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Original subtitles

Moi aussi, j'ai failli être vendu une fois.

Ça ne me faisait ni chaud ni froid.

Qu'est-ce que ça te fait à toi ? On va te laisser.

Je ne viens pas à ce que quelqu'un me voie par ici et à s'imaginer que je suis

mêlé de près ou de loin à ton accident.

De notre côté, ça m'ennuie de te laisser comme ça tout seul dans ce désert.

La solitude fait faire des bêtises.

Amusez-vous bien !

Tu pars pas sans moi.

D'accord.

Seigneur, quoi que j'ai pu faire pour te mettre en colère, si t'avais la bonté de

me tirer de là, me faire savoir ce que t'as à me reprocher, je te promets de

réparer dans la mesure de mes moyens.

C'était une semaine de merde pour moi depuis le début.

Tout avait commencé alors que je me rendais à Crystal River pour retirer un

peu d'argent de la banque.

J'aurais dû me douter que la chance n'était pas au rendez-vous quand je me

suis fait voler mon cheval.

Et que j'ai dû le remplacer par une monture moins noble.

Il s'agissait que ma chance tourne, vite.

La partie de poker du siècle devait avoir lieu quatre jours plus tard à

Saint-Louis.

Et il me manquait toujours 4000 dollars pour y participer.

Pour rien au monde, je ne voulais rater cette partie.

Non pas tant pour le demi-million de dollars qu'il y avait à gagner, bien qu

'une somme pareille mérite certainement qu'on s'y intéresse, que pour savoir une

bonne fois pour toutes ce que je valais vraiment au poker.

Merci d'arriver.

Vous avez fait bon voyage. Excellent.

Voilà.

Merci. Au revoir.

Bon, ben j'allais être obligé de passer la nuit là.

Les affaires attendraient le lendemain matin.

Combien ? La journée, la semaine ou le mois ? Non.

Je te demande pas le prix de la pension, combien pour le garder, définitivement.

Pas ? Le monsieur demande si t'achètes un bourricot.

Cet animal vaut pas plus d'un dollar.

Eh ben voilà, marché conclu.

Voilà votre dollar.

Il est têtu comme toutes les bourriques, mais il se contente d'un rien.

Et Ian, Ian, il entend très bien les deux oreilles.

Dès que j'ai posé les yeux sur cet ombre, j'ai senti venir l'embrouille et

une forte odeur de friture.

Mon petit doigt me disait que c'était pas du tout une rencontre de hasard.

10 ? Et 10 de mieux.

Elle doit avoir du cul.

Non, c'est pour moi.

100 mois. Qu'est-ce que vous avez ? Un full.

Ah, je suis déçu.

Nom de Dieu.

Vous avez beaucoup de chance.

C'est le deuxième.

Cette chaise est libre ? Elle l'était.

Je m'appelle Annabelle Bransford.

À qui ai-je l'honneur ? Brett Maverick, mademoiselle. Je suis ravi de vous

connaître. Le nombre de joueurs me convenait.

Mais vous n'aurez pas du tout regretté de m'accueillir à cette table ? Il est

rare que je bluffe et j'ai pas l'habitude de tricher.

J'en crois pas un mot.

Non, vous avez raison.

J'ai dit que le nombre de joueurs me convenait.

Vous connaissez une chaise vide ? Très juste.

Et j'ai un argument qui risque de vous convaincre.

Je vous promets de perdre, disons, au moins... pendant une heure.

Là, vous m'intéressez. C'est raisonnable. Ça me convient tout à fait.

On joue au poker classique à cinq cartes. Votre chaise est là.

Je vous l'ai déjà dit, je crois. Je suis Madame Bransford, Annabelle Bransford. J

'avais entendu, oui, à part le madame qui m'avait échappé.

Oui, oui.

Je blinde à un dollar.

Je suis.

Combien vous voulez de jetons ? Vous pouvez perdre tant que vous voulez.

200.

Vous vous êtes engagé à perdre pendant une heure ? Je suis un homme de parole.

D'accord. Les cartes.

C'est bon.

Je vais remettre ça.

Oh !

Ah, c'est pas trop tôt, je désespérais.

Je suis.

Et vingt de mieux.

Doucement, j'ai plus beaucoup de jetons.

Alors, je vous vois et... J'arrête là.

Deux paires, assez reines. Alors là, j'ai de la chance, figurez-vous, j'ai

trois six.

Je suis désolé.

Joli tapis.

Vous avez eu la main heureuse ce coup-ci.

Je crois qu'on va annuler ce tour.

Je vous demande pardon ? J'ai dit je crois qu'on va annuler ce tour.

Vous avez une raison valable pour ça ? J'avais pas la tête au jeu.

Ah vous avez... Il avait pas la tête au jeu.

Comment tu t'appelles ? Johnny.

Johnny, Johnny comment ? Tu as un nom de famille ? Johnny Hardin.

Mais, t'as un gagne-pain ? Je travaille du flingue.

Et j'imagine que, puisque tu es là, bien en vie, aujourd'hui, c'est que tu dois

être très doué.

Tu essayais.

Chers amis, on annule ce tour, c'est décidé.

Tenez, allez-y, reprenez vos mises.

Je fais ce que vous voulez, je prendrai ce qui reste.

Ça vous dérange pas si j'en garde deux ? T'es drouillard depuis ta naissance.

Bah, je crois bien, oui. Ou, en tout cas, depuis mon enfance. C'est mon vieux

papa qui disait toujours, mieux vaut être peureux sur terre que courageux

sous terre.

Quoi ? Du calme ! Doucement,

doucement.

Où est-ce que tu as vu que j'avais une arme ? Je n'ai pas d'arme.

Calme-toi, tu ne vas tout de même pas me tuer. J'essaie d'exposer ma théorie.

Je disais donc que j'ai du mal à comprendre pourquoi le courage est mis

systématiquement en avant.

Moi, je suis joueur professionnel, si vous voulez.

Toujours est-il que j'aimerais jouer le plus longtemps possible. Or, toi, que j

'ai là, en face... Tu es un tueur professionnel et des plus redoutables

qui soient.

S'il me venait à l'idée de mesurer avec toi, quelle chance est-ce que j'aurais ?

Quelle chance ? Aucune.

Pas l'ombre d'une chance, mon pote.

T'as vu ça ? Il

ne peut pas rester dans son lit de suisse.

Il est monté sur ressource. S'il te plaît, jouons plutôt au poker.

Allez, hein ? Qui veut jouer au poker ? Oui.

Est-ce que quelqu'un veut voir un type se faire descendre ? Non.

Jouons au poker.

Je préfère être riche que mort.

Il est rapide.

Moi, je l'ai trouvé rapide. Pas toi. Il est rapide.

Oui.

Alors, on joue au poker ouvert, hein ?

Vous faites quelqu'un m'a vu sur mon âne ? J'avais une de ces dégaines.

Je rigole.

Pardon, j'ai pas pu résister.

Allez, je blinde.

75 dollars.

75 dollars, voilà déjà, c'est ça.

75 pour suivre et je mets, allez, ça fera 100 dollars, je crois.

Un nom de Dieu, sans moi !

Ah, non, non, non, il aurait fallu payer pour boire. Tu as dit que tu ne

bluffais jamais, j'avais une paire d'as !

Non, j'ai dit que je ne trichais jamais et qu'il était très rare que je bluffe.

Et là, j'ai eu une occasion.

Tu triches depuis le début de la partie ! Mais qu'est-ce que tu crois que je

faisais pendant cette première heure de jeu ? J'ai observé tous vos tics.

En ce qui te concerne, tu as une manie qui ne trompe pas. Quand tu as un

mauvais jeu, tu regardes tes cartes et tu n'arrêtes pas de les intervertir et

de les retourner dans ta main droite avec une certaine nervosité.

Je viens de te traiter de tricheur ! Oui, tout à l'heure, tu m'as traité de

trouillard.

Mais... Je pense que tu plaisantais.

Lâche-le immédiatement.

On va s'occuper de lui.

Quand je t'ai vu à travers la fenêtre, je me suis surpris à croire au bon Dieu.

J'ai l'impression que vous avez un petit peu forcé sur l'alcool. Mais ce n'est

pas ma faute si vous avez mal joué. Si, c'est ta faute, salopard.

C'est totalement de ta faute.

Mais on va te le faire payer.

Je crois qu'il va y avoir une bagarre.

Viens là, toi.

Tu vas me garder ça.

Maintenant, si ce type me laisse sur le carreau, tu as la permission de m

'achever. De vous achever ? Oui, achève-moi.

Tiens, tu me gardes ça aussi ? Merci.

Bonne chance.

Je vais te réduire en bouillie.

Merci. Heureusement que j'ai pas dû vous tuer.

Qu'est-ce qu'il dit dessus ? J'ai parié Vincennes sur vous. T'as gagné Vincennes

? Dis merci à ma chemise fétiche.

Allez, les Vincennes.

On peut dire que vous avez la manière, monsieur.

Vous leur avez mis quelque chose, ils s'en souviendront.

Attention ! Quelqu'un m'a sali ma chemise ! Il y a des choses qu'on ne

peut pas laisser passer ! Qu'est-ce que tu as dit ? On était en train de se

parler avant que je sorte m'expliquer avec les autres. Tu m'as traité de quoi

? Je n'ai rien dit, ça ne compte pas. Je crois bien qu'il vous a traité de

trouillard. Je n'ai pas dit ça.

Je t'ai peut-être traité de tricheur, mais pas de trouillard. Je n'ai jamais

traité personne de trouillard. C'était pour te taquiner.

Pour me taquiner ? Oui.

Je déteste qu'on me taquine.

D'accord, je te prie de m'excuser.

Là,

c'est moi qui te taquine.

Jouons plutôt au poker.

Non, madame, attendez, je vous apporte une chaise.

Vous avez été stupéfiant.

Oh, c'est rien, j'ai de la chance quelquefois, c'est tout.

C'était à qui de donner ? À moi ? Excusez-moi, je crois que je vais vous

laisser pour ce soir.

Bonsoir. Bonsoir.

Bonsoir.

On continue à cinq cartes, ça vous va ? Comme tu veux.

Bien sûr.

Tu permets que je m'en donne six ? Bah... Paisant, c'est plus beau. Je te

taquine encore.

Qui est là ? Annabelle Brunsford.

Je ne devrais pas être ici.

Tant que vous restez dans le couloir, c'est pas bien grave, Mme Brunsford. C

'est encore autorisé dans cet état.

Si seulement je n'étais pas une femme mariée.

C'était plus fort que moi.

Il fallait à tout prix que je vous serre contre mon cœur. Si ce sera produit, n

'hésitez pas.

Surtout.

Je ne crois pas que nous ayons la moindre chance de nous revoir.

Je ne risque donc rien si je vous dis que... Vous êtes l'homme le plus

séduisant que j'ai jamais rencontré.

Adieu.

J'aurais beaucoup de mal à me passer de mon portefeuille.

Si vous ne me rendez pas mon argent, je vous fais jeter en prison.

Salaud ! Mais arrêtez, frappez pas.

C'est pas de ma faute si vous ne savez pas y faire. Je sais parfaitement m'y

prendre, mon cher.

Cette fois, je n'ai pas eu de chance, c'est tout.

Ah oui, ça je sais ce que c'est.

Mais est-ce que je peux savoir d'où vous êtes ? Vous avez le teint un peu pâle

pour la région.

Pourtant, il me vaut toujours beaucoup de succès. Non, ça... J'en doute pas une

seconde. Mais je parie qu'il n'y a pas de monsieur Bransford.

Non, c'est exact.

Il n'y en aura jamais.

Je peux vous l'assurer.

Bon, alors, que faisons-nous ? Vous n'allez pas me dénoncer ? Je suis

extrêmement respectueux de la loi, madame. Je n'ai pas le choix. Croyez

bien, j'en suis désolé. Mais mon devoir de... Oh, et puis j'ai récupéré mon

argent. Après tout, disons qu'on est...

C'est terrible.

Quoi ? Vous êtes à la fois agaçant et irrésistible.

Oh, il faut que j'essaie de corriger ça.

Et voilà, vous êtes de nouveau irrésistible.

Vous savez, je crois que si on avait fait connaissance en d'autres

circonstances, on se serait sûrement détesté.

Vous n'êtes pas marié ici ? Si c'était le cas, il me semble que je m'en

souviendrai.

Il vaudrait mieux qu'on ne se soit jamais connus.

Au revoir.

Au revoir.

Bon sang.

Elle a remis ça.

Quelle petite...

Vous

voulez un coup de main ? Avouez que j'ai fait mieux pour ma deuxième

tentative. Non, vous n'avez pas fait mieux.

Vous avez fait merveille. J'assure, vous avez été parfaite.

Merci.

Maintenant, il est temps de m'accorder une petite faveur.

Comment osez-vous ? Je suis une femme honnête, il n'en est pas question. Même

si vous aviez 100 ans, je n'accepterais jamais, même si vous étiez à la

banlieue. Mais taisez-vous, il n'est pas question de ça, je n'ai pas envie de

coucher avec vous.

Mais pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? Parce que j'aurais peur.

Si j'avais la faiblesse de somnoler, vous auriez vite fait d'en profiter. Et

au réveil, je me retrouverais avec je ne sais pas quoi en moins.

Par contre...

Je ne sais absolument pas laver ma chemise. Je pense que vous avez des

notions. La blanchisserie est fermée à 7 heures. Je suis obligé de partir tôt

demain matin.

Alors voilà, allez-y en douceur.

Je ferai très attention. J'essaierai d'être douce avec elle, faute de mieux.

Merci.

Je vous aide ? Oui, volontiers.

Merci.

Bonne nuit, Bert.

Quoi? Rhett.

Bonjour. Bonjour.

Eugène est là ? Oui, monsieur, mais il est occupé.

Chut.

Eugène ? Debout, vieille canaille déplumée. Allez, hop ! Dépêche-toi. J'ai

besoin d'argent. Vite tes poches sur le mur. Allez, dépêche-toi.

J'ai pas d'argent sur moi.

Ouvre le coffre. Au voleur ! Au voleur !

Non, non, non, attendez. Non, voyons, on plaisante. C'est mon ami Bert qui

passait me dire bonjour.

Reprenez votre travail et rassurez les autres.

Bien, monsieur.

Salut, go.

Tu vas bien ? Ça va, et toi, qu'est-ce que tu viens ? Je suis dans une mauvaise

passe.

Brett, je sais que je te dois 1000 dollars.

Mais c'est pour ça que je suis venu. Tu peux te contenter de 100.

Tu sais que j'ai toujours mis un point d'honneur à régler mes dettes. Donne-moi

un an.

Un an ? Non, mais Eugène.

C'est aujourd'hui que j'en ai besoin, pas dans un an. Ah, pour le... Oui, pour

le championnat, le championnat de poker, celui d'All Rivers.

Ah, oui.

Combien il faut pour s'inscrire ? 25 000 dollars.

Il me manque 3 000 dollars, mais avec ce que vous me devez, Joseph et toi, et ce

pauvre vieux Slim m'en devait un peu aussi, mais malheureusement, sa veuve en

a eu besoin pour ses obsèques. On n'a jamais retrouvé son corps.

Quoi ? On ne l'a pas retrouvé, il s'est volatilisé.

Mais alors sa veuve m'a entubé.

Mais qu'est-ce qu'ils ont ? C'est pas possible, j'en peux plus faire.

Je comprends que tu sois déçu, je comprends.

Tiens, mes derniers 100 dollars. Non, je t'en prie. Non, non,

non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non,

non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non,

non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non,

non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non,

non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non,

non,

non,

Tenez. Laisse-moi ça.

Ça par exemple.

Non mais... Pardon, vous permettez... Non mais c'est incroyable ça, tu viens

de me dire que t'étais fouché ! Oui, et bien maintenant c'est le cœur.

Allez, fais voir le reste. Non, là j'ai plus rien.

Dépêche-toi, vite tes poches. Tons-toi, tons-toi.

Allez, allez.

Oups, pardon.

Attention, mettez-vous à l'abri, ça va sauter ! Blanquez-vous tous !

Un dollar, c'est tout ce que j'ai sauvé.

Ne vous inquiétez

pas, il n'y a pas eu de victime.

On a deux mots à te dire.

Où tu vas comme ça ? Cette fois, on te tient.

Personne n'a rien vu. Non, personne.

Si vous n'aviez pas été là hier soir, ce monstre aimerait manger tout cru.

Et personne ne s'est douté de rien ? Non, personne.

Vous avez été parfait.

Et en plus, on s'est régalé.

C'est vrai, c'est gentil d'y avoir été en douceur.

En douceur ? Moi j'ai cru que je tapais de toutes mes forces.

Bon bah ça a été, j'ai pas eu mal. Tu m'as un peu agacé.

Au fait, tu nous dois 5 dollars à chacun, je te rappelle.

Ça fait 20 dollars. Oui, vous avez absolument raison, ça fait 5 dollars par

personne. Exactement.

Vous n'allez pas me croire, mais figurez-vous que j'étais à la banque et

qu'elle a été attaquée et que j'y ai laissé tout ce que j'avais. Il faudrait

me faire crédit. Qu'est-ce que tu veux dire exactement ? Que tu ne vas pas nous

payer après ce que tu nous as mis hier soir ? Pensez bien que si je pouvais,

je...

Vous ne serez pas plus riche quand vous m'aurez fait sauter la cervelle. Peut

-être, mais je me sentirai mieux.

Oui, oui, je comprends.

Bon, alors, attendez.

Oh, j'avais oublié.

Je suis vraiment désolé.

Je suis distrait.

Je perds toujours un petit peu d'argent au cas où. Quand le temps se gâche.

Oui, tu as raison. Il commence à y avoir quelques petits nuages.

C'est un billet de 100 dollars.

Un billet de 100 dollars ? Mais j'aurais besoin d'un peu de monnaie.

De la monnaie ? C'est ça.

80 dollars. 75.

Vous les avez ? 4.

J'ai 17 dollars.

17 dollars ? Tu me dois 8 dollars depuis un mois.

Oui, c'est ça, on en reparlera.

On a besoin de monnaie. Écoutez, disons que ça va comme ça. Vous avez été très

bien. Ça mérite 100 dollars.

Tenez, ça a été un plaisir de travailler avec vous. Merci. Vous êtes gentil. 100

dollars ? Les nouvelles, elles vont très vite. Visez ça, un billet de 100

dollars.

Ça fait 25 dollars par personne.

Depuis ma plus tendre enfance, je pensais avoir un don.

J'étais persuadé qu'il me suffisait de penser intensément à une carte pour la

tirer du premier coup.

Mon vieux papa s'était toujours moqué de moi, mais j'étais sûr que si j'arrivais

à me concentrer suffisamment pour réussir, j'aurais tout simplement prouvé

mes pouvoirs magiques.

Merde. Bien sûr, ça marchait pas à tous les coups. Est-ce que tu t'imagines ?

Je dirais même que ça n'avait jamais marché.

Ah, chère petite madame.

Ma chemise fétiche.

Faites attention à mes bagages et dépêchez-vous, je vais rater le bac !

Madame Bransford ! Madame Bransford ! Hé ! Dépêchons-nous ! Attendez ! Vous !

Attendez ! Non ! Attendez ! Je te garantis que tu me paieras !

Merci, c'était très gentil.

Regardez ça. Vous l'avez fait exprès, hein ? Mais bien entendu.

C'est ma chemise fétiche.

Vous auriez tout intérêt à apprendre à la laver.

Mes sous-vêtements viennent de New York, madame. Vous vous imaginez d'où elle

peut venir, cette chemise ? De Paris, en France, figurez-vous.

Et vous croyez que c'est le magasin de nouveauté du coin qui va m'en vendre d

'autres ?

pas au rayon garçonné cela est possible lâcher madame tout de suite c

'est parfois quand on l'attend le moins qu'arrive notre sauveur monsieur cooper

zen cooper mais on m'appelle coupe et je trouve ça très bien coupe enchanté cette

chose ridicule porte le nom de maverick moi je m'appelle annabelle bransford je

vais prendre la diligence oui moi aussi

Sans qu'on va bien rigoler.

Dieu sait ce que ce malotru m'aurait fait subir si j'avais dû passer ces deux

jours en sa seule compagnie. Oui, j'espère que vous garderez un heureux

souvenir de ce voyage.

Comme je m'appelais à lui dire bien souvent, sans les femmes, nous ne

serions pas là.

Si c'est pas malheureux d'entendre des théories pareilles.

Sans les hommes non plus, il n'y aurait personne à l'air qu'il est.

Est-ce que vous vous moquez de moi ? Je n'avais nullement l'intention de vous

froisser, disons que j'abondais dans votre sens, mais sous un angle

différent.

De toute façon, que serait le monde s'il n'y avait pas d'authentiques gentils

hommes comme vous ? Un passager. Venez, monsieur.

Venez, venez par ici.

Je vais vous aider.

Allez.

Quoi ? C'est moi le conducteur.

Ça va ? Pourquoi tout le monde me demande ça ? Allez-y, mon garçon, aidez

-moi à grimper là-haut, on a du retard sur l'horaire. Oui.

Bien, est-ce que nous en profitions pour faire connaissance ? Monsieur Maverick

aspire à devenir professionnel du poker. Je connais un peu tout ce qui touche aux

jeux de cartes. C'est normal dans ma profession.

Quelle est cette profession, cher monsieur ? Je suis marshal.

Ah, et vous êtes le meilleur, j'en suis sûre. Il y a des signes qui ne trompent

pas. Je dois dire que j'ai du mal à croire que vous soyez d'ici, madame.

Vous êtes de quel coin exactement ? Est-ce que vous connaissez mobile ? Eh

bien voilà, je suis de mobile.

Vous êtes de mobile en Alabama ?

Je connais bien la région.

Je suis sûr qu'on a des connaissances communes. Dites des noms, allez-y.

Je fais en sorte d'oublier cette ville.

J'y ai vécu un tel drame personnel.

On ne doit pas rire comme ça des infortunes d'une dame, Bert.

Il y a des cas où il vaut mieux rire.

Attention à votre portefeuille.

Les jeunes gars, c'est le vieux grigou.

Ils trouvent que ça prend une balle un peu trop.

Et vous les avez tous affrontés à la fois ? Neuf hommes et tous armés. Qui

puis-je ? Un homme est tenu de faire son travail, surtout s'il est assermenté. Il

y a des cas où on n'a pas le choix.

Vous n'avez pas eu peur ? Pas du tout.

Monsieur Maverick ne croit pas au courage.

Pardon, j'estime que le courage est l'une des plus belles vertus qui se

soit, mais juste un petit peu surfaite, c'est tout. Disons que ce n'est pas dans

mon caractère.

Ça confirme assez ce que je pensais.

Quoi donc ? Vous n'avez pas de caractère.

C'est vrai.

C'est peut-être à ça que je dois être toujours en vie.

Vous avez un problème ? Ah, pas le moindre, non.

Vous vous foutez de qui, là ? De toi, amigo. C'est toi qui nous fait rire.

Explique-toi.

Bon, ça, faudrait nous payer beaucoup plus cher que Maverick.

Il vous avait payé ? Et pas qu'un peu.

Ouais, 100 dollars, il nous a payés.

Ah, c'est intéressant.

Ah, on n'a pas perdu notre soirée.

Vous auriez dû me demander.

Vous auriez dégusté gratis.

Je ne perds rien pour attendre.

Maintenant, j'en fais une affaire personnelle.

100 dollars, ben merde !

Vous croyez qu'il a décidé de nous faire prendre un raccourci ?

Hé,

lancette, réveille-toi ! Débrouille !

Il s'était

endormi ? Non, je crois que c'est plus grave que ça. Je crois qu'il est mort.

Eh bien, allez-y, prenez sa place et arrêtez la diligence. Moi, j'ai une

chemise toute propre. Pourquoi vous n'y allez pas pour arrêter la diligence ?

Parce que c'est trop et sur le point de lâcher. Si elle se détache, on est

foutus. Alors, allez-y, dépêchez-vous d'arrêter la diligence.

Moi, je surveille là-haut, allez. Oh, d'accord.

Et donnez-moi ça.

S'il m'arrive un pépin, je vous fais porter le chapeau, je vous préviens.

Voyons, Burt ! Cessez de faire le clown et arrêtez cette diligence ! Je vous

secoue ! Je ne plaisante pas ! Je

crois

que ça va aller. Il a l'air très débrouillard. Ah oui ?

Vous n'essayez pas de réparer la roue ? Non, ça va, elle tient très bien.

Mais pourquoi n'allez-vous pas l'aider alors ? S'il s'en sort, il vous tuera.

Oh non, au contraire. Avec le recul, il me remerciera.

Mais qu'est

-ce

qu'il fabrique là derrière ?

Cessez ces pitreries et arrêtez !

Attendez, je vais vous aider.

Mon Dieu.

Donnez-moi la main.

Donnez, donnez.

Alors, ça va ? Elle a bien tenu, cette putain de roue ? Oui, ça va.

Oui, il n'y avait aucun problème avec la roue. Je sais, je sais, j'ai eu tout le

loisir. de m'en assurer au moment où j'ai failli passer dessous. Et vous ne

vous sentez pas mieux après avoir fait preuve d'un courage aussi époustouflant

? Comme ça doit être très exaltant de maîtriser ses chevaux l'enfer d'une

vitesse. Oui, juste ce que vous voulez dire. Ça m'a fait un bien fou.

Ça forme le caractère. C'est ça, regardez-le, il est fier comme un paon.

C'est drôle. Je suis sûr que vous aviez peur que je me fâche.

Venez, je vous aide.

Ne vous avisez plus jamais de me proposer votre...

Et vous non plus. Et maintenant, vous reculez. Reculez. D'accord.

Dépêchez-vous.

Quelle ingratitude.

Merde. Merde.

À

moi.

Quoi ?

Pardon, vous disiez ? Est-ce que vous pourriez m'aider, s'il vous plaît ? Oh

oui, donnez-moi la main.

Donnez-moi plutôt la ponte.

L'autre, vous serez gentil.

Attention au cactus.

Je n'ai rien à foutre du cactus.

Tout ce que je demande, c'est de rebâtir. Vous y êtes presque.

Enlevez vos sales pattes de là !

Quelle ingratitude

!

Et

maintenant, ce qui serait bien, c'est que quelqu'un dise quelque chose de

gentil à la mémoire du défunt.

C'est tant seulement s'il le mérite. Nous ne le connaissions pas.

La seule chose qu'il avait dans son portefeuille, c'était la liste des

bordels de la région.

Empêchez Maverick de s'inscrire au tournoi.

Attention, ça va faire un peu mal.

Tenez.

Calmez-vous. Nous ferons tout ce que nous pourrons.

M'avouer ! Ces gens ont été attaqués par des Indiens. Quoi ? Non, madame, c'était

sûrement pas des Indiens. Je ne pense pas que des Indiens auraient décidé qu

'on allait les accompagner à Christal, c'est-à-dire... Il y en a pour une

journée. Oui, mais je dois participer à un tournoi de toquets. Je suis

parfaitement au courant de votre destination.

Un peu de silence, un peu de silence.

Quelle somme vous a-t-on volé ? Quel manque de tact, vous êtes odieux. Votre

tour. Il s'agit de quelle somme, madame, exactement ? 30 000 dollars.

30 000 dollars. Madame,

si je vous ramène vos 30 000 dollars, est-ce que vous me paierez 10 % de cette

somme ? Pas 10, 5 %. Non, 10 %, Marie-Margaret, 10 %. Je pourrais

récupérer la jolie robe que je m'étais faite en prévision de mon mariage.

Bon, si tu veux, Margaret Marie, vous êtes sûre de réussir ? Il n'y a pas de

question, nous allons réussir. Non, mais ça ne va pas.

Madame... Très bien, vous aurez vos 10%, mais je veux que vous fassiez souffrir

ces sauvages. Madame, je peux vous garantir qu'il n'y a pas d'Indiens

hostiles dans les parages.

Oh, mon Dieu ! Mon Dieu ! Les tambours.

Aucun doute, ce sont bien des tambours.

J'en suis infaillible, Berthe.

Alors ? Vous prenez sans doute ça pour le simple trou dans le sable, Mme

Bransford. Pourtant, ce sont des traces de chevaux et qui puisaient de chevaux

ferrés. Or, les Indiens ne les fèrent pas. Ce ne sont donc pas des Indiens.

Sauf s'il s'agit d'Indiens qui montent les bêtes qu'ils ont volées.

Tout le monde n'est pas comme vous, Mme Bransford. Qu'est-ce que vous avez avec

les Indiens, à la fin ? Moi, absolument rien. J'essaie d'en tuer un par jour et

si possible avant le déjeuner. Pas vos coupes.

Après tout, c'est de leur faute.

Ils n'avaient qu'à pas être sur nos terres avant qu'on arrive.

Je peux savoir pourquoi vous me suivez comme ça ? On est associés, non ? 50-50

? Oui, j'ai cru comprendre que c'était 50-50.

Et vous voulez 50% vous aussi ? Ce que je veux surtout, c'est que ces

charmantes dames récupèrent leur argent. Ayez-vous ça. En tout cas,

il n'est pas question que je partage avec qui que ce soit.

On peut peut-être s'entendre à 60-40.

Mais comment vous allez les gagner, vos 40% ? Je vais vous aider.

70-30.

70-30.

Mais... Écoutez, madame Bransford, je sais même pas si vous valez 30%. Vous

êtes pas particulièrement qualifiée pour ce genre de choses.

Ah oui ? Parce que vous êtes plus qualifiée, vous.

Suivre des traces laissées par des chevaux, c'est à la portée de n'importe

qui. N'importe qui ? Regardez, regardez. Vous voyez ce fou con ? Non, ne le tuez

pas. Mais j'ai pas l'intention de le tuer, au contraire.

Vous savez ce que ça veut dire, un fou con ? Quoi ?

Absolument rien. Mais ça, vous l'ignoriez aussi. Je le savais. Vous

savez, enfant, ça suffit.

Quoi ? Vous avez flairé des indiens de l'autre côté de la montagne ? Non.

Faites pas de bruit.

Qu'y a-t-il ? Vous

entendez quelque chose ? Non.

Non, non, je fais juste un petit somme avant le coucher du soleil. On va les

attaquer à la faveur de la nuit.

Quoi ? Qu'est-ce qui vous fait rire ?

Qu

'est-ce que je vous disais ? Il y a six chevaux.

C'est sûrement eux. Bravo, vous avez de bons yeux. Il faut attacher les nôtres.

Bah tiens.

Eh ! Quoi ? Dites, vous pouvez m'apprendre à mieux jouer au poker ? Là,

là, maintenant, tout de suite, là. On sera peut-être morts tout à l'heure. On

doit le faire maintenant.

Vous êtes trop gentil.

Avant tout, au poker, il faut être observateur.

Vous observerez que ces chevaux portent la marque de la cavalerie et qu'ils sont

ferrés. Ils ne sont donc pas édiens. C'est des signes qui ne trompent pas,

ça. Comme les tiques que vous avez.

Si vous avez une bonne main, vous vous tripotez les cheveux. J'entends un

bruit.

Ça, c'est une boîte à musique, non ?

Tenez, il y a la boîte à musique dont nous a parlé la dame. Et regardez le

type là-bas.

Il porte la robe de votre douce amie, Marie-Margret.

Marie-Margret ? Marie-Douce-Margret ? Je ne vois pas ça. Ce n'est pas vrai.

Tais-toi.

Silence ! Non, mais... Et l'argent, est-ce que vous le voyez ?

Non.

Non, je ne vois rien.

Je sens que ça va être facile. Nous allons les prendre par surprise. Ils

sont pourris.

Je croyais que vous ne connaissiez pas ce mot-là. Vous êtes tout seul sur ce

coup-là.

Vous voulez dire que vous allez me laisser affronter seuls six hommes armés

de six revolvers ? Mais moi, je n'ai qu'un revolver et je n'ai que six

balles. Eux, ils en ont trente-six, chacun des balles. Peut-être même qu'ils

ont deux revolvers, chacun, c'est-à-dire soixante-douze balles. Si ça se trouve,

ils ont aussi chacun un fusil avec six cartons. Vous êtes ridicule, vous

postillez, vous devriez avoir... C'est ce que je peux avoir.

J'ai postillé. N'arrêtez pas de postillonner. N'ayez pas peur, ces

hommes sont sûrement sous. Et coupe, lui, il a affronté un jour neuf bandits

armés jusqu'aux dents.

S'il était armé au secoudant, il n'y a pas de mérite. Ce n'est pas ce qu'elle a

voulu dire. Oui, mais c'est ce qu'elle a dit. C'est que les bandits étaient armés

jusqu'au temps.

Si ça tourne mal, sérieusement, je serai derrière vous.

J'espère que vous n'allez pas me refaire le coup de la roue. Vous risquez tout au

plus de vous briser les ombres. C'est votre vie qui est en jeu. Ma vie.

Merci. Ma vie, c'est vrai.

Soulevez vos jupes.

Quoi ? Vous savez ce dont j'ai besoin si ma vie est en jeu, si c'est ma dernière

chance. J'en ai besoin. Vous voulez vous arrêter ? Vous avez les vôtres, moi j'ai

le mien.

Laissez-le, je l'ai moi.

50% ! 50% ! 60 pour lui, 40 pour nous.

60-40.

Cela dit, ce n'est pas grand-chose.

Si vous êtes le tireur le plus rapide de l'Ouest, je ne vois pas à quoi il va

servir. Le plus rapide de l'Ouest ? Je suis extrêmement rapide.

Il y a des jours sans et des jours avec. Je suis moins à l'aise quand j'ai des

vrais types en face de moi. Ce bijou risque de m'être très utile.

N'oubliez pas de me couvrir.

Perde !

Vous serez prudent.

Oui,

je serai prudent.

Vous aussi.

Bon, ben, bonjour tout le monde.

Allez-y, vous. Allez, hop.

Surtout, ne vous affolez pas. Je passais par là, j'ai vu votre feu et j'ai eu

envie de vous rendre une petite visite.

Et d'où tu sors, toi ? Bête, ma brique.

Bon temps pour moi.

Bête, ma brique.

Je voulais juste vous prévenir qu'à l'instant où je vous parle, vous avez

tous une arme braquée sur vos jolies têtes.

Où ça ? Allez-y, sifflez, les gars, que ces messieurs vous entendent.

Allez-y, vous êtes cernés.

Qu'est-ce qui se passe ? Encore une roue qui se détache ? Tapez dans vos mains si

vous savez pas siffler ! Tiens ! Vous entendez ? Ils sont là !

L'homme qui vous tient en joue est Zane Cooper, le Marshal. Vous le connaissez

sûrement de réputation. Oui, oui, je sais ! Oui, oui, vous allez me dire, il

est vieux et décrépit, il a du mal à mâcher sa viande et ses femmes, mais il

sait encore viser.

À ses côtés, il y a l'affreuse Annie Bransford.

À sa naissance, personne ne s'est aperçu qu'elle venait par le siège.

Il paraît qu'elle était tellement laide que sa mère lui a taché une côte de porc

au cou pour que le chien la tolère et joue avec.

Et aujourd'hui, quand il lui arrive de faire l'amour, elle est obligée de se

faire passer pour une autre.

Il a du goût, ça, il faut le reconnaître.

Ça n'a rien de drôle.

Bien, des Indiens ont attaqué un convoi de chariots à quelques kilomètres en

aval. Certaines des victimes pensent qu'il pourrait s'agir de blanc déguisé

en Indien. En ce qui me concerne, ça m'étonnerait, mais si vous voulez bien

venir avec moi, nous tirerons ça au clair, après quoi nous pourrons tous

dormir tranquilles.

Vous n'allez pas lui

donner un coup de main ? C'est beaucoup trop dangereux, voyons.

Oui.

Vous l'avez un peu aidé, là, non ?

Il est formidable, hein ? Ouais.

Non, mais regardez-moi ça.

Il les a tous neutralisés. Il est extraordinaire. C'est formidable.

C'est merveilleux. Je vais enfin être riche.

Bon, maintenant, vous allez me dire où est cet argent.

Et vous, alors ? Vous ne savez pas non plus où est l'argent ? C'est

fantastique. Rien n'est plus beau qu'un billet de banque.

Eh, enlevez cette robe, vous, là. Non, mais je crois encore.

Non, pas vous, le type.

Laissez ça. C'est moi qui l'ai trouvé. C'est moi qui l'ai trouvé.

Je vous en donnerai un repartage.

Je vais compter. Il faut bien qu'on compte. Non, ne la laissez pas compter.

Toi, tu as autre chose à faire. Tu restes là et tu vas terminer ce que tu

as commencé.

Fais preuve d'un peu de maturité. Il ne suffit pas de jouer les terreurs. On ne

bouge pas.

Posez vos armes et mettez-vous en rang.

Ne la laissez pas seule avec l'argent.

Surveillez-la.

Le Seigneur... Dieu vous bénisse, grâce à vous, j'ai retrouvé ma robe de mariée.

Maintenant, je peux convoler. Le Seigneur nous a conçus pour enfanter. Et

le Seigneur a dit... C'est une très belle robe, mademoiselle. Je suis sûr

que vous trouverez un époux.

2500... 2600... 2800... 2700 dollars, madame.

Vous êtes sûre ? Oh, j'en suis sûre. Eh, monsieur.

2700... 2800...

Deux mille neuf cents.

Trois mille dollars.

Voilà, monsieur Maverick, dix pour cent, comme promis.

Il ne nous reste que vingt-sept mille dollars, Margaret Marie.

Mais ce n'est pas assez d'argent pour fonder une mission. Mais ne t'inquiète

pas, nous sommes des femmes de parole.

Nous avions promis à monsieur Maverick dix pour cent de notre argent. Voilà qui

est fait. Le Seigneur pourvoira nos besoins.

Bon, mon vieux papa disait toujours, enfin, il disait beaucoup de choses,

mais entre autres choses, il disait, il ne faut pas éternuer quand on se cache,

il ne faut pas sourire quand on se fâche, et il ne faut sous aucun prétexte

accepter le moindre cent de pauvres femmes qui ont perdu leur chien, leur

robe de mariée, et peu qu'elle possède. Dieu vous bénisse ! Alléluia ! Oh, mais

moi aussi j'ai perdu une robe de mariée ! Le Seigneur est avec nous ! Il n'y a

qu'à être marié ! Il nous a tous abandonnés ! Nous allons pouvoir fonder

notre mission grâce à Saint-Mavrix !

Nous avions un contrat. Vous me devez mes 30%. Bon, très bien, madame

Mansford. Je suis un homme de parole, vous le savez. Tenez, voilà 10% de tout

ce que j'ai.

Excusez-moi de vous interrompre, mais j'ai un petit problème.

Et moi donc ? Si cette bombe dehors la loi n'était pas les vrais Indiens, qui

on a entendu jouer du tambour, à votre avis ? C'était peut-être ceux-là, je

sais pas.

Quelqu'un a compris ce qu'il a dit ?

Vous connaissez bien les Indiens. Essayez de lui parler, je sais pas.

Préféremment mieux.

Mais qu'est

-ce

qu'il a dit ? Nous avons commis un terrible sacrilège.

Nous avons foulé un seul sacré. Mais on ne savait pas que ce terrain était

sacré, allez, depuis qu'on ne l'a pas fait exprès.

Oui.

Leur dieu demande un sacrifice, il n'y a pas d'autre

solution. Un sanctuaire est un sanctuaire. Un sacrifice.

Humain.

Il dit qu'ils pourront à la rigueur nous laisser partir si l'un de nous subit

avec succès l'épreuve de courage de leur tribu. En quoi consiste cette épreuve de

courage ? Vous avez vu ? Il a fait ce signe.

Ils vous coupent les deux mains.

Si vous branchez pas, ils vous laissent partir.

Je ne vous laisserai jamais y aller. Je vais me sacrifier.

Mais ils sont trop nombreux. Vous n'en viendrez jamais à bout.

J'ai peur que vous ayez raison. N'ayez pas l'air effrayé. Il n'y a rien de pire

pour les exciter.

Je crois qu'on n'a pas le choix. Il faut que l'un de nous y aille, sinon il y

aura un bain de sang. Alors j'y vais. Non, non, c'est moi. Non, non, non, c

'est mon tour.

Ça fait déjà deux fois que vous prenez tous les risques.

Coupe. A chacun son ses capacités.

Vous êtes le seul à même de conduire ce qu'on voit à bon port.

J'ai réussi par deux fois.

Jamais deux sans trois.

Une grande joie de vous entendre m'appeler Brett.

Je voulais vous dire... Quoi, Brett ? Quand vous bluffez, ne vous tapotez pas

les dents sans arrêt.

C'est encore un des types qui vous trahissent et vous perdent.

Même en de telles circonstances, vous ne songez qu'aux autres.

Vous avez raison, couple.

Je ne me suis jamais senti aussi bien dans ma peau qu'aujourd'hui.

Je vous souhaite toute la chance possible.

Enfin, ce qui me console, c'est qu'avec les bras raccourcis, ma chemise fétiche

sera à ma taille.

Salut.

Au revoir, Brett.

Qu'est-ce que c'est que ce chien qui n'en peut plus de hurler, moi ? Je t

'expliquerai.

Maintenant,

je peux mourir heureux.

Allez-y doucement.

Démarrez doucement.

Attendez, je ne sais pas quoi.

Non. Bon. Comment je fais ? Non.

Non, attends, attends. Fais gaffe.

Doucement. Doucement. Mets tes pieds dessus. Mais je n'y arrive pas. Ça va

crever. Qu'est-ce que c'est que ce machin ? Où est-ce que tu as trouvé ça ?

Je l'ai gagné au poker contre un russe. Voilà, voilà.

Attention, attention.

Oh non, mon cheval de fer. Qu'est-ce que tu fais ? Je crois que je vais m'en

tenir au cheval.

Pourquoi il rigole comme ça ? Personne n'y était jamais arrivé.

Ah, vous choisissez toujours les plus jolis. Quoi, hein ? Eh oui, je sais.

D'ailleurs, la prochaine fois que vous viendrez pour nous voler nos terres, je

me débrouillerai pour qu'elle n'ait pas le moindre apprêt touristique. Comme ça,

peut-être que vous n'insisterez pas.

Tiens. C'est trop cuit ? C

'est quoi ces

tambours ? Les peintures de guerre, les chaux ? Qu'est-ce que vous faites ? Non,

la saison a été très mauvaise.

Il n'y a plus de gibier. Alors quand cet archiduc est arrivé, le Russe à la

bicyclette, il voulait voir le vrai Far West.

Alors j'ai dit ok.

Mais il paie bien.

Alors on se déguise, on se fait des peintures un peu partout, on pousse des

cris ridicules.

Il me demande de parler comme dans les bouquins, tu sais.

Guisage pâle.

Est-ce que les gens peuvent être cons, je te jure.

Et monsieur qui veut entendre les tambours de guerre à longueur de

journée.

Moi ça me tape sur les nerfs. Bah quoi, t'es pas marié avec lui, tu peux t'en

aller, avec son fric, qu'est-ce qu'il te tracasse.

Brett. Quoi ? J'ai pas les mille dollars que je te dois.

Je savais que t'allais me dire ça, j'en étais sûr. Excuse-moi, je suis désolé.

Je te les rendrai dès que j'aurai changé mes roubles en dollars.

Tu comptes les changer quand tes roubles ? Il reste plus que quelques jours pour

aller m'inscrire au tournoi de poker.

Le tournoi, la partie du siècle, ça coûte 25 000 dollars pour ça. Je te

remercie, je suis au courant.

Ce qui fait que j'ai plus qu'à trouver le moyen de gagner 3 000 dollars dans

les jours qui viennent.

Mais si j'avais tes 1 000 dollars avant, j'aurais plus qu'à en trouver 2 000.

Quoi, je te demande pardon ? Quoi ? Tu veux dire que tu as déjà trouvé 22 000

dollars ? Oui.

En liquide ? Ben oui, pas en pot de grenouille.

J'ai jamais vu ça, 22 000 dollars.

Moi, j'en ai jamais vu 25 000.

C'est ignoble. Je peux les voir ? Où est-ce que tu les caches ? Bien sûr.

Je peux les toucher ? Je peux te montrer dessus, si tu veux.

Où ils sont ? Où tu qu'ils soient.

Mais qu'est-ce que je suis en train de manger, là ? C'est plus rentable.

Très amusant. Quoi ?

C'est du papier.

Ça passera. C'était si mauvais que ça.

Je vais les tuer. Je vais les tuer.

Annabelle. Quoi ? Annabelle.

Elle me veut les 22 000 dollars alors que je partais pour la mort. Vous alliez

me couper les deux mains. Elle a osé me faire ça. Qu'est-ce qu'il te raconte ?

Calme-toi.

Ça suffit.

Tout le monde est en train de t'en garder.

Tiens, c'est moi qui l'ai, ton argent.

Regarde, je voulais voir ta réaction.

C'était pour te taquiner.

Pour me taquiner ? Je te tais comme taquine ! Je vais te taquiner ! Arrête

de taquiner ! Pourquoi quoi ? Quoi ? Tu veux me taquer ? Oui.

Quoi ? Je viens d'avoir une idée. Ah bon ? Quoi ? Viens !

Jusqu'à ce qu'il arrive.

Oui, ils sont venus.

Bonjour, bonjour, monseigneur. Comment allez-vous ? On n'est pas au temps des

croisades, parle l'Indien.

Salut, visage pâle. Salut, noble sauvage. J'ai passé très mauvais jour.

Je tuais le jubier qui passe ici et je m'ennuie.

Tu t'ennuies ? Alors peut-être sa grosseur prendrait plaisir à pratiquer

le sport le plus couru de nos régions.

Qu'est-ce que c'est, sport ?

Toi, venir voir.

Le plus couru dans la Légion, c'est quoi ? Tu es un Indien. Tu es un

Indien ? Chut ! Ça est légal, ici.

Les visages pâles pratiquent depuis toujours, mais il faut bien payer.

Combien ça coûte ? 1000 dollars.

1000 dollars ? Pas attaché, l'Indien.

Attaché, ça est moins sportif. Non, non, non, très facile, mais pas attaché.

Indien condamné. Lui, beaucoup trop fumé, tabac.

Très malade, abrégé souffrance. D'accord ?

Moi, trouver lui et lui donner courage.

Indien toujours caché pour mourir. Toi, attendre ici.

Oh, c'est toi qui veux-tu que ce soit ? T'as bricolé son fusil. Je n'ai pas pu,

il l'a toujours gardé à la main.

Ah ouais, bon ben d'accord.

Et si jamais j'y reste ? Eh ben, j'ai quand même obtenu 500 dollars. 500

dollars.

Le risque en vaut la peine. Allez, finissons-en. T'en as moitié pour moi.

T'en as moitié pour moi ? Mais c'est moi qui prends tous les risques. Et d'abord,

pourquoi t'as besoin de ces 50 dollars ? Approche.

Et l'air malade.

lui courir non non non non non non non non pourquoi non soleil bientôt s'en

aller si indien tué par carabine en blanc lui perdu pour chasse éternelle

indien tué par arme indienne je suis jamais servi de ça jamais

En pas étonnant ton peuple facile à conquérir ! Donne-moi ! Donne-moi ! Deux

mille dollars.

Deux mille dollars ? Deux mille donne-moi. Deux mille... Oh

! Non, non, non, c'est moi, c'est moi.

Va bien.

Je tuer lui.

Je tuer lui, je bien tirer moi.

Toi laisser cadavre, tout dévorer par vos tours.

Lui pas vraiment un ami.

Viens, toi donner 2000 dollars.

Bref,

on a gagné, ça a marché.

On a gagné, hein ? C'est ça, on a gagné.

Salaud, il a failli me tuer, il a failli me tuer. Entre les flèches qui me

sifflaient aux oreilles et les balles qui me brasaient de près. Oui, mais ça

faisait partie de sa mise en scène. Il fallait que ça fasse vrai. Ah oui, tout

ça était calculé, tout ça était calculé. C'est ça, jusqu'à la balle qui m'est

passée à sa tête.

Tiens, essaie-le. Essaie-le toi-même. Non, toi, je veux que tu l'essaies. Bon,

d'accord, d'accord. Vas-y, vas-y, cours. C'est comme ça que tu remercies un ami

qui t'a sauvé la vie ? Quoi ? Tiens, vas-y, je veux que tu vois.

Allez, allez.

Celui qui veut utiliser mon arc perd l'usage de ses doigts pendant une demi

-journée.

Et oui, voilà pour mon ami.

C'est tout pour toi, tu l'as bien mérité.

Merci, je te ferais bien une petite bise s'il n'y avait pas trop de monde.

Non, non, non, arrête.

Il faut qu'il y aille.

Mais comment j'expliquerais que vous m'avez libéré ? Je devrais être manchot

à l'heure qu'il est, tu le sais bien.

Non, raconte n'importe quoi. Tu nous as fait boire de l'eau de feu et qu'on

était tous sous et que tu as pu filer.

Mais personne ne comprend une histoire pareille. Ah, vous autres blancs, vous

avalez tout. Et j'ai pas tout dit.

Il n'y a pas 500 dollars.

Comment ça ? J'ai obtenu 1000 dollars de ce gros crétin. 1000 dollars au lieu de

500 ? Oui, t'es éleveilleur. Mais t'es idiot, c'est pas vrai. Il serait peut

-être monté jusqu'à 2000.

Non, non, non, 2000 c'est trop, c'est un peu trop, faut pas exagérer. Bon ben

voilà, encore 2000 dollars et je pourrais jouer cette partie. Et avec la

veine que tu as, je suis sûr que tu vas gagner. Tu parles, je vais les perdre

ceux-là.

Hé, hé, hé, qu'est-ce que tu fais là ? Quoi ? Tu les comptes devant moi

maintenant, tu veux me vexer ? Le cotis, hein ?

Ah, pardon.

Excuse-moi, Joseph, c'est que ces temps-ci, mes amis, et même certains

très proches, n'arrêtent pas d'essayer de m'avoir.

Ah, pauvre fille.

À quoi ça sert, les amis, hein ? Il y

a de compte, alors ?

Il était grand temps que je

déguerpisse. Je me doutais bien que Joseph aurait vite fait d'échafauder un

plan pour m'aider à réinvestir mes 1000 dollars.

Non seulement il me manquait toujours 2000 dollars, mais en plus j'allais

finir par être en retard.

Hey !

T'aurais dû les payer un peu plus cher, tes gros bras mavriques.

T'as de la chance que j'ai pas réagi sur le coup à tes petites plaisanteries.

De toute façon, je t'aurais pas laissé arriver au tournoi, mais t'aurais pas

fait ce que t'as fait.

Je t'aurais peut-être laissé vivre.

Maintenant, il n'en est pas question.

Juste avant de perdre conscience, je me suis demandé s'il me disait pas ça pour

me téquiner.

Et en fin de compte, pas du tout.

Seigneur, ça y est, je crois que cette fois, je suis prêt à me repartir.

Si tu me tires de là, je te promets, sans vouloir être présent que tu veux.

Arrête, s'il te plaît, c'est bien.

Oh non, non, non, ne parle pas Oli, non, s'il te plaît, reste là, reviens,

reviens Oli, Oli, arrête-toi, arrête-toi, non !

Pousse pas !

Brett ! Brett Maverick ! C'est bien vous, mon héros et vivant. Vous avez l

'air bien contente de me voir. Oui, extrêmement.

Comment avez-vous échappé à ces méchants indiens ? J'ai perdu quelque

chose. Je ne suis plus l'homme que j'étais.

Un homme idéal, mon unique et merveilleux Brett.

N'allez surtout pas penser que je suis intéressée, mais est-ce que vous

pourriez m'avancer 4000 dollars ? Ces derniers temps, j'ai eu toutes les

peines du monde à ne pas perdre le peu d'argent que je possède au tableau de

poker.

Vous n'avez pas de quoi acquitter le droit d'entrée.

Oh, ben, vous pensez bien que si je le pouvais, je mettrais immédiatement cet

argent à votre disposition.

Malheureusement, moi, il me manque 2000 dollars pour être admis. Oh, et moi dans

ma candeur qui me faisait une telle joie.

Vous savez que cette piquette, c'est du vin de paysan.

Vous auriez tort de désespérer, chère petite dame.

Asseyez-vous là et ne perdez surtout pas de votre grandeur. Je reviens tout de

suite.

Mais ce n'est pas dangereux de chasser les sauvages.

C'est primitif, mais j'adore tuer, j'adore.

Excusez-moi, je voudrais vous parler. Excusez-moi, madame.

Savez-vous qui je suis ? Non, mais moi je sais que je suis Maverick, des

affaires indiennes.

La fête est finie, monsieur l'archiduc.

Joseph a parlé.

Je ne sais pas de quel Joseph vous parlez, je n'en connais pas. C'est quand

même drôle. C'est exactement ce qu'il a dit à votre sujet quand j'ai commencé à

enquêter sur son meurtre.

Son meurtre ? Mais une fois en prison, il a tout avoué, je suis sûr que vous en

ferez autant.

Un meurtre est un meurtre, Archiduc.

Vous en courez un minimum de 10 ans de prison et une amende de 6 000 dollars.

Vous savez combien ça risque de vous coûter dans ce pays, la corruption de

fonctionnaires ? Bon,

d'accord, les juges sont débordés.

Ça va pour cette fois.

Surtout, ne tuez plus d'Indiens.

C'est compris ? Non, non, non.

J'ai certains canons cachés, vous savez. Ah oui ? C'est bien ce qu'il semblait.

Qu'est-ce qui se passe ? Il y a eu un accident ? Annabelle, est-ce que je peux

vous dire un mot ? Mais certainement. Excusez-moi, monsieur.

Au revoir. Merci,

monsieur.

J'ai quelque chose à vous montrer.

Quoi ? Soyez gentil, fermez les yeux.

Bienvenue à bord.

C'est formidable, je vais pouvoir m'inscrire.

Vous êtes d'une générosité. C'est pas grand chose.

Je suis sûre que le ciel vous le rendra au centuple, monsieur Maverick.

Je crois qu'il faut se rendre à l'évidence.

Quoi ? Quoi que vous fassiez, vous êtes irrésistible.

Dites-moi, si par le plus grand des hasards vous décrochiez la timbale, vous

n'oublierez pas mes 50% ? Très bien, alors n'oubliez pas mes 50% à moi si

vous gagnez. Oui.

Tout bien réfléchi, disons qu'il s'agit là d'un simple prêt.

Non, lâchez-le ! C'est bon, lâchez-le !

Alors, tu t'en es tiré. Comment tu as fait, dis-moi ? Non,

c'est à toi de t'expliquer.

Pourquoi est-ce que tu m'as dit que tu ne me laisserais jamais m'inscrire à ce

tournoi de poker ? Qui est-ce qui veut m'en empêcher ? En tout cas, ce sera un

plaisir pour moi de jouer au poker contre toi.

Tout le plaisir sera de ton côté.

Venez.

Ça va, ça va.

Allez, viens.

Tiens.

Moi.

Bienvenue à bord de Loren Bell.

C'est pour moi une grande joie de vous accueillir à ces tout premiers

championnats de poker.

Les règles sont simples.

On participe au jeu tant qu'on n'a pas perdu. Le vainqueur rafle tout. La

banque a le droit de demander une pause d'une heure.

Dès qu'on n'a plus d'argent, on se retire.

20 personnes participent au tournoi. Autrement dit, il y aura 19 malchancés.

J'aimerais que ce soit un très grand tournoi et surtout un tournoi loyal.

Et c'est pour cette raison que j'ai pensé à faire appel à l'un des hommes

les plus remarquables de tout le pays, le Marshal Zane Cooper, qui garantira le

bon déroulement du jeu.

Venez par ici, groupe, et dites-nous ce qui est prévu.

Merci, commandant.

Avant toute chose...

Ceux qui tricheraient perdraient leur mise de fond et se verraient

immédiatement expulsés. Quant à ça, ces deux revolvers sont les seuls autorisés

dans cette salle. Quiconque enfreindrait la règle a intérêt à être meilleur

tireur que moi.

Et à savoir nager.

Que tous les candidats montent nous rejoindre et se préparent à allonger la

monnaie.

25 000 dollars en liquide et n'oubliez pas de signer. N'oubliez

pas de signer le reçu.

Merci,

monsieur.

Allons-y, messieurs, n'oubliez pas de signer.

Merci, bonne chance.

Et voilà, tout y est. N'ayez crainte, il sera à l'abri.

Recontez, je vous prie.

Le comptier.

Bien sûr.

Les parties débuteront dans dix minutes.

Mesdames et messieurs, si nous avions 25 000 dollars de plus dans cette sacoche,

nous atteindrions le demi-million. Quelqu'un n'a pas encore acquitté son

droit d'entrée. Quoi ?

Il me semble que c'est vous, Commodore.

Dois-je recompter ? Honnêtement, je ne crois pas.

Et voilà un demi-million.

Ce coffre a été amené spécialement pour notre tournoi. Et j'en ai choisi la

combinaison si bien que personne d'autre que moi ne la connaît.

Commodore, j'ai tout prévu pour que l'argent ne s'en aille pas.

Et maintenant, que les joueurs s'installent aux places qui leur sont

assignées. Et jouons un peu au toquet.

J'ai complètement oublié de parler. Et pour monsieur, ma brique.

La chance est avec vous.

Très bien, oui.

Alors, il y en a des.

Voyez-vous ça.

C'est beau, elle est de 500 dollars.

J'y vais.

C'est tout ce que je peux faire, voilà. La parole est à monsieur.

Qu'est-ce que vous nous dites ? Quoi ?

Et je me

jette à l'autre ? 500$ ! 600$

!

Merci.

Je crois que c'est moi.

Et sans pourvoir.

Et voilà.

Carré de roi.

Pardon,

jeune homme. Venez avec moi.

Mais quoi ? Non, attendez !

Il a prêché ! Vous l'avez vu ? Depuis le début ! Non, non, non, vous continuez à

jouer, je m'en charge.

Mais je me doutais qu'il y avait quelque chose. Allez, dehors, tais-toi et avance

! C'est quand même malheureux de voir les choses pareilles.

Doucement, doucement, ne le poussez pas, ne le poussez pas !

Et voilà, chers amis, je vous remercie.

Bonsoir. Désolé.

Merci.

C'est un joli foulot, ça, chers messieurs.

C'est pas vrai.

D'accord. Je crois que c'est l'heure du bain, Robert.

Vous pourrez partager les gannes, monsieur, il y en a plus d'un. Salaud,

quand je pense que vous avez un bon jeu... Je suis désolé. C'est par ici.

Mais si nous reprenons avec la nouvelle... Je vais au jeu.

Allez-y. Vous permettez ? Je vous en prie, cher monsieur. Merci, monsieur

Coupe.

Vous avez très bien joué.

J'ai les

quatre

reines.

J'ai perdu.

Félicitations.

Vos jetons vous attendront à la table principale. Bonne chance pour la finale.

Vous, Lorraine, parlez vite.

Très joli.

C'est mieux qu'un, deux, trois petits sept.

Mais pas que quatre.

Quoi ? C'est pas... C'est pas possible.

Venez, monsieur. Je vais vous accompagner au bar. Un petit verre, vous

ferez bien. Vous prendrez de l'air.

Venez. Attention.

Par ici.

Je déteste les joueurs qui ne savent pas perdre. Quand on n'a pas les moyens, on

ne joue pas.

Alors ? Je crois que ce sera vous, Madame Bransford, le Mexicain, et à

moins d'un miracle, Maverick.

Maverick.

Bien, puisque c'est ce qui a été décidé, on fera une pause d'une heure et on

jouera la finale à la table où ils sont.

J'avais l'intention de vous laisser un pourvoir, mais je suis désolé, je n'ai

plus rien.

Ce n'est pas grave, vous avez très bien joué. Madame, jamais je n'ai perdu avec

autant de joie.

Adios.

Monsieur ? Tenez, c'est pour vous.

Merci, madame. Et encore bravo. Ne vous inquiétez pas, je verrai à ce que vous

trouviez vos jetons à votre place pour la finale.

Bonne chance, mon petit.

Monsieur Maverick, si vous voulez me confier vos jetons, je les tiendrai à

votre disposition pour la finale.

Toutes mes félicitations.

Les finalistes ont droit à une heure de pause.

Tout joueur qui ne serait pas de retour à cinq heures tapantes perdrait tous ses

gains.

Je... Je... Je... Je... Je...

Je...

La partie débute dans 30 minutes.

Dans 30 minutes, tout le monde à la table.

Il y a 4 minutes d'avance.

Les places, monsieur ? La banque de ce côté. Donnez-moi les cartes. Oui,

monsieur.

On ferait peut-être... Laissez, laissez, je l'ai.

Et je le garde, si vous voulez bien.

Madame, vous savez que les armes sont strictement interdites à bord. Oui, mais

c'est le mien.

C'est à vous, ça ? Oui, c'est le mien. Vous savez nager ? Nager ? Non, mais

elle sait, c'est le sien. Ah, c'est le sien. Et celui-là, il est aussi à madame

? Oui, je lui garde, au cas où. Mais qu'est-ce que tu racontes ? C'est votre

mari ? Vous n'aurez pas une petite barque ?

Ah !

Madame Brunsford, vous êtes particulièrement beauté malgré cette

heure matinale, c'est vrai. Vous avez les joues bien roses.

Cinq minutes, monsieur Maverick.

Quatre minutes. Oh, la vache, j'étais trop tard. Quatre minutes, je vous

écoute la partie.

Sous-titrage

MFP.

Bon, vous pouvez commencer à partager les jetons de Maverick.

Je crois qu'il n'arrivera pas à temps. Oui, monsieur.

Pardon, pardon.

On

peut

y aller, tous les joueurs sont là.

Tout le monde blinde, 50 dollars.

Vous laissez pas bluffer Annabelle, j'ai parié sur vous.

C'est pardon.

2000 de mieux.

Allez, je crois que je vais vous suivre.

Et j'ai bien le droit de miser tout ce que j'ai en cave ? Oui, madame.

Ça doit faire 12 000 dollars.

C'est beaucoup trop pour moi.

Sans moi.

Bon, après tout, j'ai pas envie d'être sérieux.

Suivez.

J'ai une belle paire de six.

Si vous avez mieux que ça, je l'ai remis dans ma culotte.

Ce qui serait quand même bien dommage pour nous deux.

Voilà, j'ai perdu.

C'est terminé, j'ai perdu.

Vous m'obligez à quitter cette table. Oui, oui, croyez que je le regrette.

Pourtant, je n'ai pas eu de tic, je n'ai pas joué avec ma bague, je ne me suis

pas touché les cheveux ni tapoté les dents.

Vous avez retenu votre inspiration.

J'ai retenu... Non, pas le moins du monde. J'ai... J'ai retenu ma

respiration. Oui. J'ai retenu ma respiration.

J'ai retenu ma... Oui ? Je suis désolé.

En général, dans le feu de l'action, vous poussez des soupirs.

Qu'est-ce que vous en... Bien.

J'essaierai de me consoler en me disant que c'est pas vraiment mon argent que j

'ai perdu.

Ce ne sera pas trop dur.

Messieurs. Madame.

Je vous assure que vous avez retenu votre respiration.

Vous blindez ? Tout !

Merci.

C'est à vous d'ouvrir, Commodore.

J'ouvre à 5 000.

5 000.

Et encore 5 000.

Ce sera 10 000 pour vous, M.

Maverick. Suivez.

Et 5 de mieux pour moi.

Carte, messieurs ? Deux, s'il vous plaît.

Merci.

Monsieur Maverick ? Je voudrais une carte, mais pas des vôtres. Posez ce

jeu.

Quoi ? Je demande un nouveau jeu de cartes, une nouvelle coupe et une

nouvelle donne.

Je regrette, monsieur Maverick, ce n'est pas prévu dans le règlement. Vous pouvez

changer de donneur si vous voulez, mais c'est tout.

Bien, dans ce cas, c'est toi qui vas donner.

Moi, j'en voudrais seulement une, mais prise sur le dessus.

D'accord.

La confiance règne.

Le Commodore a un cas réduit.

Angel a une petite canejoche. Et je n'ai pas la moindre idée de ce qu'a Maverick.

À vous de parler, Commodore.

Bon, étant donné le retard que je commence à avoir sur ces messieurs, je

crois que je vais mettre mon tapis.

Le Commodore mise la somme de 25 000 dollars.

Je suis vos

25 000.

Je crois qu'on est à peu près à égalité.

Je vais moi aussi mettre tout mon tapis.

Ce sera un demi-million de dollars au vainqueur.

Voilà, c'est pour suivre la mise du Commodore.

Vous ne regardez pas votre carte ? Inutile.

À quoi tu joues, ma vrique ? Regarde ta carte.

Moi, à votre place, j'aurais commencé par ça.

Ça, c'est votre part du pot, Commodore.

C'est quoi, cette façon de jouer ? Regarde ta carte, merde !

On a payé pour voir, Commodore.

Montrez vos cartes.

Nous avons deux petites paires.

Deux huit.

Et de 8.

Merci.

Tu vas pas la regarder ?

Alors quand est-ce que tu sauras si t'as mieux que Mac and Flush ?

10

de Pi.

Valet de Pi.

Reine de Pi.

Roi de pique, possibilité de quinte-flèche royale.

Silence,

silence !

Tu as réussi.

Espèce de sale tricheur, tu vas le payer !

Ça va ? J'en reviens pas d'avoir tiré cette carte. Il m'en fallait qu'une et c

'est celle-là que j'ai tirée. Je t'ai raconté la fois où j'étais couvert de

serpents en plein désert. Je restais des heures sur un seuil de plomb et je me

disais... Coupe, qu'est-ce que ça veut dire ? Je ne vous félicite pas. Tout le

monde a une arme ici.

Bien, messieurs, nous allons avoir à présent le grand plaisir de remettre son

demi-million de dollars à notre vainqueur, monsieur Maverick.

Monsieur Maverick, je tiens tout d'abord

à vous féliciter pour avoir si bien joué. Merci. Pour le reste ? Je regrette

que ce moment de joie soit si court, mais je n'ai jamais vu tant d'argent à

la fois et je n'ai qu'une envie, c'est de le garder.

Quoi ?

Oh, je ne dis pas que je n'aurai pas d'air mort, bien sûr, mais je n'ai pas

le courage de laisser filer une telle somme. Si vous voulez bien descendre...

Ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah,

ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah,

ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah,

ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah,

ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah,

Espèce de sale foucheton-jeu ! Un mâle de chien a gagné ce demi-million ! Je

vais venir le récupérer ! Je serai sur mes gardes ! Ouais, bah j'aime mieux te

dire que t'as intérêt ! C'est mon pognon ! Maintenant, ce n'est plus le tien !

Reculez, reculez ! C'est ça,

regardez de l'autre côté ! C'est le premier qui se retourne, il y a moi !

Capitaine ! Monsieur ? Mon fusil ! Tout de suite !

Il prend un canot de sauvetage. Eh bien, essayez de l'empêcher, mon abruti.

Allez, laissez-moi passer. Je vais à part pour cette crapule.

Vite, vite, vite, vite, vite, vite.

Il m'a sauvé la vie.

De l'argent, je pourrais toujours en gagner.

Ce qui compte, c'est que j'ai eu la réponse à la question que je me posais

en venant ici. Mais enfin, vous n'avez pas l'air de vous rendre compte qu'il y

a un demi-million de dollars dans cette sacoche et que cette crapule vient de

vous les voler. Oui, j'en suis navré, mais c'est pas grave, Apéthou.

Ce ne sont que de vulgaires billets, pas vrai, vous autres ? Oui ! De vulgaires

billets ? Vous ne pouvez tout de même pas tuer un homme pour ça, pour un

simple vol ! Non ! Non, ça non.

Je ne porterai pas plein de contre-nuit. Eh ben ça, par exemple.

Alors ça par exemple ! Mesdames, Messieurs, je vous demande d'applaudir

notre champion ! Notre champion ! Oui !

Je te rends ça. Je te l'avais emprunté dans la diligence.

Je tenais à te le rendre.

Oui, je... Moi, ça fait un moment que je veux te rendre ce bouton de manchette

que je t'ai pris juste avant que tu partes chez les sentiers. Merci bien.

Justement, je cherchais partout.

Merci.

Je vais te manquer.

Et moi, je te manquerai.

Oui, je vais te manquer.

Qu'est-ce qui te fait dire ça ? T'as retenu ta respiration.

Je suis sûre que non.

Bon, en vrai tout, si tu le dis.

Et voilà.

Je n'ai plus qu'à prendre ma diligence.

On se verra peut-être à Vilaine.

C'était pas à la Nouvelle-Orléans ? L'un ou l'autre.

Mais qu'est-ce que tu fabriquais ? Tu sais ce que c'est. Il a fallu que je

prenne congé de tout le monde sans avoir l'air de me précipiter à notre rendez

-vous. Et puis j'ai fait pas mal de tours et de détours. Je suis revenu sur

mes pas, histoire de m'assurer que je n'étais pas suivi.

Je croyais qu'on n'était que deux sur ce coup-là.

Je ne devais intervenir que dans l'hypothèse où c'était un autre que toi

qui gagnait.

Pourquoi est-ce que tu ne m'as pas dit qu'Angèle était dans le coup ?

Au cas où Angela aurait gagné, on aurait partagé de la même façon.

Je l'ai engagé pour qu'il fasse en sorte que Maverick ne puisse pas arriver jusqu

'à la table.

Il s'est mal débrouillé.

Le pauvre Dieu ait pitié de lui.

Je déteste ce genre de cachetterie.

Je le comprends. J'ai bien peur qu'autre chose te déplaise.

C'est curieux, ça tient sans doute à ma cupidité naturelle, mais j'ai décidé de

ne pas partager avec toi.

Range ça.

Asseyez-vous, chers amis.

Installez-vous confortablement.

Nous avons parlé.

Baissez les bras, vous êtes ridicules.

Je dois admettre que tu m'as bien lu.

C'est extrêmement rare.

Mais tu m'as sauvé la vie et j'estime qu'il serait malvenu de te tuer.

En plus, tout le monde sait maintenant quel genre d'homme tu es.

Toute une vie au service de l'ordre de la loi, gâchée en quelques minutes.

Est-ce que ça valait le coup ? Je n'ai pas l'impression que ça donne.

Tu as parfaitement raison.

J'ai renié tout ce qui me tenait à cœur pour cet argent.

Tu ne devrais pas me laisser la vie sauve.

Où que tu ailles, un jour ou l'autre, ton attention finira par se relâcher.

Et je ne serai pas loin.

Tu ne serais pas foutu de piquer l'argent d'un mort, Coupe.

Tu es fini.

Tu n'es plus qu'une vieille crapule décrépite.

Bon, et... Que comptes-tu faire de nous ? Je me demande si le mieux, ce ne

serait pas... qu'un de vous deux descendent l'autre.

Quant à savoir lequel, je vous laisse décider.

Donne-moi ça ! Donne-moi ça ! Tu as entendu ce qu'il a dit, hein ? Ce qui

est dit, est dit.

Oh mon Dieu ! Tu

croyais m'avoir, hein, pourriture

? Je n'ai encore jamais commis un meurtre de sang-froid !

Mais j'attendrai.

J'attendrai de trouver ma brique.

Les vieilles crapules décrépites.

Pas foutu de voler l'argent d'un mort.

Tu as un demi-million dans cette sacoche et tes revolvers sont à trois mètres de

toi. C'est pas bien. C'est pas bien du tout.

Ah ouais, je reconnais.

Ah, je sais maintenant lequel de vous deux a éliminé l'autre. Tu lui as mis

une balle dans le dos.

Non. J'aurais dû, mais non.

J'ai été vraiment content de l'attraper, celui-là.

Au jeu, il n'y a pas de place pour les tricheurs.

En voilà un qui n'est pas prêt de toucher un jeu de cartes sur cette rive

du Mississippi.

Mon vieux papa disait toujours, il n'y a pas d'expérience plus bouleversante sur

le plan spirituel que de tricher contre un tricheur.

Je n'ai jamais dit une chose pareille, mais toi, comme d'habitude, tu mélanges

toujours tout. S'il est frayant, tu défends toujours ma pensée, toujours.

Et puis j'en ai marre.

Vu la vicilité de la plupart de tes formules, je suis bien obligé de les

améliorer. Ah oui ? Vraiment ? Arrête, papa ! Ça vaut une fortune, ces machins

-là. Tu m'as appris à pas gaspiller. Oui, c'est vrai. Si j'en goûtais un.

C'est ceux-là qui sont excellents. Ceux-là ? Allons-y. Tu as du feu.

Ça va, Brett ? Tout va bien ? D'autres cigares, une autre bouteille, eau

chaude, serviette ? Vous m'appelez si vous manque quelque chose. D'accord,

merci.

J

'espère

que cette chemise ratataille.

Elle vient du magasin le plus chic de San Francisco.

Quelle délicate attention.

Bébé, c'est gentil, mais enfin, je crois qu'elle nous braque, là. Mais dis donc,

c'est qu'il y a beaucoup d'argent là-dedans, et ton revolver est à deux

mètres. Trois.

Vraiment, quelle famille ! Comment il a deviné ? Comment t'as deviné ? Bah quoi,

il n'y a pas que toi qui vois dans le jeu des autres.

Vous avez la même taille, la même corpulence, la même manière d'embrasser,

la même...

Façon de dégainer et pour couronner le tout, la même façon de massacrer les

quantiques. Qu'est-ce que tu racontes ? Mon

Dieu, la ressemblance est troublante.

Je crois, d'après l'état des choses, qu'il faut que je dise à la dame de vous

apporter un peu d'eau chaude.

Bye.

pas tout perdu. Il nous reste quand même quelque chose. Quoi ? Une chemise à 500

000 dollars.

Non, pas 500 000 dollars, 250 000 dollars. Car comme mon vieux papa me

disait toujours, ne mets pas la charrue avant... Non, ne vaux pas la... Ne mets

pas tous tes oeufs dans le même panier.

Oui, ça je l'ai dit.

Donc, j'ai une botte pour toi. Une botte.

Tiens.

Et l'autre est encore deux fois plus lourde.

Oh, Brett, bravo, c'est très bien. C'est à ça que ça sert, les enfants. Et dis

-donc, tu me rends ma vote, hein ? Oh, bien entendu. Merci. Je ne sais pas

pourquoi j'ai laissé la moitié de l'argent dans le sac.

Moi, je le sais.

Et ça aussi, ça va être très amusant d'essayer de le récupérer.

Brett.

Oui, monsieur ? Il y a une petite chose qui m'intrigue.

Comment t'as pu tirer ces tasses de pique ? Ça, tu ne me croiras jamais.

Je suis ton père, voyons, je te fais confiance.

C'est magique.

Magique ? Magique.

D'accord, je te crois.

Merci.

Merci. On vous écrira au suivant.

Sous-titrage MFP.

Sous-titrage ST'

501

C'est ça.

Sous-titrage Société Radio-Canada

C'est ça.

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