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Ăa va ĂȘtre dur d'estimer l'heure du dĂ©cĂšs.
Le chauffage et les rideaux fermés ont accéléré la décomposition.
Le tueurâŠ
n'a pas pu faire exprĂšs de laisser sa chaussure ici.
Cette chaussure. OĂč est l'autre ?
Je vais vous demander de nous suivre.
Je n'ai rien dit, comme vous le m'aviez ordonné.
Vous avez apporté vos portables ?
- Pardon ? - Donnez voir.
Et l'autre ?
Vous en avez deux.
Allumez-le.
Débloquez-le.
POLICE
JOURNAL DES APPELS
INSPECTEUR KIM YEON MI-RAE
YEON MI-RAE
Pardon, je peux savoir
de quoi il s'agit ?
Yeon Mi-rae.
Vous vous souvenez d'elle ?
Yeon Mi-raeâŠ
Oui, je m'en souviens.
Je crois que ça fait un an.
Un livreur la suivait partout.
Elle a porté plainte contre lui.
Et ensuite ?
Je croisâŠ
qu'il est en liberté surveillée.
- Ou travaux d'intĂ©rĂȘt⊠- Non.
- Je parlais d'Yeon Mi-rae. - Hein ?
J'imagine qu'elle va bien.
- Vous ne l'avez pas revue ? - Quoi ?
HĂ©.
Pourquoi je reverrais des gens liés à cette affaire ?
Qu'avez-vous fait hier soir ?
Je n'étais pas de service.
J'ai picolé chez moi.
- Puis je me suis endormi. - Vous étiez seul ?
Oui.
Pourquoi, il est arrivé un truc à Yeon Mi-rae ?
Pourquoi vous mentez ?
VousâŠ
YEON MI-RAE
âŠl'avez revue.
J'ai dit ça pour ne pas créer des ennuis.
Madame Eun.
On dirait qu'il ne sait rien.
Comment ça, je ne sais rien ?
Ăa suffit !
Lieutenant Cha.
Yeon Mi-raeâŠ
a été retrouvée morte, tuée.
Vous ĂȘtes ici en tant que suspect.
Quoi ?
Vous avez dit quoi ?
Mi-rae est morte ?
Dong-sik.
Dong-sik, c'est pas moi !
Soo-ho, ça suffit !
LĂąchez-moi.
Mme la procureure, il faut lui faire une prise de sang.
Mon sang ?
Vous sentez l'alcool Ă plein nez !
C'est bon, je m'en occupe.
Procédez.
Quoi ? Procéder à quoi ?
VousâŠ
Mais commentâŠ
- Dong-sik. - Attendez.
M. Kang, que se passe-t-il ?
Il est soupçonné de meurtre ?
Eh zut !
Il y a un truc qui cloche.
Il se sert de deux portables.
Il a menti sur leur entrevue.
C'est son astuce.
Il fait ça pour cacher ses infidélités.
Il est donc prudent ?
Vous soupçonnez vraiment le lieutenant Cha ?
ArrĂȘtez ça. Ne lui portez pas malheur !
Je rĂȘve.
Attendez.
C'est quoi, cette histoire ?
Dong-sik, il y a un truc qui ne tourne pas rond.
C'est pas moi.
Alors, pourquoi vousâŠ
Pourquoi lui demander ?
Vous pouvez attendre un peu ?
Laissez-moi lui parler.
Soyez franc avec moi.
- C'était pas vous, si ? - Bien sûr que non !
Dong-sik.
Vous avez confiance en moi, non ?
Je me suis effondré ivre-mort, hier soir.
Et c'est le trou noir ?
J'Ă©tais soĂ»l etâŠ
Et ensuite, jeâŠ
Sale petit morveux. Vous ĂȘtes cinglĂ©.
Allez, ressaisissez-vous.
Regardez-moi dans les yeux.
C'est vous, oui ou non ?
Mais enfin !
C'est quoi, ça ?
Du sang ?
Je ne sais pas. Je ne me souviens de rien.
Vous avez vrillé ? Vous étiez soûl à quel point ?
Je ne sais pas.
Hier soirâŠ
je ne me souviens de rien.
Dong-sik, aidez-moi. J'ai peur !
Dong-sik, j'ai rien fait ! Je vous le jure !
Faites-le pour moi. C'est pas moiâŠ
Vous avez fait quoi, bon sang ?
- Calmez-vous. - Quoi ?
Sale morveux !
Vous ĂȘtes son supĂ©rieur.
Et vous me dites de me calmer quand il a des ennuis ?
Dong-sik, moi aussi, je suis bouleversé !
Et frustré !
ArrĂȘtez votre baratin !
HĂ©, regardez-moi.
Soo-ho.
Ressaisissez-vous.
ArrĂȘtez de pleurer !
Oh, misĂšre.
Seigneur.
L'ennemi : la décomposition.
Sonde.
Quand un corps se décompose, les choses disparaissent
ou apparaissent Ă la surface.
C'est comme ça que se crée le corps étendu.
Plaie n° 3. Profondeur : 2,3 cm.
Plaie numéro 3. Profondeur de 2,3 cm.
Combien Ă droite ?
Seize plaies.
Autant, ça pourrait ĂȘtre le fruit d'une liaison, non ?
- Il y en a trop. - Je sais.
Concentrons-nous sur notre travail.
Oui, monsieur.
La lame était dirigée vers le haut, le meurtrier a frappé du haut ?
Non.
PLAIE FAITE PAR UN OBJET TRANCHANT
- Retournez le corps. - Oui.
Qu'avez-vous trouvé ?
La mort est due Ă la compression du cou.
Qui a été faite manuellement.
- Elle a été étranglée à mains nues. - Mais elle a 16 plaies.
Mais aucune fatale.
La victime a subi des coups de poignard pour commencer.
Et un coup violent au visage.
Il Ă©tait gravement dĂ©composĂ©âŠ
parce qu'elle a beaucoup saigné.
Les mouches pondent dans les plaies béantes.
- Vous vous souvenez des vers ? - Oui.
Qui est le suspect qu'on connaĂźt tous ?
Le lieutenant Cha Soo-ho.
Une bonne nouvelle.
- Quoi ? - Ăa m'Ă©pargne sa prĂ©sence.
Pourquoi dire ça ?
C'est un meurtre, aucun doute.
Les victimes prévalent toujours.
Sauf quand vous connaissez le suspect ?
Vous, vous ne vous souciez mĂȘme pas des victimes.
On prend la place du meurtrier quand on fait une autopsie.
Pour voir comment les blessures ont été causées.
Mais autant de coups de poignard, c'est sĂ»rementâŠ
le signe d'une liaison.
Généralement, quand l'assassin est trÚs remonté,
on voit plein de plaies ouvertes, maisâŠ
Pas de conclusions hĂątives.
Et puisâŠ
Non, rien.
Dr Baek.
- Vous ĂȘtes lĂ . - Oui.
Du nouveau ?
Des preuves qu'il nous faudra examiner.
- Il a bien picolĂ©, on dirait. - C'est la fĂȘte ?
Vous portez des gants ?
- Oui. - Bien sûr.
J'ai fini.
Moi aussi.
- Et vous ? - Oui.
- Tout a été ratissé ? - Oui.
Poussez-vous.
C'est quoi, ça ?
- C'est quoi ? - "C'est quoi" ?
ScÚne de crime passée au crible.
Je ressors le manuel ?
- J'ai regardé⊠- Je répÚte ?
- Pardon. - Vous le prenez ou pas ?
On y va.
à quoi bon installer ces caméras de sécurité ?
Pourquoi vous me crier dessus ?
Je ne suis que le gardien.
Les caméras sont cassées depuis quand ?
Plusieurs jours.
Le serveur aussi est HS.
Un technicien va bientĂŽt passer.
Les caméras se cassent souvent.
Aucune vidéo du jour de l'accident, alors.
C'est pas vrai⊠Ăa me rend dingue.
Allons interroger les témoins.
Kim Jun-tae, 22 ans.
Il sortait avec la victime depuis environ trois mois.
Mi-rae.
Elle me manque tellement.
Vous devez ĂȘtre effondrĂ©.
Je n'arrive pas Ă y croire.
Mi-rae n'est plus lĂ .
Organiser un enterrement, c'est difficile.
Vous avez beaucoup à gérer.
Avant l'incidentâŠ
avez-vous remarqué quelque chose de différent ou de bizarre ?
Malheureusement, je prĂ©parais un examen d'entrĂ©eâŠ
On se voyait peu.
Et le jour de l'incident ?
J'étudiais.
Mais j'aurais dĂ»âŠ
J'aurais dĂ» ĂȘtre avec elle.
Tout est ma faute.
A-t-elleâŠ
Vous a-t-elle parlĂ© deâŠ
ses soucis récents ?
Le type qui la suivait.
Ăa la bouleversait profondĂ©ment.
Elle paniquait mĂȘme dĂšs qu'on sonnait Ă la porte.
Elle m'a dit qu'elle avait peur de rentrer seule.
Je n'ai pas su la rassurer.
C'est un livreur qui la suivait ?
Oui.
SEOK DO-HOON, 25 ANS, LIVREUR
Seok Do-hoon, 25 ans, livreur.
Il a Ă©copĂ© de travaux d'intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral pour harcĂšlement.
Vous avez appris pour Yeon Mi-rae ?
C'est qui ?
Vous ĂȘtes sĂ©rieux ?
Vous l'avez suivie pendant des mois, vous ĂȘtes entrĂ© chez elle.
Vous ne voyez pas ?
Ah oui, cette fille.
C'est elle qui m'a mis dans cette galĂšre.
Vous vous souvenez d'elle ?
- Et ? - Une inconnue ?
Mon procÚs, c'est du passé.
Vous me méprisez parce que je suis un simple livreur.
Mais je l'intéressais aussi.
Sinon, pourquoi me sourire et me proposer du café à chaque fois
- que je venais ? - Bon.
Ăa arrive de se tromper.
Mais le harcĂšlement est puni par la loi. Vous devriez le savoir.
Vous deviez la détester.
HonnĂȘtement, j'Ă©tais abasourdi.
Bref, je ne sais rienâŠ
Elle a été assassinée.
Yeon Mi-rae a été tuée.
Quoi ?
Elle est morte ?
Et vous me soupçonnez ?
Que faisiez-vous le 27 mai ?
Le 27âŠ
Je jouais dans un cybercafé.
Il a un alibi en béton s'il était dans un cybercafé.
Retrouvez son historique, les vidĂ©os de surveillanceâŠ
Vérifiez-moi tout ça.
TEMPĂRATURE DE LA SCĂNE DE CRIME : 28 °C
Fermeture des portes.
Attendez !
PardonâŠ
L'ascenseur monte.
STUDIO MINWON
Vous finissez tard.
Pas de conversation privée.
On prend la place du meurtrier pendant l'autopsie.
Maman.
Tata, je peux avoir de l'eau ?
POLICE SCIENTIFIQUE
PREUVE, SERVIETTE
PREUVE, CHEVEU
C'est le bordel. On fait quoi de Soo-ho ?
On ne devrait pas le traiter comme ça.
Tu proposes quoi ?
Qu'on fiche le feu aux preuves ?
Le petit voyou !
LIEUTENANT CHA SOO-HO
Il y a un truc qui ne colle pas.
Le sang sur la poignée est celui de la victime.
On a aussi retrouvé un cheveu à elle sur le siÚge passager.
Pareil pour le sang sur la serviette sous le siĂšge conducteur.
La serviette correspond mĂȘme Ă celles qu'elle avait chez elle.
Qu'en déduisez-vous ?
La chaussure retrouvĂ©e chez la victimeâŠ
portait l'ADN de M. Cha.
RĂSULTATS DES TESTS ADN
ADN CORRESPONDANT : CHA SOO-HO
Vous avez dit ADN ?
Oui, beaucoup de tissus cutanés s'accrochent aux chaussettes, aux pieds.
Une preuve de plus.
Vous croyez vraiment que c'est notre assassin ?
J'ai examiné son téléphone.
Son fond d'écran, c'est son insigne.
C'est un homme de convictions, il ne ferait jamais une chose pareille.
Vous lisez aussi dans l'esprit des meurtriers ?
L'enfant morte Ă©levĂ©e par des parents qui pleurentâŠ
L'autopsie démontre qu'elle a subi des abus physiques.
Estomac vide, os tous brisés,
- saignement⊠- Et le lieutenant Cha,
vous le connaissez depuis quand ?
- Trois ans, par lĂ . - Est-il du genre
Ă faire une chose pareille ?
Mon jugement ne compte pas.
Il n'a pas l'étoffe d'un tueur. Vous le savez, non ?
Comment le croire ? C'est le trou noir.
Toutes les preuves sont contre lui.
J'ai vu une circonstancielle sans preuves,
mais pas l'inverse.
Pour moi, toutes les piĂšces s'assemblent parfaitement.
C'est bien ce qui me chiffonne.
Dans ce cas, trouvez la piÚce qui détonne.
Quoi ?
- Ă savoir ? - Je ne sais pas.
Je ne comprends pas.
Le meurtre révoltant d'une étudiante
semblerait impliquer un policier.
M. Cha, lt Ă la crim' du commissariat de Gangdong
a approché la victime qui était l'accusatrice dans son affaire.
Ces vautours sont prĂȘts Ă passer Ă l'attaque.
Mme Eun.
Ăa ne fonctionne pas.
- Vous m'avez demandé ? - Oui, asseyez-vous.
- L'affaire du lieutenant Cha. - Oui.
Je vous la confie.
Faites-en un compte-rendu correct Ă la presse cet aprĂšs-midi.
M. No, c'est mon affaire, et je peux la gérer.
M. Kang, qu'en pensez-vous ?
Je m'en charge.
Mme la procureure a étroitement collaboré
avec le suspect sur plusieurs affaires criminelles.
Elle manque d'objectivité.
J'enquĂȘte avec la plus grande objectivitĂ©âŠ
- Mme Eun ? - Oui ?
Savez-vous pourquoi on surnomme
la chambre criminelle 8 "la 18 insatisfaite" ?
Procureurs, enquĂȘteurs, fonctionnaires,
et personnel d'entretien.
Le nombre de gens qui y travaillent
s'élÚve à 18 en tout.
Ne jouez pas les Mme Je-sais-tout.
AlorsâŠ
Laissez-nous collaborer sur ce dossier.
Je ne jouerai pas les Je-sais-tout.
J'assisterai M. Kang.
Avec Mme Eun,
j'accepte de collaborer.
Une équipe intéressante.
Il s'agit du dossier du meurtre
d'une étudiante du studio Cheong-hong de Séoul.
Le BDP a confirmĂ© que le suspect A Ă©tait l'enquĂȘteur chargĂ©
de la plainte pour harcÚlement déposée par la victime
et qu'un policier en service était impliqué dans le meurtre.
Nous nous employons à réunir des preuves
et Ă mener une enquĂȘte approfondie.
Personne n'est intouchable,
nous ferons éclater la vérité nue.
BUREAU DES PROCUREURS
Je suis Kang Hyun, du BDP, Séoul Est.
- Vous ĂȘtes Cha Soo-ho, n'est-ce pas ? - Oui.
Vous savez pourquoi vous ĂȘtes ici ?
M. Kang,
je ne l'ai pas tuée, vraiment.
Je le jure.
Vous aviez une alcoolémie de 0,3 % ce matin-là .
La veille, vous deviez ĂȘtre
pratiquement inconscient.
J'ai dormi chez moi cette nuit-lĂ .
Vous en ĂȘtes sĂ»r ?
Hein ? Du sang ?
Oui, je crois.
Vous croyez ?
Vous vous rappelez ou pas ?
Ă vrai dire,
je ne sais pas.
Un enquĂȘteur qui se sert de ce que lui a appris une affaire
pour obliger une plaignante Ă sortir avec lui,
c'est une faute trĂšs grave. Vous le savez, non ?
- Je ne l'ai obligée à rien ! - Alors, pourquoi la revoir ?
On a récupéré tous vos messages.
Plusieurs fois juste aprĂšs sa plainte
et puis plus récemment. Vous l'avez vue, n'est-ce pas ?
Mais c'Ă©taitâŠ
pour la réconforter. Elle était terrifiée.
Elle n'a aucune famille à Séoul.
La réconforter aurait suffi. Pourquoi la tuer ?
Comment ça, la tuer ?
Je vous jure que c'est pas moi.
- Vous mentez. - Pardon ?
Si vous n'avez rien fait, pourquoi vous laver les mains ?
Pourquoi laver le sang de la victime ?
Seul le lavabo était taché sur la premiÚre scÚne de crime.
On a examiné l'évier plus tard.
On y a retrouvé le sang de la victime.
RAPPORT DES TACHES DE SANG
YEON MI-RAE
C'Ă©taitâŠ
Je me suis réveillé les mains couvertes de sang.
Alors, je les ai lavées.
Je ne sais rien de plus.
Monsieur Kang.
Comment pourrais-je tuer quelqu'un ?
Je vous assure, je n'ai rien fait.
Je vous jure que c'est pas moi.
Je ne suis pas un assassin.
M. Kang, par pitié.
C'est pas moi !
PitiĂ©âŠ
Je vous en supplie.
C'était trop !
Vous m'avez fait peur.
- Que faites-vous ? - Comment ça ?
Rien de bizarre sur le corps ?
Il est temps que vous me montriez le résultat de vos analyses.
Vous me les avez laissées ?
Ăa ne vous gĂȘne pas que le lt Cha soit un tueur ?
Vous ĂȘtes si mĂ©chant.
Comment pouvez-vous traiter un collĂšgue de la sorte ?
Soyez franc.
Cette affaire est trĂšs claire, alors elle vous ennuie.
Je me demande comment un nécrophile comme vous peut avoir des animaux.
Rien de douteux dans le rapport médical ?
Sortez.
Vous devriez vous méfier de tout et tout repasser en revue.
Mais l'affaire vous ennuie, hein ?
- Vous cachez quoi, d'abord ? - Non !
C'est quoi, ce délire ?
Des vers.
Pourquoi vous avez des vers dans votre bureau ?
Mince alors.
On détermine l'ùge d'une personne, d'un chien, d'une auto grùce à eux.
Et alors ?
Pour info.
Vous vous sentez seul, ces derniers temps ?
Je rĂȘve.
Vous pourriez toquer.
Vos nouveaux animaux de compagnie ?
C'est trop mignon !
Vous ĂȘtes bien assortis.
Prenez-en soin. Ils me sont chers.
- Quoi ? - Trouvez leur groupe.
Vous voulez que je procĂšde Ă un test d'identification par ADN ?
C'est urgent.
Je dois vous tuer pour avoir la réponse.
Il s'agit du dossier du meurtre
d'une étudiante du studio Cheong-hong de Séoul.
Le BDP a confirmĂ© que le suspect A Ă©tait l'enquĂȘteur chargĂ©
de la plainte pour harcÚlement déposée par la victime
et qu'un policier en service était impliqué dans le meurtre.
Nous nous employons à réunir des preuves
et Ă mener une enquĂȘte approfondie.
Dehors.
Vous osez entrer par effraction chez une femme, mĂȘme en son absence ?
EspĂšce d'ordure.
Ne vous inquiétez pas.
Je vous contacterai.
Vous regardez quoi ? Avancez.
J'ai dit, avancez !
Je croyais que vous détestiez le travail de terrain.
Vous m'avez fait peur.
La victime l'obsédait.
Et il l'aurait oubliée d'un coup ?
Ăa m'Ă©tonnerait aussi.
Voyons voirâŠ
J'ai vérifié
son historique du 27 mai.
Et aussi ses heures de jeu vidéo.
Il a un alibi en béton.
Et Kim Jun-tae ?
Il va Ă la bibliothĂšque tous les jours.
Il arrive le matin et repart le soir.
Il apparaßt sur les vidéos de surveillance le 27 mai.
Ils ont tous les deux un solide alibi.
Oui.
Venez.
- Il sort. - Une déclaration ?
- Comment l'avez-vous tuée ? - Vous, un policier !
- Une déclaration ? - Vous faites quoi ?
Vous aviez un complice ?
Vous avouez votre crime ?
Vous avouez, non ?
- Des complices ? - Une déclaration ?
Un mot aux proches de la victime ?
Vous savez ce qu'on pense de vous ?
Toute la presse parle de vous.
Quant Ă l'opinion publiqueâŠ
C'est une impasse.
Visons une peine réduite pour troubles mentaux.
Avez-vous déjà souffert de trouble panique ou de dépression ?
Attendez.
Pour un crime que je n'ai pas commis ?
Ils ont des preuves en béton.
Jouer l'innocent ne vous aidera pas.
Vous ĂȘtes mon avocat, non ?
Pourquoi vous ne me croyez pas ?
Si je croyais tout ce que vous me dites,
je ne serais pas un avocat.
Vous clamez votre innocence.
Mais il va falloir changer de stratégie.
En tant que commis d'office,
j'en ai vu des tas comme vous.
Vous ĂȘtes fichu.
DOSSIER DE MEURTRE
Bon.
AllĂŽ ?
On publiera demain
les conclusions de l'enquĂȘte.
Les preuves sont passées au crible
et vous saurez tout demain.
Il attaque ceux qu'il doit protéger.
Un policier soupçonné de meurtre.
- C'est n'importe quoi. - En prison !
Honte Ă vous !
Des commentaires acerbes.
C'est une chasse aux sorciĂšres.
Ăa dĂ©gĂ©nĂšre.
Ils en font un ennemi public.
Mme Eun.
Seok Do-hoon s'est fait virer
suite à la plainte déposée.
Il s'est fait humilier quand il a été embarqué
par le lieutenant Cha.
Ce qui pourrait
ĂȘtre un mobile.
Toutes les preuves accusent Soo-ho,
mais toutes les raisons indiquent Seok Do-hoon !
S'il vous plaĂźt.
Mme Eun.
Vous allez rester les bras croisés ?
Soo-hoâŠ
Il n'est pas comme ça.
Il bluffe,
il joue les gros durs, mais c'est une façade.
Soo-ho
serait incapable de tuer une fourmi.
Mme Eun.
DĂ©posez une requĂȘte officielle ou passez un appel.
Je n'ai pas le temps.
Pourquoi vous venez aussi ?
J'aime ĂȘtre aux premiĂšres loges pour les combats.
Je ne peux pas rater ça. Allons-y.
Hwang, rentrez la main.
Pourquoi ?
Un accident vous en coûterait.
Oh lĂ lĂ .
Baissez les jambes.
- Pourquoi ? - Vous vous plierez en deux.
Et vous briseriez la colonne.
Oups.
Ne croisez pas les jambes.
Vous vous briseriez le fémur.
- Comment le tolérez-vous ? - Oui.
On attend quoi ?
Je refuse de l'accepter.
Hein ?
Quoi donc ?
Pour le lieutenant Cha.
Je ne le crois pas coupable.
- Pourquoi ? - Il n'a aucun mobile.
- Lançons un appel à témoins⊠- Pas sur une impression.
Sur des preuves.
Ton instinct te guide ?
Oui.
Pour l'instant.
Eun Sol.
Nous sommes procureurs.
Nous devons baser notre jugement
sur l'examen des preuves.
Tu es douĂ©e pour cerner les gens, je le sais, maisâŠ
Ăa ne marche pas comme ça.
Le lt Cha s'est occupé de crimes violents pendant cinq ans.
MĂȘme s'il Ă©tait coupable, il aurait fait preuve d'une maladresse grossiĂšre.
Pas s'il était inconscient.
Si j'étais suspecte, tu te comporterais ainsi ?
Oui, mĂȘme si c'Ă©tait moi, le suspect.
Les preuves mettent la vérité en lumiÚre.
Non.
Toi suspect, je n'agirais pas ainsi.
Je remettrais tout en cause, mĂȘme les preuves contre toi.
Parce que je te connais.
Tu aurais tort.
C'est bien pour ça qu'il ne faudrait pas te confier l'affaire.
Si tu étais soupçonnée,
je refuserais l'affaire, faute d'objectivité.
C'est la tenue Ă adopter.
Hyun.
Tu n'as pas vu l'autopsie.
C'est l'Ćuvre d'un monstre.
MĂȘme si le lieutenant Cha Ă©tait ivre-mort,
il n'est pas un monstre.
PROCUREUR KANG HYUN
Vous avez rendez-vous ?
M. Kang ne reçoit que sur rendez-vous.
RelĂąchez le lt Cha.
- Pourquoi donc ? - Il est innocent.
Que faites-vous ?
Des vers 3e stade.
Ăa prend 50 heures pour les faire grandir.
- Des vers ? - Pareils Ă ceux sur le cou de la victime.
Regardez.
Vous voyez ?
Libérez Cha Soo-ho.
Je ne peux pas.
Il y a trop de preuves contre lui.
Vous déboulez avec vos vers et d'un coup,
- il est exonéré ? - Les cadavres et les gens mentent.
Mais pas les vers.
Empreintes, ADN, taches de sang.
Autant de preuves flagrantes trouvées par vous.
Puis ce revirement soudain ?
Vous ĂȘtes en plein roman.
Vous avez provoqué l'accident.
Vous l'avez fait exprĂšs !
Vous faites erreur.
Votre boulot, c'est étudier les corps pour déterminer la cause de la mort.
EnquĂȘter, c'est le mien.
J'ai fait des tests sur des vers
sans rapport avec la cause de la mort.
Mais avec l'alibi de Cha Soo-ho, si.
Il est innocent.
Qui le certifie ?
C'est moi qui mĂšne cette enquĂȘte !
En vous basant sur mes rapports médicaux !
Mme Eun !
Il se passe quelque chose d'énorme !
- Pardon ? - Beak le grincheux
et M. Kang se disputent.
C'est pas vraiâŠ
Oh lĂ lĂ .
Des preuves sans consultation préalable
sont inadmissibles.
Le médecin légiste a la préséance pour tout ce qui a trait à l'autopsie.
Ă quel petit jeu jouez-vous ?
Celui de vous informer.
Pour qu'un procureur bĂȘte comme vous Ă©vite une autre erreur !
Vous ĂȘtes toujours...
un criminel.
Vous ĂȘtes encore en plein dĂ©lire.
Laissez-moi vous expliquer.
Les vers retrouvés sur le corps.
Des phormia regina Meigen 3e stade.
Leur courbe de croissance.
Il leur faut plus de 70 heures pour passer au 3e stade.
Mais le spectacle commence ici.
Il leur faut 60 heures à 25 degrés Celsius.
Et 50 heures à 28 degrés Celsius.
Pardon ?
Il faisait 28 degrés sur la scÚne du crime.
Le niveau de croissance des vers
nous montre qu'elle était morte depuis plus de 50 heures.
AttendezâŠ
Un témoin a vu le suspect couvert de sang la veille au soir.
N'importe quoi.
Pour le savoir,
le Dr Baek a élevé des vers à différentes températures.
Les a nourris de viande crue.
Mission impossible.
Mais alorsâŠ
La mort ne remonte pas au 27 mai !
Mais au 25 !
Soo-ho a maintenant un alibi !
C'est vrai.
Des vers comme témoins infaillibles.
Les vers ne mentent pas.
Quoi ? Encore une fois.
Les vers ne mentent pas !
On nous a mis sur une fausse piste.
Je vous écoute.
On va reprendre toute l'enquĂȘte.
Ce sont ces vers qui vous ont battus ?
Le crime ne remonte pas au 27 mai.
Mais au 25.
Cha Soo-ho était de service, il remplaçait un collÚgue.
Il a donc un alibi.
L'assassin court toujours.
Et il a tout fait pour accuser Cha Soo-ho.
Il a manipulé la température
pour nous empĂȘcher d'Ă©tablir l'heure exacte de la mort.
Je vous ai mis Ă deux, vu l'importance de l'affaire.
Deux procureurs
battus par des vers.
Mes excuses.
Je me suis trompé.
- Et la conférence de demain ? - Annulée.
Calmez la presse et poursuivez l'enquĂȘte.
Ă vos ordres.
Vous préféreriez mon poste ?
Pourquoi ? Il est trĂšs ennuyeux.
Il faut se plier au rĂšglement, mĂȘme quand on a raison.
Les demandes de coopération ne sont pas là pour se disputer avec les autorités.
Qui s'est disputé ?
Il y a eu du grabuge au BDP.
Vous y avez apporté des vers.
DIRECTEUR GĂNĂRAL PARK JUNG-HOd
Que faites-vous ?
Rien.
Rien ?
Non, vous cachez quelque chose.
Parlez, petit morveux.
Ou vous aurez droit à ma spécialité.
M. Park.
Vous voulez passer à cÎté d'une occasion en or ?
Une occasion en or ?
Bien sûr. Vous voulez taire tout ça ?
Les procureurs se débrouilleront.
La vérité révélée par des vers.
Ăa fera sensation.
Ăa ne m'intĂ©resse pas. On en a terminĂ© ?
Loin de lĂ .
Que faites-vous ?
Le petitâŠ
Bon.
Puisque je suis le chef de mon service,
je prends la responsabilité
de poursuivre.
Le vrai coupable est prudent et rusé.
Il a imaginé un piÚge parfait
qui a mĂȘme rĂ©ussi Ă duper un policier.
L'alibi de Seok Do-hoon ?
Il n'en a pas pour le 25.
On le fait suivre ?
MaisâŠ
Si le crime remonte au 25,
qui donc a vu le témoin ?
C'est vrai.
C'est son info qui nous a bernés.
- Pas vrai ? - Non.
Il se souvenait de la voiture de Cha et de sa plaque d'immatriculation.
Alors qu'il ne s'était pas rendu chez elle.
Mais alorsâŠ
C'était une info bidon.
ExprĂšs.
On s'est fait leurrer par un tuyau bidon.
Nous tous.
Bonjour Ă tous.
Je suis légiste à la police scientifique,
M. Ma Do-nam.
Ici, Ă la police scientifique,
nous avons examiné les vers retrouvés sur un cadavre
et conclu que l'heure de la mort
remontait Ă deux jours auparavant.
Un vrai revirement dans l'enquĂȘte.
Ce qui nous a permis d'exonérer le policier accusé.
Ăa craint.
Il met son nez partout.
Il n'a rien découvert, mais c'est lui qui parle.
Pas gĂȘnĂ©.
S'il croit décrocher ainsi le poste de directeur !
Pour mener Ă bien une enquĂȘte,
nous ferons le maximum.
Restez assis.
Ce qui nous a permis d'exonérer
le policier accusé.
VoilĂ qui marque
une belle victoire scientifique pour la vérité
grùce à la science médico-légale et à l'entomologie.
Nous ferons notre maximum
pour rendre des rapports plus prĂ©cis et plus rapidesâŠ
Une communication exemplaire.
On passe pour des imbéciles et eux, pour les héros.
La comparaison fait tout ressortir.
GrĂące Ă vous,
j'ai été convoqué par le procureur de la République.
Pourquoi appeler quelqu'un qui sera parti dans six mois ?
On arrĂȘte les histoires
et on arrange ça.
Je suis désolé.
Vous avez 24 heures pour régler ça.
L'ordre vient d'en haut.
Hein, 24 heures ?
Avec la presse au courant,
le vrai coupable va chercher Ă s'enfuir.
Le chrono est lancé.
Le coupable se sera envolé d'ici 24 heures.
Je veux ce salopard Ă tout prix.
Ce Baek le grincheux.
Je pensais qu'il se moquait des aspects matériels.
J'avais tort, on dirait.
Bon, résumons.
Seok Do-hoon n'a pas d'alibi.
Et le témoin a donné une info bidon.
M. Park, localisez-moi Seok Do-hoon.
On a l'analyse vocale du témoin ?
- Oui. - Allons-y.
Hier soirâŠ
- Oui, hier soir. - J'ai vu un type dans les parages
s'enfuir avec une seule chaussure.
Un homme avec une seule chaussure ?
Oui, dans la rue derriĂšre l'immeuble du studio.
- Je vous écoute. - C'est là qu'on se gare la nuit.
Il s'enfuyait dans cette direction.
Et aussi, il avait les mains pleines de sang.
Je crois qu'elle est modulée.
Le son est brouillé.
Autre chose que la voix ?
Je peux amplifier les autres sons, sans la voix.
Allez-y.
Attendez.
Augmentez le volume.
Il ne pleuvait pas cette nuit-lĂ .
Un camion de nettoyage.
- C'est un camion de nettoyage. - Quoi ?
J'en ai vu un ce matin-lĂ .
C'est un service municipal,
ils sont équipés de caméra.
Retrouvons d'oĂč l'appel a Ă©tĂ© passĂ©
et visualisons les images du camion en question.
D'accord.
VoilĂ tous nos camions.
Tous des camions de nettoyage ?
Oui.
Ăa fait un bon paquet.
Il faut les étudier un à un.
- Par là , je prends l'autre cÎté. - OK.
Je l'ai trouvé !
C'est elle, non ?
La cabine de l'appel.
Tourne.
- Tourne. - Allez !
- Trop nul. - S'il avait tournĂ©âŠ
- Il aurait dĂ» tourner. - C'est le vĂŽtre.
AllĂŽ, ici Kang.
M. Kang, Seok Do-hoon vient d'entrer dans le studio Cheong-hong.
Seok Do-hoon ?
Seok Do-hoon, je vous arrĂȘte pour le meurtre de Yeon Mi-rae.
Pardon. J'ai fait quelque chose d'horrible.
Vous avouez le meurtre de Yeon Mi-rae ?
Pardon ?
Le meurtre ?
Quoi ?
Non, c'est pas moi.
Je vais tout vous raconter.
J'avais l'interdiction de l'approcher.
Et donc, d'entrer dans cette zone.
Mais elle me manquait trop.
- Alors⊠- Alors quoi ?
- Vous avez installé une caméra cachée ? - Oui.
AprÚs le départ de la police,
je suis revenu la chercher.
Mais, le meurtre ?
- C'est pas moi, juré ! - Et la caméra ?
Je l'ai installée il y a deux semaines.
Mais alorsâŠ
Elle contient les images du 25.
Alors.
- C'est parti. - OK.
Mon Dieu.
Quoi ?
C'estâŠ
C'est Kim Jun-tae ?
Seigneur.
- Oh non ! - Mon Dieu.
Je n'y crois pas.
- Mon Dieu. - Quelle petite ordure.
- Oh lĂ lĂ . - Ce jeune.
Je suis choquée.
Je n'en reviens pas.
Il ressort.
C'est le diable personnifié.
Kim Jun-tae !
Il s'est déjà envolé.
Il n'a pas pu aller loin.
Ătudiez ses payements et son historique.
Entendu.
RECRUTEMENT DE LA POLICE
ĂTUDES DE POLICE
Il prépare l'examen d'entrée à la police !
Kim Jun-taeâŠ
Il a acheté un billet d'avion pour les Philippines.
Le vol est Ă 20 h ce soir.
Filons à l'aéroport. Le petit salopard.
Attendez.
Quoi ?
Jusqu'ici, il a réussi à prédire notre stratégie, ce qui nous a frustrés.
Ne tombons pas dans le mĂȘme piĂšge.
- Faites surveiller l'aéroport. - Entendu.
Il pourrait tenter de prendre la fuite ailleurs.
- Lancez un avis de recherche. - OK.
Envoyez des renforts à l'aéroport ! Vite !
- Attendez. Faites demi-tour. - Quoi ?
Je dois vérifier un truc chez Kim Jun-tae.
D'accord.
Attendez.
Il est Ă l'envers.
CHA SOO-HO, MAJOR DE PROMO Ă L'ACADĂMIE
HWARANG 17
SĂOUL, MUNSAN
Passons au peigne fin les alentours de sa maison,
il faut le retrouver.
- C'est tout ? - Non.
J'écoute.
Je crois qu'il a pris le ferry, pas l'avion.
- Quoi ? - J'ai trouvé une photo du port.
D'accord, je vaisâŠ
AllĂŽ ?
HyunâŠ
- On fonce. - OK.
Il va vers la mer.
Affichez les vidéos de surveillance des routes cÎtiÚres.
VoilĂ Hwarang 17.
- OK. - Attendez ici.
- Pourquoi tuer Yeon Mi-rae ? - Je l'aimais.
Pourquoi ĂȘtre venue ici ? Je suis dĂ©solĂ©,
mais je ne suis pas quelqu'un de mauvais.
Je n'ai rien fait de mal.
Vous m'avez volé ma petite amie !
Vous l'avez tuée !
Je suis le lieutenant Cha Soo-ho.
Vous coucheriez avec moi ?
Ce n'est pas mon genre.
- Seule la conductrice est morte ? - Et alors ?
Vous voulez inverser les rĂŽles ?
Je suis coincée ici en attendant ?
Un cas de MERS ?
Comment vous ĂȘtes-vous coupĂ©e ?
Si c'est avec le scalpel, vous courez un grand danger !
Sous-titres : Louise Monge
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