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En 1919, une taxe supplémentaire
frappait tous les récitals
de chansons en Italie.
Afin de contourner la loi,
Ezio Lucio Morello eut l'idée
d'ajouter des textes
aux airs Ă succĂšs.
Un nouveau genre théùtral
venait de naĂźtre.
Sa morale flattait les sentiments
les plus simples et consistait
en un mélange des valeurs
positives et négatives de la vie.
Le film de Mario Salieri que nous
vous présentons est une
transposition fidĂšle de ses
représentations à la différence qu'il
contient des éléments érotiques
qui bien évidemment
n'existaient pas Ă l'origine.
Nous avons brossé un tableau de
Naples conforme Ă l'esprit de
ce genre théùtral,
riche en sentiments naĂŻfs, violents et
passionnés.
Afin de rester dans la note,
le rideau se lĂšve directement
sur la scĂšne, sans indication
de nom de techniciens et de
comédiens.
Bon spectacle.
Sous-titrage Société Radio-Canada
Je...
Monsieur qui demande Ă vous voir.
Vincenzo!
J'ai bien cru jamais te revoir.
Reste pas dans l'entrée, assieds-toi.
Je vous laisse,
je vais préparer du café.
OĂč est ma fille lĂ ?
Tu n'as pas changé.
Je suis toujours le mĂȘme homme,
mais je t'avoue que la mécanique s'est
un peu usée, la prison s'admine.
Et parlons d'autre chose.
Mon fils, comment va-t-il?
Bien, on peut mĂȘme dire
qu'il nage dans le bonheur.
Tu as vu cette gentille
petite qui t'a ouvert?
Oui.
C'est sa femme,
il vient tout juste de l'épouser.
Ah, il est marié?
Oui, depuis huit jours.
C'est bien.
Et dis-moi, tu as bien fait comme je
t'avais dit, il ne sait rien pour moi.
Je ne lui ai absolument rien dit.
Je lui ai toujours soutenu que son
pÚre était parti vivre en Amérique et
que je n'avais plus jamais reçu de ses
nouvelles.
J'ai suivi tes
instructions Ă la lettre.
Ah, tu m'enlĂšves un poids.
T'es un véritable ami
comme il y en a peu.
Tu veux bien l'appeler, mon fiston?
J'ai envie de le serrer dans mes bras.
C'est qu'il n'est pas
lĂ pour l'instant.
Il est sorti voir un ami.
Il devrait rentrer d'ici
une heure ou deux.
Tu veux bien l'appeler, s'il te plaĂźt?
Oui, bien sûr, tout de suite.
Merci.
Une derniĂšre chose,
t'aurais pas des photos que je
vois Ă quoi ils ressemblent?
LĂ .
Oui, s'il te plaĂźt,
ça me ferait trÚs plaisir.
Je vais te montrer l'album de famille.
Tiens, regarde, tout est lĂ .
Ah, si tu savais
l'effet que ça me fait.
Va vite lui téléphoner, s'il te plaßt.
que tu souviens.
Ces années ont filé si vite.
J'ai l'impression que c'était hier.
Moi j'étais heureux.
Heureux de me sentir un Napolitain
propre, honnĂȘte et travailleur.
J'avais une petite maison Ă moi.
Elle n'était pas toute neuve,
mais Ă mes yeux,
c'était le plus beau des palais.
J'avais une femme que
j'aimais tendrement.
Et mon fils qui venait d'avoir un an.
J'avais tout ce que je pouvais rĂȘver
pour affronter l'avenir avec sérénité.
Pourquoi la vie a-t-elle
voulu me punir ainsi?
Ăa fait un quart d'heure
que je frappe Ă la porte.
T'as pas entendu?
Chance que j'ai retrouvé mes clés.
Excuse-moi.
C'est rien.
Tiens, regarde un peu
ce que je rapporte.
Tu peux me croire, ma chérie,
c'est du premier choix.
Regarde-moi ça, c'est les plus
beaux Rougets du port,
il leur manque que la parole.
Le petit va se régaler.
En plus, c'est bon pour lui,
c'est bourré de fort fort.
Je te l'ai dit 100 fois,
ça s'appelle du phosphore.
Ah oui, phosphore, fort fort.
Ce qui compte,
c'est que ça rend intelligent.
Ăa, il n'y a qu'Ă te regarder.
Ăa fait des annĂ©es que tu relĂšves
tes filets et on n'a pas autre
chose Ă mettre dans nos assiettes,
matin, midi et soir, du
poisson.
Tu t'en fous, toi, tu es heureux.
Phosphore est journée au soleil.
Mais moi, j'en ai assez de cette
vie-lĂ , je rĂȘve d'autre chose.
J'ai parlé toute la
matinée avec Pasquale.
C'est lui qui m'a donné
l'idée de venir vous voir.
Moi, je suis qu'un pĂȘcheur.
Et ce dont je rĂȘve, c'est d'ouvrir
une grande poissonnerie, me dit-on.
Une poissonnerie?
Seulement, j'ai besoin de 15 millions.
Pasquale m'a dit de
venir vous en parler.
Si vous me prĂȘtez l'argent,
je vous rembourserai
tout avec les intĂ©rĂȘts.
Vous vous occupez de rien,
je me charge de tout.
Et dans 8 mois,
je vous rembourse le tout.
15 millions.
Aimais-je supposer que tu as quelque
chose Ă m'offrir en garantie?
Si vous voulez, je ne suis qu'un
modeste petit pĂȘcheur,
d'accord, mais j'ai une maison
qui est un vrai palais.
Vous verriez le salon,
c'est Ă pleurer tellement que
c'est beau, c'est magnifique.
Mais je ne vous parle pas de la
cuisine équipée avec le gaz et tout.
Et les chambres,
je ne préfÚre pas en prendre.
Mais est-ce que tu es le propriétaire?
Bien sûr qu'elle est à moi.
Ăa m'en a coĂ»tĂ© les sacrifices,
mais j'ai pu la payer
grĂące Ă la pĂȘche.
Quand je peux le voir, ton palais?
Tout de suite, si vous voulez,
je vous emmĂšne.
Merci la maĂźtresse de maison.
petite reine Carmela
Je te présente Don Filippo
qui vient visiter la maison.
Je me réveille de vous connaßtre.
T'as pas quelque chose Ă dire?
Je vais boire le bébé.
C'est ça.
Va vite lui porter son bébé.
Alors, ici, vous avez notre salon,
vous voyez, une belle piĂšce, hein.
Je dois dire qu'on a une belle maison,
et lumineuse avec ça, un vrai bonheur.
Bien sûr, il y a quelques
petites tĂąches au plafond,
mais c'est juste des bricoles.
Un petit coup de barbouille,
vite fait, bien fait, et en moins de
deux, la maison,
elle sera comme neuve.
Ah, j'ai oublié le plus important.
Cette maison, figurez-vous,
est antisismique.
Un tremblement de terre,
mĂȘme une bombe atomique,
elle restera toujours debout.
Qu'est-ce que vous en dites?
Alors, il vous plaĂźt?
Pour ce que je vais en faire,
ça ira toujours.
Mais il faut voir le
titre de propriété.
Avant que je donne le temps.
Bien, tu l'as avec toi?
J'ai tous les papiers,
je vous apporte ça tout de suite.
Bonsoir, Camilla.
Bonsoir, Antonio.
Et qu'est-ce que t'as
fait de ton mari?
Il est au lit, il se repose.
Et le petit?
Le trésor,
il dort comme un bienheureux.
Ă cette heure, il n'y a que moi
qui travaille dans cette maison.
Ah, c'est la vie?
Ouais, mais demain,
elle va changer ma vie.
Et comment ça?
Pourquoi?
Ah!
Un monsieur est venu voir
la maison aujourd'hui.
Il va prendre une hypothĂšque.
Vincenzo a souscrit un emprunt
de quinze millions pour
ouvrir une poissonnerie.
Quoi?
Mais c'est formidable.
Tu l'as dit, bonne nuit.
Bonne nuit ma jolie, faites beau rĂȘve.
Fini, Pau!
Merci.
Qu'est-ce que tu fabriques?
Je coule un bronze, bougrois d'abruti.
ArrĂȘte de me casser les oreilles.
On n'a pas fini la journée.
Il va pas bientĂŽt
arrĂȘter de me pamper.
Allez, fais-y, m'appelle plus vite,
prends-moi un fou.
Tu débourses en bégayant,
c'est pas possible.
Ăa fait plus d'une heure
que t'es aux chiottes.
Mets-y un turbo.
Allez, sors de lĂ , s'il te plaĂźt.
Parole, fais-y,
on est dans le trou ou quoi?
On a un peu de frénétique.
Je change pas de main.
C'est bon?
C'est affiaux.
L'idée, c'était...
Bon, ben, si tu le prends comme ça,
moi, je m'en fous.
Ah oui, comme ça, c'est bien,
garde bien le rythme,
je vais prendre mon pied.
SoulĂšve un peu ta gĂȘpe.
S'il te plaĂźt, mange-toi.
T'as vu l'heure, allez, sors de lĂ .
de cigarettes enlevĂ©es, dĂ©pĂȘche-toi!
Oh une merde, tu vas voir qu'on
va finir par se faire doubler.
Merci pour l'ambiance.
Excuse-moi chérie.
Alors je suis sorti.
T'es content?
Regarde l'heure qu'il est...
Et si on part pas tout de suite,
on peut dire adieu au chargement.
Et qu'est-ce que tu fais
à bander comme ça?
Je me faisais faire
une petite branlette.
Alors maintenant,
je me finis tout seul.
que vous faites ici.
Mais je vous connais,
vous ĂȘtes le vieux GĂ©naron.
Pauvre idiot!
Et qu'est-ce que tu vas faire avec
l'argent que tu vas toucher demain?
Tu veux ouvrir une poissonnerie?
Tu vas tout jouer au loto et
tu seras riche comme un roi.
Le 28.
Tu dois aller jouer sur la route
tenable et toute ta vie changera.
Il a dit le 7.
Mais le 14?
28, 39.
Et mes problĂšmes seront
Ă jamais faits.
Une petite seconde.
Pour avoir mon pognon...
Tu dois d'abord...
signez, c'est tout ce que vous voulez,
allez, fĂȘte.
Il faut que tu comprennes,
quand je présente ces traites,
il faut que tu aies de quoi les payer.
Bien sûr.
T'as compris.
Maintenant, regarde bien
mon visage face de serein.
Je suis pas un petit plaisantin.
Je te préviens que si t'as
pas de quoi me payer...
Je te prends ta maison sans hésiter.
Enfin, chérie, t'en as mis du temps,
je commençais à m'inquiéter.
Alors, Divi, tu as eu l'argent,
on va pouvoir ouvrir la poissonnerie?
Ma belle, grùce au titre de propriété.
J'ai touché tout un tas de billets.
Et regarde ce qu'ils sont devenus.
J'ai joué toute la somme,
tous les 15 millions au loto.
Voilà les reçus qu'on
m'a remis en échange.
J'en ai un sacré paquet.
L'année derniÚre, le vieux
Gennaro est venu me voir en rĂȘve.
Et il m'a donné six numéros.
Le tirage a lieu demain.
Mais.
On va ĂȘtre riche, ma belle.
Mais espĂšce d'abruti.
Dire qu'on avait une petite
chance de s'en sortir.
Mais qu'est-ce que tu as
dans la tĂȘte Ă la fin?
Donne-moi ça.
Ăa pourra toujours nous
servir pour nous torcher.
Mais qu'est-ce que j'ai
fait pour mériter ça?
Mais qu'est-ce que tu
as dans le crĂąne?
Parle-toi, je veux plus te voir!
J'ai filé tout droit à jouer
l'argent et j'ai mĂȘme pas eu un
seul numéro, pas un seul,
j'ai tout perdu jusqu'au dernier sou.
Et qu'est-ce que tu veux que je fasse?
Je suis venu vous demander
de reculer les dates de
remboursement.
Il est rigolo.
Je crois qu'on.
Quel débile à ce point-là .
Il faudrait l'empailler.
Finis de rire.
Tu te souviens de ce que je t'ai dit?
Oui.
Je me fiche de ce que t'en fais.
Tu peux faire ce que tu
veux avec ce pognon.
Tu peux aller tout flamber au loto.
Tu peux ouvrir une poissonnerie.
Tu peux te taper une flopée de pute,
c'est pas mon problĂšme.
Mon problĂšme c'est que je
veux récupérer mon fric.
Il faut que tu me le
rentres dans une semaine.
T'as compris?
Autrement, tu sais ce qui
t'attend bougre d'ahurie.
Je t'avais prévenu.
Tu te souviens de ce que tu as signé?
Ces jolies petites traites.
Si tu me rembourses pas,
ta petite maison est Ă moi.
Vire-le.
C'est pas possible d'ĂȘtre
con Ă ce point-lĂ .
Il a dĂ» prendre des cours.
Et pourtant, tu verrais sa femme,
c'est une vraie pouliche de concours.
Elle me bat tellement que
ça me donne une idée.
Allez, au revoir.
AĂŻe.
Bonjour.
Je voudrais parler Ă la
maĂźtresse de maison.
C'est moi qui étais à l'appareil.
Filippo Giovine.
Filippo, non,
ça me dit absolument rien.
chez vous il y a quelques
jours pour visiter la maison
Non, non.
C'est moi qui ai prĂȘtĂ©
15 millions Ă votre...
Oui, oui, je vois.
Je peux vous rencontrer, disons,
ce soir, sept heures et demie.
Place de la Victoire devant
la Banque de Naples.
TrĂšs bien, j'y serai,
mais pas plus de cinq minutes.
Attends, t'as l'air.
Extra, mon petit rouge, hein?
Et je vous en apporte
une autre carafe?
Merci, mon garçon,
je tiens à garder les éclairs.
Bah, tant pis, hein?
Vous voulez manger quelque chose?
Non.
Je vous offre un petit
coup de rouge alors.
Non plus, qu'est-ce que tu veux?
Comme Odias.
Si je me suis adressé à vous...
C'est plutÎt compliqué,
je sais pas trop par oĂč commencer.
Dans la fin?
C'est pas que j'aime pas les belles
histoires, mais lĂ j'ai pas le temps.
Accouche, qu'est-ce que tu veux?
Eh ben, il me faudrait.
J'ai besoin d'un pétard.
Une arquebuse, comme tu vas.
Mais un truc m'échappe.
T'es pĂȘcheur, toi.
Qu'est-ce que tu veux
faire d'un calibre?
Du tir en mouette?
Ben, Ă vrai dire...
C'est que pour moi, la pĂȘche...
Ma vie a changé du tout autour.
Si je vous racontais ma vie,
si je vous racontais...
Non, merci.
Ta vie, tu me la raconteras
pas parce que je suis pressé.
J'en ai assez.
Tu vois, 200000 lire sur quoi?
Vous voulez rire, 200000 lire,
mais c'est ce que je
gagne en deux semaines.
Tiens, un plan que ça.
Doucement, question, familiarité.
En bas, la quincaillerie
et pas de commentaires.
Gap en gamme.
N'oubliez rien.
Envoie la soudure.
Regardez-moi celui-lĂ qui crie
misĂšre et qui a un vrai
portefeuille de mania du pétrole.
C'est tout ce que j'avais.
Ouais, faut que je me sauve.
Ăcoute-moi bien, PĂ©per.
Laisse-moi te donner un bon conseil.
Continuez donc Ă faire.
Bien, alors c'est quoi ce problĂšme?
Qu'est-ce que c'est que
cette chose si urgente?
On pourrait peut-ĂȘtre en discuter
dans un endroit plus tranquille.
Non, j'ai dĂ» inventer une excuse,
mais mon mari m'attend Ă
la maison avec le petit.
Je ne peux pas m'attarder.
C'est pour ça que j'aimerais
bien savoir ce que vous voulez.
Alors, le problĂšme est le suivant.
Votre mari m'a signé ses
traites en échange de mes sous.
Il est venu me voir ce matin pour
m'expliquer qu'il ne peut
pas payer parce qu'il a joué
tout l'argent au loto.
Moi, je m'en compte
fou personnellement.
Ou vous me rendez mon argent,
ou je vous boucle la baraque.
Ăa, jamais, la maison.
Non, je vous en prie,
ce n'est pas possible.
Avec mon bébé, vous comprenez,
je peux pas me permettre de partir
sur les routes comme des romanichels.
C'est vrai, mon mari a joué,
il a tout perdu.
Il vous remboursera ce
qu'il vous a emprunté.
C'est un homme honnĂȘte,
vous verrez, il vous rendra
tout jusqu'au dernier signe.
Ă vrai dire, j'en fais pas
tellement une affaire d'argent.
Ce fric-lĂ , je peux m'en passer.
Et moi, je suis prĂȘt Ă vous les
rendre, ces fameuses traites.
Mais Ă une condition.
C'est qu'Ă compter d'aujourd'hui,
tu sois particuliĂšrement
gentil avec moi.
Les salauds, remette plus
jamais les mains sur moi.
Mon chéri, comment il va, le petit?
Le bébé, il va bien.
Tu m'avais dit 10 minutes.
Le temps de faire un
saut chez ta mĂšre.
Résultat des courses, ça fait presque
deux heures que je suis tout seul ici.
Désolé, mon chéri, j'avais affaire.
D'accord, tu avais affaire.
Mais deux heures avec le bébé,
avec le linge Ă repasser.
Mets-toi bien dans la tĂȘte,
une bonne fois pour toutes,
que tu as une maison Ă t'occuper,
que je ne vais pas
faire la bonne, j'ai
d'autres choses Ă trouver.
T'es pas le seul,
moi aussi j'ai des problĂšmes.
Qu'est-ce qu'il prend?
C'était pas bien.
Mais tu casses le seul service
qu'on a, celui que maman nous
a donné pour le mariage.
Si t'es folle, ma petite,
faut te faire soigner.
C'est pas la peine de m'attendre
ce soir, prĂ©fĂšre aller pĂȘcher.
Non mais qu'est-ce qui
m'a filé le tordu pareil!
C'est pas vrai.
Qu'est-ce que tu comptes
faire Ă Port-au-PĂȘcheur?
J'en sais encore trop rien.
AllĂŽ?
C'est moi, j'écoute.
Non, désolé.
Non, ça ne m'intéresse pas,
ces salades-lĂ .
Je...
On voudrait que...
compreniez bien notre situation.
Mon mari est bizarre.
Il se comporte de façon étrange.
J'ai peur qu'il fasse une bĂȘtise
pour vous rendre cet argent.
On vous remboursera tout ce qu'on
vous demande c'est un peu de
patience c'est pas la peine de
nous prendre Ă la gorge c'est pas
ce qui vous rendra le plus vite
votre argent nous sommes des
gens honnĂȘtes on ne doit rien Ă
personne donnez-nous juste un
petit peu de temps et
vous les reverrez vos
Je vois pas à quoi ça sert,
on a déjà parlé de tout ça.
Non, j'ai assez perdu
de temps avec vous.
Je vais aller chez le notaire
pour prendre la maison.
La maison?
Vous ne pouvez pas nous l'enlever,
c'est la seule chose qu'on possĂšde.
Je vous en prie.
Vous pouvez pas faire ça,
mon bébé qui a tout juste un an.
Vous pouvez pas faire ça.
pas discuter comme ça pendant 107 ans.
Je vous fais une derniĂšre proposition.
J'ai trois traits
désignés de votre monde.
Soit je vous les rends,
soit je les garde.
Pour chacune de ces traites,
c'est une nuit de frénésie
sexuelle sans limite.
J'ai...
Acceptez une telle proposition.
C'est vous qui voyez, je vous laisse,
j'ai pas que ça à faire.
Non, attendez, je.
Vous pouvez venir ce soir.
Mon mari ne sera pas lĂ .
TrĂšs bien.
Je serai chez vous dans
une petite demi-heure.
Je sens que cette soirée...
restera dans les annales.
Je ne peux pas.
Je pense en avoir pour deux heures,
tu fais le game.
Oui, t'inquiĂšte, tu surveilles.
Je tiens pas Ă ĂȘtre
dĂ©rangĂ© par ce pĂȘcheur.
J'ai un état d'histoire et je
suis connu dans le quartier.
S'il y a moindre problĂšme,
tu donnes trois coups de klaxon.
Tu veux que je te dise quelque chose?
Je te comprends pas du tout.
Ton mari va se taper une
autre nana et toi ça pas
l'air de te faire de l'effet.
Permets-moi de trouver ça bizarre.
Je me fous des parties de jambes en
l'air, je suis frégide, je suis avec
Philippot uniquement pour le fric.
Frigide, tu m'épates.
Rouler comme tu es, j'aurais dit au
contraire que t'étais une chaude.
Baiser, c'est une paire de temps.
Bah alors, pourquoi tu viendrais
pas à cÎté de moi voir si on
peut pas passer le temps?
Si ça t'amuse.
Il n'y a vraiment pas
moyen de faire autrement.
On pourrait peut-ĂȘtre rĂ©gler ce
problĂšme d'une autre maniĂšre.
Fais pas d'histoire.
On a assez causé comme ça.
Cherche pas Ă gagner du temps,
contente-toi de
respecter notre marché.
Qu'est-ce qu'il y a lĂ -dedans?
Ah, ça.
manteau de fourrure et
des sous-vĂȘtements.
Prends la valise et va te faire belle.
Je veux que tu sois superbe.
DĂ©pĂȘche-toi.
Le fien!
C'est un mot de zĂšle.
Pleure plus, maman est lĂ .
Allez, rendeur-toi, mon bébé.
C'est moi, soyons.
Sors la langue.
C'est ça.
Masturbe.
Je te garantis que t'es
pas prĂȘt de t'oublier.
Brune-moi, Myuxa.
Myuxa, vas-y.
Donne-moi encore.
Aimez-y un peu plus
de cĆur de passion.
Comme ça, ma belle.
plus vite ma belle plus vite
Oui.
Ah, c'est fou!
Pauvre-moi bien ce coronneux,
qu'il soit bien dur pour t'enfiler,
ouvre bien la main.
J'ai pété ma chérie.
Maintenant, je t'en prie.
Gardez-moi hier, pleuviste.
Merci.
plus vite.
Faut aller plus vite comme ça,
fais-moi jouer, on lance.
OĂč est-ce que tu vas?
Ils sont vite avant qu'ils
ne pleurent Ă nouveau.
C'est vrai.
Faut oui.
Merci.
Ainsi que ma Carmella devint ce
soir-lĂ la bĂȘte Ă plaisir de ce port.
qui cherchait toujours le
moyen de trouver ses 15000.
Tu en tires une de ses tĂȘtes.
On dirait que tu as avalé
une huĂźtre Ă varier.
Le moins qu'on puisse dire,
c'est que je suis préoccupé.
Je me retrouve avec tout
un tas de problĂšmes.
Et comme si c'était pas suffisant,
la carmela pĂšte un plomb.
V'lĂ qu'elle veut plus nous voir,
le petit et moi.
Pas définitivement, remarque.
Rien que deux jours,
le temps d'y voir clair.
Enfin, un truc de bonne femme,
tu comprends.
Toujours est-il qu'il faudrait
que tu puisses nous héberger.
Tu es beau, toi.
Comment veux-tu que je fasse?
Tu vois, comme c'est petit ici,
oĂč je te mettrais?
Ah, s'il y a que ça,
c'est pas un problĂšme.
Moi, je peux prendre le canapé et le
petit, c'est pas la place qu'il prend.
Deux jours, rien que deux.
Ăa m'embĂȘte de devoir te le dire,
mais en ce moment, question finance,
c'est pas terrible.
T'inquiĂšte, je comptais pas vivre
à tes croûtes, on paiera de ce
qu'on mangera, le petit et moi.
Qu'est-ce que tu veux
que je dise alors?
Bienvenue.
poil
Reste comme t'es.
Oui, c'est ça.
Attention maman, allez!
Je ne bouge ni que ça, vas-y.
Allez, viens, Sus.
Oui, oui.
la suce le Ă fond
Vas-y, vas-y.
Oh, bien, t'es le seul Ă me balader.
On continue.
Je vous le dis.
Vas-y.
Oh, emballe-toi,
emballe-toi bien sur ce gros sabre.
Oh!
Ah.
C'est mon tour de t'embrocher,
j'ai une traite d'enfer.
Je te conseille de me
faire du bien, ma belle.
Sous-le-Zéacide.
Euh...
Ah.
Oh.
Mm-hmm.
Allez, allez, allez.
t'auras dĂ» subir.
Jusqu'à cette derniÚre éthérée.
Qu'est-ce que ça veut dire?
Ferme-la!
On arrondit juste nos fins de mois.
Fais pas d'histoire et
tout se passera bien.
Mais vous n'allez pas,
je ne veux pas ĂȘtre une Ă©nergie.
Sois sage,
ça risque de mal se terminer.
T'en fais qu'on se tire!
J'en sais rien.
Non, je sais pas.
Envoie ton portefeuille
et que ça saute.
Et plus vite que ça!
Maintenant, refile-moi ta toquante.
T'as mon cre, en vitesse.
Il faut que je t'aide.
Faites pas de mal Ă va chercher.
T'as un joli!
Descends de lĂ avant que je me fĂąche.
Bien fait, hein?
C'est si mal!
Moi, tiens.
Reste tranquille,
c'Ă©tait de perdre la tĂȘte.
Du Pierre, Ă ta mort.
LĂšche-moi les boules!
voir si elle est bonne.
Attends, moi t'es bouche!
Je vais agir comme un homme.
ArrĂȘte de giboter ou je
te déconse la gueule!
Ah!
Attends, attends.
A genoux, chien!
C'est...
Allez, c'est lĂ .
Pitié, non.
VoilĂ .
Oh, oh, oh, oh, oh.
Sous-titrage Société Radio-Canada
Allez, c'est ça,
suce-moi comme il faut.
Oh, vas-tu l'amoureux?
Tu vois, je suis pas égoïste.
Montre les tuer.
T'arrĂȘtes pas de me branler!
Oui, oui, oui.
Allez, ça là maintenant, suce-moi.
Oh, oh...
Alors, ma poule, t'es jalouse,
t'aimerais bien me
sucer, mon gros bout aussi, PD.
Non.
Rien de...
C'est bon.
VoilĂ .
C'est pas...
En avant!
Oh la bouche!
ArrĂȘtez, je vous en prie!
Non, arrĂȘtez, laissez-la!
Non, je vais tout balancer dedans!
Oui, c'est vrai.
Tiens, tu les reviens avec nous.
Pauvre amour avait fini
par rembourser ma dette.
Elle savait qu'elle s'en
remettrait jamais.
Alors, Moussaillon,
qu'est-ce qui se passe?
Pourquoi tu pleures, Marigny?
Oh, c'est les grandes marées,
mais t'es tout inondé,
regardez-moi ça.
Carmela?
Oh, non, non, non, non, pleure pas,
mon canin, c'est rien,
on va te changer.
Carmela?
Eh oui, mon pépÚre,
t'aimes pas ĂȘtre mouillĂ©, hein,
oui, tu, tu, tu, Carmela?
AllĂŽ, pop, pop, pop, pop, oui,
c'est fini, go, sagra, lĂ , papa,
on va venir tout de suite,
c'est rien, pop, pop, pop, papa.
Mon amour,
qu'est-ce que tu as à répondre?
C'est pas vrai.
Ouais, tu me fais marcher.
Tu fais marcher ton vieux mari.
C'est pas possible avec toi,
je t'en prie.
On ne peut pas avoir fait ça.
J'ai remboursé la dette.
Notre maison est donc sauvée mais
don Filippo me l'a fait payer
de mon honneur veille Ă ce que
mon bébé ne manque de rien et
si un jour je viens te voir en
songe pour te donner des chiffres
bonheur ne me crois pas
C'est toi, mais qu'est-ce
qu'il y a dans la tĂȘte?
Antonio, t'es mon ami parrain.
Quelle question?
Je te confie mon fils,
occupe-toi bien de lui.
Quand il sera grand,
s'il te demande oĂč est son pĂšre,
dis-lui qu'il est parti en Amérique.
Je te donne ma maison.
Ma barque, tout ce que je possĂšde
est à toi, veille bien sûr.
Mais une minute,
qu'est-ce qui se passe?
Qu'est-ce qu'il y a?
Ah, j'ai pas le temps.
Occupe-toi bien de mon bébé.
Mais attends, oĂč tu te sauves?
OĂč tu vas comme ça?
Oh, t'en vas pas!
MisĂšre, mais qu'est-ce que
ça veut dire, la femme?
Est-ce que dans le Fudipo, il a?
Qu'est-ce que ça peut te foutre?
J'ai Ă lui parler, il est lĂ .
Oui, mais il est occupé,
il faudrait que t'attendais.
C'est pas grave, je suis pas pressé.
J'ai fini d'attendre debout.
On se lĂšve sagement,
sans faire de salade et pas de pétard.
Qu'il s'est juste de brailler,
c'est direct le costard à poignée.
Maintenant, on va voir ton pain.
EspĂšce de fumier!
Bouge pas, je te bute!
Je vais vous faire
payer vos saloperies!
Commencez par toi.
Qu'est-ce que tu veux tout expliquer?
Je me fous de tes explications.
Ne fais pas ça.
Vous désirez?
Porte-moi une autre bouteille de vin.
Une autre, vous ĂȘtes sĂ»re?
Discute pas.
Bonsoir, Don Ficenzo.
Comment ça?
Ce soir, ma mission est bien ingrate,
mais il faut que je la fasse.
Vous comprenez pourquoi?
Oui, faites votre devoir comme j'ai
fait le mien, je vous attendais.
Permettez que je finisse mon verre.
Bien sûr.
à votre santé.
Mal Ă votre...
Allons-y, je vous suis.
Et alors, qu'est-ce que
vous regardez comme ça?
C'est pas un bandit qu'on emmĂšne,
mais un brave homme.
Bonsoir.
20 ans déjà .
20 ans de prison.
20 longues années de
souffrance et de remords.
Mon ami, je te présente Génarino.
Viens, mon grand, assieds-toi.
Vous qui vous ĂȘtes?
Qu'est-ce que vous me voulez?
Je suis un ami, ton pĂšre.
On est partis ensemble en Amérique.
Il savait que je venais au pays,
alors il m'a demandé
de passer de voir.
Comment tu vas?
Tu n'as besoin de rien?
Non, ça va bien pour moi.
J'ai un bon travail.
Et je viens juste de me marier.
Et qu'est-ce que c'est que cette
marque que tu as sur le jouet?
Ah, ça je l'ai depuis
que je suis bébé.
Ah, je savais bien.
Et comment vous le savez?
Je le sais, figure-toi, parce que
j'étais là quand tu es né, mon garçon.
Mais dis-moi, ton papa, tu y penses?
Tu y penses parfois?
Tu l'aimes bien?
Non.
Il m'a abandonné quand j'étais
tout petit et il a plus
jamais donné signe de vie.
évidemment.
Je repars en Amérique d'ici quelques
jours si je vois ton pĂšre.
Tu veux que je lui dise quelque chose?
Non, non, non, non,
lui dites rien du tout.
Je vois que tu es en
charmante compagnie.
Je vais pas te déranger
davantage, Morvet.
Adieu.
Qui c'était ce bonhomme?
J'en sais rien, il a juste dit
que c'était un ami de mon pÚre.
T'es vraiment belle.
Dis-moi, mon petit, oĂč est Vicence?
Il vient de partir,
il m'a pas dit oĂč il allait.
Papa, qui c'était au juste, ce type?
Mon garçon, retiens bien
ce que je vais te dire.
Si un jour tu as la bonne fortune
de rencontrer une autre fois
cet homme,Témoigne-lui le
plus grand respect.
Parce que c'est un grand homme.
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