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... ... ...
... ... ...
Ah bah je veux dire, c'est pas Gérôme qui me ferait ça. C'est sûr qu'il ne
fait rien du tout depuis des mois. Du tout ? C'est un galère ou pas ? Non, ça
craint un peu.
On va bien faire, tâche, oui.
Ah mais ça fait mal, non ? Moi j'aime bien, de temps en temps, quand on baise.
Comment ça ? Bah aussi, non, c'est pour le truc.
Pourquoi ? Je sais pas.
Tu t'es jamais fait péter ? Quoi ? T'as péché sur les fesses ? Bah oui. En
général, c'est là où ça se fait.
C'est des malades, ça va pas, non ? Oui, mais il fait jamais ça, il me respecte
trop.
Ouais, bah c'est qu'il a rien compris.
Ah !
J'ai trop de chance, mon petit nouveau il me baisse comme un lapin. C'est super
cool, j'ai des irritations, tout ça, c'est limite pénible. J'adore.
Ouais, moi toi.
Parce qu'en déclenche, je veux vraiment te faire un chouette.
Tu veux que j'en fasse de quoi ? Au-dessous du nombril ? Euh, je sais
pas, un paradise, un truc comme ça quoi.
Normal, non ? Elle est dingue.
Attends, le mieux ? Le mieux c'est... You're welcome.
Mais c'est eux que je veux rendre dingue moi.
Tu veux aller où ? Arrête-toi, c'est bien.
Par ici ? Ouais, s'il te plaît.
T'as pas réussi ? Ouais, au-dessus de moi, je me rends compte.
Tu cherchais quoi dans le bar ? Un tupperware, un machin comme ça.
Pour quoi foutre ? Les cendres de mon père.
T'es allée dans un bar pour choper un tupperware et foutre les cendres de ton
père dedans ? Je les avais mis dans un sac plastique, mais ils étaient troués.
Du coup, mon père, il arrêtait pas de ficher le camp.
Et la moitié s'est envolée.
On a le droit de... On a le droit de garder le sang de quelqu'un comme ça ?
Je m'en fous, moi. Je veux pas laisser mon père au fond d'un trou, c'est tout.
Ça t'a piqué, là.
Ça se fait pas.
Attends, il a travaillé toute sa vie pour nous faire vivre.
Il mérite bien ça.
En fait, il peignait.
Mais il a jamais rien voulu vendre.
Il était carrossier.
C'est marrant quand même.
La peinture lui a bouffé les poumons.
On a su qu'il était malade quand il est rentré à l'hôpital.
Il est pas ressorti.
C'est moche.
Je sais pas quoi te dire, sincèrement.
Et toi, tu crois vraiment tout ce qu'on te dit ?
Putain, mais c'est pas vrai.
Mais ça va, c'est un pauvre type qui a trimé toute sa vie et qui passe sa
retraite au cimetière, voilà.
Pourquoi t'es comme ça ? Allez, viens, on bouge.
Tu veux pas m'embrasser ? Un mec ? Un mec, c'est bon, il est sympa, il va pas
te casser la gueule. Mais ton pote devait nous payer à la fin de chaque
semaine, non ? Ouais, mais tu vois, Maurice, on a pris du temps et il dit...
Ouais, mais au départ, c'était une pièce qu'on devait refaire, pas toute sa tôle.
Ouais, si tu veux, ouais.
Donc, ça fait deux semaines qu'il doit nous payer.
Oui, mais... Non, mais, chance.
Non, mais, attends.
Chance, attends.
Mais, quoi ?
Il a pas été très compréhensif, mais je crois qu'il va réfléchir à ce que je lui
ai proposé.
Pas cool.
Non, pas cool.
Et
toi,
t'es avec quelqu'un ? Je connais une fille.
On s'est rencontrés un peu par hasard.
C
'est
ton père ? Celui qui crie le plus fort.
Ça doit pas être facile tous les jours.
Et toi t'es garagiste ? Non je dépanne.
C'est pas facile, tous les jours.
Et depuis, on s'est plus quittés.
C'était un peu compliqué, son père, il veut pas... J'ai envie de faire pipi.
Tu restes ?
C'est moi que tu cherches ou t'es perdu ? C'est quoi ce jeu à la con ? Qu'est-ce
qu'il y a ? T'es pas joueur ? Tu les
trouves comment mes fesses ? Mais qu'est-ce que tu fous ? Tu les aimes mes
fesses ? À ton avis ? Mais mes seins, ils sont jolis. Tu les aimes ? Bien sûr
que j'aime tes seins.
Et mes tétons ?
Ils sont durs, là, non ?
Arrête.
Caresse-moi.
Mais caresse-moi.
Ma chatte, tu sens comme elle est mouillée.
Je te fais ça.
Si tu me baises, je t'hurle.
Caresse-moi.
Si tu hurles, personne ne t'entendra.
Qu'est-ce qu'il y a ? Tu n'aimes pas entendre les filles crier ? Celles que
je fais jouer, ouais.
Je veux bien que tu me caresses.
Tu peux me faire ce que tu veux.
Je t'ai interdit de me baiser.
Si je te baisse, quand même.
Tant pis, on s'en va, t'as rien compris.
Je vais être trop con.
Trop impatient.
Je préfère ma chatte que mes fesses.
Mais une conne que t'aimerais bien baiser.
Qu'est-ce que tu veux ? J'aime pas qu'on me baise en pensant à une autre.
Qu'est-ce que tu fous là ? T'as l'air essoufflé toi.
Ouais, j'ai eu quelques petits problèmes avec Alex.
On s'est fait courser par Maurice.
On peut dégager d'ici ? Pas possible.
Quoi le sert ta caisse ? Pour l'instant, pas grand-chose.
T'es en rade ? J'avais promis à Sonia de l'emmener à la fête foraine de cons.
C'est bon, là, ma caisse, à part la faire remorquer ou éventuellement la
faire exploser, je vois pas comment la faire bouger de place.
Pour un as de l'électronique qui sait faire démarrer n'importe quelle bagnole,
franchement, tu poses, là.
Je te rappelle que c'est une jet de 96, ma caisse.
À l'époque, pour faire marcher un PC, c'est tout juste qu'il fallait pas
pédaler.
T'as pas rencontré avec Cécile, toi ?
Oh, putain de merde, ici !
Bon,
à la prochaine ? Ouais, ça.
Ça va, fais pas la gueule.
Je sais, si ça se trouve, on basera peut-être un jour.
Toi, tu sais parler aux femmes.
Putain, mais t'arrêtes jamais.
Tu me souviens, ta salope, comme ça ? T'es mignon.
Allez, te décourage pas si vite.
T'y arrives ?
Oui, c'est assez simple.
Carte rouge pour les réductions.
Carte bleue pour le plein tarif.
T'es étudiante, non ? En sciences politiques.
Alors les maths, c'est pas trop mon truc.
Là, tu vas pouvoir t'en sortir.
Vous inquiétez pas, monsieur Daniel.
Je voudrais passer plus de temps avec toi.
Tout le temps.
Mais j'ai peur.
Rien que de te le dire, peur que ça t'éloigne de moi.
Seulement quand tu t'en vas, j'ai peur de plus te revoir.
C'est atroce de sentir tout le mal que tu pourrais me faire, juste en
disparaissant.
Tu veux pas venir chez moi ? Arrête de me demander ça.
Pourquoi ? T'as pas envie ? T'es jamais venue.
Si, j'ai envie, mais... Tu comprends pas ce que je veux.
Je voudrais plus vivre dans une maison, avec un grand jardin, avec des fleurs
partout, puis des choux, et un tas d'enfants.
T'aimes pas les cheveux ? Non, c'est ça.
Qu'est-ce que tu racontes, aller partir avec un type ? Il m'avait donné rendez
-vous. Ouais, ils vont aller voir la mère. Alors tu sais, il y avait Matt, le
fils à grand Bernard.
Il a proposé de l'accompagner.
Putain, la flotte, c'est pas ce qu'il manque, il y a qu'à faire 10 mètres.
Ah ouais, mais laissez ça.
C'est quoi ? Un reste de barbecue, sans ce tendrier de voiture, j'en sais rien.
Attends, mère, n'ouvre pas ! Déconne pas.
C'est ce truc ? Ça, c'est ce truc.
Enfin, ça le... Laisse tomber.
Si elle rapplique, il me dit que j'ai armé son père à la maison.
Ça te gêne pas si je mets ça dans le coffre ? Non, non.
Tu penseras la récupérer, ta merde.
Eh, c'est pas à moi.
Mais décolle pas avec ça, merde.
Non, non, je suis susceptible.
Laisse-moi une clé de 10.
Ça marche, Thomas Charles ? Hein ? Ouais, ouais, ça lance.
Sauf que quand tu récupères du fric, ton créateur du terrain récupère la moitié
de la thune.
La moitié d'un peu de fric, c'est toujours du fric, moi.
Ouais, mais bon, ça prend un max de temps de chercher, et puis ça coûte du
pognon de matos.
Et Sonia, elle en pense quoi ? Ouais, tu sais, j'ai arrêté de penser avec elle.
Il y a trois mois, c'est pas ce que tu disais ? Ouais.
Je crois que c'était pas un bon plan de se foutre ensemble.
Tiens.
Je te rends ton truc, là.
J'évite les galeries, là, pour l'instant.
T'as essayé ? Bah non, j'ai pas eu le temps.
C'est ton machin pour piquer des caisses ? Je peux tester ?
Si t'arrives à le tirer d'ici avec, n'hésite pas.
Il ira où ? Je sais pas.
Droit devant.
Pas facile de te retrouver.
Tu viens chez moi ? Si tu veux.
Tu dors pas ?
Tu
veux un verre d'eau ? Je suis naze J
'ai
ta mère qui m'a appelé
Il m'a laissé plusieurs messages.
Tu ne lui réponds pas ?
Laisse-moi.
Pourquoi ? Tu ne vois pas que je ne suis plus en état.
Je ne te fais plus d'effets.
Le jour où tu ne me feras plus d'effets, c'est que je serai mort.
Tu crois que je te fais te blesser là ?
Tu
veux me tuer ou quoi ?
Je te parle du désir. Du plaisir ? Pas simple.
Non mais entre désirer et aimer quelqu'un, c'est pas vraiment la même
chose. Au final, les mecs, il y en a pas un pour attraper l'autre.
Bah moi c'est simple, il sait même pas que je peux jouer.
Moi j'ai couché avec un mec une fois. Ah non, il savait même pas ce que c'était
que le clito. Il pensait que j'avais une espèce de bouton ou des cuisses ou je
sais pas quoi.
Ça le dégoûtait même de me lécher, tu vois, pauvre chéri.
En même temps, quand on n'a pas de mec, on fait la gueule. Et quand on en a, on
lui fait la gueule.
Franchement, c'est normal.
On va où, là ? J't'invite, j'ai prévenu bien. Franchement, t'as pas à t'en
faire.
Attends, attends, qu'est-ce que tu fais, là ? Rien, j'ai pas les clés, t
'inquiète.
Putain de sa mère ! Allez, le gros, t'as besoin d'aide ?
Bon, tu viens manger à la maison ce soir, toi ? Non, je dois voir Cécile.
Ça t'inspire ? Ouais, je sais pas.
Oh, c'est quoi ça ? Tu m'avais dit qu'il y avait personne.
Y a personne, ça va, les bureaux sont vides, t'inquiète.
Ah ouais ? Et s'ils sont vides, pourquoi tu chuchotes, là ? Je chuchote pas,
regarde. Non, c'est bon, ça va.
Vas-y, fais-moi un petit truc, là.
Tu sais quoi, hier, Alisa m'a fait un plan de ouf.
Je suis avec elle, elle est en mode méga sexy, tu vois, genre glamour et tout, tu
vois. Je commence à la frotter et tout. Bon bref, elle montre qu'il y a moyen.
Et là, elle me regarde et elle me tège.
Ouais, cherche pas à comprendre.
Non mais attends, je t'explique. Moi, je suis fatigué, je commence à dormir, tu
vois. Et là, je rêve qu'il y ait quelque chose qui me prend la bite.
Je me réveille, je la vois, elle est en train de me prendre un truc de fou, tu
vois.
Elle dit rien, elle prend la bite.
Elle se la met dans la shot comme ça.
C'est pas un truc de ouf.
Ok. Vas-y, tape à la main.
Bantam, chérie !
Matt, qu'est-ce que tu fais là ? Je voulais te voir.
T'es fou, ça va pas de venir comme ça ? Tu dois pas rester ici.
Je t'ai manqué.
Oui, mais tu te rends pas compte.
Si, justement.
Je me rends compte que je peux plus me passer de toi.
Alice ?
Alice
? Oui ? Il y a ton père qui te demande de nettoyer les
poubelles. Mais il m'a dit de les ranger dans l'armise.
Il est embêtant, Moucette, ces temps-ci.
Mais il ne faut pas lui en vouloir.
Il est fatigué.
Ils le font travailler deux fois plus sur travail depuis qu'ils ont licencié
la moitié de ses collègues.
C'est dégueulasse.
Ouais, c'est pas facile pour lui.
Après 30 ans de métier.
Oui, c'est sûr.
Mais qu'est-ce que tu fais, là ? Tu te moques de moi ou quoi ?
Mais qu'est-ce qui t'arrive ? Ça va pas, t'es complètement con.
Quoi ? T'as pas aimé ? C'est pas le problème.
Non, tu me plais.
Tu me plais, tu peux pas savoir à quel point.
Tu peux plus me baisser de toi.
Eh, dis-moi, tu m'as dit quoi tout à l'heure ? Laisse tomber.
Quoi, tu crois que j'aurais pas dû la sauter, c'est ça ?
Qu'est-ce que tu fous avec ça ? J'ai besoin d'une lampe pour chez moi.
Hé, Chance, tu crois que j'aurais pas dû la sauter ? Allez, viens.
Pourquoi ? Mais dis-moi ! S'il te plaît, dis-moi, lâche-moi
pas ! Hein ? Tu vois, misère.
Qu'est-ce que t'as ? Je me demande ce que tu veux vraiment.
Pas de toi, déjà.
Tu veux me sauter ? Tu préfères pas que je te taille une pipe ? Si tu veux.
Au moins t'es content.
Ça te détend ? Quoi ? Une fois que t'auras joué,
je pourrai t'apporter une bière aussi.
Laisse-moi, arrête.
C'est quoi ton problème ?
Pourquoi t'es comme ça ? C'est toi.
Qu'est-ce que j'ai fait ? C'est toutes ces femmes avec qui t'as couché.
J'en fais des cauchemars.
T'as pas à y penser, tout ça.
Ça fait longtemps, c'est passé.
Tu veux que je fasse quoi ? J'en dors pas des nuits entières, tellement ça me
fait mal.
On est comme une grande famille ici.
Tu sais, tu pourras avoir l'âge de ma fille.
J'aime bien quand on travaille quand on est sur la même longueur d'onde, tu
vois.
Appelle-moi Maurice.
Ça sera plus simple.
D'accord ? Viens, je vais te montrer les ateliers.
Ça va te plaire.
Tu vois, on fait ça, on fait du carénage.
On enlève la peinture et on refait le bateau à neuf.
Non, c'est pas une dégagette, hein.
Viens.
Tu sais que tu me plais, toi.
Tu me plais beaucoup.
T'as parfois aux yeux hauts, tu sais ce que tu veux.
Euh, vous plaisez à tuer, vous.
Pardon.
Je sais pas, j'ai le même âge que votre fille, non ? Quel rapport ? Rapport en
familiarité.
Tu crois qu'elle est plus intelligente que ça ? Moi, je vois pas trop. Mon
futur ex-patron fourre son intelligence.
J'aime pas ce ton.
Attends, je t'explique.
Mon cul, j'en fais ce que je veux.
Il est pas là pour me servir d'ascenseur.
C'est moi qui t'explique.
Si tu veux ce job, faut t'allonger.
Il va falloir que tu consultes.
Et aucun rapport avec tes couilles, mais plutôt prendre toute cette putain de
merde que t'as dans la tête !
Elle était déchaînée.
Je savais plus s'il fallait la baiser ou la calmer.
Putain, c'est un mieux de perdre son père. Tu parles.
En même temps, si ça la rend comme ça, c'est vrai qu'elle le perd plus souvent.
Ne me parle pas comme ça, s'il te plaît.
Vous êtes bizarres, ces deux-là, quand même.
Je la connais depuis qu'elle a 7 ans.
Et alors, moi aussi, pas pour autant qu'on baise ensemble.
Avec quel âge, toi, la première fois ? 15 ans ? Attends, et après, quoi, 2 ans
? Avec l'autre, là, t'as Léonore, t'as retourné le cerveau.
Ouais, mais je veux pas m'attacher.
Ni elle, d'ailleurs. Enfin, sauf l'attacher au barreau du lit.
C'est pas de l'amour, ça.
L'amour, c'est 2 semaines de bonheur, 2 mois de prise de tête et tu mets 2 ans à
t'en mettre.
Non, non.
Nous, on se voit que quand on en a envie, tu vois.
Les meufs, y en a des tas.
Et tu vois, moi, je veux pas manquer ça.
Ah ouais.
Pas de jalousie.
C'est la règle.
Putain.
Putain. C'est ce que je viens de dire.
Putain, Manu, tiens-toi. Cours. Tiens-toi.
Il reste de la vodka quelque part, là ? Qu'est-ce que j'en sais, moi ? Il fait
chier, toujours à taper sur son truc, celui-là, il m'énerve.
Il y a un truc qui va pas, Manu ? Non, non, non, il s'est fait tabasser par les
choix de ta chance.
Hé, mais Cécile, ton mec, il est toujours dans des galères incroyables,
en fait.
Comme ça, c'est ses affaires, pas les miennes.
Hier, il arrive comme ça et il me parle de ses problèmes de grève. Donc moi, je
suis gentille, je l'écoute.
Et pendant qu'il me parle, il commence à soulever ma jupe.
Et là, jamais, il essaye de m'enfiler.
Non, mais tu te rends compte ?
C'est pas Manu qui s'amuserait à faire ça, c'est pas moi. T'aurais trop peur
que je lui arrache les couilles avec une fourchette.
C'est très malin devant tes copines. Non mais c'est moi qui vais baisser ton
filet pendant que tu fais la vaisselle, chérie.
Je te fais jamais la vaisselle.
D'ailleurs, faudrait que tu penses à faire le ménage un jour.
J'ai aussi mon proprio sur d'autres, tu sais. Pour les fameux trois mois que j
'ai pas payé, quand ils commençaient à être un peu vénères.
Et après, ça sera ton patron qui va te virer.
Eh mais t'es con, je me suis fait virer il y a trois mois.
Trois mois que je suis au chômage, j'ai le lot.
Ça fait plaisir d'avoir des copines. Je suis désolée. C'est pas grave, t'es bon.
Elle est bourrée.
Elle est pas bourrée, la même base. J'adore monter au bouchon.
Et l'enterrement, ça s'est passé comment ? C'est enterré.
Vous croyez pas qu'il faut qu'on fasse un truc pour se sortir de cette merde ?
Trop éduquée, Flo, y en a pas. Tu m'expliques ? Mais si on fait une sorte
de caisse d'entraide ?
C'est une bonne idée la caisse d'entraide. Mais comment on fait rentrer
de l'argent dedans ? Mais attends, on a quelques atouts, non ? Quoi ? Bah je
sais pas. Mais attends, tu nous vois chercher du fric avec notre cul ? Laisse
tomber. Ouais, n'importe quoi. À part toutes ces conneries-là, qui vient
grimper ce week-end ? Grimper sur qui ? Grimper juste pas l'aise.
Avec des cordes.
Ça te plairait, Cécile, les cordes, non ? Moi j'en connais une qui serait
heureuse de t'attacher.
Ouais.
Moi, je pense que ça pourrait lui plaire.
Je m'attache jamais, chérie.
Jamais. J'ai un doute, t'es sûre ? Certaine. Ah ouais ?
Et si c'est moi qui... qui m'en occupe ? Non.
Ça arrivera jamais à rien avec moi.
On essaye ?
J'ai l'impression d'avoir quelque chose de mal.
En même temps, t'arrêtes pas.
T'arrêtes surtout pas.
Il reste la bière qui part.
Ça craint, là.
Franchement, tu trouves que ça a l'air de craindre ?
T
'as que ça ? Je vais voir ce que je peux faire.
Tu repasses demain ? OK, merci.
Matt, tu peux voir la fiable du petit jeune ? C'est pas grand chose à faire.
Ok, je finis ça. Tiens.
Ah ouais, il a que ça.
Putain Gérard, mais arrête de te faire enfler comme ça.
Tu veux redresser la barre comment avec ça ? J'en suis plus là.
J'attends les clients en fin de semaine.
Bien disant, merde.
Réquiète pas, ça ira.
Putain, il a bien fait de me choper la dernière fois.
En même temps, quand je pense à celui qui va repeindre son bureau, je suis
mort de rire.
Tiens, fais-moi une place.
Je vais te chier avec tes histoires.
Je pensais pas qu'ils te coinceraient.
Tu fais pas gaffe.
Après, tu t'étonnes de foutre les gens dans la merde.
Oula, je te sens énervé, toi.
Quand est-ce que tu vas comprendre qu'il faut apprendre à se mouiller pour savoir
nager ?
Je pensais pas que tu te ferais choper.
Ça va ? Ouais.
Sûr ? Ouais, c'est bon, c'est la picole.
Sonia elle est pas là ? Tu la vois là ? T'es au courant pour m'asseoir ? Elle m
'a demandé des desserts pour te décharger, je sais pas trop quoi, pour
son bar.
Je sais pas où elle est, j'en ai rien à foutre.
Je savais comment je dévirais cette salope.
Elle va être en train de chialer, c'était pitoyable.
Qu'est-ce qui t'arrive Manu ? Elle mérite pas.
Je les foutrais toutes avec un sac en plastique sur la tête, ça leur apprendra
à agir.
Réfléchirait un peu.
Et toutes à la maison aussi.
Dans les caves, ouais.
Quand on leur tape dessus, on les entendrait pas gueuler.
Ouais, exactement.
On leur arracherait les tétons si elles déconnent encore.
Et leur brûler la chatte si elles pensent à niquer avec le voisin.
Pourquoi tu me dis ça ?
C'est vraiment intéressant ce magasin.
Avec la livre qui a dégringolé en plus.
On a oublié ton père.
On a rien acheté pour lui. De toute façon, il faut que j'y retourne.
Ouais.
Tu peux me présenter le Big Boss. C'est vrai ? Je ramènerai le brandy la
prochaine fois.
Il me passe à 7500 et après, si ça marche, il me change de site.
Ça me semble pas correct.
En même temps, c'est vrai que ça marche pas fort.
Et puis, ils peuvent toujours les localiser.
Mais bien sûr.
Mais ton travail est tout de même terrible.
Tu dois être payé en conséquence. Je fais le ménage, c'est le deal. Ils
payent en fonction des résultats. Je dois leur apporter des résultats qui
vont dans leur sens.
Je ne sais pas comment tu peux leur faire confiance.
Ça me dépasse à chaque fois. Mais même, tu vois, même s'ils ferment l'usine,
moi, j'ai la garantie de récupérer un
bon pactole.
Tu es sûre ? Oui.
Rassurée ? Oui.
C
'est
quoi ?
Je voudrais pas qu'on aille dans un endroit plus... plus à l'abri.
Pourquoi, ça vous inspire pas ici ? T'as déjà fait l'amour sur un bateau ? J
'adore me faire baiser en pleine mer.
On va dans les toilettes ? C'est glauque, non ? Bien, j'ai vraiment envie
de baiser, moi, pas toi.
Non, non, pas cette fois-là.
Oui ? Non, je vais rentrer tard aujourd'hui. J'ai des cours après le
travail.
T'inquiète pas.
Et dis à maman de pas m'attendre ce soir.
J'ai compris.
Tu veux un petit cadeau ? Un cadeau très
personnel ? Ouais ?
T'es trempé ? Ouais.
Ah.
Excuse-moi.
Allô ? Ouais Alex, ça va ? Ouais, je l'ai trouvé, c'est génial.
Bon, je te laisse parce qu'on va accoster, ok ? Allez, à tout de suite,
ciao.
Si vous voulez m'appeler un jour.
J'ai trouvé un cadeau trop marrant. C'est quoi ? C'est un vinyle des
Stooges. Un exemplaire du premier pressage. Elle va être trop contente.
Tu sais, pour la soirée, c'est bon, j'ai trouvé la salle.
Putain de merde. Pardon, excusez-moi.
Déjà, Lucie, t'as vu comment elle se casse ? Ouais, ouais, mais... Elle est
pas mal, quand même.
Elle me dirait, tu sais, la copine de Matt.
Ouais, c'est ça. Tu veux pas m'aider, là, au lieu de mater ses fesses, s'il te
plaît ?
T'es pas obligé de mater les miens, non ? Excuse-moi.
Ouais, c'est ça.
Profite.
Tu m'accompagnes à mon boulot ? On se voit ce soir ? Tu lâches jamais.
J'ai envie de te faire l'amour.
Non, t'es ça.
Que tu hurles de plaisir.
Laisse-moi.
T'en fous de ce que je t'ai dit, en fait ? Non.
Ça me touche.
Seulement, j'aimerais que tu ne penses pas tout le temps à ça.
Mais qu'est-ce que tu fais là ? Maman ? Rien, on se promenait.
Bonjour, madame.
Je croyais que tu travaillais aujourd'hui.
J'y vais, justement.
T'as l'air... Oui, ils doivent changer l'eau des bassins.
Regarde comment t'es attiffée.
Arrête-moi.
Tu rentres à la maison avec moi.
Maman, s'il te plaît, on n'a rien fait de mal. Tu écoutes ce que je te dis, si
ton père savait.
Je m'en moque.
J'en ai marre de ces... Tu entends, Alice ? Tu viens avec moi.
Tu ne discutes pas.
Alice. Tu pourrais pas ranger ta chambre ? Je l'ai rongée ce matin. T'écoutes
jamais rien ou quoi ? C'est ça qui fait gueuler ta mère.
J'ai rien fait.
Tu te rappelles ce que j'ai dit ? Tu
sais les jeunes du coin, quand ils ont
attendu les boches.
Les Allemands. Ils les ont tous massacrés.
Ton grand-père, il a tout vu par la fenêtre.
Et le con, la seule chose qu'il a réussi à faire, c'est se faire repérer.
Et les boches, enfin les Allemands, ils sont venus chercher et ils se sont
vengés.
Ils l'ont exécuté devant sa femme enceinte.
Ouais.
Il était jeune.
Même pas 25 ans.
Mais lui, tu vois, c'était un homme honnête.
Il avait même épousé la grand-mère quand elle était tombée enceinte.
Papa...
Les garçons, ils sont pas tous comme leur grand-père.
Je sais.
Ouais, je sais.
Faudrait peut-être qu'on trouve un studio.
Non ? Il va falloir que tu me permettes une chose.
Il faut que tu nous appelles.
Mais qu'est-ce qu'elle va dire, maman ? T'as entendu ? Elle a peur pour toi. C
'est normal.
Elle a même oublié qu'on se voyait en cachette derrière la ferme des Cardins.
C'est pas ses parents qui auraient pu nous empêcher de nous voir, je peux te
le dire.
T'inquiète pas.
Si je m'inquiète.
C'est ma chérie.
On sait rien de la vie.
Vous faites quoi sous la pluie ? Bah rien, on va se casser là.
Putain, j'ai envie de me faire baiser.
Maintenant ?
Non, par un type que j'ai rencontré en revenant d'Angleterre.
Tu me passes le joint, Alex ?
Bon,
je vais aller vendre le cuivre.
Laisse-moi.
Laisse-moi.
Tu veux pas me baiser avec Annex ? Pas trop loin, ok ? J'aime bien quand t'es
comme ça.
Excuse-moi, ok ? Vas-y, Molo.
T'attends quoi ? De qui ? De moi.
Rien ? Je te surprends parfois ? Jamais.
J'ai juste envie de te foutre une brandue.
C'est justement ça qui me triste, vraiment.
On va le vendre ce cuivre.
On y va, ouais.
Allez, viens.
Elle était pas mal, la petite, sur le bateau.
T'as dit pas mal, toi ? Arrête.
Pas bien de qui je parle.
Elle était vraiment jolie.
Faut faire attention.
Elle était assise à côté de nous.
Quand on l'est sortie du port, elle a renversé son sac.
Ah, celle-là ? Ouais.
Plutôt mignonne, effectivement.
Tu te couches ? Je regarde un film avant.
J'ai pas dit dormir.
Tu sais que je peux pas.
C'est dans ta tête, tout ça.
Excuse-moi.
Pas encore.
Je suis pas encore prête.
T'es sûre ? Et si...
Si c'était petite, je l'avais sauté dans les toilettes.
T'es un médecin.
Elle t'excitait ?
Je serai obligé de la regarder pendant qu'elle me suce.
Je retache ça toi aussi.
Et plus elle criera, plus je lui défoncerai le cœur.
Jusqu'à... Jusqu'à que tu jouisses.
Que le monde te...
C'est vraiment sympa.
C'est son idée à Cécile, d'appeler tout le monde.
Ça m'étonne pas.
Je t'en rappelle avec tes 26 ans.
Allez, soyez pareux.
Tiens, là on a 100 mètres. On fait 100 mètres dans l'eau.
Mais tu fais quoi dans l'eau ? Je fais quoi ? On t'attendait.
Marrant.
C'est l'anniversaire d'un ami.
Tu restes avec nous ? Si tu restes avec nous.
Profite pas parce que je suis bourrée.
Et ta copine ? Quelle copine ? Alice ? C'est qui se barre dès que je la touche
? Tu vois, tu penses toujours.
Non.
Enfin, je sais pas.
T'es un peu perdu.
Le truc, c'est qu'il y a... Tu me fais bander.
Attends.
J'ai envie de toi.
Maintenant. Ah oui.
Tout de suite.
Non mais t'arrêtes pas toi.
Je sais pas, tu me rends complètement dingue, je comprends pas.
Viens, j'en veux plus.
Attends moi, je reviens.
plus fort
Ah non ! Ah si ! En plus, faut que je te raconte avec Héloïse. Elle était presque
bloquée pour les photos.
Ah ouais ? Ah ouais, mais complique.
J'ai trop envie de voir Sonia.
C'est bon, tu t'en fous. Elle doit déjà regretter.
J'ai trop envie de savoir où elle est.
On fait vraiment des trucs bizarres des fois, c'est vrai.
Une fois, il y a un mec qui m'a appelé et il avait fait un faux numéro.
Ça m'arrive tout le temps.
Mais là, ça m'a fait drôle parce que le mec, il avait une voix super sensuelle.
Il t'a fait mouiller, quoi.
Mais arrête d'expliquer comme ça, toi.
Ouais, lâche-moi, deux secondes, continue, vas-y.
La première fois, on est resté pas mal de temps à discuter comme ça. Et juste
avant de raccrocher, il m'a demandé s'il pouvait me rappeler.
T'as pas fait ça ? Mais t'es pas possible.
Et ton mec, t'en fais quoi ? Lui, il a jamais rien su. Non, non, non.
Et on s'est appelé plein de fois, comme ça.
Sauf qu'au bout d'un moment, moi, ça me manquait quand il m'appelait pas. Par
contre, je voulais pas l'appeler. Bah pourquoi ? Mais parce que je préférais
que ça soit lui qui cherchait à me joindre. Ça m'excitait plus, tu vois.
Et on parlait de plein, plein, plein, plein de choses.
Bon, à la fin, on parlait surtout de sexe. Ah, tu t'es fait embobiner.
Eh, laisse-la parler ! Alors vas-y, dis-moi ce qui s'est passé.
On s'est donné rendez-vous dans un hôtel. Tu sais l'hôtel qui est en face
de la gare, là ? Le Select Hotel ? Oui, c'est ça.
Je croyais qu'il y avait que des puits qui allaient.
Mais non, c'est un hôtel correct.
Et donc, il m'a donné des instructions très précises.
Je devais l'attendre, nue, sur le lit, allongée sur le ventre, et l'attendre,
tu vois.
Il est venu ? Il a été très délicat.
Vous avez baisé ? Mais il a pris son temps, il était d'une douceur, il savait
y faire, c'était incroyable.
J'avais l'impression que mon corps attendait ça depuis tellement longtemps.
Et en plus, comme je le voyais pas, ça m'excitait encore plus.
Et à la fin, il m'a prise par derrière.
Et il était dénommable.
Je trouve ça dégueulasse.
Je sais pas, moi si mon mec il a envie, je le laisse faire.
De toute façon, les mecs, c'est tous des aimants floués.
Mais moi, ça m'a plu. C'était différent.
C'était un plaisir plus violent que l'amour.
Arrête, tu m'énerves.
Et alors, le type ? Ah ben, il m'a jamais rappelé.
Putain, je suis complètement largué, moi, Sonia, sérieusement.
On peut pas rester comme ça.
Attends, on a des trucs à se dire, Sonia, tu crois pas ? Allô ? Putain, le
messagerie, il fait chier.
Ok, ok, that's it.
No, I don't like it.
Non, tu peux pas dire ça comme ça, non.
Ben, là, je suis à la terrasse du café, là. Tu sais, pour mon avis.
Allô ? Allô ? Allô, tu m'entends ? Oui. Non, je disais, je suis... Enfin, j'ai
fait ce que tu m'as demandé.
J'ai fait ce que... Allô ? J'ai pas mis de culotte ! T'entends ce que tu me fais
faire ? Oui, oui, je suis à l'extérieur, là. Viens me jouer. C'est ce que tu
voulais, là.
J'ai pris du maquillage aussi.
Mais non, pas pour la chaise.
C'est con.
D'accord.
Ça fait 25 messages que je te laisse.
25.
Je réponds jamais.
S'il te plaît, je te demande juste qu'on parle.
Tu peux pas partir comme ça, tu peux pas me laisser comme ça et puis me donner
une nouvelle.
Franchement, c'est trop moche.
Je sais qu'on a pas mérité ça, Sonia.
Et toi aussi, tu le sais.
Je t'en supplie, rappelle-moi.
Mais non, non, non, ça dégénère, là.
Et ça a pas l'air de s'arranger.
T'as le temps qu'on se voit ? Non, mais là, les mecs, ils sont carrément au bout
du rouleau, là.
Ouais.
Quoi, tu peux pas venir ? Mais viens, je suis en face du café, là.
Ouais, t'es où ?
Faut pas m'appeler comme ça tout le temps, je travaille là. Ouais, ouais, je
sais, mais faut que je te parle à deux minutes, j'ai un truc comme ça. D
'accord, mais après, non.
Écoutez, client, là, je peux pas rester longtemps.
T'as pas le temps ? Je voudrais te voir.
Ouais, mais là, j'ai plein de boulot, je peux pas trop te parler.
Je te laisse, ok ? Salut.
Matt, t'as fini de soigner, tu pourras sortir la Peugeot ? Ouais, pas de
problème.
T'es pas obligé de venir bosser demain ? Rien à faire.
Ouais, mais t'en fais pas, t'sais, on va jamais être ici.
Comme tu veux.
C'est qui ? Devine.
J'aime pas les lunettes.
Dommage. T'as dit que je t'attendais toutes les nuits la dernière fois ? Oui,
je sais, mais je suis désolée, c'était juste pas possible.
Pour moi, c'était pas possible.
Qu'est-ce que c'est que ça ? Retourne-toi.
Mais si.
J'en ai rien à foutre, tonton.
Pierre, Pierre, Pierre.
T'as pas l'air en forme.
Putain, ta gueule.
Attends. Attends, je vais t'aider.
Tu vois bien que ça marche pas.
Arrête, t'as fait mal.
J'ai du mal à te suivre.
Il me passe les clés de ta piole ? Qu'est-ce que tu vas en foutre ? Tu veux
baiser ou quoi ? Pas chez moi.
C'est pas un peu compliqué, toi ? Et toi ? T'apparais, tu disparais.
J'avais quelqu'un de plus honnête dans mes vies avant toi.
J'ai vraiment du mal à te suivre.
Tu sais pas aimer, ça fait peur.
Ça y est, tu deviens chiant.
C'était plus marrant quand t'arrivais pas à bander. Lâche-moi.
Mais qu'est-ce qui va pas exactement ?
Allez, c'est bon.
Ça me tient.
Me font chier tes escaliers de merde.
Je suis désolée, en ce moment, qui les ai congés.
Putain.
Je sais pas ce qui se passe, mais tout le monde pète un câble. Surtout les
mecs, vous avez remarqué ? Ça, c'est la peur du chômage. Moi, je l'ai toujours
dit. Attends, tu sais pas quoi ? Mon mec, je l'ai coincé en train de se
branler dans sa voiture.
Attends, le mien, c'est de pire en pire. C'est devenu un vrai obsédé. Maintenant,
il voulait qu'on fasse ça dans le couloir de mon immeuble.
Ah, sympa. Il voulait à tout prix baiser.
Elle a le mérite de l'originalité.
C'est maintenant que t'arrives, qu'est-ce que tu fous, sérieux ?
Désolée, j'avais des entretiens, j'arrive.
Ah, t'es là, toi ? Ouais, faut qu'on se dépêche. Y a le gardien qui surveille.
Tout le couloir, par contre, on laisse rien.
Je te dis, tu laisses là-haut.
Ah non, je laisse rien à mon connard de propriétaire.
Mon mec, il m'a raconté des trucs pendant qu'on baisait. Ça m'a trop
excitée. Ah ouais, des trucs comme quoi ? Bah, il m'imaginait avec un autre mec
ou que je me faisais payer pour baiser.
Ah, c'est pas très original. Et moi, je m'excitais pas. Bah, je sais pas, pas
très original. Ça dépend pour qui, hein. Excuse-moi.
Alors, avant pas, ça se te plaît, j'ai un cadeau de mon ex.
Merci, je m'en passe. Lequel ? En tout cas, ce truc est toujours trouillé.
Deux, donc c'est l'occasion de révéler mon avance.
Arrêtez, c'est le gardien qui est derrière la porte.
Moi, je... Et toi, Alizé, ça te dérangerait pas de te faire baiser
devant ton mec ? Non, je pourrais pas.
Non, non, non.
Par contre, pour du fric, pourquoi pas ?
Mais bon, ils font des idées bizarres, quand même. En même temps, se faire
payer pour baiser, c'est un peu comme un camp de fantasme.
Et puis vu la situation, moi, je commence à me poser sérieusement la
question. Se faire payer pour baiser, pourquoi pas ? Oui, non, non, mais
attends, c'est comme dans le film, tu sais, là, où t'as les chômeurs qui
deviennent chip-a-dates.
Chip-a-dates.
C'est juste pour un soir.
Et ça marche, ça, dans le film ? Bah, grave.
En tout cas, moi, même s'ils payent, je suis désolée, mais je choisis avec qui
je veux baiser.
Non, non, et on n'invite pas nos mecs.
Il est toujours là, le concert ? Ben, j'en ai peur, je vais voir.
Il bouge pas, il est derrière la porte.
On peut pas filer par la fenêtre ? Je crois que c'est bon.
De toute façon, les mecs, c'est tous des porcs.
T'es pas un peu gouine, toi, des fois ? Oui, alors, j'assume.
Non, le truc, c'est que les mecs, ils sont très, très intéressants, mais
seulement de 22h à minuit. Oui, t'as raison. Mais il faudrait qu'ils soient
un peu moins bruts. Je sais pas, moi. Mais j'aime bien quand on attache des
fois. Attacher jour-là total avec des cordes ? Attends, mais c'est pas un peu
humiliant, ça ? Humiliant ? Bah arrête, c'est bon, t'as qu'à essayer, tu verras.
Au moins, on pourra pas simuler.
Ah, ça, c'est sûr.
Tu simules, toi. Attends, des fois, t'es bien obligée.
Une fois, j'étais tellement crevée que j'ai dû faire semblant de prendre mon
pied pour qu'il parte
Attends, ils oublient qu'on baisse pas sur commande. On n'est pas à leur
disposition. Attends, moi c'est pas possible. Si le mec me fait chier, je
vire de mon lit, je cherche pas. Mais ce qui est bien avec leur grève là, c'est
que du coup ils vont avoir du temps pour s'occuper de nous.
Tu rêves ? Parce que les mecs, dès qu'ils s'agissent de montrer qui a la
plus grosse, ils deviennent dingues et ils sont bons à rien.
D'accord, ce n'est qu'un
mobile. C'est caméra, ordinateur portable.
Connexion Internet, formidable.
Tout. C'est le must absolu. Vous voyagez pour le plaisir, pour le travail ? Vous
avez une cigarette ? Vous voulez qu'on monte ensemble sur le pont ? Pourquoi on
n'est pas bien ici ? C'est-à-dire qu'on ne peut plus fumer dans les bateaux. C
'est fini, on ne peut plus fumer nulle part d'ailleurs.
Ok, mauvaise réponse.
Excusez-moi.
Vous avez une cigarette, s'il vous plaît ? Un briquet, même un briquet. Allez, le
feu. Et, tenez.
Ma carte.
Merci. Vous ne pouvez pas fumer ici.
Oui, mais en même temps, si je devais faire que ce qui était permis, la vie
serait triste.
Non ? Vous ne trouvez pas, vous ? Oui, je suis d'accord.
Et ça vous dirait de... de m'allumer
la cigarette dans les toilettes ?
Vous passez devant, je vous rejoins dans 5 minutes.
Bon, on a deux options.
Soit il se rend compte qu'on s'est foutu de sa gueule et revient, on a 5 minutes
pour filer.
Soit il est vraiment très amoureux, et là il va m'attendre jusqu'à ce qu'on
arrive au port.
Je n'ai rien à voir avec ce que vous venez de faire. Ah ouais, tu crois ?
Tu peux venir.
C'est pas très confortable mais au moins on sera tranquille. Viens.
Tu fumes ? Non.
Et tu vas souvent en Angleterre ? Pour acheter des vêtements.
Ça vous va comme réponse ?
Ça va, c'est bon, n'en rajoute pas.
Moi non plus, j'avais pas prévu de passer la moitié du voyage dans les
chiottes.
Même entrer sur mon compagnie.
C'est quoi votre truc ? Vous aimez arnaquer les gens ? Ou plutôt les voler,
c'est ça ? T'es jolie.
Arrêtez, je parlais pas de ça.
Faut juste enlever ce truc ridicule.
Je vois rien.
Laisse-moi tranquille.
T'as deux options.
T'arrêtes jamais ? Ça te plaît d'exciter les hommes ? Pourquoi les hommes ?
Ils sont tellement prévisibles.
T'as jamais eu envie de baiser comme ça, pour le plaisir ? Non, j'en parle
jamais.
J'ai pas envie de raconter ça.
Pas comme ça.
T'as jamais pensé à des choses... Des choses vraiment cochonnes, sales ?
Tellement excitantes.
Dis-moi, à quoi t'as pensé ? Tu sais, si ça se trouve, on se reverra jamais de la
vie.
Les mecs, eux, ils
savent parfaitement expliquer que
le plaisir n'a rien à voir avec l'amour.
Qu'est-ce que tu veux à la fin ? Et toi ?
Arrête.
Je suis sûre que t'es toute chimique.
Entre les jambes.
Ça va ? C'est bon, t'inquiète.
C'est juste une caresse.
Qu'est-ce que tu fais ? Combien de temps sans baiser ?
Tu t'es caressée ? Non.
Je me suis touchée.
Comme les jambes.
Non.
Je ne peux pas.
Et qu'est-ce qui t'empêche ? Je ne suis pas comme ça.
Regarde. T'es belle.
Regarde.
Regarde.
Dis-moi que t'aimes ça.
C'est mon portable.
Tu m'as volé mon portable.
Allez, mon portable.
Vous m'avez pas sauté dessus dès que je me suis installée, peut-être ? Vous
cherchez un portable ? C'est un sac, monsieur. Elle a dû le donner à sa
complice. Oui, un complice.
Excusez-nous pour le dérangement, mademoiselle. Vous allez me suivre au
poste. On va aller voir le chef d'escalier ensemble.
Non, non, non. Mais c'est mon portable.
Elle m'a piqué mon portable.
On va aller voir ça là-bas.
Cécile ? Je ne sais pas si vous me remettez.
Non. Ah oui, oui.
Je suis désolée de venir vous voir comme ça, mais c'est mon mari qui m'a dit que
je pourrais vous trouver ici aujourd'hui.
Vous voulez quoi exactement ? Il me parle beaucoup de vous et je voulais
vous voir.
Et alors ? Je sais que c'est stupide de ma part.
Non, vous ne voulez pas, c'était idiot. Non mais attendez, revenez. Au
contraire.
Cet idiot, ça fait six mois que je vois plus personne.
Vous avez bien fait de venir.
Lui aussi, il me parle de vous.
Et il a raison, vous êtes belle.
Vous aussi.
Je suis heureuse de vous voir.
Je l'aime, vous savez.
Monsieur Daniel ! Monsieur Daniel ! Qu'est-ce qui vous est arrivé ? Non, c
'est bon, je vais m'asseoir, je vais m'asseoir.
Vous êtes sûr ? Ça va, vous ? Qu'est-ce que je peux faire ? S'il te plaît, n'en
parle pas.
Mais faudrait vraiment vous faire examiner.
Tu me vois en étoile-chiottes, mais j'ai eu une autre vie avant.
Je vous ai jamais vu en belle-chiottes.
Surtout, j'ai eu des belles histoires d'amour, avec des femmes.
Avec des femmes merveilleuses.
Et puis je me suis marié.
Avec une femme si... Elle était...
Et puis quand elle est... Quand elle est
partie... Je savais que c'était fini.
J'ai plus touché une femme depuis... Ouais, ça fait 25 ans.
Bon alors c'est quoi ton délire ? C'est quoi ? Qu'est-ce que vous allez faire
exactement ? Attends, je croyais qu'on était là pour parler de nous deux.
Et alors ? Ça me concerne pas votre truc là ? Il dépend.
Vous êtes bizarre quand même.
Non ? Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ? Je peux pas participer ? Si tu veux payer,
pourquoi pas ? Si je comprends bien, ça veut dire que moi si j'ai envie de te
sauter là maintenant, faut que j'allonge la thune, c'est ça ? Mais tu rêves ? J
'ai jamais dit que j'avais envie de baiser avec toi.
Bon Sonia, c'est bon, j'ai déconné, je sais.
Et c'est maintenant que tu te rends compte ? J'aurais dû faire plus
attention à toi.
J'ai pas fait assez attention.
Arrête.
Ça va ? Ouais.
Je suis étonnée que vous m'ayez appelée. Et moi je suis étonnée que t'aies gardé
le portable de l'autre con.
J'ai un service à te demander.
Quel genre ? Un truc un peu particulier.
Si c'est encore un de vos délires... Je t'ai pas forcée à monter dans la
voiture.
Ok arrêtez.
Comme tu veux.
Je crois que c'était pas une bonne idée de se revoir en fait.
Tu veux descendre ?
Allez, c'est reparti.
Tu me manques, c'est trop dur à vivre. Arrête, arrête.
Franchement, je pense à toi tout le temps.
Je peux pas vivre sans toi.
Et c'est maintenant que tu me dis ça ? C'est maintenant que tu me dis ça ? Je
peux pas être loin de toi.
Arrête, s'il te plaît. Je peux trouver mon amour tous les jours, si tu veux.
Mais t'as attendu quoi pour te rendre compte que je m'en aille ?
Bonjour, cher Chalice. Elle est pas là.
Elle est partie il y a longtemps ? Je sais pas.
Comment ça vous savez pas ? Si vous lui faites du mal, je vous tue.
Je suis un mec.
T'en sais rien.
Mais arrête, il bougeait plus, je te dis, il était par terre comme un chien.
Putain, mais qu'est-ce que j'ai fait ? Merde ! Il vaut mieux se téléphoner aux
urgences.
Putain, je déconne, depuis que Sonia m'a quitté.
Je fais n'importe quoi.
J'ai volé une caisse et je suis rentré dans un mec. Tu te rends compte ? T
'imagines ? T'as utilisé ton truc ? J'ai volé une bête de caisse.
Et voilà.
Écoute, le mieux c'est de retourner là où c'est arrivé.
T'es fou, quoi, je peux pas ! Bon, tu rentres chez toi et tu te calmes, ok ?
Je m'occupe de toi, ça marche ? Tu te calmes, ça marche ?
C'est toi qui viens de te faire renverser par une voiture ? Ça va ?
Ouais, comme laisse tranquille.
Tu veux pas que je t'amène à l'hôpital ? C'est bon, ça va, c'est bon.
C'est bon, je t'ai dit.
C'est pas toi qui étais à mon anniversaire ? Avec qui ? C'est le
pseudo mec de Cécile.
Qu'est-ce que tu racontes ? Comment te dire ? Arrête de te foutre de ma gueule.
Ça devient énervant.
C'est ça.
Ta meuf non plus, elle a pas de mec. Elle a bourri de chien.
Tu viens de te faire exploser la tronche par une voiture.
C'est tout simplement pour ça que je vais pas t'éclater la gueule.
Putain.
Si c'est ça aimer quelqu'un... Ouais.
Je préfère vous laisser entre eux. Vous êtes bien trop cons tous les deux.
Je t'amène dans un endroit magnifique.
C'est une maison qu'on me prête.
Mais t'iras seule.
Je t'accompagnerai pas.
Tu prendras un foulard et une cagoule posées sur une table, dans le vestibule.
Quelqu'un viendra.
Tu la feras entrer.
C'est ici ?
Vous faut attendre là-bas.
Je dois vous mettre le foulard.
Ah oui, le foulard.
Je dois aller ouvrir. Bien sûr, bien sûr.
C'est la première fois, vous savez.
Il va pas me faire mal.
Enfin, je veux dire, vous pouvez lui demander de pas être brutale ? C'est la
première fois que j'ai une aventure de cette sorte.
Tu feras entrer la deuxième personne, puis tu lui enfileras la cagoule.
Bonjour. Bonjour.
En aucun cas, ces deux personnes ne doivent se parler. Tu peux rentrer.
Mais il faut que je vous mette ce... ça.
Tu dévoileras les seins de la jeune femme, puis tu pousseras l'homme vers la
femme.
Tu vas les aider à s'aimer.
Ça, je peux pas.
Ou tu veux pas.
J'y arriverai pas.
Je te demande pas de baiser.
Je suis pas capable de... Mais si ! Tu vois, c'est comme dans le bateau, quand
tu m'as vu voler le portable.
T'aimes ça, le risque, non ? Pas du tout. Ouais, ça t'a pas excité.
Franchement, ça t'a pas excité quand ils t'ont coincé sur le quai et que t'as
réussi à les avoir.
Pourquoi moi ?
Déjà parce que je suis persuadée que tu vas réussir.
Ma langue a coupé.
Fais-moi confiance.
Vous êtes dégueulasse.
Quoi ? J'ai juste rendu service.
Elle se forçait, ça se voyait.
Pourquoi t'es si agressive avec moi ? Je suis désolée.
T'es toute excusée.
Son mari, vous y avez pensé ? T'as toujours pas compris.
Quoi ? Le foulard pour les empêcher de se voir.
C'est son mari qui vient de lui faire l'amour.
Il était au courant ?
Bien sûr que non.
Je comprends pas.
En fait, la jeune femme, Virginie, elle a... Elle a eu une mauvaise passe il y a
quelques mois et... Elle avait besoin de retrouver le plaisir.
Sans culpabilité.
Excuse-moi.
Non. Pas cette fois.
Dorénavant, à chaque fois que tu te comportes mal avec moi, t'auras un gage.
T'es d'accord ? D'accord ? Oui.
D'accord.
Tu vas aller à cette adresse.
Maintenant.
Tu te déshabilleras et tu t'installeras sur le lit.
Un homme viendra et tu l'accueilleras.
Oui, je veux que tu l'attendes, nue sur le lit.
Je sais pas si je pourrais.
Mais si, tu pourras.
Bonjour, Cécile. Bonjour. Je te laisse, j'ai un rendez-vous.
Alors expliquez-moi cette idée farfelue.
Ouais, mais les faire payer tout de même.
Bah quoi ? Ils nous blessent comme si on leur appartenait.
C'est vrai.
Ils payent.
Choisir avec qui on couche, c'est le paradis, non ?
En plus, avec cet argent, on pourra même aider les grévistes.
Oui, on verra ça plus tard.
On y va ? Cécile, tu es dingue. Et nous, encore plus de te suivre.
Bon, vous êtes prêtes ? Ils sont là.
Ils nous attendent.
Ils ont payé.
À nous de choisir, maintenant.
Alice ?
Pour moi, tu fais un prix ? Non.
Pour toi, c'est gratuit.
T'es devenu dingue ? Tu me parles pas comme ça, ok ? Donne-toi.
Hé, ça va ? Deux minutes, tu peux mettre ma veste ?
Allez, viens, j'ai un truc à te montrer.
Tu me fais mal ! C'est toi qui te fais mal.
Un mâle de chien pour sauver je ne sais quoi, seulement il reviendra pas,
Cécile.
Tu m'emmènes ! Casse-toi !
Et lui, t'en fais quoi ?
Lâche ça ! Pourquoi ? T'en as rien à foutre ? Putain, ta gueule, lâche ça !
Mais t'as pas le droit ! Mais... Mais quittez pour dire ça ! T'as pas le droit
!
Toi, t'as le droit, par contre.
T'as le droit de te foutre des autres, mais t'occuper de toi, tu sais pas.
Mais qu'est-ce que... Qu'est-ce que... Qu'est-ce que... Ton
père, tu crois pas qu'il serait temps de l'enterrer pour de bon et
de passer à autre chose ?
Steve.
Et on revient pas.
Je t'aime.
Je n'ai pas peur de la route, faudrait voir, faut qu'on y goûte, des méandres,
crues, des reins, et tout ira bien là.
Le vent nous portera ton message
à la grande hausse, et la trajectoire de la course à l'instantanée de velours,
même s'il ne sert à rien.
Je t'aime.
Même si ça va pas être facile tous les jours.
Génétique en bandoulière, des chromosomes dans l'atmosphère, des taxis
pour les galaxies, et mon tapis de lundi.
Le vent nous portera, tout disparaîtra
même, le vent nous portera.
Ce parfum de nos années mortes, ce qui peut frapper à ta porte.
Infinité de destins, on en posa, mais qu'est-ce qu'on en retient ?
Le vent nous portera.
Pendant que la marée monte, que chacun fait ses comptes, j'en me crue de mes
oeuvres, des poussières de toi.
Le vent les portera Tout disparaîtra
Le vent les portera
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