour l'instant.
-Pour l'instant,
il vous snobe.
-Il prend le temps de r�fl�chir. C'est pas un engagement � la l�g�re.
Si vous faites une demande en mariage,
faut �tre patient. Si vous tournez les talons
car on vous dit pas oui, c'est pas la plus grande preuve d'amour.
Faut montrer sa d�termination, sa passion
et attendre sereinement, s�r de la force de votre destin.
Ne jamais brusquer l'autre,
le laisser cheminer tranquillement
jusqu'� ce qu'il dise oui.
(-Oui.)
-C'est bien fait. Y a un chemin, une volont�.
De l'enthousiasme.
-"Y a qu'�", "faut qu'on". Rien de pr�cis ni de chiffr�.
Le flou artistique total,
il nous ferait reculer de 30 ans. Heureusement,
il a aucune chance. -Son timing est bon.
-Jamais les Fran�ais
n'�liront un ancien d�tenu. -Ils votent pour un tirage au sort.
La politique est une question d'espace. J'ai cr�� le mien.
Un bloc central entre 2 extr�mes.
Ce r�f�rendum l'a explos�.
Et Rickwaert,
lui,
d�terre la Gauche. -Mme la pr�sidente, d�s aujourd'hui
vous entrez en campagne. -Non.
Je veux que cette derni�re ann�e � l'Elys�e soit efficace.
Chaque jour doit �tre utile au pays.
-Elle t'a rien dit ?
-Rien sur la pr�sidentielle depuis le r�f�rendum.
-Le 1er tour est dans 7 mois,
elle a forc�ment choisi.
Thorigny a fait 7 villes, il inonde la PQR.
C'est �a, qu'elle veut ?
Thorigny ?
-Si elle y va pas, je te soutiens.
Mais je lui demanderai pas sa b�n�diction pour toi.
Brouhaha
-M. Vidal, s'il vous pla�t. Par ici !
-Ma pr�sence n'a d'autre objet que le t�moignage de ma solidarit�
avec ces malheureux condamn�s dont les vies ont bascul�
pour avoir d�fendu leurs id�es.
-Sang contamin�, amiante, abus de biens sociaux,
corruption, attribution opaque de march�s publics.
Tant de scandales dans notre soi-disante d�mocratie.
Et combien de condamnations ?
Aujourd'hui,
Fran�ois Mortier, 28 ans,
papa de 2 enfants, infirmier � domicile, casier vierge,
vient d'�tre condamn� � 1 an de prison ferme avec mandat de d�p�t
parce qu'il a demand� le comptage des bulletins au dernier r�f�rendum.
Fran�ois Mortier, Marie Chassin,
Nabil Boukir, Marianne Robicourt,
Patrice Laroy, Maxime Raynard.
Un jour, on c�l�brera ces noms.
-Ils ont �t� reconnus coupables de violence.
-Demandez-vous d'o� vient la violence.
Refuser de compter est un m�pris des id�es.
Dans quelle d�mocratie est-on quand on m�prise les id�es ?
-La loi interdit le comptage
des bulletins tirage au sort. -Prenons un exemple : la gr�ve.
Avant d'�tre un droit,
c'�tait un d�lit. On a tir� sur les gr�vistes
au nom de la loi.
Le droit est l'expression d'un rapport de force politique
et bient�t on comptera les bulletins jug�s non r�glementaires.
--- -Merci de votre soutien.
-A bient�t, Christophe.
-M. Vidal, juste une question sur l'union de la Gauche.
-C'est pas le moment.
-Pourquoi refuser la main tendue de Rickwaert ?
-La main tendue ? Des bouffons qui me harc�lent chez moi ?
Il ferait mieux d'�tre avec nous, mais o� est-il ?
Dans les arri�res cuisines o� on discute tactique.
Voil� o� se termine leur union de leur Gauche,
dans l'oubli de ceux dont elle d�fend les int�r�ts.
-Ouais... Ben non, �coute... Ouh l�, non...
Dans une demi-heure. Pas avant.
Je t'appelle quand j'ai fini.
D�sol�, j'�tais en commission.
Bon,
�a se clarifie. -Faut surtout pas l�cher Vidal.
-Il a chut� de 19 � 12 et les non-vidaliens sont � 17.
-Insuffisant. Faut qu'il vienne.
-Hou hou, Philippe.
Il s'affiche avec Mercier. Il nous a chi� dans les bottes.
Faut taper
comme des sourds.
-Ca confirmerait qu'il y a 2 gauches divis�es.
-C'est le cas.
Si tant est que Vidal soit de gauche.
Faut changer la plateforme.
Pour chasser sur les terres d'Am�lie. Merci.
-Faut des nerfs solides.
C'�tait quoi, "D�conne pas Michel" ? 1re phase, le chantage :
l'union ou le siphon. Ca a march�.
On lui a pris 7 points. Maintenant, la 2e phase :
le siphon, donc l'union.
Si on lui prend d'autres points, il devra rejoindre la primaire.
-Il viendra jamais � la primaire
donc je m'enfilerai pas son programme de dingue.
-Donc quoi ? Je comprends pas. Tu tournicotes.
-Tu vas �tre candidat. -C'est pas un secret.
-Si tu gagnes, tu devras d�fendre la plateforme.
-C'est le principe, elle engage le vainqueur.
-Si je gagne, je pourrais pas.
En particulier sur l'Europe, donc faut la changer.
Si tu veux toujours du PS dans l'union, bien s�r.
-Tu flinguerais la primaire ?
-Les Verts sont d'accord, on va rediscuter de la plateforme
et tout ira bien.
-Vous avez bien regard� les sondages ?
C'est moi qui suis � 17. Ni toi ni aucun Vert.
-Peut-�tre, mais c'est nous qui payons.
"D�conne pas Michel", c'�tait cher. Une primaire, encore plus.
Je devrais au moins me reconna�tre dans la plateforme.
L'union, c'est des compromis,
mais c'est pas toujours aux m�mes de les faire.
-Ca va ?
Salut, tout le monde. -BONJOUR.
-Salut. -Tu vas bien ?
Demain, je fais le 20h de Lapix.
-Elle va te parler de Mercier.
-Les condamnations peuvent sembler s�v�res,
mais j'ai toujours eu un principe auquel je me tiens :
je ne commente jamais les d�cisions de justice, Mme Lapix.
-Sur les groupes pro-Mercier, la visite de Vidal passe bien.
-Enfin, �a fait grosse r�cup.
-Vidal, c'est Ngolo Kant�, le meilleur r�cup�rateur du monde.
Rires
-Justement, Mercier cartonne dans notre coeur de cible.
Ses vid�os, ses bouquins... -L'entretien sera ax� sur l'Europe.
-C'est quoi, l'actu sur l'Europe ?
-Ce que je vais dire.
On abandonne le Frexit.
Avec nos amis italiens, polonais,
tch�ques, hongrois, aux commandes de leurs pays,
nous avons une occasion historique de changer l'Europe de l'int�rieur.
-Tu rigoles ?
-2 avantages.
1 : sans l'euro, on coule � pic.
A l'Elys�e, j'ai pas envie de ruiner le pays en un mois.
Quand je dis que j'aime mon pays, c'est pas une formule.
2 : le Frexit fait peur. Ca m'a co�t� la derni�re victoire.
On va siphonner la droite classique,
Boudard pourrait m�me appeler
� voter pour moi au 2nd tour.
Fini la d�diabolisation.
-Ou la phase terminale du Rassemblement national.
On dit qu'en restant dans l'euro,
on perd 70 % de notre programme. C'est une capitulation totale.
-Je pr�f�re garder 30 % que rien du tout.
Ce qui arrivera avec le Frexit. -Au contraire,
on peut gagner gr�ce au Frexit, le pays est pr�t.
Le d�gagisme, la radicalit� qui prend partout. Regarde Mercier.
On est le d�bouch� de tout �a si on garde notre force
anti-syst�me. -J'ai pris ma d�cision, L�andra.
Je comprends tes arguments, mais c'est moi qui tranche.
-C'est une faute. -On le saura qu'� la fin.
-C'est chez nos �lecteurs... -Ca va bien.
L'�lection est dans 7 mois.
J'ai besoin de vous tous,
pr�ts � tout pour la bataille.
Ceux qui ont des �tats d'�me peuvent partir maintenant.
D'autres d�serteurs ?
Bien, au travail.
-J'�tais avec un chanteur accus� de plagiat sur les r�seaux.
L'imb�cile veut porter plainte.
3 heures pour qu'il comprenne que le bad buzz serait plus fort.
-C'est ind�merdable.
Kahlenberg fait chier sur l'Europe, m�me Dupraz m'emmerde.
-Elle veut quoi ? -Une la�cit� inclusive.
-Carr�ment ? -Elle pense aux voix des quartiers.
-Elle aussi est candidate ?
-Ca la titille. Sans Vidal, y a du jeu.
Tous croient en leur �toile. -T'as les sondages pour toi,
c'est pas rien.
-Seulement car j'incarne l'unit�.
Vidal � quai, je vais descendre. Ils le savent.
-Tu seras 1er du premier tour des primaires.
-Ils s'allieront contre moi au 2e.
Le pi�ge que j'ai tendu � Vidal se retourne contre moi.
-Ta force et ton identit�, c'est l'union.
Faut partir de l�. Aucune rupture dans la narration.
Plut�t une mont�e en puissance.
-Un beau meeting unitaire. -Philippe,
le moment est venu de te dire la v�rit�.
A part toi et Vidal, les virgules dans les programmes,
tout le monde s'en fout. C'est flippant, mais c'est ainsi.
T'es candidat � la pr�sidentielle.
Tu sais comment �a marche.
Personnalisation, incarnation, image, sondage.
Tu peux reculer devant l'obstacle,
faudra assumer un jour. Le plus t�t sera le mieux.
Par exemple, on pourrait inviter plus de monde � notre mariage.
Kahlenberg, Dupraz, Carthaud, quelques Verts.
-C'est brillant.
-C'est quoi, la Gauche ? Une grande famille.
Et qui la r�unit ? Le pater. Le chef.
Ils sont tous venus pour toi.
L'union de la Gauche, c'est plus la plateforme, c'est toi.
La force de la photo va gagner.
-Sur les marches de la mairie de Dunkerque.
-Presse politique et people. R�cit sur tes racines ouvri�res.
-Ca ferait tr�s mal � Vidal. Le grand absent, le boudeur.
Je lui remets un coup de siphon. J'ai les 20 % et lui moins de 10.
-Apr�s le mariage, on annonce ta candidature.
Tu plieras tout en m�me temps.
La plateforme et la primaire.
-C'est moi, le baron noir ?
Elle rit.
-Je te rappelle.
-T'as vu �a ?
-"Vous critiquez la pr�f�rence nationale,
"acceptez la critique de la pr�f�rence aux immigr�s."
"Que le grand remplacement soit organis� ou spontan�,
"il existe et il faut l'arr�ter."
-Aucune de ces citations racistes n'est dans mon livre.
-Mais elles sont de l'auteure de la pr�face de votre livre.
L�andra Tallier est une raciste.
-Ces phrases me choquent beaucoup.
Vous savez, certains internautes m'ont reproch� notre conf�rence
de presse improvis�e devant le palais de justice.
"Vidal aussi est irresponsable.
"Il a �t� d�put�, s�nateur, ministre.
"Toute sa vie il a �t� un �lu professionnel."
Je peux retrouver leurs remarques si vous voulez.
-Je devine tr�s bien, merci. Ca ira. -Voil� ce que j'ai r�pondu :
"Nous voulons r�unir la soci�t� autour d'une id�e,
"r�installer le pouvoir au peuple
"par l'instauration du tirage au sort en toute mati�re.
"Nous voulons r�unir, mais il faudrait exclure ?
"M. Vidal nous soutient mais il faudrait trier selon les partis ?"
Michel, ce qui vaut pour vous vaut pour tous.
On ne dit pas : "Je veux pas discuter
"avec vous car vous �tes ceci."
Quand on dit � un raciste "sale raciste",
il va rester raciste, mais si on parle avec lui,
il peut �voluer. Ce sont des �tres humains.
On ne peut pas discriminer selon les opinions. Vous-m�me,
vous r�p�tez souvent vouloir reprendre
au FN ses �lecteurs, non ?
-Je vais vous dire comme je vous vois,
comme un adolescent en politique.
Vous volez d'enchantements en r�voltes.
Vous avez le courage, la fra�cheur
et la na�vet� pour vous battre contre vents et mar�es,
mais l'adolescence comporte aussi une part d'errance.
Premi�rement, le racisme n'est pas une opinion, mais un d�lit.
Deuxi�mement, L�andra Tallier n'est pas une �lue �gar�e au FN,
mais une cadre nationaliste.
Enfin, je n'accepterai jamais qu'on �tablisse un parall�le
entre elle et moi qui ai toujours d�fendu les Lumi�res.
Faut grandir, Christophe !
Pardonnez-moi, je vous fais la le�on. Oubliez �a.
-Non, je vous ai manqu� de respect sans le vouloir.
-Christophe, vous avez une audience.
Vous �tes une boussole pour beaucoup de gens d�sorient�s,
humili�s par le syst�me.
Ces gens n'auront que 2 bulletins pour dire leur col�re.
Chalon, qui veut trier
nos concitoyens selon leurs origines,
et moi, qui propose une constituante avec des gens tir�s au sort.
-Je le mesure, Michel.
-Les �tudes sont claires :
2 verres par jour, �a va, et du bon comme �a,
c'est recommand�.
L'OMS nous couvre, ma beaut�. -Oui, Malika ?
Je descends tout de suite.
Je dois y aller.
-Une menace terroriste ? Un Skype avec Poutine ?
-M�me pas, un vernissage � l'H�tel de ville.
-Ca va �tre chiant.
-Y a de fortes chances. -Moi, je vais regarder
"Game of Thrones" sur ton vid�oprojecteur.
Vu que tu m'abandonnes,
faut pas que je m'ennuie.
-N'importe quoi. -Ah si.
Je me sens triste et esseul�. -Viens avec moi, alors.
-S�rieusement ?
-Oui.
-Il m'a d'abord expliqu�
que le calendrier � Dunkerque �tait �tabli
et qu'il pouvait pas dessaisir son adjoint � moins qu'il ne te marie.
Le rassembleur de la Gauche mari� par son successeur de droite.
Donc courrier officiel. 1 semaine, 0 r�ponse. Je lui ai dit
que si je r�pondais aussi vite � sa demande d'aides,
il serait aussi en col�re.
Et l�, bingo ! Il a c�d�.
Oh, Philippe !
Tu me supplies depuis 3 semaines de te marier
et l�, tu joues sur ton portable. -Je parle avec Am�lie.
Ca t'a pas �chapp�, j'imagine.
Je l'ai f�licit�e. Clich� du bobo, mais ils vont bien ensemble, non ?
-Je le trouve pas mal.
-Ce qui compte, c'est ce que �a raconte.
S'afficher avec un mec, pour elle, �a veut dire je serai pas candidate.
-S�r et certain. -Donc je serai contre Thorigny.
Un gros lib�ral � t�te de PDG.
C'est pas l'autoroute du soleil, mais un bel espace s'ouvre � moi.
Plus rien peut m'arriver, ma meilleure amie va me marier.
Je suis content. Merci. -Am�lie a r�pondu quoi ?
-"Merci pour ton chaleureux message.
"Na�ma et toi formez un tr�s beau couple.
"Tous mes voeux de bonheur."
-Classe. -La politique la rend obtuse.
Sinon elle est adorable.
-Si je pouvais, oui.
Mais vous savez. -Pardon,
M. le maire, mais �a ne tient qu'� vous. C'est votre nom.
-C'est plus dur que �a.
-Vous avez bien parrain� Lionel Chalon.
-La droite, qui tient la r�gion, me l'a fait payer.
Le bus passe plus que 3 fois par jour au lieu de chaque heure.
Si on a de la chance.
Ils disent que �a n'a rien � voir. Ca fait des �conomies.
-C'est ce qu'on veut changer si on gagne.
Remettre des services publics en ruralit�,
recr�er l'�galit� entre les territoires.
-Je vais m'occuper de ces irresponsables politiques.
Un grand coup de balai. Croyez-moi, je tiendrai bon.
Il me faut votre aide. -J'irai voter
pour vous, mais j'ai un village � maintenir � flot.
Pour �a, j'ai besoin des subventions des collectivit�s territoriales.
Qui g�re ces collectivit�s ? Les grands partis
Je suis d�sol�, mais je peux pas.
-124 signatures, mais uniquement des promesses.
Pour la derni�re campagne... -Attends.
Mes chers amis, voyez vous-m�mes la tyrannie du syst�me mise � nu.
Comme vous venez de l'entendre, les d�s sont pip�s.
*Chantage, mesures de r�torsion, racket. Tout y passe.
*Nous vivons dans une dictature mafieuse.
R�tablissons la d�mocratie sans les voleurs de pouvoir.
C'est mon seul programme.
C'�tait Christophe Mercier sur les routes de notre beau pays.
Le plus beau du monde. Allez, courage !
Partagez, faites partager. La v�rit� doit �tre connue de tous.
-Chapeau.
*-...au lieu de 3 fois par jour. Si on a de la chance. Rien � voir.
*Ca fait des �conomies. Je suis pas cr�tin.
*-C'est ce qu'on veut changer si on gagne.
*Remettre des services publics ruraux.
*Recr�er l'�galit� entre les territoires.
*-Je vais m'occuper de ces irresponsables politiques.
*Un grand coup de balai. Croyez-moi, je tiendrai bon.
-C'est la merde. Sur 3 applis m�t�o, 2 annoncent de la pluie.
-Les applis sont pas de Dunkerque. Il va faire beau.
-Avec le vent annonc�, le chapiteau tiendra jamais.
-T'es belle quand tu flippes.
-Je flippe pas, j'organise.
-Viens l�.
C'est normal de flipper. Je flippe aussi.
Mais j'ai un avantage, les mariages, j'y suis habitu�.
Je ma�trise le protocole, �a aide � anticiper le truc.
On va r�p�ter et y aura moins d'appr�hension.
Ca commence par l'article 212.
"Les �poux se doivent mutuellement
"respect, fid�lit�, secours et assistance."
Apr�s, le 213. Ca, c'est les enfants, on passe.
Le 214.
"Si les conventions matrimoniales
"ne r�glent pas la contribution des �poux
"aux charges du mariage,
"ils y contribuent � proportion, etc."
Et puis on arrive assez vite au moment qui nous r�unit tous ici
dans cette majestueuse salle, non ! Ce majestueux salon.
M. Philippe Rickwaert, consentez-vous � prendre pour �poux.
Pour �pouse, Mlle Na�ma Meziani
ici pr�sente ?
Oui.
Avec l'accent belge Mlle Na�ma Meziani,
consentez-vous � prendre pour �poux M. Philippe Rickwaert
ici pr�sent ?
-Oui.
-Oui ! Encore.
-Oui ! -Oui.
-Oui. -Oui !
-Oui.
-C'est avec une grande �motion,
impossible � dissimuler,
que j'ai l'honneur de vous accueillir ici
afin de c�l�brer l'union de Mlle Na�ma Meziani
avec M. Philippe Rickwaert.
Emotion, car ce n'est pas que mon ami personnel
que j'ai le privil�ge de marier, mais aussi l'ancien maire
de notre ville de Dunkerque.
Ch�re Na�ma, cher Philippe, vous �tes ici chez vous.
Brouhaha
---
S'il vous pla�t.
S'il vous pla�t !
Parmi les symboles de cette union r�publicaine, le mariage,
j'ai toujours �t� tr�s sensible
� celui qui consiste � laisser les portes ouvertes...
(-Ca va pas ?)
-...afin que tout citoyen puisse �tre
t�moin de cet engagement. (-Je t'aime, M. le pr�sident.)
-La commission veut baisser le budget de la PAC.
Mais dans quelles proportions ? On parle de 10 %.
-C'est �norme.
-Trop. Pour les Su�dois, c'est un essai pour arracher un -5 %.
-Le secteur agricole n�cessite de gros investissements,
m�me 1 point serait trop. -La clef, je pense...
-Attention derri�re toi ! Hop l� !
-Venez, y a une photo. -Oui.
Viens, ma ch�rie.
-Viens. J'en prends un, t'en prends un.
-Allez.
-Prenez de la pelouse et mangez-la.
-Ca va, papa ?
Tu vas bien ? -Ca va.
-T'as bien fait. Tr�s bien. J'aurais fait la m�me chose.
-J'ai cru faire ce qui fallait. -Ah, le mari� !
Mieux encore, le papa du mari�.
-Je te pr�sente un fan.
-Enchant�. -On s'est d�j� rencontr�s.
90, la gr�ve du port de Dunkerque. -Oui.
-On vous a fait monter sur la grue.
-Ah oui ! -Je t'avais dit qu'il se souvenait.
Je vote plus depuis 83,
depuis que Mitterand a trahi, mais j'ai vot� pour vous.
Vous �tes un vrai rouge. -Merci.
-On avait chant� aussi. -Oui.
-Quittez les machines
Dehors prol�taires
-MARCHEZ ET MARCHEZ
FORMEZ-VOUS POUR LA LUTTE
DRAPEAU DEPLOYE ET LES ARMES CHARGEES
AU PAS CADENCE
POUR L'ASSAUT, AVANCEZ IL FAUT GAGNER LE MONDE
PROLETAIRES
DEBOUT !
-Ton p�re, c'�tait les grues,
mais toi tu veux me faire monter sur la plateforme.
-On peut voir �a comme �a.
-Comment on fait ? Elle est o�, ta plateforme ?
-On va pas faire �a maintenant. -Pourquoi ?
On est tous l�, profitons-en.
Tu me r�p�tes pouvoir concilier tout le monde en 10 minutes.
Allons-y.
-LA COLERE DES MASSES
A LONDRES, A PARIS
BUDAPEST ET BERLIN
PRENEZ LE POUVOIR BATAILLONS, OUVRIERS
PRENEZ VOTRE REVANCHE
BATAILLONS OUVRIERS
LES MEILLEURS DES NOTRES
SONT MORTS DANS LA LUTTE FRAPPES
ASSOMMES, ENCHAINES
DANS LES BAGNES
NOUS NE CRAIGNONS PAS LES TORTURES ET LA MORT
EN AVANT, PROLETAIRES SOYONS PRETS, SOYONS FORTS
EN AVANT PROLETAIRES
SOYONS PRETS, SOYONS FORTS
-Bravo.
-C'est bien.
Oui !
-Tu vois � c�t� de quoi on passe ? Pourquoi tu m'as largu� ?
-Moi, je t'ai largu� ? -Comme une vieille merde.
Depuis, je ne suis que l'ombre de moi-m�me.
Je suis � la d�rive. -D�rive pas trop quand m�me.
-Oh, pardon.
-Il m'a pris au mot, ce vicelard.
-Il est sur la photo, �a vaut bien une r�union.
-Il attendra lundi.
-Et s'il dit demain que t'as pas voulu n�gocier ?
-Je vais pas faire une r�union le jour de notre mariage.
-Notre vrai mariage �tait ce matin dans la chambre.
-C'est pas si mal.
Sauf le titre qui sent la naphtaline.
Pourquoi pas "Pour une f�d�ration populaire" ?
-Tr�s bien. Ca vous va ?
-Y a plus le mot
"�cologie", qui est le ciment de l'union.
-Y a m�me pas le mot "gauche".
-Ca fait longtemps que c'est plus un identifiant
pour le peuple. -A dire que c'est pareil
que la droite... -"Social" ?
"Pour une f�d�ration populaire, sociale et �cologiste".
-Ecologiste et sociale.
-OK.
Reste le gros point noir : l'Europe.
Je vais prendre un caf�.
-C'est quoi, le probl�me ?
Sortir des trait�s, pas de l'Europe. -L'Europe, c'est les trait�s.
-Daniel,
on fait que sortir des d�penses �cologiques
du calcul du d�ficit. -Je pense qu'il faut
abolir le cadre aust�ritaire, mais comme Philippe
a repris 70 % de mon programme,
gardons le bras de fer � l'�cologie. -C'est toi qui bloques.
-Non, c'est le r�el.
-C'est le tic-tac climatique.
Absolument. On a besoin de l'Europe. Faut surtout pas en sortir.
-Personne veut sortir. -OK,
admettons qu'on pousse � 5 % le d�ficit. Que se passe-t-il ?
-Les autres pays nous imitent.
-La grande nation fran�aise qui �claire les peuples europ�ens.
-En moins pompeux, on nous rattrape et on ren�gociera les trait�s.
Pas d'Europe sans la France.
-Dans la vraie vie, on aura une amende pour d�ficit excessif.
-On la paye pas. -Ben oui, pourquoi se faire chier ?
On respecte plus rien. Votre histoire est une aventure
incontr�l�e vers la sortie de l'Europe. Ce sera sans moi.
-L'amende est de combien ?
-Entre 0,2 et 0,5 du PIB, entre 5 et 10 milliards.
-On s'�tripe pour 10 milliards d'amende ? Faut la payer.
On d�sob�it sur les 3 % uniquement sur l'�cologie.
En payant, on reste dans le cadre.
On sort de la logique des trait�s, pas des trait�s.
Michel ?
-Beau doigt d'honneur fait � Bruxelles.
On r�interpr�te les sanctions comme un droit � d�sob�ir. Bravo.
Si le PS n'�tait pas mort, tu aurais �t� un excellent premier secr�taire.
-Champagne ! -Ouais...
-Je me marie quand m�me.
-Bah oui, on est l� pour �a. -Alors, au mariage !
-Il va m'en mettre une, j'esquive, je lui mets un coup au flanc,
le mec tombe. 2 m�tres ! J'ai encore la trace.
-C'est pas ce que m'a dit papa.
-Une bouteille, s'il vous pla�t. Et une caisse pour l'int�rieur.
-Bien s�r. -Merci bien.
Ah !
Vous �tes tr�s belles. -Merci.
-T'�tais o� ?
-Dans un mariage, y a plein de choses � r�gler.
-Quoi ?
-Ah, tu trouves ? -Oui, il est venu me voir
et m'a dit :
"Si j'avais 20 ans de moins, je vous casserai la gueule."
-Vous avez vu la vid�o de Mercier ?
-O� il traite les �lus de tumeurs
ou bien o� il filme le maire � son insu ?
-Quand il d�nonce le caract�re antid�mocratique
du syst�me des 500 signatures.
Vous vous souvenez de mon score � la pr�sidentielle ?
-T'en parles devant chaque micro. 14,8.
-Ce que vous avez peut-�tre oubli�,
c'est le nombre de parrainage. 507. J'ai failli ne pas me pr�senter.
6 millions de citoyens
n'auraient pas �t� repr�sent�s. -D'accord, et alors ?
-La candidature de Mercier
est l�gitime, il faut le dire.
Protestations
-Champagne !
-Il a rechut�.
On devrait
soutenir Mercier. Fini les blagues. -Qu'y a-t-il ?
-Notre t�che est de f�d�rer
le peuple
en r�pondant � la cette seule question :
est-on du c�t� du peuple ou du c�t�
de l'oligarchie ?
-Et c'est notre attitude
qui en serait le r�v�lateur ?
-Oui. -T'es un grand malade.
-Daniel, on s'�coute.
Y a la constituante et la reconnaissance du vote blanc.
-Si 1 000 clampins lisent la plateforme, ce serait bien.
Il faut un acte fort, un appel
� tous nos �lus
pour que Mercier ait 500 signatures car il est l�gitime.
-Je rame peut-�tre dans les sondages,
mais personne du parti de Blum
ne parrainera ce nazi !
-J'aimerais penser comme toi, �a me ferait des vacances.
-C'est facile, je peux t'apprendre.
C'est un nazi et toi, un con de collabo !
-T'as dit quoi ?
*-Collabo ! Une merde de la rue Lauriston.
*-Calmez-vous ! *-Arr�tez !
-Ca va pas, non ? -40 ans
au service des gens pour se faire traiter de nazi
par un bourgeois du 7e, j'ai pass� l'�ge.
-Dis-lui que Daniel va s'excuser.
-Plut�t crever. -Tu veux �tre responsable
de la d�sunion ?
-Ton mariage blanc pour nous niquer � la primaire est d�j� limite,
alors Mercier, jamais !
-Mercier a cocufi� Vidal, faut l'aider
� sauver la face.
-Et que ce nazi soit candidat ?
-On dira � nos �lus que l'appel �tait pour s�curiser Vidal.
Tu me vois filer une signature � Mercier ?
Quand Aurore le ram�ne, tu t'excuses.
Tu devrais aussi t'excuser aupr�s de moi.
C'est tout sauf un mariage blanc.
-Michel. Michel !
Il veut s'excuser.
-Il ferait le tour de la Concorde tout nu que �a ne changerait rien.
Leur union de la gauche n'a aucune chance � la pr�sidentielle.
-Pourquoi ? -Car la r�volution a commenc�.
Aurore, comment L�nine d�finit une situation r�volutionnaire ?
-Quand en haut on peut plus et en bas on veut plus.
-En haut, on ne peut plus apr�s 30 ans de n�olib�ralisme.
Le lien social est disloqu�,
la pr�sidente ne peut plus se repr�senter.
En bas, on ne veut plus.
Les gens d�testent les politiques, ha�ssent les m�dias,
suspectent la police, la justice
et ce qui tient la soci�t� va l�cher :
le consentement � l'autorit�.
-Mais un incident fortuit d�clenche l'avalanche menant � la r�volution.
-Il a d�j� eu lieu. -Comment �a ?
-Le surgissement de Mercier. Des milliers
de gens qui avaient d�croch� de toute implication civique
ont �t� vot� en criant : "D�gagez, on s'en occupe."
Ca ne va pas s'arr�ter. -Si c'est �a, la r�volution.
-C'est l� o� Robespierre nous est utile.
Une r�volution comprend 2 phases :
destruction et reconstruction.
Mercier est la 1re et je serai la seconde.
-Tu veux t'allier � Mercier ? -Moi ? Pas du tout.
-Tu nous as demand� de l'aide pour ses signatures.
-Pour montrer que je suis hors du syst�me.
Que feront les mercieristes ? Ils voteront pour celui
qui a rompu les palabres avec la vieille Gauche
en d�non�ant la diabolisation de Mercier : moi.
-Et s'il a ses 500 signatures ?
-Impossible. Le syst�me qu'il d�nonce existe. L�andra
lui rapportera 150 signatures. Il en manque 350.
Je vois le chemin qui m�ne � la prise du pouvoir.
Le plus dur sera l'apr�s.
Je ne suis pas inquiet, mais je dois rester concentr�.
-Et m�me si Philippe maintient la primaire, il sera coinc�.
Quand t'auras siphonn� Mercier, le vote utile sera pour toi,
tu siphonneras l'ancienne Gauche, ils feront � peine 5 %.
-Aurore, la r�volution a commenc�.
C'est le seul moment o� les r�volutionnaires ont un r�le.
-Michel, attends !
-Philippe !
Ton p�re les a crois�s y a 5 minutes sur le parking.
-Michel ! -Salut, Philippe.
Beau mariage.
-Quand t'as le poids
d'un pays sur les �paules, tu dors en 30 secondes
et maintenant que tu vas en �tre lib�r�e, tu fermes pas l'oeil.
Attends.
Probl�me, solution.
-Je suis pr�sidente. -Je sais.
Tu dois dormir pour la France.
T'inqui�te, elle est tr�s l�g�re.
Production d'un ancien camarade de Normal Sup.
Organique, sans OGM.
Un vrai vin bio. Tu tires 2 lattes,
tu dors. -T'as amen� �a ici ?
-Eh ouais.
D'ailleurs, le service de s�curit�, assez l�ger.
Y a pas d'�ge
pour commencer. Moi, j'avais 25 ans.
Je devais rendre un article. J'arrivais � rien,
j'�tais angoiss�.
J'ai err� dans les rues de Paris, j'ai atterri dans un rade,
j'ai sympathis� avec le barman.
Il m'a fait fumer mon 1er joint. Ca m'a retir�
toutes mes angoisses. Puis j'ai �crit toute la nuit.
La qualit� de l'article �tait assez relative.
A �viter avant un meeting.
Mais �a rend service.
-Ca, �a rend service. *-Calmez-vous !
*-Une merde de la rue Lauriton !
*---
-Vous me connaissez, je suis une progressiste.
Je ne place rien au-dessus de l'imp�ratif de justice.
Or le ch�mage, m�me s'il a baiss�, reste trop important.
C'est injuste. Le pouvoir d'achat, m�me s'il commence � remonter,
est trop faible pour bien des Fran�ais
qui pourtant travaillent dur. C'est injuste.
L'�ducation, qui devrait �tre le 1er levier
d'�mancipation, reproduit trop les in�galit�s de naissance.
C'est injuste.
Chers compatriotes, c'est pour corriger
ces in�galit�s, ces d�chirures dans le pacte r�publicain
que j'ai d�cid� d'�tre candidate au renouvellement de mon mandat.
Vous avez d�j� entendu cette profession de foi,
la redistribution, c'est maintenant,
mais trop souvent cette promesse se fracassait
sur le mur du manque de marge de manoeuvre financi�re.
2 mandats pour 2 phases d'action.
D'abord, assainir
pour ensuite redistribuer dans la justice.
Reste � relever le d�fi majeur de notre �poque : l'�cologie.
La sauvegarde de la biodiversit�, et au fond, de l'humanit�.
Hugo avait eu ce beau mot :
"Quand la France rencontre une id�e,
"ensemble, elles font le tour du monde."
J'en fais mon projet.
Si vous me faites � nouveau confiance,
la France s'affranchira de la r�gle des 3 %
en ce qui concerne les investissements �cologiques.
Je voudrais vous dire un dernier mot
au sujet de notre bien le plus cher : la d�mocratie.
*Certains la croient factice et parlent de dictature
*en �voquant notre R�publique.
Que le d�bat ait lieu. Menons-le en toute transparence.
Aux yeux de tous dans le cadre du processus �lectoral.
Je m'adresse solennellement � tous les �lus de la nation
afin qu'ils fassent en sorte de permettre la candidature
de M. Christophe Mercier,
pour ne pas le nommer. Car non,
en France, il n'y a pas de d�bat interdit.
Il n'y a pas de syst�me visant
*� �touffer le d�bat d'id�es.
Il y a des visions du monde qui s'expriment
et sont tranch�es par le peuple.
-Combiner continuit� et disruption, chapeau,
mais le coup de bluff
sur Mercier, c'est formidable. -Y a aucun bluff.
Je veux qu'il ait ses parrainages, occupez-vous-en.
Il va agir comme un double siphon des extr�mes.
Il concurrencera Chalon et Vidal.
Ils apprendront qu'il y a toujours plus anti-syst�me que soi.
-C'est le retour du casse-noix.
Je suis entre Vidal et Am�lie.
Ils vont me broyer et se partager les miettes.
-On doit juste installer une autre lecture de la situation.
T'es le point d'�quilibre de la Gauche.
-Tu sais, c'est pas le r�ve de ma vie.
Je suis d'abord un militant.
J'ai men� le combat de l'union, je l'ai perdu.
Faut accepter, mais y a une chose que je m'interdis :
ajouter de la division � la division.
J'ai toujours pr�n� l'union.
Ma coh�rence, mon identit� passent avant mon ego.
Un jour, �a paiera.
-Le proph�te maudit de l'union. -Y a pire destin.
-Ca me rappelle quelqu'un : Trotski.
Lui aussi faisait passer sa coh�rence avant tout.
Il s'est fait piquer le pouvoir et a fini
avec un piolet dans le cr�ne.
On parle de 6 ans de travers�e du d�sert.
Le long terme, �a n'existe plus.
Si t'y vas pas maintenant, on va t'enterrer.
Tu seras juste un has been.
Sous-titrage : HIVENTY
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