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un Macropus Film, Phoenix MIT production avec ZDF, MTV
Producteur:. Co-producteur:.
La R�volte de Job
Livret:.
Acteurs:.
D�cors:.
Son:.
jdition:.
- Regardez-ce gros, l�-bas, Ros! - Les gros sont toujours paresseux!
Musique:.
Experrts:.
lmage:.
Metteurs en sc�ne:.
- Lequel choisissez-vous?
- Peut-�tre celui-l�, l�-bas.
- Et ceux-ci, qu'est-ce que vous en dites ?
- Je vous les recommande Monsieur Job.
De toute fa�on, je risque ma place.
- Et l�, ce petit blond peut-�tre?
- Il est venu l'ann�e derni�re dans notre orphelinat.
Son p�re, sa m�re avaient la tuberculose.
- Pour ces deux beaux taurillons monsieur l'avocat.
- Ne soyez pas si difficile, Madame !
De toute fa�on je dois dater le contrat d'adoption au moins
cinq ans en arri�re, en 1938
- Cet enfant n'�tait m�me pas n� alors.
- Un juif ne peut pas adopter un enfant de nos jours.
Et surrtout pas un chr�tien, Ma^itre.
- Et pourrtant c'est ce qu'il me faut.
Un chr�tien. A qui je peux l�guer tout mes biens.
- Moi, s'il vous pla�t !
- C'est un chien enrag�, il va vous mordre! Que l'Eternel nous en pr�serrve !
- Ne vous en m�lez pas, Rosa. - Quel bon oeil, Monsieur Job !
ll est bien un peu sauvage, mais pour ce qui est des b�tes, il s'y conna^it.
- Il est un peu p�lot.
- Alors on le prend, Monsieur le Directeur.
- L'avocat va �tablir les papiers.
L'acte de bapt�me, qu'on le joigne, je vous prie.
- Reste tranquille !
- L�chez-moi !
- Il est sauvage !
- On va faire les papiers pour les taurillons.
On boira un coup pour f�ter � la Couronne.
- S'il lui arrive du mal c'est vous qui �tes responsable !
- L�chez-moi ! O� m'emmenez-vous ?
Je n'veux pas !
- H� ! Toi !
- Quel descendent. Vous l'avez bien choisi, Job.
- On ne choisit pas ses descendants. C'est l'Eternel, qui les donne.
Viens ici, si tu n'as pas de ma^itre. Multiplions-nous.
C'est le jour pour se multiplier.
- Moi, j'en ai assez.
Ou le chien, ou l'enfant ou moi !
- L'enfant. Le chien apparrtient � l'enfant.
- Vous avez perdu la t�te ! C'est un petit animal sauvage.
- Lorsqu'on l'a achet�, je l'ai tout de suite remarqu�.
L'Eternel a mis en les �tincelles des deux petits taurillons,
pour nous donner un signe. Pour qu'on le reconnaisse!
- La vieille vache aurait suffit.
Le directeur l'aurait aussi donn� pour la vieille vache.
- Pour la vieille vache?
- Si c'avait �t� ses �tincelles � elle qui auraient jailli en lui,
- Tu entends la vieille femme ? Elle veut avoir plus d'esprit que l'Eternel!
Vous l'auriez eu pour un mouton aussi.
Pourquoi ne dites vous pas pour une oie !
Allez ! Saute !
Ah, toi! Marche sur tes pattes � toi !
Allez !
Et toi, va-t-en avec les moutons !
Avant vous criiez > et maintenant voil� ce que vous faites.
L� o� le Seigneur donne des enfants, il donne aussi des soucis.
Tu m'entends, si dans le village on te demande de qui tu es
dis que tu es de Oncle Job, qui t'a achet� pour deux beaux taurillons.
Ensuite tu ajoutes tout de suite :. mais je ne suis pas juif.
- C'est ce que vous lui enseignez ? - Oui, c'est cela.
Apporrte le crochet ! Vite !
Pousse les vers la gauche, vers la gauche !
Laisse faire le chien !
Arr�te ! Arr�te-toi, Sainte Marie ! Arr�te !
- Ils courent vers le terrain d'inondation.
- Arr�te !
Nous n'allons pas �tre de retour pour le sabbat !
- Ilka, o� est Jani ?
- M�re Rosa ! Il a voulu m'attraper aux nichons.
- Seulement pour regarder.
- Toi, si tu touches encore une fois � la fille, je te fiche dehors.
- Un enfant, il faut l'enfanter chaque jour, votre corps ne le sait que trop bien, Rosa.
- Attends ! Arr�te-toi ! - L�chez-moi !
- Jani ! Attrape-le !
- Qu'est-ce qu'il y a ? Il te faut de l'eau ?
- L�chez-moi !
- Tu es tout mouill�.
- Alors, Lack�, tu habiteras ici chez nous.
Toi aussi, et ton chien aussi. Vous serez bien ici, tu verras.
Voil� :. Ia maison.
L� c'est la Maman et moi, c'est le Papa.
Du bon lait sucr� tu es s�rement affam�.
- Je n'en veux pas.
- C'est bien dommage, Lack�. Il y avait du lait, il n'y en a plus
- Ne pleurez plus ! C'est pas bon �a pour moi.
- Tu seras mieux avec moi ,� l'�table et ton chien aussi
l� vous-vous habituerez � la maison.
- Je viens pas
- Pourquoi ?
- Parce que j'ai peur.
- N'aie pas peur.
- Le sabbat est arriv� il faut allumer des bougies pour Dieu.
- C'est qui ?
C'est, c'est... allons, viens.
Le samedi Dieu est enferm� dans l'�glise juive,
parce que c'est le sabbat.
Qu'est-ce que tu es lourd !
Dimanche c'est dans l'�glise protestante,
parce que c'est la Sainte-C�ne.
- Mais �a, dis-le � personne. - Pourquoi ?
- Allons, il faut donner � manger aux b�tes.
- Oust ! Mange. On va le lib�rer.
- Bon, mais qui ? - Eh ben ! Le bon Dieu !
- Bon, mais pourquoi ?
Si tu veux, moi je vais manger cette fleur.
- Si tu veux, je vais la go�ter
Mais moi, je vais manger aussi cette fourmi.
- Elle t'en donnera, la maman Rosa de manger des fourmis.
- Sucre d'orge, �pices, clous, limes !
- Toute notre vie s'est pass�e � lutter pour avoir une descendance, un h�ritier.
Tu connais les sept tombes dans le cimeti�re.
Cette femme a accouch� sept fois et a enterr� sept fois.
- �a suffit !
C'est ce que tu dis au Tout-Puissant ? Nous ne discutons plus !
- Non. C'en �tait vraiment assez. Nous n'avons plus rien � attendre.
Nous avons tout fait, Mendele.
Pourquoi l'Eternel a-t-il laiss� mes sept enfants en Egypte ?
- Laisse-moi continuer mon chemin.
Je n'�coute pas ce que tu dis, blasph�mateur !
- Ne fais pas le rus�, Job !
- Me suis-je rousp�t� ? Nous avons �lev� des poulets, des oies, des moutons.
Mais je voudrais �lever un homme pour l'Eternel, au moins un.
Jusque-l� je ne veux pas mourir ! Mais il est possible que ce soit d�j� trop tard.
- Car l'ange de la morrt est descendu sur le peuple d'lsra�l.
Un esclavage plus dure que celui de Babylone
- Ne nous interrompez-pas, Rosa
Le colporrteur polonais l'a bien dit :.
Hitler apporrte une plus grande menace sur nous, que ce qu'avait connu Daniel.
Nous n'avons plus de temps.
Et si le Cr�ateur me demande :. es-tu accompli ?
C'est toi qui veut r�pondre � ma place, Mendele ?
Alors moi je dirai :. tu ne m'as pas donn� de post�rit�,
alors je me la suis procur�, afin de m'accomplir.
- Mais tu t'es procur� un enfant goy.
- Et si c'est le Messie ?
Tout gar�on peut �tre Messie, qu'il soit juif ou qu'il soit goy.
- Tu aurais mieux fait de prendre un de ses quinze enfants.
Tous sont des gar�ons.
- Un loucheur ? C'est � Braun que l'eternel les a donn�s.
A moi, il m'a donn� des taurillons et j'en ai achet� un petit homme.
- Oui, oui, mais incirconcis.
- Mais ce petit morceau de peau, qu'est-ce que �a peut compter pour le Cr�ateur ?
ll le circoncira, s'il le veut.
Si Isra�l surrvit.
Je suis incapable de mourir sans descendant, sans h�ritier.
- Ta volont� l'a donn�, ta volont� l'a pris,
Pourquoi ne m'as-tu pas laiss� Ia chance de les �lever.
En quoi ont p�ch� mes petits agneaux ;
De qui parlez-vous, Job?
Donne � sa vie leur vie � eux.
Pour tous les m�rites de ces petits saints
fais qu'il vive dans le bonheur, donne qu'il nous surrvive, Eternel.
- De qui parlez-vous Job, des deux taurillons ?
- Que toutes les �tincelles de vie jaillissent en lui
afin qu'il croisse jusqu'au firmament.
Rens plus noble le soumis, apprivoise le sauvage.
Sois toi mon compagnon, mon Dieu.
- Dorka!
- L'enfant ?
- Le soir il va dans les roseaux. Je le ram�ne avec Ilka.
ll est furieux comme un chien enrag�. Je l'enferme ici dans l'�table des moutons.
ll �tait l�.
- Imb�cile, esp�ce d'abruti !
- Vous avez pass� l'aube avec les morrts, vous n'en finissiez plus avec vos pri�res,
c'est en vain que je vous appelais sans cesse.
- Vous l'appelez en vain, il s'est noy� dans le mar�cage.
- Le soir il va dans les roseaux je le ram�ne avec Ilka.
- Le prix de deux taurillons. Le diable t'emporrte !
Je vais d�duire le gosse de ton salaire.
- Peut-�tre la rivi�re l'a emporrt�.
- Sorrtez de ce mar�cage, Rosa. Sorrtez ma ch�rie.
- Quelle t�m�rit� que notre joie. Trop h�tive, h�las !
- Lack�!
- Allez, sorrtez Rosalie ! - Un silure l'aura d�vor�, le petit.
- Vous vous lamentez apr�s votre h�ritier, tout � l'heure vous ne pleuriez que vos taurillons.
- Lack�!
- C'est �a. C'est bien �a. La post�rit� des taurillons.
- Esp�ce de vieille femme avare !
Si j'�tais le Cr�ateurj'enverrais Ia peste sur votre troupeau!
- Laissez-moi, ne me touchez pas ! Je pr�f�re me noyer.
- Soyez heureuse ! L'un des taurillons avait une taie sur un ooeil.
- C'est d�j� quelque chose. Vous vous �tiez bien gard� de le dire jusqu'� pr�sent.
- Lack�!
- Vieux tricheur! Escroc! Maintenant on l'a �cop�, hein!
On veut fourrer son nez parrtout. Tu entres dans le marais.
- La patience du Tout-Puissant ne suffit pas pour vous,
vieille femme radoteuse.
- Regardez dans le livre, dans la thora de Mo'Ise,
le jour de la F�te de l'Expiation.
M�me si vous avez p�ch� envers l'autre, maintenant pardonnez-vous les uns aux autres
et l'Eternel vous pardonnera,
car on a besoin du pardon de l'autre.
Maintenant j'en arrive � la le�on
Lorsque le Tout-Puissant remit Ies tables de pierre � Mo'Ise
il dit qu'en plus des dix commandements
il y en a un qui pr�c�de tous les autres :.
prends garde � toi Mo'Ise.
Moi je vous dis que pour l'incendie universel,
nous sommes tous responsables, tous les hommes, toi, et toi et moi
Gare � celui qui attise la dissension dans notre grand p�ril.
Tu es le seul compagnon de l'Eternel.
Le regard du monde est sur toi comme si tu te regardais dans un miroir.
''ta m�re t'embrasse affectueusement... ton fr�re te salue aussi.''
- jcrivez ici de votre propre main � votre petit-fils. - Mais je ne connais pas les lettres.
- Alors mettez un romarin ici, ou une tulipe.
- Bon, que vous fassiez cela gratuitement,
mais que vous donniez aussi le timbre-poste.
- Teri, votre mari est tomb� o� voulez-vous �crire ?
- Alors o� est-il maintenant, Monsieur Job ? - Nulle parrt ?
- �a non Teri. Il est dans l'au-del�.
- Alors, l�-bas, peut-�tre. - Venez demain au magasin.
- Mais je peux esp�rer ? Je peux tout faire pour lui.
- Alors il y a de l'espoir.
- Mon homme est si malingre qu'il va s�rement p�rir au front.
Ecrivez cela.
- Personne n'a une seule bonne nouvelle !
- Vous avez une autorisation pour �a ? - J'�cris seulement des lettres.
Pourquoi faudrait-il une permission pour �a?
- N'aie pas peur d'eux
- Je veux rentrer � la maison. - Il veut rentrer � la maison.
- A l'aube, nous serons � la maison.
- Frappons les juifs � la matraque !
''Un rabbin, deux rabbins il a crev� le grand rabbin..'.''
- Fiche-nous la paix.
nous avons pris nos billets et pour cette foire et pour ce pays.
'' Vive Sz�lasi et Hitler frappons les juifs � la matr�que!''
- Le clerc est une puce,
moins encore devant le Cr�ateur.
Viens-ici! Tu vois il fait du mal.
- C'est un mauvais homme ? - No, mais il fait du mal.
- Mais s'ils sont coll�s il faut de l'eau froide
- Et pourrtant ils font ce que Dieu leur a ordonn�.
- Dieu, o� il est ?
- Dieu est parrtout. Dans l'acte de l'amour, l� o� broutent les moutons-
ll �claire comme le ver luisant le soir.
- Dans la grenouille aussi ? - Dans la grenouille aussi. Elle coasse joliment.
- Nous allons les �couter au bord du fleuve, d'accord ?
- Qu'est-ce que tu fais ? Tu as perdu la t�te ?
- Je cherche le Dieu.
- Alors toi tu es avec Dieu comme moi je suis avec Ilka.
- Mais Ilka, on peut la voir.
- Un grand mal m'est arriv�. Un tr�s grand mal.
- Tu es malade ?
Qui est-ce que tu vois ici ?
Peut-�tre le Dieu ?
- Fichtre ! Moi j'y vois Ilka. - Mais elle n'est pas l�.
- Moi je la vois l�. Et si je l�ve la t�te alors je la vois l�-haut.
- Mais il n'y a pas un seul nuage
qui a la forme d'un homme.
- J'ai mal dans la poitrine...
Mon os, ici devant, se brise.
- Tu tousses aussi ?
- Non.
- Tu as de la chance alors ce n'est la tuberculose.
- Cette Ilka... c'est une fille...
- Mais comment? - Comme les autres, mais... pourrtant...
m�me le soleil ne change pas son teint.
Elle a laiss� tomber par hasard
son petit fr�re dans le puits.
c'est pourquoi elle aime tant les enfants du village.
Je pourrais crier. C'est ma maladie.
Je suis devenu fou j'ai perdu la f�te.
- Tu es comme le b�lier.
- Lorsque la femelle s'arr�te, il ne peut plus se retenir, il se lance dessus.
- C'est possible.
- Pourquoi tu ne fais pas un enfant � Ilka ?
- Tu sais comment t'y prendre, c'est pas difficile.
Tu n'as qu'� faire comme le coq, ou l'�talon.
Regard !
- Tu ne vois pas, qu'il joue seulement.
- Cette danse, je l'ai apporrt� du front pour cette fille.
- Qu'est-ce que c'est ?
- Le front ? Une chasse.
Les hommes se tirent dessus. Mais pas parce qu'ils sont f�ch�s...
parce que �a pla^it aux officiers. Comme �a, tu vois ?
- Dorka!
Tu vois Dorka, dans cette danse aussi il y a le Dieu.
�a c'est aussi une pri�re.
C'est pour �a qu'il ne peut plus s'arr�ter. Il est comme Papa.
- Pendant que le troupeau se repose, je m'en vais un peu avec Dorka.
- Vas-y. Puis rentre � la maison chez Maman.
On va se faire gronder si tu fl�nes trop.
O� l'emm�nes-tu, dis ?
- Vous allez voir !
- Le Papa, qu'est-ce qu'il va �tre heureux.
Tu as eu de la chance
- Regarde l�-bas ! En voil� une toute grosse
- Fais attention !
- Attrapons-la !
- Le Papa, qu'est-ce qu'il va �tre heureux.
Attention, doucement !
- Ils doivent chercher le d�serrteur polonais.
- Et c'est quoi �a ? Un homme aquatique ?
- Non, un soldat fugitif.
Le Pasteur lui donne a manger, et ton p�re. A dit maman
- Tu vois, Dorka, on peut avoir honte, comme ces chiens l�-bas sont d�goutants.
- Vous n'avez pas vu un homme par ici?
- Un homme? Moi jamais.
- Je dois aller faire mes besoins.
- Laisse-mois !
- Qui c'est?
- Peut-�tre le front.
N'aie pas peur !
Si tu veuxje mange la fleur, Ia fourmi, et m�me le frelon.
- Le cirque est arriv� !
- Vous allez voir des merrveilles des miracles!
Venez nombreux ! Dans le taverne de Monsieur Berger!
Pour les adultes cinq �pis de mais, ou cinq ooeufs.
Pour les enfants trois �pis de mais ou deux ooeufs.
Vous verrez des merrveilles !
lllusion and cin�ma!
- Lequel est le gar�on?
- Tous les deux sont des gar�ons...
ou bien, toutes les deux sont des filles.
lllusion et cin�ma dans Ie taverne de Monsieur Berger !
Vous verrez des merrveilles, des miracles !
lllusion et cin�ma !
''L'en-fant con-ge-l�.''
- Ils vont congeler un petit enfant dans le taverne?
- Ils ne congeleront personne.
- Bon soir.
- O� est notre place?
Nous avons apporrt� dix �pis de plus. Nous voulons une bonne place.
- Naturellement.
Nous vous attendions, Madame. - Nous?
- Bien s�r. Le cin�ma c'est pour tout le monde.
- Un peu de patience, Ie miracle commence tout de suite!
- Mais o� est l'enfant congel�? - Attends et regarde !
- Lumi�re ! Pourquoi est -ce que c'est si sombre ?
- Reste tranquille, on va encore avoir des ennuis.
- Je ne vois plus rien.
Mais qu'est-ce que c'est?
- Une sorrte de petite motocyclette... Je crois.
- C'est �a l'illusion?
- Tais-toi !
- Dis, toi, c'est �a l'illusion?
- Oui, c'est �a.
- On lui a coup� la t�te,comme dans les roseaux au d�serrteur polonais.
- N'ayez pas peur. L'arrt n'est pas dangereux pour les bons gens,
il frappe seulement les mauvais.
- Ils sont fous ceux-ci il neige en plein �t� ?'!
- Public tr�s honor� !
C'est une vilaine chose l� que vous riez.
- Tout le monde a de la peine, public tr�s honor�...
L'orphelin embrasse fid�lement Ia croix de la tombe de sa m�re.
- O� est-ce qu'il s'est cach� ?!
- Vous feriez mieux de montrer des choses gaies !
- N'ayez pas peur ! C'est seulement une illusion
L'enfant congel�.
- Quelle b�tise !
ils font pleurer les gens, et il faut payer pour �a !
- Vous troublez l'ordre public!
Silence !
Lumi�re !
- C'est seulement du cin� !
- Vous n'�tes pas des juifs, vous ?
Esp�ce de charlatans,
votre leur place serait dans la prison !
Je vous ai compl�tement oubli�es.
Pauvre Papa, qu'il ait un peu de joie au moins ce soir
llka !
Dorka !
A la fin ils vont s'�touffer.
ll �trangle cette fille.
Si tu ne peux pas, pourquoi le fais-tu ?
lls sont rest�s coll�s.
Blanche, ils sont rest�s coll�s
lls sont comme les chiens � la foire. �a leur fait mal.
Bon, gr�ce � Dieu, �a a r�ussi.
- Viens ici, que je t'assomme !
- Tu aurais mieux fait de rester comme �a, si tu ne sais pas t'y prendre !
- Je te mets en pi�ces, o� es-tu ?
- Le gar�on gitan et le forain du cirque pouvait le faire mieux.
- Tu aurais d� regarder le coq !
- Ils vont se r�veiller !
- Comment est-ce qu'elles sont venues ici ?
- Moi je les ai seulement s�par�s avec de l'eau froide !
lls pourraient �tre reconnaissants.
- Tu as mal agi,
je te l'ai dit, on ne peut pas �teindre l'amour avec de l'eau.
Regardez comme vous l'avez troubl� avec ce cin�ma.
Je vous ai dit que c'�tait un sacril�ge.
- Couvre-toi!
- Ne vous lamentez pas, Rosa!
- Ne les tuez pas dans la cuisine !
- J'avais seulement peur de l'illusion, c'est pourquoi je me suis r�fugi�e chez Jani.
- Papa, regardez comme elles sont belles, elles sont toutes pour vous.
- Regardez, Maman. - N'apporrte pas �a ici ! Emm�ne-la !
- Regardez, Papa.
- Petit farceur !
- Et toi, tresse tes cheveux, ind�cente!
Papa, cette fille en est au quatri�me mois.
Alors, halleluja,
nous nous multiplions.
L'Eternel me demande chaque matin, si j'avais �t� Job,
si j'avais travaill� pour lui
si je l'aidais � sauver le monde, tu as compris ?
- C'est seulement le mauvais berger qui courrt, les chiens aussi courent.
- Vole ! Vole !
- Qu'est-ce qu'il y a ? Tu es devenu fou ?
- J'ai vu le Dieu. - O� ?
- L�-bas ! - N'aie pas peur,
c'est seulement G�nter Ie moine mendiant.
- Dieu soit lou�, Oncle Job.
- Tu as fait peur � l'enfant.
- Pauvre petit oiseau, son aile s'est cass�.
ll fait son nid l�-bas.
- Viens !
- Qu'est-ce que tu fais l�, hein ? - Je tire mon �ne.
- Pourquoi ce n'est pas lui qui te tire ?
- Lui, il me tire, et moi, je le tire
- Nous bergers nous estimons, que dans l'�non aussi se trouve le Dieu.
- �a c'est San Francesco qui l'a dit, tu ne fais que l'imiter.
- Non, non. C'est notre grand berger qui l'a dit le premier.
Ne bats pas les agneaux de Dieu, toi
- Je suis en difficult�
- �a passera.
- Je veux tout donner � ce petit gosse go'I.
M�me ce que je ne sais pas. Mais le temps presse pour moi.
J'ai entendu. quelque chose dans votre �glise
ll y avait un petit agneau dedans.
- L'agneau de Dieu, qui enl�ve Ies p�ch�s du monde.
- Mais ne lui enseigne pas autre chose, rien de plus.
- Il n'y a pas davantage, c'est tout.
- Bon !
Tu auras autant de pommes de terre que tu pourras en prendre avec ton �ne.
- L'enfant ? - Il �tait ici.
G�nter lui tient une instruction religieuse,
et vous Rosa vous vous occupez de l'argent ici
- Cette brosse � r�curer aussi.
- Cela aussi � cr�dit. Oui
- Et moi, c'est pour �a que je paie les patates ?
Le coq est toujours l� dans la cour.
- Je sais que ce n'est pas permis, mais mois je regarde quand m�me le coq.
- Allez, viens-ici mon petit.
Assieds-toi ici. Fais attention.
Maintenant dis le petit agneau, G�nter
- Agneau de Dieu, qui enl�ve les p�ch�s du monde
aie piti� de nous.
Mais o� est-il ? R�v�le-nous cela. Ensuite tu peux t'en aller.
- C'est toi le berger. - Alors il n'y a pas de patates.
- Je vais t'enseigner � faire un nooeud. G�nter en sait au moins une dizaine.
Si Dieu le veut tu en profiteras dans'la vie.
Tu vois, c'est vrai.
Nous nous sommes embrouill�s dans la discussion.
Si tu pries par le travail, Ie Cr�ateur et l'enfant aussi comprendra.
- Alors, fais bien attention.
Adam, Eve. Deux belles prunes.
- Il mange du miel.
- l'Eternel soit lou� il a lib�r� le grain de la ierre,
le petit agneau de sa m�re, Isra�l de la serrvitude.
- Papa, c'est vous ?
Dis, ce n'est pas Papa le Dieu ?
Pourquoi abandonnerais-tu mon fils unique dans la serrvitude d'Egypte.
Accompagne-le, Iorsque mous ne serons plus.
- Papa, tu n'as pas soif ?
Le Papa a perdu l'esprit, ou bien il est tomb� amoureux.
Tu vois Dorka, Jani comme il sait bien le faire d�j�.
Jani! Le Papa a perdu l'esprit...
- Fiche le camp d'ici. Tu entends?
- Dans la tente.
Si vous faites �a si souvent
VOUS en aUreZ aSSeZ pour remplir un orphelinat.
- Va-t-en !
- Je le dirai � Maman que tu as mang� les fourmis!
- Tu ne peux pas dormir ? Tu as fais un mauvais r�ve, mon petit ?
- Mais pourquoi font-ils tous autrement ?
Le taureau, l'�talon, ils le font une fois, et puis c'est fini
- Tu �pites de nouveau.
Le Papa sera f�ch� demain.
L'homme n'est pas un taureau.
Dans l'assiette de chaque homme il y a une autre fleur.
D'ailleurs Ilka et Jani ont �t� mari�es par le pasteur.
llka est la femme de Jani l�gitimement.
- Halleluja, comme tu as envoy� la pluie,
fais grandir ce petit bonhomme.
Halleluja, comme tu as envoy� Ia pluie cette nuit,
ainsi fais grandir ce petit bonhomme.
- Papa est l�-dehors dans la tente, il sera tout tremp� !
- Heureusement qu'on a dress� cette ann�e la tente vers la fen�tre.
Ne sors pas dans la pluie !
- Ce petit bonhomme !
Papa !
- Le mien ! Halleluja !
Mange, petit bonhomme! Adoucis de miel toute ta vie.
Hallelujah!
Tu as envoy� la pluie en r�ponse � ma pri�re
- Venez dans la maison, Papa, Ie petit va prendre froid !
- Moi, je reste avec Papa !
- Ne vous d�rangez pas, Rosa !
- L'enfant va prendre froid, vieil homme !
- Jom kipur, tu as apporrt� la joie ! La promesse de l'Eternel.
- J'�touffe, Maman.
- Ca va bien, mon petit..
- Je te transporrte dans mon lit, mon petit mignon,
Jani arrive bient�t avec le docteur Klein.
Couchez le dans mon lit, Rosa.
- Vite, on va te coucher dans le lit de Papa,
Aide-mois, Ilka.
Jani arrive bient�t avec le docteur Klein.
Lui, il aidera au bon Dieu
Essaie de boire...
�a ne fait rien
Allons, essaie de boire un tout petit peu
- Je vais faire une soupe � l'oignon. Peut-�tre �a l'aidera.
- Vite, vite mon petit..
- C'est moi qui l'ai tu�, lors de la f�te des tabernacles dans la pluie
- Non ce n'est pas un refroidissement. C'est la dipht�rie.
- Le deuxi�me et le cinqui�me sont aussi morrts de la dipht�rie.
On va enterr� le huiti�me aussi.
- Ne p�che pas par manque d'esp�rance !
- Ne nous le reprends pas, Eternel nous n'avons plus le temps.
- Ce seul, cet unique... ne le reprends pas !
Ce seul, cet unique... ne le reprends pas !
Je ne suis pas Abraham, je suis seulement un pauvre berger du village.
Envoi sur moi l'ange de feu, Cr�ateur... mais celui-ci, je ne le donnerai pas !
- Il marche sans cesse.
- Le Docteur Klein est parrti � la ville. - T�l�phonez pour l'ambulance.
- Il n'y a pas de t�l�phone jusqu'au matin.
- Prenez l'enfant !
- Asseyez-vous sur la chaise !
Du p�trole !
- Vous voulez p�n�trer dans sa gorge avec du p�trole ? Vous allez le tuer avec �a.
- Pr�pare de la camomille !
- Tenez lui la t�te !
L'Eternel n'a pas demand� � Abraham de sacrifier son fils...
maintenant vous le faites, vous-m�me
Dorka !
N'aye pas peur. Je suis l�.
- Les vilaines grenouilles. - �a tu l'as seulement r�v�.
- Il n'y pas de laide cr�ature sur la terre.
- Tu te souviens des jolies grenouilles que tu as apporrt� pour ton Papa ?
- Entrez par ici, Mendele.
- Comment �a va chez vous, M�re Rosa?
- L'Eternel m'a visit� dans ma vieillesse comme il a fait
avec Hanna, la m�re de Samuel.
Gr�ce soit rendue au Cr�ateur. Je m'en r�jouis de tout cooeur.
- Soyez les bienvenus, chers h�tes.
- Kati!
- Je t'ai apporrt� un g�teau aux pommes, Lack�.
- Vous avez un fils beau et intelligent, Vous n'aurez pas de soucis avec lui.
- Que l'Eternel soit b�ni.
- Nous allons enterrer �a ensemble...
ll n'y a que toi qui le sauras, m�me pas Jani ou Ilka
Regarde !
Pour le prix de cette montre en or tu t'ach�teras une maison enti�re.
Tu y vivras
avec tes fils, avec ta femme.
Avec ces bagues-l�,
tu t'ach�teras de la science des livres.
A Papa, pas un mot de cela,, tu sais, il en veut aux livres
il dit que c'est fait pour abimer les yeux.
pour lui il n'y a que la pri�re et les moutons. - A Dorka non plus ?
- A personne. Alors, sois sage, quand tu resteras seul.
Si on te demande pas un mot � personne !
- Mais moi je ne veux pas rester seul.
- Tous les enfants restent seuls une fois ou l'autre...
Les parents s'en vont.
- O� ?
- Loin. Tr�s loin.
Tu vois cette bague, cette belle bague � rubis ?
C'est le grand Kossuth qui l'a donn� � ton grand-p�re, cette belle bague-l�...
Car c'est le rabbin qui a soign� Kossuth.
Allons, qui est-ce que tu aime mieux ? Papa ou Maman ?
- Maman ! - C'est Maman que tu aimes davantage ?
- Regarde Papa, il nous �coute derri�re la porrte.
- Pourquoi raconter ces b�tises � l'enfant ?
D'ailleurs cette bague c'est mon arri�re-grand p�re
qui l'a re�ue de Kossuth, pas la v�tre.
Tu vois ce d� ? �a c'est moi qui te le laisse,
le cordonnier tu l'as vu sur son doigt'� la foire.
Cela relie Dieu avec le monde...
- C'est ton h�ritage ! - Sorrtez Rosa !
Qui est-ce que tu aimes davantage, Maman ou Papa ?
- Papa
- Avant tu as dis autrement.
- C'est la Maman que j'aime davantage, c'est le Papa aussi que j'aime davantage
Nous sommes trois.
Petit ganniv
- C'est vous qu'on cherche, vieil homme...
Les voisins
- On raconte que tu es morrt.
- Tu as mouru ?
- C'est possible. Carj'ai eu la dipht�rie.
- Je ne retourne pas au front. Qu'est-ce qu'il adviendra � ceux-ci ?
Parfois l'Eternel et l'homme c'est trop peu encore.
- Le notaire issue des cerrtificats pour Ies paysans.
ensuite il parrtage l'argent avec le gendarme et le pr�fet.
- Voil� cette montre. Donne-la au notaire.
Ach�te ta vie.
Allez, parrtez mes enfants !
- Ce sont les miens.
- Nous allons les enterrer. Mais ne le dis � personne
- Vieux b�te. Vous d�pouillez votre seul et unique h�ritier.
Allez va-t-en d'ici. Cette maladie est contagieuse
- Contagieuse ?
- Oui. Contagieuse, mon petit
Papa
- Dans l'autre monde le R�dempteur ne va pas demander :. si j'�tais Mo'Ise,
mais si j'�tais Job ?
ll va te demander si tu �tais Lack�
Et si une fois tu restes de nouveau seul...
- Je ne veux pas rester seul. Je l'ai d�j� dit Maman.
Si restais seul coupes une baguette'd'osier
et frappes une borne kilom�trique jusqu'� ce que le mal passe
Jusqu'� ce que le Sauveur arrive,
parce que il sera ton compagnon
- Mais je n'ai pas besoin de �a !
- Homme, animal plante sentent la m�me chose
c'est seulement � la borne kilom�trique qui ne ressent pas,
bats-la avec ta baguette d'osier, jusqu'� ce que la baguette s'use.
Je te laisse ce couteau de poche.
Quand tu sauras r�fl�chir quand tu en auras besoin!,
alors il sera toujours avec toi.
- J'ai peur Papa.
- N'aie pas peur, un jour tu seras grand
et surrtout ne te retourne jamais vers la charrette,
ou tu deviendras une idole de sel.
- Apr�s quelle charrette ?
- Ne te retourne vers aucune charrette.
Dis plut�t :. Eternel, je suis, moi, Toi tu es Toi,
et alors le Messie viendra te chercher.
- Sale juif ! B�tard !
- Il n'est pas b�tard, la m�re Rosa l'a enfant� � l'h�pital, dans la ville.
- Ne te laisse pas faire, Lack� !
- Qu'est-ce que �a fait si quelqu'un est juif ?
- Ne te laisse pas faire !
- Sale juif ! - Oui, je le suis !
- Qu'est-ce que tu as fait, ignoble ?
Son p�re a �crit des lettres la place de ta m�re pour les envoyer au front.
Filez � la maison, et plus vite que �a !
Tu auras des ennuies � la maison tu vas voir !
- Il a cass� la vitre avec ce gros caillou,
vous l'avez vu, Maman ?
- Je vends ici sans clients, Rosa.
J'�cris des lettres dans l'au-del�, � nos soldats.
- Papa, c'est mieux si vous vous couchez, si non vous allez nous en donnez...
- Cet enfant a plus d'esprit que vous, mon vieux.
Allez, va jouer
Laissons-lui �a comme souvenir.
- R�jouis-toi mon cooeur,
le paysan Job a vaincu l'assassin d'lsra�l
tout comme notre �clatant roi David
le paysan Job a surpass� en ruse l'esprit born� du philistin Adolphe Hitler.
- Va jouer, mon petit
- Ne vous lamentez pas, Maman
- Je le prends sous le bras, vous lui tenez les deux bras.
A la puszta c'�tait aussi comme �a quand quelqu'un s'enivrait.
ll n'y avait qu'une fois quand il �tait comme �a, c'�tait de joie.
c'�tait de joie.
Lors de notre mariage, aux noces.
Mazel tov!
ll chante, le coq, le jour se pointe,
Dans le bois verrt, dans la prairie un oiseau se prom�ne...
- Vous permettez une belle danse de mari�e ?
- Ne vous vantez pas pareillement !
- Si vous aviez bris� les verres sous la tente du mariage,
la b�n�diction de la naissance d'un enfant n'aurait pas tant tard�
Mazel tov!
- Allez, viens-y mon petit taurillon.
- Mes dentelle, Papa !
- Nous avons un h�ritier, Rosa nous contredisons la morrt.
- Encore une ou deux ann�es l'ann�e prochaine il va aller � l'�c!ole.
C'est tout ce que je demande.
- Dites, c'est vous qui voulez encore p�trir le pain pour ses noces,
Vous �tes insatiable !
Eizik Taub, �tait un berger, tout comme nous.
S'il touchait une brebis en grossesse il relevait deux fois le b�lier.
C'est pourquoi de toutes les parrties du monde
on vient ici en p�lerinage si on veut une post�rit�.
- C'est avec quoi qu'on fait ce bruit ?
- C'est la cr�celle, le grigerli. Je t'en ach�terai un.
- Mes Fr�res, le p�leringe doit se passer dans l'ordre.
Le nouveau croyant honore l'ancien croyant, l'ancien croyant le hassid.
Ne vous bousculez pas, tout le monde � son tour.
Soyons au moins unis devant la tombe du sage !
- Ramenez mon fils du front, caddik.
- Pour notre famille, caddik
- Que vois-tu ?
- Je vois un poisson aux �cailles brillantes
et un coq aux pieds bleus et une cor -
Vous le voyez aussi ?
Nous aussi nous sommes des bergers,
Donne-nous une seule ann�e encore. Seulement une.
- Mon espoir est comme le mont de peupliers lors de la moisson,
touch� par le soleil aveuglant.
Regarde bien notre jeune fils.
Je ne veux pas me s�parer de lui
- Ne fais pas la b�te.
R�p�te plut�t la pri�re.
Nous boirons quatre fois
Le verre de notre proph�te Elie sera l�
peut-�tre qu'il viendra !
- Et s'il ne viendra pas ?
- R�ponds habilement aux questions de Papa.
Fais-lui plaisir
Si tu te trompes dans la pri�re,
tu n'auras pas de cadeau.
- L'�toile est mont�e. B�ni soit le soir de cette f�te
afin que notre descendance puisse marcher dans tes sillons, Eternel
vers la P�ques �ternelle tendant au bonheur du genre humain.
- Apporrte l'eau !
Papa !
- Mon fils.
- Ce soir nous sommes encore tous les trois ensemble.
Je ne peux plus mentir plus longtemps, Maman !
- Pourrtant il y a quelqu'un qui se pr�pare � chiper le cadeau
de ton oreiller.
- Le petit le guette.
- Pourquoi pleures-tu, Papa ?
- Manistanu.
Quelle est la diff�rence de ce soir par rapporrt aux autres ?
- Cette nuit nous enseigne que...
... que par notre amour nous suppl�ons...
aux fautes... aux p�ch�s... du monde...
Souffle-moi, Maman.
Pour demain je l'apprendrai mieux, Papa.
Pour demain je l'apprendrai mieux, Mama.
- Venez pleurer ici, ma vieille,
sur les fleurs ne faites pas tourmenter l'enfant.
- Maintenant, vas-y, cherche le cadeau.
- Papa, o� l'avez-vous cach� ?
- Mon petit ganiv.
- Voil� le couteau de poche,
Cela veut vraiment dire que j'ai grandi ?
- D�s lors il sera toujours sur toi,
Afin que tu coupes une baguettes d'osier et que tu dises :.
Moi, Eternel, moi, Toi tu es Toi.
Ensuite viendra le Messie cherche le seulement.
- Regardez, Maman ! J'ai le couteau de porche. Cela veut vraiment dire que j'ai grandi ?
- Je ne le donnerai � personne.
On ne pourra me l'enlever.
Ni Dieu, ni homme n'a le droit de faire une telle inf�mie.
lls ne peuvent pas me l'enlever.
- Souviens-toi de ce jour et raconte-le � tes fils.
Tu as accomplis les lois de notre p�re Moise.
Nous pouvons nous en aller en paix.
- O� ?
- Ouvre la fen�tre, pour voir si le proph�te Elie est arriv�.
il vient � dos d'�ne comme le capucin G�nter.
Attrape la queue de l'�non.
- Je le vois.
- Je le vois aussi.
- Vous le voyez ? - Moi aussi je le vois
Le proph�te Elie nous a visit�s
Vous l'avez vu cette nuit.
Vous l'avez vu cette nuit.
- Il n'est pas n�cessaire de faire un tel d�sordre.
Vous ouvrez de toute fa�on le magasin.
Le Pasteur a promis qu'il nous aiderait.
De la literie damass�e nous n'en avons jamais fait usage.
Deux sont pour vous, le reste pour l'enfant.
Ces nappes, c'est ma m�re qui les a tiss�es.
Ne les emploie que pour les jours de f�te.
Mama
Qui 'y a tu ?
- J'ai soif
- J'ai la dipht�rie ?
- Non. Tu a fais seulement une mauvaise r�ve.
Prends le menorah dans l'autre maison
il doit rester avec le gar�on.
- Ne les secoues pas, si non ils vont s'ab^imer.
- J'�touffe, Papa.
- Emmenons l'enfant de ce chaos
je vous l'ai d�j� dit tout � l'heure
- O� s'en vont ces marionnettes ?
- Dors tranquillement.
Nous ne faisons qu'un mauvais r�ve.
Une tr�s mauvais r�ve
- Ici �a sera bien ? - Oui.
- O� est Papa ?
- Papa n'est pas ici.
- O� est Papa ?
- Nulle parrt.
- Reste tranquille !
- J'ai la dipht�rie ?
- Non. Tu vas habiter ici avec nous.
Papa a achet� cette maison...
pour nous.
- Ne donne pas de coups de pied!
- Je te ferai des bons petits beignets aux pommes dans la chemin�e
- On cuira de la bonne soupe aux haricots.
- Maman?
- Avec le g�sier de l'oie
- O� est Maman ?
- Nulle parrt.
- Laisse-mois !
- Tu habites ici, dor�navant tu ne comprends pas ?
- Mais je veux aller � la maison.
- Ou est Dorka ?
- Elle est ici, tu vois. Dorka n'est pas juive.
- Pourquoi ne le serait-elle pas ? Si, elle est juive.
- Laisse maintenant le chien.
- Cours, Dorka !
- Il n'y a plus la maison.
- Cours, Dorka !
- Maman!
- Papa, c'est seulement moi et Dorka !
- Tu ne peux plus venir ici. Tu habiteras chez Jani d�sormais.
- Tu n'est pas juif. - Si, je le suis !
Va-t-en d'ici !
Je ne veux pas te voir !
- Vous regrettez l'�toile dor�e de moi ?
lr�ne m'a dit que je ne dois pas la mettre.
Vous croyez que je ne sais pas, moi ?
Maman !
Ob�is gentillement � Papa.
Maman...
- La Maman est malade.
Ne fl�ne pas par les routes. Retourne chez les Jani.
Merde alors. On s'en va pour de bon.
lls pourront pleurer tant qu'ils veulent.
- Vous venez au bon moment ! Il y a assez de filles par ici !
- Allez-vous en.
Vous pouvez les avoir bien propres,
noUS venons de nous baigner dans le fleuve!.
- L'ordre nous a �t� donn� de tirer sur tout d�serrteur.
- Tu vois Dorka tout le monde tombe diff�remment.
Chaque homme a une fleur diff�rente dans son assiette
- Rentrez dans les maisons ! Ne faites pas les badauds !
- Un peu de lait pour le petit.
- Tout de suite je vous flanque l�-haut avec eux.
- Kati, o� vous allez ?
- Lack�!
- Je t' ai cherch� parrtout.
ll vaut mieux ne pas voir cela.
- Pourquoi ?
- Arr�tez-�a, Monsieur le Pasteur
Vous �tes responsable pour cela, tra^itre !
- Pour l'amour de Dieu ne faites pas de politique.
- Il y a encore de la place dans la charrette.
- Cessez, �a, salle bande.
- Salle racaille !
- Dispersez-vous !
- Pasteur, vous n'avez rien � faire ici!
- Que Dieu vous b�nisse ! - Dieu soit avec vous !
- Remonte dans la charrette ! Sale juif.
- Le Tout-Puissant vous trouvera !
Vous aurez � r�pondre de vos actes devant lui!
Maman!
Papa! Je suis l�!
- Pourquoi est arr�t� le chariot?
- Nous avons pass� par le terrain d'inondation avec Dorka.
- Que cherches-tu ici? - Maman, je suis l�.
- Je t'ai dit d'attendre le Messie.
- A qui est ce gamin? - Vous le connaissez?
- Non. Je ne le connais pas.
- N'aie pas peur, Dorka, j'ai mon couteau de poche sur moi.
- Messie, o� es tu?
- Messie!
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