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Xhosa
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Zulu
C'est parti !
Sous-titres par Jérémy Diaz
Salut,
man !
C'est
bon.
Miron? Miron?
Faut qu'on te parle.
On est découragés, Miron.
Tu sais, je... Je suis en train de perdre confiance en toi.
Depuis que t'es tout petit, on essaie de te donner les outils pour que tu puisses
évoluer dans ce monde-là à ta maniÚre.
Mais lĂ , on dirait que tu te creuses un trou.
Au lieu de grandir avec sagesse... Comme d'habitude.
tu utilises ta perspective pour me dire comment je devrais évoluer.
Tu me dis à ma maniÚre, mais je fais en plein ça. J'évolue à ma maniÚre.
Bon, écoute, tous les jeunes prennent de la drogue, ça, on le comprend. Nous
autres, dans notre temps, on a fumé de la marie, on a fait quelques expériences
aussi avec du LSD.
Mais franchement, David... Mais quoi, Miron est assez grand pour comprendre
tout ça.
Mais nous autres, on se battait pour nos principes.
Nos idées et nos actions étaient en harmonie. Mais toi, Miron, je te regarde
et on dirait que ta vie manque de direction.
On te le laisse souvent répéter, hein? Quand l'excÚs, ça devient l'habitude, c
'est là que ça devient problématique.
Tu voulais me parler?
Mes parents m'ont demandé de finir mon secondaire à Saint-Chrysostome.
Je pars lĂ deux mois.
Sérieux? Ben là , t'as dit non, j'espÚre?
J'ai pas vraiment eu le choix.
Ben là , bullshit, t'as pas eu le choix. On a tout un été prévu, nous.
C'était juste des mots ça, c'est quoi?
Attends, ils viennent de me le dire.
Faut rien faire.
Viens lĂ avec moi si tu veux.
T'es-tu malade? Fuck off, je m'en vais pas là cet été.
Bien toi t'as passé ton année là , pas moi.
Fait que sérieux là , t'es tombé pour vrai.
T'en peux-tu en parler au moins?
Fait fuck off, faut pas en parler non.
Fin de ta chemise.
Bon été là !
Fait fuck you!
J'espĂšre que vous ĂȘtes contents.
Sophie m'a laissé.
Ah oui? La numéro 7 en trois ans?
La prochaine n'est sûrement pas loin.
C'est correct?
Oui. Ah, tiens!
Dis-moi, c'est quoi ta toune Qui me revient dans les soleils tout le temps?
HĂ©!
Mon auto ou ma musique?
Il n'y a rien qui nous appartient dans la vie.
Demande avant.
Oui, effectivement.
Chacun son tour.
Est-ce qu'on t'a dĂ©jĂ racontĂ© la fois oĂč on avait vu Harmonium sur le Mont-Royal?
Ăa fait deux heures qu'on Ă©coute la mĂȘme musique.
Faut-tu en parler aussi?
T'as pas un baladeur? Ăa vient avec des Ă©couteurs, ça, non? Oui, mais j'ai le
goût de partager, OK?
C'est partie de mon évolution.
C'Ă©tait l'Ă©tĂ© le 24 juin 1975, pour ĂȘtre plus prĂ©cis.
C'est la journĂ©e oĂč ta mĂšre et moi, on s'est rencontrĂ©s.
La fois que t'étais tellement en soupe que t'es tombée à mes pieds?
J'étais avec une gang de filles.
C'est le plus beau concert de ma vie.
Jusqu'Ă ce qu'un soulon de 180 livres s'affole sous ma couverte en vomissant
partout.
Bien sûr, c'est moi qui ai pris soin de lui.
Le lendemain matin, je me suis réveillé sur son divan.
Moi, j'étais dans mon lit.
Comment ta mĂšre est gourmande?
Rangement David.
Non.
Tu sais comment ta mĂšre aime manger.
Le lendemain matin, le petit déjeuner était servi sur la table.
Du vomi contre un petit déjeuner.
Un bon échange, à mon avis.
Non, c'est pas ça du tout.
C'est son écriture qui m'a charmée.
Il m'a écrit une lettre pour me remercier.
Tellement romantique.
C'est vrai, la richesse des mots, la beauté des images, c'était
magnifique.
Puis aprĂšs?
AprÚs, j'ai répondu. On a correspondu comme ça pendant six semaines avant de
se revoir une deuxiĂšme fois.
Cette fois-lĂ , j'ai pas vomi.
Franchement, David.
C'est fou comment la musique peut venir rejoindre le monde.
Je me demande ça va ĂȘtre quoi le groupe qui va jouer quand je vais la trouver la
mienne. C'est pas la musique qui m'a fait aimer ton pĂšre.
Oui, mais la conversation a commencé à cause d'Harmonium.
C'est les dieux qui se sont donné ce groupe-là .
Les dieux?
Non, c'est vrai.
La musique, ça a un pouvoir infini.
Le groupe qu'on écoute en ce moment, c'est quoi son pouvoir? Parce que moi,
ce que j'entends, c'est du bruit.
Tu sais que je vais te dire la mĂȘme crise d'affaires pour la musique qui va
sortir en 2010.
Je sais ce que tu vas dire.
Dans ton temps, les artistes avaient quelque chose Ă dire.
Ăcoute donc, tu vas voir, c'est beaucoup plus profond que juste du bruit.
Votre gĂ©nĂ©ration, on rĂȘvait, on rĂȘvait, mais il n'y a rien qui a abouti.
Je vais te retrouver avec le BS, le disco, puis un bac de coke. S'il te
plaßt. Notre génération, au moins, est consciente qu'on est poigné dans la
marde.
La musique lui permet de réfléchir un peu.
Tiens!
C'est bien beau ici.
Oui, ça ressemble à la maison de mon pÚre.
OĂč est ma chambre? Elle est au sol.
Hé, hé, hé!
On a encore des valises Ă rentrer.
David, l'eau coule pas.
Ouais, on m'avait averti. Faut allumer la pompe Ă eau en bas avant.
Ben, peux-tu y aller, s'il te plaĂźt?
Oui, j'y vais.
Fais donc bien gris. Si tu parles d'une piĂšce inutile... Quoi?
Non, non, rien!
Ăa coule-tu, lĂ ?
Ouais!
Ăa coule!
OK!
Alors, on commence demain.
On va travailler de 10 heures Ă 13 heures, Ă raison de 50 minutes par
cours, avec une pause de 10 minutes entre chaque.
On va faire ça tous les jours de la semaine, sauf la fin de semaine.
Tu vas avoir beaucoup de temps libre pour faire tout ce que tu veux.
Il y a une affaire ici.
Oui, alors?
Il y a un beau mini-pot Ă trois piĂšces au village.
Si tu jottes les jours, je pense qu'Ă la fin de l'Ă©tĂ©, tu vas ĂȘtre assez bon pour
aller jouer au RDS.
La relation R, ici, qui relie certains éléments de A à certains éléments de B
par la rÚgle suivante. Un élément X de A est en relation avec un élément Y de B
lorsque X est un diffuseur de Y.
Alors, vas-y.
C'est le fun, ça, de boire un bon vin.
Tu savais-tu ça, qu'avant que tu viennes au monde, souvent, le mĂȘme soir, ta mĂšre
et moi, on pouvait boire jusqu'Ă deux bouteilles. Hein, Thierry?
Ah non, il est bon, lui.
Le 5 octobre 1970, on déclara la loi des mesures de guerre, ce qui créa la crise
d'octobre. Miron, Ă qui j'enseigne, lĂ ?
Ben, je suis lĂ .
Non, t'es pas lĂ .
T'es pas lĂ pour tout aujourd'hui.
Bon, on va arrĂȘter ça lĂ , lĂ , ça sert Ă rien.
Mais demain, je te veux frais et dispo, jeune homme!
David, peux-tu arrĂȘter de couper les lĂ©gumes comme un sans-dessin, s'il te
plaĂźt? Non, ThĂ©rĂšse, c'est des maudits lĂ©gumes. Ăa change pas le goĂ»t s'il y en
a qui sont coupés un petit peu plus gros que les autres. Ben oui, ça change le
goût, puisque ça change la cuisson quand c'est inégal.
En plus, c'est pas beau, c'est moins pétissant.
Bon, voilĂ .
Comme ça. Est-ce que c'est mieux? Oui, merci.
Ăa va?
C'est le goût de jase un peu?
Je ne sais pas comment je vais toffer de moi ici.
Déjà soir 3, je m'étouffe.
Je ne suis pas capable.
Dans un an, tout ça va ĂȘtre un lointain souvenir.
Mais en ce moment, je ne suis pas capable.
Mais t'es capable d'envisager le fait d'ĂȘtre un adulte qui n'a pas fini son
secondaire? Ăa, t'es capable?
Je m'en crisse.
T'sais, finir ou pas finir mon secondaire, ça me définit pas.
T'sais, ça fait une couple d'années que j'essaie de te comprendre.
Je te laisse vivre ta vie.
Je te laisse apprendre de tes erreurs.
Mais sais-tu ce que ça fait à une mÚre de toujours s'inquiéter?
Un pĂšre aussi.
Est-ce que tu sais la quantitĂ© de nuits que j'ai passĂ© Ă faire de l'insomnie Ă
force de t'attendre?
Ăa, c'est sans compter toutes les fois que la police t'a ramenĂ© Ă la maison.
Est-ce que tu sais ce que ça fait Ă un cĆur de mĂšre, ça?
Je sais qu'on n'est pas parfaits.
Je sais qu'il y a bien des affaires qu'on aurait voulu faire autrement.
Mais lĂ , on est sur le bord de paniquer, Miron, parce qu'on t'aime.
LĂ , c'est la fin de semaine.
Tu es libre. Tu peux faire tout ce que tu veux.
AprĂšs, on te demande juste un petit coup de cĆur.
Cette semaine d'études, c'est rien.
C'est rien.
AprĂšs, tu vas avoir toute la vie devant toi pour faire tout ce que tu veux. Mais
avec une éducation, les portes vont s'ouvrir. Fais-nous confiance.
J'ai l'impression de tourner en haut aussi.
On n'aurait pas pu faire ça à Montréal.
Regarde autour de toi.
Des kilomĂštres de nature qui t'entourent. Envoye, vas-y, puis
explore. J'ai pas d'amis.
Il y a toujours la voisine.
Je suis sûr qu'elle aimerait savoir un ami.
Mais Ron, si t'es pas capable de le faire pour toi, fais-le pour nous.
Change ton point de vue.
Tu vas voir que ça va bien aller.
J'aurais besoin de tes beaux bras.
AllĂŽ, oui, oui, ici, regarde.
Oui, pourrais-tu bouger cette grosse roche-lĂ et la mettre lĂ ?
Merci.
Moi, c'est Florence.
Miron. Enchantée, Miron.
Il est vraiment beau, ton jardin. Je suis contente que tu l'aimes. C'est un
petit peu comme ma petite famille, ce jardin-lĂ . Il faut en prendre bien soin.
à chaque jour, il y a de quoi de nouveau qui se présente.
Les herbes sauvages, les petites bestioles, les bébites qui viennent
manger mes légumes. C'est un peu ça, la vie.
Si on ne prend pas bien soin de ce qui nous entoure, les malheurs peuvent nous
arriver.
Tu te rendrais-tu plus utile? On va chercher la brouette, OK?
AmĂšne-la ici.
Chaque jour, il y a de quoi qui naĂźt, puis il y a de quoi qui meurt dans ce
jardin-lĂ .
Ăa me rappelle que rien n'est permanent.
Faut accepter l'impermanence.
AprÚs ça, la vie devient moins compliquée, hein?
J'ai pas peur de mourir.
Mais as-tu peur de vivre?
Parce que t'as l'air de t'emmerder ici.
Non, c'est... C'est pas vraiment idéal. De vivre?
Non, d'ĂȘtre avec mes parents 24 heures sur 7.
Ah, les parents.
Mon pÚre m'a déjà dit...
Je te nourris, t'as un lit, le chemin devant toi, puis demain, tu vas te
trouver un emploi. J'aimerais ça qu'ils me disent ça. Moi? Bien, moi, j'avais 12
ans. Oui, OK.
On arrive Ă un certain Ăąge oĂč on les comprend plus.
Mais moi, j'y suis pas arrivée.
Mais j'ai appris Ă les accepter.
Et c'est ça, le secret.
Je peux-tu abuser de toi encore un peu? J'ai des choses à déplacer en dedans.
Génial.
Merci.
C'est moi qui te remercie.
Aujourd'hui, c'était la journée parfaite pour descendre les boßtes.
Hier, ça a fait un an que mon mari est décédé.
J'ai décidé de ranger toutes ces affaires-là qui traßnaient un petit peu
partout.
C'est le moment de nettoyer.
De passer Ă autre chose.
J'ai juste gardé ce collier-là .
Il est beau.
Oui, hein?
Il me l'a donné quand j'étais enceinte de mon premier.
Les boßtes, ce sera pour les enfants. Le jour, ils viendront au Québec.
La fille est au Portugal.
Mon fils en Inde.
Les deux travaillent.
Ils se sont mariés là -bas.
Ils sont chanceux, ces deux-lĂ .
On est privilégiés de pouvoir voyager dans notre société.
Hein? Ouais.
Toi, pourquoi t'es ici avec tes parents?
Ils m'ont convaincu de finir mon secondaire.
C'est deux profs à l'université.
Fait que pour eux, c'est comme super important.
Mais moi, je suis flĂąne.
Je flĂąne chez nous.
Un peu partout.
Et toi, tu veux continuer à flùner comme ça un peu partout?
Je sais pas.
J'ai pas encore décidé.
Je suis ici pour eux.
Non.
Faut que tu sois ici pour toi.
C'est juste que j'ai une vie à Montréal.
En fait, non.
Pas vraiment.
Non.
J'ai pas vraiment une vie nulle part, moi.
Tu flottes.
Hein? Ouais.
Y'a rien de mal lĂ -dedans.
J'ai flotté toute ma vie.
J'ai jamais passé mon secondaire.
Mais j'ai lu des milliers de livres.
Laisse-toi emporter, c'est tout.
Emporter par mes désirs?
Laisse-toi porter par ta vie.
ArrĂȘte de rĂ©flĂ©chir.
C'est pas bon pour la tĂȘte.
Go with the flow.
Donc, 2X plus 3 devient... 2 fois 2 plus 3. C'est ça, donc...
Comment elle a été nommée?
La grande noircelle. Oui, c'est ça, Miron.
Les protons... Ălectrons. Les Ă©lectrons qui gravitent autour... Exactement, et
les neutrons.
Bon, semaine terminée.
Semaine bien réussie.
Je vais aller fumer une clope.
TrĂšs juste, c'est semaine.
On recommence ça lundi?
OK.
Ăa dĂ©range-tu ? Non, non, vas-y, vas-y.
Attends.
Regarde, j'en ai ici.
Tu veux ? Pourquoi pas ?
Une bonne smoke, des fois.
Moi, je t'aime trop.
On fumait tellement, nous autres, dans notre temps.
On fumait, on buvait, on lisait de la poésie, on faisait de la musique. C
'était comme ça.
On était les rebelles de notre génération.
Les beatniks des années 50.
Ăa te dit-tu quelque chose?
Ben oui. J'ai lu On the Road. J'ai déjà bu une biÚre, moi, avec Jack Kerouac.
Tu me niaises.
Non, ça niaise pas en 56 dans Vieux-Montréal.
Je savais mĂȘme pas qui il Ă©tait.
On a parlé une bonne heure et demie.
Ses amis sont venus, il est reparti.
Mais il m'a laissé son numéro avec son nom dessus.
Mais moi, j'avais mon mari.
Puis comment tu as su que c'était lui? C'est le bartender qui me l'a dit aprÚs
qu'il est parti.
Mais j'ai encore le petit papier.
Regarde, le corps de Jack.
Regarde, le numéro est en bas.
Trop nice.
On a parlé de tout, vraiment.
Oh, ben, moi, il faudrait que j'y aille manger avec mes parents.
Ah, ben oui, c'est vrai, c'est vrai. Hé, écoute, je t'invite ici demain pour
souper, lĂ , hein, pour tout le travail que t'as fait aujourd'hui.
J'insiste.
Avec plaisir. Oh, yes!
Peux-tu pas mettre le noix dans la salade, s'il te plaĂźt? J'aime pas
beaucoup ça.
T'as juste Ă les enlever?
OK, fait qu'il y a juste toi qui es ton voisin dans la cuisine, c'est ça?
On dirait que oui.
Franchement, David, pas pendant qu'on fait Ă manger.
OK, je m'en vais.
Denise, il me faut partir pour la vie.
Denise... HĂ©, merci pour hier.
HĂ©, merci pour le souper.
Oh, je fais un toast.
Ă la vie!
Ă la vie.
Tu sais, Florent, je pensais Ă ce que tu me disais hier.
D'accepter les choses comme elles sont.
C'est un peu bouddhiste comme approche.
Mais je trouve que quand on accepte, on réfléchit moins.
On est là dans le moment présent.
Il y a des belles choses dans le bouddhisme.
Mais sais-tu, moi, j'aime pas trop se donner un nom Ă ce que je ressens.
Tout est dans l'expérience.
Par exemple, si tu te laisses tenter par le malheur, la vie peut ĂȘtre
malheureuse. Es-tu malheureuse des fois?
Ah ben lĂ , je suis un ĂȘtre humain.
Oui, je ris, je pleure, je me fĂąche.
Mais j'essaie de pas trop me laisser contrÎler par mes émotions.
Je sais pas si c'est ma génération ou quoi, mais...
Je trouve les choses
tristes belles.
Tu sais, l'autre jour, aprĂšs une fĂȘte d'amis, j'Ă©tais pas mal chaud.
J'ai décidé de faire du skate devant chez nous.
Puis il y avait un gars qui me criait aprÚs un itinéraire qui voulait du cash.
Il faut que je me sois arrĂȘtĂ©, je lui ai donnĂ© une piasse.
Puis aprÚs ça, on a chassé, on a parlé pendant des heures.
Il m'a tout raconté sa vie.
Quand il était plus jeune, il s'est fait battre, violer.
Puis la DPJ l'a bougé d'une maison à l'autre jusqu'à l'ùge de 18 ans.
Il s'est fait battre toute sa vie.
Je sais que son histoire est triste en crise, mais...
Juste le fait
qu'il ait partagé.
Puis aprÚs, je suis rentré chez nous.
Mais avant de rentrer chez nous, je me suis arrĂȘtĂ© dans ma porte.
J'ai pleuré.
Pas parce que j'étais triste.
C'était parce que je venais de vivre quelque chose de beau.
C'est vrai ce que tu dis, le partage est important.
Et puis, il faut voir Ă travers nos perceptions.
Il y a une vérité dans tout.
Souvent, on n'arrive pas Ă le voir.
Alors, on s'inquiĂšte, on se met en colĂšre.
Elle était tellement remplie d'idées qu'on reste figé.
On arrĂȘte de vivre.
Hey! Numéro 2! Yes!
Oh!
Merci.
Bon.
Hey!
Euh... Tu fais du skateboard?
Oui. L'année passée, j'ai envoyé une cassette de Matrix à DC Shoes.
Hein? C'est quoi?
Je suis pas assez mort.
Ăa fait que lĂ , c'est rendu mon transport.
Ah, bien, je l'ai vu dans ma fenĂȘtre.
Oui, oui.
Moi, je t'ai vu danser dans ton salon.
Je fais tel amour de mon mari.
Ah, moi, j'adore danser.
J'aime tellement se danser, lĂ .
Ah, que je vais me sauter danser, lĂ !
Ah, hé, hé, hé, hé, hé, hé, hé, hé, hé, hé, hé, hé, hé, hé, hé, hé, hé, hé, hé,
hé, hé, hé, hé, hé, hé, hé, hé, hé, hé, hé, hé, hé, hé, hé, hé, hé, hé, hé, hé,
hé, hé, hé, hé, hé, hé, hé, hé, hé, hé, hé, hé, hé, hé, hé, hé, hé, hé, hé, hé,
hé, hé, hé, hé, hé, hé,
Sous-titrage Société Radio
-Canada
Je suis désolée. Il s'est endormi sur le divan. Je ne voulais pas le réveiller.
Il n'a pas de problĂšme.
Il doit commencer à étudier dans une heure.
Oui, c'est vrai.
Moi, c'est Florence.
David.
ThérÚse.
Ăa ne vous dĂ©range pas trop, j'espĂšre? Non, au contraire. Ăa fait du bien d
'avoir quelqu'un pour m'aider.
C'est parfait.
Bonne journée.
Bonne journée à vous.
C'est tout pour aujourd'hui.
Tu t'améliores en mathématiques, c'est bien.
As-tu des plans pour le reste de la journée?
Je pense que je vais faire une sieste.
Florence veut que je l'aide avec de quoi.
C'est gentil de lui donner un coup de main. Je suis sûre qu'elle apprécie.
Prendrais-tu d'autres bains?
Oui, pourquoi pas.
Bon, il s'est fait une nouvelle blonde.
Je trouve ça le fun qu'il se soit fait une amie comme elle, moi.
Je suis sûre qu'elle va avoir une bonne influence sur lui.
Vu de mĂȘme.
Merci.
Au plaisir.
On a la maison juste pour nous deux.
Qu'est-ce que tu dirais là -dessus, si... Je suis menstruée.
Oui, mais qu'est-ce que ça fait, ça?
S'il te plaĂźt, David, on est Ă table.
Franchement.
J
'ai
un petit quelque chose pour nous autres.
Tu fermes.
Ăa m'arrive.
On va fumer ça dans le sous-sol?
Bien oui.
Viens voir.
Regarde, un lapin. Un lapin.
C'est tellement beau. Ah oui.
J'aimerais ça, moi, ĂȘtre un animal.
Je trouve que c'est plate qu'on n'ait pas de fourrure, qu'on ne puisse pas
dormir dehors comme eux.
Oui, oui, oui. Mais tu sais, on n'est pas si loin que ça.
On a des instincts trĂšs communs.
Mais on a tout fait pour s'éloigner de la nature.
Oui, je le sais. Puis ça, je le sais trÚs bien, mais je comprendrai jamais
pourquoi. Pourquoi?
Mais tu le sais. Pourquoi?
Parce que l'homme est fou.
Exact.
T'alludes pas.
Je suis fiĂšre de toi.
T'es concentrée sur tes études.
Je trouve que tu fais preuve de beaucoup d'ouverture et de générosité avec la
voisine.
Miron, je sais que ton pĂšre et moi, on n'est pas dans la meilleure des passes
présentement.
Puis...
Je réalise que oui, on est venus ici pour toi, mais... inconsciemment, on est
peut-ĂȘtre venus pour nous autres aussi.
Tu comprends ?
Maritain ? Pourquoi pas.
De toi, j'aurais vécu l'espace d'un
sourire. De toi, j'aurais reçu l
'ombre d'un souvenir.
Et si, un jour bientĂŽt, tu te souviens
de moi ? Et si, en doux échos...
Tu réentends ma voix Ma main s'ouvrira
lentement Au rythme
d'un nouvel espoir Ta
main s'y perdra doucement
Tout le monde est ici, ça fait du bien.
Là , on est juste trois, c'est quoi la différence?
Non. C'est bien. En fait, on est tout le monde ensemble.
Oui.
S'il te plaĂźt, ThĂ©rĂšse, peux-tu arrĂȘter de manger la bouche ouverte? Je t'en
prie.
Merci, David, de me rabaisser comme ça devant tout le monde alors que j'essaie
de manger tranquillement mon repas.
ArrĂȘte donc, tu me remets Ă ma place aux deux secondes. Tu vas ĂȘtre capable d'en
prendre un petit peu toi aussi.
Ă quel tu veux jouer Ă ce petit jeu-lĂ ?
Parfait. Fait que quatre verres de vin que tu bois, tu trouves pas que c'est un
petit peu trop? Ben non, te rapproche.
Non, mais tu m'en fais combien par jour?
Moi, je te passe un commentaire pis ça peut ĂȘtre libre, lĂ .
Non, mais c'est le ton qu'il t'a utilisé. C'est ça qui m'a fait réagir.
Merci tellement.
OĂč tu vas?
Ben... Regarde ce que t'as fait, lĂ .
Tu viens avec un verre d'huile, j'imagine que tu veux le remplir.
Mais Christ, les parents.
Ah, les parents.
C'est comme ça pour tous les enfants.
Bon, on calme ?
Désolé. Les narines sont trÚs vifs.
J'en ai bu un pour les calmer.
Prends ton temps.
C'est compliqué, ça, les parents.
Ils sont tout le temps obsédés par tous les petits détails de la vie.
Au lieu de l'apprécier, la vie... Apprends ça.
Ils vont venir par se retrouver éventuellement.
Et ma couille, il faut que ça sorte en premier.
Tu vas en avoir, Chris.
Je suis super content de t'avoir rencontré.
Moi aussi.
J'ai l'impression qu'on peut se parler pendant des heures et des heures.
C'est ça qu'on fait.
Tu sais, c'est mon jardin qui m'a demandé de t'inviter.
J'ai essayé de bouger la roche, je pouvais pas.
Je suis resté là à quatre pattes pour reprendre mon souffle.
Tout Ă coup, il y a un papillon qui est venu se reposer sur ma main.
Et aprÚs, il est allé vers toi.
C'est là que je t'ai vu, tout seul, assis, perdu dans tes pensées.
C'est fou comment ça fonctionne, des fois, la vie.
Il faut écouter tous les petits signes de la vie.
Ăa fait longtemps que ça ne m'est pas arrivĂ©.
Pas moi.
Il est 11 heures.
Il faut que j'y aille.
Je ne
comprends
pas. Tu n'es jamais ici.
Tu n'es pas supposé étudier cet été.
Par la main, je clenche mes études.
Miron. Miron.
Miron.
Miron. Miron.
Miron.
Irais-tu me chercher un verre d'eau, s'il te plaĂźt?
Un verre d'eau?
Oui.
Merci.
Ah,
il fait chaud aujourd'hui.
Ă demain.
Oui, allĂŽ?
Salut, c'est Miron, ça va?
Tu m'appelles lĂ , lĂ .
Ăa fait trois semaines que t'es parti.
Hé, Noé, je suis avec quelqu'un d'autre maintenant.
Moi aussi, je suis avec quelqu'un d'autre.
Je suis content que ça va, tu vas bien.
Hey! Tu joues mon tape? Oui, oui, oui! T'avais oublié ton baladeur ici.
C'est vraiment bon, ce musique-lĂ .
AllĂŽ! AllĂŽ!
Agitakan, viens-tu avec moi?
Non, désolé, il faut que j'aille aider Florence.
Trouves-tu ça normal, toi, que Miro soit jamais avec nous autres?
Ăa fait deux ans que ça m'inquiĂšte qu'il soit jamais avec nous autres.
Parce qu'à part pour ses périodes d'études, il est toujours parti.
J'essaie de rester positive.
Jouer une note d'amélioration dans ses études, c'est déjà ça.
Je me demande bien qu'est-ce qu'ils peuvent faire à longueur de journée, ces
deux-lĂ .
Si j'étais le roi, le roi de l'amour...
Tu serais à moi, à moi pour toujours, si j'étais le
roi, le roi de ton cĆur.
Tu serais pour moi, pour moi pour toujours,
dans ce pays oĂč l'amour n'est pas de prison.
Au récemment, un soir, une noix, si j'étais le
roi...
J'ai juste l'impression que je suis en train de perdre ma famille.
Tu trouves pas qu'on s'éloigne?
Tu as peut-ĂȘtre raison, David.
Mais arrĂȘte, tu m'agresses!
Je t'agresse? Je peux pas ĂȘtre plus doux que ça.
J'ai pas le goût, c'est correct.
Je comprends pas, mais... J'ai-tu fait mal?
Je lis.
Je suis poignée dans mon livre. J'ai pas envie de me faire embrasser dans le cou.
Je peux pas ĂȘtre plus claire.
T'es ma femme, pis... J'ai le goût de toi.
Ben oui, mais tu me traites comme un chien.
J'ai pas Ă me justifier.
J'ai pas envie ce soir, David.
J'ai pas envie, c'est tout.
ThérÚse, c'est comme ça depuis un maudit bout, là .
Moi, je pensais que le fait de s'éloigner de la maison puis de fuir un
peu notre quotidien, ça nous permettrait de se retrouver puis de... peut-ĂȘtre
passer des petits moments intimes ensemble, mais non.
Depuis qu'on est ici, tu me fuis encore, puis je comprends pas pourquoi.
Je suis pas trÚs attirée par toi, ces temps-ci.
Je t'aime, hein ? Tu m'as déjà dit que c'était clair.
C'est fou, hein? Qui aurait pensé?
Toi pis moi.
Je veux pas le cacher, je m'en crie.
Je te regarde dans les yeux.
Dans l'Ăąme.
Je vois quelqu'un que j'aime.
Moi aussi, je l'aime.
On passe tellement de beaux moments ensemble.
J'ai l'esprit de plus en plus ouvert depuis qu'on se connaĂźt.
OK. Un coup de scĂšne.
Un coup de scĂšne Ă deux.
Merci. Merci.
Hé, pis t'es comme ça, on va en avoir masse.
Moi, je m'en crise.
Ăa fait longtemps que le monde me regarde de mĂȘme.
Ah oui?
Mais moi, c'est depuis que je suis né.
Je ne veux pas sauter aux conclusions, mais j'ai vu Miron et Florence se tenir
par la main au petit restaurant.
Oui.
Au moins, quelqu'un dans cette famille-lĂ se fait toucher.
OĂč tu vas?
David, qu'est-ce que tu fais?
Fais pas le fou! Reviens ici!
Oh, God, yes.
Quoi?
C'est quoi? Qu'est-ce que t'as vu?
Fuck.
Fuck.
Hey! Sors dehors, pis tout de suite!
Oh, shit. T'es-tu taillée?
Oui, oui.
Je pense que tu devrais y aller.
Tu m'as jeté dans le fixe.
Toi !
T
'as fait de faux.
Faut juste prendre le temps de respirer.
T'as raison.
Avoue que c'est perturbant ce qu'on vient de voir.
Faut qu'on fasse quelque chose. Je sais pas quoi faire. Notre fils est étrange.
Je veux qu'on pense que ça va bien. Fais une nouvelle niaiserie à la longe de ma
mĂšre. ArrĂȘte, faut pas voir ça comme ça. Tu veux pas voir ça comme ça?
Je sais pas, je sais pas.
Florence, est-ce qu'on pourrait vous parler, s'il vous plaĂźt?
Eh oui, bien sûr. Allez-y.
Merci. Ăcoutez, j'aimerais m'excuser pour mon comportement d'hier.
Peut-ĂȘtre un petit peu agressif de ma part.
Ăcoutez, je n'ai pas de maison.
Je n'ai pas l'affaire Ă aller cornifler ou Ă cogner contre les fenĂȘtres.
C'est juste que je n'ai pas vraiment su comment réagir. Oui, c'est ça. Mais
maintenant qu'on sait ce qui se passe entre vous deux, il faut agir.
On ne veut pas vous blesser, Florence, mais la différence d'ùge entre vous deux
est assez remarquable. Oui.
Bon, d'abord, merci pour vos excuses.
J'apprécie.
Miron et moi, on a d'abord dĂ©veloppĂ© une amitiĂ©. On n'a jamais planifiĂ© d'ĂȘtre
intimes. Les choses se sont passées comme ça, naturellement.
Justement, je ne trouve pas ça naturel. Notre fils a 17 ans, il est encore trÚs
naĂŻf et il ne sait pas vraiment ce qu'il fait.
Moi, je pense que c'est pas mal plus facile de juger de l'extérieur.
Je suis pas mal certaine que je comprends votre fils plus que vous.
Ah oui, ça, si on vous l'accorde, ça, c'est sûr, notre fils, on le comprend
plus, ça fait un bon bout.
Mais on sait ce qu'on a vu, puis on a le droit d'avoir une opinion lĂ -dessus. C
'est extrĂȘmement difficile pour nous de vous imaginer ensemble.
Bien, allez-y, ouvrez votre coeur.
Ouvrir notre coeur Ă quoi?
Ă vous deux?
Vous ĂȘtes pas un couple, hein? J'ignore ce que Miron vous a promis, mais dans
deux mois, il sera plus lĂ . Il va dĂ©jĂ ĂȘtre ailleurs. Il explore, Miron. Il est
complÚtement décomplexé. Il couche avec à peu prÚs n'importe qui. TrÚs bon ùge.
Ben, moi, je pense pas vraiment Ă l'avenir.
Ce qui doit se passer arrivera. Non, non, non, non.
On aimerait mieux que vous arrĂȘtiez de vous voir. Ben, moi, je pense que ça
serait mieux si on pouvait en discuter tous les quatre. Non, non, non, je m
'excuse, lĂ , mais on veut que vous cessiez de vous voir. Est-ce que c'est
clair? David, calme-toi, s'il te plaßt. Je suis désolée, mon mari est un peu sur
la défensive, mais vous comprenez qu'on a pris une décision et elle est finale.
Je suis vraiment désolée, Florence. Ben, je suis pas vraiment certaine que vous
ĂȘtes dĂ©solĂ©e.
Mais si ça se passe comme ça, ça se passe comme ça. Ăa va se passer comme
ça. Ah oui? D'accord.
Je n'ai pas dit que vous pouviez entrer.
On a parlé à Florence.
Quoi?
On a décidé qu'il serait mieux si elle essayait de vous voir.
Tu n'es pas sérieux.
Oui, Thomas et moi, on en a longuement discuté.
Veux-tu en parler?
C'est facile, la réponse est devant toi.
Reclassez. Mange pas, ThérÚse, mais fais tes coupures.
T'es fucking dégueulasse.
Je me suis tellement ennuyé de toi, Florence.
Miron, réveille-toi.
Tes parents sont lĂ -haut.
Miron est lĂ ? Il est dans le salon.
LĂšve-toi, on s'en va.
Non.
Bon.
Ben, je pense qu'on pourrait en discuter, tous les gars. On en a dĂ©jĂ
assez discuté. Enway, let's go! On en parle ou je bouge pas.
David.
Vas-y, Miron, on t'écoute.
Tu sais, j'ai tout laissé pour venir ici.
Mon ex, mes amis, le skate, tout.
Tout pour finir mes études pour vous.
Puis à chaque matin, je me lÚve, je me plains pas, j'étudie.
Pendant ce temps-là , j'ai rencontré Florence.
Puis ce qui se... dans ma vie privĂ©e m'appartient. Ăa, lĂ , ça, c'est trĂšs
facile Ă dire. Laisse-moi finir!
Kat, notre mission est accomplie.
Sors, mais on se partait pour qu'il finisse ses études.
T'sais, dans moins de deux mois, je vais avoir 18 ans.
Puis nous, ce qu'on fait, c'est consensuel. C'est pas illĂ©gal. Pour ĂȘtre
ta grand-mĂšre. HĂ©, Chris!
Est-ce qu'on parle d'une relation sérieuse entre vous deux? Oui! Mais
voyons donc, Miron, vous vous ĂȘtes rencontrĂ©s il y a trois semaines.
Tout allait super bien avant que tu ne mĂȘles pas tes crises d'affaires. Tu
réfléchis-tu des fois un petit peu? La réalité, ça te dit-tu quelque chose?
Qu'est-ce que tu vas faire aprÚs l'été?
Tu vas la présenter à tes amis dans des parties?
HĂ©, tout le monde, voici ma blonde.
à Noël, tu vas la présenter à tes grands-parents et à tes cousins, c'est
ça? L'amour n'a pas d'ùge, hein, Miron?
Right?
Je vais te dire une chose, on vit dans une sociĂ©tĂ© oĂč on n'a pas le choix d'en
tenir compte. Ăa c'est ton opinion, nous on s'en crisse. C'est mon opinion bien
partagée par la majorité.
Florence, comment t'entrevois la suite toi-lĂ ?
Tu vas partir avec mon fils et vous allez fonder une famille.
Lui il va aller travailler pendant que toi tu vas ĂȘtre retraitĂ©.
Tabarnak! Au lieu de nous attaquer, essaie de comprendre qu'on s'aime pour
de vrai. Moi j'attaque personne, je vous présente des faits. Dans 20 ans
Florence, elle va ĂȘtre morte. Fuck you!
Ok, miroir David, s'il vous plaĂźt.
Florence, je suis désolée.
Bon.
Ăcoute, David, lĂ , je le vois bien que t'as peur pour ton fils.
Il est jeune.
Sa vie est courte. Tu voudrais le voir explorer une vie plus traditionnelle. Je
rentre pas dans ces normes-lĂ .
Je suis trĂšs consciente que ma vie risque de finir avant celle de votre
fils. Mais je suis aussi certaine que votre fils réalise tout ça.
Ah non.
Non, il réalise absolument rien.
Florence,
est-ce que vous avez des enfants?
Oui. Mais avec Miron, vous allez en avoir un autre Ă charge. Parce que notre
fils, il fait pas son lit.
Il ne fait pas la vaisselle, il ne ramasse pas ses affaires.
Je sais que c'est dur ce que David vous dit, mais je n'ai pas le choix d'ĂȘtre d
'accord avec lui.
Vous n'ĂȘtes pas du tout Ă la mĂȘme place dans la vie. Mais oui, on l'est, plus
que vous pensez. Non, mon grand-mĂšre.
Regarde, ça marche entre nous deux.
Il n'y a rien d'autre à analyser. On ne veut pas que ça continue.
Ăcoute, Miron, Miron, on est en train de tourner en rond lĂ .
Calme-toi, Florence, on peut partir demain. Il n'y a rien qui nous empĂȘche.
Non. Regarde, moi, j'ai été rebelle presque toute ma vie. J'ai donné.
Non.
Tes parents vont ĂȘtre dĂ©vastĂ©s.
Puis je veux pas ĂȘtre responsable de ça.
Puis nous?
Nous.
Nous.
Tu me fais sentir jeune, belle, désirable.
Ăa me donne beaucoup.
Mais toi, t'as toute une vie devant toi.
Toi aussi, tu m'en donnes beaucoup.
Oh, je suis pas la seule qui va te donner beaucoup dans ta vie.
Qu'est-ce que tu fais?
J'installe une serrure sur la porte.
Oh!
Puis que tu sortes la nuit pour voir Florence.
Ăa va faire quoi, cette petite serrure-lĂ ? Il y a quatre fenĂȘtres en
bas. Ouais, j'ai mis des barres au-dessus.
T'es fucking malade! Je sais que ça a l'air extrĂȘme, un peu comme ça, lĂ , mais
c'est juste pour la nuit.
Moi, ça me sécurise de savoir que tu restes ici.
Il y a des toilettes en bas.
Utilise-la, puis prends-toi des petites collations, lĂ . Il n'y a rien qui
change. Tu viens de gaspiller de l'argent parce qu'il y a no fucking way
que je te remborde. C'est vrai que c'est un petit peu extrĂȘmement comme punition.
C'est pas une punition. Mais c'est quoi d'abord?
T'es en train de bĂątir une prison, Chris.
Hey, on en a discuté de ça, OK? On s'est entendu hier sur le fait que Florence et
toi, vous cessiez de vous voir, OK? Ăa, c'est un dossier rĂ©glĂ©. OK, fine.
Pourquoi tu veux m'enfermer d'abord? C'est pas que je veux t'enfermer. Je
trouve ça plus rassurant de savoir que tu vas rester ici, OK?
Je te l'ai dit, il y a rien qui change. Toi, tu dors, OK? Quand tu vas te lever,
nous autres, on se lĂšve avant toi. La porte va dĂ©jĂ ĂȘtre dĂ©barrĂ©e.
Au lieu de retourner à Montréal, t'as acheté une serrure pour la porte et des
barreaux pour la fenĂȘtre pour pas que je sorte la nuit.
OĂč t'as logique? C'est vrai que c'est pas trĂšs logique. J'ai pensĂ© revenir Ă
Montréal, OK? Mais avec tout le progrÚs que t'as fait avec ta mÚre ces derniÚres
semaines, écoute, il nous reste trois semaines.
Voyons donc.
Moi, ça me rassure de savoir que tu vas dormir ici.
On n'est pas dans un film d'horreur. Moi, je suis ton pĂšre. Voyons donc, je t
'aime.
C'est juste que je veux rien savoir de voir mon fils de 17 ans avec une vieille
grand-mĂšre.
LĂąche-moi, Chris!
Pis borre pas la porte!
Fait que j'y ai pensé.
Pis finalement, je vais dormir dans le salon sous le divan.
OK.
C'est OK, ça.
à ce moment-là , je vais dormir sur le planche à cÎté de toi.
Mais lĂ ...
Non, mais t'as raison, c'est vrai que c'est probablement trop intense. C'est
vrai que j'étais en barre au sous-sol.
Je suis désolé.
Non, mais le salon, c'est une bonne idée.
On pourrait se faire une tente avec des couvertes, comme quand t'étais petit.
Hein?
AprÚs le souper, on regardera un film. J'ai loué Shawshank Redemption.
Ah, il paraßt que c'est bon, ça.
C'est ça qu'ils disent.
Il est bon, hein?
Bon appétit.
Inspiration. Pis tout le monde joue le jeu.
Pis elle est avec.
Miron?
Qu'est-ce que tu fais?
Je m'en vais me coucher.
Oui, mais tu sais que je vais ĂȘtre obligĂ© de boire Ă la porte.
Oui, fais ce que tu as Ă faire.
OK.
Bonne nuit.
Bonne nuit.
AllĂŽ ?
A
contrario. Le non-interventionnisme signifie un dĂ©sengagement de l'Ătat, ce
qui privilégie la libre entreprise, entre autres.
Excusez-moi de vous déranger, mais qu'est-ce que vous diriez de ça, si
aprÚs votre petite période d'études, on s'en allait se promener au village?
On pourrait peut-ĂȘtre mĂȘme aller se manger une petite crĂšme molle sur le
bord de la riviĂšre.
Oui, moi, je vais rester ici.
Bien oui, mais lĂ , on va ĂȘtre partis pour un petit bout.
Oui.
Mais tu es conscient que tu vas ĂȘtre obligĂ© d'aller au sol, puis je vais
boire Ă la porte.
Oui, je vais dormir.
Tu es sûr de ça ? Faut que je m'habitue à ma née.
Merci.
Miron, monte donc!
T
'es
-tu correct?
Ouais.
J'ai un peu faim, par contre.
Maillis-tu?
Un peu.
Bien sûr.
PĂšre-fils.
On ne choisit pas sa famille.
Mais si j'avais eu le choix, c'est vous autres que j'aurais choisi.
Quel été de malade mental.
Est-ce que vous verrez fou?
Mais je t'aime, toi.
Et toi aussi, j'aime.
Je vais te préparer les crocs, monsieur.
Ah oui.
OK.
C'était un week-end. Toi, dimanche, mon pÚre nous en préparait, mes frÚres et
moi. Je pense que j'aimais ça autant, dimanche.
C'était le meilleur des pÚres.
Je voulais ĂȘtre plus comme lui.
Tu sais, présent, attentif aux besoins des autres. Mais que tu veux, moi, j'ai
toujours Ă©tĂ© pris dans ma tĂȘte, comme prisonnier de ma tĂȘte.
Quand je te regarde, bien, je me vois en toi.
Peut-ĂȘtre pour ça qu'il y a autant de friction entre nous deux.
On est trop pareils.
Mais je suis sûr qu'on est capables de trouver à l'intérieur de nous autres la
force pour s'aimer plus.
On s'aimait mieux.
On
va
mettre ça à brûler.
Merci.
Elle a l'air poquée, toi.
Moi, j'ai pas vraiment dormi.
Tu dormiras plus tard.
Bois ton café, va t'habiller. On commence dans 10 minutes.
S'il y a des gens de l'extérieur qui viennent pour raconter de l'action qui s
'est passĂ© ailleurs, ils viennent dans le lieu oĂč se situe l'action principale.
J'avais oublié à quel point j'ai besoin de toi.
AprĂšs 19 ans, je suis encore fiĂšre d'ĂȘtre appelĂ©e mon mari.
Moi aussi, on dirait que j'ai retrouvé ma famille.
Il y a juste Miron qui m'inquiĂšte un peu.
On dirait qu'il est déprimé.
Il ne dort pas de la nuit, il dort toute la journée.
Il y a peut-ĂȘtre une petite... Peine d'amour ? Non, je n'en ai pas eu pensĂ©.
Intéressant.
J'ai creusé un trou de ma chambre jusqu'ici.
Non, c'est pas vrai, mais t'es fou.
T'es fou, t'es fou.
Je t'adore, je t'adore.
Ăcoute, Ă©coute, on te sort d'ici.
On te sort d'ici.
Le soleil se lÚve, mes parents vont se réveiller. Oui, oui, c'est vrai.
Faut que tu y ailles.
On se voit quand?
à chaque soir pour les deux prochaines semaines. C'est génial, vas-y.
J'aimerais ça porter un toast.
Bon, ça n'a pas été l'été le plus facile, mais peu importe ce qui nous
arrive et les épreuves qu'on a à traverser, on est ensemble.
Moi,
je vous ai ici.
J'aimerais ça que les deux derniÚres semaines qu'on a à passer ici à la
campagne soient des plus agréables.
Cheers!
T'as-tu confiance?
Te sens-tu prĂȘt?
Oui.
C'est quand mĂȘme des cours assez faciles.
On a quasiment fini. J'ai collé de la pizza pour aprÚs.
On part Ă quelle heure demain?
Ă 7 heures.
C'était juste ça, Amiro.
Tu n'avais jamais pris le temps d'écouter et de te commettre.
Oui, ça doit ĂȘtre ça.
Fait que c'est ça, j'ai remplacé les affiches par un grand cadre qui traßnait
de l'autre bord.
Bonne idée, ça.
Je pense que tu vas ĂȘtre content de savoir ça. Les amis de mon fils vont m
'aider. Le trou va ĂȘtre rempli dans deux jours, juste avant que les voisins n
'arrivent.
Je suis vraiment désolé pour le dégùt.
Il n'y a jamais personne qui m'a fait un aussi beau cadeau de toute ma vie.
Tiens.
C'est mon numéro.
Viens me voir quand t'auras notre tour.
MĂȘme si t'es une blonde, on perd pas grand-chose.
Oui, je pense qu'on a tout.
T'oublies pas de fermer l'eau.
Ah oui, c'est vrai.
Bon, grouille-toi. On part dans 5 minutes, ton examen dans 4 heures.
30 secondes.
Tabarnak! C'est quoi ça?
Miron, oh!
Miron, viens ici, lĂ !
C'est quoi ça? Comment c'est arrivé ici?
Je sais pas. Ben non, tu sais pas. Il y avait pas de terre ici. Comment cette
terre-là est arrivée là ? Je sais pas, je suis allé rentrer ici. Comment ça tu
sais pas?
ThérÚse!
ThérÚse!
ThérÚse!
ThérÚse! Viens ici, descend, viens voir.
Qu'est-ce qu'il y a?
Mais lĂ , voyons donc, qu'est-ce qui se passe?
Quand j'ai ouvert la pompe Ă eau.
Cette piÚce-là était vide. Il n'y avait pas toute cette terre-là .
C'est quoi tout ça, là ?
Qu'est-ce qu'il dit, Miron? Miron, il dit qu'il n'a jamais mis les pieds dans
cette piĂšce-lĂ .
Miron!
Miron!
Miron!
Miron!
Miron!
Miron!
Il n'est pas en haut. Je ne l'ai pas entendu monter.
Il n'est pas en bas non plus. J'ai regardé partout.
Mais il ne s'est quand mĂȘme pas volatilisĂ©.
Tabarnak! J'suis correct!
On s'en rejoint en haut, vite!
Ok!
Ils sont en haut!
Sous-titres par Jérémy
Diaz
Mais t'sais, c'était pas une bonne idée de l'embarquer dans le cadre.
ThérÚse, je t'en prie. Mais quoi, je t'en prie? Parle-moi sur un autre ton.
Ok, au revoir.
Ok, on va attendre encore un petit moment ici.
Qu'est-ce qu'on fait ? Ah oui, on va suivre cette route-lĂ , lĂ oĂč on voit
jusqu'oĂč ça va nous amener.
Ok.
...
Sous-titrage ST'
501
...
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