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Zulu
C'est parti.
Merci à tous.
Je sais que nous avons connu des moments difficiles, que souvent nous avons cru
et qu'il nous a fallu décroire. Ça se dit, ça ? Mais aujourd'hui, nous sommes
de nouveau à flot.
Et croyez-moi, nous allons nous refaire.
Qu'est-ce que je vous disais ? Par ici, mes agneaux, par ici.
Qu'est-ce que... Qu'est-ce que...
Oh putain !
Est-ce que quelqu'un peut me dire ce que c'était que ça ? Ça, mes amis,
ce spectacle majestueux, c'est l'armée la plus puissante qui ait jamais existé
et qui vient porter le nom de Rome jusqu'aux limites du monde connu.
À sa tête, un homme, un chef suprême.
Un guerrier qui a vaincu les Helvètes, repoussé les Germains, soumis les
Gaulois et qui s'apprête aujourd'hui à conquérir cette île appelée Britannia,
la Bretagne.
Cette conquête, mes amis, n'est pas une tresse de plus à la couronne de César.
Cette conquête, c'est le don du peuple romain aux indigènes de la Bretagne.
Ce peuple barbotant dans l'ignorance et la barbarie.
et auxquels nous apportons les bienfaits de la civilisation occidentale.
Bante gracieuse, ce spectacle est étonnant.
Il est, n'est-il pas ? La Bretagne est habitée par un peuple mystérieux. Ils
ont notamment une étrange coutume qui consiste à tout arrêter à 5 heures de l
'après-midi.
Poussez, poussez, poussez, poussez.
Retenez.
Mais pourquoi s'arrête-t-il ainsi, mon César ? Pour boire de l'eau chaude. Et l
'eau chaude, c'est leur boisson préférée.
Une peste chaude ? Ah, volontiers ! Avec une noix gelée, s'il vous plaît. Nous
attaquerons donc les Bretons chaque jour, à cinq heures précises.
Et je vous jure que cette victoire sera la plus rapide que nous ayons jamais
remportée.
Jeudi, nous devrions donner l'alerte.
Ne serait-il pas préférable de courir ? Si, mais un gentilhomme ne court jamais.
Non, pas ici.
Non plus.
Parfait.
Veuillez débarrasser ceci et faites venir Serge au littorax. Yeah, Majesty.
À cause de ces méthodes déloyales, ce monsieur César a anéanti les trois
quarts de notre armée majestueuse.
Mais tout ce que le pays compte encore d'hommes libres est maintenant ici et
nous nous battrons jusqu'au bout.
Tout de même, jolie Thoraque, je me demande si nous pourrons résister
éternellement aux Romaines Légions.
Il existe pourtant un village qui a réussi cet exploit, Majesté.
Vraiment ? Oui, on dit que ces habitants résistent aux Romains grâce à une
magique potion qui les rend invincible.
Si votre majesté est d'accord, je suggère d'aller moi-même leur demander
de l'aide.
C'est une joyeuse bonne idée, chéri Tharax. Et où se trouve ce passionnant
village ? Eh bien ? En Gaule, majesté.
Vous voulez demander de l'aide à des Gaulois ?
Je me demande s'il ne serait pas préférable de nous laisser envahir.
Oui, pour l'aigre loi.
Bonne chance, Jolitorax. Et toutes ces sortes de choses.
Goudurix.
Goudurix. On se lève.
Tu verras que ce jeune va devenir un homme responsable et solide, dont nous
serons fiers.
Ça veut dire qu'on lui met des baffes ou pas ? Non.
Bon, goût du riz, que c'est le matin, on se lève tôt à la campagne.
Moi, je viens de l'UTES. Et à l'UTES, c'est l'heure à laquelle on se couche.
Alors maintenant, foutez-moi la paix, les blaireaux, je ne bougerai pas de ce
lit.
Oh, Bélix ! Quoi ? Vous faites de la pédagogie ? Je n'ai pas mis
de baffes, j'ai même respecté sa volonté. Vous ne voulez pas bouger du
lit, c'est le lit qui a bougé.
Vous êtes des malades ! Ça ne vous fait pas plaisir, tu sais, mais c'est portant
bien. Allez, viens, on a des choses à faire.
Oui, d'abord, faut que je m'habille et que je me coiffe.
Bon, goût du rix, maintenant. Tu sors, ça fait deux heures que t'es là-dedans.
Tu veux que je refasse un peu de pédagogie ? Bon !
T
'es coiffé exactement comme... Tout à l'heure. Mais non, avant, je n'étais pas
coiffé. Non, je suis coiffé avec effet pas coiffé.
C'est beaucoup de travail avant d'arriver à ce résultat.
Bon, allez, on va aller dans la forêt.
Exercice de base, comment bien taper sur le roman.
Quoi ? La violence, c'est vraiment l'expression des faibles.
Quoi ? Qu'est-ce que t'as dit, là ?
Désolé, ok ? Un moment de faiblesse. C'est
très humain.
Le point positif, c'est que tu n'es pas décoiffé.
Vous êtes vraiment des grands malades ! Allez, suis-nous.
Avec un peu de chance, on va tomber sur une patrouille.
Bon, c'est vrai qu'il n'y a plus beaucoup de Romains dans le coin, ils
sont tous en Bretagne, mais bon, si tu... Léo ?
Non, mais c'est vrai que j'ai de la chance d'habiter à l'UTS.
Mais là, j'avais besoin de me ressourcer un peu, alors je suis venu à la
campagne. Je pense que ça va me faire du bien au niveau de mes compos.
Je suis barne, en fait.
Tiens, je te regarde et paf, ça me donne une idée de chanson. Ah bon ? Je ferai
un dolmen où l'amour sera roi, où l'amour sera loi et où tu seras reine.
C'est joli. C'est joli parce que c'est toi qui me l'inspires.
Pardon si on dérange, mais je te signale que t'es pas là pour jouer au joli
coeur, mais pour qu'on fasse de toi un homme.
Bon, écoutez les ploucs.
Être un homme, ça veut pas forcément dire être une brute épaisse.
Un homme, c'est aussi quelqu'un de sensible.
Quelqu'un qui n'a pas peur de dire je t'aime.
Ou quelqu'un qui n'a pas peur de pleurer. C'est tellement vrai.
Bon, alors maintenant, laissez-moi tranquille, les bouseux.
Laisse.
Je dis, il semblerait que je sois au bon endroit.
Tu as fait un long voyage, ami breton.
Pouvons-nous t'offrir quelque chose ? Un sanglier, une cerveuse ? Une tasse d'eau
chaude, je vous prie. C'est tout ? Avec un nuage de lait, ce serait parfait.
Ah, Astérix Obélix, je vous présente Joli Thorax, qui arrive de Bretagne et
vient solliciter notre aide pour résister à l'envahisseur romain.
Enchanté, secouons-nous la main.
Obélix ! Obélix, enfin ! C'est lui qui m'a demandé de le secouer. C'est un
breton, il parle pas tout à fait comme nous.
Ça va ? Splendide ! Quelle force ! C'est la magique potion, je présume ? Obélix
est tombé dedans quand il était petit.
On saura.
Je dis, avec une pareille force, nous n'aurons aucun mal à repousser les
romaines armées.
Pourquoi vous parlez à l'envers ? Je demande votre pardon ? J'ai demandé à
Panoramix de préparer la potion magique pour nos amis bretons.
Ça fait un peu beaucoup de potions, ça.
Oui, c'est pourquoi Obélix et toi les l'escortez jusqu'à destination, afin qu
'elles ne tombent pas entre de mauvaises mains. Oh, si chouette, on va aller en
Bretagne, ils ont des romains tout neufs là-bas. Et puis pour être tout à fait
honnête, je suis pas fâché de me démarrer assez de ton neveu.
Non, Obélix, on amène Goudurix avec nous. Mais non, c'est pas possible, avec
une fille, j'aurai pas la place.
Ce voyage est une excellente occasion pour parfaire son éducation. Ah ben non,
chef.
Il veut pas.
Il dit que t'es trop petit, que c'est trop loin, puis qu'il n'y a pas de
place.
Je préfère emmener l'autre en douille, là, le...
De toute façon, on sera
vite revenus, tu sais.
On leur donne le tonneau, merci, au revoir, puis c'est tout.
Tu vas pas rater grand-chose, hein ? Hein, non, ça ? Mais oui, il y aura des
Romains, oui, des tas de Romains.
Mais tu sais, les Romains, c'est comme les huîtres. Trop, ça écoeure.
Oui ?
Bon.
Sois sage.
Je suis désolé, mais c'est pas pour ça que je me suis engagé.
Combattre l'ennemi, servir Rome, oui.
Mais pas pour embarquer du sang papyrus à longueur de journée.
C'est César qui l'a dit.
Nous devons contrôler les flux migratoires pour assurer la stabilité de
l'Empire. Ah oui ? Et ça veut dire quoi, contrôler les flux migratoires ? Bah, ça
veut dire... Bon, écoute, les ordres sont les ordres, on les discute pas, ok
? Ouh là ! Ça sent le flag à plein nez, ça. Flag de quoi ? C'est des Gaulois sur
la plage, c'est pas interdit.
Non, ça c'est du clandestin qui embarque.
Allez hop, on contrôle.
Sans moi.
Pardon ?
Sans moi, je ne le sens pas.
Chacun sa conception du devoir.
Je te laisse avec ta conscience.
Hop, hop, hop ! Légion romaine, contrôle aux frontières. On vide ses poches ou on
présente ses papyrus.
Ah oui.
C'est l'ancien modèle, ça ? Ah bon ? Bah oui, maintenant il faut le nouveau.
Endure, gravé sur marbre, infalsifiable.
Il y a eu trop de fraude avec celui-là.
Il y a quoi dans le tonneau ?
Le problème avec les romains, c'est qu'ils font toujours du zèle.
C'est de moi dont vous parlez ? Tiens, joli thorax, je suis venu pour toi
tester la potion.
Attendez, qu'est-ce que c'est que ça ? Une seconde, on revient vers vous.
J
'ai
peut-être pas le sens du devoir, mais j'ai un bon instinct de conservation.
Alors ? Ils résistent. Pas Jupiter !
Ma sapiens, c'est des limites ! Vous voulez dire votre patience ? Non, ma
sapiens, ma sagesse.
Vous parlez pas le latin, vous.
Qu'on m'apporte de quoi écrire, je vais demander au Sénat qu'on nous envoie des
troupes supplémentaires. Ah ben, César, une délégation de sénateurs arrive de
Rome et demande une audience.
Incroyable, incroyable.
Je pense au Sénat et le Sénat vient à moi.
Moi, je crois bien que j'ai la côte avec les dieux.
Faites-les entrer et préparez une petite orgie.
Avez, membre honorable du Sénat, c'est un grand privilège. Avez, César, avez.
Sénateur Lucius Winus, le Sénat nous a mandatés afin de faire un audit de tes
dépenses. Un quoi ? Un audit, c'est du latin, ça veut dire... Non, non, mais je
sais, je sais.
Bon, j'ai regardé tes comptes, là, c'est pas clair.
Ah bon ? Et par exemple...
Une dépense de 20 000 sesterces pour un voyage Alexandri-Londinium en galère
privée. Ça, c'est Cléopâtre qui est venu passer le week-end.
Elle ne prend pas de ligne régulière, Cléopâtre ? C'est la reine d'Égypte,
quand même. Et si c'est la reine d'Égypte, pourquoi ce n'est pas l'Égypte
qui paie ? Bon, nous allons examiner tout ça avec mon équipe et j'espère qu
'on ne cherchera pas à nous influencer.
Loin de moi cette idée.
Alors j'ai pour les sénateurs et prêtres au César.
Toi, j'ai également faire venir les filles.
Et pour les renforts, on fait comment ?
Pardon au grand César, mais j'ai peut-être une idée.
J'écoute.
Utilisons nos fonds secrets et engageons des mercenaires pour faire le sale
travail à notre place.
En imaginant que de tels fonds secrets existent.
À quel barbare penses-tu ? Au pire de tous ces arts.
Les Normands, ce peuple redoutable qui vit tout en or, là où la neige ne fond
jamais et la nuit dure six mois.
Ces guerriers impitoyables qui boivent dans le crème de leurs ennemis.
C'est une particularité de ne pas connaître la peur.
Rappelle-moi ton nom.
Megacursus, au noble César, pour t'honorer et te servir.
Eh bien, Megacursus, je te charge d'aller trouver ces Normands et de les
engager.
Si tu mènes à bien cette mission, ta fortune est faite.
Bon, et maintenant, allons faire cette orgie. Je ne vais pas gâcher.
Moi aussi ? Non, non, toi, on va te faire préparer un panier orgie pour la
route.
Pourquoi tu m'as quitté ? Pourquoi tu m'as abandonné ?
Pourquoi tu m'as laissé ? Moi, je comprends pourquoi.
Pourquoi c'est fini ? Pourquoi tu es parti ? Tu ne vas pas arrêter
de me faire casser les oreilles, là ? Mais quoi, j'ai le droit de m'exprimer,
quand même ? Oui, je vais t'exprimer une bof, moi, tu vas voir.
Obélix, patience et pédagogie.
Goudurix, qu'est-ce que tu comptes faire plus tard ? Moi, je vais être barde.
Mon pater n'est pas d'accord.
Il n'y a que le choix droïde. C'est une très bonne idée, droïde. Tu sais que c
'est un métier passionnant.
Tu parles. 60 ans d'études avant d'entrer dans la vie active, merci bien.
Tu sais ce que c'est un beau gosse en Bretagne ? Un touriste ! Un
touriste. Un touriste. Non, ce n'est pas méchant.
C'est simplement que chez nous, à Angole, quand on parle de vous, les
Bretons, on dit que vous êtes un peu...
Non, je veux dire, vous n'êtes pas très... Mais vous, d'ailleurs, comment
vous nous percevez, nous, les Gaulois en Bretagne ? Eh bien, on trouve que vous
êtes arrogant, brailleur, libidineux, lâche,
inculte et sale.
Pourquoi tu m'as...
Lâchez ! Ça va, c'est bon, c'est bon, là.
Et puis c'est pas en braillant comme une brebis que tu vas devenir un homme. Ça
veut dire quoi, devenir un homme, exactement ? Ça veut dire devenir comme
vous ? Le type qui vit ensemble avec un petit chien ? Je vais le tuer.
Non, c'est vrai, on a promis au chef de le ramener en bonne santé.
Alors ? Chez nous, en Bretagne, c'est assez fréquent, deux hommes qui vivent
ensemble. Ah oui ? Ah mais ça n'a rien à voir, là.
Allons-y, il y a une petite mépris. En fait, Obélix et moi, on ne vit pas
ensemble, on habite ensemble.
C'est comme une colocation.
En fait, c'est comme un collègue, parce qu'on a les mêmes horaires, donc c'est
un aspect pratique.
Moi,
je serai jamais parti, je t'aurai jamais laissé.
A tes souhaits, Obélix.
Mais c'est pas moi.
Pardon.
Pardon. Pardon de m'imposer ainsi dans votre embarcation, noble voyageur.
Mais je cherche à gagner Bretagne et Service Régulier peut disposer à
transporter les champs papyrus comme moi.
Ce diesel-light original, n'est-il pas ? Mais ne vous inquiétez pas. Dès que nous
serons arrivés là-bas, je poursuivrai mon chemin de mon côté.
Ça vous gênait. Vous ne vous gênez pas. Mais vous comptez faire quoi en
Bretagne, monsieur ? Je m'appelle Pendépis. Je viens d'un pays très, très
pauvre et très, très lointain, dans Val-les-Ganges.
On me dit que la Bretagne est un pays où on peut faire fortune.
Alors, je suis venu tenter ma chance.
C'est quoi, ça ? Ah, ça, c'est Plantemoupi. Elle pousse partout, là
-bas. Avec elle, je me sens moins seul.
Alors, s'il vous plaît, ne me jetez pas à l'eau.
Je ne sais pas nager.
J'ai faim.
Moi aussi, j'ai faim.
Je crois que nous avons un message.
Majesté, un message de Johnny Terax.
Oh, et que dit-il ? Majesté.
J'ai le plaisir et l'honneur de vous annoncer que le tonneau est arrivé sur
le sol breton.
Votre dévoué, Johnny Terax.
Excellente nouvelle.
N'est-il pas, mes chéris ?
Franchement, ce n'est pas mon trip, la rando.
En tout cas, si tu veux devenir un homme, il faut. C'est bon, ça va, laisse
tomber.
Je dis, voici un endroit calme et tranquille où nous pourrons nous
restaurer.
J'espère qu'il y aura du sanglier.
Bonsoir.
Bonsoir. C'est pour dîner ? Plutôt, oui. Nous voudrions quatre sangliers, c'est
possible ? Certainement.
Asseyez-vous là-bas.
Bonsoir.
C'est ça, leur sanglier ? Il n'y a pas de quoi rire. C'est une Bretonne
spécialité. C'est du sanglier bouilli avec de la sauce à la menthe. C'est
délicieux.
Pourquoi ça sent le poisson ? Parce qu'on le fait toujours bouillir avec du
foie de morue.
Sinon, ça n'aurait aucun goût.
Oh, bête.
Allez.
Nous sommes à la recherche de Gaulois arrivés clandestinement du continent.
Avec nom, prénom, occupation et lieu de résidence.
Mais certainement. Nous sommes des marchands bretons en voyage d'affaires.
Je m'appelle Jolito Rax et voici Aster Rax.
Bonsoir.
Obélax. Bonsoir.
Bonsoir.
Bonsoir. Non, donnez une seconde, c'est bonsoir.
Bonsoir. Non, c'est bonsoir, tu sais, avec un accent unique sur le ventre.
Bonsoir. Tiens, voilà.
Et mon neveu tête à claques. Il est muet, le pauvre.
Soldats, fouillez l'auberge.
Bon appétit, bretons.
Je ne comprends pas comment vous faites pour manger ça, vous les bretons.
Rien à signaler, chef !
Bonsoir, messieurs. Bonne continuation.
Au nom de Rome, rendez-vous !
Pour ce qui est de passer une aperçue, c'est réussi.
Ce n'est pas de ma faute.
Du sanglier au foie de morue, c'est inhumain.
Je ne suis pas responsable.
Effectivement, mais je te le confirme, tu n'es pas responsable.
J'ajouterais même que tu ne l'as jamais été et tu ne le seras sans doute jamais.
Tu dis ça pour te faire plaisir ? Tu sais ce que c'est mon problème ? C'est
que même quand tu es là, je me sens seul. Je me sens seul
intellectuellement. Je suis sous-alimenté en intelligence avec toi.
Mais pourtant on s'entend bien. Non, je te supporte, fais pas pareil.
Je m'épuise à essayer de faire supporter au monde cette calamité sur pattes, ce
fléau, cette catastrophe naturelle qu'on appelle Obélix.
Et au final, j'en retire quoi, moi ? Rien, rien. Je me sacrifie pour rien,
moi. Le résultat, il est nul, archi-nul. Alors tu vois, j'en ai assez.
Et puis franchement, deux types qui vivent ensemble avec un petit chien, c
'est pas le destin que je m'étais imaginé.
T'as un problème avec l'idée fixe ? Bon, Obélix, le moment est venu pour moi de
rencontrer quelqu'un.
Qui ? Je sais pas. En tout cas, c'est certainement pas en restant collé à toi
que je vais y arriver.
Mais qu'est-ce qu'il a ? Il doit rencontrer quelqu'un, mais c'est pas
qui.
Alors forcément, ça l'énerve.
Et César a été très clair sur ce point.
Si vous venez massacrer ce village de résistants bretons, il vous couvrira d
'or.
L'or n'apporte que le luxe.
Et le luxe affaiblit les esprits.
C'est ça que tu veux, Romain ? Tu veux nous affaiblir ? Loin de moi, cette
idée, grosso modo.
La seule chose qui pourrait nous motiver à aller dans ce pays, c'est si nous
étions sûrs d'y trouver la peur.
La peur ? Tous les peuples connaissent la peur, même les plus faibles. Mais pas
nous. Pas nous ! Nous avons pourtant tout fait pour percer le secret de la
peur.
Nous savons multiplier les expériences.
Alors ?
Toujours plus de mal que de peur. Continue ! Nous avons tenté de la faire
naître chez nos enfants, dès le plus jeune âge.
Sans succès.
La peur se refuse à nous. Les parodins, nous voulons la connaître ! Nous voulons
! Enfin, pourquoi ? Il demande pourquoi ?
Mais parce que tout le monde sait que la peur donne des ailes, Romain.
Et mes guerriers et moi, nous rêvons de pouvoir voler.
Comme des oiseaux.
Julien, on peut dire que vous avez de la chance.
Les Bretons sont le peuple le plus peureux du monde connu.
Ah bon ? Oui, bien sûr.
D'ailleurs, à chaque fois qu'on leur pose une question, ils répondent, j'en
ai peur ou je grince.
Eh bien, c'est décidé.
Rodin, nous partons pour la Bretagne.
Messieurs, bienvenue à Londinium.
Sous-titrage
ST' 501
C'est
parti
!
Les Romains nous cherchent. Il vaut mieux voyager de nuit et cacher le
tonneau en attendant.
Bonne idée, mais où ? Réfléchissez un peu. Si vous voulez cacher un arbre, le
meilleur endroit, c'est une forêt.
Alors si vous voulez cacher un tonneau, le meilleur endroit, c'est... Une forêt
? Une... Forêt ?
Une auberge.
Avec les autres tonneaux. Excellent.
Je connais juste l'endroit qu'il me faut.
Joli Thorax, mon cousin, je suis follement heureux de vous voir. Moi
aussi, Relax, je suis follement heureux. Mais arrêtons-là les effusions. Nous
sommes ici au service de Sa Majesté. Le temps de faire mes adieux à ma femme et
mes enfants, et je suis votre homme.
Oh, ce ne sera pas nécessaire.
Nous voulions seulement cacher ce tonneau parmi les vôtres. Oh, je vois.
Rien de plus simple. Nous allons le mettre à la cave. Suivez-moi.
Cervoise, s'il vous plaît.
C'est fou l'énergie qu'il y a dans cette ville.
Pardon ? Non, je dis c'est fou l'énergie qu'il y a dans cette ville. Ça bouge,
enfin, on sent que tout est possible ici.
Oui, peut-être. Ah non, je vous assure, moi j'arrive de Lutèce, je peux vous
dire qu'à côté, Lutèce, c'est mort. C'est figé, c'est vraiment une ville
musée, Lutèce.
Vous venez de Lutèce ? Oui.
Enfin, juste à côté, quoi, à 22 semaines de marche.
Ah ben dis donc, on aime la cervoise ici.
A la prochaine, c'est pour moi.
Non, merci, je ne l'ai pas. Non, je vous permets d'insister, ça me fait plaisir.
Je sais très bien ce que vous vous dites.
Attention, c'est un Gaulois, c'est des séducteurs, il faut que je me méfie.
Je vais vous faire être confident, je ne suis pas du tout un séducteur.
Je suis juste quelqu'un qui est là, qui aime ses moments de vie, vous voyez, ses
moments de grâce, le temps suspendu, on est là et puis on échange, on se
rencontre. Je suis comme cette ville, moi, je suis bourré d'énergie, bourré d
'envie, vous voyez, envie de vivre, envie de rire, envie de pleurer.
Vous avez bien entendu, de pleurer, parce que je suis un homme qui pleure,
moi. Je pleure, je pleure, je pleure très souvent, très très souvent, pour un
rien.
C'est mes hommes qui pleurent ? Pas vraiment, non.
Alors ? Tout va bien, le tonneau est en sécurité ? Quoi ? Un bon feu.
Bon, on fait quoi en attendant que la nuit tombe ?
Eh bien, je suppose que nous pourrions rendre une impromptue visite à Ophélia.
C'est qui Ophélia ? Ma fiancée.
Encore un peu.
On m'avait dit que toutes les Bretonnes étaient moches, mais celle-là me plaît
bien.
C'est vrai qu'elle est jolie.
Et ça, comme noix, lui va vraiment bien.
Jolie Terax.
Quelle heureuse surprise.
Je suis moi-même débordé par la joie. Mais trêve des fusions. Je suis en
mission pour la reine. Et comme je passais par Londinium, j'ai tenu à vous
présenter... Coudurix, cool de te connaître.
On est tout de suite par là.
C'est la fiancée du joli Thorax, alors du respect, les gars.
Pardon, c'est un petit peu jeune.
C'est sans importance.
Astérix, enchanté.
C'est un vrai plaisir de vous rencontrer.
Vrai plaisir.
Mes compagnons sont... Gaulois, il est facile de le deviner.
À l'accent ? Non, à l'odeur.
Père et mère sont en voyage, mais j'insiste pour que vous restiez un
moment, Miss McIntosh et moi. Allons vous préparer de quoi vous resterez.
C'est fou, l'énergie qu'il y a dans cette ville.
Ah bon ? Ah ouais, il y a une énergie. On sent que tout peut arriver ici.
Rencontrer des gens formidables, échanger, tomber amoureux, avoir des
aventures intenses et brèves.
C'est tout ça, quoi.
Oh, il paraît que votre ami et vous avez un petit chien.
Vous ne l'avez pas emmené ? Et non.
Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Des Gaulois débarquer clandestinement
avec une arme secrète dans un tonneau ? Oui, c'est ça. Nous avons donné l'ordre
d'arrêter et d'interroger tous les résidents gaulois, y compris les femmes
et les enfants. Nous allons aussi brûler leur maison. Non, c'est le tonneau qu'il
faut retrouver.
Oui, mais comment ? Réfléchissez un peu.
Quand on veut cacher un arbre, le meilleur endroit, c'est... une forêt.
Alors, quand on veut cacher un tonneau, le meilleur endroit, c'est... une
auberge !
Voyez toutes les caves de toutes les auberges de Londénium et confisquez
chaque tonneau.
Exécution.
Et pour l'arbre dans la forêt, on fait quoi ? Trouvez-moi ce tonneau !
C'est parce
que nous autres Bretons sommes très à cheval sur les convenances.
Un gentilhomme ne doit en aucun cas mettre sa fiancée dans l'embarras par
une présence, comment dirais-je, trop appuyée.
Une entrevue seule à seule doit être rare et ne durer que quelques instants.
Et c'était quand, la dernière ? L'année passée.
Ah, quand même.
J'ai d'ailleurs beaucoup hésité quand Ophélia nous a invités à rester, mais...
Je ne regrette pas d'avoir eu l'audace d'accepter.
Aurais-tu l'audace de me passer le sel, s'il te plaît ? Pardon.
Bon, tu veux vraiment lui plaire, Miss Machin ? Oui.
Fais-lui un petit cadeau, ça fait toujours plaisir.
Ah, bonne idée.
L'ingénieur, l'énorme secrète se cache dans l'un de ces tonneaux.
Pour la découvrir, il va faire preuve de méthode et de rigueur.
Vous percez, vous goûtez. Si vous sentez quelque chose de suspect, signez-le.
Sinon, marquez le tonneau d'une croix et passez au suivant.
C'est clair ? Un bon commandement.
Les rhododendrons ont très bien poussé cette année.
Oh, vraiment ?
Et le bégonia
aussi, d'ailleurs.
Mais pas les tournesols.
Je suis navrée de reprendre.
Ça a dû prendre beaucoup de temps pour faire tout ça.
Les Macintosh se succèdent sans se lasser à cette broderie depuis cinq
générations. Et voilà.
Lorsqu'elle sera totalement achevée, elle sera renfiatée de notre famille.
C'est fou l'énergie qu'il y a dans cette ville.
Pardon de faire irruption. Je suis venu vous prévenir que les Romains ont
emporté le tonneau de magique potion.
Si vous voulez le retrouver, ils ont marqué « Relax » dessus.
Allez, Claudius, laisse-moi compter. Non, c'est mon tourneau. C'est le
tourneau de tout le monde.
Hé,
toi ! Viens ici.
Oui j'ai compris.
Eh ben, cherchez, hein, copain, cher.
Bon, allez, on n'a pas de temps à perdre.
Moi, ça givre, je suis pas tombé dedans quand j'étais petit.
On les prend tous, on fera le trip plus tard.
Obélix, viens nous aider.
Oh non, c'est pas vrai.
Un petit peu, pas beaucoup.
Comme l'a dit le grand César, nous sommes ici pour promouvoir les valeurs
de notre immense civilisation.
Mais nous n'y parviendrons pas si l'indigène nous perçoit comme un ennemi.
Et Breton est fier.
Traitons-le avec courtoisie et montrons-lui quel grand peuple nous
sommes.
Eh bien, voilà justement l'occasion de passer la pratique.
Une joyeuse bonne journée et toutes ces sortes de choses, ami Breton.
Voilà, soldat. C'est comme ça qu'il faut faire un gros.
Qui va traiter de gros ? Qui va traiter de gros ?
Qui va t'aider, gros ? Obélix ! Pour tes grâces.
Une charrette abandonnée. Quelle aubaine pour un voleur de charrettes.
Bravo, Obélix, bravo. Pour ce qui est de passer une aperçue, c'est réussi.
Vite, j'ai une barrette ! Désolé, Astérix, mais un gentil homme ne court
jamais.
Vous n'auriez pas vu passer une chance ? Vous êtes Gaulois ? Oui, mais je ne suis
pas de l'huitesse.
Vous faites quoi à Londenium ? Je cherche un tonneau, là. Vous n'auriez
pas vu ? J'adore les Gaulois. Vous êtes tellement plus amusants que les Bretons.
Bon, c'est très gentil. Ah bon ? Vous n'auriez pas un pigeonnier où je
pourrais vous joindre ultérieurement ?
C'est l'un des Gaulois recherchés par César.
Allez, ramassez-le.
So, joli Trax, stop, plus.
Quelque chose de vraiment horrible est arrivé.
Mais calmez-vous, Miss Macintosh. Qui a-t-il ? C'est horrible.
Miss Ophélia a totalement disparu de la nature.
Je vois, mais calmez-vous, calme. Elle a pris attitude.
Elle est partie avec Gooderick.
Ils souhaitaient faire une promenade sur la côte, au bord de la mer. Bien
évidemment, j'ai catégoriquement refusé. Mais cette crapule de Guderix a
subtilisé un chat.
Et ils se sont envoûtés les deux.
Très bien.
Je vais m'en occuper.
De quel côté sont-ils partis ? De cet côté.
Non, vraiment, c'est terrible.
Mais si, mais si, c'est bien.
C'est bien.
Pourquoi n'êtes-vous pas allé avec vos amis rechercher le tonneau de magique
potion ? Parce que la potion magique, c'est toi.
C'est gentil.
Non, c'est pas gentil, c'est la réalité.
On font rire avec leur potion magique, là. C'est pas ça, la vraie force.
Ah bon ? C'est quoi, la vraie force ? Ça.
Ce n'est pas convenable.
Voilà, mais est-ce que vous êtes coincés, vous, les Bretonnes ? À l'UTES,
les filles, elles sont moins difficiles.
Vraiment ? Oui, elles ont compris que s'embrasser, ce n'est pas une question
de convenable ou pas.
C'est juste une question d'envie, de moment, et là, c'était le moment.
Mais bon, si t'aimes pas ça... Non, non.
Attendez.
De quoi ? C'est comme ça qu'on embrasse en Gaulle.
Ça va, c'est pas non plus.
Alors, c'est ça les Bretons ? Ils sont pas bien gros. Mais qu'est-ce que vous
faites ? Vous vous cachez derrière moi, mais c'est très lâche. Qu'est-ce qu'on
va foutre ? On cherche César et son armée.
Vous savez où on peut les trouver ? Au secours, je veux pas mourir. Mais oui, c
'est si c'est bon, enfin ! Je veux pas, j'ai peur.
Ah ça ! J'ai dit au même que vous êtes le champion de la peur. T'as entendu ce
qu'elle a dit ? Y'a du taf ? Oui, vite tête épiaf, empêche les enfants de
rouler.
J'emmène le champion au campement.
Toi, tu trouves le village le plus proche. Tu demandes où on peut trouver
César et tu massacres tout le monde.
Et comment je le trouve, moi, le village ? Demande à la fille de t'y emmener. Je
fais quoi, après, de la fille ? Tu la massacres aussi, en douille. Ah ben oui,
bien sûr.
Et une joyeuse bonne journée, amis étrangers.
Attendez. D'abord, nous devons fixer les règles.
Les règles ? Quelles règles ? D'accord, pas de règles.
Merci.
Ce n'est rien, juste un petit peu d'exercice dont j'ai grand besoin de
toute façon.
J'ai cru comprendre que vous n'étiez pas sortie seule.
Oh, Goduric, ça a été enlevé par les normands. Je suis très inquiète pour
lui. A juste titre, ma chère.
Alors qu'il est, il a dû déjà être transformé en biscotte.
C'est affreux ! Il est, n'est-il pas ? Bien, je propose que nous rentrions.
Sachez que la sensibilité dont vous faites preuve m'attriste profondément.
J'ai moi-même des motifs de tristesse, mais je ne vous fais pas l'offense de
vous les reprocher.
Je me suis égarée, j'en conviens.
Mais comment aurait-il pu en être autrement ? Vous êtes plus ennuyeux qu
'un jour d'hiver et plus rigide que Miss McIntosh elle-même. Vous avez mis six
mois à m'adresser la parole, un an à demander, maman. Et depuis, c'est à
peine si nous avons échangé trente mots.
Quand puis-je espérer de votre part un peu de présence et... et soyons fous, un
peu de chaleur humaine sur mon Liedemore ?
Ma conduite est en tout point celle d'un gentil homme breton, Ophélia. Et si cela
ne vous convient pas, c'est que nous ne sommes pas faits l'un pour l'autre.
Je me suis fait prendre bêtement un contrôle dans les transports. Ils
attendent la prochaine caravane pour m'excuser.
Toi, viens avec moi.
Allez.
Pardon, monsieur, est-ce que je pourrais avoir un petit peu d'eau pour ma plante
? Elle a soif.
Voilà, elle n'en a plus besoin.
Pourquoi est-ce que tu es toujours dans mes pattes ? Écoute, mon vieux Jules, c
'est comme ça. Dans toutes les histoires, il y a un bon et un méchant.
D'accord. Donc, c'est toi le méchant. Non, c'est toi le méchant.
C'est les aventures d'Astérix et pas les aventures de César.
Les aventures d'Astérix ? Non, mais attends.
Tu sais ce que c'est, ça ? La guerre des Gaules.
Autrement dit, les aventures de Jules César par Jules César, en six volumes.
Ça, mon petit gars, c'est de l'histoire avec un grand H.
C'est pas un peu mégalo comme projet, non ?
Je crois que tu te rends pas bien compte de qui tu es en face de toi.
Mon passage sur terre aura un tel impact que dans 2000 ans, on dira on est en
2000 après JC.
Mais t'as fait quoi, toi ? Moi ? Oui, toi, toi, avec ton petit air supérieur,
c'est quoi ton titre de gloire ? Oh, moi, je peux tant pas être un grand
homme.
J'essaie juste d'être un type bien, tu vois.
Le matin, je me lève, je suis content.
Je vais voir les copains, on se file des coups de main, on rigole, on s'engueule.
Et puis tous les dimanches, on se mange un gros sanglier, ensemble.
T'as renoncé, quoi. Pas du tout, j'ai pas renoncé.
Et puis je te signale que dans mon village, je suis quelqu'un de très
respecté. Dans ton village ? Oui.
Excuse-moi, moi, ça ne me fait pas rêver.
Écoute-moi.
J'ai quelque chose à te proposer.
Viens travailler avec moi.
Ton nice.
Prie, allié à ma puissance, on va casser la baraque.
Pourquoi je ferais ça ? Parce que je suis ton père.
Mais non.
Attends, tu y as cru, là ? Ah, si ! Ah, mais si, si, si ! À l'espace d'un
instant, j'ai bien vu que tu marchais ! Mais ça va, je te dis que non.
N'importe quoi.
Tu te trompes de combat, Astérix.
Défendre les opprimés, c'est du sentimentalisme.
Ça flatte les goûts, mais ça sert à rien.
À peine tu les as sauvés, qu'il y en a un autre qui se pointe et qui les
massacre. Non, non, non, non.
Il faut être réaliste, il faut être lucide. Ça rapporte rien.
En plus, reconnais qu'ils sont spéciaux, ces Bretons.
Là, ils font les gentils parce qu'ils ont besoin d'aide. Mais à la première
occasion, je te parie qu'ils sont prêts à vous faire la guerre. Et pour cent ans
en plus.
Alors, écoute-moi bien.
Tu me dis où est le tonneau ? Je finis de les envahir et on éradique leur
civilisation. Fini l'eau chaude.
On finit la viande bouillie et on les oblige à parler normalement.
Tu ne penses pas que ce serait un service à rendre à l'humanité, ça ? Oui.
Mais quand même, non.
Bon, allez, emmenez-le. Emmenez-le, qu'on le torture et qu'on le fasse
parler. J'en peux plus, moi, il me fatigue.
Il est réveillé ! Le champion est réveillé ! Le champion ! Le
champion ! Le champion ! Le champion ! Le champion ! Le champion ! Le champion
! Le champion ! Le champion !
Fais
-nous peur ! Pardon ? Fais-nous peur !
Nous sommes venus de très loin pour connaître la peur. J'exige que tu nous
apprennes ce que c'est.
La peur ? La peur, c'est... Comment dire ? La peur... On tremble, on transpire,
on claque des dents.
Parfois, on a mal au ventre aussi.
C'est la grippe.
La peur, c'est la grippe ! Comment ça s'attrape, ça ? Moi, c'est en faisant la
bise à ma cousine Epitaphe que je l'ai attrapée.
Alors, pour la dernière fois, Normand, je te le demande, où a été emmené
Goderix ? Alors, cher Ophélia, il n'est pas convenable de se comporter de
la sorte.
Monsieur Tête de Pierre, bien que votre présence parmi nous ne soit pas
absolument par les choix.
Personnel de votre part, sachez que nous allons tout faire pour rendre votre
séjour agréable.
Aussi, n'hésitez surtout pas à nous solliciter si vous avez besoin de quoi
que ce soit.
Vous vouloir moi donner quelque chose à vous ? À boire.
Je crains de ne pas avoir bien entendu.
À boire. Donne-moi à boire.
Tant de fautes.
En si peu de mots.
Premièrement, pour commencer, on ne veut rien, on espère. Au pire, on souhaite.
Deuxièmement, pour continuer, nous autres, bretons, sommes très à cheval
sur le vouvoiement. Et troisièmement, pour finir, il est d'usage, lorsqu'on
exprime une demande, de l'agrémenter d'une formule de politesse.
J'ai soif ! Bon, pour cette fois, exceptionnellement,
je vais faire preuve d'un peu de flexibilité et accéder à votre requête.
C'est chaud ! Parodin ! T'as voulu m'empoisonner, sorcière ! Espèce de...
Détache-moi ! Détache-moi !
En fait, monsieur Aufelia, je pense que monsieur Tête de Pierre pourrait tout à
fait bénéficier d'une petite leçon accélérée de savoir-vivre.
Dans le cas où plusieurs gentils hommes sont assis et qu'une dame entre dans le
pièce, Les gentilhommes doivent tout de suite d'emblée se lever et attendre que
la dame les ait autorisés à se rasseoir, soit oralement, soit par une petite
inclinaison de la tête, comme ceci.
Et si la dame désire s'asseoir, l'un des gentilhommes, évidemment le premier en
partant de la gauche, doit venir se placer.
... ... ... ...
Alors, Benoît, où il est, le tonneau ? C'est une bonne situation, bourreau.
Non, je veux dire, c'est un métier que vous recommanderiez à un jeune qui veut
se lancer dans la vie ? Non, je vous assure que ça m'intéresse vraiment. C
'est parce qu'on a rarement l'occasion de rencontrer un bourreau dans sa vie.
Et c'est vrai que quand ça arrive, c'est souvent la dernière fois.
Où il est, le tonneau ? Dites-moi, vous, c'est une vocation, dans votre cas ?
Je veux dire, est-ce que c'est une passion qui est devenue un métier ? Ou
au contraire, peut-être que c'est un conseil d'orientation qui vous a
aiguillé vers cette voie qui n'est pas que votre garage, parce que vous le
faites très bien. Je vous le dis franchement, je trouve que c'est du très
beau boulot.
Mais je me disais qu'en même temps, si c'est pas un métier choisi, il faut t
'arrêter tout de suite.
D'accord, c'est bon, je vais parler en fait. Oui, j'ai envie de parler là.
C'était cool.
Et si on arrêtait ? Si on laissait tomber tout ça, hein ? Vous et moi, si
on faisait le pari de l'amour, le pari de la fraternité ? Tant pis pour toi,
Gaulois.
Oui ? C'est qui ? Une
joyeuse bonne journée. Ah, partout t'attises, Obélix. C'est bien que tu n
'arrives jamais.
Allez, vas-y, va m'en. Toi, c'est commencé à chauffer sérieusement, aussi.
Eh bien, vas-y, qu'est-ce qui t'attend ? Eh bien, je repense à ce que tu m'as
dit, tu sais.
Chacun pour soi, tout ça.
Obélix.
Peut-être que tu as raison, il faudrait qu'on prenne nos distances.
Obélix, c'est pas drôle du tout, là.
Non, t'as raison, c'est cruel de ma part de t'ennuyer avec cette vieille
histoire.
Allez, viens, pas d'épices, laissons Astérix vivre.
Obélix ! Oui ? Tu veux que je te fasse des excuses, c'est ça. Alors, je vais te
faire des excuses, mais pas là, pas maintenant.
Mais pourquoi ? Parce que ça n'aura aucune valeur, là. Je l'ai fait sous la
contrainte, je continuerai à t'en vouloir, ça serait pire.
Alors relève-moi, je vais te faire des excuses de mon plein gré.
Ah bon, d'accord.
C'est fou ! Ici, même les leviers marchent à l'envers.
Bon, mes excuses.
Bon, euh... Au revoir, pain d'épice, et puis désolé pour ta plante.
Ah mais, j'ai gardé les feuilles.
Je sais qu'elles vont continuer à me porter bonheur.
Au revoir et merci encore.
Au revoir, au revoir. Qu'en est-il du tonneau Astérix ? Disparu.
Je pense qu'il serait plus sage de nous séparer. Je chercherai le tonneau et
vous, Goudurix.
Goudurix ? Pourquoi Goudurix ?
Tu t'obsides à ne pas vouloir nous livrer ton secret, hein, Gaulois ? Mais
si, mais si, je vous jure ! Et si on le découpait en morceaux, pour voir dans
ses entrailles où se cache la peur ? Oui.
Ouvrons-le ! Oui, ouvrons-le ! Ouvrons-le ! Ouvrons-le ! Ouvrons-le !
Ça suffit.
La plaisante casse est durée. Qu'on le réveille, qu'on l'emmène sur le bord de
la falaise. Il va nous faire une petite démonstration de vol.
Parfait. Oh, un nuage de lait dans votre eau chaude, monsieur Tête-de-Pierre.
Un soupçon, merci.
Comme vous pouvez le constater, Miss Macintosh a transformé Monsieur Tate de
Piaf en parfait gentilhomme.
Malheureusement, il refuse toujours de dire au goût du riz que ça a été emmené.
Croyez bien que j'en suis navré, mais un gentilhomme ne saurait trahir ses
compagnons d'arbre, n'est-ce pas ? J'ai une idée. On va le laisser s
'évader. Il nous mènera forcément jusqu'au sien.
Miss McIntosh, pourriez-vous m'accompagner un instant à la cuisine ?
Dis
donc, Bellix, on ne devait pas aller dans la forêt chercher les
sangliers, nous ? Non,
pourquoi ? Je t'avais dit, allons dans la forêt chercher les sangliers.
Ah oui, bien sûr, à l'eau dans la forêt. Oui,
à l'eau dans la forêt, chercher des sangliers. Voilà, voilà, j'ai hésité à
laisser ma phrase. Voilà, on y va.
Où ça ? Oui.
Ah oui, quoi.
Mais non, je sais que c'est pour le four. Mais oui.
C'est à quel sujet ?
On y va, la forêt ?
Bon, laissez-moi faire.
Oh, rassurez-vous, monsieur tête de piaf. Je voulais tout simplement être
informée si vous comptiez rester pour le déjeuner, car, si tel est le cas, je
devrais anticiper par quelques provisions supplémentaires.
Croyez bien que j'en serais ravi, madame.
Malheureusement, un autre engagement m'en empêche.
Alors là, j'ai rien compris, moi. C'est pourtant tout simple.
Je lui ai fait comprendre qu'il n'était pas prévu pour le déjeuner. Et un
parfait gentilhomme, il n'a pas voulu abuser de mon hospitalité et a préféré
prendre le congé.
C'est tout.
C'est tout simple.
Joyeuse bonne journée.
Je mangerai du phoque.
Je me brûlerai en blond, mais ne me jetez pas. Pitié, pitié.
Pitié, c'est quoi ? Laisse-toi bien encore une de leurs inventions.
Bon, alors tu voles un petit peu par là.
Tu fais un virage, tu remontes et puis tu viens te poser là.
Ne vous inquiétez pas pour l'itinéraire.
Il est tout trouvé.
Bon, allez-y.
Regardez ! C'était bien !
Une joyeuse bonne journée, chef.
J'ai pensé que ce moleste bouquet saurait trouver le chemin de votre cœur.
En tout cas, c'est avec le mien que je l'ai cueilli.
L'autre chose à faire que de goûter les produits locaux. On n'est pas là pour
faire du tourisme.
T'étais où ? Oh, chez des gens fort convenables, dont l'hospitalité fut dans
tout point irréprochable.
Mais bon, peu importe d'où je viens, je suis indiciblement heureux de vous
retrouver tous.
Vous avez raison, point d'effusion.
Allez, on y va.
Il a été ensorcelé.
Ensorcelé, ensorcelé, ensorcelé. Ah pardon, mais vous n'y êtes pas du tout.
Je n'ai pas été ensorcelé. J'ai été éduqué.
Éduqué ? Parfaitement, éduqué.
Et par qui ? Oh, par elle.
Elle va tous nous éduquer, comme tête de piaf.
Tenez, qu'est-ce qui nous arrive, là ? Mon corps tremble. Je transpire.
Et moi, j'ai mal au ventre. Mais alors, ça veut dire que nous avons peur !
Sous-titrage MFP.
Sous-titrage
MFP.
Je suis tellement faim que je pourrais manger mon propre estomac.
Et comment ferais-tu pour le digérer ?
Nouveau message de Jolie Thorax, Majesté. Que les dieux soient loués. J
'espère qu'il annonce son arrivée prochaine.
J'espère que Sa Majesté se porte bien et que sa santé est bonne. Ici, le temps
est clément, avec quelques ondées passagères, mais rien de bien sérieux.
Votre dévoué Jolie Thorax.
Renvoyez un message à Jolie Thorax.
Je veux savoir où est cet honneur.
Eh oui. Aïe ! Monsieur Oblix ? Oui ?
Me feriez-vous le grâce d'oublier tout ce que vous avez vu et entendu tout à l
'heure sur la falaise ? Bien sûr.
Comptez sur moi, je serai muet comme un dolmen.
Merci beaucoup, monsieur Oblix.
Finalement, il semblerait que vous soyez un gentilhomme, prétude.
Non, c'est pas assez. Il en faut au moins quatre. J'ai dit une, deux, trois
et quatre.
Message de la 8e Légion, César. Ils arriveront dans six jours. Non, c'est
trop long. Dites-leur d'accélérer la cadence.
César, les voisins sont épuisés. Ils n'ont pas dormi sous un toit depuis deux
semaines. Mais alors ? On est à la campagne. C'est sympa le camping, non ?
Allons. Un message de l'Angélus au César. Il propose d'établir une
fortification. Non, non, non. On n'a pas le temps. Passez-le-moi. Passez-le-moi.
Allô, l'Angélus ? L'Angélus ? Allô ? L'Angélus ? L'Angé... Ça marche pas.
Allô ? Ça marche pas.
C'est parti
!
Come on, come on, turn a little faster. Come on, come on, the world will follow
after. Come on, come on, because everybody's after love.
And love.
Je comprends rien aux femmes.
Je ne les cherche pas, elles ne trouvent pas.
Je les cherche trop, elles ne trouvent pas non plus.
Alors il faudrait les chercher sans les chercher.
On va dans un moment ne pas les chercher.
Oh oui, mais alors là, moi... Hein ? T'as dit quoi ? Oh non, moi
je crois qu'avec les femmes... Tais-toi, en fait.
C'est mieux.
Alors, je n'ai pas encore le tonneau, mais je sais où le trouver.
Il a été vendu à un aubergiste qui l'a revendu à l'entraîneur de l'équipe de
Camus le Donhomme. L'équipe ? L'équipe de quoi ? Oh, c'est un jeu typiquement
breton au cours duquel deux équipes de 15 joueurs se battent pour attraper une
calbasse. Ça a l'air bien, dis donc.
Il y a aujourd'hui un match entre Camulo de Nomi et du Rovernum. Le tonneau doit
certainement être là-bas.
Je vais chercher Obélix, on y va.
J'ai l'honneur de vous provoquer
un duel.
Je crois que tu ne te rends pas bien compte de tout ce que je viens de
traverser. Alors, tu es gentil, mais...
Prenez cette épée et battez-vous, là ! Aïe, mais ça va pas, ça fait hyper mal,
oh ! Mais qu'est-ce qui se passe ici ? Désolé, mais ceci est une affaire
privée.
Laisse, j'allais t'arrêter de la pédagogie.
Si elle se passe mal... Mais on lui expliquera ! Aïe !
Allô ?
Mais... On expliquera.
Votre lâcheté est donc sans limite.
Ma lâcheté ? Mais bien au contraire.
Oh, s'il vous plaît, ne me dites pas que vous voulez laver votre nez.
Je crois plutôt que c'est votre jalousie que vous cherchez à soulager. Je crois
qu'elle soulève un truc là. Je crois que vous êtes toujours prontes à faire mon
procès. Pourtant... Pourtant, vous persistez à vous dérober.
Mais que voulez-vous dire ? Pour moi, c'est clair.
Vous êtes vraiment trop stupide.
Soit, tuez-le.
Et tant pis pour vous.
Mais si vous faites cela, sachez qu'à mes yeux, vous avez perdu tout crédit.
Car le vrai courage n'est pas de tuer un jeune imbécile en duel, mais d'oser
regarder une femme dans les yeux et lui dire ce qu'on ressent pour elle.
Femme, femme.
Créature faible et décevante.
Je pense qu'elle a raison.
C'est important d'exprimer ses sentiments.
Vraiment ? Si tu l'aimes, faut que tu lui dises. Faut que tu te fous ta poêle,
mon vieux.
Ophélia.
Je voulais vous parler de mes sentiments.
M. McIntosh.
Joyeuse belle journée, n'est-ce pas ? Je me sens... Je me sens complètement vide.
Plus d'énergie.
C'est pourtant pas la première fois que je bute sur un obstacle.
Mais d'habitude, c'est le désir de conquête qui l'emporte. Mais là, je sais
pas pourquoi.
Plus de jus.
Parlons de ce désir de conquête. Qu'est-ce que ça vous évoque ? Oh, la
puce, c'est la gloire. Je vais pas vous mentir.
La puissance ? Dominer les autres, les soumettre, et qu'on me doive.
J'aime beaucoup qu'on me doive.
J'ai énormément de plaisir à gracier, par exemple.
Quand quelqu'un est condamné à mort, que tout est prêt pour l'exécution, j'arrive
là au dernier moment et là je gracie.
Ça j'aime beaucoup.
Ça j'aime beaucoup.
C'est très agréable.
C'est quoi les règles ? C'est très simple vraiment.
Chaque équipe doit porter la calpasse dans les buts de l'équipe adverse.
Ils ont pratiquement le droit de tout faire pour y arriver. Seul usage des
armes est interdit.
Sauf à corps préalable, bien entendu.
C'est trop grand. On ne va pas y arriver.
Il faut mettre un arme à chaque issue et aller chercher des rapports.
Mais dis donc, c'est moi qui décide, hein ? Bon, c'est un peu grand ici.
On risque de ne pas y arriver.
Alors, toi, toi et toi, surveillez les autres issues.
Et toi, tu vas chercher des renforts. Ah, excellente idée.
Oh, regardez ce qu'il fait, lui.
Sous-titrage ST' 501
C'est la potion magique, c'est vraiment du très très bon vin.
Je sais que nous avons
connu des moments difficiles.
Mais cette fois, à moins que le ciel nous tombe sur la tête... C'est quoi ce
bruit ? Comment ? Je disais, c'est quoi ce sifflement ?
Oh non.
Je suis fatigué.
Je suis fatigué.
Pardon, ce tonneau nous appartient, l'avons bien récupéré.
Au nom d'Europe, je réunis le chef de tonneau.
Elle est obligée, elle n'a pas de soin à perdre. C'est mon tonneau.
Lâche-le !
On va aller avec moi.
Arrêtez ! Nom de Rome, arrêtez !
Passe-moi la calmasse. Non, c'est moi qui marque ! Passe-moi la
calmasse, Vénix ! Mais qu'est-ce que c'est ?
Parle-le, Flop.
Ce n'est pas bon.
Pas d'épices ? Qu'est-ce que tu fais là ? Les Romains m'ont capturé. Ils m'ont
dit, soit tu t'engages, soit on te renvoie chez toi.
Enlève ça et viens avec nous.
Bon, ça c'est fait.
Et maintenant, il se passe quoi ? Maintenant, on n'a pas le choix. Il faut
qu'on retourne au village leur annoncer la mauvaise nouvelle.
Je dis, allons-y sans tarder. Pas moi.
Comment ça, pas moi ? Ben, j'ai promis à Miss McIntosh d'être de retour à 5
heures pour une autre partie.
Elle veut me présenter à ses amis.
Non, mais c'est une plaisanterie.
Non, je me suis engagé.
Un gentilhomme ne revient pas sur ses engagements.
Bon, écoute, ça suffit maintenant, Bellix.
Je te signale que toi et moi, on a une mission. C'est ça, ton engagement. C'est
pas d'aller faire le guignol, là, dans un salon.
Je ne crois pas que tu sois qualifié pour comprendre les sentiments qui
munissent à Miss McIntosh.
Ah, d'accord.
Monsieur a des sentiments, maintenant.
Monsieur est devenu un vrai gentilhomme.
Je vais savoir ce que j'en pense de ton histoire, moi.
Je pense qu'elle est ridicule.
Ridicule et grotesque.
Très bien.
Obélix ! Bon, ne vous inquiétez pas, je vais le récupérer.
Obélix ! Arrête, Obélix !
Je crois qu'il est vraiment fâché, en fait.
Fâche sa misère, ici.
Je dis, il semblerait que le siège ait été éprouvant, n'est-il pas ? Mais qu
'est-ce qu'on va faire ? On peut pas leur dire qu'on a plus de potions
magiques, ils vont pas supporter.
Du calme, vous, du rixe.
Du calme, du calme, t'es marrant, toi.
Le suicide, au pire, il nous lynche.
Messieurs, je suis heureuse de vous savoir enfin parmi nous.
Et j'ai hâte de découvrir les effets de cette fameuse Magic Potion.
Eh bien, en ce qui concerne la Magic Potion, Majesté, nous en avons rapporté
une grande quantité dans un tonneau qui se trouve actuellement au
fond de la tamise.
Oh ! Mais ça n'a aucune importance, Votre Majesté.
Ah, bon.
Ah, bon ? J'ai avec moi de quoi fabriquer suffisamment de potions
magiques pour le village tout entier. Quelle joyeuse bonne nouvelle.
Vous avez failli m'inquiéter.
Si votre majesté veut bien me faire préparer une grande marmite d'eau
chaude, je l'attendrai dehors.
J'avoue ne pas très bien comprendre.
On n'a pas le choix, il faut y aller au bluff.
Pas d'épices ? Oui. Cette plante que tu as rapportée d'Orient, il en reste quoi
?
Ça ? J'ai besoin que tu me la donnes.
Elle sait tout ce qui me reste.
Je sais.
Assez donc.
Vous êtes d'une force exceptionnelle, monsieur Hobbins.
J'essaie de me tenir en forme.
Rien de plus.
Vous pratiquez un sport ? Chez nous, les garçons pratiquent le sport très tôt, ce
qui les fortifie beaucoup.
Et surtout, qui leur donne le sens de la camaraderie.
Personnellement, je pense que l'amitié est de loin le lien le plus important
entre les deux personnes.
Qu'en pensez-vous, monsieur Obélix ?
Notre ami souhaite savoir si vous
pensez... que l'amitié est le lien le plus important entre deux personnes.
Astérix.
Une fois de plus.
La discipline romaine triomphe du désordre barbare.
Le commando de fanatiques gaulois qui cherchaient sournoisement à rallier les
rebelles bretons a été anéanti et leur soi-disant arme secrète a été détruite.
Le moment est donc venu d'en finir avec ce village terroriste.
Fais près.
C'est beaucoup plus simple que je le pensais, en fait.
Messieurs, à vous.
Excellent.
Oui, et très rigolant. Je sens déjà que ça me fait de l'effet.
Puis-je avoir un nuage de lait avec ma potion ? Formation d'attaque !
Formation d'attaque !
Avez, Romain. Non, je voulais juste être fair-play, comme disent nos amis
bretons. Et vous signalez qu'on a de la potion magique, donc il est encore temps
de vous rendre.
Je le reconnais ! C'est un des irréductibles gaulois ! Eh oui,
j'en ai bien peur.
Mais qu'est-ce qu'ils font ? Mais qu'est-ce qu'ils font ? Mais... Reformez
les rangs ! Reformez les rangs ! César a dit qu'ils étaient morts. Non, il est
bien vivant, lui. S'il est là, il y a forcément son copain le gros. Il est
hyper susceptible.
En tout cas, s'ils ont donné de la potion magique aux Bretons, on est cuit.
Je crois qu'ils sont à point.
Tout le monde est prêt ? Je dis, votre ami n'a pas l'air d'aller très bien.
Pardon.
J'arrive.
Vous êtes en train de faire du mix ? Non, je me disais juste que je vais peut
-être vous attendre ici, moi, en fait.
Bon. Coudurix, ça marchera jamais, on va se faire massacrer. Bon, tu m'écoutes
bien maintenant.
Ce qu'on leur a donné, c'est peut-être pas de la potion magique, mais ça s
'appelle de l'espoir et c'est tout ce qu'il leur reste.
Si tu flanches, ils vont flancher aussi, ce sera foutu.
Tu veux être responsable de ça ?
Coudurix,
c'est maintenant qu'il faut devenir un homme.
Après, il sera trop tard.
... ... ... ... ...
Ils n'ont pas de pouvoir magique. C'était du bluff.
C'était du bluff. Ils n'ont pas de pouvoir magique.
Reformez les rangs.
Attaquez. C'était du bluff.
Vélix ? Vélix ? Attends, attends.
D'abord, je tiens à te dire qu'en aucun cas tu as le droit de décider à ma place
ce qui est bon pour moi.
Et je voudrais que ce soit clair une bonne fois pour toutes.
Et quand tu m'as dit l'autre jour que j'étais un fardeau, et que tu te
sacrifiais pour moi... Eh non, Obélix. Eh bien, j'ai réfléchi.
Et en fait, c'est pas un sacrifice.
Parce qu'un sacrifice, c'est quand ça sert à rien.
Mais toi, ce que tu fais, ça sert pas à rien parce qu'à la fin, tu sais ce que t
'as à la fin ? T'as un copain.
Obélix, j'ai vraiment honte de ce qui s'est passé.
Non.
Mais non, mais c'est rien possible.
Non, c'est rien possible.
Je suis vraiment désolé de vous interrompre. Mais que doit-on faire
de cela?
Non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non.
et on rentre à la maison.
Messieurs les Gaulois, la Bretagne tout entière vous est reconnaissante.
Trop cool, merci.
Merci, Majesté. Je voulais juste vous dire que c'est à votre courage que vous
devez votre victoire. Ça n'était pas de la vraie potion magique tout à l'heure.
Je l'ai bien compris.
Néanmoins, j'ai goûté moi-même ce breuvage et je l'ai trouvé excellent.
Quelle plante utilisez-vous ? Majesté, c'est une plante très répandue dans
mon pays. On appelle ça le thé.
Eh bien, je déclare à partir d'aujourd'hui que le thé sera notre
boisseau national.
Monsieur Frédéric, je vous passe commande pour 4000 tonnes de thé.
Merci.
Quant à vous, Serge Littorax, pour votre courage, votre vaillance, et surtout
pour avoir su en toutes circonstances promouvoir les valeurs de notre grand
pays, j'ai l'honneur de vous élever au rang de père de la nation.
Merci, Majesté.
Mais je voudrais à mon tour rendre hommage à celle qui m'a inspiré tout au
long de cette aventure.
Celle dont les qualités aussi nombreuses qu'exceptionnelles ont toujours suscité
chez moi l'admiration et le respect.
Celle dont la beauté rayonne d'un tel éclat qu'elle pourrait à elle seule
servir de phare à tous les navires perdus dans la brume.
Celle... dont les formes sont une promesse de volupté, dont la bouche
sensuelle appelle les baisers les plus enflammés.
Celle qui est ma joie, ma folie, mon vertige.
Ophélia m'a bien aimée. Il a trop longtemps que j'attends pour vous dire
ceci. Je vous aime.
Et rien ne saurait me rendre plus heureux. Taisez-vous et embrassez-moi.
Ça va être parfait.
Monsieur Oblix ! Oui ? Dans l'hypothèse où un
gentilhomme abandonne un dame au bon milieu d'un engagement social,
infligeant de sorte à la dame les humiliantes moqueries de toutes ses
amies, alors la front est telle qu'il ne peut être considéré plus longtemps comme
un véritable gentilhomme.
Sauf, évidemment, si le sûreté de sa majesté règne est en jeu. Dans ce cas,
et dans ce cas uniquement, il peut exceptionnellement être excusé.
Merci.
Mais je crois qu'au fond, je reste très, très gaulois.
Et moi, très bretonne.
L'heure est donc arrivée de nous dire adieu, monsieur Oblix.
Et en souvenir de ce que nous avons partagé toutes les deux, je vais
renoncer au principe de mon éducation et me laisser aller à...
à vous serrer la main.
Je ne sais pas comment dire, mais c'est... En
tout cas, maintenant que je l'ai fait, je ne serai plus jamais le même.
Mais tu verras toi aussi un jour, Cyril.
Tu connaîtras l'amour.
Non mais, ça va.
J'ai plein de contacts.
Non mais... Je suis heureux.
C'est fou l'énergie qu'il y a ici, n'est-ce pas ? Pardon ?
Je dis c'est fou l'énergie qu'il y a ici.
Pardon, ô César, mais pour la fin du chapitre sur la campagne de Bretagne, je
mets quoi ?
Après plusieurs semaines de siège, la reine des Bretons et ses guerriers se
rendirent à César, qui magnanime leur laissa la vie sauve et partit vers d
'autres conquêtes.
Il y a un problème ? Non, non.
Les aventures d'Astérix.
N'importe quoi.
C'est parti !
Sous-titrage ST'
501
... ... ... ...
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