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M. Kang m'a dit que vous cherchiez Byeon Soo-gyeong.
C'est celle qu'on cherchait.
Byeon Soo-gyeong, une infirmiĂšre de l'hĂŽpital Se-on.
Elle avait la clé de l'armoire à pharmacie.
J'ai des informations sur elle.
On a une correspondance. On a trouvé la tueuse.
Quoi ?
- AllĂŽ ? - OĂč est Mme Eun ?
Vous ĂȘtes le Dr Baek, de la police scientifique ?
Pourquoi il nous appelle, tout Ă coup ?
- Mme Eun est sortie ? - Elle est allée voir Choi Hwa-ja.
- Pourquoi ? - Choi Hwa-ja ?
Oui. Pourquoi ?
On a trouvé ses empreintes sur la blouse de Byeon.
Qu'est-ce que vous avez dit ?
Il m'a dit qu'avec le bébé, on fonderait une famille.
BAEK BEOM
C'Ă©tait le rĂȘve de Deuk-nam.
- Ăa va ? - Oui.
Mince ! Il y en a partout.
OĂč sont les toilettes ?
- Je vais nettoyer ça. - Oui.
C'est par lĂ .
- Pardon. - C'est rien.
On est en route vers le café de Choi.
Oui, d'accord.
Allez, on y va.
BENZODIAZĂPINE
- Madame Eun ! - Madame Eun !
Merde.
C'est son sac !
C'est encore chaud.
Meurs !
Meurs ! Tout ira bien sans toi !
Meurs !
Meurs !
- Madame Eun ! - Vous faites quoi ? ArrĂȘtez-la !
Madame Eun, ça va ? Qu'est-ce qui se passe ?
Appelez les secours !
Choi Hwa-ja, vous ĂȘtes en Ă©tat d'arrestation pour agression.
Vous avez le droit Ă un avocat, de garder le silence.
Si vous contestez cette arrestation,
demandez que sa légalité soit examinée.
Levez-vous ! Venez !
- Emmenez-la. - Bon sang !
- La preuve. - Oui.
Madame Eun,
vous n'ĂȘtes pas censĂ©e rencontrer les victimes seule.
Et pourquoi vous ne décrochiez pas ?
Si je l'avais fait, elle aurait caché ses intentions.
Mais quelle abrutie !
Quoi ? Moi ?
Non. Choi Hwa-ja, pas vous.
- C'est vrai, hein ? - Oui.
Attaquer une procureure.
- Tenez. - Quoi ?
Demandez Ă la police scientifique une analyse d'urgence.
- Et déposez-moi au BDP. - D'accord.
Ăa va aller ?
Je dois y aller. Ne vous inquiétez pas.
Meurs ! Tout ira bien sans toi !
Meurs !
Ăa va aller.
C'est ton métier.
Allez, madame la procureure.
Madame Eun. Je vais tout avouer.
Je suis dépendante au propofol, à la benzodiazépine,
aux somnifĂšres et aux calmants.
Je n'ai rien dit pour ne pas entraver l'enquĂȘte.
Vous étiez sur le point de commettre un crime.
Coups et blessures et tentative de meurtre d'une procureure.
Une telle quantitĂ© de propofol dans le cĆur provoque un arrĂȘt cardiaque.
Madame Eun.
J'étais en plein délire.
Je ne me souviens pas de ce qui s'est passé.
Du propofol ?
Ce n'est pas Ă moi.
Pourquoi j'aurais voulu vous faire du mal ?
Exact. Pourquoi avez-vous fait ça ?
Quel est votre mobile ?
Je n'en ai aucun.
Entrez.
Il-nam.
Une voiture était garée devant votre café depuis ce matin.
Pourquoi ?
- à vous de nous le dire. - Je suis désolée.
Je vous ai suivie, madame Eun.
Vous me suspectiez,
je me demandais ce que vous alliez faire.
Quant Ă Byeon Soo-gyeong,
je l'ai soudoyée pour qu'elle me renseigne sur Deuk-nam.
Vous saviez qu'elle me suivait.
Vous avez tentĂ© de me tuer lĂ oĂč il n'y avait pas de camĂ©ra
pour l'accuser ensuite du meurtre, n'est-ce pas ?
De quoi parlez-vous ?
RAPPORT DE TOXICOLOGIE
ZOLPIDEM : POSITIF CAFĂINE : POSITIF
Vous avez tenté de m'intoxiquer.
- Quoi ? - Vous avez mis du zolpidem
dans mon café.
Vous croyiez que je ne le savais pas ?
Par lĂ .
BAEK BOM
- Oui ? - C'est Choi Hwa-ja, la tueuse.
- On a ses empreintes. - Quoi ?
D'accord, merci.
Vous ĂȘtes oĂč ?
Je vous rappelle.
AllĂŽ ?
Qu'est-ce qui se passe ?
Mince !
OĂč sont les toilettes ? Je vais nettoyer ça.
TOILETTES
Demandez une analyse d'urgence.
RAPPORT DE TOXICOLOGIE
Vous mentez trĂšs bien.
Mais c'est fini.
Sur la blouse qu'avait Byeon Soo-gyeong le jour de sa mort,
il y a vos empreintes.
On va tout reprendre depuis le début.
Vous avez dit ĂȘtre dĂ©pendante aux mĂ©dicaments.
C'est Byeon Soo-gyeong qui vous fournissait le propofol ?
Oui.
- Une ou deux fois par mois. - Alors pourquoi l'avoir tuée ?
La rumeur sur la saisie à l'hÎpital Se-on s'était répandue.
Cette idiote m'a demandé sa part de l'héritage.
Et Deuk-nam ?
- Quoi ? - Vous l'avez poussé sur le canapé
et lui avez injecté du propofol. Pourquoi ?
Vous vous ĂȘtes disputĂ©s ?
Pourquoi l'avoir poussĂ© ? Vous vous ĂȘtes battus ?
Vous vous trompez.
Vous n'avez aucune preuve
pour la mort de Deuk-nam.
- Quoi ? - Byeon Soo-gyeong.
Disons que je l'ai tuée.
Mais Deuk-nam,
non.
Quel dommage pour notre jolie procureure.
Cette plaie
va mettre du temps Ă s'effacer.
Je trouverai bientĂŽt les preuves
de la mort de Deuk-nam.
Vous vous ĂȘtes battue avec l'accusĂ©e ?
Oui.
Madame Eun,
comment vous dire ça ?
Vous ĂȘtes partout.
Quand la police scientifique
ou une accusée vous appelle, vous y allez.
Vous aimez courir ?
Je suis désolée.
Je croyais que je pouvais gérer ça seule.
Le procĂšs vient de se terminer.
Regardez votre collĂšgue.
C'est quoi ?
- Qu'est-ce que c'est ? - Elle s'est battue avec l'accusée.
Je vous avais pourtant demandé de prendre soin d'elle, non ?
Je suis désolé.
Madame Eun.
Vous n'avez rien Ă dire Ă un vieux schnock proche de la retraite ?
Je suis désolée. J'aurais dû prendre des précautions.
- Menteuse. - Comment ?
En vĂ©ritĂ©, vous ĂȘtes fiĂšre de vous.
Vous avez la preuve.
Non, je neâŠ
Ăa ressemble Ă de l'arrogance.
Je vais lui parler.
Je te retire de ce dossier. Je m'en charge.
Non. J'ai enfin une preuve.
- C'est bientÎt fini. - Tu es blessée !
C'est vrai.
C'était horrible.
J'ai cru que j'allais mourir.
Mais je ne vais pas abandonner comme ça.
- Je suis pas une lùche. - C'est ta 1re année.
Tu ne peux pas garder ce dossier.
Tout ça à cause de Baek Beom.
Hyun, je veux garder ce dossier. Je peux le faire.
Je ne veux pas le perdre, tu comprends ?
Baek Beom !
Il l'a fait exprĂšs !
- On ne peut pas le laisser partir. - D'accord.
- Monsieur. - Sortez.
Oui. Je te comprends.
Alors,
je t'en supplie, Hyun.
- Je suis lĂ . - Ah, te voilĂ .
Qu'as-tu au visage ?
Je suis tombée, c'est une égratignure.
Je me suis un peu battue avec une suspecte, mais c'est rien.
Je voulais te laisser une année,
mais j'ai changé d'avis.
Chérie, va donner sa lettre de démission au bureau des procureurs.
D'accord, je vais le faire.
Hors de question.
Comment peux-tu dire ça ? Tu t'es vue ?
Quoi, ça ? J'en suis fiÚre.
Ces plaies sont la preuve que j'ai trouvé la coupable.
C'est bien, tu as arrĂȘtĂ© une pickpocket, j'imagine.
Non, j'ai arrĂȘtĂ© une meurtriĂšre.
Quoi ? Une meurtriĂšre ?
En fait,
- la police était là . - Tu démissionnes, point.
C'est tout.
Tu te fiches
des choix que j'ai faits et de mon travail ?
ArrĂȘte tes bĂȘtises.
Tu n'es pas faite pour une telle institution.
Rejoins notre service juridique et aide ton frĂšre.
Je ne ferai jamais assez bien pour toi, c'est ça ?
Quand j'étais major, tu as dit : "Pourquoi toi et pas ton frÚre ?"
Qu'est-ce que tu as, aujourd'hui ? ArrĂȘte !
- Non, continue. - Je suis la mal aimée de cette famille.
Je m'étais dit qu'en faisant une fac de droit, en passant le barreau
et en me débrouillant toute seule, ça changerait.
Tu t'es débrouillée ?
Sans les privilÚges que tu as, tu n'aurais rien fait de tout ça.
Dans ce cas,
tu voudrais que j'épouse quelqu'un de riche
et que je quitte cette maison sans faire de bruit ?
Je ne peux pas faire ça.
Je veux continuer Ă ĂȘtre procureure.
C'est ça que je veux faire.
Dans ce cas, tu n'as plus ta place ici.
D'accord.
- Je vais partir. - N'emporte rien.
Ne fais pas ça. Demande pardon à ton pÚre.
J'y vais.
C'est pas vrai.
J'ai nulle part oĂč aller.
Ne fais pas ça longtemps.
C'est un travail difficile.
Tu n'es pas faite pour une telle institution.
Rejoins notre service juridique et aide ton frĂšre.
Tu n'as plus ta place ici.
Ce siĂšge a un souci.
- AllĂŽ, oui ? - Bonjour, Baek Beom.
Ou devrais-je dire "monsieur le médecin légiste" ?
- Vous ĂȘtes ? - Kang Hyun, procureur Ă SĂ©oul Est.
- Et ? - C'est Ă propos de Mme Eun.
Elle est sous ma responsabilité, laissez-la tranquille.
D'accord. Au revoir.
Encore une chose.
Mme Eun vient Ă peine d'ĂȘtre nommĂ©e.
Je crois que vous vous servez de son enthousiasme.
ArrĂȘtez.
Si quelque chose arrivait, vous en assumeriez la responsabilité ?
Je ne pense pas.
Vous fuiriez, comme il y a dix ans.
Ne vous occupez plus de ce dossier.
La police scientifique n'est plus concernée, désormais.
Nous avons trouvé une suspecte, je vous débarrasse de ça ?
- Je vais les prendre. - Vous avez tout lu ?
Oui, je crois.
- Toutes les pages ? - Oui.
J'ai peut-ĂȘtre oubliĂ© la description du corps et les analyses.
Je vous ai dit de lire tous les rapports médicaux, pourtant.
Et si c'était les vÎtres ?
- Pardon. - Donnez-moi ça.
Tenez.
JANG DEUK-NAM
TAILLE : 1,74 M
- Il mesurait 1,74 mĂštre ? - Oui.
Son fémur faisait 46,19 cm.
Qu'est-ce que c'est ?
Sa taille estimée : 1,71 m.
Oui. C'est dans la fourchette d'erreur.
C'est trois énormes centimÚtres, et vous ne les avez pas vus ?
Il faut une reconstitution faciale.
Ce n'est pas fini.
POLICE
RAPPORT D'ACCIDENT DE TRAFIC
VICTIMES : 1. BAEK BEOM, 2. HAN SO-HEE
Je sais. Alors, j'ai laissé mes cartes de crédit et je suis partie.
Plus de retour possible. C'est cool, hein ?
Ăa montre que j'en veux. DĂ©sormais, je suis Eun-sol l'obstinĂ©e.
à qui je peux raconter ça ?
AGENCE SUSEONG
Bonjour, je cherche un appartement.
Oui, asseyez-vous.
- Un appartement pour jeunes mariés ? - Non.
Un studio. J'ai dix millions pour le dépÎt de garantie.
Il y a un petit studio disponible pas loin d'ici.
Super, je pourrais emménager rapidement ?
- Vous ne voulez pas visiter ? - Non.
C'était sûrement mon destin, d'entrer ici.
Votre destin ?
Un instant.
Oui, Eun Sol Ă l'appareil.
Quoi ?
Une reconstitution faciale ?
On peut reconstituer un visage Ă partir du crĂąne.
C'est génial.
Le premier visage qui a été reconstitué, c'est celui de Bach.
Pourquoi faut-il le faire pour Jang Deuk-nam ?
Je croyais qu'on avait fini, comme on a trouvé un suspect,
mais il a des doutes, et moi aussi.
Il se sent responsable du corps qu'il a trouvé ?
Responsable ?
Il ne connaĂźt pas ce mot.
Il est malade. à la police scientifique, on dit qu'il est nécrophile.
Moi, je croyais qu'il était travailleur.
Tout ce qui l'intéresse, c'est les autopsies.
C'est un faignant.
Il dort en salle d'autopsie pour ne pas rentrer chez lui.
- Il porte une banane⊠- Et alors ?
Quoi ? Des éraflures sur le front
et des marques de doigts sur le cou. Tentative d'asphyxie. Tournez-vous.
ArrĂȘtez de faire une autopsie. Je suis pas morte.
Je n'ai pas dit ça.
Bon sang.
Ăa va aller. Il ne vous a pas entendu.
- Non. - Ăa va.
On aurait pas dĂ» parler de lui.
Voici la reconstitution du visage de la personne retrouvée sur le site.
J'ai généré cette photo 2D à partir de la reconstitution.
C'est différent.
Mais il n'a pas du tout cette tĂȘte !
Il a fait de la chirurgie plastique ? C'est un bug ?
- Un cadavre, ça vieillit ? - Foutaises.
C'est bizarre. Comment peut-il ĂȘtre si diffĂ©rent ?
C'est peut-ĂȘtre une autre personne.
Quoi ?
Ce n'est pas le corps de Jang Deuk-nam, alors ?
C'est ce qu'on doit vérifier.
J'ai jamais creusĂ© deux fois la mĂȘme tombe.
- La terre est différente, là . - Oui.
- Mettez-la dans un sac différent. - D'accord.
- Creusez d'abord ici. - Oui.
- C'est compris. - D'accord.
- Soyez méticuleux. - Entendu.
C'est important.
La terre n'est jamais la mĂȘme selon l'endroit oĂč on la trouve.
Elle a des caractéristiques uniques, comme les empreintes digitales.
Cette terre provient du site.
Celle-là a été retrouvée sur les os et les tissus du corps.
L'une d'entre elles a un taux d'hydrogÚne plus élevé que l'autre.
Vous pourriez m'expliquer ce que cela veut dire ?
On a déterré le corps dans le Gyeonggi,
mais cette terre vient de la cĂŽte.
Ce ne serait pas le corps de Deuk-nam ?
OĂč est-il, alors ?
- C'est pas ça, la question. - C'est quoi, alors ?
Le corps que j'ai autopsié,
qui est-ce ?
Comment le saurais-je ?
Il y avait deux corps, dÚs le début.
L'un Ă©tait Deuk-nam et l'autreâŠ
Qui est-ce ?
Je vous le dis ?
C'est le pÚre de votre bébé.
Cela vous permettrait d'obtenir l'héritage.
Putain ! Tu veux mourir ou quoi ?
On peut facilement rechercher et trouver
les disparus dans votre entourage.
Vous l'avez enterré dans les montagnes, puis déterré ?
Sa disparition n'a pas été signalée.
Il n'a pas disparu.
- Quoi ? - Comment ?
Il a dĂ» ĂȘtre officiellement enterrĂ©.
Il y a une fracture crĂąnienne.
- Sûrement une mort accidentelle. - Comment le savez-vous ?
J'ai donné de fausses infos à Choi, et elle a semblé soulagée.
Alors, le bébé a 12 mois.
Elle est tombée enceinte vers septembre 2016.
Elle n'avait plus besoin du pĂšre, ensuite.
Elle l'a enterré rapidement
pour que le corps soit aussi décomposé que celui de Deuk-nam.
- Vous avez raison. - Deux corps ont été enterrés,
et échangés.
Trouvez les pompes funÚbres qui s'en sont chargé.
AllÎ, bureau des procureurs de Séoul Est à l'appareil.
Entre septembre et octobre 2016âŠ
Avez-vous échangé les corps de deux tombes différentes ?
Une Ă Yeoncheon, l'autre vers la cĂŽte.
Et voilà d'autres coordonnées de pompes funÚbres.
Je comprends. Vous ĂȘtes trĂšs occupĂ© ?
- Moi aussi. - Et moi aussi.
PrĂȘtez-nous votre voix.
- Quoi ? - Soyez poli et précis.
Comme si vous invitiez une fille au restaurant.
Faites ça bien.
Allez.
J'en ai plus que vous.
C'est délicieux.
Ăa fait mal.
Ă la base, j'ai les cordes vocales fragiles.
Je les ai abßmées aujourd'hui, à force de parler.
Quand vous appeliez une personne, on en appelait trois, nous.
J'en ai appelĂ© plein. Vous n'ĂȘtes pas gentille.
Ah bon ? TrĂšs bien.
- Deux téléphones ? Pourquoi ? - En fait,
c'est simple.
J'ai un portable de boulot et un portable perso.
Pour mieux séparer entre les deux.
Le deuxiĂšme, c'est pour les femmes. Il en a plein.
Attention, vous le paierez un jour.
Comment ça ?
Quoi ?
"Les femmes sont la moitiĂ© du ciel." Les mecs comme vous, vousâŠ
- Quoi ? - Quoi ?
Je parlais Ă M. Kang.
Bref, c'est la philosophie de ma famille.
C'est pour ça que je prends bien soin d'elles.
Alors, vous avez combien de ciels ?
Quoi ? Le ciel, c'est la moitié du monde.
Faites attention aux orages, vous pourriez ĂȘtre foudroyĂ©
et vous faire autopsier par Baek.
ArrĂȘtez. C'est pas drĂŽle.
- Mince. - C'est bon, hein ?
- TrĂšs. - Oui.
AllĂŽ ? Oui, d'accord.
Entendu, oui.
- Quoi ? - Appelez Mme Eun, maintenant.
- Pourquoi ? - On a trouvé.
- Venez. - J'ai pas fini.
Mi-ho, vous payez.
Attendez.
- Je paie encore ? - Merci.
- Attendez. - Merci beaucoup.
Bon sang.
DĂPLACEMENTS ET OUVERTURES DE TOMBES
Il y a deux ans, je crois, une jeune femme est venue
et a dit qu'elle avait deux maris morts,
mais pas enterrés au bon endroit.
Elle avait peur de mourir à cause de ça.
- Pourquoi ? - Ă votre avis ?
Un charlatan de voyant lui avait sûrement raconté ça.
Elle a promis de me payer trÚs cher si je déplaçais les tombes.
L'une d'entre elles était à Yeoncheon.
Vous vous souvenez oĂč Ă©tait l'autre ?
Attendez.
- Ăa doit ĂȘtre notĂ© ici. - Retrouvez ça, s'il vous plaĂźt.
ACCĂS INTERDIT, ENQUĂTE EN COURS
- Je vois. - Attention.
Mon Dieu !
- Bon Dieu. - Deuk-nam !
Le cercueil est lĂ . Allez-y. ArrĂȘtez de creuser.
Allez-y. Oui.
Mon Dieu !
Bon sang ! Deuk-nam !
Notre frĂšre est lĂ .
Mon Dieu, mon pauvre frĂšre.
Quelle garce ! Qu'elle brûle en enfer !
C'est horrible.
- Deuk-nam. - Bon sang.
- Madame Eun. - Oui.
- C'est Han Dong-hoon. Il est identifié. - D'accord.
- Deuk-nam. - Oh, non.
CARTE D'IDENTITĂ, HAN DONG-HOON
Aucune fracture.
Scalpel.
- Collectez son ADN. - Oui.
POLICE SCIENTIFIQUE
Vous n'avez pas mangé. Vous faites quoi ?
Ăa va vous prendre une Ă©ternitĂ© de construire ça.
- Laissez-le. Il travaille comme ça. - Comment ?
Dans la lenteur ?
Sauf si on sait la cause du décÚs.
- Vous voulez tester ? - ArrĂȘtez !
On vous laisse travailler.
Alors, vous savez faire autre chose que des autopsies ?
Demain,
c'est la fin du procĂšs de Choi.
Et alors ?
Vous ĂȘtes chanceux. Une fois votre rapport envoyĂ©, c'est fini.
Pas encore.
Vous connaissez "Billie Jean", de Michael Jackson ?
- "Elle n'est pas mon amante." - "Le fils n'est pas de moi."
Vous avez les résultats ?
TRIBUNAL
Madame Choi.
Vous m'avez dit que vous vouliez
trouver le pĂšre de votre fils.
Vous viviez avec Han Dong-hoon,
et vous étiez mariée à Jang Deuk-nam.
Nous avons collecté de l'ADN sur les deux corps
pour effectuer des tests de paternité.
Votre fils
n'est pas de Han Dong-hoon.
Il est de Jang Deuk-nam.
- Le test a parlé ? - C'est le fils de Deuk-nam ?
Et son amant ?
JUGE
L'injection de sperme congelé fonctionne rarement,
mais ça a été le cas.
RAPPORT DE TEST ADN
PROBABILITĂ DE PATERNITĂ 99,8 %
J'ai porté le fils de Deuk-nam.
Je lui ai donné naissance.
Je vous l'avais dit.
Et vous m'avez traitée d'escroc.
C'est vraiment le fils de Deuk-nam.
L'héritage.
Il est Ă moi !
Madame Choi.
Madame Choi.
En vertu de l'article 1004 du Code civil,
quand on tue un héritier,
on perd le droit à l'héritage.
Vous l'avez donc perdu.
- Comment ça ? - Vous n'avez pas droit à l'héritage.
Vous ne pouvez pas hériter.
Pourquoi ?
Pourquoi ? Deuk-nam est mon fils.
Pourquoi ?
Je suis sa mĂšre !
Je suis sa mĂšre !
- Calmez-vous. - Je suis la mÚre du bébé !
Pourquoi ?
- Calmez-vous. - Pourquoi ?
L'accusée a tué le pÚre de son fils, Jang Deuk-nam.
En vertu de l'article 924 de la section 1 du Code civil,
elle en perd l'autorité parentale.
Le parquet déposera une demande de résiliation des droits parentaux.
JUGE
Tu comptes faire quoi, maintenant ?
Tu as dit qu'aprÚs l'avoir tué,
tu aurais sa fortune.
Tu savais que c'était un orphelin ?
Quelle fortune ? Il était sans le sou.
Ils se fichent de leur fils adoptif.
Je suis censée faire quoi ?
Putain ! Tu veux mourir ou quoi ?
Je n'ai plus besoin de toi.
Madame Choi
ne convoitait que l'héritage de la victime.
Elle a tué les victimes,
échangé les corps pour atteindre son but.
Deuk-nam.
MĂȘme aujourd'hui, alors que ses crimes ont Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©s,
elle ne montre aucun signe de regret.
Le parquet considĂšre donc qu'elle doit ĂȘtre exclue
de notre société pour toujours.
Le parquet requiertâŠ
Le parquet requiertâŠ
la peine de mort.
Pourquoi j'ai fait ça ?
Si j'avaisâŠ
J'aurais pu ne rien faire.
- Brûle en enfer ! - Tu n'es qu'un animal !
Rends-nous notre frĂšre !
- SorciĂšre ! - Tu n'es qu'une ordure !
- C'est horrible. - Pauvre Deuk-nam.
Aucun ĂȘtre humain ne peut agir ainsi.
- Deuk-nam. - Pauvre Deuk-nam.
Tu es le diable !
C'est un monstre !
C'est horrible.
TrĂšs bon travail, Mme Eun. C'est fini.
Elle va ĂȘtre jugĂ©e coupable, c'est sĂ»r.
Félicitations, beau travail.
Ăa va ? Vous avez mal au ventre ?
Mme Eun, nous allons vous laisser.
- Pourquoi ? - Ă plus.
- DĂ©pĂȘchez. - Pourquoi ?
STAND DE TIR EN INTĂRIEUR
J'ai demandé la peine de mort pour Choi Hwa-ja.
Les résultats des tests ADN sont trop cruels, c'est incroyable.
Un jour, un pĂšre de deux enfants est mort dans des toilettes.
Quand je suis arrivé, toute la famille pleurait.
Et lĂ ,
j'ai vu une seringue tachée de sang.
C'était un drogué.
Toute vérité cruelle prend fin cruellement.
Rien de plus normal.
Pourquoi avoir pris le corps ?
Pour connaĂźtre les raisons de la mort.
Vous vous fichez de sa vie et de tout le reste ?
Seule la cause de la mort vous importe ?
C'est mon métier.
Je croyais que vous étiez différent,
que vous aviez fait ça pour rétablir justice,
que vous vous sentiez responsable de trouver la vérité.
Mais j'ai eu tort, non ?
Vous m'avez dit ne vous fier Ă personne, mĂȘme pas aux morts.
Vous ĂȘtes vraiment comme ça ?
Vous vous foutez des autres, seul votre travail vous obsĂšde.
- Et alors ? - Ăa veut dire que vous ĂȘtes malade.
ParanoĂŻa, trouble obsessionnel compulsif,
trouble névrotique, suspicion.
Pour satisfaire votre curiosité intellectuelle,
vous avez déterré et abßmé
- un corps. - Et alors ?
Ce n'est pas bien. On n'est pas censé faire ça.
Vous n'avez plus assez de contact avec des gens.
- Si, quand je fais des autopsies. - Des autopsiesâŠ
Une autopsie, c'est une relation humaine ?
Une relation sans secrets ni attentes.
J'ouvre leurs crĂąnes et leurs corps, mais ils ne se plaignent pas.
Les gens honnĂȘtes et francs, ça existe.
- Vivants ? - Oui !
Pourquoi vous ĂȘtes comme ça ? Vous ĂȘtes traumatisĂ© ou quoi ?
Sinon, vous ne verriez pas tout en noir comme ça.
Vous avez un problÚme à la main droite ? Une faute professionnelle médicale ?
Un chirurgien cardiothoracique ne peut pas trembler des mains.
C'est pour ça, l'autopsie ?
ArrĂȘtez avec vos foutaises.
C'Ă©tait Ă cause du fĆtus, c'est ça ?
Tout ĂȘtre humain a vĂ©cu des choses difficiles.
Vous ĂȘtes un ĂȘtre humain, malgrĂ© les apparences.
C'est pour ça, la niche ?
Vous préférez vous soucier des chiens que des humains ?
C'est le seul Ă ĂȘtre arrivĂ© vivant.
Le seul ?
AprÚs la catastrophe du ferry Sewol, Jindol nous a été offert.
Toute l'équipe est allée au port de Paengmok.
Vous ĂȘtes contente ?
KANG HYUN
Tu as fini de bosser ?
J'ai une question.
Tu savais que Choi Hwa-ja était coupable avant de la voir ?
Oui.
Baek Beom me l'avait dit.
Sol, tu es folle ou quoi ?
Il faut qu'il ne t'arrive rien tant qu'on bosse ensemble.
Tu voulais absolument l'inculper ?
Non, je n'ai pas aimé prouver sa culpabilité.
Quant Ă la peine de mort,
j'adorais la demander lors des procĂšs que l'on simulait Ă la fac.
Mais dans la vie réelle,
c'était horrible.
Ce n'est pas facile de punir les autres.
Comment tu fais pour le faire, toi ?
Je me demande
si j'ai le droit de punir les autres.
Mais je n'ai pas le droit.
Personne ne l'a.
Pourtant, quelqu'un doit bien le faire.
Hyun,
je ne le voyais pas Ă la fac, mais tu es super cool.
Tu as tellement changé. C'est fou.
- Ă la fac ? - Oui.
- Tu ne me voyais mĂȘme pas. - Mais si.
Tu avais des lunettes d'intello.
Tu portais toujours les mĂȘmes habits.
Tu dis n'importe quoi.
Comme quoi, tout est possible.
- Je vais en chercher d'autres. - D'accord.
Je suis content que tu sois lĂ .
Je suis content,
mais j'ai tellement changé.
C'est l'heure de manger. Allons chercher un truc, je t'invite.
Vraiment ?
- Oui, c'est pour moi. - D'accord.
Des cĂŽtelettes ?
Oui, je t'invite.
Hyun.
C'est toi, Kang Hyun ?
Oui, pourquoi ?
Tu as un groupe d'étude sur le Code pénal ?
Oui.
Tous les mercredis, chez moi.
J'adore le Code pénal.
- Je peux venir ? - Oui.
Quoi ?
Toi ?
C'est quoi, de la pĂąte de soja ?
Réveille-toi !
C'est l'heure. DĂ©pĂȘche !
Vite !
Réveille-toi !
RĂ©veille-toi et va laver tes pieds. DĂ©pĂȘche.
Tu as mangé tout ça ? Nettoie.
Elle est lĂ .
Elle est lĂ . On fait quoi ?
Bonjour.
- Je peux entrer ? - Oui, entre.
Tiens, c'est un cadeau.
C'est quoi ?
C'est du kimchi maison. Il est trĂšs bon.
D'accord.
Tadam !
Des ramyeon et du kimchi, la base.
Quoi ?
Encore du kimchi.
Encore ?
Non, rien. Mangeons.
AllĂŽ ?
Vous étiez censée emménager aujourd'hui. Vous arrivez quand ?
Mince ! J'ai oublié ! Je peux venir maintenant ?
D'accord.
J'avais oublié, je dois emménager aujourd'hui.
Hyun, on se voit demain. D'accord ?
- Je dois y aller. - D'accord. Rentre bien.
Ne cours pas.
- Oui, c'est Mme Eun. - C'est Baek Beom.
- Oui. J'y serai. - D'accord, j'arrive.
- Quelle est l'adresse ? - C'est oĂč ?
Macheon-dong, Ă Songpa.
C'est 1373-16.
D'accord.
Oui.
Descente.
STUDIO MINWON
- Vous vivez ici ? - C'est personnel.
Ouverture des portes.
Bonjour.
POLICE SCIENTIFIQUE
ENQUĂTE SUR SCĂNE DE CRIME
Il fait chaud.
Température de la piÚce ?
Vingt-huit degrés.
- Mettre le chauffage au début de l'été ? - C'est bizarre.
Quand on est arrivés, les rideaux étaient tirés.
Pourquoi vous y avez touché ?
Ăa va ĂȘtre dur d'estimer l'heure du dĂ©cĂšs.
Le chauffage et les rideaux fermés ont accéléré la décomposition.
Vous pouvez demander l'autopsie dĂšs maintenant.
Oui.
Homicide ?
Il faut qu'on la déplace avec les draps, tel quel.
- D'accord. - Protégez ses mains et ses pieds.
Vous voilĂ .
Entrez.
Yeon Mi-rae, une femme de 21 ans.
Elle a quitté sa ville natale et vivait seule.
L'an dernier, elle a porté plainte contre un livreur pour harcÚlement.
- Je peux jeter un Ćil ? - Oui.
Allez-y.
- Elle a bougé ! - Quoi ?
Comment ça ?
Mme Eun ne dort pas bien derniĂšrement.
- Comment ça ? - Elle a frémi.
Ce sont les vers.
- Je les récupÚre ? - Oui, ne les tuez pas.
Des vers.
Ne modifiez pas la scĂšne de crime.
Comment ?
Madame Eun.
Pourquoi avoir fermé le tiroir ?
On voyait ses sous-vĂȘtements.
Je porte des gants.
- Qui l'a ouvert ? - Je ne sais pas.
Vous avez donc modifié la scÚne de crime !
Le tiroir était ouvert,
et je l'ai fermé.
- Ăcrivez-le. - Oui.
Donnez un manteau et faites-lui prendre un bain, aussi !
Vous ĂȘtes lĂ pour enquĂȘter ou pour vous occuper d'elle ?
Laissez tomber.
OĂč allez-vous ?
Quoi ?
- Vous faites quoi ? LĂąchez-moi. - Bon sang.
- Vous ne pouvez pas⊠- ArrĂȘtez.
Vous vous prenez pour qui, Baek le grincheux ?
Franchement.
Dr Baek, on va emmener le corps directement.
C'est le docteur Ma Do-nam qui va s'en occuper.
- D'accord. - Monsieur, allons-y.
Pourquoi il n'y a qu'une chaussure ici ?
Le tueur n'a pas pu faire exprĂšs de laisser sa chaussure ici.
C'est bizarre.
Je vais sortir la voiture. Bon courage.
- C'est un témoin. - Quoi ?
Passez-le-moi.
AllĂŽ ? Oui.
Studio Cheong-hong. D'accord.
Hier matin, trĂšs tĂŽt,
il n'avait qu'une chaussure ?
Oui. Il a couru vers la voiture garée à l'arriÚre ?
Il avait du sang sur la tĂȘte.
Est-ce que, par hasard,
vous vous souvenez du modĂšle de la voiture et de sa plaque ?
Oui. Une Starex grise.
Et la plaque ?
Huit au milieu.
Les derniers numéros sont deux ou trois.
Ces informations sont cruciales.
Il n'y a aucune caméra de sécurité par ici ?
Non, mais je crois que c'est ici.
Du sang ! Il y a des traces de sang, ici.
Qui était votre informateur ?
J'aimerais le rencontrer.
C'était une femme, mais elle a trÚs vite raccroché.
Elle était en appel masqué.
Un instant.
UNITĂ DES CRIMES VIOLENTS 2
PLAQUES D'IMMATRICULATION DE SĂOUL
Des milliers de Starex grises sont immatriculées avec ces chiffres
à Séoul et dans le Gyeonggi.
Impossible de tout vérifier.
Autant que ça ?
Tiens, c'est marrant.
- Notre voiture est répertoriée. - Ah, bon ?
Qui l'a utilisée hier ?
- Le lieutenant Cha Soo-ho. - Soo-ho ?
- Il n'est pas là ? - Il est en congé.
- Il doit ĂȘtre en train de dormir. - SĂ»rement.
HĂ©, vous. ArrĂȘtez-vous.
Hier matin, trĂšs tĂŽt,
il n'avait qu'une chaussure ?
Monsieur Kang, un instant.
Quoi ?
Qu'est-ce qui se passe ? OĂč allons-nous ?
- Vous savez oĂč habite le lieutenant Cha ? - Oui.
- Conduisez-nous lĂ -bas. - D'accord.
On ne va pas dans le bon sens, alors.
AllÎ, j'écoute.
Vous allez faire l'autopsie, pour l'affaire du studio Cheong-hong.
Pourquoi ?
On connaĂźt peut-ĂȘtre le coupable.
- Fais voir sa carte d'identité. - Oui.
Elle était impliquée dans une affaire.
RECHERCHE
Elle a porté plainte pour harcÚlement.
Oui. Qui s'en est occupé ?
Le lieutenant Cha Soo-ho.
LIEUTENANT CHA SOO-HO
- Bon sang. - Dong-sik ?
Madame Eun ?
- Vous, ici ? - Ăcartez-vous.
Pourquoi ?
Quoi ? Qu'est-ce qui se passe ?
Cette chaussure. OĂč est l'autre ?
Je ne sais pas. Dedans, non ? Pourquoi ?
ACCĂS INTERDIT, ENQUĂTE EN COURS
Mettons du luminol.
DĂTECTE LE SANG
OĂč Ă©tiez-vous, hier ?
Hier soir,
j'ai dormi chez moi.
Pourquoi ? Dong-sik, que se passe-t-il ?
Lieutenant Cha, vous allez devoir nous suivre.
Madame Eun.
Sinon, vos collĂšgues devront vous arrĂȘter.
Quoi ? Vous m'arrĂȘtez ?
Monsieur Kang, comment pourrais-je tuer quelqu'un ?
Pourquoi vous mentez ?
C'est un meurtre, aucun doute.
C'est vous, oui ou non ?
Je ne sais pas.
Je ne me souviens de rien.
Vous ĂȘtes cinglĂ©.
Vous ĂȘtes mon avocat, non ?
Si je croyais tout ce que vous me dites,
je ne serais pas un avocat.
Personne n'est intouchable.
Nous révÚlerons la vérité de maniÚre limpide.
Vous ĂȘtes toujours un criminel.
Vous ĂȘtes encore en plein dĂ©lire.
Sous-titres : Yuvany Gnep
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